Cours comptabilité générale

Cours comptabilité générale : provision


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MEMOIRE DE FIN D’ETUDE                                           I.H.E.C

Universite  7  novembre a carthage

Institut des hautes Etudes commerciales

Carthage presidence

 

 

 

 

 ihec

 

 

 

 

memoire de fin d’Etudes

 

 

LES PROVISIONS

ASPECTS  COMPTABLES  FISCAL ET AUDIT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A.        

 

La provision est définie par la NCT n0 14 comme étant une constatation comptable d’une diminution de valeur d’un élément d’actif (provision pour dépréciation) ou d’une augmentation du passif (provision pour risques et charges), précise quant à sa nature, mais incertaine quant à sa réalisation et que des événements survenus ou en cours rendent prévisible à la date de clôture de l’exercice.

 

Le code général des impôts français énonce: on appelle provisions la fraction des bénéfices que l’entreprise met de côté en vue de faire face, ultérieurement soit à une dépréciation ou à la perte d’un élément de l’actif, soit à une charge qui n’est pas encore effective à la clôture de l’exercice mais que des événements en cours rendent probable

 

Les provisions sont des prélèvements sur le bénéfice destinés à compenser les dépréciations des éléments d’actif ou à se faire couvrir contre des risques ou des charges probables mais dont la réalisation est incertaine.

 

 

Les provisions ne font pas partie du bénéfice du fait que leur création ne dépend pas du résultat de l’entreprise. C’est aussi la constatation comptable d’une possibilité de perte d’actif.

 

Le traitement fiscal des provisions engendre dans la plupart des cas des divergences entre le résultat comptable et le résultat fiscal. L’administration fiscale n’a admis la déductibilité du bénéfice imposable que de certaines catégories de provisions.

 

On remarque que la constatation des provisions reste une tache très délicate du fait qu’elle ne repose pas sur une certitude absolue mais plutôt sur une estimation raisonnable.

 

B.        

 

A l’instar des amortissements, les provisions sont des enregistrements comptables qui n’ont aucune incidence directe sur la trésorerie. Les provisions et les amortissements se rencontrent également dans la mesure où elles sont destinées à faire face à la dépréciation de certains postes de l’actif qui se traduisent par une réduction des résultats de l’entreprise.

 

En réalité, et selon Francis LEFEBVRE (Mémento fiscal) la provision pour dépréciation diffère sensiblement de l’amortissement. Elle tend en effet à couvrir une dépréciation probable, généralement occasionnelle mais non irréversible, alors que l’amortissement correspond à une dépréciation définitive ou du moins réputée telle, subie au cours de l’exercice par les éléments d’actif.

 

Il n’existe pas de mode de calcul précis des provisions comptables comme ceux utilisés pour les amortissements. En effet le calcul des provisions est plus délicat, il comporte nécessairement un certain degrés d’arbitrage et de subjectivité.

 

C.        

 

 

La constitution des provisions répond à certaines conditions générales pour chaque catégorie de provision. Par mis ces conditions, on cite tout d’abord le caractère obligatoire de la constitution de la  provision du fait qu’elle est nécessaire à la sincérité et la fidélité des états financiers.

 

En effet, dans un esprit de prudence et afin que les comptes donnent l’image fidèle de la situation financière et des résultats de la société, la constitution des provisions doit avoir lieu même en cas d’absence ou d’insuffisance de bénéfices. Dès lors, la constitution des provisions n’est pas une option mais plutôt une obligation d’autant plus que la non-traduction comptable des dépréciations parmi les charges de l’exercice est susceptible de constituer un des éléments des délits de publication de bilan inexact et de distribution des dividendes fictifs .

 

Ensuite et s’inspirant du code de commerce français, une provision pour dépréciation doit être constituée dès qu’une moins-value est constatée ou est probable sur un élément d’actif qui reste dans le patrimoine de l’entreprise, et une provision pour risque ou charges doit être constatée lors de l’apparition d’une perte éventuelle nettement précisée.

 

Enfin, et comme le dicte le code de commerce français ainsi que le nouveau système comptable tunisien: Les provisions sont rapportées au résultat quand les raisons qui les ont motivées ont cessées d’exister.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

A.        

 

 

 

Les provisions pour dépréciation d’actifs portent sur des éléments d’actifs et permettent de constater un amoindrissement de leurs valeurs (selon les règles du modèle comptable du coût historique récupérable) résultant de causes dont les effets ne sont pas jugées irréversibles .

 

A la différence des amortissements qui constatent un amoindrissement définitif de la valeur d’un élément d’actif et qui se concrétisent par l’étalement , sur une durée probable d’utilisation , de la valeur des biens grâce a un plan d’amortissement , les provisions résultent de causes dont les effets ne sont pas jugés irréversibles .

 

Les pertes de valeurs jugées irréversibles sont constatées en charges définitives et non en provision.

 

Les provision pour dépréciation d’actif sont présentées en diminution de la valeur brute des actifs dépréciés.

 

 

 

I.     

 

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D’après le paragraphe 6 de la NC05, les immobilisations corporelles sont les éléments d’actifs physiques et tangibles qui :

  1.        Ayant un potentiel de générer des avantages futurs, sont détenus par une entreprise soit pour être utilisés dans la production ou la fourniture de biens et de services, soit pour être loués à des tiers, soit à des fins administratives et de soutien à leurs activités ;
  2. Sont censés être utilisés sur plus d’un exercice .
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Une immobilisation corporelle doit être initialement évaluée à son coût d’acquisition en cas d’acquisition à titre onéreux, à sa valeur vénale en cas d’acquisition à titre gratuit, et à son coût de production si elle est produite par l’entreprise .

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Postérieurement à sa constatation initiale à l’actif, une immobilisation corporelle doit être comptabilisée à son coût diminué de l’amortissement, à moins que des circonstances ou des événements particuliers donnent à penser que la valeur comptable nette ne pourra pas être récupérée par les résultats futurs provenant de son utilisation, auquel cas il y a lieu de ramener la valeur de l’actif à sa valeur récupérable.

 

La réduction de la valeur comptable nette d’une immobilisation corporelle destinée à la ramener à sa valeur récupérable est constatée en charges en réduisant la valeur brute de l’immobilisation lorsque la perte est jugée irréversible ou par la constitution de provision, s’il est jugé que la réduction de valeur n’est pas irréversible.

 

La valeur récupérable est définit par la NC 05 comme étant « le montant que l’entreprise compte tirer de l’usage futur d’un bien y compris sa valeur résiduelle de cession » ; donc l’entreprise doit estimer le montant des cash-flows actualisés qui seront génères par l’utilisation de l’actif augmenté de sa valeur résiduelle .

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68162               Dotation aux provisions pour dépréciations

des immobilisations corporelles

 

 

292                            Provisions pour dépréciation

d’immobilisations corporelles

 

 

II.     

 

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Les immobilisations incorporelles se définissent selon NC06 comme étant des actifs non monétaires identifiables, sans substance physique et qui répondent aux critères suivants :

  1. Elles sont obtenues ou contrôlées par une entreprise pour être utilisées à la production ou à la fourniture de biens ou services, pour être données en location à des tiers, ou pour être utilisées pour les besoins propres de l’entreprise
  2. Elles  ont été acquises, créées ou mises en valeur en vue d’être utilisées pendant plus d’une période comptable; et
  3. Elles ne sont pas destinées à être vendus dans le cours normale des affaires .
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Les règles d’évaluation des immobilisations incorporelles sont les même que les règles d’évaluation des immobilisations corporelles.

 

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Le solde non amorti d’une immobilisation incorporelle doit être examiné périodiquement de façon à s’assurer que la valeur récupérable n’est pas inférieure à la valeur comptable nette. Lorsqu’une telle baisse intervient, la valeur comptable nette doit être ramenée à la valeur récupérable.

La réduction de la valeur comptable nette d’une Immobilisation incorporelle, destinée à la ramener à sa valeur récupérable, est constatée en charges en réduisant la valeur brute de l’immobilisation lorsque la perte est jugée irréversible, ou par la constitution de provisions  s’il est jugé que la réduction de valeur n’est pas irréversible

 

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68161               Dotation aux provisions pour dépréciations

des immobilisations incorporelles

 

 

291                        Provisions pour dépréciation

d’immobilisations incorporelles

 

 

III.     

