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Tutoriel pour apprendre à graver un DVD avec iDVD


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Avant de commencer la création de votre DVD, il est fortement conseillé de passer un peu de temps à planifier votre projet.

Le fait de passer du temps en début de projet à examiner les différents aspects de ce projet permet de travailler de manière plus régulière et de limiter les mauvaises surprises.

Examiner d’autres DVD

Pour organiser votre projet de manière très efficace, vous pouvez passer du temps à visualiser des DVD existants. Vous disposez alors de quelques exemples et pouvez constater comment d’autres ont abordé les divers aspects de leurs projets DVD, par exemple, en utilisant des diaporamas ou en offrant la possibilité de sélectionner la langue. Vous serez également en mesure de comprendre les raisons pour lesquelles un disque dont les menus sont mal conçus et dont l’interactivité est déroutante peut provoquer une certaine insatisfaction.

Les titres DVD n’étant pas tous produits par Hollywood, prenez bien votre temps pour visualiser plusieurs titres, particulièrement ceux qui correspondent le mieux à l’objectif de votre projet.

Gardez à l’esprit que, tandis que DVD Studio Pro fournit les outils nécessaires à la création de DVD hautement sophistiqués, la plupart des titres produits dans le style hollywoodien sont élaborés par des équipes de spécialistes dédiées à chaque projet. Avant de vous lancer dans la création d’un DVD complexe, assurez-vous de bien comprendre tous les aspects de ce que cela implique et d’être prêt à les gérer.

Déterminer le public cible et le périphérique de lecture

Comme pour tout projet multimédia, vous devez avoir une idée précise du type et des attentes des spectateurs auxquels vous vous adressez. Vous jugerez peut-être utile de créer un titre qui commence tout simplement par la lecture d’un film une fois le DVD chargé, sans interaction avec l’utilisateur, ou bien un titre dont les langues et les types d’affichages sont hautement personnalisables.

Vous devez également considérer avec attention l’éventualité que votre DVD soit lu sur un ordinateur. Lorsqu’un DVD est lu avec un lecteur de DVD de salon, les boutons fléchés de la télécommande servent de contrôles de navigation principaux. Cependant, lorsqu’un DVD est lu par un ordinateur, les spectateurs utilisent généralement le pointeur de la souris pour naviguer entre les différents boutons. Cette différence influe sur la manière dont vous allez concevoir les menus, car l’endroit où l’utilisateur doit cliquer pour activer les boutons doit lui paraître évident.

De plus, si vous souhaitez que votre titre puisse être lu sur des anciens ordinateurs, vous souhaiterez peut-être diminuer le débit le plus possible afin de réduire le risque de lecture saccadée.

Choix de la norme DVD à utiliser

DVD Studio Pro 4 permet de créer un DVD traditionnel avec des ressources en définition standard (SD) ou en haute définition (HD). Plusieurs facteurs sont à prendre en considération lors du choix du format de DVD à utiliser :

  • Si un DVD HD peut offrir une sortie vidéo HD excellente, il ne peut être lu que sur les périphériques conçus spécialement pour ce format, par exemple Lecteur DVD d’Apple. Les DVD SD peuvent être lus sur tous les lecteurs de DVD, y compris ceux qui lisent des DVD HD.
  • Un projet HD peut être écrit sur un disque à laser rouge (comme dans les projets SD) ou sur un disque à laser bleu. Si les lecteurs de DVD SD peuvent lire les disques à laser rouge, ils ne peuvent en revanche pas lire leur contenu HD.

Important : seuls les projets HD sur DVD 3x à laser rouge sont officiellement pris en charge par la spécification DVD HD. Vous pouvez graver des projets HD sur des supports à laser rouge traditionnels ; cependant, ces disques seront peut-être illisibles sur les lecteurs DVD HD.

