Comment faire une étude de document en histoire terminale ES et S ?

Comment faire une étude de document en histoire terminale ES et S ?

Contenu :

Introduction

  1. Etude de document: de quoi parle- t-on ?
    1. Qu’est-ce qu’une étude de document ?
    2. Les principaux types de documents
  2. Comment faire une étude de document ?
    1. Les étapes d’une étude de document
    2. Les erreurs à éviter
  3. Les connaissances en Histoire
    1. L’importance des cours d’Histoire
    2. L’importance des connaissances personnelles en Histoire

Conclusion

Introduction

id 3741 1L’épreuve « étude de document en Historie » regroupe une série de documents dont le nombre varie entre 1 à 5. Ces documents peuvent concerner un texte, des images, des cartes ou encore des statistiques. Si le type de document est variable, la méthodologie, quant à elle, demeure la même. Il faut donc respecter certaines étapes pour mieux comprendre les documents, mais aussi pour parvenir à exploiter les informations et rédiger l’étude de documents de manière pertinente. Cependant, maints étudiants commettent des erreurs qui, parfois, peuvent être éliminatoires. Il est important d’en prendre connaissance afin de les éviter. En effet, plusieurs étudiants basculent dans la paraphrase, par exemple. Cela peut coûter cher au bachelier de terminale. Au contraire, ce qui permettra à un étudiant de se distinguer, ce sont ses connaissances personnelles. Le cours en histoire doit être indéniablement un acquis, alors que les connaissances personnelles de l’étudiant sont un avantage. Il est à savoir que cette épreuve n’est pas différente entre les ES et les S. Certes, le sujet n’est pas le même, mais la méthode pour réaliser une étude de document en histoire est identique.

I. Etude de document: de quoi parle- t-on ?

A. Qu’est-ce qu’une étude de document ?

id 3741 2Cette épreuve consiste principalement à analyser un ou plusieurs documents. Le but de cet examen est, grosso modo, de dégager l’intérêt des documents par rapport à la consigne. Mais pour y parvenir, l’étudiant devra sélectionner et relever, d’une part, les informations les plus importantes des documents, et d’autre part, les analyser et les compléter. Par conséquent, une grande concentration est exigée durant cet exercice. La réussite de cet examen dépend donc de l’efficacité de l’étudiant, de ses connaissances personnelles et de son aptitude à maximiser au mieux son temps. Par ailleurs, il est à savoir qu’il n’existe aucun barème officiel. Mais en générale, les correcteurs considèrent que cet exercice est évalué sur huit points.

B.  Les principaux types de documents

Durant l’épreuve « étude de document en Histoire », l’étudiant pourrait être confronté à différents types de documents. Ainsi, il pourrait s’agir de :

  • Un discours: ce document a pour objectif de persuader le lecteur d’une idée bien  précise. Le discours concerne donc le point de vue personnel de l’auteur. L’étudiant doit donc se rappeler qu’un tel document n’est aucunement objectif, mais il est plutôt orienté.
  • Un Traité ou accord : il s’agit d’un document juridique ou encore institutionnel. La première chose à savoir en cas de documents qui traitent d’un traité ou un accord est de déterminer son public : est-ce qu’il concerne tous les français, plusieurs pays du monde… ? Ensuite, il faudra dégager les intentions de l’auteur et les confronter. Enfin, l’étudiant devra chercher les applications des informations décrites sur les documents.
  • Cartes : les cartes sont des documents qui décrivent une réalité historique. Dans ce cas précis, l’étudiant doit analyser, entre autres, le choix de ces cartes. Lors d’une épreuve qui comprend des cartes, il est très important de compléter les informations disponibles avec des connaissances personnelles.
  • Documents statistiques, graphique, tableau : ce genre de documents sert à donner aux jeunes bacheliers des informations quantitatives qui décrivent une évolution ou encore une répartition d’un fait historique. Dans ce cas aussi, les connaissances personnelles sont d’une grande importance.
  • Article de presse : un article de presse tend souvent à analyser une situation et à informer de manière objective et parfois de manière subjective. Ainsi, l’étudiant devra analyser l’expression, les opinions, etc.

Evidemment, bien d’autres types de documents peuvent être présentés lors de l’épreuve. Il est crucial de prendre connaissance de tous les types de documents qu’il est possible d’avoir lors de l’examen afin de mieux se préparer. La raison est que chaque document est à analyser en fonction de sa nature.

II. Comment faire une étude de document ?

La méthodologie s’applique à toutes les filières. La différence entre les terminales ES et S concerne le niveau de difficulté de l’analyse des documents.

A. Les étapes d’une étude de document

L’objectif d’une étude de document est de rendre le texte facile à comprendre en mettant en évidence les enjeux et l’intérêt du sujet. Pour y parvenir, il existe une méthodologie simple mais qu’il est nécessaire de respecter.

Première étape

id 3741 3La première chose à faire lors de l’examen est une première lecture rapide pour relever du texte certaines informations nécessaires : la nature du document, le nom de l’auteur, la date de publication, les mots-clés, l’idée générale… Après avoir rédigé ces informations élémentaires dans une feuille de brouillon, l’élève devra déterminer le public visé par le document.  