 

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La NC07 définit les placements à long terme comme étant des placements détenus dans l’intention de les conserver durablement notamment pour exercer sur la société émettrice un contrôle exclusif, ou une influence notable ou un contrôle conjoint, ou pour obtenir des revenus et des gains en capital sur un longue échéance ou pour protéger, ou promouvoir des relations commerciales .

 

 

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A la date de clôture, il est procédé à l’évaluation des placements à long terme à leur valeur d’usage. Les moins-values par rapport au coût font l’objet de provision, les plus-values par rapport au coût ne sont pas constatées.

 

Pour déterminer la valeur d’usage, il convient de tenir compte de plusieurs facteurs tels que la valeur de marché, l’actif net, les résultats et les perspectives de rentabilité de l’entreprise émettrice ainsi que la conjoncture économique et l’utilité procurée à l’entreprise. De manière générale, il est nécessaire de rassembler le maximum d’informations en vue d’aboutir à une estimation correcte des placements à long terme.

 

La valeur des placements. à long terme est déterminée séparément pour chaque catégorie de titres de même nature. Une moins-Value dégagée sur une catégorie ne peut pas être compensée par une plus-value dégagée sur une autre catégorie.

 

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68662               Dotation aux provisions pour dépréciations

des immobilisations

 

 

297                        Provisions pour dépréciation

d’immobilisations incorporelles

 

 

I.     

 

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Les stocks sont définis par la NCT N°4 comme étant : Les éléments d’actifs constitués de biens ou de services qui interviennent dans le cycle d’exploitation de l’entreprise pour être :

-Soit vendus en l’état ou au terme d’un processus  de production (marchandises ou produits finis)

-Soit détenus sous forme de matières ou fournitures devant être consommées au cours du processus de production ou de la prestation de services (matières premières ou consommables).

Les stocks comprennent  les produits qui sont propriété de l’entreprise :

1)    Les marchandises : les biens achetés par l’entreprise pour être revendus en l’état .

2)    Les approvisionnements :

  • Les approvisionnements en matières premières et fournitures : C’est à dire les éléments plus ou moins élaborés destinés à être incorporés dans la composition des traités ou fabriqués.
  • D‘autres approvisionnements, à savoir les matières et  fournitures consommables : c’est à dire  les produits plus ou moins  élaborés qui sont consommés au premier usage et qui concourent au traitement et la fabrication des produits .

3)    Les produits : il s’agit des produits intermédiaires  c’est à dire ceux destinés à entrer dans une nouvelle phase du cycle de production.

 

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La distinction d’un élément de stock d’une immobilisation se base sur la destination et l’utilisation du dit élément par rapport à l’activité courante de l’entreprise, d’où :

  • Les immobilisations sont destinées à servir de façons durable à l’activité de l’entreprise.
  • Les charges sont des biens consommés très rapidement ou après le premier usage ou des dépenses destinées à maintenir les biens en état de fonctionner ou à les remettre en bonne état d’utilisation.
  • Alors que les stocks sont des biens transformés ou vendus rapidement, ils sont destinés à entrer dans le cycle de production ou de commercialisation.

En effet, un élément de stock pour une entreprise peut constituer une immobilisation pour une autre entreprise, tel est le cas des titres de participation ou de placement qui peuvent, dans la mesure où ils sont destinés à être revendus.

De plus, et au niveau d’une même entreprise la distinction entre les éléments de stocks et les immobilisations se base sur leur destination. C’est ainsi que les titres détenus par une société d’investissement dans le but d’avoir le contrôle de la société émettrice des titres sont considérés comme des immobilisations alors que les titres qui revêtent les caractéristiques de valeurs d’exploitation, sont considérés comme des éléments de stocks.

 

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A l’inventaire, l’évaluation des stocks est faite en comparant la valeur d’entrée en stocks et la valeur de réalisation nette, C’est la plus petite des deux valeurs qui est prise en compte. Cependant, et dans la mesure où la valeur la plus faible est celle d’inventaire, elle traduite en comptabilité par la constatation d’une provision pour dépréciation du stock et non par voix de décote directe du stock concerné.

La dépréciation des stocks est constatée en comptabilité, par application du principe de prudence, lorsque leur coût historique(coût d’achat ou coût de production) ne peut être récupéré en totalité ou en partie. Les causes de cette dépréciation sont :

-   Dépréciations liées au marché

-   Dépréciations liées à l’état des stocks eux même (obsolescence, avaries, non-utilisation, rotation lente,…) .

Selon, la NCT n°4, cette provision est donc la constatation de toute dépréciation de perte éventuelle sur les stocks détenus par l’entreprise en charge de l’exercice au cour duquel la dépréciation ou la perte s’est produite. Elle est égale à la différence négative entre la valeur réalisable nette du produit et son coût d’achat ou de production.

Cependant une exception a été prévu à la règle de constitution obligatoire d’une provision en présence d’une dépréciation d’un stock. Le coût d’entrée peut être conservé en comptabilité, même dans l’hypothèse où il est supérieur à la valeur d’inventaire, pour les stocks et encours qui ont fait l’objet d’un contrat de vente ferme dont l’exécution doit intervenir ultérieurement, dés lors le prix de vente stipulé couvre ce coût et la totalité des frais restants à supporter. 

 

Par contre les pertes éventuelles sur les engagements fermes d’achat d’éléments stockables, doivent être également déterminées et constatées en charges de l’exercice, dans la mesure où il n’y a pas de contrats fermes de vente conclus ou d’autres circonstances qui assurent raisonnablement la vente de ces éléments à des conditions permettant de couvrir ces pertes. 

 

La provision pour dépréciation à constater est égale à la différence négative entre la valeur de réalisation nette du produit et son coût d’achat ou de production. En cas de différence positive aucune dépréciation n’est à constater.

 

Lorsque les produits sont subventionnés ou bénéficient d’une compensation à la vente, la valeur de réalisation nette inclut la valeur de la subvention ou de la compensation.

 

 

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68173               Dotation aux provisions pour dépréciations

des stocks

 

 

39                        Provisions pour dépréciation

des stocks

 

 

 

 

 

II.     

 

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Face à l’insolvabilité de ses débiteurs, l’entreprise se trouve amenée à constater des provisions pour dépréciation des créances à fin de faire face à des pertes probables.

Les créances douteuses sont des créances certaines dans leurs montants mais dont le recouvrement (partiel ou total) apparaît pour des raisons diverses incertains.

L’administration fiscale tunisienne considère la créance douteuse lorsque son recouvrement devient incertain en raison d’évènements intervenus avant la clôture de l’exercice tel que la déclaration en faillite du débiteur ou sa situation financière précaire ou tout autre indice susceptible de compromettre le recouvrement.

Toute fois l’application du principe de prudence impose une comparaison de la valeur actuelle de ses créances à la date d’arrête des comptes, afin de tenir compte de toute moins-value résultant de la dépréciation de ses créances. Ces créances se déprécient donc lorsque à la date de clôture de l’exercice, certains évènements rendent leur recouvrement incertain notamment dans le cas d’incapacité financière du débiteur de régler le montant de la créance.

 

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La constitution des provisions pour dépréciation des créances est subordonnée à l’existence de deux conditions à savoir :

-                       La précision, d’une façon exacte, de la nature et de l’objet de ces créances.

-                       La justification des motifs rendants ces créances douteuses ou litigieuses.

 

L’appréciation du caractère douteux dépend essentiellement du caractère de la cessation de paiement du débiteur ou de sa mise en faillite d’une part, et de l’existence des poursuites judiciaires d’autre part.



 

Toutefois, le simple retour d’effets impayés ou la demande faite par le débiteur pour le renouvellement d’effets venants à échéance, ne permet pas aux créanciers de constituer une provision. De même ne sont pas admises les provisions destinées à couvrir un risque général ou fondé sur la perspective économique.