  • Les disques à laser bleu peuvent contenir environ trois fois plus de données qu’un disque à laser rouge (un disque à laser rouge à une seule couche peut contenir 4,7 Go, tandis qu’un disque à laser bleu à une seule couche peut contenir 15 Go). Étant donné que vous pouvez utiliser de la vidéo SD dans votre projet HD, l’écriture sur un disque à laser bleu vous permet d’intégrer beaucoup plus de contenu sur le disque.
  • Vous pouvez être amené à créer des versions de DVD SD et HD de votre projet. Le moyen le plus simple consiste à créer d’abord la version DVD SD du projet. Vous pouvez ensuite définir la norme DVD sur DVD HD (DVD Studio Pro convertit automatiquement le projet) et vous pouvez ensuite choisir les ressources QuickTime à encoder au format HD. Vous pouvez également passer des ressources SD aux ressources HD en fonction des besoins.

Choix de la norme vidéo à utiliser

Outre le choix de la norme DVD à utiliser, vous devez également choisir la norme vidéo à utiliser. Vous pouvez choisir entre NTSC et PAL. Ce choix a un effet sur les résolutions vidéo et les fréquences d’images prises en charge.

Important : vous ne pouvez pas utiliser à la fois des ressources NTSC et PAL dans le même projet.

Prenez également soin de ne pas confondre le réglage de norme vidéo avec le réglage de code de région. Le réglage du code de région permet de spécifier les régions pouvant lire votre DVD ; le choix d’une région avec essentiellement des pays utilisant la norme PAL ne vous oblige pas à utiliser la norme vidéo PAL, même si cela peut s’avérer judicieux.

Consultez la section “Formats vidéo utilisés dans le monde” à la page 143 pour plus d’informations sur les pays prenant en charge chaque norme vidéo. Il est également utile de savoir que les lecteurs de DVD pouvant lire les formats NTSC et PAL sont de plus en plus courants, essentiellement dans les pays utilisant la norme PAL. Cependant, dans la plupart des cas, si le lecteur de DVD peut générer une sortie dans les deux formats, il suppose que le moniteur auquel il est relié peut afficher l’un et l’autre (ce qui est peu probable).

Choisir le contenu à inclure dans le projet

Les fichiers audio, vidéo et d’image fixe utilisés par DVD Studio Pro pour les projets de création de DVD sont appelés ressources. Vous aurez souvent une idée précise des ressources principales que votre projet doit contenir, mais vous jugerez peut-être utile d’ajouter d’autres éléments à un moment où il sera trop tard pour les créer. Par exemple, la possibilité de lire le titre dans une deuxième langue peut accroître de manière importante la valeur de votre titre, mais risque de nécessiter la création de nouveaux menus.

De plus, l’intégration d’éléments rarement utilisés lors de la création de DVD, tels que des fichiers PDF et des liens Web, peut apporter une valeur ajoutée aux titres qui seront visualisés sur des ordinateurs.

Le problème inverse peut se poser : il peut arriver qu’un titre DVD contienne trop de ressources. Assurez-vous de bien identifier le contenu obligatoire et le contenu facultatif. Vous pouvez également étudier la possibilité de créer un DVD double couche ou double face. Certains contenus sont plus adaptés à l’encodage à faible débit ou sous forme de flux MPEG-1. Pour économiser de l’espace, vous pouvez utiliser un format Dolby Digital AC-3 au lieu d’utiliser un fichier audio AIFF non compressé. Pour plus d’informations, consultez la section “S’assurer que le disque peut contenir l’ensemble des données” à la page 41.

Créer un storyboard

Le temps consacré à organiser les différentes étapes de votre projet peut s’avérer bénéfique même pour les titres DVD simples qui ne comportent que quelques menus. L’élaboration du storyboard consiste à organiser l’interaction entre les menus, les pistes, les diaporamas et les scénarios. Vous pouvez ainsi visualiser ce que l’utilisateur verra et éviter un maximum de mauvaises surprises lors du processus de création.

Vous constaterez que l’élaboration du storyboard permet d’avoir sur votre projet la vue que tout le monde partage et met en évidence la nécessité d’organiser une interactivité assez complexe.

Concevoir les menus et les boutons

DVD Studio Pro fournit des outils qui facilitent la création de menus sans avoir besoin de recourir à des applications graphiques externes. Pour les titres simples dont le but principal est de fournir de l’information, vous pouvez utiliser la fonctionnalité de conception de boutons et de textes de DVD Studio Pro pour créer des menus.

