Apprendre les bases de la programmation avec le langage Java


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Les bases du développement web MVC en Java

1    Introduction

On se propose ici de découvrir les bases de la programmation web MVC en Java avec les servlets et les pages JSP. Après avoir lu ce document et en avoir testé les exemples, le lecteur devrait avoir acquis les concepts de base de la programmation web en Java.

Afin d'avoir la compréhension des exercices proposés, l'usage du document

[ref1] : "Introduction à la programmation web en Java" () peut être utile. Les conseils de lecture qui sont donnés au début de certaines sections référencent cet article.

Ce document peut être exploité de diverses manières :

1.    on installe les outils, on télécharge les codes sur le site de ce document et on fait les tests proposés. Un débutant ne retirera rien d'une telle méthode. Un développeur expérimenté, lui, peut le faire, s'il est seulement intéressé par tester l'environnement de développement Eclipse / WTP.

2.    on installe les outils, on suit le document et on fait les tests proposés en faisant du copier / coller à partir de ce document. On ne lit pas le document [ref1]. En procédant de cette façon, on va commencer à acquérir les bases du développement web mais certains points vont rester obscurs ou magiques. C'est une méthode possible si on veut aller vite avec l'intention d'approfondir seulement plus tard, lors de l'écriture d'une application personnelle et peut-être avec un autre document de référence que [ref1].

3.    on fait la même chose qu'en 2, mais on lit [ref1] quand c'est conseillé. Cette méthode plus lente va éliminer certains des points obscurs et magiques de la méthode 2 mais ne prépare pas bien à un envol personnel parce que les codes obtenus par copier / coller ne seront pas forcément bien compris.

4.    on fait la même chose qu'en 3, mais on tape soi-même tous les codes. C'est évidemment plus long et plus fastidieux mais très efficace. Pour taper les codes, il faut les lire ce qui induit une attention au code et par-là même un début de compréhension. Cette recopie manuelle se fera rarement sans erreurs de recopie. Ces erreurs, qui seront signalées par les différents outils d'Eclipse, vont amener le lecteur à s'interroger sur le code qu'il a écrit et ainsi à mieux le comprendre.

Ce document reprend une bonne partie d'un article paru en janvier 2005 intitulé " Développement web en Java avec Eclipse et Tomcat " et disponible à l'url []. Les apports vis à vis de ce document sont les suivants

:

•   l'utilisation du plugin WTP d'Eclipse pour le développement d'applications web,

•   une réorganisation du document pour mettre l'accent sur l'architecture MVC 3tier qui était à peine abordée dans le document initial,

•   un exemple d'application web MVC 3-tier utilisant les données d'un SGBD.

Une application web 3tier a la structure suivante :

utilisateur  Données

•   la couche [dao] s'occupe de l'accès aux données, le plus souvent des données persistantes au sein d'un SGBD. Mais cela peut être aussi des données qui proviennent de capteurs, du réseau,

•   la couche [metier] implémente les algorithmes " métier " de l'application. Cette couche est indépendante de toute forme d'interface avec l'utilisateur. Ainsi elle doit être utilisable aussi bien avec une interface console, une interface web, une interface de client riche. Elle doit ainsi pouvoir être testée en-dehors de l'interface web et notamment avec une interface console. C'est généralement la couche la plus stable de l'architecture. Elle ne change pas si on change l'interface utilisateur ou la façon d'accéder aux données nécessaires au fonctionnement de l'application.

•   la couche [web] qui est l'interface web qui permet à l'utilisateur de piloter l'application et d'en recevoir des informations.

L'article [] ne donne que des exemples d'applications web se limitant à la seule couche [web]. Ici on donne un exemple utilisant les trois couches.

2    Les outils utilisés dans le document

Nous utiliserons dans ce document les outils suivants :

-    un JDK Java 1.5

-    le serveur web TOMCAT (),

-    l'environnement de développement ECLIPSE () avec le plugin WTP (Web Tools Package).

-    un navigateur (IE, NETSCAPE, MOZILLA Firefox, OPERA, ).

Ce sont des outils gratuits. De façon générale, de nombreux outils libres peuvent être utilisés dans le développement Web :

2.1

Java 1.5

Le conteneur de servlets Tomcat 5.x nécessite une machine virtuelle Java 1.5. Il faut donc tout d'abord installer cette version de Java qu'on trouvera chez Sun à l'url [] -> [] (mai 2006) :

étape 1 :

étape 2 :                                                                                        

étape 3 :

Lancer l'installation du JDK 1.5 à partir du fichier téléchargé.

2.2

Le conteneur de servlets Tomcat 5

Pour exécuter des servlets, il nous faut un conteneur de servlets. Nous présentons ici l'un d'eux, Tomcat 5.x, disponible à l'url . Nous indiquons la démarche (mai 2006) pour l'installer. Si une précédente version de Tomcat est déjà installée, il est préférable de la supprimer auparavant.

Pour télécharger le produit, on suivra le lien [Tomcat 5.x] ci-dessus :

On pourra prendre le .exe destiné à la plate-forme windows. Une fois celui-ci téléchargé, on lance l'installation de Tomcat :

Faire [next] ->

On accepte les conditions de la licence ->

Faire [next] ->

Accepter le dossier d'installation proposé ou le changer avec [Browse] ->

Fixer le login / mot de passe de l'administrateur du serveur Tomcat. Ici on a mis [admin / admin] ->

Tomcat 5.x a besoin d'un JRE 1.5. Il doit normalement trouver celui qui est installé sur votre machine. Ci-dessus, le chemin désigné est celui du JRE 1.5 téléchargé au paragraphe 2.1. Si aucun JRE n'est trouvé, désignez sa racine en utilisant le bouton [1]. Ceci fait, utilisez le bouton [Install] pour installer Tomcat 5.x ->

Le bouton [Finish] termine l'installation. La présence de Tomcat est signalée par une icône à droite dans la barre des tâches de windows :

Un clic droit sur cette icône donne accès aux commandes Marche – Arrêt du serveur :

Nous utilisons l'option [Stop service] pour arrêter maintenant le serveur web :

On notera le changement d'état de l'icône. Cette dernière peut être enlevée de la barre des tâches :

L'installation de Tomcat s'est faite dans le dossier choisi par l'utilisateur, que nous appellerons désormais . L'arborescence de ce dossier pour la version Tomcat 5.5.17 téléchargée est la suivante :

L'installation de Tomcat a amené un certain nombre de raccourcis dans le menu [Démarrer]. Nous utilisons le lien [Monitor] cidessous pour lancer l'outil d'arrêt/démarrage de Tomcat :

Nous retrouvons alors l'icône présentée précédemment :

Le moniteur de Tomcat peut être activé par un double-clic sur cette icône :

Les boutons [Start - Stop - Pause] - Restart nous permettent de lancer - arrêter - relancer le serveur. Nous lançons le serveur par [Start] puis, avec un navigateur nous demandons l'url http://localhost:8080. Nous devons obtenir une page analogue à la suivante :

On pourra suivre les liens ci-dessous pour vérifier la correcte installation de Tomcat :

Tous les liens de la page [http://localhost:8080] présentent un intérêt et le lecteur est invité à les explorer. Nous aurons l'occasion de revenir sur les liens permettant de gérer les applications web déployées au sein du serveur :

2.3

Déploiement d'une application web au sein du serveur Tomcat

Lectures [ref1] : chapitre 1, chapitre2 : 2.3.1, 2.3.2, 2.3.3

2.3.1    Déploiement

Une application web doit suivre certaines règles pour être déployée au sein d'un conteneur de servlets. Soit le dossier d'une application web. Une application web est composée de :

dans le dossier \WEB-INF\classes dans le dossier \WEB-INF\lib dans le dossier ou des sous-dossiers

L'application web est configurée par un fichier XML : \WEB-INF\.

Construisons l'application web dont l'arborescence est la suivante :

On construira l'arborescence ci-dessus avec l'explorateur windows. Les dossiers [classes] et [lib] sont ici vides. Le dossier [vues] contient un fichier HTML statique :

dont le contenu est le suivant :

  Application exemple

  Application exemple active .

Si on charge ce fichier dans un navigateur, on obtient la page suivante :

L'URL affichée par le navigateur montre que la page n'a pas été délivrée par un serveur web mais directement chargée par le navigateur. Nous voulons maintenant qu'elle soit disponible via le serveur web Tomcat.

Revenons sur l'arborescence du répertoire :

La configuration des applications web déployées au sein du serveur Tomcat se fait à l'aide de fichiers XML placés dans le dossier [\conf\Catalina\localhost] :

Ces fichiers XML peuvent être créés à la main car leur structure est simple. Plutôt que d'adopter cette démarche, nous allons utiliser les outils web que nous offre Tomcat.

2.3.2    Administration de Tomcat

Sur sa page d'entrée http://localhost:8080, le serveur nous offre des liens pour l'administrer :

Le lien [Tomcat Administration] nous offre la possibilité de configurer les ressources mises par Tomcat à la disposition des applications web déployées en son sein, par exemple un pool de connexions à une base de données. Suivons le lien :

La page obtenue nous indique que l'administration de Tomcat 5.x nécessite un paquetage particulier appelé " admin ". Retournons sur le site de Tomcat :

Téléchargeons le zip libellé [Administration Web Application] puis décompressons-le. Son contenu est le suivant :

Le dossier [admin] doit être copié dans [\server\webapps] où est le dossier où a été installé tomcat 5.x :

Le dossier [localhost] contient un fichier [] qui doit être copié dans [\conf\Catalina\localhost] :

Arrêtons puis relançons Tomcat s'il était actif. Puis avec un navigateur, redemandons la page d'entrée du serveur web :

Suivons le lien [Tomcat Administration]. Nous obtenons une page d'identification :

Note : en fait, pour obtenir la page ci-dessous, j'ai du d'abord demander manuellement l'url []. Ce n'est qu'ensuite que le lien [Tomcat Administration] ci-dessus a fonctionné. J'ignore s'il s'agit ou non d'une erreur de procédure de ma part.

Ici, il faut redonner les informations que nous avons données au cours de l'installation de Tomcat. Dans notre cas, nous donnons le couple admin / admin. Le bouton [Login] nous amène à la page suivante :

Cette page permet à l'administrateur de Tomcat de définir

§  des sources de données (Data Sources),

§  les informations nécessaires à l'envoi de courrier (Mail Sessions),

§  des données d'environnement accessibles à toutes les applications (Environment Entries),

§  de gérer les utilisateurs/administrateurs de Tomcat (Users),

§  de gérer des groupes d'utilisateurs (Groups),

§  de définir des rôles (= ce que peut faire ou non un utilisateur),

§  de définir les caractéristiques des applications web déployées par le serveur (Service Catalina)

Suivons le lien [Roles] ci-dessus :

Un rôle permet de définir ce que peut faire ou ne pas faire un utilisateur ou un groupe d'utilisateurs. On associe à un rôle certains droits. Chaque utilisateur est associé à un ou plusieurs rôles et dispose des droits de ceux-ci. Le rôle [manager] cidessous donne le droit de gérer les applications web déployées dans Tomcat (déploiement, démarrage, arrêt, déchargement). Nous allons créer un utilisateur [manager] qu'on associera au rôle [manager] afin de lui permettre de gérer les applications de Tomcat. Pour cela, nous suivons le lien [Users] de la page d'administration :

Nous voyons qu'un certain nombre d'utilisateurs existent déjà. Nous utilisons l'option [Create New User] pour créer un nouvel utilisateur :

Nous donnons à l'utilisateur manager le mot de passe manager et nous lui attribuons le rôle manager. Nous utilisons le bouton [Save] pour valider cet ajout. Le nouvel utilisateur apparaît dans la liste des utilisateurs :

Ce nouvel utilisateur va être ajouté dans le fichier [\conf\] :

dont le contenu est le suivant :

1. 

2. 

3. 

4. 

5. 

6. 

7. 

8. 

9. 

10. 

11.   

12.   

        •      ligne 10 : l'utilisateur [manager] qui a été créé

Une autre façon d'ajouter des utilisateurs est de modifier directement ce fichier. C'est notamment ainsi qu'il faut procéder si, d'aventure, on a oublié le mot de passe de l'administrateur admin ou de manager.

2.3.3    Gestion des applications web déployées

Revenons maintenant à la page d'entrée [http://localhost:8080] et suivons le lien [Tomcat Manager] :

Nous obtenons alors une page d'authentification. Nous nous identifions comme manager / manager, c.a.d. l'utilisateur de rôle [manager] que nous venons de créer. En effet, seul un utilisateur ayant ce rôle peut utiliser ce lien. Ligne 11 de [], nous voyons que l'utilisateur [admin] a également le rôle [manager]. Nous pourrions donc utiliser également l'authentification [admin / admin].

Nous obtenons une page listant les applications actuellement déployées dans Tomcat :

Nous pouvons ajouter une nouvelle application grâce à des formulaires placés en bas de la page :

Ici, nous voulons déployer au sein de Tomcat, l'application exemple que nous avons construite précédemment. Nous le faisons de la façon suivante :

/exemple

Pour obtenir le fichier [C:\data\2005-2006\eclipse\dvp-eclipse-tomcat\exemple\vues\], nous demanderons à Tomcat l'URL [http://localhost:8080/exemple]. Le contexte sert donc à donner un nom à la racine de l'arborescence de l'application web déployée. Nous utilisons le bouton [Deploy] pour effectuer le déploiement de l'application. Si tout se passe bien, nous obtenons la page réponse suivante :

et la nouvelle application apparaît dans la liste des applications déployées :

Commentons la ligne du contexte /exemple ci-dessus :

/exemple   lien sur http://localhost:8080/exemple

Démarrer   permet de démarrer l'application

Arrêter    permet d'arrêter l'application

Recharger permet de recharger l'application. C'est nécessaire par exemple lorsqu'on a ajouté, modifié ou supprimé certaines classes de l'application.

Undeploy   suppression du contexte [/exemple]. L'application disparaît de la liste des applications disponibles.

Maintenant que notre application /exemple est déployée, nous pouvons faire quelques tests. Nous demandons la page [] via l'url [] :

Une autre façon de déployer une application web au sein du serveur Tomcat est de donner les renseignements que nous avons donnés via l'interface web, dans un fichier [contexte].xml placé dans le dossier [\conf\Catalina\localhost], où [contexte] est le nom de l'application web.

Revenons à l'interface d'administration de Tomcat :

Supprimons l'application [/exemple] avec son lien [Undeploy] :

L'application [/exemple] ne fait plus partie de la liste des applications actives. Maintenant définissons le fichier [] suivant :

1.

2.

Le fichier XML est constitué d'une unique balise <Context> dont l'attribut docBase définit le dossier contenant l'application web à déployer. Plaçons ce fichier dans \conf\Catalina\localhost :

Arrêtons et relançons Tomcat si besoin est, puis visualisons la liste des applications actives avec l'administrateur de Tomcat :

L'application [/exemple] est bien présente. Demandons, avec un navigateur, l'url : [] :

Une application web ainsi déployée peut être supprimée de la liste des applications déployées, de la même façon que précédemment, avec le lien [Undeploy] :

Dans ce cas, le fichier [] est automatiquement supprimé du dossier [\conf\Catalina\localhost].

Enfin, pour déployer une application web au sein de Tomcat, on peut également définir son contexte dans le fichier [\conf\]. Nous ne développerons pas ce point ici.

2.3.4    Application web avec page d'accueil

Lorsque nous demandons l'url [http://localhost:8080/exemple/], nous obtenons la réponse suivante :

Ce résultat dépend de la configuration de Tomcat. Avec des versions précédentes, nous aurions obtenu le contenu du dossier physique de l'application [/exemple]. C'est une bonne chose que désormais par défaut, Tomcat empêche cet affichage.

On peut faire en sorte que, lorsque le contexte est demandé, on affiche une page dite d'accueil. Pour cela, nous créons un fichier [] que nous plaçons dans le dossier \WEB-INF, où est le dossier physique de l'application web [/exemple]. Ce fichier est le suivant :

1.    

2.    

3.     xmlns:xsi=";

4.     xsi:schemaLocation=" " 5. version="2.4"> 6.

7.    Application Exemple

8.    Application web minimale

9.   

10. 

11. 

12. 

•   lignes 2-5 : la balise racine avec des attributs obtenus par copier / coller du fichier [] de l'application [/admin] de Tomcat ().

•   ligne 7 : le nom d'affichage de l'application web. C'est un nom libre qui a moins de contraintes que le nom de contexte de l'application. On peut y mettre des espaces par exemple, ce qui n'est pas possible avec le nom de contexte. Ce nom est affiché par exemple par l'administrateur Tomcat :

•   ligne 8 : description de l'application web. Ce texte peut ensuite être obtenu par programmation.

•   lignes 9-11 : la liste des fichiers d'accueil. La balise sert à définir la liste des vues à présenter lorsqu'un client demande le contexte de l'application. Il peut y avoir plusieurs vues. La première trouvée est présentée au client. Ici nous n'en avons qu'une : []. Ainsi, lorsqu'un client demandera l'url [/exemple], ce sera en fait l'url [] qui lui sera délivrée.

Sauvegardons ce fichier [] dans \WEB-INF :

Si Tomcat est toujours actif, il est possible de le forcer à recharger l'application web [/exemple] avec le lien [Recharger] :

Lors de cette opération de " rechargement ", Tomcat relit le fichier [] contenu dans [\WEB-INF] s'il existe. Ce sera le cas ici. Si Tomcat était arrêté, le relancer.

Avec un navigateur, demandons l'URL [http://localhost:8080/exemple/] :

Le mécanisme des fichiers d'accueil a fonctionné.

2.4

Installation d'Eclipse

Eclipse est un environnement de développement multi-langages. Il est beaucoup utilisé dans le développement Java. C'est un outil extensible par adjonction d'outils appelés plugins. Il existe un grand nombre de plugins et c'est ce qui fait la force d'Eclipse.

Eclipse est disponible à l'url [] :

Nous souhaitons utiliser Eclipse pour faire du développement web en Java. Il existe un certain nombre de plugins pour cela. Ils aident à vérifier la syntaxe des pages JSP, des fichiers XML, et permettent de tester une application web à l'intérieur d'Eclipse. Nous utiliserons l'un de ces plugins, appelé Web Tools Package (WTP). La démarche normale d'installation d'Eclipse est normalement la suivante :

1.    installer Eclipse

2.    installer les plugins dont on a besoin

Le plugin WTP nécessite lui-même d'autres plugins ce qui fait que son installation est assez complexe. Aussi  le site d'Eclipse propose-t-il un paquetage comprenant la plate-forme de développement Eclipse et le plugin WTP avec tous les autres plugins dont celui-ci a besoin. Ce paquetage est disponible sur le site d'Eclipse (mai 2006) à l'url

[] :

Suivons le lien [1.0.2] ci-dessus :

Nous téléchargeons le paquetage [wtp] avec le lien ci-dessus. Le fichier zippé obtenu a le contenu suivant :

Il suffit de décompresser ce contenu dans un dossier. Nous appellerons désormais ce dossier . Son contenu est le suivant :

[] est l'exécutable et [] le fichier de configuration de celui-ci. Regardons le contenu de celui-ci :

1.

-vmargs

2.

-Xms40m

3.

-Xmx256m

Ces arguments sont utilisés lors du lancement d'Eclipse de la façon suivante : -vmargs -Xms40m -Xmx256m

On arrive au même résultat obtenu avec le fichier .ini en créant un raccourci qui lancerait Eclipse avec ces mêmes arguments. Explicitons ceux-ci :

•   -vmargs : indique que les arguments qui suivent sont destinés à la machine virtuelle Java qui va exécuter Eclipse. En effet, Eclipse est une application Java.

•   -Xms40m : ?

•   -Xmx256m : fixe la taille mémoire en Mo allouée à la machine virtuelle Java (JVM) qui exécute Eclipse. Par défaut, cette taille est de 256 Mo comme montré ici. Si la machine le permet, 512 Mo est préférable.

Ces arguments sont passés à la JVM qui va exécuter Eclipse. La JVM est représentée par un fichier [] ou []. Comment celui-ci est-il trouvé ? En fait, il est cherché de différentes façons :

1.    dans le PATH de l'OS

2.    dans le dossier /jre/bin où JAVA_HOME est une variable système définissant le dossier racine d'un JDK.