 

En règle générale, la provision pour dépréciation des créances doit être constituée à la date de survenance des évènements ayant rendu le recouvrement de la créance incertain.

 

Les évènements qui se produisent entre la date de clôture de l’exercice et celle de l’établissement des états financiers, ne doivent pas être pris en compte pour la constitution des provisions au titre de l’exercice considéré. Cependant, si ces événement apportent des précisions supplémentaires sur une situation qui existait à la date de clôture, elles doivent être prises en compte pour le réajustement de la provision déjà calculée.

 

Les évènements survenus au cours des exercices antérieurs doivent être pris en compte pendant l’exercice au cours duquel ils viennent affecter le recouvrement de la créance et lorsqu’ils n’ont pas fait l’objet de provision.

 

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68174               Dotation aux provisions pour dépréciations

des créances

 

 

491                        Provisions pour dépréciation

des comptes de tiers

 

 

 

III.     

 

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Un placement à court terme  est un placement que l’entreprise n’a pas l’intention de conserver pendant plus d’un an et qui, de par sa nature, peut être liquidé à brève échéance. Toutefois, le fait de détenir un tel placement pendant une période supérieure à un an ne remet pas en cause, si l’intention n’a pas changé, son classement parmi les placements à court terme.

 

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A la date de clôture, les placements à court terme font l’objet d’une évaluation à leur valeur de marché pour les titre cotés et à la juste  valeur pour les autres placements à court terme .

Les titres cotés qui sont très liquides sont comptabilisés à leur valeur de marché et les plus values dégagées portées en résultat .

Pour les titres non cotés qui ne sont pas très liquides et les autres placements à court terme, les moins values par rapport au coût font l’objet de provision et les plus values ne sont pas constatées .

 

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B.        

 

 

Une provision pour risques et charges est une provision qui a pour objet d’enregistrer une augmentation du passif liée à la survenance d’un risque ou d’une charge probable, précise quant à sa nature mais incertaine quant à sa réalisation ou à son montant dont l’origine se situe dans l’exercice.

 

 

L’IAS défini la provision comme « un passif dont le montant et le moment de réalisation sont incertains ».

Une provision doit être prise en compte lorsqu’une entité a une obligation actuelle (légale ou présumée) résultant d’un événement passé et il est probable q’un transfert d’avantages économiques résultera du règlement de cette obligation et que le montant du règlement peut être mesuré d’une façon fiable. A moins que ces conditions ne soient réunies, aucune provision n’est constituée.

 

Une provision est prise en compte lorsque :

a)    Une entreprise a une obligation actuelle(légale ou présumée)résultant d’un événement passé ;

b)    Il est probable qu’un transfert d’avantage économique sera exigé pour régler l’obligation ;

c)     Une estimation fiable du montant de l’obligation peut être faite.

 

La norme générale classe les provisions pour risques et charges selon que leur date probable de réalisation se situe à plus ou moins d’un an :

??     Provisions classées en passifs non courants :les provisions pour risques dont la réalisation probable n’intervient qu’après les douze mois de la clôture de l’exercice sont portées au crédit du compte « 15 :provisions pour risques et charges » ;

??     Provisions classées en passifs courant :Les provisions pur risques et charges dont la survenance est probable dans les douze mois à partir de la date de clôture sont portées au crédit du compte « 48 provisions courantes pour risques et charges ».

 

Lorsque la survenance probable d’une provision pour risques et charges classée initialement au compte « 15 » devient égale ou inférieure à 12 mois, la dite provision est reclassée du compte « 15 provision pour risques et charges » rattaché aux passifs non courants au compte « 48 provisions courantes pour risques et charges »rattaché aux passifs courants.

 

Dans les 2 casLors de la constitution d’une provision pour risques et, charges, le compte de provisions est crédité par le débit :

  •      des comptes 6811 à 6817 «Dotations aux amortissements et aux provisions - charges ordinaires”, lorsque la provision concerne les activités ou opérations ordinaires de l’entreprise, autres que financières;
  •      des comptes 6861 à 6866 «Dotations aux amortissements et aux provisions. charges financières » lorsque la provision affecte les activités de placement et de financement de l’entreprise.

 

Le compte de dotation aux provisions (compte 681 ou 686) est réajusté à la lin de exercice par:

-         débit des comptes de dotations correspondants, lorsque le montant de la provision  doit être  augmenté ;

-         crédit du compte 781, ou du compte « 786 Reprises sur provisions » , lorsque le montant de  la provision doit être diminué ou annulé.

 

Lors de  la réalisation du risque ou de la survenance de la charge, la provision antérieurement constituée est reprise pour être soldée par le crédit des comptes 781. Corrélativement, la charge ou la perte intervenue est Inscrite en compte de charge concerné de la classe 6.

 

 

I.     

 

Sont inscrites au compte 151 toutes les provisions destinées à couvrir les risques identifiés inhérents À l’activité de l’entreprise (résultant de litiges, de garanties données aux clients, de pertes sur marchés à achèvement futur, de pénalités, etc…).

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La notion de litige recouvre les contestations qui font l’objet d’une instance devant un tribunal ou une instance arbitrale et celles qui sont en cours de  conciliation (recherche d’une transaction).

Un litige donne lieu à provision lorsque 3 conditions sont réunies:

  1. La date A laquelle le litige est né, c’est-à-dire la date à laquelle la cause du litige né ou susceptible de naître, est Intervenue avant la date de clôture;
  2. Il est probable que l’issue du litige soit défavorable;
  3. Il est possible d’apprécier de manière raisonnable la perte éventuelle susceptible d’être encourue.

 

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Ces provisions permettent de rattacher aux produits de l’exercice les charges correspondant au risque lié aux garanties accordées aux clients, contractuellement ou en vertu des dispositions légales lorsque de tels risques ne sont pas couverts par une police d’assurance appropriée.

Ces provisions sont généralement estimées selon des méthodes statistiques propres à l’entreprise ou, à défaut, des données issues de l’expérience d’entreprises ayant des activités similaires.

 

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Lorsqu’il est probable que le résultat prévisionnel d’un contrat de longue durée soit déficitaire, la perte attendue correspondant aux coûts qui restent à engager est constatée en provisions pour pertes sur marchés à achèvement futur.

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Dans une opération de vente à terme, la vente n’est parfaite qu’au moment de la livraison. Dans ce type de marché, la vente est généralement conclue avant l’achat des marchandises. Lorsqu’il devient probable que le prix d’achat à terme sera supérieur àla valeur de réalisation nette, il n’est pas possible de constituer une provision pour dépréciation puisque les marchandises vendues à terme ne figurent pas encore on stocks. Il convient dans ce cas de constater une provision pour risques.

 

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Ces provisions sont dolées pour faire face aux risques nés des contraventions aux dispositions légales régissant le droit économique, le droit fiscal, la réglementation douanière, etc

Les amendes et pénalités fiscales sur créances constatées constituent des dettes certaines puisqu’elles ne sont susceptibles de remises qu’en cas d’amnistie.

 

II.     

 

 

Les provisions pour pensions de retraites et obligations similaires (compte 153) sont relatives aux charges que peuvent engendrer des obligations contractuelles conférant au personnel de l’entreprise des droits à un régime de retraite complémentaire et/ou à d’autres avantages similaires.

 

III.     

 

 

Les provisions pour impôts (compte 155) enregistrent la charge probable d’impôts dont la prise en compte définitive dépend des résultats et d’événements futurs.

Ces provisions permettent de faire face aux risques de redressement fiscal en principal notamment lorsque l’entreprise applique une interprétation du droit fiscal divergente avec la doctrine administrative ou commet des erreurs non couvertes par le prescription dans l’application de la législation fiscale.

Les redressements notifiés mais contestés par l’entreprise sont classés en fonction de l’estimation du risque encouru dans le compte « 1511 Provisions pour litiges » .