Pour les titres personnalisés, vous devez créer vos propres graphiques. La création de graphiques destinés à être utilisés dans une vidéo et la création de graphiques destinés à être imprimés sont légèrement différentes. Pour obtenir des informations sur la création de graphiques pour votre titre, consultez la section “Création de graphiques destinés aux menus” à la page 88.

Dans les deux cas, les menus et leurs boutons constituant le principal moyen pour les utilisateurs d’interagir avec votre titre, il est primordial de consacrer du temps à leur création et de s’assurer qu’ils sont faciles à repérer, par exemple avec une navigation entre les boutons logique et des couleurs claires qui mettent en évidence les boutons dans le menu.

S’assurer que le disque peut contenir l’ensemble des données

Au cours de votre processus d’organisation, consacrez du temps à déterminer si toutes vos ressources tiendront sur le type de DVD que vous utilisez. Mieux vaut éviter les surprises au moment de terminer la création du titre et de s’apercevoir alors que vos ressources ne tiendront pas sur le DVD.

Pourquoi un DVD de 4,7 Go ne peut pas contenir 4,7 Go

Dans les ordinateurs, la mémoire et la taille des disques sont généralement exprimées en kilo-octets, méga-octets et giga-octets. Techniquement, un kilo-octet équivaut à 1 000 octets, mais en raison du système de numérotation binaire utilisé par les ordinateurs, un kilo-octet équivaut en réalité à 1 024 octets. De même, un méga-octet équivaut à 1 048 576 octets et non à 1 000 000 octets, et un giga-octet à 1 073 741 824 octets et non à 1 000 000 000 octets.

Malheureusement, dans le cas des DVD, les termes méga-octet et giga-octet ne renvoient pas aux valeurs binaires standard, mais aux valeurs précises de 1 000 000 octets pour un méga-octet et de 1 000 000 000 octets pour un giga-octet. Un DVD de 4,7 Go ne peut par conséquent contenir que 4,37 giga-octets binaires. Cette différence est certes relativement minime, mais il convient d’en tenir compte si vous avez l’intention d’utiliser la quasi-totalité de l’espace disque.

Important : lorsqu’il affiche les estimations de taille, DVD Studio Pro considère que 1 000 octets = 1 kilo-octet. Autrement dit, les tailles estimées se rapportent à la quantité d’espace qu’elles occuperont sur le DVD, soit un peu plus que les tailles de fichier indiquées par le Finder.

Choix du disque

Il existe une large palette de DVD qu’il vous est possible d’utiliser dans votre projet. Le choix du DVD se fait en fonction de votre contenu, de votre budget et de votre intention éventuelle d’utiliser un outil de réplication de DVD. Les tailles de DVD sont généralement désignées par DVD-5 et DVD-9 par exemple. Bien que le nombre figurant dans le nom soit sensé globalement vous orienter sur la capacité du disque, il ne faut pas trop strictement s’y fier (notez que la capacité d’un DVD-4 est supérieure à celle d’un DVD-5). Le tableau suivant répertorie les tailles couramment utilisées.



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Estimation de la taille du contenu par rapport à la capacité du DVD Bien qu’il soit souvent dit qu’un DVD-5 (ou un disque de 4,7 Go) peut contenir deux heures de vidéo, il ne s’agit en réalité que d’une information approximative. La quantité de données vidéo qu’un DVD-5 peut en fait contenir dépend du débit utilisé pour encoder la vidéo. L’important de la taille des fichiers audio est souvent omise. Si vous avez l’intention d’utiliser des fichiers audio AIFF (PCM) non compressés, vous devez également prendre en compte l’espace supplémentaire requis lorsque vous estimez la taille du contenu par rapport à la capacité du DVD.

Si votre projet doit tenir sur un DVD-5 que vous pouvez graver sur votre SuperDrive, vous devez choisir un débit adéquat. Pour connaître ce débit, utilisez la formule simple indiquée ci-après. Consultez la section “Ajustement de votre projet sur un DVD-5.”