3.    à un emplacement passé en argument à Eclipse sous la forme -vm \

Cette dernière solution est préférable car les deux autres sont sujettes aux aléas des installations ultérieures d'applications qui peuvent soit changer le PATH de l'OS, soit changer la variable JAVA_HOME.

Nous créons donc le raccourci suivant :

cible      \ -vm "C:\Program Files\Java\jre1.5.0_06\bin\" -vmargs -Xms40m -Xmx512m

Démarrer dossier d'installation d'Eclipse dans

Ceci fait, lançons Eclipse via ce raccourci. On obtient une première boîte de dialogue :

Un [workspace] est un espace de travail. Acceptons les valeurs par défaut proposées. Par défaut, les projets Eclipse créés le seront dans le dossier spécifié dans cette boîte de dialogue. Il y a moyen de contourner ce comportement. C'est ce que nous ferons systématiquement. Aussi la réponse donnée à cette boîte de dialogue n'est-elle pas importante.

Passée cette étape, l'environnement de développement Eclipse est affiché :

Nous fermons la vue [Welcome] comme suggéré ci-dessus :

Avant de créer un projet Java, nous allons configurer Eclipse pour indiquer le JDK à utiliser pour compiler les projets Java. Pour cela, nous prenons l'option [Window / Preferences / Java / Installed JREs ] :

Normalement, le JRE (Java Runtime Environment)  qui a été utilisé pour lancer Eclipse lui-même doit être présent dans la liste des JRE. Ce sera le seul normalement. Il est possible d'ajouter des JRE avec le bouton [Add]. Il faut alors désigner la racine du JRE. Le bouton [Search] va lui, lancer une recherche de JREs sur le disque. C'est un bon moyen de savoir où on en est dans les JREs qu'on installe puis qu'on oublie de désinstaller lorsqu'on passe à une version plus récente. Ci-dessus, le JRE coché est celui qui sera utilisé pour compiler et exécuter les projets Java.

Le JRE qui sera utilisé dans nos exemples est celui qui a été installé au paragraphe 2.1 et qui a également servi à lancer Eclipse. Un double clic dessus donne accès à ses propriétés :

Maintenant, créons un projet Java [File / New / Project] :

Choisir [Java Project], puis [Next] ->

Dans [2], nous indiquons un dossier vide dans lequel sera installé le projet Java. Dans [1], nous donnons un nom au projet. Il n'a pas à porter le nom de son dossier comme pourrait le laisser croire l'exemple ci-dessus. Ceci fait, on utilise le bouton [Finish] pour terminer l'assistant de création. Cela revient à accepter les valeurs par défaut proposées par les pages suivantes de l'assistant.

Nous avons alors un squelette de projet Java :

Cliquons droit sur le projet [test1] pour créer une classe Java :

•   dans [1], le dossier où sera créée la classe. Eclipse propose par défaut le dossier du projet courant.

•   dans [2], le paquetage dans lequel sera placée la classe

•   dans [3], le nom de la classe

•   dans [4], nous demandons à ce que la méthode statique [main] soit générée

Nous validons l'assistant par [Finish]. Le projet est alors enrichi d'une classe :

Eclipse a généré le squelette de la classe. Celui-ci est obtenu en double-cliquant sur [] ci-dessus :

Nous modifions le code ci-dessus de la façon suivante :

Nous exécutons le programme [] : [clic droit sur -> Run As -> Java Application]

Le résultat de l'exécution est obtenu dans la fenêtre [Console] :

2.5

Intégration Tomcat - Eclipse

Afin de travailler avec Tomcat tout en restant au sein d'Eclipse, il nous faut déclarer ce serveur dans la configuration d'Eclipse. Pour cela, nous prenons l'option [File / New / Other]. Nous obtenons alors l'assistant suivant :

Nous choisissons de créer un nouveau serveur. Nous sélectionnons l'icône [Server] ci-dessus puis faisons [Next] :

L'ajout du serveur se concrétise par celui d'un dossier dans l'explorateur de projets d'Eclipse :

Pour gérer Tomcat depuis Eclipse, nous faisons apparaître la vue appelée [Servers] avec l'option [Window -> Show View -> Other -> Server] :

Faire [OK]. La vue [Servers] apparaît alors :

Apparaîssent dans cette vue, tous les serveurs déclarés, ici le serveur Tomcat 5.5 que nous venons d'enregistrer. Un clic droit dessus donne accès aux commandes permettant de démarrer – arrêter – relancer le serveur :

Ci-dessus, nous lançons le serveur. Lors de son démarrage, un certain nombre de logs sont écrits dans la vue [Console] :

1.

11 mai 2006 15:31:16 .AprLifecycleListener lifecycleEvent

2.

INFO: The Apache Tomcat Native library which allows optimal performance in production environments

was not found on the : C:\Program Files\Java\jre1.5.0_06\bin;.;C:\WINDOWS\system32;

3.

11 mai 2006 15:31:16 org.apache.coyote.http11.Http11BaseProtocol init

4.

INFO: Initialisation de Coyote HTTP/1.1 sur http-8080

5.

6.

INFO: Server startup in 1641 ms

La compréhension de ces logs demande une certaine habitude. Nous ne nous apesantirons pas dessus pour le moment. Il est cependant important de vérifier qu'ils ne signalent pas d'erreurs de chargement de contextes. En effet, lorsqu'il est lancé, le serveur Tomcat / Eclipse va chercher à charger le contexte des applications qu'il gère. Charger le contexte d'une application implique d'exploiter son fichier [] et de charger une ou plusieurs classes l'initialisant. Plusieurs types d'erreurs peuvent alors se produire :

-    le fichier [] est syntaxiquement incorrect. C'est l'erreur la plus fréquente. Il est conseillé d'utiliser un outil capable de vérifier la validité d'un document XML lors de sa construction.

-    certaines classes à charger n'ont pas été trouvées. Elles sont cherchées dans [WEB-INF/classes] et [WEBINF/lib]. Il faut en général vérifier la présence des classes nécessaires et l'orthographe de celles déclarées dans le fichier [].

Le serveur lancé à partir d'Eclipse n'a pas la même configuration que celui installé au paragraphe 2.2, page 4. Pour nous en assurer, demandons l'url [http://localhost:8080] avec un navigateur :

Cette réponse n'indique pas que le serveur ne fonctionne pas mais que la ressource / qui lui est demandée n'est pas disponible. Avec le serveur Tomcat intégré à Eclipse, ces ressources vont être des projets web. Nous le verrons ultérieurement. Pour le moment, arrêtons Tomcat :

Le mode de fonctionnement précédent peut être changé. Revenons dans la vue [Servers] et double-cliquons sur le serveur Tomcat pour avoir accès à ses propriétés :

La case à cocher [1] est responsable du fonctionnement précédent. Lorsqu'elle est cochée, les applications web développées sous Eclipse ne sont pas déclarées dans les fichiers de configuration du serveur Tomcat associé mais dans des fichiers de configuration séparés. Ce faisant, on ne dispose pas des applications définies par défaut au sein du serveur Tomcat : [admin] et [manager] qui sont deux applications utiles. Aussi, allons-nous décocher [1] et relancer Tomcat :

Ceci fait, demandons l'url [http://localhost:8080] avec un navigateur :

Nous retrouvons le fonctionnement décrit au paragraphe 2.3.3, page 14.

Nous avons, dans nos exemples précédents, utilisé un navigateur extérieur à Eclipse. On peut également utiliser un navigateur interne à Eclipse :

Nous sélectionnons ci-dessus, le navigateur interne. Pour le lancer à partir d'Eclipse on peut utiliser l'icône suivante :

Le navigateur réellement lancé sera celui sélectionné par l'option [Window -> Web Browser]. Ici, nous obtenons le navigateur interne :

Lançons si besoin est Tomcat à partir d'Eclipse et demandons dans [1] l'url [http://localhost:8080] :

Suivons le lien [Tomcat Manager] :

Le couple [login / mot de passe] nécessaire pour accéder à l'application [manager] est demandé. D'après la configuration de Tomcat que nous avons faite précédemment, on peut taper [admin / admin] ou [manager / manager]. On obtient alors la liste des applications déployées :

Nous voyons l'application [personne] que nous avons créée. Le lien [Recharger] associé nous sera utile ultérieurement.

3    Les bases du développement web en Java

Nous abordons maintenant le développement d'applications web dynamiques, c.a.d. des applications dans lesquelles les pages HTML envoyées à l'utilisateur sont générées par des programmes.

3.1

Création d'un projet web sous Eclipse

Nous allons développer une première application web avec Eclipse/Tomcat. Nous reprenons une démarche analogue à celle utilisée pour créer une application web sans Eclipse. Eclipse lancé, nous créons un nouveau projet :

que nous définissons comme un projet web dynamique :

Dans la première page de l'assistant de création, nous précisons le nom du projet [1] et son emplacement [2] :

Dans la seconde page de l'assistant nous acceptons les valeurs par défaut :

La dernière page de l'assistant nous demande de définir le contexte [3] de l'application :

Une fois l'assistant validé par [Finish], Eclipse se connecte au site [] pour récupérer certains documents qu'il veut mettre en cache afin d'éviter des accès réseau inutiles. Une demande d'agrément de licence est alors demandée :

On l'accepte. Eclipse crée le projet web. Pour l'afficher, il utilise un environnement, appelé perspective, différent de celui utilisé pour un projet Java classique :

La perspective associée à un projet web est la perspective J2EE. Nous l'acceptons pour voir Le résultat obtenu est le suivant :

La perspective J2EE est en fait inutilement complexe pour les projets web simples. Dans ce cas, la perspective Java est suffisante. Pour l'obtenir, nous utilisons l'option [Window -> Open perspective -> Java] :

src : contiendra le code Java des classes de l'application ainsi que les fichiers qui doivent être dans le Classpath de l'application.

build/classes (non représenté) : contiendra les .class des classes compilées ainsi qu'une copie de tous les fichiers autres que .java placés dans src. Une application web utilise fréquemment des fichiers dits fichiers "ressource" qui doivent être dans le Classpath de l'application, c.a.d. l'ensemble des dossiers qui sont explorés par la JVM lorsque l'application fait référence à une classe, soit pendant la compilation soit à l'exécution. Eclipse fait en sorte que le dossier build/classes fasse partie du c web. On place dans le dossier src les fichiers "ressource" sachant qu'Eclipse les recopiera automatiquement dans build/classes.

WebContent : contiendra les ressources de l'application web qui n'ont pas à être dans le dans le Classpath de l'application.

WEB-INF/lib : contiendra les archives .jar dont a besoin l'application web.

Examinons le contenu du fichier [] qui configure l'application [personne] :

1.   

2.   

xsi:schemaLocation="

">

3.    personne

4.   

5.   

6.   

7.   

8.   

9.   

10. 

11. 

12. 

Nous avons déjà rencontré de type de configuration lorsque nous avons étudié la création de pages d'accueil au paragraphe 2.3.4, page 17. Ce fichier ne fait rien d'autre que de définir une série de pages d'accueil. Nous ne gardons que la première. Le fichier [] devient le suivant :

1.   

2.   

3.    xmlns=";

4.    xmlns:xsi=";

5.    xsi:schemaLocation=" ">

6.    personne

7.   

8.   

9.   

10.  

Le contenu du fichier XML ci-dessus doit obéir aux règles de syntaxe définies dans le fichier désigné par l'attribut [xsi:schemaLocation] de la balise d'ouverture . Ce fichier est ici []. C'est un fichier XML qu'on peut demander directement avec un navigateur. Si celui-ci est suffisamment récent, il saura afficher un fichier XML :

Eclipse va chercher à vérifier la validité du document XML à l'aide du fichier .xsd précisé dans l'attribut [xsi:schemaLocation] de la balise d'ouverture . Il va pour cela faire un accès réseau. Si votre ordinateur est sur un réseau privé, il faut alors indiquer à Eclipse la machine à utiliser pour sortir du réseau privé, appelée proxy HTTP. Cela se fait avec l'option [Window -> Preferences -> Internet] :

On coche (1) si on est sur un réseau privé. Dans (2), on indique le nom de la machine qui supporte le proxy HTTP et dans (3) le port d'écoute de celui-ci. Enfin dans (4), on indique les machines pour lesquelles il ne faut pas passer par le proxy, des machines qui sont sur le même réseau privé que la machine avec laquelle on travaille.

Nous allons créer maintenant le fichier [] de la page d'accueil.

3.2

Création d'une page d'accueil

Nous cliquons droit sur le dossier [WebContent] puis prenons l'option [New -> Other] :

Nous choisissons le type [HTML] et faisons [Next] ->

Ci-dessus, nous sélectionnons le dossier parent [WebContent] en (1) ou en (2) puis nous précisons en (3) le nom du fichier à créer. Ceci fait, nous passons à la page suivante de l'assistant :

Avec (1), nous pouvons générer un fichier HTML pré-rempli par (2). Si on décoche (1), on génère un fichier HTML vide. Nous gardons la coche (1) afin de bénéficier d'un squelette de code. Nous terminons l'assistant par [Finish]. Le fichier [] est alors créé :

avec le contenu suivant :

1.   

2.   

3.   

4.   

5.    Insert title here

6.   

7.    8.

9.  

10.

Nous modifions ce fichier de la façon suivante :

Application personne

Application personne active

Vous êtes sur la page d'accueil

3.3

Test de la page d'accueil

Si elle n'est pas présente, faisons apparaître la vue [Servers] avec l'option [Window - > Show View -> Other -> Servers] puis cliquons droit sur le serveur Tomcat 5.5 :

L'option [Add and Remove Objects] ci-dessus permet d'ajouter / retirer des applications web au serveur Tomcat :

Les projets web connus d'Eclipse sont présentés en (1). On peut les enregistrer sur le serveur Tomcat par (2). Les applications web enregistrées auprès du serveur Tomcat apparaissent en (4). On peut les désenregistrer avec (3). Enregistrons le projet [personne] :

puis terminons l'assistant d'enregistrement par [Finish]. La vue [Servers] montre que le projet [personne] a été enregistré sur Tomcat :

Maintenant, lançons le serveur Tomcat :

Lançons le navigateur web :

puis demandons l'url [http://localhost:8080/personne]. Cette url est celle de la racine de l'application web. Aucun document n'est demandé. Dans ce cas, c'est la page d'accueil de l'application qui est affichée. Si elle n'existe pas, une erreur est signalée. Ici la page d'accueil existe. C'est le fichier [] que nous avons créé précédemment. Le résultat obtenu est le suivant :

Il est conforme à ce qui était attendu. Maintenant, prenons un navigateur externe à Eclipse et demandons la même url :

L'application web [personne] est donc connue également à l'extérieur d'Eclipse.

3.4

Création d'un formulaire HTML

Nous créons maintenant un document HTML statique [] dans le dossier [personne] :

Pour le créer, on suivra la procédure décrite au paragraphe 3.2, page 33. Son contenu sera le suivant :

1.   

2.   

3.   

4.    Personne - formulaire

5.   

6.   

7.   

8.   

Personne - formulaire

9.   


10.     

11.     

12.     

13.     Nom

14.     

15.     

16.     

17.     Age

18.     

19.     

20.     

21.     

22.     

23.     

24.     

25.     

26.     

27.     

28.     

29.     

30.     

31.     

Le code HTML ci-dessus correspond au formulaire ci-dessous :

Sauvegardons le document dans le dossier /WebContent. Lançons Tomcat si besoin est. Avec un navigateur demandons l'URL :

L'architecture client / serveur de cette application basique est la suivante :

Le serveur web est entre l'utilisateur et l'application web et n'a pas été représenté ici. [] est un document statique qui délivre à chaque requête du client le même contenu. La programmation web vise à générer du contenu adapté à la requête du client. Ce contenu est alors généré par programme. Une première solution est d'utiliser une page JSP (Java Server Page) à la place du fichier HTML statique. C'est ce que nous voyons maintenant.

3.5

Création d'une page JSP

Lectures [ref1] : chapitre 1, chapitre 2 : 2.2, 2.2.1, 2.2.2, 2.2.3, 2.2.4

L'architecture client / serveur précédente est transformée comme suit :

Une page JSP est une forme de page HTML paramétrée. Certains éléments de la page ne reçoivent leur valeur qu'au moment de l'exécution. Ces valeurs sont calculées par programme. On a donc une page dynamique : des requêtes successives sur la page peuvent amener des réponses différentes. Nous appelons ici réponse, la page HTML affichée par le navigateur client. Au final, c'est toujours un document HTML que reçoit le navigateur. Ce document HTML est généré par le serveur web à partir de la page JSP. Celle-ci sert de modèle. Ses éléments dynamiques sont remplacés par leurs valeurs effectives au moment de la génération du document HTML.

Pour créer une page JSP, nous cliquons droit sur le dossier [WebContent] puis prenons l'option [New -> Other] :

Nous choisissons le type [JSP] et faisons [Next] ->

Ci-dessus, nous sélectionnons le dossier parent [WebContent] en (1) ou en (2) puis nous précisons en (3) le nom du fichier à créer. Ceci fait, nous passons à la page suivante de l'assistant :

Avec (1), nous pouvons générer un fichier JSP pré-rempli par (2). Si on décoche (1), on génère un fichier JSP vide. Nous gardons la coche (1) afin de bénéficier d'un squelette de code. Nous terminons l'assistant par [Finish]. Le fichier [] est alors créé :

avec le contenu suivant :

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1" pageEncoding="ISO-8859-1"%>

2.   

3.   

4.   

5.   

6.    Insert title here

7.   

8.    9.

10.

11.

La ligne 1 indique que nous avons affaire à une page JSP. Nous transformons le texte ci-dessus de la façon suivante :

27.    28.    Age31.    

1.     <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.     pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.    

4.  <%

5.  // on récupère les paramètres

6.  String nom=request.getParameter("txtNom");

7.  if(nom==null) nom="inconnu";

8.  String age=request.getParameter("txtAge");

9.  if(age==null) age="xxx"; 

10.    %>

11.

12.    

13.    

14.    

15.     Personne - formulaire

16.    

17.    

18.    

19.    

Personne - formulaire

20.    


21.    

22.    

23.    

24.    

Nom

25.           

26.    

29.           

30.    

32.    

33.    

34.    

35.    

36.    

37.    

38.    

39.    

40.    

41.    

42.    

Le document initialement statique est maintenant devenu dynamique par introduction de code Java. Pour ce type de document, nous procèderons toujours comme suit :

§  nous mettons du code Java dès le début du document pour récupérer les paramètres nécessaires au document pour s'afficher. Ceux-ci seront souvent dans l'objet request. Cet objet représente la requête du client. Celle-ci peut passer au travers de plusieurs servlets et pages JSP qui ont pu l'enrichir. Ici, elle nous arrivera directement du navigateur.

§  le code HTML se trouve à la suite. Il se contentera le plus souvent d'afficher des variables calculées auparavant dans le code Java au moyen de balises <%= variable %>. On notera ici que le signe = est collé au signe %. C'est une cause fréquente d'erreurs.

Que fait le document dynamique précédent ?

§  lignes 6-9 : il récupère dans la requête, deux paramètres appelés [txtNom] et [txtAge] et met leurs valeurs dans les variables [nom] (ligne 6) et [age] (ligne 8). S'il ne trouve pas les paramètres, il donne aux variables associées des valeurs par défaut.

§  il affiche la valeur des deux variables [nom, age] dans le code HTML qui suit (lignes 25 et 29).

Faisons un premier test. Lançons Tomcat si besoin est, puis avec un navigateur, demandons l'URL :

Le document a été appelé sans passage de paramètres. Les valeurs par défaut ont donc été affichées. Maintenant demandons l'URL ?txtNom=martin&txtAge=14 :

Cette fois-ci, nous avons passé au document , les paramètres txtNom et txtAge qu'il attend. Il les a donc affichés. On sait qu'il y a deux méthodes pour passer des paramètres à un document web : GET et POST. Dans les deux cas, les paramètres passés se retrouvent dans l'objet prédéfini request. Ici, ils ont été passés par la méthode GET.