 

Lors de la constitution d’une provision pour risques et, charges, le compte de provisions cal crédité par ID débit:

-des comptes 6811 à 6817 «Dotations aux amortissements et aux provisions - charges ordinaires”, lorsque la provision concerne les activités ou opérations ordinaires de l’entreprise, autres que financières;

- des comptes 6861 à 6866 «Dotations aux amortissements et aux provisions. charges financières” lorsque la provision affecte les activités de placement et de financement de l’entreprise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les provisions sont des prélèvements sur le bénéfice imposable pour permettre à l’entreprise de faire face soit à une dépréciation d’un élément d’actif non               amortissable, soit à des risques ou des charges probables alors que ni la  dépréciation ni la perte ou la charge ne sont encore certaines, liquides et exigibles.

 

Sur le plan fiscal, le principe de déduction des provisions ne concerne que les provisions pour créances douteuses, dépréciation des stocks et dépréciation des actions cotées en bourse .


 

 

 

 

 

 

 

A.        

 

L’admission des provisions dans les charges déductibles pour l’assiette de l’impôt est subordonnée à des conditions de fonds et à des conditions de forme.

Si l’une des ces conditions de fonds ou de forme n’est pas respectée la provision constituée n’est pas fiscalement déductible et elle doit être réintégrée extra comptable ment pour le calcul du bénéfice imposable.

 

I.     

 

Pour que la provision soit admise en déduction, il faut que la perte de créance soit probable et non simplement éventuelle. Mais cette probabilité doit être certaine. Aussi faut-il que des faits prévus permettent de penser que le recouvrement d’une créance ne pourra être intégralement effectué.

 

Ainsi, les provisions pour créances douteuses sont déductibles lorsque :

?     elles sont constituées pour faire face au risque de non règlement motivé par:

  • la mauvaise situation financière du client ou du débiteur;
    • l’existence d’un litige sur la créance.

Cette exigence conduit à rejeter les provisions basées simplement sur un risque général d’irrécouvrabilité même corroboré par la statistique (L’expérience même qu’il y a toujours environ 10 % de débiteurs insolvables) ainsi que les créances assorties d’une garantie sous forme d’hypothèque ou autre.

?     Qu’une action en justice soit engagée en vue de recouvrement de la créance.

Cette condition n’est toute fois pas exigée pour les entreprises bancaires mais cette mesure ne les dispense pas des diligences amiables nécessaires au recouvrement des créances objet des provisions (par exemple: avis simple ou recommandé, signification par huissier notaire).

II.     

 

Pour être déductibles, les provisions doivent être:

  •  effectivement constatées en comptabilité
  • inscrite sur état qui doit être joint à la déclaration de l’I.R et de RIS destiné à permettre à l’administration d’exercer la surveillance indispensable.

 

B.        

 

Lorsque le montant de la créance comprend la TVA facturée au client, la provision doit correspondre au montant taxe comprise. En effet, le risque de perte affecte la TVA elle-même qui n’est pas récupérable en cas d’impayé définitif.

C.        

 

La limite maximale que la provision est susceptible d’atteindre à la clôture de chaque exercice est fixée à 30 % du bénéfice imposable.

Dans ce cadre, par bénéfice imposable, on entend le bénéfice fiscal avant déduction :

  • des provisions
  • et des réinvestissements exonérés

Notons que la limite de 30% était fixée au début à 10% mais l’article 35 de la loi n°97-88 du 29 décembre 1997 a relevé cette limite à 20% avant d’être relevée de nouveau en 17 août 1999 à 30% par l’article 5 de la loi n°99-92 .

La limite maximale de 30 % du bénéfice imposable s’apprécie par rapport à l’ensemble des créances et non par créance.

Si la limite maximale de la provision à la clôture de l’exercice considéré               inférieure au montant de la provision constituée, l’excédent n’est pas perdu définitivement pour l’entreprise qui peut le déduire sur les exercices ultérieurs dans la limite maximale autorisée propre à ces exercices .

 

D.        

 

 

Les provisions constituées pendant une année sont réintégrées au bénéfice de la troisième année qui suit celle de leur constitution, dans la mesure où l’action en justice concernant les créances auxquelles se rapportent les dites provisions  suit encore son cours.

 

Ces provisions ainsi réintégrées peuvent être reconstituées par prélèvement sur les bénéfices imposables de cette troisième année et ce en dehors de la limite maximale  autorisée de 30 %.

Cette complication est faite pour deux objectifs :

  • faciliter la tâche du contrôle : dans certains cas, les jugements traînent pour longtemps et l’administration veut éviter qu’elle remonte trop loin en de vérification.
  • appréciation de la déductibilité des provisions : les trois années l’année en cours constituent  en principe le délai de reprise. L’administration estime qu’une provision même illégalement constituée ne se prescrit jamais si cette provision est encore inscrite a un bilan vérifiable

 

E.        

 

I.     

 

A leur constitution, les provisions sont considérées comme une perte probable;leur déduction est donc provisoire en attendant l’aboutissement de l’affaire à laquelle se rapportent les dites provisions.

  • La perte objet de la provision se réalise (par exemple faillite du débiteur); la déduction de la provision devient définitive sauf à ajouter un complément de déduction si la perte réelle est supérieure à la provision.

S

  • La provision devient en tout ou partie sans objet (par exemple une créance provisionnée a été finalement intégralement recouvrée) ; elle doit être réintégrée partiellement ou en totalité dans les bénéfices de l’exercice au cours duquel elle est devenue sans objet.

 

  • La provision reçoit une affectation non conforme à sa destination (par exemple prélevée par l’exploitant ou virée au compte capital) ; la réintégration aux résultat doit être également effectuée.

 

II.     

 

Car ne satisfaisant pas aux conditions de fonds ou de forme, elles sont réintégrées dans les résultats de l’exercice considéré.

 

F.        

 

Ces créances sont déductibles du bénéfice imposable lorsque la solvabilité de débiteur est douteuse (c’est à dire, lorsque l’échéance est arrivée sans qu’il ait fait honneur à ses engagements) et lorsque cette échéance remonte à plus d’un an à la date de clôture du bilan.

 

Ces créances sont admises en déduction des bénéfices de l’exercice au cours duquel les conditions requises sont remplies ; ce qui conduit à exclure, pour la détermination du bénéfice d’un exercice considéré, les créances nées au cours de cet exercice.

 

Le montant de 100 dinars s’apprécie par rapport à l’ensemble des créances et par client. Il en découle que si l’entreprise détient sur un client des créances dont le total est supérieur à 100 dinars, leur déduction n’est pas possible même si le nominal de chacune est inférieur à ce montant.

Les créances à la charge des clients avec lesquels l’entreprises continue à entretenir des relations d’affaires ne peuvent être admises comme douteuses pour l’application de ce régime particulier.

Par ailleurs, la reprise par l’entreprise des relations d’affaires avec les  débiteurs ou le versement par ceux-ci de leurs dettes entraîne la   réintégration des créances déduites au bénéfice imposable.

L’admission des créances douteuses dont la valeur nominale n’excède pas 100 dinars est subordonnée à la réalisation, en sus des conditions de fonds précitées, d’une condition de forme qui consiste à joindre à la déclaration de l’I.R et de l’IS un état nominatif des débiteurs de ces créances .

 

G.        

 

La déduction des provisions dans les limites prévues par la loi est conditionnée au dépôt par les entreprises, à l’appui de leurs déclarations annuelles des revenus et des  bénéfices, d’un état détaillé des provisions pour créances douteuses qui doit indiquer:

?     L’identité du débiteur;

?     la valeur nominale des créances, créance par créance;

?     les provisions constituées;

?     et la valeur nette comptable.

Le défaut de production de ces états entraîne outre la non déduction des provisions constituées, l’application d’une amende fiscale de 25D.


 

 

 

 

 

 

Avant le 29 décembre 1997 les entreprise n’avaient la possibilité de déduire les provisions pour dépréciation des stocks et ce n’est qu ‘à cette date en vertu de l’article 35 de la loi n°97-88 que la déduction des dites provisions a été instituée .

 

A.        

 

En vertu des dispositions de l’article 35 de la loi n0 97-88 du 29 décembre 1997, les stocks pouvant faire l’objet de provisions déductibles sont constitués des produits destinés à la vente. Il s’agit donc des stocks de produits finis détenus par l’entreprise pour être vendus dans le cadre de la réalisation de l’objet social.