Si vous avez le choix entre plusieurs types de DVD, essayez différents débits, puis déterminez l’espace disque requis par chacun. Ce processus est plus minutieux et englobe davantage de critères : il faut par exemple tenir compte des flux audio supplémentaires et du contenu du DVD-ROM. Consultez l’l’annexe C, “Calcul de l’espace disque requis”, à la page 691 pour plus de détails sur la manière de déterminer avec précision vos besoins en espace disque.

Ajustement de votre projet sur un DVD-5

Vous pouvez utiliser la formule simple suivante afin d’estimer le débit à utiliser pour placer votre vidéo sur un DVD-5 :

  • 560/x = débit

Le “x” correspond à la durée de la vidéo (en minutes) et le débit obtenu est exprimé en mégabits par seconde (Mbps). Cette formule considère que vous utilisez de l’audio compressé, tel que de l’audio AC-3. Si vous utilisez de l’audio non compressé, vous devez soustraire 1,5 Mbps de la valeur de débit (en supposant que vous êtes en stéréo 16-bit à un taux d’échantillonnage de 48 kHz).

Par exemple, si vous disposez de 120 minutes de vidéo, vous obtenez une valeur de débit conseillée égale à 4,67 Mbps (560/120 = 4,67). Si vous utilisez de l’audio non compressé (tel que le format AIFF fourni par l’encodeur AIFF intégré), vous devez réduire le débit à 3,17 Mbps pour garantir que le disque pourra contenir la vidéo et l’audio.

Ne choisissez pas un débit trop élevé

Vous constaterez que pour certains projets de DVD, l’espace sur le disque est largement suffisant pour le contenu, ce qui peut vous inciter à choisir le débit le plus élevé disponible. Mais si un débit élevé permet d’obtenir une meilleure qualité, il y a d’autres facteurs à prendre en considération avant d’utiliser la valeur maximale.

Le débit vidéo maximal autorisé sur les DVD SD est de 9,8 Mbps, mais il ne peut que rarement être employé en pratique dans la mesure où les lecteurs de DVD acceptent un débit maximal combiné de 10,08 Mbps (vidéo, audio et sous-titres compris). Pour les DVD HD, le débit vidéo maximal est de 29,4 Mbps pour les ressources HD et 15,0 Mbps pour les ressources SD utilisées dans un projet HD, avec un débit maximum global de 30,24 Mbps.

En pratique, soyez prudent lors du choix d’un débit. Essayer d’utiliser le débit maximum possible peut entraîner des problèmes d’incompatibilité de lecteurs et d’espace sur le disque. La recommandation générale consiste à ne pas dépasser 9,2 Mbps pour les débits vidéo et audio combinés lors de la création de projets SD, ou 29 Mbps lors de la création de projets HD.

Important : lors de la création de votre projet, si DVD Studio Pro décèle un débit trop élevé pour le flux multiplexé, la création s’arrête et un message d’erreur s’affiche.

Utilisation de l’audio PCM et AC-3

Un flux audio PCM unique avec des réglages standard (tel qu’il est produit par l’encodeur AIFF intégré) requiert 1,536 Mbps, ce qui laisse un débit maximum absolu d’environ 8,54 Mbps pour la vidéo dans un projet SD. S’il y a deux flux audio PCM, le son utilise en tout 3,07 Mbps ; il ne reste alors que 7,01 Mbps pour la vidéo.

Remarque : même si vous pouvez uniquement lire un flux audio à la fois, les débits de tous les flux audio doivent être additionnés lors de la détermination du débit global d’une piste. De la même façon, tous les flux de sous-titre doivent être additionnés et ajoutés au débit global.

L’utilisation du format AC-3 à la place du format PCM permet de conserver plus de débit pour la vidéo. L’audio AC-3 en stéréo avec des paramètres courants ne consomme que 224 kbps. Avec deux flux AC-3 à la place du flux PCM, on peut allouer jusqu’à 9,6 Mbps pour la vidéo.

Voir la section “Calculez les capacités audio” à la page 694 pour plus d’informations sur les débits des autres formats audio.