3.6

Création d'une servlet

Lectures [ref1] : chapitre 1, chapitre 2 : 2.1, 2.1.1, 2.1.2, 2.3.1

Dans la version précédente, la requête du client était traitée par une page JSP. Lors du premier appel à celle-ci, le serveur web, ici Tomcat, crée une classe Java à partir de cette page et compile celle-ci. C'est le résultat de cette compilation qui au final traite la requête du client. La classe générée à partir de la page JSP est une servlet parce qu'elle implémente l'interface [javax.Servlet]

:

La requête du client peut être traitée par toute classe implémentant cette interface. Nous construisons maintenant une telle classe :  ServletFormulaire. L'architecture client / serveur précédente est transformée comme suit :

Avec l'architecture à base de page JSP, le document HTML envoyé au client était généré par le serveur web à partir de la page JSP qui servait de modèle. Ici le document HTML envoyé au client sera entièrement généré par la servlet.

3.6.1    Création de la servlet

Sous Eclipse, cliquons droit sur le dossier [src] et prenons l'option de création d'une classe :

puis définissons les caractéristiques de la classe à créer :

Dans (1), on met un nom de paquetage, dans (2) le nom de la classe à créer. Celle-ci doit dériver de la classe indiquée en (3).  Il est inutile de taper soi-même le nom complet de celle-ci. Le bouton (4) permet l'accès aux classes actuellement dans le Classpath de l'application web :

En (1) on tape le nom de la classe recherchée. On obtient en (2) les classes du Classpath dont le nom contient la chaîne tapée en (1).

Après validation de l'assistant de création, le projet web [personne] est modifié de la façon suivante :

La classe [ServletFormulaire] a été créée avec un squelette de code :

La copie d'écran ci-dessus montre qu'Eclipse signale un [warning] sur la ligne déclarant la classe. Cliquons sur l'icône (lampe) signalant ce [warning] :

Après avoir cliqué sur (1), des solutions pour supprimer le [warning] nous sont proposées dans (2). La sélection de l'une d'elles provoque l'apparition dans (3) de la modification de code que son choix va amener.

Java 1.5 a amené des modifications au langage Java et ce qui était correct dans une version antérieure peut désormais faire l'objet de [warnings]. Ceux-ci ne signalent pas des erreurs qui pourraient empêcher la compilation de la classe. Ils sont là pour attirer l'attention du développeur sur des points de code qui pourraient être améliorés. Le [warning] présent indique qu'une classe devrait avoir un numéro de version. Celui-ci est utilisé pour la sérialisation / désérialisation des objets, c.a.d. lorsqu'un objet Java .class en mémoire doit être transformé en une suite de bits envoyés séquentiellement dans un flux d'écriture ou l'inverse lorsqu'un objet Java .class en mémoire doit être créé à partir d'une suite de bits lus séquentiellement dans un flux de lecture. Tout cela est fort éloigné de nos préoccupations actuelles. Aussi allons-nous demander au compilateur d'ignorer ce warning en choisissant la solution [Add @SuppressWarnings ]. Le code devient alors le suivant :

Il n'y a plus de [warning]. La ligne ajoutée s'appelle une " annotation ", une notion apparue avec Java 1.5. Nous complèterons ce code ultérieurement.

3.6.2    Classpath d'un projet Eclipse

Le Classpath d'une application Java est l'ensemble des dossiers et explorées lorsque le compilateur la compile ou lorsque la JVM l'exécute. Ces deux Classpath ne sont pas forcément identiques, certaines classes n'étant utiles qu'à l'exécution et pas à la compilation. Le compilateur Java aussi bien que la JVM ont un argument qui permet de préciser le Classpath de l'application à compiler ou exécuter. De façon plus ou moins transparente pour l'utilisateur, Eclipse assure la construction et le passage de cet argument à la JVM.

Comment peut-on connaître les éléments du Classpath d'un projet Eclipse ? Avec l'option [ / Build Path / Configure Build Path] :

Nous obtenons alors l'assistant de configuration suivant :

L'onglet (1) [Libraries] permet de définir la liste des archives .jar qui font partie du Classpath de l'application. Elles sont donc explorées par la JVM lorsque l'application demande une classe. Les boutons [2] et [3] permettent d'ajouter des archives au Classpath. Le bouton [2] permet de désigner des archives présentes dans les dossiers des projets gérés par Eclipse alors que le bouton [3] permet de désigner toute archive du système de fichiers de l'ordinateur.

Ci-dessus on voit apparaître trois bibliothèques (Libraries) :

•   [JRE System Library] : librairie de base pour les projets Java d'Eclipse :

•   [Tomcat v5.5 runtime] : librairie apportée par le serveur Tomcat. Elle comporte les classes nécessaires au développement web. Cette librairie est incluse dans tout projet web d'Eclipse ayant été associé au serveur Tomcat.

C'est l'archive [] qui contient la classe [.HttpServlet], classe parent de la classe [ServletFormulaire] que nous sommes en train de créer. C'est parce que cette archive est dans le  Classpath de l'application qu'elle a pu être proposée comme classe parent dans l'assistant rappelé ci-dessous.

Si ce n'avait pas été le cas, elle ne serait pas apparue dans les propositions de [2]. Si donc dans cet assistant, on veut référencer une classe parent et que celle-ci n'est pas proposée, c'est que, soit on se trompe dans le nom de cette classe, soit l'archive qui la contient n'est pas dans le Classpath de l'application.

•   [Web App Libraries] rassemble les archives présentes dans le dossier [WEB-INF/lib] du projet. Ici il est vide :

Les archives du Classpath du projet Eclipse sont présentes dans l'explorateur de projets. Par exemple, pour le projet web [personne] :

L'explorateur de projets nous donne accès au contenu de ces archives :

Ainsi ci-dessus, on peut voir que c'est l'archive [] qui contient la classe [.HttpServlet].

3.6.3    Configuration de la servlet

Lectures [ref1] : chapitre 2 : 2.3, 2.3.1, 2.3.2, 2.3.3, 2.3.4

Le fichier [] sert à configurer l'application web :

Ce fichier, pour le projet [personne] est actuellement le suivant (cf page 32) :

1.   

2.   

3.    xmlns=";

4.    xmlns:xsi=";

5.    xsi:schemaLocation=" ">

6.    personne

7.   

8.   

9.   

10.  

Il indique seulement l'existence d'un fichier d'accueil (ligne 8). Nous le faisons évoluer pour déclarer :

•   l'existence de la servlet [ServletFormulaire]

•   les URL traitées par cette servlet

•   des paramètres d'initialisation de la servlet

Le fichier de notre application personne sera le suivant :

1.   

2.   

3.    xmlns=";

4.    xmlns:xsi=";

5.    xsi:schemaLocation=" ">

6.    personne

7.  

8.   formulairepersonne

9.  

10.     .servlets.personne.ServletFormulaire

11.    

12.    

13.     defaultNom

14.     inconnu

15.    

16.    

17.     defaultAge

18.     XXX

19.    

20.    

21.    

22.     formulairepersonne

23.     /formulaire

24.    

25. 

26. 

27. 

28. 

Les points principaux de ce fichier de configuration sont les suivants :

§  les lignes 7-24 sont liées à la présence de la servlet [ServletFormulaire]

§  lignes 7-20 : la configuration d'une servlet se fait entre les balises <servlet> et servlet>. Une application peut comporter plusieurs servlets et donc autant de sections de configuration <servlet> servlet>.

§  ligne 8 : la balise <servlet-name> fixe un nom à la servlet - peut être quelconque

§  lignes 9-11 : la balise <servlet-class> donne le nom complet de la classe correspondant à la servlet. Tomcat ira chercher cette classe dans le Classpath du projet web [personne]. Il la trouvera dans [build/classes] :

§  lignes 12-15 : la balise <init-param> sert à passer des paramètres de configuration à la servlet. Ceux-ci sont généralement lus dans la méthode init de la servlet car les paramètres de configuration de celle-ci doivent être connus dès son premier chargement.

§  lignes 13-14 : la balise <param-name> fixe le nom du paramètre et <param-value> sa valeur.

§  les lignes 12-15 définissent un paramètre [defaultNom,"inconnu"] et les lignes 16-19 un paramètre [defaultAge,"XXX"]

§  lignes 21-24 : la balise <servlet-mapping> sert à associer une servlet (servlet-name) à un modèle d'URL (urlpattern). Ici le modèle est simple. Il dit qu'à chaque fois qu'une URL aura la forme /formulaire, il faudra utiliser la servlet formulairepersonne, c.a.d. la classe [.servlets.ServletFormulaire] (lignes 8-11). Il n'y a donc qu'une url acceptée par la servlet [formulairepersonne].

3.6.4    Le code de la servlet [ServletFormulaire]

La servlet [ServletFormulaire] aura le code suivant :

1. package .servlets.personne;

"+

59.         "

"+

"+

61.         "

"+"+

63.    "

"+

64.    "

"+65. "

"+

2.

3.     import .IOException;

4.     import .PrintWriter; 5.

6.   import javax.servlet.ServletConfig;

7.   import javax.servlet.ServletException;

8.     import .HttpServlet;

9.     import .HttpServletRequest; 10. import .HttpServletResponse; 11.

12.    @SuppressWarnings("serial")

13.    public class ServletFormulaire extends HttpServlet { 14.

15. // paramètres d'instance

16.    private String defaultNom = null;

17.    private String defaultAge = null; 18.

19. // init

20. public void init() {

21.   // on récupère les paramètres d'initialisation de la servlet

22.   ServletConfig config = getServletConfig();

23.   defaultNom = config.getInitParameter("defaultNom");

24.     if (defaultNom == null)

25.     defaultNom = "NNNNNNNNNNNNNNN";

26.     defaultAge = config.getInitParameter("defaultAge");

27.     if (defaultAge == null)

28.     defaultAge = "AAA";

29.     }

30.

31. // GET

32.     public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

33.     throws IOException, ServletException {

34.

35.     // on récupère les paramètres du formulaire

36.     String nom = request.getParameter("txtNom");

37.     if (nom == null) {

38.     nom = defaultNom;

39.     }

40.     String age = request.getParameter("txtAge");

41.     if (age == null) {

42.     age = defaultAge;

43.     }

44.     // on affiche le formulaire

45.     response.setContentType("text/html");

46.       PrintWriter out = response.getWriter();

47.       out.println(

48.       ""+

49.       ""+

50.         "Personne - formulaire"+

51.         ""+

52.    ""+

53.    "

"+

54.    "

Personne - formulaire

"+55. "


"+

56.        "

"+

57.        "

"+

58.         "

Nom

60.         "

62.    "

Age

66. "

"+ 67. ""+"+

69.         "

"+

"+

71.         "

"+

"+73.          "

68.         "

70.         "

72.          "

"+

74.          ""+

75.          ""+

76.       ""+

77.       ""

78.       );

79.       }

80.

81. // POST

82.     public void doPost(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

83.     throws IOException, ServletException {

84.   // on passe la main au GET

85.   doGet(request, response);

86.   }

87.   }

A la simple lecture de la servlet, on peut constater qu'elle est beaucoup plus complexe que la page JSP correspondante. C'est une généralité : une servlet n'est pas adaptée pour générer du code HTML. Ce sont les pages JSP qui sont faites pour cela. Nous aurons l'occasion d'y revenir. Explicitons quelques points importants de la servlet ci-dessus :

-    lorsqu'une servlet est appelée pour la 1ère fois, sa méthode init (ligne 20) est appelée. C'est le seul cas où elle est appelée.

-    si la servlet a été appelée par la méthode HTTP GET, la méthode doGet (ligne 32) est appelée pour traiter la requête du client.

-    si la servlet a été appelée par la méthode HTTP POST, la méthode doPost (ligne 82) est appelée pour traiter la requête du client.

La méthode init sert ici à récupérer dans [] les valeurs des paramètres d'initialisation appelés " defaultNom " et " defaultAge ". La méthode init exécutée au chargement initial de la servlet est le bon endroit pour récupérer le contenu du fichier [].

•   ligne 22 : la configuration [config] du projet web est récupérée. Cet objet reflète le contenu du fichier [] de l'application.

•   ligne 23 : on récupère dans cette configuration la valeur de type String du paramètre appelé " defaultNom ". Ce paramètre aura pour valeur le nom d'une personne. S'il n'existe pas, on obtiendra la valeur null.

•   lignes 24-25 : si le paramètre appelé " defaultNom " n'existe pas, on donne une valeur par défaut à la variable [defaultNom].

•   lignes 26-29 : on fait de même pour le paramètre appelé " defaultAge ".

La méthode doPost renvoie à la méthode doGet. Cela signifie que le client pourra envoyer indifféremment ses paramètres par un POST ou un GET.

La méthode doGet :

§  ligne 32 : la méthode reçoit deux paramètres request et response. request est un objet représentant la totalité de la requête du client. Elle est de type HttpServletRequest qui est une interface. response est de type HttpServletResponse qui est également une interface. L'objet response sert à envoyer une réponse au client.

§  request.getParameter("param") sert à récupérer dans la requête du client la valeur du paramètre de nom param. Ligne 36, on récupère la valeur du paramètre " txtNom ", ligne 40 celle du paramètre " txtAge ". Si ces paramètres ne sont pas présents dans la requête, on obtient la valeur null comme valeur du paramètre.

§  lignes 37-39 :  si le paramètre " txtNom " n'est pas dans la requête, on affecte à la variable " nom " le nom par défaut " defaultNom " initialisé dans la méthode init. Il est fait de même lignes 41-43 pour l'âge.

§  ligne 45 : response.setContentType(String) sert à fixer la valeur de l'entête HTTP Content-type. Cet entête indique au client la nature du document qu'il va recevoir. Le type text/html indique un document HTML.

§  ligne 46 : response.getWriter() sert à obtenir un flux d'écriture vers le client

§  lignes 47-78 : on écrit le document HTML à envoyer au client dans le flux d'écriture obtenu ligne 46.

La compilation de cette servlet va produire un fichier .class dans le dossier [build/classes] du projet [personne] :

Le lecteur est invité à consulter l'aide Java sur les servlets. On pourra pour cela s'aider de Tomcat. Sur la page d'entrée de Tomcat 5, on a un lien [Documentation] :

Ce lien mène à une page que le lecteur est invité à explorer. Le lien sur la documentation des servlets est le suivant :

3.6.5    Test de la servlet

Nous sommes prêts pour faire un test.  Lançons le serveur Tomcat si besoin est.

Puis demandons avec un navigateur l'URL [http://localhost:8080/personne/formulaire]. Nous demandons ici l'url [/formulaire] du contexte [/personne]. Le fichier [] de ce contexte indique que l'url [/formulaire] est traitée par la servlet de nom [formulairepersonne]. Dans le même fichier, il est indiqué que cette servlet est la classe [.servlets.ServletFormulaire]. C'est donc à cette classe que Tomcat va confier le traitement de la requête client. Si la classe n'était pas déjà chargée, elle le sera. Elle restera alors en mémoire pour les futures requêtes.

On obtient le résultat suivant avec le navigateur interne à Eclipse :

Nous obtenons les valeurs par défaut du nom et de l'âge, celles inscrites dans le fichier []. Demandons maintenant l'URL [http://localhost:8080/personne/formulaire?txtNom=tintin&txtAge=30]  :

Cette fois, nous obtenons les paramètres passés dans la requête. Le lecteur est invité à relire le code de la servlet [ServletFormulaire] s'il ne comprend pas ces deux résultats.

3.6.6    Rechargement automatique du contexte de l'application web

Lançons Tomcat :

puis modifions le code de la servlet de la façon suivante :

1.    // GET

2.    public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

3.    throws IOException, ServletException { 4.

5.  // on récupère les paramètres du formulaire

6.  String nom = request.getParameter("txtNom");

7.  if (nom == null) {

8.     nom = "--"+defaultNom+"--";

9.    }

10.   String age = request.getParameter("txtAge");

11.   if (age == null) {

12.   age = defaultAge;

13.   }

14 .

•   la ligne 8 a été modifiée

Sauvegardons la nouvelle classe. Cette sauvegarde va entraîner, de la part d'Eclipse, une recompilation automatique de la classe [ServletFormulaire] que Tomcat va détecter. Il va alors recharger le contexte de l'application web [personne] pour prendre en compte les modifications. Ceci apparaît dans les logs de la vue [console] :

Demandons l'url [http://localhost:8080/personne/formulaire] sans relancer Tomcat :

La modification faite a bien été prise en compte.

Maintenant, modifions le fichier [] de la façon suivante :

1.   

2.   

3.    xmlns=";

4.    xmlns:xsi=";

5.    xsi:schemaLocation=" ">

6.    personne

7.   

8.    formulairepersonne 9.

10.  

11.   defaultNom

12.   INCONNU 13.

14.  

15.  

16.

17.

•   la ligne 12 a été modifiée

Ceci fait, sauvegardons le nouveau fichier []. Dans la vue [console], aucun log ne signale le rechargement du contexte de l'application. Demandons l'url [http://localhost:8080/personne/formulaire] sans relancer Tomcat :

La modification faite n'a pas été prise en compte. Relançons Tomcat [clic droit sur serveur -> Restart -> Start] :

puis redemandons l'url [http://localhost:8080/personne/formulaire] :

Cette fois la modification faite dans [] est visible.

Une modification de [] ne provoque donc pas un rechargement automatique de l'application qui prendrait en compte le nouveau fichier de configuration. Pour forcer le rechargement de l'application web, on peut alors relancer Tomcat comme nous l'avons fait mais c'est une opération assez lente. Il est préférable de passer par l'outil [manager] d'administration des applications déployées dans Tomcat. Pour que cela soit possible, il faut qu'au sein d'Eclipse, Tomcat ait été configuré comme il a été montré au paragraphe 2.5, page 27.

Tout d'abord, avec le navigateur interne d'Eclipse, demandons l'url [http://localhost:8080] puis suivons le lien [Tomcat Manager], comme expliqué à la fin du paragraphe 2.5 :

Ouvrons un second navigateur [clic droit sur le navigateur -> New Editor] :

Dans ce second navigateur, demandons l'url [http://localhost:8080/formulaire] :

Modifions le fichier [] de la façon suivante puis sauvegardons-le :

1.

2.   

3.    formulairepersonne

4.   

5.    .servlets.personne.ServletFormulaire

6.   

7.   

8.    defaultNom

9.    YYY

10.  

11.  

12.   defaultAge

13.   XXX

14.  

15.

Puis redemandons l'url [http://localhost:8080/formulaire]. Nous pouvons constater que la modification n'a pas été prise en compte. Maintenant, allons dans le premier navigateur et rechargeons l'application [personne] :

Puis redemandons l'url [http://localhost:8080/formulaire] avec le second navigateur :

La modification de [] a été prise en compte. Dans la pratique, il est utile d'avoir un navigateur ouvert sur l'application [manager] de Tomcat pour gérer ce genre de cas.

3.7

Coopération servlet et pages JSP

Lectures [ref1] : chapitre 2 : 2.3.7

Revenons aux deux architectures étudiées :

Aucune de ces deux architectures n'est satisfaisante. Elles présentent toutes les deux l'inconvénient de mélanger deux technologies : celles de la programmation Java qui s'occupe de la logique de l'application web et celle du codage HTML qui s'occupe de la présentation d'informations dans un navigateur.

•   la solution [1] à base de page JSP a l'inconvénient de mélanger code HTML et code Java au sein d'une même page. Nous ne l'avons pas vu sur l'exemple traité qui était basique. Mais si [] avait du vérifier la validité des paramètres [txtNom, txtAge] de la requête du client, nous aurions été obligés de mettre du code Java dans la page. Cela devient très vite ingérable.

•   la solution [2] à base de servlet présente le même problème. Bien qu'il n'y ait que du code Java dans la classe, celle-ci doit générer un document HTML. Là encore, à moins que le document HTML soit basique, sa génération devient compliquée et quasi impossible à maintenir.

Nous allons éviter le mélange des technologies Java et HTML en adoptant l'architecture suivante :

•   l'utilisateur envoie sa requête à la servlet. Celle-ci la traite et construit les valeurs des paramètres dynamiques de la page JSP [] qui va servir à générer la réponse HTML au client. Ces valeurs forment ce qu'on appelle le modèle de la page JSP.

•   une fois terminé son travail, la servlet va demander à la page JSP [] de générer la réponse HTML au client. Elle va lui fournir en même temps les éléments dont la page JSP a besoin pour générer cette réponse, ces éléments qui forment le modèle de la page.

Nous explorons maintenant cette nouvelle architecture.