 

En conséquence sont exclus de la déduction les provisions constituées au titre :

  • des stocks en cours de production.
  •    des stocks de matières ou des fournitures devant être consommées au cours du processus de production.

 



B.        

 

 Les provisions déductibles sont constituées par la différence négative entre:

  •        d’une part la valeur de réalisation nette, c’ est à dire le prix de vente normal connu à la date de clôture de l’exercice, majoré éventuellement des subventions, mais sans tenir compte des frais non encore engagés à la date de clôture de l’exercice tels que les frais de distribution,
  • et, d’autre part le prix de revoient comptabilisé.

 

Cependant la déduction des ces provisions est sujet de deux limites :

?     Une limite par rapport au prix de revient:

Lorsque la dépréciation constatée des stocks dépasse 50%du prix de revient des marchandises, le montant des provisions déductibles est limité à 50% du prix de revient ; le reliquat des provisions constituées n’est pas susceptible de report sur les exercices ultérieurs.

? Une limite par rapport au bénéfice imposable:

En application des dispositions de l’article 35 de la loi n° 97-88 du 29 décembre 1997, tel que modifié par la loi n°99-92 , les provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente sont déductibles dans la limite de 30% du bénéfice imposable.

 

C.        

 

La déduction des provisions dans les limites prévues par la loi est conditionnée par le dépôt par les entreprises à l’appui de leurs déclarations annuelles des revenus et des  bénéfices:

  • d’un état détaillé des provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente qui doit indiquer par catégorie de stocks:

?     le coût d’origine;

?     les Provisions constituées;

?     et la valeur comptable nette.

Le défaut de production de ces états entraîne outre la non déduction des provisions constituées, l’application d’une amende fiscale  25D.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les provisions constituées au titre des créances douteuses et au titre de la dépréciation des stocks destinés à la vente sont déductibles dans la limite de 30% du bénéfice imposable pour chaque nature de provisions.

Toutefois, le montant global à déduire au titre des provisions pour créances douteuses et pour dépréciation des stocks destinés à la vente ne peut pas excéder 30%  du bénéfice imposable.

La fraction de provisions qui n’a pu être déduite du fait de la limite susvisée est reportable sur Les bénéfices ultérieurs et dans les même limites.

 

Exemple:

Soit une entreprise commerciale qui a réalisé au tire de l’exercice 2000 un bénéfice fiscal de 500.0000 avant imputation des provisions et qui a constitué au titre du même exercice:

  •        des provisions pour créances douteuses pour un montant de 60.000D, avec la supposition que les dites créances aient fait l’objet d’une action en justice,
  •        et des provisions pour dépréciation des stocks pour un montant de 70.0000.

Sachant que le prix de revient comptabilisé des produits détenus en stock est de 110.000D et que la valeur de réalisation nette connue au 31 décembre 2000 est de 40.000D, la détermination des provisions déductibles et du bénéfice imposable s’effectue comme suit :

Bénéfice fiscal avant déduction des provisions : 500.000

??       Déduction des provisions pour créances douteuses :

-               provisions constituées : 60.0000

-               limite autorisée ( 500.000D x 30%) = 150.000D

-               Provisions à déduire : 60.000

??              Déduction des provisions pour dépréciation des stocks :

-               provisions constituées : 70.000

-               limite autorisée :

 [( 500.000D x 30%) - 60.000] = 90.000D sans dépasser 50% du prix de revient soit (110.0000 x 50%)= 55.000D

-               Provision à déduire: 55.000D

Bénéfice net imposable : 385.000

 

Le reliquat des provisions pour dépréciation des stocks qui n’a pu être déduit soit: : ( 70.000 - 55.000) = 15.000 n’est pas susceptible de report sur les exercices ultérieurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A.        

 

I.     

 

L'objectif de l'audit d'états financiers est de permettre à l'auditeur d'exprimer une opinion selon laquelle les états financiers ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable identifié.

 Pour exprimer cette opinion, l'auditeur emploiera la formule "donne une image fidèle" ou "présente sincèrement, dans tous leurs aspects significatifs", qui sont des expressions équivalentes.

La planification d'un audit conduit à déterminer la nature, l'étendue et le calendrier des procédures d'audit permettant de réunir des éléments probants suffisants et appropriés sur les affirmations contenues dans les états financiers, nécessaires à la formulation de l’opinion de l'auditeur.

 

II.     

 

Les états financiers apportent des informations sur la situation financière et les résultats d'une entité. C'est la Direction qui incombe la responsabilité d'établir les états financiers. Les données contenues dans les états financiers constituent donc, explicitement ou implicitement, des déclarations de la Direction. Ces  déclarations sont appelées « les affirmations contenues dans les états financiers » ou plus simplement, les affirmations.

Les  affirmations Contenues dans les états financiers peuvent être classées comme suit :

  • Exhaustivité - il n'existe pas d'actifs, de passifs ou de catégories de transaction devant être constatés dans les états financiers et non enregistrés;
  • Existence - les actifs et les passifs existent à la date des états financiers et les transactions ou les catégories de transaction se rattachent à la période couverte par les états financiers;
  • Exactitude - les actifs et les passifs et les catégories de transaction sont correctement enregistrés, traités et présentés quant aux tiers impliqués, à leur date, leur désignation, leur quantité et leur prix;
  • Valorisation - les actifs et les passifs sont enregistrés à une valeur comptable appropriée;
  • Propriété - l'entité dispose des droits de propriété ( par exemple des titres) pour les bien qui figurent dans les états financiers et les dettes constituent des obligations effectives de l'entité ( il est parfois fait référence aux droits et obligations d'une entité);
  • Présentation et information - l'information appropriée, classée et décrite conformément aux principes comptables généralement admit et, le cas échéant, aux exigences légales. 

B.        

 

I.     

 

 Un audit réalisé dans le cadre des normes internationales vise à fournir une assurance raisonnable que les états financiers pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives.

Le concept d'assurance raisonnable se rapporte à l'ensemble des éléments probants recueillis dont l'auditeur a besoin pour pouvoir conclure que les états financiers pris dans leur ensemble ne contiennent pas d'anomalies significatives.  Ce concept se rapporte au processus d'audit dans sa globalité.

Toutefois, certaines limitations inhérentes à l'audit peuvent empêcher l'auditeur de détecter des anomalies significatives.  Ces limitations résultent notamment des facteurs suivants:

  • L'utilisation des sondages.
  • Les limitations inhérentes au système comptable et de contrôle interne (par exemple, la possibilité de collusion).
  • Le fait que la plupart des éléments probants conduisent davantage à des déductions qu'à des convictions.

 De même, lors de ses travaux, l'auditeur a recours au jugement pour former son opinion ce qui permet la subsistance d’un risque d’audit .

 

 

II.     

 

Il est rare que l’auditeur puisse obtenir des éléments probants permettant de conclure à l'absence totale d'erreurs significatives dans les états financiers. Il fonde plutôt son opinion sur une assurance raisonnable d'audit. Dans la mesure où il n'examinera qu'une partie, et non pas l'ensemble des informations mises à sa disposition, il subsiste toujours un risque potentiel. Ce  risque est appelé le risque d'audit.

 

A fin de ramener le risque d'audit à un niveau suffisamment bas pour être acceptable, l’auditeur   :

  • Evalue  le risque que les états financiers puissent comporter des erreurs significatives;
  • Use de son jugement afin de déterminer la nature, l'étendue et le calendrier des procédures d'audit substantives à mettre en œuvre pour obtenir des éléments probants et appropriés permettant d'apprécier si les états financiers sont exempts d'erreurs significatives.

 

III.     

 

Les états financiers sont issus d'un traitement comptable. Des erreurs peuvent survenir à de nombreuses occasions tout au long de ce traitement. Des erreurs non intentionnelles peuvent survenir pour nombre de raisons, parmi lesquelles : des fautes, des malentendus, l'incompétence et l'inexpérience des personnes. Les causes d'erreurs intentionnelles peuvent aller d'une mauvaise application délibérée des normes comptables jusqu'à la fraude avec complicité et le faux en écritures.