 Débits des sous-titres

Le débit des sous-titres est généralement très faible, de l’ordre de 10 kbps par flux. Des sous-titres plus grands qui changent fréquemment ou qui font appel à des éléments graphiques peuvent toutefois avoir un impact beaucoup plus important et affecter le débit maximum pouvant être employé pour la vidéo.

Angles vidéo multiples

L’utilisation de plusieurs angles vidéo dans une piste affecte également le débit vidéo maximal autorisé que vous pouvez utiliser. La spécification DVD exigeant le multiplexage des flux vidéo, le nombre de flux vidéo détermine le débit vidéo maximum pouvant être employé dans les projets SD. Les débits maximaux combinés (débit de flux vidéo le plus élevé + tous les flux audio + tous les flux de sous-titre) que vous pouvez utiliser pour chaque piste multi-angle et à angles combinés dans un projet SD vont de 8,0 Mbps avec deux flux à 7,0 Mbps avec neuf flux. Pour plus d’informations, consultez la section “Encodage de vidéo pour des pistes multi-angles” à la page 72.

Les projets HD qui utilisent plusieurs angles vidéo dans une piste sont limités à 24,0 Mbps pour les débits combinés maximaux, quel que soit le nombre d’angles vidéo.

Transitions

Lorsque vous ajoutez une transition à un menu, à un plan d’une piste ou aux diapos d’un diaporama, la vidéo nécessaire qu’ils créent doit être prise en compte.

  • Dans le cas de menus, les transitions deviennent de petits plans vidéo rendus stockés dans le même fichier d’objet vidéo (VOB) que les menus. Autrement dit, il faut prendre en compte non seulement l’espace requis par les transitions de menu sur le disque mais aussi son impact sur la limite de 1 Go qui s’applique à la taille des fichiers VOB. Pour plus d’informations, consultez la section “Fichiers de zone vidéo SD DVD standard” à la page 616. Il ne faut pas oublier non plus qu’un plan vidéo sera rendu pour chaque bouton de menu pour lequel des transitions ont été définies. Un menu avec 18 boutons peut nécessiter 18 plans vidéo de transition.
  • Dans le cas de plans dans une piste et de diapos dans un diaporama, l’ajout de transitions augmente la quantité d’espace disque consommée par chacun d’eux, même si la transition n’augmente pas la durée de la piste ou du diaporama. La raison en est que les images fixes et les diapos utilisent beaucoup moins d’espace disque que la vidéo animée créée par les transitions, même lorsqu’il s’agit d’une transition d’une diapo à une autre.

La quantité d’espace disque requis pour chaque transition varie selon sa durée et son type. En général, pour les projets SD, qui utilisent un débit de 6 Mbps pour les transitions, vous devez autoriser 750 ko d’espace disque pour chaque seconde de transition dans le projet. Pour les projets HD, qui utilisent un débit de 20 Mbps pour les transitions, vous devez autoriser 2,5 Mo d’espace disque par seconde.

Utilisation du débit vidéo

Les débits vidéo que vous calculez peuvent être utilisés comme l’entrée de débit de votre encodeur, indépendamment de la méthode d’encodage que vous avez l’intention d’utiliser (débit variable [VBR] une passe ou VBR deux passes).

Lors de l’utilisation des méthodes d’encodage VBR dans l’encodeur MPEG intégré, le réglage “Débit” modifie la quantité d’espace disque requise par le fichier vidéo MPEG, tandis que le réglage “Débit maximum” définit le débit vidéo le plus élevé autorisé dans le fichier (mais il n’a aucun effet sur la taille de fichier). Pour plus d’informations, consultez la section “Méthodes d’encodage au format MPEG” à la page 59.

Limites générales du DVD

Vous trouverez ci-après les limites générales auxquelles vous pouvez être confronté pendant la création de votre projet de DVD avec DVD Studio Pro. La plupart d’entre elles sont requises par les spécifications DVD-Vidéo.

Remarque : à l’exception du nombre de boutons d’un menu, les mêmes limites s’appliquent aux projets SD et HD.