3.7.1    La servlet [ServletFormulaire2]

Dans l'architecture ci-dessus, la servlet s'appellera [ServletFormulaire2]. Elle sera construite dans le même projet [personne] que précédemment, ainsi que toutes les servlets à venir :

[ServletFormulaire2] est tout d'abord obtenu par un copier / coller de [ServletFormulaire] au sein d'Eclipse :

•   sélection [] -> clic droit -> Copy

•   sélection [.servlets.personne] -> clic droit -> Paste -> changer le nom en []

Puis ensuite, nous en modifions le code de [ServletFormulaire2] de la façon suivante :

1. package .servlets.personne; 2.

3.    import .IOException;

4.    import javax.servlet.ServletConfig;

5.    import javax.servlet.ServletException;

6.    import .HttpServlet;

7.    import .HttpServletRequest; 8. import .HttpServletResponse; 9.

10.   @SuppressWarnings("serial")

11.   public class ServletFormulaire2 extends HttpServlet { 12.

13.   // paramètres d'instance

14.   private String defaultNom = null; 15.

16. private String defaultAge = null; 17.

18.     // init

19.     public void init() {

20.     // on récupère les paramètres d'initialisation de la servlet

21.     ServletConfig config = getServletConfig();

22.     defaultNom = config.getInitParameter("defaultNom");

23.     if (defaultNom == null)

24.     defaultNom = "NNNNNNNNNNNNNNN";

25.     defaultAge = config.getInitParameter("defaultAge");

26.     if (defaultAge == null)

27.     defaultAge = "AAA";

28.     }

29.

30.   // GET

31.   public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

32.   throws IOException, ServletException { 33.

34.     // on récupère les paramètres du formulaire

35.     String nom = request.getParameter("txtNom");

36.     if (nom == null) {

37.     nom = defaultNom;

38.     }

39.     String age = request.getParameter("txtAge");

40.     if (age == null) {

41.     age = defaultAge;

42.     }

43.  // on affiche le formulaire

44.  request.setAttribute("nom", nom);

45.  request.setAttribute("age", age);

46.  getServletContext().getRequestDispatcher("").forward(request, response);

47. }

48.

49.     // POST

50.     public void doPost(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

51.     throws IOException, ServletException {

52.     // on passe la main au GET

53.     doGet(request, response);

54.     }

55.     }

Seule la partie génération de la réponse HTTP a changé (lignes 44-46) :

•   ligne 46 : la génération de la réponse est confiée à la page JSP . Celle-ci pas encore étudiée, sera chargée d'afficher les paramètres récupérés dans la requête du client, un nom (lignes 35-38) et un âge (lignes 39-42).

•   ces deux valeurs sont placées dans les attributs de la requête [request], associées à des clés. Les attributs d'une requête sont gérés comme un dictionnaire.

•   ligne 44 : le nom est mis dans la requête associé à la clé "nom"

•   ligne 45 : l'âge est mis dans la requête associé à la clé "age"

•   ligne 46 : demande l'affichage de la page JSP []. On passe en paramètre à celle-ci :

•   la requête [request] du client, ce qui va permettre à la page JSP d'avoir accès aux attributs de celle-ci qui viennent d'être initialisés par la servlet

•   la réponse [response] qui va permettre à la page JSP de générer la réponse HTTP au client

Une fois la classe [ServletFormulaire2] écrite, son code compilé apparaît dans [build/classes] :

3.7.2    La page JSP []

La page JSP est obtenue par copier / coller de la page []

puis transformée de la façon suivante :

25.    26.    Age29.    

1.     <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.     pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.    

4.  <%

5.  // on récupère les valeurs nécessaire à l'affichage

6.  String nom=(String)request.getAttribute("nom");

7.  String age=(String)request.getAttribute("age"); 

8. %>

9.

10.    

11.    

12.    

13.     Personne - formulaire2

14.    

15.    

16.    

17.    

Personne - formulaire2

18.    


19.    

20.    

21.    

22.    

Nom

23.           

24.    

27.           

28.    

30.    

31.    

32.    

33.    

34.    

35.    

36.    

37.  

38.  

39.  

40.  

Seules les lignes 4-8 ont changé vis à vis de [] :

•   ligne 6 : récupère la valeur de l'attribut nommé "nom" dans la requête [request], attribut créé par la servlet [ServletFormulaire2].

•   ligne 7 : fait de même pour l'attribut "age"

3.7.3    Configuration de l'application

Le fichier de configuration [] est modifié de la façon suivante :

1.  

2.  

3.   xmlns=";

4.   xmlns:xsi=";

5.   xsi:schemaLocation=" ">

6.   personne

7.  

8.  

9.   formulairepersonne

10.    

11.     .servlets.personne.ServletFormulaire

12.    

13.    

14.     defaultNom

15.     inconnu

16.    

17.    

18.     defaultAge

19.     XXXX

20.    

21.    

22.    

23.    

24.     formulairepersonne2

25.    

26.     .servlets.personne.ServletFormulaire2

27.    

28.    

29.     defaultNom

30.     inconnu

31.    

32.    

33.     defaultAge

34.     XXX

35.    

36.    

37. 

38. 

39.  formulairepersonne

40.  /formulaire

41. 

42. 

43. 

44.  formulairepersonne2

45.  /formulaire2

46. 

47. 

48. 

49. 

50. 

51. 

 Nous avons conservé l'existant et ajouté :

Ø  lignes 22-36 : une section <servlet> pour définir la nouvelle servlet ServletFormulaire2

Ø  lignes 42-46 : une section <servlet-mapping> pour lui associer l'URL /formulaire2

Lancez ou relancez le serveur Tomcat si besoin est. Nous demandons l'URL http://localhost:8080/personne/formulaire2?txtNom=milou&txtAge=10 :

Nous obtenons le même résultat que précédemment mais la structure de notre application est désormais plus claire : une servlet qui contient de la logique applicative et délègue à une page JSP l'envoi de la réponse au client. Nous procèderons désormais toujours de cette façon.

4    Développement MVC (Modèle – Vue – Contrôleur)

Une application web a souvent une architecture 3tier :

utilisateur

•   la couche [dao] s'occupe de l'accès aux données, le plus souvent des données persistantes au sein d'un SGBD. Mais cela peut être aussi des données qui proviennent de capteurs, du réseau,

•   la couche [metier] implémente les algorithmes " métier " de l'application. Cette couche est indépendante de toute forme d'interface avec l'utilisateur. Ainsi elle doit être utilisable aussi bien avec une interface console, une interface web, une interface de client riche. Elle doit ainsi pouvoir être testée en-dehors de l'interface web et notamment avec une interface console. C'est généralement la couche la plus stable de l'architecture. Elle ne change pas si on change l'interface utilisateur ou la façon d'accéder aux données nécessaires au fonctionnement de l'application.

•   la couche [interface utilisateur] qui est l'interface (graphique souvent) qui permet à l'utilisateur de piloter l'application et d'en recevoir des informations.

La communication va de la gauche vers la droite :

•   l'utilisateur fait une demande à la couche [interface utilisateur]

•   cette demande est mise en forme par la couche [interface utilisateur] et transmise à la couche [métier]

•   si pour traiter cette demande, la couche [métier] a besoin des données, elle les demande à la couche [dao]

•   chaque couche interrogée rend sa réponse à la couche de gauche jusqu'à la réponse finale à l'utilisateur.

Les couches [métier] et [dao] sont normalement utilisées via des interfaces Java. Ainsi la couche [métier] ne connaît de la couche [dao] que son ou ses interfaces et ne connaît pas les classes les implémentant. C'est ce qui assure l'indépendance des couches entre-elles : changer l'implémentation de la couche [dao] n'a aucune incidence sur la couche [métier] tant qu'on ne touche pas à la définition de l'interface de la couche [dao]. Il en est de même entre les couches [interface utilisateur] et [métier].

L'architecture MVC (Modèle – Vue – Contrôleur) prend place dans la couche [interface utilisateur] lorsque celle-ci est une interface web :

Données

Le traitement d'une demande d'un client se déroule selon les étapes suivantes :

1.  le client fait une demande au contrôleur. Celui-ci voit passer toutes les demandes des clients. C'est la porte d'entrée de l'application. C'est le C de MVC.

2.  le contrôleur C traite cette demande. Pour ce faire, il peut avoir besoin de l'aide de la couche métier. Une fois la demande du client traitée, celle-ci peut appeler diverses réponses. Un exemple classique est : • une page d'erreurs si la demande n'a pu être traitée correctement

                  •    une page de confirmation sinon

3.  le contrôleur choisit la réponse (= vue) à envoyer au client. Choisir la réponse à envoyer au client nécessite plusieurs étapes

:

•   choisir l'objet qui va générer la réponse. C'est ce qu'on appelle la vue V, le V de MVC. Ce choix dépend en général du résultat de l'exécution de l'action demandée par l'utilisateur.

•   lui fournir les données dont il a besoin pour générer cette réponse. En effet, celle-ci contient le plus souvent des informations calculées par le contrôleur. Ces informations forment ce qu'on appelle le modèle M de la vue, le M de MVC.

L'étape 3 consiste donc en le choix d'une vue V et en la construction du modèle M nécessaire à celle-ci.

4.  le contrôleur C demande à la vue choisie de s'afficher. Il s'agit le plus souvent de faire exécuter une méthode particulière de la vue V chargée de générer la réponse au client. Dans ce document, nous appelerons vue, aussi bien l'objet qui génère la réponse au client que cette réponse elle-même. La littérature MVC n'est pas explicite sur ce point. Si c'est la réponse qui devait s'appeler vue, on pourrait appeler générateur de vue, l'objet qui génère cette réponse.

5.  le générateur de vue V utilise le modèle M préparé par le contrôleur C pour initialiser les parties dynamiques de la réponse qu'il doit envoyer au client.

6.  la réponse est envoyée au client. La forme exacte de celle-ci dépend du générateur de vue. Ce peut être un flux HTML, PDF, Excel,

La méthodologie de développement web MVC ne nécessite pas nécessairement d'outils externes. On peut ainsi développer une application web Java avec une architecture MVC avec un simple JDK et les bibliothèques de base du développement web. Une méthode utilisable pour des applications simples est la suivante :

•   le contrôleur est assuré par une servlet unique. C'est le C de MVC.

•   toutes les requêtes du client contiennent un attribut action, par exemple (http:// /appli?action=liste).

•   selon la valeur de l'attribut action, la servlet fait exécuter une méthode interne de type [doAction( )].

•   la méthode [doAction] exécute l'action demandée par l'utilisateur. Pour cela, si besoin est, elle utilise la couche [métier].

•   selon le résultat de l'exécution, la méthode [doAction] décide d'une page JSP à afficher. C'est la vue V du modèle

MVC.

•   la page JSP a des éléments dynamiques qui doivent être fournis par la servlet. La méthode [doAction] va fournir ces éléments. C'est le modèle de la vue, le M de MVC. Ce modèle est placé le plus souvent dans le contexte de la requête (request.setAttribute(" clé ", "valeur "), voire moins fréquemment, dans le contexte de la session ou de l'application. Une page JSP a accès à ces trois contextes.

•   la méthode [doAction] fait afficher la vue en transmettant le flux d'exécution à la page JSP choisie. Elle  utilise pour cela, une instruction du genre [getServletContext().getRequestDispatcher(" pageJSP ").forward(request, response)].

Ce modèle d'architecture (Design Pattern) MVC est appelée le modèle " Front Controller " ou encore modèle à contrôleur unique. Une servlet unique traite toutes les requêtes de tous les utilisateurs.

Revenons à l'architecture de l'application web précédente :

Cette architecture correspond à l'architecture ntier suivante :

utilisateur

Il n'y a en fait qu'une couche, celle de l'interface web. De façon générale, une application web MVC à base de servlets et pages JSP aura l'architecture suivante :

s

D

ée

o

n

n

Pour des applications simples, cette architecture est suffisante. Lorsqu'on a écrit plusieurs applications de ce type, on s'aperçoit que les servlets de deux applications différentes :

1.    ont le même mécanisme pour déterminer quelle méthode [doAction] il faut exécuter pour traiter l'action demandée par

l'utilisateur

2.    ne diffèrent en fait que par le contenu de ces méthodes [doAction]

La tentation est alors grande de :

•   factoriser le traitement (1) dans une servlet générique ignorante de l'application qui l'utilise

•   déléguer le traitement (2) à des classes externes puisque la servlet générique ne sait pas dans quelle application elle est utilisée

•   faire le lien entre l'action demandée par l'utilisateur et la classe qui doit la traiter à l'aide d'un fichier de configuration

Des outils, souvent appelés  " frameworks ", sont apparus pour apporter les facilités précédentes aux développeurs. Le plus ancien et probablement le plus connu d'entre-eux est  Struts (). Jakarta Struts est un projet de l'Apache Software Foundation (). Ce framework est décrit dans ().

Apparu plus récemment, le framework Spring () offre des facilités analogues à celles de Struts. Son utilisation a été décrite dans plusieurs articles ().

Nous présentons maintenant un exemple d'architecture MVC à base de servlet et pages JSP.

5    Application web MVC [personne] – version 1

5.1

Les vues de l'application

L'application reprend le formulaire utilisé dans les précédents exemples. La première page de l'application est la suivante :

Nous appellerons cette vue, la vue [formulaire]. Si on fait des saisies correctes, celles-ci sont affichées dans une vue qui sera appelée [réponse] :

Si les saisies sont incorrectes, les erreurs sont signalées dans une vue appelée [erreurs] :

5.2

Architecture de l'application

L'application web [personne1] aura l'architecture suivante :

Cette architecture est une architecture 1tier : il n'y a pas de couches [métier] ou [dao], seulement une couche [web]. [ServletPersonne] est le contrôleur de l'application qui traite toutes les requêtes des clients. Pour répondre à ceux-ci, il utilise l'une des trois vues [formulaire, réponse, erreurs].

Il nous faut déterminer comment le contrôleur [ServletPersonne] détermine l'action qu'il doit faire à la réception d'une requête d'un utilisateur. Une requête client est un flux HTTP qui diffère selon qu'elle est faite avec une commande GET ou POST.

Requête GET

Dans ce cas, le flux HTTP ressemble à ce qui suit :

1.     GET /URL HTTP/1.1

2.     Host: localhost:8080

3.     User-Agent: Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; fr; rv:1.8.0.3) Gecko/20060426 Firefox/1.5.0.3

4.     Accept: text/xml,application/xml,application/xhtml+xml,text/html;q=0.9,text/plain;q=0.8,image/png,*/*;q=0.5

5.     Accept-Language: fr-fr,fr;q=0.8,en;q=0.6,en-us;q=0.4,de;q=0.2 6. Accept-Encoding: gzip,deflate

7.   Accept-Charset: ISO-8859-1,utf-8;q=0.7,*;q=0.7

8.   Keep-Alive: 300

9.   Connection: keep-alive

10.  [ligne vide]

La ligne 1 précise l'url demandée, par exemple :

On peut utiliser cette url pour préciser l'action à faire. On peut utiliser diverses méthodes :

1.    un paramètre de l'url précise l'action, par exemple [/appli?action=ajouter&id=4]. Ici le paramètre [action] indique au contrôleur l'action qui lui est demandée.

2.    le dernier élément de l'url précise l'action, par exemple [/appli/ajouter?id=4]. Ici, le dernier élément de l'url [/ajouter] est utilisé par le contrôleur pour déterminer l'action qu'il doit faire.

D'autres solutions sont possibles. Les deux précédentes sont courantes.

Requête POST

Dans ce cas, le flux HTTP ressemble à ce qui suit :

1.   POST /URL HTTP/1.1

2.   Host: localhost:8080

3.   User-Agent: Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; fr; rv:1.8.0.3) Gecko/20060426 Firefox/1.5.0.3

4.   Accept: text/xml,application/xml,application/xhtml+xml,text/html;q=0.9,text/plain;q=0.8,image/png,*/*;q=0.5

5.     Accept-Language: fr-fr,fr;q=0.8,en;q=0.6,en-us;q=0.4,de;q=0.2

6.     Accept-Encoding: gzip,deflate

7.     Accept-Charset: ISO-8859-1,utf-8;q=0.7,*;q=0.7 8. Keep-Alive: 300

9.   Connection: keep-alive

10.  Referer: http://localhost:8080/personne1/main

11. Cookie: JSESSIONID=9F5E5BFA29643FC6B1601EEED907E1F9 12. Content-Type: application/x-www-form-urlencoded

13.  Content-Length: 43

14.  [ligne vide]

15. txtNom=&txtAge=&action=validationFormulaire La ligne 1 précise l'url demandée, par exemple :

On peut utiliser cette url pour préciser l'action à faire comme pour le GET. Dans le cas du GET, le paramètre [action] était intégrée dans l'URL. Cela peut être également le cas ici comme dans :

POST /appli?action=ajouter&id=4 HTTP/1.1

Mais le paramètre [action] peut être également inclus dans les paramètres postés (ligne 15 ci-dessus) comme dans :

POST /appli HTTP/1.1

[ligne vide] action=ajouter&id=4

Dans ce qui suit, nous utiliserons ces différentes techniques pour indiquer au contrôleur ce qu'il doit faire :

•   intégrer le paramètre action dans l'url demandée :

POST /appli?action=ajouter&id=4 HTTP/1.1

•   poster le paramètre action :

POST /appli HTTP/1.1

[ligne vide] action=ajouter&id=4

•   utiliser le dernier élément de l'url comme nom de l'action :

5.3

Le projet Eclipse

Pour créer le projet Eclipse [mvc-personne-01] de l'application web [personne1], on suivra la démarche décrite au paragraphe 3.1, page 29.

On ne gardera pas le contexte [mvc-personne-01] proposé par défaut. On choisira [personne1] comme indiqué ci-dessous :

Le résultat obtenu est le suivant :

Si d'aventure, on veut changer le contexte de l'application web, on outilisera l'option [clic droit sur projet -> Properties -> J2EE] :

On indiquera en [1] le nouveau contexte.

Nous allons créer un sous-dossier [vues] dans le dossier [WEB-INF] : [clic droit sur WEB-INF -> New -> Folder] :

Une fois complété, le projet sera le suivant :

•   le contrôleur [ServletPersonne] est dans le dossier [src]

•   les pages JSP des vues [formulaire, réponse, erreurs] sont dans le dossier [WEB-INF/vues], ce qui empêche l'utilisateur de les demander directement comme le montre l'exemple ci-dessous :

Nous décrivons maintenant les différents composants de l'application web [/personne1]. Le lecteur est invité à les créer au fil de sa lecture.

5.4

Configuration de l'application web [personne1]

Le fichier de l'application /personne1 sera le suivant :

1.

2.

3.    xmlns=";

4.    xmlns:xsi=";

5.    xsi:schemaLocation=" "> 6.

7.   mvc-personne-01

8.  

9.  

10.     personne

11.    

12.     .servlets.personne.ServletPersonne

13.    

14.    

15.     urlReponse

16.    

17.    

18.    

19.    

20.    

21.     urlErreurs

22.    

23.    

24.    

25.    

26.    

27.     urlFormulaire

28.    

29.    

30.    

31.    

32.

33.

34.

35.   personne

36.   /main

37.

38.

39.

40.

41. 42.

43.

Que dit ce fichier de configuration ?

§  lignes 34-37 : l'URL /main est traitée par la servlet nommée personne

§  lignes 10-13 : la servlet nommée personne est une instance de la classe [ServletPersonne]

§  lignes 14-19 : définissent un paramètre de configuration nommé [urlReponse]. C'est l'url de la vue [réponse].

§  lignes 20-25 : définissent un paramètre de configuration nommé [urlErreurs]. C'est l'url de la vue [erreurs].

§  lignes 26-31 : définissent un paramètre de configuration nommé [urlFormulaire]. C'est l'url de la vue [formulaire]. § ligne 40 : [] sera la page d'accueil de l'application.

Les url des pages JSP des vues [formulaire, réponse, erreurs] font l'objet chacune d'un paramètre de configuration. Cela permet de les déplacer sans avoir à recompiler l'application.

Lorsque l'utilisateur va demander l'url [/personne1], c'est le fichier [] qui va envoyer la réponse (fichier d'accueil, ligne 40). Ce fichier est à la racine du dossier [WebContent] :

Son contenu est le suivant :

1.

<%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.

    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.

4.

<%

5.

  response.sendRedirect("/personne1/main");

6.

%>

La page [] se contente de rediriger le client vers l'url [/personne1/main].  Ainsi, lorsque le navigateur demande l'url [/personne1], [] lui envoie la réponse HTTP suivante :

1.