On appelle risque inhérent, la probabilité que des erreurs importantes non décelées existent, abstraction faite du contrôle interne en place. Le risque inhérent provient de facteur externe, de pression de contraintes exercées sur l'entité, ainsi que certains facteurs internes. Le risque inhérent découle de circonstances ou d'événement affectant l'entité dans son ensemble, tout comme de circonstances ou d'événement spécifique à un objectif d'audit tel que la nature d'un poste des états financiers ou d'une catégorie de transactions.

Le contrôle interne se définit comme un ensemble de procédures mises en place par la direction, le Conseil d'Administration et les autres responsables d'une entité. Il a pour but de fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation d'objectifs relatifs à l'un ou plusieurs des principes suivants :

  • La réalisation et l'optimisation des opérations;
  •  La fiabilité des informations financières ;
  • La conformité aux lois et règlements en vigueur.

La direction doit disposer d'informations financières fiables pour gérer et contrôler son activité. L'utilisation d'informations inexactes ou fausses dans la marche des affaires peu conduire à des décisions de gestion inappropriées et peut générer des pertes d'actifs. C'est pourquoi la direction met généralement en place un système de contrôle interne, afin de se protéger des erreurs et des irrégularités.

Un élément central d'audit réside dans l'importance de la compréhension de contrôle interne, notamment pour ce qui concerne les aspects liés à la fiabilité de l'information financière.

Le risque que le système de contrôle interne ne parvienne pas à prévenir, détecter et corriger des erreurs importantes est appelées risque de défaillance de contrôle interne. Le risque d'erreurs importantes est la combinaison du risque inhérent et de risque de défaillance du contrôle interne.

Il est difficile, du moins à court terme, de peser  l'efficacité du contrôle interne. A plus long terme, les recommandations de l’auditeur à la Direction peuvent permettre d'améliorer son efficacité. Lorsque l’auditeur estime que le dispositif de contrôle interne est efficace en matière de prévention, détection et correction des erreurs importantes, et qu'une partie de son assurance d'audit provient de ce dispositif, il effectue des procédures d'audit telles que des tests sur le contrôle pour confirmer que le contrôle interne est efficace dans sa conception et son application.

 

IV.     

 

L’auditeur sélectionne des procédures d'audit substantives afin d'atteindre ses objectifs d'audit et réunir des éléments probants permettant de conclure que les affirmations contenues dans les états financiers ne comporte pas d'erreurs importantes. Le risque que les procédures d'audit substantives ne parviennent pas à détecter ces erreurs importantes est appelé risque de non-détection. Deux types de procédures substantives sont susceptibles d'être mises en œuvre : les procédures de contrôle analytique et les tests de détail. Ainsi, le risque de non-détection se compose de deux éléments : le risque lié aux procédures de contrôle analytiques et le risque lié aux tests de détail.

Il existe une relation directe entre l'évaluation de risque d'erreurs importantes et l'étendue de nos procédures d'audit substantives. Plus le risque d'erreurs importantes est élevé, plus l'assurance d'audit provenant des procédures d'audit substantives doit être importante.

C.        

 

 

Les divers postes du bilan, de l'état de résultat et du tableau de flux de trésorerie (tableau de financement) reflètent le solde des écritures comptables visant à enregistrer les opérations et les événements à rattacher à la période couverte par les états financiers. C'est pourquoi les écritures comptables matérialisent non seulement les transactions avec les tiers, mais aussi des estimations comptables, des transferts internes et des affectations.

Les divers postes des états financiers reflètent le solde des écritures comptables relatives aux catégories de transactions correspondantes à la date des états financiers.

Les postes des états financiers sont généralement le résultat d'au moins deux catégories de transactions : une ou plus, qui augmente le solde du poste, et une autre ou plus, qui réduit le solde du poste.

Par exemple, le solde du poste " clients et comptes rattachés" est le résultat net des catégories de transaction suivantes : ventes (augmentations), encaissement, retours sur ventes et remises (diminutions) .

Parfois, certains postes ne comportent qu'une seule catégorie de transactions. Par exemple, le solde du poste "chiffre d'affaires" peut ne comporter qu'une seule catégorie de transaction ou, à l'inverse, être constitué de plusieurs catégories de transaction : ventes, retours sur vente et remises.

 

Les catégories de transactions peuvent être classées comme suit :

  • Transactions routinières entre l'entité et les tiers (y compris les personnes liées);
  • Transactions non routinières entre l'entité et les tiers (y compris les personnes liées);
  • Estimations comptables.

 

I.     

 

Les transactions routinières représentent les transactions quotidiennes de l'entité, telle que ses ventes, achats, décaissements et encaissements ordinaires. Les transactions routinières sont également :

  • Nombreuses ;
  • Répétitives ;
  • mesurables de manière objective, et la détermination du montant à enregistrer ne requiert que peu ou pas de jugement;
  • Traitées de façon similaire chaque fois qu'elles se produisent.

Du fait de ces caractéristiques, le système d'information mis en place pour l'enregistrement, le traitement et l'analyse des transactions routinières est généralement automatisé et ne requiert souvent que peu ou pas d'intervention manuelle.

Pour gérer de manière efficace une activité, la direction doit disposer en temps utiles d'informations exactes sur les transactions routinières. Elle instaure généralement un contrôle interne efficace sur l'enregistrement, le traitement et l'analyse de ces transactions, c’est pourquoi l’auditeur estime souvent que le risque d'erreurs importantes est faible pour les transactions routinières traitées de façons systématiques. Dans ce cas, il convient généralement d'adopter une approche-système pour les objectifs d'audit se rapportant aux transactions routinières.

 

II.     

 

Il s'agit de transactions inhabituelles en raison de leur taille ou de leur nature ou qui se produisent occasionnellement, comme par exemple les écritures d'inventaire. Les transactions non routinières peuvent :

  • Etre relativement peu nombreuses ;
  • Ne pas être prévisibles;
  • Etre subjectives, et demander une part de jugement pour déterminer leur montant ou la période comptable sur laquelle elles doivent être enregistrées;
  • Soulever des questions sur l'intention de la direction ou sur la réalité économique des opérations concernées.

Les transactions non routinières comprennent :

?     Les transactions liées à l'activité qui sont, pour certaines raisons, inhabituelles;

Par exemple, d'importantes transactions intervenant à une date proche de la clôture ou peu de temps après.

?     Les transactions se situant hors des activités routinières de l'entité;

  Par exemple, les acquisitions et cessions, le refinancement d'une dette et la signature d'un contrat de cession-bail.

?     Les écritures comptables se situant en dehors du cours normal de l'activité .

Par exemple, les écritures d'inventaire préparées en fin d'année ou à d'autres dates pour le reporting, les écritures servant à corriger des erreurs ou à  enregistrer des changements de méthodes ou de nouveaux principes comptables, les ré affectations importantes entre les différents postes de l'état financiers, et les autres écritures comptables s'inscrivant en dehors des activités quotidiennes de l'entité.

 

Le risque inhérent relatif aux objectifs d'audit liés aux transactions non routinières est généralement plus élevé que pour les objectifs d'audit liés aux transactions routinières. En raison, par exemple:

-         D’une intervention manuelle plus importante lors de la collecte et du traitement des données;

-         D’une plus grande part de jugement dans la détermination des montants;

-         De calculs ou de principes comptables complexes.

 

La Direction à pour responsabilité de mettre en place des procédures de contrôle interne pour les transactions non routinières. Les procédures de contrôles internes recouvrent le plus fréquemment des procédures d'autorisation et d'approbation sur l'enregistrement et le traitement des transactions non routinières. Le conseil d'Administration peut être amené à jouer un rôle dans les procédures de contrôle et de surveillance. Toutefois, en raison de la nature même des transactions non routinières, la Direction peut éprouver des difficultés à mettre en place un contrôle interne efficace, comme il peut le faire pour les transactions routinières. En conséquence, le risque d'erreurs importantes être élevé.

 

Même si des procédures de contrôle interne ont été instaurées, l'enregistrement, le traitement et l'analyse des transactions non routinières impliquent fréquemment une intervention de la Direction. En général, l'obtention des éléments probants pour les objectifs d'audit liés à des transactions non routinières s'effectue au moyen de procédures d'audit substantives.