Projet

  • Nombre maximal de pistes, de scénarios et de diaporamas dans un projet : 99
  • Nombre minimal de menus dans un projet : 0
  • Nombre minimal de pistes ou de diaporamas dans un projet : 1

Menus

  • Nombre maximal de menus dans un projet : 10 000
  • Gestion des proportions des menus : des menus 4:3 et 16:9 peuvent être utilisés dans le même projet.
  • Nombre maximum de boutons d’un menu DVD SD 4:3 : 36
  • Nombre maximum de boutons d’un menu DVD SD 16:9 : 18, sauf si Panscan & Letterbox est sélectionné, auquel cas le maximum est de 12
  • Nombre maximum de boutons d’un menu DVD HD 4:3 : 48
  • Nombre maximum de boutons d’un menu DVD HD 16:9 : 24, sauf si Panscan & Letterbox est sélectionné, auquel cas le maximum est de 16

Pistes

  • Nombre maximal de flux vidéo dans une piste : 9
  • Nombre minimal de flux vidéo dans une piste : 1
  • Nombre maximal de flux audio dans une piste : 8
  • Nombre maximal de flux de sous-titre dans une piste : 32
  • Nombre maximal de marqueurs de cellule dans une piste : 255
  • Nombre maximal de marqueurs de chapitre dans une piste : 99 (chaque marqueur de chapitre est également un marqueur de cellule)
  • Nombre maximum combiné de marqueurs de chapitre et de réglages de saut de fin de chapitre individuels dans une piste : 106 (voir “Réglage des sauts fin de marqueur de chapitre” à la page 576 pour plus d’informations)
  • Nombre maximum de boutons sur le marqueur de surbrillance de bouton d’une piste DVD SD 4:3 : 36
  • Nombre maximum de boutons sur le marqueur de surbrillance de bouton d’une piste DVD SD 16:9 : 18, sauf si Panscan & Letterbox est sélectionné, auquel cas le maximum est de 12
  • Nombre maximum de boutons sur le marqueur de surbrillance de bouton d’une piste DVD HD 4:3 : 48
  • Nombre maximum de boutons sur le marqueur de surbrillance de bouton d’une piste DVD HD 16:9 : 24, sauf si Panscan & Letterbox est sélectionné, auquel cas le maximum est de 16

Scénarios



  • Nombre maximal de segments : 98 (ils doivent tous être issus de la même piste)

Diaporamas

  • Nombre maximal de diapositives dans un diaporama : 99
  • Nombre minimal de diapositives dans un diaporama : 1

Scripts

  • Nombre maximal de scripts dans un projet : 10 000
  • Nombre maximal de lignes de commande dans un script : 124
  • Nombre minimal de lignes de commande dans un script : 1

Préparation des ressources

Avant de créer un projet DVD, vous devez au préalable préparer correctement vos données source : vidéo et audio montés, sous-titres et graphiques ou vidéo pour les menus.

Après avoir capturé et monté vos données source, vous devez les encoder pour qu’elles soient compatibles DVD. DVD Studio Pro inclut des encodeurs MPEG et AIFF intégrés pour l’encodage de la vidéo QuickTime en flux MPEG-2 ou H.264 et de l’audio QuickTime en flux AIFF.

L’intégration à DVD Studio Pro de ces encodeurs vous permet d’importer directement des sources QuickTime dans un projet (les encodeurs manipulent les sources pendant que vous poursuivez la création du projet).

Livré avec DVD Studio Pro, Compressor est une application de compression vidéo et audio très complète. Compressor peut également être utilisé pour créer des ressources compatibles DVD pour une utilisation dans DVD Studio Pro, notamment des ressources vidéo HD et des ressources audio Dolby Digital AC-3. Il offre un contrôle plus étendu lors du processus d’encodage, notamment la possibilité d’encoder plusieurs plans en une seule fois, grâce à l’utilisation d’un lot. Il fonctionne également très bien avec Final Cut Pro et fournit des flux MPEG-2 d’une qualité exceptionnelle.

Ce chapitre décrit la préparation des données source à utiliser dans DVD Studio Pro, ainsi que l’utilisation de l’encodeur MPEG intégré. Pour plus d’informations sur les données compatibles DVD, consultez la section “À propos de la vidéo MPEG” à la page 57.