HTTP/1.x 302 Déplacé Temporairement

2.

Server: Apache-Coyote/1.1

3.

Set-Cookie: JSESSIONID=9F5E5BFA29643FC6B1601EEED907E1F9; Path=/personne1

4.

Location: http://localhost:8080/personne1/main

5.

Content-Type: text/html;charset=ISO-8859-1

6.

Content-Length: 0

7.

Date: Thu, 18 May 2006 15:45:23 GMT

•   ligne 1 : réponse HTTP/1.1 pour indiquer au serveur de se rediriger vers une autre URL

•   ligne 4 : l'URL vers laquelle doit se rediriger le navigateur

Après cette réponse, le navigateur va donc demander l'url [/personne1/main] comme on le lui demande (ligne 4). Le fichier [] de l'application [/personne1] indique que cette demande va être traitée par le contrôleur [ServletPersonne] (lignes 35-36).

5.5

Le code des vues

Nous commençons notre écriture de l'application web par celle de ses vues. Celles-ci permettent de cerner les besoins de l'utilisateur en termes d'interface graphique et peuvent être testées sans la présence du contrôleur.

5.5.1    La vue [formulaire]

Cette vue est celle du formulaire de saisie du nom et de l'âge :

Elle est générée par la page JSP []. Son modèle est constitué des éléments suivants :

•   [nom] : un nom (String) trouvé dans les attributs de session associé à la clé "nom"

•   [age] : un âge (String) trouvé dans les attributs de session associé à la clé "age"

La vue [formulaire] est obtenue lorsque l'utilisateur demande l'url [/personne1/main], c.a.d. l'url du contrôleur [ServletPersonne]. Le code de la page JSP [] qui génère la vue [formulaire] est le suivant :

22.  

23.  

24.  25.  Age26.  27.  28.  29.  

1.     <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.     pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.    

4.     <%

5.     // on récupère les données du modèle

6.     String nom=(String)request.getAttribute("nom");

7.     String age=(String)request.getAttribute("age");

8.     %>

9.   

10.  

11.  

12.   Personne - formulaire

13.  

14.  

15.  

16.  

Personne - formulaire

17.  


18.  

19.  

20.  

21.  

Nom

30.  

31.  

32.  

33.  

34.  

35.  

36.  

37.  

38.  

39.  

40.   41. 42.

•   lignes 6-7 : la page JSP commence par récupérer dans la requête [request] les éléments [nom, age] de son modèle.

Dans le fonctionnement normal de l'application, ce sera le contrôleur [ServletPersonne] qui construira ce modèle.

•   lignes 18-38 : la page JSP va générer un formulaire HTML (balise

)

•   ligne 18 : la balise

n'a pas d'attribut action pour désigner l'url qui devra traiter les valeurs postées par le bouton [Envoyer] de type submit (ligne 32). Les valeurs du formulaire seront alors postées à l'url à partir de laquelle a été obtenue le formulaire, c'est à dire l'url du contrôleur [ServletPersonne]. Ainsi celui-ci est-il utilisé à la fois pour générer le formulaire vide demandé initialement par un GET et traiter les données saisies qui lui seront postées avec le bouton [Envoyer].

•   les valeurs postées sont celles des champs HTML [txtNom] (ligne 22) et [txtAge] (ligne 26) et [action] (ligne 37). Ce dernier paramètre va permettre au contrôleur de savoir ce qu'il doit faire.

•   à l'affichage initial du formulaire, les champs de saisie [txtNom, txtAge] sont initialisés respectivement avec les variables [nom] (ligne 22) et [age] (ligne 26). Ces variables obtiennent leurs valeurs d'attributs de la requête (lignes 67), attributs qu'on sait initialisés par la servlet. C'est donc cette dernière qui fixe le contenu initial des champs de saisie du formulaire.

•   ligne 33 : le bouton [Rétablir] de type [reset] permet de remettre le formulaire dans l'état où il était lorsque le navigateur l'a reçu.

•   ligne 34 : le bouton [Effacer] de type [reset] n'a pour l'instant aucune fonction.

Par la suite, nous appellerons cette vue, la vue [formulaire(nom, age)] lorsque nous voudrons préciser à la fois le nom de la vue et son modèle. Par ailleurs, on se rappellera que lorsque l'utilisateur clique sur le bouton [Envoyer], les paramètres [txtNom, txtAge] sont postés à l'url [/personne1/main].

5.5.2    La vue [reponse]

Cette vue affiche les valeurs saisies dans le formulaire lorsque celles-ci sont valides :

vue [formulaire]

Elle est générée par la page JSP []. Son modèle est constitué des éléments suivants :

•   [nom] : un nom (String) qui sera trouvé dans les attributs de session, associé à la clé "nom"

•   [age] : un âge (String) qui sera trouvé dans les attributs de session, associé à la clé "age"

Le code de la page JSP [] est le suivant :

20.  

21.  

22.  23.  Age24.  <%= age %>25.  26.  

1.     <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.     pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.    

4.     <%

5.     // on récupère les données du modèle

6.     String nom=(String)request.getAttribute("nom");

7.     String age=(String)request.getAttribute("age");

8.     %>

9.

10.  

11.  

12.   Personne

13.  

14.  

15.  

Personne - réponse

16.  


17.  

18.  

19.  

Nom <%= nom %>

27.   28. 29.

•   lignes 6-7 : la page JSP commence par récupérer dans la requête [request] les éléments [nom, age] de son modèle.

Dans le fonctionnement normal de l'application, ce sera le contrôleur [ServletPersonne] qui construira ce modèle.

•   les éléments [nom, age] du modèle sont ensuite affichés lignes 20 et 24

Par la suite, nous appelons cette vue, la vue [réponse(nom, age)].

5.5.3    La vue [erreurs]

Cette vue signale les erreurs de saisie dans le formulaire :

vue [formulaire]

Elle est générée par la page JSP []. Son modèle est constitué des éléments suivants :

•   [erreurs] : une liste (ArrayList) de messages d'erreur qui sera trouvée dans les attributs de requête, associée à la clé

"erreurs"

Le code de la page JSP [] est le suivant :

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ page import=".ArrayList" %> 5.

6.  <%

7.  // on récupère les données du modèle

8.  ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs"); 

9.  %>

10.

11.  

12.  

13.   Personne

14.  

15.  

16.  

Les erreurs suivantes se sont produites

17.  

18.   <%

19.   for(int i=0;i<();i++){

20.   out.println("

  • " + (String) (i) + "

\n");

21.   }//for

22.   %>

23.  

24.   25. 26.

•   ligne 8 : la page JSP commence par récupérer dans la requête [request] l'élément [erreurs] de son modèle. Cet élément représente un objet de type ArrayList d'éléments de type String. Ces éléments sont des messages d'erreurs. Dans le fonctionnement normal de l'application, ce sera le contrôleur [ServletPersonne] qui construira ce modèle.

•   lignes 18-22 : affichent la liste des messages d'erreur. Pour cela, on est amené à écrire du code Java dans le corps HTML de la page. On doit toujours viser à réduire celui-ci au minimum pour ne pas polluer le code HTML. Nous verrons ultérieurement qu'il existe des solution permettant de réduire la quantité de code Java dans les pages JSP. • ligne 4 : à noter la balise d'importation des paquetages nécessaires à la page JSP

Par la suite, nous appelons cette vue, la vue [erreurs(erreurs)].

5.6

Tests des vues

Il est possible de tester la validité des pages JSP sans avoir écrit le contrôleur. Pour cela deux conditions :

•   il faut pouvoir les demander directement à l'application sans passer par le contrôleur

•   il faut que la page JSP initialise elle-même le modèle qui normalement sera construit par le contrôleur

Pour réaliser ces tests, nous dupliquons les pages JSP des vues dans le dossier [/WebContent/JSP] du projet Eclipse :

Puis dans le dossier JSP, les pages sont modifiées de la façon suivante :

[] :

1.

2.

3.  <%

4.  // -- test : on crée le modèle de la page

5.  request.setAttribute("nom","tintin");

6.  request.setAttribute("age","30");

7.  %>

8.

9.  <%

10.    // on récupère les données du modèle

11.    String nom=(String)request.getAttribute("nom");

12.    String age=(String)request.getAttribute("age");

13.    %>

14.   

15. 16.

17.

Les lignes 3-7 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page lignes 11-12.

[] :

1.

2.

3.  <%

4.  // -- test : on crée le modèle de la page

5.  request.setAttribute("nom","milou");

6.  request.setAttribute("age","10");

7.  %>

8.

9.    <%

10.   // on récupère les données du modèle

11.   String nom=(String)request.getAttribute("nom");

12.   String age=(String)request.getAttribute("age"); 13. %> 14.

15.   

16. 17.

18.

Les lignes 3-7 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page lignes 11-12.

[] :

1.

2.

3.  <%

4.  // -- test : on crée le modèle de la page

5.  ArrayList erreurs1=new ArrayList();

6.  ("erreur1");

7.  ("erreur2");

8.  request.setAttribute("erreurs",erreurs1);

9.  %>

10.

11.   <%

12.   // on récupère les données du modèle

13.   ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs"); 

14.   %> 15.

16.   

17.

18. 19.

Les lignes 3-9 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page ligne 13.

Lançon Tomcat si ce n'est déjà fait puis demandons les url suivantes :

Nous obtenons bien les vues attendues. Maintenant que nous avons une confiance raisonnable dans les pages JSP de l'application, nous pouvons passer à l'écriture de son contrôleur [ServletPersonne].

5.7

Le contrôleur [ServletPersonne]

Il reste à écrire le coeur de notre application web, le contrôleur. Son rôle consiste à :

-    récupérer la requête du client,

-    traiter l'action demandée par celui-ci,

-    envoyer en réponse la vue appropriée.

Le contrôleur [ServletPersonne] va traiter les actions suivantes :

n°demandeoriginetraitement

1[GET /personne1/main]url tapée par l'utilisateur- envoyer la vue [formulaire] vide

2[POST /personne1/main]clic sur le bouton - vérifier les valeurs des paramètres [txtNom, txtAge] avec paramètres [txtNom, [Envoyer] de la vue- si elles sont incorrectes, envoyer la vue [erreurs(erreurs)] txtAge, action] postés[formulaire]- si elles sont correctes, envoyer la vue [reponse(nom,age)]

L'application démarre lorsque l'utilisateur demande l'url [/personne1/main]. D'après le fichier [] de l'application (cf paragraphe 5.4, page 65), cette demande est traitée par une instance de type ServletPersonne que nous décrivons maintenant.

5.7.1    Squelette du contrôleur

Le code du contrôleur [ServletPersonne] est le suivant :

1.

package .servlets.personne;

2. 3.

import .IOException;

4.

import .ArrayList;

5.

import .HashMap;

6.

import ;

7. 8.

import javax.servlet.ServletConfig;

9.    import javax.servlet.ServletException;

10.   import .HttpServlet;

11.   import .HttpServletRequest; 12. import .HttpServletResponse; 13.

14.   @SuppressWarnings("serial")

15.   public class ServletPersonne extends HttpServlet {

16.   17.

18.   // init

19.   @SuppressWarnings("unchecked")

20.   public void init() throws ServletException {

21.  

22.   }

23.

24.     @SuppressWarnings("unchecked")

25.     public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

26.     throws IOException, ServletException {

27.    

28.     }

29.

30.   // affichage vue initiale

31.   void doInit(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

32.  

33.   }

34.

35.     // validation du formulaire

36.     void doValidationFormulaire(HttpServletRequest request,

37.     HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

38.    

39.     }

40.

41.     // post

42.     public void doPost(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

43.     throws IOException, ServletException {

44.     // on passe la main au GET

45.     doGet(request, response);

46.     }

47.     }

•   lignes 20-22 : la méthode [init] exécutée au chargement initial de la servlet

•   lignes 25-28 : la méthode [doGet] appelée par le serveur web lorsqu'une requête de type GET a été faite à l'application

•   lignes 42-46 : la méthode [doPost] appelée par le serveur web lorsqu'une requête de type POST a été faite à l'application. Comme il est montré, celle-ci sera traitée par la méthode [doGet] également (ligne 45).

•   lignes 31-33 : la méthode [doInit] traite l'action n° 1 [GET /personne1/main]

•   lignes 36-39 : la méthode [doValidationFormulaire] traite l'action n° 2 [POST /personne1/main] avec les paramètres postés [txtNom, txtAge, action].

Nous décrivons maintenant les différentes méthodes du contrôleur

5.7.2    Initialisation du contrôleur

Lorsque la classe du contrôleur est chargée par le conteneur de servlets, sa méthode [init] est exécutée. Ce sera la seule fois. Une fois chargée en mémoire, le contrôleur y restera et traitera les requêtes des différents clients. Chaque client fait l'objet d'un thread d'exécution et les méthodes du contrôleur sont ainsi exécutées simultanément par différents threads. On rappelle que, pour cette raison, le contrôleur ne doit pas avoir de champs que ses méthodes pourraient modifier. Ses champs doivent être en lecture seule. Ils sont initialisés par la méthode [init] dont c'est le rôle principal. Cette méthode a en effet la particularité d'être exécutée une unique fois par un seul thread. Il n'y a donc pas de problèmes d'accès concurrents aux champs du contrôleur dans cette méthode. La méthode [init] a pour but d'initialiser les objets nécessaires à l'application web et qui seront partagés en lecture seule par tous les threads clients. Ces objets partagés peuvent être placés en deux endroits :

-    les champs privés du contrôleur

-    le contexte d'exécution de l'application (ServletContext)

Le code de la méthode [init] du contrôleur [ServletPersonne] est le suivant :

1.

package .servlets.personne;

2. 3.

4.

@SuppressWarnings("serial")

5.

public class ServletPersonne extends HttpServlet {

6.

// paramètres d'instance

7.

private String urlErreurs = null;

8.

private ArrayList erreursInitialisation = new ArrayList();

9.

private String[] paramètres={"urlFormulaire","urlReponse"};

10.

private Map params=new HashMap<String,String>();

11. 12.

// init

13.     @SuppressWarnings("unchecked")

14.     public void init() throws ServletException {

15.     // on récupère les paramètres d'initialisation de la servlet

16.     ServletConfig config = getServletConfig();

17.     // on traite les autres paramètres d'initialisation

18.     String valeur=null;

19.     for(int i=0;i<paramètres.length;i++){

20.     // valeur du paramètre

21.     valeur=config.getInitParameter(paramètres[i]);

22.     // paramètre présent ?

23.     if(valeur==null){

24.     // on note l'erreur

25.     ("Le paramètre ["+paramètres[i]+"] n'a pas été initialisé");

26.     }else{

27.     // on mémorise la valeur du paramètre

28.     (paramètres[i],valeur);

29.     }

30.     // l'url de la vue [erreurs] a un traitement particulier

31.     urlErreurs = config.getInitParameter("urlErreurs");

32.     if (urlErreurs == null)

33.     throw new ServletException(

34.     "Le paramètre [urlErreurs] n'a pas été initialisé");

35.     }

36.     }

37.    

38.     }

•   ligne 16 : on récupère la configuration de l'application web, c.a.d. le contenu du fichier []

•   lignes 19-29 on récupère les paramètres d'initialisation de la servlet dont les noms sont définis dans le tableau [paramètres] de la ligne 9

•   ligne 21 : la valeur du paramètre est récupérée

•   ligne 25 : si le paramètre est absent, l'erreur est ajoutée à la liste des erreurs [erreursInitialisation] initialement vide (ligne 8).

•   ligne 28 : si le paramètre est présent, il est mémorisé avec sa valeur dans le dictionnaire [params] initialement vide (ligne 10).

•   lignes 31-35 : le paramètre [urlErreurs] doit être obligatoirement présent car il désigne l'url de la vue [erreurs] capable d'afficher les éventuelles erreurs d'initialisation. S'il n'existe pas, on interrompt l'application en lançant une [ServletException] (ligne 33).

5.7.3    La méthode [doGet]

La méthode [doGet] traite aussi bien les demandes GET que POST à la servlet, du fait que la méthode [doPost] renvoie sur la méthode [doGet]. Son code est le suivant :

1. package .servlets.personne; 2.

3.   

4.    @SuppressWarnings("serial")

5.    public class ServletPersonne extends HttpServlet {

6.    // paramètres d'instance

7.    private String urlErreurs = null;

8.    private ArrayList erreursInitialisation = new ArrayList();

9.    private String[] paramètres={"urlFormulaire","urlReponse"};

10.   private Map params=new HashMap<String,String>(); 11.

12.  

13.   @SuppressWarnings("unchecked")

14.   public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

15.   throws IOException, ServletException { 16.

17.      // on vérifie comment s'est passée l'initialisation de la servlet

18.      if (() != 0) {

19.      // on passe la main à la page d'erreurs

20.      request.setAttribute("erreurs", erreursInitialisation);

21.      getServletContext().getRequestDispatcher(urlErreurs).forward(

22.      request, response);

23.      // fin

24.      return;

25.      }

26.

27.   // on récupère la méthode d'envoi de la requête

28.   String méthode=request.getMethod().toLowerCase();

29.   // on récupère l'action à exécuter

30.   String action=request.getParameter("action"); 31.   // action ?

32.     if(action==null){

33.     action="init";

34.     }

35.     // exécution action

36.     if(méthode.equals("get") && action.equals("init")){

37.     // démarrage application

38.     doInit(request,response);

39.     return;

40.     }

41.     if(méthode.equals("post") && action.equals("validationFormulaire")){

42.     // validation du formulaire de saisie

43.     doValidationFormulaire(request,response);

44.     return;

45.     }

46.     // autres cas

47.     doInit(request,response);

48.     } 49.

50.     // post

51.     public void doPost(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

52.     throws IOException, ServletException {

53.     // on passe la main au GET

54.     doGet(request, response);

55.     }

56.     }

•   lignes 18-25 : on vérifie que la liste des erreurs d'initialisation est vide. Si ce n'est pas le cas, on fait afficher la vue [erreurs(erreursInitialisation)] qui va signaler la ou les erreurs.

Pour comprendre ce code, il faut se rappeler le modèle de la vue [erreurs] :

<%

// on récupère les données du modèle

  ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs"); 

%>

La vue [erreurs] attend un élément de clé " erreurs " dans la requête. Le contrôleur crée cet élément ligne 20.

•   ligne 28 : on récupère la méthode [get] ou [post] que le client a utilisée pour faire sa requête

•   ligne 30 : on récupère la valeur du paramètre [action] de la requête. Rappelons que dans notre application seule la requête n° 2 [POST /personne1/main] a le paramètre [action]. Dans cette requête, il a la valeur [validationFormulaire].

•   lignes 31-34 : si le paramètre [action] n'est pas présent, on lui affecte la valeur " init ". Ce sera le cas lors de la requête initiale n° 1 [GET /personne1/main].

•   lignes 36-40 : traitement de la requête n° 1 [GET /personne1/main].

•   lignes 41-45 : traitement de la requête n° 2 [POST /personne1/main].

•   ligne 47 : si on n'est pas dans l'un des deux cas précédents, on fait comme si on était dans le cas n° 1

5.7.4    La méthode [doInit]

Cette méthode traite la requête n° 1 [GET /personne1/main]. Sur cette requête, elle doit envoyer la vue [formulaire(nom,age)] vide. Son code est le suivant :

1. package .servlets.personne; 2.

3.

4.    @SuppressWarnings("serial")

5.    public class ServletPersonne extends HttpServlet {

6.    // paramètres d'instance

7.    private String urlErreurs = null;

8.    private ArrayList erreursInitialisation = new ArrayList();

9.    private String[] paramètres={"urlFormulaire","urlReponse"};

10.   private Map params=new HashMap<String,String>(); 11.

12.   

13.    // affichage vue initiale

14.    void doInit(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

15.    // on envoie le formulaire vide

16.    request.setAttribute("nom", "");

17.    request.setAttribute("age", "");

18.    getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlFormulaire")).forward(

19.    request, response);

20.    return;

21.    }

22.   

23.    }

•   lignes 18-19 : la vue [formulaire] est affichée. Rappelons le modèle attendu par cette vue :

<%

// on récupère les données du modèle

  String nom=(String)request.getAttribute("nom");

  String age=(String)request.getAttribute("age");

%>

•   lignes 16-17 : le modèle [nom,age] de la vue [formulaire] est initialisé avec des chaînes vides.