Deuxième étape

id 3741 4Suite à cela, le bachelier devra relire les documents jusqu’à trois reprises afin d’en comprendre parfaitement leur sens. Au fur et à mesure des lectures, il est recommandé de souligner les éléments les plus importants. Après la détermination des axes, la dernière chose la plus importante est de rédiger le plan en détail, c’est-à-dire les chapitres de chaque partie.  

Troisième étape

id 3741 5Une fois que le plan est au complet, la partie la plus complexe du travail est déjà achevée. A ce niveau d’avancement, le bachelier devra commencer la rédaction, en commençant par  l’introduction. Celle-ci doit être perfectionnée afin de mettre le correcteur dans les meilleures dispositions. En général, l’introduction doit mentionner tous les éléments rédigés au brouillon lors de la première et deuxième étape, en veillant bien à structurer chaque information. L’annonce du plan, par exemple, doit figurer à la fin de l’introduction.

Quatrième étape

id 3741 6Au développement l’étudiant devra suivre son plan et le respecter à la lettre. C’est à ce moment précis que les connaissances personnelles ainsi que le cours seront les plus utiles. Pour réussir cette étape, voici quelques conseils : à chaque citation du document, l’étudiant doit mettre des guillemets et mentionner le numéro de la page et du paragraphe ; il doit dégager et expliquer dans son étude les détails importants qui n’ont pas été mentionnés par l’auteur ; accompagner chaque partie du plan par des phrases introductives ; et enfin l’étudiant doit soigner son écriture et faire attention aux éventuelles fautes.

Cinquième étape

id 3741 7La conclusion doit, comme l’introduction, être rédigée à la perfection car c’est la dernière chose que lira le correcteur. A cette dernière étape, l’étudiant devra répondre à la problématique. Ensuite, il aura à exprimer l’intérêt des documents tout en ayant un regard critique par rapport à l’auteur. Enfin, il est possible de finir la conclusion avec une ouverture.  

B. Les erreurs à éviter

Parmi les erreurs les plus fréquentes, la paraphrase est la plus commune. Le but d’une étude de document n’est pas de reprendre des phrases des documents mais de les expliquer. Ainsi, en cas de paraphrase, la sanction de l’étudiant dépendra du nombre des phrases reprises du document. La deuxième erreur est de relier les documents. En principe, c’est l’inverse qui est recommandé. Si un étudiant commet une telle erreur, il est probable que cette épreuve ne soit pas validée. La troisième erreur que les correcteurs rencontrent souvent dans les copies est celui de l’exposé. C’est le cas lorsque l’étudiant parvient à comprendre le thème de l’examen mais sans expliquer et analyser les documents. Dans ce cas, il se lance dans un exposé sur le sujet de manière générale.

III. Les connaissances en Histoire

A. L’importance des cours d’Histoire

La présence des documents lors de l’épreuve ne sont pas toujours suffisants pour réussir l’épreuve. En effet, c’est grâce aux cours que l’étudiant aura vu tout au long de l’année qu’il réussira l’exercice. Les cours permettent donc à l’élève d’enrichir ses connaissances afin de pouvoir mieux comprendre et mieux analyser les documents. En effet, grâce aux cours, il est possible de connaître l’opinion de l’auteur, s’il est connu. Dans le cas contraire, l’épreuve comprendra forcément une note de bas de page. Néanmoins, l’importance du cours durant l’examen est variable. Il arrive en effet que l’étude de document en histoire ne nécessite pas forcément des connaissances de cours. Cela est toujours important mais à des degrés différents qui dépendent du sujet.

B. L’importance des connaissances personnelles en Histoire

Outre le cours qui peut s’avérer très utile lors de cette épreuve, l’étudiant doit également apporter à son analyse des connaissances personnelles. Outre l’histoire, il est primordial de suivre continuellement l’actualité. En effet, durant cette épreuve, les sujets sont souvent liés à des faits récents. Par conséquent, les étudiants devront avoir une idée en ce qui concerne l’actualité nationale et internationale. L’utilité des connaissances personnelles sont multiples : elles permettent aux étudiants d’illustrer leurs propos avec des exemples, de lier le thème avec un autre fait historique qui lui est proche (ou avec l’actualité), de donner les détails que l’auteur n’a pas mentionné dans les documents, d’avoir de bonnes critiques, de mieux expliquer l’idée abordée… Toutefois, les correcteurs ne s’attendent pas à ce que les étudiants aient des connaissances très étendues, mais cherchent uniquement des faits historiques élémentaires. Néanmoins, plus les étudiants ont de larges connaissances, plus ils auront des chances d’avoir une meilleure note.

Conclusion

Réaliser une bonne étude de document en histoire dépend donc de plusieurs éléments. La maîtrise de la méthodologie est forcément ce qu’il y a de plus important pour les correcteurs. Une bonne copie est celle qui dispose d’un plan clair et évolutif, d’une rédaction irréprochable, d’un enchaînement d’idées évident, et surtout d’une maîtrise des connaissances les plus élémentaires.