 

III.     

 

Les estimations comptables sont des écritures qui proviennent de l'entité elle-même, et dont nombre d'entre elles affectent les états financiers de manière importante.

Par exemple, les provisions pour coûts de garantie futurs, pour frais de remise en état au titre de protection de l'environnement, pour perte sur litiges en cours, pour dépréciation des stocks et des créances clients à leur valeur nette de réalisation et l'amortissement des immobilisations sur leur durée d'utilisation estimée sont des estimations comptables.

 

 

 

 

 

 

 

 

A.        

  Une "estimation comptable" désigne une évaluation approximative du montant d'un élément en l'absence de méthode de mesure précise. 



Exemples:

  • Provisions pour dépréciation des créances et des stocks pour les ramener à leur valeur de réalisation estimée.
  • Amortissement des immobilisations sur leur durée d'utilisation estimée.
  • Produits constatés d'avance.
  • Impôts différés.
  • Provision pour risque pour un procès en cours.
  • Pertes sur des contrats à long terme.
  • Provisions pour garantie.

 La direction est responsable des évaluations comptables contenues dans les états financiers.  Ces estimations sont souvent empreintes d'incertitudes quant à l'aboutissement d'événements qui se sont produits ou sont susceptibles de se produire et nécessitent l'exercice du jugement.  En conséquence, les estimations comptables impliquent un risque d'anomalie significative plus élevé.

 

B.        

 

 Déterminer une estimation comptable peut être simple ou complexe, en fonction de la nature de l'élément.  Par exemple, le calcul de charges locatives à payer peut être simple, alors que l'estimation d'une provision pour stocks à rotation lente ou excédentaires Peut nécessiter des analyses détaillées importantes des données actuelles et des prévisions de ventes futures.  Les estimations complexes peuvent nécessiter beaucoup de connaissances particulières et l'exercice fréquent du jugement.

  Les estimations comptables peuvent être faites de façon permanente dans le cadre du système comptable, ou peuvent être ponctuelles et effectuées seulement en fin de période.  Les estimations comptables sont fréquemment réalisées en utilisant des données basées sur l'expérience, par exemple l'utilisation de taux standards d'amortissements pour chaque catégorie d'actifs immobilisés ou l'application d'un pourcentage standard du chiffre d'affaires pour le calcul d'une provision pour garantie.  Dans ce cas, il est nécessaire que la direction revoie périodiquement les données, notamment en ré appréciant la durée d'utilisation restant à couvrir des actifs immobilisés on en comparant les résultats réels avec l'estimation d'origine et en ajustant les données en conséquence.

C.        

 

 L'auditeur doit réunir des éléments probants suffisants et adéquats sur le caractère raisonnable d'une estimation comptable dans les circonstances données et, si nécessaire, sur l'information donnée en notes annexes.  Les éléments probants disponibles pour étayer une estimation comptable sont souvent plus difficiles à obtenir et moins concluants que ceux disponibles pour étayer d'autres éléments des états financiers.

Il est important que l'auditeur comprenne les procédures et les méthodes utilisées par la direction pour effectuer les estimations comptables, notamment les systèmes comptable et de contrôle interne, afin de planifier la nature, le calendrier et l'étendue des procédures d'audit.

L'auditeur doit appliquer une ou plusieurs des approches suivantes pour l'audit d'une estimation comptable:

a) examen et test de la procédure suivie par la direction pour effectuer l'estimation;

b) utilisation d'une estimation indépendante pour la comparer avec celle effectuée par la direction; ou

c) revue des événements postérieurs à la clôture confortant l'estimation.

 

 

I.     

 

En général, les phases de l'examen et du test de la procédure suivie par la direction sont les suivantes:

  • évaluation des données et des hypothèses sur lesquelles se base l'estimation;
  • vérification des calculs utilisés pour l'estimation;
  • comparaison des estimations des périodes précédentes avec les résultats réels de ces périodes, lorsque cela est possible; et
  • examen des procédures d'approbation de la direction.

 

??      

 

L'auditeur évaluera si les données sur lesquelles l'estimation s'appuie sont exactes, complètes et pertinentes.  Si des données comptables sont employées, leur cohérence avec les données traitées par le système comptable sera revue.  Par exemple, pour contrôler une provision pour garantie, l'auditeur réunira des éléments probants confirmant que les données relatives aux produits encore couverts par la garantie en fin de période correspondent aux informations de ventes contenues dans le système comptable.

 L'auditeur peut également rechercher des éléments probants provenant de sources externes à l'entité.  Par exemple, lorsque l'auditeur examine une provision pour obsolescence des stocks calculée par référence aux ventes futures prévues, il peut rechercher des éléments probants à partir des projections des ventes et des analyses de marché effectuées à l'extérieur pour le secteur d'activité, en plus de l'examen des données internes, telles que les niveaux de ventes antérieurs, les commandes en cours et celles prévues.

De même, lorsque l'auditeur examine les estimations de la direction relatives à l'incidence financière de procès et de contentieux, l'auditeur peut contacter directement les avocats de l'entité.

 L'auditeur évaluera si les données collectées sont correctement analysées et projetées et constituent une base raisonnable pour calculer l'estimation comptable. Il peut s'agir d'analyser l'ancienneté des créances clients ou d'effectuer une projection du nombre de mois de disponibilité d'un article en stock en fonction de l'utilisation passée et prévue.

 L'auditeur déterminera si les principales hypothèses utilisées par l'entité pour l'estimation s'appuient sur une base valable.  Dans certains cas, les hypothèses se fondent sur des statistiques gouvernementales ou du secteur, par exemple les taux d'inflation, d'intérêt et de chômage, ou sur les prévisions de croissance du marché.  Dans d'autres cas, les hypothèses sont spécifiques à l'entité et reposent sur des données internes.

 Pour évaluer les hypothèses qui sous-tendent l'estimation, l'auditeur déterminera notamment si ces hypothèses sont:

  • Raisonnables compte tenu des résultats réels des périodes précédentes.
  • Cohérentes avec celles utilisées pour d'autres estimations comptables.
  • Cohérentes avec les plans de la direction jugés raisonnables.

L'auditeur accordera une attention particulière aux hypothèses sensibles aux variations, subjectives ou susceptibles de contenir des anomalies significatives.

 Dans le cas de processus d'estimations complexes impliquant des techniques spécialisées, l'auditeur peut juger nécessaire d'utiliser les travaux d'un expert, par exemple d'ingénieurs, pour évaluer la quantité d'un tas de minerai ou sa teneur.

 L'auditeur s'assurera périodiquement que les données utilisées par la direction pour le calcul des estimations comptables sont toujours adaptées.  Pour ce faire, il utilise sa connaissance des résultats financiers de l'entité acquise lors des périodes précédentes, des méthodes suivies par d'autres entités du même secteur et des plans futurs de la direction qui lui sont communiqués.

 

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La nature, le calendrier et l'étendue des contrôles de l'auditeur dépendent de différents facteurs, notamment de la complexité du calcul de l'estimation comptable, de l'évaluation des procédures et des méthodes employées par l'entité pour parvenir à l'évaluation et du caractère significatif de cette dernière sur les états financiers. L'auditeur contrôlera néanmoins les formules de calcul appliquées par la direction.

 

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L'auditeur comparera, dans la mesure du possible, les estimations comptables effectuées pour les périodes précédentes avec les résultats réels de ces périodes afin :

  •    de réunir des éléments probants sur la fiabilité globale des procédures d'estimation de l'entité;
  •    de déterminer s'il est nécessaire de rectifier les données de base;
  •    de déterminer si les différences entre les résultats réels et les estimations précédentes ont été quantifiées et si les ajustements nécessaires ont été effectués ou si des informations appropriées ont été données en notes annexes.  
??    

 

En général, les estimations comptables significatives sont revues et approuvées par la direction.  L'auditeur déterminera si cette revue et cette approbation ont été faites par le niveau de direction adéquat et s'assurera que la documentation sous-tendant le calcul de l'estimation comptable en fait état.

 

II.     