5.7.5    La méthode [doValidationFormulaire]

Cette méthode traite la requête n° 2 [POST /personne1/main] dans laquelle les paramètres postés sont [action, txtNom, txtAge]. Son code est le suivant :

1. package .servlets.personne; 2.

3.    

4.     @SuppressWarnings("serial")

5.     public class ServletPersonne extends HttpServlet {

6.     // paramètres d'instance

7.     private String urlErreurs = null;

8.     private ArrayList erreursInitialisation = new ArrayList();

9.     private String[] paramètres={"urlFormulaire","urlReponse"};

10.    private Map params=new HashMap<String,String>();

11.   

12.    // validation du formulaire

13.    void doValidationFormulaire(HttpServletRequest request,

14.    HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

15.    // on récupère les paramètres

16.    String nom = request.getParameter("txtNom");

17.    String age = request.getParameter("txtAge");

18.    // vérification des paramètres

19.    ArrayList erreursAppel = new ArrayList();

20.    // le nom doit être non vide

21.    nom = ();

22.    if (nom.equals(""))

23.    ("Le champ [nom] n'a pas été rempli");

24.    // l'âge doit être un entier >=0

25.    if (!age.matches("^\\s*\\d+\\s*$"))

26.    ("Le champ [age] est erroné");

27.    // des erreurs dans les paramètres ?

28.    if (() != 0) {

29.    // on envoie la page d'erreurs

30.    request.setAttribute("erreurs", erreursAppel);

31.    getServletContext().getRequestDispatcher(urlErreurs).forward(request, response);

32.    return;

33.    }

34.    // les paramètres sont corrects - on envoie la page réponse

35.    request.setAttribute("nom", nom);

36.    request.setAttribute("age", age);

37.    getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlReponse")).forward(request,

38.    response);

39.    return;

40.    }

41.   

42.    }

•   lignes 16-17 : on récupère dans la requête du client les valeurs des paramètres "txtNom" et "txtAge".

•   lignes 19-26 : la validité de ces deux paramètres est vérifiée

•   lignes 28-33 : si l'un des paramètres est erroné, on fait afficher la vue [erreurs(erreursAppel)]. Rappelons le modèle de cette vue :

<%

// on récupère les données du modèle

  ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs"); 

%>

•   lignes 35-38 : si les deux paramètres " txtNom " et " txtAge " récupérés ont des valeurs valides, on fait afficher la vue [reponse(nom,age)]. Il faut se rappeler le modèle de la vue [reponse] :

<%

// on récupère les données du modèle

  String nom=(String)request.getAttribute("nom");

  String age=(String)request.getAttribute("age");

%>

5.8

Tests

Incluons le projet [mvc-personne-01] dans les applications de Tomcat en suivant la procédure décrite page 34 du paragraphe 3.3 :

Lancez Tomcat. Ceci fait, on pourra reprendre les tests montrés en exemple au paragraphe 5.1, page 60. On pourra en rajouter. On pourra par exemple supprimer la présence d'un des paramètres de configuration urlXXX dans et voir le résultat. Ainsi ci-dessous, l'un des paramètres est mis en commentaires dans [] :

On lance / relance Tomcat et on demande l'url [http://localhost:8080/personne1/main]. On obtient la réponse suivante :

6    Application web MVC [personne] – version 2

Nous allons maintenant proposer des variantes de l'application [/personne1] précédente que nous appellerons [/personne2, /personne3, ]. Ces variantes ne modifient pas l'architecture initiale de l'application qui reste la suivante :

Pour ces variantes, nous ferons plus court dans nos explications. Nous ne présenterons que les modifications apportées vis à vis de la version précédente.

6.1

Introduction

Nous nous proposons maintenant d'ajouter à notre application une gestion de session. Rappelons les points suivants :

§  le dialogue HTTP client-serveur est une suite de séquences demande-réponse déconnectées entre elles

§  la session sert de mémoire entre différentes séquences demande-réponse d'un même utilisateur. S'il y a N utilisateurs, il y a N sessions.

La séquence d'écran suivante montre ce qui est maintenant désiré dans le fonctionnement de l'application :

Echange n° 1

La nouveauté vient du lien de retour au formulaire qui a été rajouté dans la vue [erreurs].

Echange n° 2

Dans l'échange n° 1, l'utilisateur a donné pour le couple (nom,âge) les valeurs (xx,yy). Si au cours de l'échange, le serveur a eu connaissance de ces valeurs, à la fin de l'échange il les "oublie". Or on peut constater que lors de l'échange n° 2 il est capable de réafficher leurs valeurs dans sa réponse. C'est la notion de session qui, ici, va permettre au serveur web de mémoriser des données au fil des échanges successifs client-serveur. Il y a d'autres solutions possibles pour résoudre ce problème.

Au cours de l'échange n°1, le serveur va mémoriser dans la session le couple (nom,age) que le client lui a envoyé afin d'être capable de l'afficher au cours de l'échange n° 2.

Voici un autre exemple de mise en oeuvre de la session entre deux échanges :

Echange n° 1

La nouveauté vient du lien de retour au formulaire qui a été rajouté dans la page de la réponse.

Echange n° 2

6.2

Le projet Eclipse

Pour créer le projet Eclipse [mvc-personne-02] de l'application web [/personne2], nous allons dupliquer le projet Eclipse [mvcpersonne-01] afin de récupérer l'existant. Pour cela procédons de la manière suivante :

[clic droit sur projet mvc-personne-01 -> Copy] :

puis [clic droit dans Package Explorer -> Paste] :

- indiquons en [1] le nom du nouveau projet et en [2] le nom d'un dossier existant mais vide

Le projet [mvc-personne-02] est alors créé :

Il est identique pour l'instant au projet [mvc-personne-01]. Il va nous falloir faire quelques modifications à la main avant de pouvoir l'utiliser. Allons dans la vue [Servers] et essayons d'ajouter cette nouvelle application à celles gérées par Tomcat :

On voit qu'en [1], le nouveau projet [mvc-personne-02] n'est pas vu par Tomcat. Pour qu'il le voit, un fichier de configuration du projet [mvc-personne-02] doit être modifié. Utilisons l'option [File / Open File] pour ouvrir le fichier [/.settings/.component] :

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

La ligne 3 désigne le nom du module web à déployer au sein de Tomcat. Ce nom est, ici, le même que celui du projet [mvcpersonne-01]. Nous le changeons en [mvc-personne-02] :

Par ailleurs, nous pouvons en profiter pour modifier, ligne 7, le nom du contexte de l'application [mvc-personne-02] qui est en conflit avec celui du projet [mvc-personne-01] :

Cette seconde modification pouvait être faite directement au sein d'Eclipse. En revanche, je n'ai pas vu comment faire la première sans passer par le fichier de configuration.

Ceci fait, nous sauvegardons le nouveau fichier [.content] puis nous quittons et relançons Eclipse afin qu'il soit pris en compte.

Une fois Eclipse relancé, essayons de faire l'opération qui a échoué précédemment :

Cette fois-ci, le projet [mvc-personne-02] est bien vu. Nous l'ajoutons aux projets configurés pour être exécutés par Tomcat :

6.3

Configuration de l'application web [personne2]

Le fichier de l'application /personne2 est le suivant :

1.

2.

3.

xmlns=";

4.

xmlns:xsi=";

5.

xsi:schemaLocation="

">

6.

mvc-personne-02

7.

8.

9.

personne

10.

11.

.servlets.personne.ServletPersonne

12.

13.

14.

urlReponse

15.

16.

17.

18.

19.

20.

urlErreurs

21.

22.

23.

24.

25.

26.

urlFormulaire

27.

28.

29.

30.

31.

32.

urlControleur

33.

34.    main

35.   

36.   

37.   

38.    lienRetourFormulaire

39.   

40.    Retour au formulaire

41.   

42.   

43.  

44.  

45.  

46.   personne

47.   /main

48.  

49.  

50.  

51.  

52.   53. 54.

Ce fichier est identique à celui de la version précédente, si ce n'est qu'il déclare deux nouveaux paramètres d'initialisation :

§  ligne 6 : le nom d'affichage de l'application web a changé en [mvc-personne-02]

§  lignes 31-36 : définissent le paramètre de configuration nommé [urlControleur] qui est l'url [main] qui mène à la servlet [ServletPersonne]

§  lignes 37-42 : définissent un paramètre de configuration nommé [lienRetourFormulaire] qui est le texte du lien de retour vers le formulaire, des pages JSP [] et [].

La page d'accueil [] change :

1.     <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.     pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.    

4.     <%

5.     response.sendRedirect("/personne2/main");

6. %>

        •      ligne 5 : la page [] redirige le client vers l'url du contrôleur [ServletPersonne] de l'application [/personne2].

6.4

Le code des vues

6.4.1    La vue [formulaire]

Cette vue est identique à celle de la version précédente :

Elle est générée par page JSP [] suivante :

1.     <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.     pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.    

4.     <%

5.     // on récupère les données du modèle

6.     String nom=(String)session.getAttribute("nom");

7.     String age=(String)session.getAttribute("age");

8.     String urlAction=(String)request.getAttribute("urlAction");

9.     %>

10.   

11.    

12.    

13.     Personne - formulaire

14.    

15.    

16.    

17.    

Personne - formulaire

18.    


19.    

20.    

21.    

22.    Nom

23.    

24.    

25.    

26.    Age

27.    

28.    

29.    

30.    

31.    

32.    

33.    

34.    

35.    

36.    

37.    

38.    

39.    

40.    

41.    

42.    

Les nouveautés :

•   ligne 19, le formulaire a désormais un attribut [action] dont la valeur est l'Url à laquelle le navigateur devra poster les valeurs du formulaire lorsque l'utilisateur va cliquer sur le bouton [Envoyer] de type submit. La variable [urlAction] aura la valeur action="main". La vue [formulaire] est affichée après les actions suivantes de l'utilisateur :

•   demande initiale : GET /personne2/main

•   clic sur le lien [Retour au formulaire] : GET /personne2/main?action=retourFormulaire

Comme l'attribut [action] ne précise pas d'Url absolue (commençant par /) mais une Url relative (ne commençant pas par /), la navigateur va utiliser la première partie de l'Url de la page actuellement affichée [/personne2] et y ajouter l'Url relative. L'Url du POST sera donc [/personne2/main], celle du contrôleur. Cette requête POST sera accompagnée des paramètres [txtNom, txtAge, action] des lignes 23, 27 et 38.

•   ligne 8 : on récupère la valeur de l'élément [urlAction] du modèle. Elle est cherchée dans les attributs de la requête courante. Elle sera utilisée ligne 19.

•   lignes 6-7 : on récupère les valeurs des éléments [nom, age] du modèle. Ils sont cherchés dans les attributs de la session et non plus dans ceux de la requête comme dans la version précédente. Cela pour répondre aux besoins de la requête [GET /personne2/main?action=retourFormulaire] du lien des vues [réponse] et [erreurs]. Avant d'afficher ces deux vues, le contrôleur place dans la session les données saisies dans le formulaire, ce qui lui permet de les retrouver lorsque l'utilisateur utilise le lien [Retour au formulaire] des vues [réponse] et [erreurs].

6.4.2    La vue [reponse]

Cette vue affiche les valeurs saisies dans le formulaire lorsque celles-ci sont valides :

Vis à vis de la version précédente, la nouveauté vient du lien [Retour au formulaire]. La vue est générée par la page JSP [] suivante :

23.     

24.     

25.     26.     Age27.     <%= age %>28.     29.     

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.    4.

5.

6.    <%

7.    // on récupère les données du modèle

8.    String nom=(String)request.getAttribute("nom");

9.    String age=(String)request.getAttribute("age");

10.   String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

11.   %> 12.

13.     

14.     

15.      Personne

16.     

17.     

18.     

Personne - réponse

19.     


20.     

21.     

22.     

Nom <%= nom %>

30.     

31.    <%= lienRetourFormulaire %>

32.   

33.   

•   ligne 31 : le lien de retour au formulaire. Ce lien a deux composantes :

•   la cible [href="?action=retourFormulaire"]. La vue [réponse] est affichée après le POST du formulaire [] à l'url [/personne2/main]. C'est donc cette dernière Url qui est affichée dans le navigateur lorsque la vue [réponse] est affichée. Un clic sur le lien [Retour au formulaire] va alors provoquer un Get du navigateur vers l'Url précisée par l'attribut [href] du lien, ici "?action=retourFormulaire". En l'absence d'Url dans [href], le navigateur va utiliser celle de la vue actuellement affichée, c.a.d. [/personne2/main]. Au final, le clic sur le lien [Retour au formulaire] va provoquer un Get du navigateur vers l'url [/personne2/main?action=retourFormulaire], c.a.d l'url du contrôleur de l'application accompagnée du paramètre [action] pour lui indiquer ce qu'il doit faire.

•   le texte du lien. Celui-ci fera partie du modèle transmis à la page par le contrôleur et récupéré ligne 10.

6.4.3    La vue [erreurs]

Cette vue signale les erreurs de saisie dans le formulaire :

Vis à vis de la version précédente, la nouveauté vient du lien [Retour au formulaire]. La vue est générée par la page JSP [] suivante :

1. <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ page import=".ArrayList" %> 5.

6.    <%

7.    // on récupère les données du modèle

8.    ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs");

9.    String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

10.   %> 11.

12.     

13.     

14.      Personne

15.     

16.     

17.     

Les erreurs suivantes se sont produites

18.     

19.      <%

20.      for(int i=0;i<();i++){

21.      out.println("

  • " + (String) (i) + "

\n");

22.      }//for

23.      %>

24.     

25.     

26.   

27.  28. 29.

• ligne 26 : le lien de retour au formulaire. Ce lien est identique à celui de la vue [réponse]. Le lecteur est invité à relire éventuellement les explications données pour cette vue.

6.5

Tests des vues

Pour réaliser les tests des vues précédentes, nous dupliquons leurs pages JSP dans le dossier /WebContent/JSP du projet Eclipse :

Puis dans le dossier JSP, les pages sont modifiées de la façon suivante :

[] :

1. 

2.  <%

3.  // -- test : on crée le modèle de la page

4.  session.setAttribute("nom","tintin");

5.  session.setAttribute("age","30");

6.  request.setAttribute("urlAction","main");

7.  %>

8.

9.    <%

10.   // on récupère les données du modèle

11.   String nom=(String)session.getAttribute("nom");

12.   String age=(String)session.getAttribute("age");

13.   String urlAction=(String)request.getAttribute("urlAction");

14.   %> 15.

Les lignes 4-5 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page lignes 11-13.

[] :

2.  <%

3.  // -- test : on crée le modèle de la page

4.  request.setAttribute("nom","milou");

5.  request.setAttribute("age","10");

6.  request.setAttribute("lienRetourFormulaire","Retour au formulaire");

7.  %>

8.

9.    <%

10.   // on récupère les données du modèle

11.   String nom=(String)request.getAttribute("nom");

12.   String age=(String)request.getAttribute("age");

13.   String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

14.   %> 15.

16.

Les lignes 4-6 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page lignes 11-13.

[] :

1.

2.  <%

3.  // -- test : on crée le modèle de la page

4.  ArrayList erreurs1=new ArrayList();

5.  ("erreur1");

6.  ("erreur2");

7.  request.setAttribute("erreurs",erreurs1);

8.  request.setAttribute("lienRetourFormulaire","Retour au formulaire");

9.  %>

10.

11.   <%

12.   // on récupère les données du modèle

13.   ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs");

14.   String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

15.   %> 16.

17.

Les lignes 4-8 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page lignes 13-14.

Lançons Tomcat si ce n'est déjà fait puis demandons les url suivantes :

Nous obtenons bien les vues attendues.

6.6

Le contrôleur [ServletPersonne]

Le contrôleur [ServletPersonne] de l'application web [/personne2] va traiter les actions suivantes :

n°demandeoriginetraitement

1[GET /personne2/main]url tapée par l'utilisateur- envoyer la vue [formulaire] vide

2[POST /personne2/main]clic sur le bouton - vérifier les valeurs des paramètres [txtNom, txtAge] avec paramètres [txtNom, [Envoyer] de la vue - si elles sont incorrectes, envoyer la vue [erreurs(erreurs)] txtAge, action] postés[formulaire]- si elles sont correctes, envoyer la vue [reponse(nom,age)]

3[GET clic sur le lien [Retour au - envoyer la vue [formulaire] pré-remplie avec les

/personne2/main?action=retourformulaire] des vues dernières valeurs saisies

Formulaire][réponse] et [erreurs].

Nous avons donc une nouvelle action à traiter : [GET /personne2/main?action=retourFormulaire].

6.6.1    Squelette du contrôleur

Le squelette du contrôleur [ServletPersonne] est quasi identique à celui de la version précédente :

1. package .servlets.personne; 2.

3.   

4.    import .HttpSession; 5.

6.    @SuppressWarnings("serial")

7.    public class ServletPersonne extends HttpServlet {

8.   

9.

10.  // init

11.  @SuppressWarnings("unchecked")

12.  public void init() throws ServletException {

13. 

14.  }

15.

16.     @SuppressWarnings("unchecked")

17.     public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

18.     throws IOException, ServletException {

19.    

20.     }

21.

22.  // affichage formulaire vide

23.  void doInit(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

24. 

25.  }

26.

27.  // affichage formulaire pré-rempli

28.  void doRetourFormulaire(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws

ServletException, IOException{

29. 

30.  }

31.

32.   // validation du formulaire

33.   void doValidationFormulaire(HttpServletRequest request, 34.

35. }

36.

37.   // post

38.   public void doPost(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) 39.

40.   }

41.   }

Les nouveautés :

•   ligne 4 : l'usage d'une session impose d'importer le paquetage [HttpSession]

•   lignes 28-30 : la nouvelle méthode [doRetourFormulaire] traite la nouvelle action  : [GET /personne2/main?action=retourFormulaire].

6.6.2    Initialisation du contrôleur [init]

La méthode [init] est identique à celle de la version précédente. Elle vérifie la présence dans le fichier [] des éléments déclarés dans le tableau [paramètres] :

1.public class ServletPersonne extends HttpServlet {

2.   // paramètres d'instance

3.   private String urlErreurs = null;

4.   private ArrayList erreursInitialisation = new ArrayList();

5.   private String[] paramètres={"urlFormulaire","urlReponse","urlControleur","lienRetourFormulaire"};

6.   private Map params=new HashMap<String,String>();

• ligne 5 : les paramètres [urlControleur] (Url du contrôleur) et [lienRetourFormulaire] (Texte du lien des vues [réponse] et [erreurs] ont été rajoutés.

6.6.3    La méthode [doGet]

La méthode [doGet] doit traiter l'action [GET /personne2/main?action=retourFormulaire] qui n'existait pas auparavant :

1.

@SuppressWarnings("unchecked")

2.

public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

3.

throws IOException, ServletException {

4. 5.

// on vérifie comment s'est passée l'initialisation de la servlet

6.

if (() != 0) {

7.

// on passe la main à la page d'erreurs

8.

request.setAttribute("erreurs", erreursInitialisation);

9.

request.setAttribute("lienRetourFormulaire", "");

10.

getServletContext().getRequestDispatcher(urlErreurs).forward(

11.

request, response);

12.

// fin

13.

return;

14.

}

15.

// on récupère la méthode d'envoi de la requête

16.

String méthode=request.getMethod().toLowerCase();

17.

// on récupère l'action à exécuter

18.

String action=request.getParameter("action");

19.

// action ?

20.

if(action==null){

21.

action="init";

22.

}

23.

// exécution action

24.

if(méthode.equals("get") && action.equals("init")){

25.

// démarrage application

26.

doInit(request,response);

27.

return;

28.

}

29.

if(méthode.equals("post") && action.equals("validationFormulaire")){

30.

// validation du formulaire de saisie

31.

doValidationFormulaire(request,response);

32.

return;

33.

}

34.

if(méthode.equals("get") && action.equals("retourFormulaire")){

35.

// retour au formulaire de saisie

36.

doRetourFormulaire(request,response);

37.

return;

38.

}

39.

// autres cas

40.

doInit(request,response);

41.

}

•   lignes 6-14 : on vérifie que la liste des erreurs d'initialisation est vide. Si ce n'est pas le cas, on fait afficher la vue [erreurs(erreursInitialisation)] qui va signaler la ou les erreurs.

Pour comprendre ce code, il faut se rappeler le modèle de la vue [erreurs] :

1.

<%

2.

// on récupère les données du modèle

3.

  ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs");

4.

  String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

5.

%>

La vue [erreurs] attend un élément de clé " erreurs " dans la requête. Le contrôleur crée cet élément ligne 8. Elle attend également un élément de clé "lienRetourFormulaire". Le  contrôleur crée cet élément ligne 9. Ici le texte du lien sera vide. Il n'y aura donc pas de lien dans la vue [erreurs] envoyée. En effet, s'il y a eu erreurs d'initialisation de l'application, elle doit être reconfigurée. Il n'y a pas lieu de proposer à l'utilisateur de continuer l'application via un lien.

•   lignes 34-37 : traitement de la nouvelle action [GET /personne2/main?action=retourFormulaire]

6.6.4    La méthode [doInit]

Cette méthode traite la requête n° 1 [GET /personne2/main]. Sur cette requête, elle doit envoyer la vue [formulaire(nom,age)] vide. Son code est le suivant :

1.

// affichage formulaire vide

2.

void doInit(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException,

IOException{

3.

// on récupère la session de l'utilisateur

4.

HttpSession session = request.getSession(true);

5.

// on envoie le formulaire vide

6.

session.setAttribute("nom", "");

7.

session.setAttribute("age", "");

8.

request.setAttribute("urlAction", (String)("urlControleur"));

9.

getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlFormulaire")).forward(

10.

request, response);

11.

return;

12.

}

•   ligne 4 : la session courante est récupérée si elle existe, créée sinon (paramètre true de getSession).

•   lignes 9-10 : la vue [formulaire] est affichée. Rappelons le modèle attendu par cette vue :

1.

<%

2.

// on récupère les données du modèle

3.

  String nom=(String)session.getAttribute("nom");

4.

  String age=(String)session.getAttribute("age");

5.

  String urlAction=(String)request.getAttribute("urlAction");

6.

%>

•   lignes 6-7 : les éléments [nom,age] du modèle de la vue [formulaire] sont initialisés avec des chaînes vides et placés dans la session car c'est là que les attend la vue.

•   ligne 8 : l'élément [urlAction] du modèle est initialisé avec la valeur du paramètre [urlControleur] du fichier [] et placé dans la requête.

6.6.5    La méthode [doValidationFormulaire]

Cette méthode traite la requête n° 2 [POST /personne2/main] dans laquelle les paramètres postés sont [action, txtNom, txtAge]. Son code est le suivant :

1.

// validation du formulaire

2.

void doValidationFormulaire(HttpServletRequest request,

3.

HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

4.

// on récupère les paramètres

5.

String nom = request.getParameter("txtNom");

6.

String age = request.getParameter("txtAge");

7.

// qu'on mémorise dans la session

8.

HttpSession session = request.getSession(true);

9.

session.setAttribute("nom", nom);

10.

session.setAttribute("age", age);

11.

// vérification des paramètres

12.

ArrayList erreursAppel = new ArrayList();

13.

// le nom doit être non vide

14.

nom = ();

15.

if (nom.equals(""))

16.

("Le champ [nom] n'a pas été rempli");

17.

// l'âge doit être un entier >=0

18.

if (!age.matches("^\\s*\\d+\\s*$"))

19.

("Le champ [age] est erroné");

20.

// des erreurs dans les paramètres ?

21.

if (() != 0) {

22.

// on envoie la page d'erreurs

23.

request.setAttribute("erreurs", erreursAppel);

24.

request.setAttribute("lienRetourFormulaire", (String)("lienRetourFormulaire"));

25.

getServletContext().getRequestDispatcher(urlErreurs).forward(

26.

request, response);

27.

return;

28.

}

29.

// les paramètres sont corrects - on envoie la page réponse

30.

request.setAttribute("nom", nom);

31.

request.setAttribute("age", age);

32.

request.setAttribute("lienRetourFormulaire", (String)("lienRetourFormulaire"));

33.

getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlReponse")).forward(request,

34.

response);

35.

return;

36.

}

•   lignes 5-6 : on récupère dans la requête du client les valeurs des paramètres "txtNom" et "txtAge".

•   lignes 8-10 : on mémorise ces valeurs dans la session pour pouvoir les retrouver lorsque l'utilisateur va cliquer sur le lien [Retour au formulaire] des vues [réponse] et [erreurs].

•   lignes 12-19 : la validité des valeurs des deux paramètres est vérifiée

•   lignes 21-28 : si l'un des paramètres est erroné, on fait afficher la vue [erreurs(erreurs,lienRetourFormulaire)]. Rappelons le modèle de cette vue :

1.

<%

2.

// on récupère les données du modèle

3.

  ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs");

4.

  String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

5.

%>

•   lignes 30-34 : si les deux paramètres " txtNom " et " txtAge " récupérés ont des valeurs valides, on fait afficher la vue [reponse(nom,age,lienRetourFormulaire)]. Il faut se rappeler le modèle de la vue [reponse] :

1.

<%

2.

// on récupère les données du modèle

3.

  String nom=(String)request.getAttribute("nom");

4.

  String age=(String)request.getAttribute("age");

5.

  String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

6.

%>

6.6.6    La méthode [doRetourFormulaire]

Cette méthode traite la requête n° 3 [GET /personne2/main?action=retourFormulaire]. Son code est le suivant :

1.

// affichage formulaire pré-rempli

2.

void doRetourFormulaire(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws

ServletException, IOException{

3.

// on récupère la session de l'utilisateur

4.

HttpSession session = request.getSession(true);

5.

// on prépare le modèle du formulaire

6.

// nom présent dans la session ?

7.

String nom = (String) session.getAttribute("nom");

8.

if (nom == null)

9.

session.setAttribute("nom", "");

10.

// âge présent dans la session ?

11.

String age = (String) session.getAttribute("age");

12.

if (age == null)

13.

session.setAttribute("age", "");

14.

// urlAction

15.

request.setAttribute("urlAction", (String)("urlControleur"));

16.

// on affiche le formulaire

17.

getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlFormulaire")).forward(

18.

request, response);

19.

return;

20.

}

A l'issue de cette méthode, on doit afficher la vue [formulaire] pré-remplie avec les dernières saisies faites par l'utilisateur. Rappelons le modèle de la vue [formulaire] :

1.

<%

2.

// on récupère les données du modèle

3.

  String nom=(String)session.getAttribute("nom");

4.

  String age=(String)session.getAttribute("age");

5.

  String urlAction=(String)request.getAttribute("urlAction");

6.

%>

La méthode [doRetourFormulaire] doit donc construire le modèle précédent.

•   ligne 4 : on récupère la session dans laquelle le contrôleur a mémorisé les valeurs (nom, age) saisies.

•   ligne 7 : on récupère le nom dans la session

•   lignes 8-9: s'il n'y est pas, on l'y met avec une valeur vide. Ce cas ne devrait pas se produire dans le fonctionnement normal de l'application, l'action [retourFormulaire] ayant toujours lieu après l'action [validationFormulaire] dont après la mise en session des données saisies. Mais une session peut expirer car elle a une durée de vie limitée, souvent quelques dizaines de minutes. Dans ce cas, la ligne 4 a recréé une nouvelle session dans laquelle on ne trouvera pas le nom. On met alors un nom vide dans la nouvelle session.

•   lignes 11-13 : on fait de même pour l'âge

•   si on ignore le problème de la session expirée, alors les lignes 3-13 sont inutiles. Les éléments [nom,age] du modèle sont déjà dans la session. Il n'y a donc pas à les y remettre.

•   ligne 15 : on fixe la valeur de l'élément [urlAction] du modèle

6.7

Tests

Lancer ou relancer Tomcat. Demander l'url [http://localhost:8080/personne2] puis reprendre les tests montrés en exemple au paragraphe 6.1, page 76.

7    Application web MVC [personne] – version 3

Lectures conseillées dans [ref1] : chapitre 9

7.1

Introduction

Nous nous proposons d'ajouter du code Javascript dans les pages HTML envoyées au navigateur. C'est ce dernier qui exécute le code Javascript embarqué dans la page qu'il affiche. Cette technologie est indépendante de celle utilisée par le serveur web pour générer le document HTML (Java/servlets/JSP, , ASP, PHP, Perl, Python, ).

[]

La vue issue de cette page aura l'allure suivante :

Les boutons dont le libellé est encadré font appel à du code Javascript embarqué dans la page HTML :

Libellé       Type HTML                                                                                  Fonction

joue le rôle du bouton [Envoyer] des versions précédentes : poste au contrôleur les valeurs saisies nouveau bouton – vérifie localement la validité des données saisies avant de les poster au contrôleur

rétablit le formulaire dans l'état où il a été reçu initialement par le navigateur

Submit

[Envoyer]

Rétablir

[Effacer]

                                  efface le contenu des deux champs de saisie

Voici un exemple d'utilisation des boutons [Envoyer] et [Effacer] :

Nous utiliserons également du code Javascript pour gérer le lien [Retour au formulaire] des vues [erreurs] et [réponse]. Prenons l'exemple de la vue [réponse] :

La différence est dans l'url affichée en [1]. Dans la version précédente, celle-ci était :

[http://localhost:8080/personne2/main?action=retourFormulaire]

Ici, l'action ne fait plus partie de l'Url car elle va être envoyée par un POST au lieu d'un GET. Cette modification va avoir pour effet que l'unique Url affichée par le navigateur sera [http://localhost:8080/personne3/main] quelque soit l'action demandée.

7.2

Le projet Eclipse

Pour créer le projet Eclipse [mvc-personne-03] de l'application web [/personne3], on dupliquera le projet [mvc-personne-02] en suivant la procédure décrite au paragraphe  6.2, page 78.

7.3

Configuration de l'application web [personne3]

Le fichier de l'application /personne3 est le suivant :

1.    

2.    

3.     xmlns=";

4.     xmlns:xsi=";

5.     xsi:schemaLocation=" ">

6.     mvc-personne-03

7.    

8.    

9.     personne

10.   

11.    .servlets.personne.ServletPersonne

12.   

13.   

14.    urlReponse

15.   

16.   

17.   

18.   

19.   

20.    urlErreurs

21.   

22.   

23.   

24.   

25.   

26.    urlFormulaire

27.   

28.   

29.   

30.   

31.   

32.    lienRetourFormulaire

33.   

34.    Retour au formulaire

35.   

36.   

37.   

38.   

39.   

40.    personne

41.    /main

42.   

43.   

44.   

45.   

46.    47.

48.

Ce fichier est identique à celui de la version précédente hormis quelques détails :

§ ligne 6 : le nom d'affichage de l'application web a changé en [mvc-personne-03]

Le paramètre [urlControleur] a disparu. Dans la version précédente, il servait à fixer la cible du POST de la vue [formulaire]. Dans cette nouvelle version, la cible sera la chaîne vide, c.a.d. l'Url affichée par le navigateur. Nous avons expliqué que celle-ci serait toujours [http://localhost:8080/personne3/main], celle qu'il nous faut pour le POST de la vue [formulaire].

La page d'accueil [] change :

1.     <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.     pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.    

4.     <%

5.     response.sendRedirect("/personne3/main");

6.     %>

        •      ligne 5 : la page [] redirige le client vers l'url du contrôleur [ServletPersonne] de l'application [/personne3].

7.4

Le code des vues

7.4.1    La vue [formulaire]

Cette vue est devenue la suivante :

Elle est générée par page JSP [] suivante :

60.  

61.  

62.  63.  Age64.  65.  66.  67.  

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.    4.

5.   <%// on récupère les données du modèle

6.   String nom = (String) session.getAttribute("nom");

7.   String age = (String) session.getAttribute("age");

8.   %>

9.

10.

11.  

12.  

13.   Personne - formulaire

14.  

51.  

52.  

53.  

54.  

Personne - formulaire

55.  


56.  

57.  

58.  

59.  

Nom

68.  

69.  

70.  

71.  

72.  

73.  

74.  

75.  

76.  

77.  

78.  

79.   80. 81.

82.

Les nouveautés :

•   ligne 56 : le formulaire a un nom [frmPersonne]. Ce nom va être utilisé dans le code Javascript. On notera l'absence de l'attribut [action] qui fait que le formulaire [frmPersonne] sera posté à l'Url affichée par le navigateur.

•   ligne 70 : le bouton [Submit] joue le rôle du bouton [Envoyer] des versions précédentes

•   ligne 71 : un clic sur le bouton [Envoyer] de type [Button] fait exécuter la fonction Javascript [envoyer] définie ligne 24

•   ligne 72 : le bouton [Rétablir] n'a pas changé de fonction

•   ligne 73 : un clic sur le bouton [Effacer] de type [Button] fait exécuter la fonction Javascript [effacer] définie ligne 16

Avant de commenter le code Javascript, rappelons quelques notations :

Javascript gère la page affichée et son contenu comme un arbre d'objets dont la racine est l'objet [document]. Dans ce document, il peut y avoir un ou plusieurs formulaires. [document.frmPersonne] désigne le formulaire de nom [frmPersonne] défini ligne 56. Ce formulaire contient lui aussi des objets. Les champs de saisie en font partie. Ainsi [document.frmPersonne.txtNom] désigne l'objet image du champ de saisie HTML défini ligne 60. L'objet [txtNom] a diverses propriétés dont la propriété [value] qui désigne le contenu du champ de saisie. Ainsi [document.frmPersonne.txtNom.value] désigne le contenu du champ de saisie [txtNom].

•   lignes 16-22 : la fonction Javascript [effacer] met une chaîne vide dans les champs de saisie [txtNom, txtAge].

•   lignes 24-49 : la fonction Javascript [envoyer] vérifie la validité des valeurs des champs de saisie [txtNom, txtAge] avant de les poster. Elle utilise pour cela des expressions régulières.

•   ligne 28 : vérifie si la valeur du champ de saisie [txtNom] correspond au modèle /s* qui signifie 0 ou davantage d'espaces. Si la réponse est oui, alors cela signifie que l'utilisateur n'a pas indiqué de nom. S'il y a correspondance avec le modèle, la variable champs aura une valeur différente du pointeur null, sinon elle aura la valeur null.

•   ligne 29 : s'il y a correspondance avec le modèle

•   ligne 30 : on affiche un message à l'utilisateur

•   ligne 32 : on met la chaîne vide dans le champ [txtNom] (il pouvait y avoir une suite d'espaces)

•   ligne 33 : on positionne le curseur clignotant sur le champ [txtNom]

•   ligne 34 : on interrompt la fonction. Il n'y a alors pas de POST au serveur des valeurs saisies.

•   lignes 38-45 : on a une démarche analogue avec le champ [txtAge]

•   ligne 47 : si on arrive là, c'est que les valeurs saisies sont correctes. On poste (submit) alors le formulaire [frmPersonne] au serveur web. Tout se passe alors comme si on avait appuyé sur le bouton libellé [Submit].

7.4.2    La vue [reponse]

Cette vue affiche les valeurs saisies dans le formulaire lorsque celles-ci sont valides :

Vis à vis de la version précédente, la nouveauté n'apparaît que lorsqu'on utilise le lien [Retour au formulaire] de la vue [réponse] :

La différence est dans l'url affichée en [1]. Dans la version précédente, celle-ci était :

[http://localhost:8080/personne2/main?action=retourFormulaire]

Ici, l'action ne fait plus partie de l'Url car elle va être envoyée par un POST au lieu d'un GET. La nouvelle page JSP

[] est lqqqaaaaaaaaaqqAAAaaa

suivante :

24.  

25.  

26.  27.  Age28.  <%= age %>29.  30.  

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.    4.

5.

6.    <%

7.    // on récupère les données du modèle

8.    String nom=(String)request.getAttribute("nom");

9.    String age=(String)request.getAttribute("age");

10.   String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

11.   %> 12.

13.

14. 

15. 

16.  Personne

17. 

18.  

19.  

Personne - réponse

20.  


21.  

22.  

23.  

Nom <%= nom %>

31.  

32.  

33.  

34.  

35.  

36.   <%= lienRetourFormulaire %>

37.  

38.   39. 40.

Les nouveautés :

•   lignes 35-37 : le lien [Retour au formulaire] embarque du Javascript. Un clic sur ce lien, provoque l'exécution du code Javascript de l'attribut [href]. Comme nous l'avons vu dans l'étude de [], nous savons que ce code poste les valeurs des champs de type ,

•   lignes 32-34 : définissent le formulaire [frmPersonne]. Celui-ci n'a qu'un champ de type , donc un champ caché. Ce champ [action] sert à transmettre au contrôleur le nom de l'action à exécuter, ici [retourFormulaire].

7.4.3    La vue [erreurs]

Cette vue signale les erreurs de saisie dans le formulaire. La modification apportée est la même que pour la vue [réponse] :

La différence est dans l'url affichée en [1]. Dans la version précédente, celle-ci était :

[http://localhost:8080/personne2/main?action=retourFormulaire]

Ici, l'action ne fait plus partie de l'Url car elle va être envoyée par un POST au lieu d'un GET. La nouvelle page JSP [] suivante :

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ page import=".ArrayList" %> 5.

6.    <%

7.    // on récupère les données du modèle

8.    ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs");

9.    String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

10.   %> 11.

12.

13. 

14. 

15.  Personne

16.     

17.     

18.     

Les erreurs suivantes se sont produites

19.     

20.      <%

21.      for(int i=0;i<();i++){

22.      out.println("

  • " + (String) (i) + "
\n");

23.      }//for

24.      %>

25.     

26.     

27.     

28.     

29.     

30.     

31.      <%= lienRetourFormulaire %>

32.     

33.     

34.     

Les nouveautés :

• lignes 30-32 : la nouvelle gestion du clic sur le lien. Les explications données à ce sujet dans l'étude de [ré] sont valables également ici.

7.5

Tests des vues

Pour réaliser les tests des vues précédentes, nous dupliquons leurs pages JSP dans le dossier /WebContent/JSP du projet Eclipse :

Puis dans le dossier JSP, les pages sont modifiées de la façon suivante :

[] :

1. 

2.  <%

3.  // -- test : on crée le modèle de la page

4.  session.setAttribute("nom","tintin");

5.  session.setAttribute("age","30"); 6. %> 7.

8.   <%// on récupère les données du modèle

9.   String nom = (String) session.getAttribute("nom");

10.     String age = (String) session.getAttribute("age");

11.     %>

Les lignes 4-5 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page lignes 9-10.

[] :

1. 

2.  <%

3.  // -- test : on crée le modèle de la page

4.  request.setAttribute("nom","milou");

5.  request.setAttribute("age","10");

6.  request.setAttribute("lienRetourFormulaire","Retour au formulaire");

7.  %> 8.

9.  <%

10.    // on récupère les données du modèle

11.    String nom=(String)request.getAttribute("nom");

12.    String age=(String)request.getAttribute("age");

13.    String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

14.    %>

15.   

Les lignes 4-6 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page lignes 11-13.

[] :

1.

2.  <%

3.  // -- test : on crée le modèle de la page

4.  ArrayList erreurs1=new ArrayList();

5.  ("erreur1");

6.  ("erreur2");

7.  request.setAttribute("erreurs",erreurs1);

8.  request.setAttribute("lienRetourFormulaire","Retour au formulaire"); 9. %> 10.

11.    <%

12.    // on récupère les données du modèle

13.    ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs");

14.    String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

15.    %>

Les lignes 4-8 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page lignes 13-14.

Lançon Tomcat si ce n'est déjà fait puis demandons les url suivantes :

Nous obtenons bien les vues attendues.

7.6

Le contrôleur [ServletPersonne]

Le contrôleur [ServletPersonne] de l'application web [/personne3] va traiter les actions suivantes :

n°demandeoriginetraitement

1[GET /personne3/main]url tapée par l'utilisateur- envoyer la vue [formulaire] vide

2[POST /personne3/main]clic sur le bouton - vérifier les valeurs des paramètres [txtNom, txtAge] avec paramètres [txtNom, [Envoyer] de la vue - si elles sont incorrectes, envoyer la vue [erreurs(erreurs)] txtAge, [formulaire]- si elles sont correctes, envoyer la vue [reponse(nom,age)] action=validationFormulaire] postés

3     [POST /personne3/main]      clic sur le lien [Retour au - envoyer la vue [formulaire] pré-remplie avec les avec paramètres    formulaire] des vues dernières valeurs saisies

[action=retourFormulaire]    [réponse] et [erreurs]. postés

Nous avons donc une nouvelle action à traiter : [POST /personne3/main] avec paramètre posté [action=retourFormulaire]. à la place de l'ancienne action [GET /personne3/main?action=retourFormulaire].