Préparation des sources vidéo

Plusieurs types de sources sont couramment utilisés pour créer des titres DVD :

  • Films : ils comportent généralement de la vidéo et de l’audio et peuvent constituer les composants principaux du titre ou former de petits plans utilisés pour les arrière-plans de menu. Les clips ne comportant que de l’audio sont souvent utilisés avec des diaporamas et des menus fixes.
  • Images fixes : elles servent à constituer un diaporama ou, plus fréquemment, des arrière-plans de menu. Ces images peuvent être de simples fichiers graphiques simple couche ou des fichiers Adobe Photoshop multicouches, avec des couches pour chaque élément d’un menu.
  • Boutons : DVD Studio Pro vous permet d’utiliser des boutons “de style iDVD” personnalisés dans vos menus. Ces formes de bouton sont en réalité de petits fichiers Photoshop multicouches contenant tous les éléments qui constituent un bouton de DVD (l’objet graphique primaire, la surbrillance et le masque de vignette).

Les spécifications DVD-Vidéo stipulent des conditions strictes concernant certains aspects des sources utilisées. Pour obtenir des résultats optimaux, créez et capturez la vidéo et l’audio en utilisant les réglages requis pour les DVD.

Pour obtenir une liste plus complète des réglages requis pour qu’une source soit compatible DVD, consultez la section “Récapitulatif des réglages des sources DVD” à la page 111.

Format NTSC ou format PAL ?

Les ressources d’un titre DVD-Vidéo doivent toutes être au même format : NTSC ou PAL. Si vous envisagez de créer un titre lisible sur des lecteurs de DVD NTSC et PAL, vous devez créer deux titres et deux versions des sources (y compris tous les graphiques et la vidéo, ce qui nécessite un travail conséquent), c’est-à-dire un titre pour chaque norme.

À propos des termes NTSC et PAL

Les termes NTSC et PAL sont techniquement incorrects s’agissant des DVD. Ces termes spécifient différentes caractéristiques d’un signal vidéo composite SD. Lorsque vous faites référence à une ressource vidéo en tant que NTSC ou PAL s’agissant des DVD SD, vous définissez la fréquence d’images et la résolution des ressources. Avec la plupart des ressources HD, les termes NTSC et PAL font uniquement référence à la fréquence d’images, car la résolution est très différente de celle d’une ressource vidéo SD.

Lecteurs de DVD NTSC/PAL

Dans les pays où la norme PAL est en vigueur, de nombreux lecteurs de DVD peuvent également lire les titres DVD-Vidéo NTSC. Il est essentiel de comprendre que ces lecteurs ne convertissent pas la vidéo NTSC en PAL, mais qu’ils ne font que sortir les sources NTSC. Pour visualiser la sortie, vous devez brancher un moniteur vidéo qui gère les deux normes ou un moniteur vidéo NTSC. Par ailleurs, sachez que tous les lecteurs de DVD disposent d’un code de région qui empêche la lecture de titres DVD-Vidéo dans une région où il n’est pas prévu de le lire.

Utilisation de la vidéo 24 images/seconde

Souvent, la vidéo utilisée pour un projet DVD provient d’un film tourné à 24 images/seconde (23,976 pour être précis). La spécification DVD autorise l’utilisation de ressources à 24 images/seconde à condition que celles-ci soient correctement marquées afin que le lecteur de DVD puisse les décoder soit en faisant appel au 3:2 pulldown (lecteurs DVD NTSC), soit à une lecture accélérée de 4 % (lecteurs DVD PAL). La résolution vidéo doit également correspondre à celle de la norme choisie. Consultez la section “Choix d’une résolution vidéo” à la page 60 pour plus de détails sur les résolutions vidéo prises en charge.

Cela signifie qu’il y a des versions PAL et NTSC des ressources MPEG-2 24 images/seconde, et que vous ne pouvez employer les ressources 24 images/seconde NTSC que dans les projets NTSC, et les ressources 24 images/seconde PAL que dans les projets PAL.