 

L'auditeur peut effectuer ou obtenir une estimation indépendante pour la comparer avec l'estimation comptable effectuée par la direction.  En utilisant une estimation indépendante, l'auditeur évaluera, généralement, les données, examinera les hypothèses servant de base de cette estimation et contrôlera le processus de calcul.  Il peut s'avérer utile de comparer les estimations comptables portant sur des périodes précédentes avec les résultats réels de ces périodes.

 

III.     

 

  Les transactions et les événements qui se produisent après la fin de l'exercice, mais avant la fin de l'audit, peuvent fournir des éléments probants sur une estimation comptable effectuée par la direction.  L'examen par l'auditeur de ces transactions et événements peut l'affranchir, totalement ou en partie, de la nécessité d'examiner et de contrôler la procédure suivie par la direction pour effectuer une estimation comptable, ou de recourir à une estimation indépendante pour évaluer le caractère plausible de l'estimation comptable.

 

D.        

L'auditeur doit effectuer une évaluation finale du caractère raisonnable de l'estimation sur la base de ses connaissances de l'activité de l'entité et de la cohérence de l'estimation avec d'autres éléments probants réunis pendant l'audit.

L'auditeur déterminera s'il existe des transactions ou des événements postérieurs significatifs qui ont une incidence sur les données et les hypothèses à la base de l'estimation comptable.

Du fait des incertitudes inhérentes aux estimations comptables, il est parfois plus difficile d'évaluer les différences d'appréciation que pour d'autres aspects de l'audit.  Lorsqu'il existe une différence entre l'estimation par l'auditeur du montant, corroboré par l'élément probant disponible, et le montant estimé retenu dans les états financiers, l'auditeur déterminera si cet écart nécessite un ajustement. 

 

Si l'écart est raisonnable, par exemple du fait que le montant retenu dans les états financiers figure dans une fourchette de résultats acceptables, un ajustement peut ne pas être nécessaire.  En revanche, si l'auditeur estime que cet écart est trop grand, l'auditeur demandera à la direction de revoir son estimation.  Si la direction refuse de revoir son estimation, la différence sera considérée comme une anomalie et sera ajoutée aux autres anomalies pour évaluer si l'incidence globale sur les états financiers est significative.

L'auditeur déterminera également si des différences qui, prises individuellement sont considérées comme raisonnables, vont toutes dans le même sens, de sorte que, cumulées, elles peuvent avoir une incidence significative sur les états financiers.  Dans ce cas, l'auditeur évaluera les estimations comptables dans leur ensemble.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A.        

 

 

?     Les risques et charges provisionnés ont été correctement estimés et/ou calculés (présentation).  

?     Les risques et charges provisionnés correspondent aux engagements réels de la société .

?     Tous les risques et charges connues et concernés, compte tenue des normes comptables applicables dans le cadre de l’audit, ont été provisionnés.

 

 

 

Les comptes concernés sont :

15      provisions pour risques et charges 

6815  Dotation aux provisions pour risques et charges  d’exploitation

6875  Dotation aux provisions pour risques et charges exceptionnels

7815  Reprises sur provisions pour risques et charges d’exploitations

7875  Reprises sur provisions pour risques et charges exceptionnels

 

Les chiffres clés sont :

?     Provisions pour risques et charges

?     Dotation de l’exercice

?     Reprises de l’exercice

 

 

 

  1.        Revoir les procédures de contrôle interne et s’assurer :

?     Que la direction réunit régulièrement les responsables (commerciaux ,techniques..) afin de connaître les risques et charges à venir .

?     Que la direction obtient régulièrement de son avocat des informations quant aux litiges encours .

?     Que les dettes et les créances libellés en devises sont réévalués en taux de clôture et ,si nécessaire ,une provision est constatée

?     Que les méthodes d’évaluation de certaines provisions(pour garantie par exemple )sont identiques d’une année sur l’autre et  que tout changement dans ce calcul est justifié par écrit.

  1. Revoir les procès verbaux et les interprétations de la direction.
  2. Obtenir une liste des provisions pour risques et charges, recouper cet état avec le bilan .
  3. revoir les honoraires des avocats versés durant l’exercice et leurs justificatifs afin de préparer la circularisation .
  4. circulariser les avocats pour connaître les éventuels litiges en cours  .
  5. apprécier en fonction des réponses le montant des provisions constituées .
  6. discuter avec la direction des risques nécessitant d’éventuelles provisions. Considérer les restructurations en cours ou à venir, les obligations contractuelles pour des montants importants, les fusions en cours ou les applications, les indemnités de retraite ou autre obligations à terme, les provisions pour garanties après vente, les contrôles fiscaux et sociaux, les grosses réparations,…
  7. s’assurer qu’aucun événement intervenu après la clôture est ayant un lien de causalité avec des opérations de l’exercice n’est susceptible de remettre en cause le montant des provisions .

B.        

 

 

 

?     Les dépréciations des éléments d’actifs ont été correctement mesurées .

?     Les dépréciations correspondent bel et bien à des dépréciations subies par l’entité .

?     Toutes les dépréciations ont été provisionnés .

 

 

 

Les comptes concernés sont :

29 provisions pour dépréciation des immobilisations

39 provisions pour dépréciation des stocks

49 provisions pour dépréciation des comptes des tiers

59 provisions pour dépréciation des comptes financiers

6816  Dotation aux provisions pour dépréciation des immobilisations incorporelles et corporelles

6817  Dotation aux provisions pour dépréciation des actifs courants

6866  Dotation aux provisions pour dépréciation des éléments financiers

7816  Reprise sur provisions pour dépréciation des immobilisations incorporelles et corporelles

7817  Reprise sur provisions pour dépréciation des actifs courants

7866  Reprise sur provisions pour dépréciation des éléments financiers

 

Les chiffres clés sont :

?     Provisions pour dépréciation

?     Dotation de l’exercice

?     Reprise de l’exercice

 

 

 

 

?     Obtenir une liste des provisions pour dépréciations et procéder à un recoupement de cet état avec le bilan.

?     Revoir les formules de calcul appliquées par la direction surtout pour les provisions concernant les dépréciation des stocks et s’assurer que les données utilisées sont toujours adaptées .

?     Comparaisons des dotations des exercices précédents avec celles de l’exercice courant .

?     S’assurer que les provisions comptabilisés concernent bien l’exercice.

?     S’assurer que les reprises sur provisions ont été correctement comptabilisées et  que les provisions concernant des dépréciations définitivement courus sont virées en pertes .

?     Mettre à jour les informations financières concernant le portefeuille afin de régulariser les dépréciations des titres .

 

 

 

 

 

Table des matières

Première Partie :

 

CHAPITR 2 :

 

2 éme Partie :

 

3 éme Partie :

 

CHAPITRE 1:

 

CHAPITRE 2 :

 

CHAPITRE 3:

 

 

 

Bibliographie

 

 

  • Le nouveau système comptable des entreprises 1997 – JORT n°105 du 31 décembre 1996
  • Les normes comptables internationales ( I.A.S) édition Economica 1996
  • Manuels des principes comptables ; les éditions Raouf Yaich 2000
  • Comptabilité avancée ; Khaled Thabet ;Les éditions clé.
  • Note de cours de fiscalité : Impôt sur le revenu des personnes physiques et impôt sur les sociétés , Mr Abdelmajid Abouda
  • Droit Fiscal : Impôt sur le revenu des personnes physiques et impôt sur les sociétés ; Mr Habib Ayadi ; Centre d’Etudes de recherche et de publications Tunis 1996.
  • Code de l’IRPP et de l’IS.
  • Loi  n°97-88 du 29 décembre 1997 .
  • Loi n°99-92  du 17 août 1999.
  • Les normes internationales d’audit  de l’IFAC .
  • L’ATH : audit financier.

 

 

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La valeur de marché d’un placement est définit comme étant sa valeur probable de négociation sur un marché actif et liquide, soit le montant de liquidité qui peut être obtenu de sa vente.

La juste valeur d’un placement est le prix auquel celui-ci pourrait être échangé entre un vendeur normalement informé et consentant dans une transaction équilibrée.



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