L’encodage d’une vidéo à 24 images/seconde en tant que MPEG 24 images/seconde présente deux avantages principaux :

  • L’encodage est plus rapide.
  • Les fichiers obtenus sont moins volumineux.

Ces avantages proviennent de ce qu’un nombre moins élevé d’images est codé, en particulier par rapport à la fréquence d’images NTSC.

Importation de ressources 24 images/seconde

La manière dont DVD Studio Pro gère les ressources 24 images/seconde diffère selon que celles-ci sont déjà codées en MPEG-2 ou non :

  • Si vous importez des ressources MPEG-2 24 images/seconde, celles-ci sont correctement gérées et restent à 24 images/seconde lors de la création du projet.

Remarque : les ressources 24 ips s’affichent selon le réglage de fréquence d’affichage lors de la visualisation dans l’éditeur de piste. Elles s’affichent ainsi comme si elles utilisaient la fréquence d’images NTSC ou PAL. Vous pouvez vérifier qu’elles utilisent réellement la fréquence de 24 ips en les sélectionnant sous l’onglet Ressources et en vérifiant la fréquence d’images dans l’Inspecteur de ressources.

  • Si vous importez des ressources QuickTime 24 images/seconde, celles-ci sont codées en tant que fichiers MPEG-2 à 29,97 ou 25 images/seconde selon la norme de votre projet vidéo, et ne sont plus à 24 images/seconde lors de la création du projet.

Chapitre 2 Préparation des ressources

Pour créer une ressource MPEG-2 à 24 images/seconde, utilisez Compressor (fourni avec DVD Studio Pro) ou un autre encodeur qui prend en charge l’encodage de ressources MPEG-2 24 images/seconde.

Utilisation de vidéo 24 images/seconde dans les pistes

Vous pouvez utiliser des ressources vidéo 24 images/seconde de la même manière que des ressources à 25 ou 29,97 images/seconde dès lors qu’elles correspondent à la norme vidéo du projet (NTSC ou PAL). Vous pouvez aussi combiner des ressources vidéo 24 images/seconde avec des ressources vidéo standard dans une même piste dès lors que leur résolution est identique.

Utilisation de vidéo 24 images/seconde dans les menus

Vous pouvez utiliser des ressources 24 images/seconde dans les menus en tant qu’arrière-plans ou en tant que ressources pour les boutons et les zones de dépôt. Vous pouvez aussi combiner des ressources 24 images/seconde avec des ressources vidéo standard dans un même menu.

S’il est nécessaire d’effectuer un rendu du menu parce qu’il contient des formes, des zones de dépôt ou des objets texte, le rendu sera effectué à la fréquence d’image du projet même si l’arrière-plan du menu est à 24 images/seconde.

Choix des proportions

Les proportions correspondent au rapport entre la largeur de la surface visible de l’image vidéo et la hauteur de cette surface visible. Les proportions d’image des moniteurs standard NTSC et PAL sont égales à 4:3 (soit 1,33 ; ce qui correspond à la largeur divisée par la hauteur). Les proportions d’image de certains formats HDTV (télévision haute définition) atteignent 16:9, soit 1,78.

Les spécifications DVD gèrent à la fois les sources au format 4:3 et 16:9 mais ne prennent pas en charge la vidéo HD. La plupart des formats vidéo HD utilisent une combinaison de fonctions afin de créer une image haute définition, qui présente une taille d’image nettement supérieure par rapport à celle gérée par le format DVD-Vidéo.

Les DVD HD prennent également en charge les sources 4:3 et 16:9, ainsi que les formats vidéo SD et HD.

L’utilisation de sources au format 16:9 dans votre projet pose des problèmes dont vous devez être conscient. Votre principal objectif consiste à vous assurer que les ressources au format 16:9 sont lues correctement sur les moniteurs 16:9 et comme prévu sur les moniteurs 4:3 (et que les ressources au format 4:3 sont lues correctement sur les deux types de moniteurs). Si vos réglages sont incorrects, vous risquez d’obtenir une vidéo déformée. La vidéo peut apparaître compressée horizontalement (les objets ont un aspect “efflanqué”) ou étirée (les objets apparaissent “gros”) par exemple.



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