7.6.1    Squelette du contrôleur

Le squelette du contrôleur [ServletPersonne] est identique à celui de la version précédente.

1. package .servlets.personne; 2.

3.   

4.    import .HttpSession; 5.

6.    @SuppressWarnings("serial")

7.    public class ServletPersonne extends HttpServlet {

8.    // paramètres d'instance

9.    private String urlErreurs = null;

10.   private ArrayList erreursInitialisation = new ArrayList();

11.   private String[] paramètres={"urlFormulaire","urlReponse","lienRetourFormulaire"};

12.   private Map params=new HashMap<String,String>(); 13.

14.

15.  // init

16.  @SuppressWarnings("unchecked")

17.  public void init() throws ServletException {

18. 

19.  }

20.

21.     @SuppressWarnings("unchecked")

22.     public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

23.     throws IOException, ServletException {

24.    

25.     }

26.

27.  // affichage formulaire vide

28.  void doInit(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

29. 

30.  }

31.

32.  // affichage formulaire pré-rempli

33.  void doRetourFormulaire(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws

ServletException, IOException{

34. 

35.  }

36.

37.   // validation du formulaire

38.   void doValidationFormulaire(HttpServletRequest request, 39.

40. }

41.

42.   // post

43.   public void doPost(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) 44.

45.   }

46.   }

Les nouveautés :

        •        ligne 11, le tableau [paramètres] ne contient plus le paramètre [urlControleur] qui a été supprimé du fichier [].

Les méthodes [init, doValidationFormulaire] restent ce qu'elles étaient. Les méthodes [doGet, doInit, doRetourFormulaire] changent légèrement.

7.6.2    La méthode [doGet]

La méthode [doGet] doit traiter l'action [POST /personne3/main] avec le paramètre posté [action=retourFormulaire] :

1.

@SuppressWarnings("unchecked")

2.

public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

3.

throws IOException, ServletException {

4. 5.

6.

if(méthode.equals("post") && action.equals("retourFormulaire")){

7.

// retour au formulaire de saisie

8.

doRetourFormulaire(request,response);

9.

return;

10.

}

11.

// autres cas

12.

doInit(request,response);

13.

}

        •      lignes 6-9 : traitement de l'action [POST /personne3/main] avec le paramètre posté [action=retourFormulaire]

7.6.3    La méthode [doInit]

Cette méthode traite la requête n° 1 [GET /personne3/main]. Son code est le suivant :

1.

// affichage formulaire vide

2.

void doInit(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException,

IOException{

3.

// on récupère la session de l'utilisateur

4.

HttpSession session = request.getSession(true);

5.

// on envoie le formulaire vide

6.

session.setAttribute("nom", "");

7.

session.setAttribute("age", "");

8.

getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlFormulaire")).forward(

9.

request, response);

10.

return;

11.

}

La nouveauté est que la vue [formulaire] affichée ligne 8 n'a plus l'élément [action] dans son modèle.

7.6.4    La méthode [doRetourFormulaire]

Cette méthode traite la requête n° 1 [POST /personne3/main] avec [action=retourFormulaire] dans les éléments postés. Son code est le suivant :

1.

// affichage formulaire pré-rempli

2.

void doRetourFormulaire(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws

ServletException, IOException{

3.

// on récupère la session de l'utilisateur

4.

HttpSession session = request.getSession(true);

5.

// nom présent dans la session ?

6.

String nom = (String) session.getAttribute("nom");

7.

if (nom == null)

8.

session.setAttribute("nom", "");

9.

// âge présent dans la session ?

10.

String age = (String) session.getAttribute("age");

11.

if (age == null)

12.

session.setAttribute("age", "");

13.

// on affiche le formulaire

14.

getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlFormulaire")).forward(

15.

request, response);

16.

return;

17.

}

La nouveauté est que la vue [formulaire] affichée ligne 14 n'a plus l'élément [action] dans son modèle.

7.7

Tests

Lancer ou relancer Tomcat après y avoir intégré le projet Eclipse [personne-mvc-03]. Demander l'url

[http://localhost:8080/personne3] puis reprendre les tests montrés en exemple au paragraphe 7.1, page 90.

8    La bibliothèque de balises JSTL

8.1.1    Introduction

Considérons la vue [] qui affiche une liste d'erreurs :

Il y a plusieurs façons d'écrire une telle page. Nous ne nous intéressons ici qu'à la partie affichage des erreurs. Une première solution est d'utiliser du code Java comme il a été fait :

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ page import=".ArrayList" %> 5.

6.    <%

7.    // on récupère les données du modèle

8.    ArrayList erreurs=(ArrayList)request.getAttribute("erreurs");

9.    String lienRetourFormulaire=(String)request.getAttribute("lienRetourFormulaire");

10.   %> 11.

12.  

13.  

14.   Personne

15.  

16.  

17.  

Les erreurs suivantes se sont produites

18.  

19.   <%

20.   for(int i=0;i<();i++){

21.   out.println("

  • " + (String) (i) + "

\n");

22.   }//for

23.   %>

24.  

25.  

26.  

27.  

28.  

29.  

30.   <%= lienRetourFormulaire %>

31.  

32.   33. 34.

La page JSP récupère la liste des erreurs dans la requête (ligne 8) et l'affiche à l'aide d'une boucle Java (lignes 19-23). La page mélange code HTML et code Java, ce qui peut être problématique si la page doit être maintenue par un infographiste qui en général ne comprendra pas le code Java. Pour éviter ce mélange, on utilise des bibliothèques de balises qui vont apporter des possibilités nouvelles aux pages JSP. Avec la bibliothèque de balises JSTL (Java Standard Tag Library), la vue précédente devient la suivante :

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %> 5.

6.    

7.    

8.     Personne

9.    

10.   

11.   

Les erreurs suivantes se sont produites

12.   

13.   

14.   

  • ${erreur}

15.   

16.   

17.  

18.  

19.  

20.  

21.  

22.   ${lienRetourFormulaire}

23.  

24.  

25.  

La balise (ligne 4)

<%@ taglib uri="" prefix="c" %>

signale l'utilisation d'une bibliothèque de balises dont la définition se trouve dans le fichier []. Ces balises seront utilisées dans le code de la page, préfixées du mot c (prefix="c"). On peut utiliser tout préfixe de son choix. Ici c signifie [core]. Les préfixes permettent d'utiliser des bibliothèques de balises qui pourraient avoir les mêmes noms pour certaines balises. L'utilisation du préfixe lève l'ambiguïté. La nouvelle page n'a plus de code Java aux deux endroits où elle en avait précédemment :

•   la récupération du modèle de la page [erreurs, lienRetourFormulaire] (partie disparue)

•   l'affichage de la liste des erreurs (lignes 13-15)

La boucle d'affichage des erreurs a été remplacée par code suivant :

  • ${erreur}

-    la balise sert à délimiter une boucle

-    la notation ${variable} sert à écrire la valeur d'une variable

La balise a ici deux attributs :

-    items="${erreurs}" indique la collection d'objets sur laquelle il faut itérer. Ici, la collection est l'objet erreurs. Où celui-ci est-il trouvé ? La page JSP va chercher un attribut s'appelant "erreurs" successivement et dans l'ordre dans  :

o l'objet [request] qui représente la requête transmise par le contrôleur : request.getAttribute("erreurs") o l'objet [session] qui représente la session du client : session.getAttribute("erreurs") o l'objet [application] qui représente le contexte de l'application web : application.getAttribute("erreurs")

La collection désignée par l'attribut items peut avoir diverses formes : tableau, ArrayList, objet implémentant l'interface List,

-    var="erreur" sert à donner un nom à l'élément courant de la collection en cours de traitement. La boucle va être exécutée successivement pour chaque élément de la collection items. A l'intérieur de la boucle, l'élément de la collection en cours de traitement sera donc désigné ici par erreur.

La notation ${erreur} insère la valeur de la variable erreur dans le texte. Cette variable n'est pas nécessairement une chaîne de caractères. JSTL utilise la méthode erreur.toString() pour insérer la valeur de la variable erreur. A la place de la notation ${erreur}, on peut également utiliser la balise .

Pour en revenir à notre exemple d'affichage des erreurs :

-    le contrôleur mettra dans la requête transmise à la page JSP un ArrayList de messages d'erreurs, donc un ArrayList d'objets String : request.setAttribute("erreurs",erreurs)erreurs est le ArrayList ;

-    à cause de l'attribut items="${erreurs}", la page JSP va chercher un attribut appelé erreurs, successivement dans la requête, la session, l'application. Elle va le trouver dans la requête : request.getAttribute("erreurs") va rendre le ArrayList placé dans la requête par le contrôleur ;

-    la variable erreur de l'attribut var="erreur" va donc désigner l'élément courant du ArrayList, donc un objet

String. La méthode erreur.toString() va insérer la valeur de ce String, ici un message d'erreur, dans le flux HTML de la page.

Les objets de la collection traitée par la balise peuvent être plus complexes que de simples chaînes de caractères. Prenons l'exemple d'une page JSP qui affiche une liste d'articles :

1.

2.

3.

4.

5.

">Infos

6.

où [listarticles] est un ArrayList d'objets de type [Article] qu'on suppose être un Javabean avec les champs [id, nom, prix, stockActuel, stockMinimum], chacun de ces champs étant accompagné de ses méthodes get et set. L'objet [listarticles] a été placé dans la requête par le contrôleur. La page JSP précédente va le récupérer dans l'attribut items de la balise forEach. L'objet courant article (var="article") désigne donc un objet de type [Article]. Considérons la balise de la ligne 3 :

Que signifie ${} ? En fait diverses choses selon la nature de l'objet article. Pour obtenir la valeur de , la page JSP va essayer deux choses :

1.    article.getNom() - on notera l'orthographe getNom pour récupérer le champ nom (norme Javabean)

2.    ("nom")

L'objet [article] peut donc être un bean avec un champ nom, ou un dictionnaire avec une clé nom.

Il n'y a pas de limites à la hiérarchie de l'objet traité. Ainsi la balise

permet de traiter un objet [individu] de type suivant :

class Individu{ private String nom; private String prénom; private Individu[] enfants;

// méthodes de la norme Javabean public String getNom(){ return nom;} public String getPrénom(){ return prénom;}

public Individu getEnfants(int i){ return enfants[i];}

}

Pour obtenir la valeur de ${individu.enfants[1].nom}, la page JSP va essayer diverses méthodes dont celle-ci qui réussira :

individu.getEnfants(1).getNom()individu désigne un objet de type Individu.

8.1.2    Installer et découvrir la bibliothèque JSTL

Les explications données précédemment suffiront pour l'application qui nous intéresse mais la bibliothèque de balises JSTL offre d'autres balises que celles présentées. Pour les découvrir, on peut installer un tutoriel fourni dans le paquetage de la bibliothèque.

Nous utiliserons l'implémentation JSTL 1.1 du projet [Jakarta Taglibs] disponible à l'Url [] (mai 2006) :

Le fichier zip téléchargé a un contenu analogue au suivant :

Les deux fichiers de suffixe .war sont des archives d'applications web :

•   standard-doc : documentation sur les balises JSTL

•   standard-examples : exemples d'utilisation des balises

Nous allons déployer cette dernière application au sein de Tomcat. Nous lançons ce dernier via l'option adéquate du menu [Démarrer] puis nous demandons l'Url [http://localhost:8080] et suivons le lien [Tomcat Manager] :

Nous obtenons alors une page d'authentification. Nous nous identifions comme manager / manager ou admin / admin, comme il a été montré au paragraphe 2.3.3, page 14.

Nous obtenons une page listant les applications actuellement déployées dans Tomcat :

Nous pouvons ajouter une nouvelle application grâce à des formulaires placés en bas de la page :

Nous utilisons le bouton [Parcourir] pour désigner un fichier .war à déployer.

La copie d'écran ne le montre pas, mais nous avons sélectionné le fichier [] de la distribution JSTL téléchargée. Le bouton [Deploy] enregistre et déploie cette application au sein de Tomcat.

L'application [/standard-examples] a bien été déployée. Nous la lançons :

Le lecteur est invité à suivre les différents liens offerts par cette page lorsqu'il cherche des exemples d'utilisation des balises JSTL.

L'application [standard-doc] pourra être déployée de la même façon à partir du fichier []. Elle donne accès à des informations assez techniques sur la bibliothèque JSTL. Elle présente moins d'intérêt pour le débutant.

8.1.3    Utiliser JSTL dans une application web

Dans les exemples livrés avec la bibliothèque JSTL 1.2, les pages JSP ont en début de fichier la balise suivante :

<%@ taglib prefix="c" uri="; %>

Nous avons déjà rencontré cette balise au paragraphe 8.1.1, page 102 et nous en avons donné une courte explication :

• [uri] : URI (Uniform Resource Identifier) où l'on trouve la définition des balises utilisées dans la page. Cette URI va être utilisée par le serveur web lorsque la page JSP va être traduite en code Java pour devenir une servlet. Elle est également utilisée par les outils de développement de pages web pour vérifier la bonne syntaxe des balises utilisées dans la page ou pour proposer une aide à la frappe. Lorsqu'on commence l'écriture d'une balise, un outil connaissant la bibliothèque peut alors proposer à l'utilisateur les attributs possibles pour cette balise. • [prefix] : préfixe qui identifie ces balises dans la page

L'uri [] n'est pas utilisable si on n'est pas raccordé à l'internet public. Dans ce cas, on peut placer localement, le fichier de définition des balises. Plusieurs tels fichiers sont fournis avec la distribution JSTL 1.2 dans le dossier [tld] (Tag Language Definition) :

JSTL est en fait un ensemble de bibliothèque de balises. Nous n'utiliserons que la bibliothèque [c.tld] dite bibliothèque " core ". Nous placerons le fichier [c.tld] ci-dessus dans le dossier [WEB-INF] de nos applications :

et mettrons la balise suivante dans nos pages JSP pour déclarer l'utilisation de la bibliothèque " core " :

<%@ taglib uri="" prefix="c" %>

Si l'utilisation de bibliothèques de balises nous permet d'éviter de mettre du code Java dans les pages JSP, ces balises sont bien sûr traduite en code Java lors de la traduction de la page JSP en servlet Java. Elles utilisent des classes définies dans deux archives [, ] qu'on trouve dans le dossier [lib] de la distribution JSTL :

Ces deux archives sont placées dans le dossier [WEB-INF/lib] de nos applications :

Nous avons maintenant les bases pour aborder la version suivante de notre application exemple.

9    Application web MVC [personne] – version 4

Cette versions utilise la bibliothèque de balises JSTL présentée précédemment.



9.1

Le projet Eclipse

Pour créer le projet Eclipse [mvc-personne-04] de l'application web [/personne4], on dupliquera le projet [mvc-personne-03] en suivant la procédure décrite au paragraphe  6.2, page 78.

9.2

Configuration de l'application web [personne4]

Le fichier de l'application /personne4 est le suivant :

1.

2.

3.

xmlns=";

4.

xmlns:xsi=";

5.

xsi:schemaLocation="

">

6.

mvc-personne-04

7.

Ce fichier est identique à celui de la version précédente hormis la ligne 6 où le nom d'affichage de l'application web a changé en [mvc-personne-04].

La page d'accueil [] change :

1.

<%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.

    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.

<%@ taglib uri="" prefix="c" %>

4. 5.

•   ligne 5 : la page [] redirige le client vers l'url [/main] qui mène au contrôleur [ServletPersonne] de l'application [/personne4]. La balise appartient à la bibliothèque JSTL / Core. Elle présente la particularité de compléter l'Url de son attribut [url] en y ajoutant :

•   le préfixe [/contexte], où [contexte] est le contexte de l'application, ici [personne4].

•   le suffixe [?jsessionid=id_session] si le navigateur qui fait la requête n'a pas envoyé de cookie de session. L'identifiant [jsessionid] désigne l'identifiant du jeton de session envoyé par le serveur web à ses clients. Il dépend du serveur web. Ici, c'est celui du serveur Tomcat. [id_session] est le jeton de session lui-même.

Ainsi, la véritable Url de redirection de la ligne 5 de [] est l'Url [/personne4/main?jsessionid=XX] où XX est le jeton de session. C'est ce que montre la page ci-dessous obtenue après avoir demandé initialement l'Url [http://localhost:8080/personne4] :

Le lien entre la balise et le jeton de session est assez subtil. Son étude est ici prématurée mais nous aurons l'occasion d'y revenir.

9.3

Le code des vues

9.3.1    La vue [formulaire]

Cette vue n'a pas changé :

Elle est générée par page JSP [] suivante :

21.  

22.  

23.  24.  Age25.  26.  27.  28.  

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %> 5.

6.   

7.   

8.    Personne - formulaire 9.

12.  

13.  

14.  

15.  

Personne - formulaire

16.  


17.  

18.  

19.  

20.  

Nom

29.  

30.  

31.  

32.  

33.  

34.  

35.  

36.  

37.  

38.  

39.  

40.   41. 42.

Les nouveautés :

•   ligne 4 : déclaration de la bibliothèque de balises JSTL / Core

•   lignes 21, 25 : récupération d'attributs [nom, age] dans le modèle de la page. Rappelons que ces attributs seront cherchés successivement dans la requête [request], la session [session] et l'application [application] de la page JSP. Dans notre cas, le contrôleur les mettra dans la session.

•   il n'y a plus de code Java en début de page JSP pour récupérer le modèle de la page du fait du fonctionnement précédent.

9.3.2    La vue [reponse]

Cette vue n'a pas changé :

La nouvelle page JSP [] est la suivante :

16.  

17.  

18.  19.  Age20.  ${age}21.  22.  

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %> 5.

6.   

7.   

8.    Personne

9.   

10.  

11.  

Personne - réponse

12.  


13.  

14.  

15.  

Nom ${nom}

23.  

24.  

25.  

26.  

27.  

28.   ${lienRetourFormulaire}

29.  

30.   31. 32.

Les nouveautés :

•   ligne 4 : déclaration de la bibliothèque de balises JSTL / Core

•   lignes 16, 20, 28 : récupération d'attributs [nom, age, lienRetourFormulaire] dans le modèle de la page. Il n'y a plus de code Java en début de page JSP pour récupérer celui-ci.

9.3.3    La vue [erreurs]

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %> 5.

6.    

7.    

8.     Personne

9.    

10.   

11.   

Les erreurs suivantes se sont produites

12.   

13.   

14.   

  • ${erreur}

15.   

16.   

17.   

18.  

19.  

20.  

21.  

22.   ${lienRetourFormulaire}

23.  

24.   25. 26.

Les nouveautés :

•   ligne 4 : déclaration de la bibliothèque de balises JSTL / Core

•   lignes 13-15 : affichage de la liste d'erreurs à l'aide de JSTL

•   il n'y a plus de code Java en début de page JSP pour récupérer le modèle de celle-ci.

9.4

Tests des vues

Pour réaliser les tests des vues précédentes, nous dupliquons leurs pages JSP dans le dossier /WebContent/JSP du projet Eclipse :

Puis dans le dossier JSP, les pages sont modifiées de la façon suivante :

[] :

1. 

2.  <%

3.  // -- test : on crée le modèle de la page

4.  session.setAttribute("nom","tintin");

5.  session.setAttribute("age","30");

6.  %>

7.

8. 9. 10.

Les lignes 4-5 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page.

[] :

1. 

2.  <%

3.  // -- test : on crée le modèle de la page

4.  request.setAttribute("nom","milou");

5.  request.setAttribute("age","10");

6.  request.setAttribute("lienRetourFormulaire","Retour au formulaire");

7.  %>

8.

9.

10. 11. 12.

13.

Les lignes 4-6 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page.

[] :

1.

2.  <%

3.  // -- test : on crée le modèle de la page

4.  ArrayList erreurs1=new ArrayList();

5.  ("erreur1");

6.  ("erreur2");

7.  request.setAttribute("erreurs",erreurs1);

8.  request.setAttribute("lienRetourFormulaire","Retour au formulaire");

9.  %>

10.

11. 12. 13.

Les lignes 4-8 ont été ajoutées pour créer le modèle dont a besoin la page.

Lançon Tomcat si ce n'est déjà fait puis demandons les url suivantes :

Nous obtenons bien les vues attendues.

9.5

Le contrôleur [ServletPersonne]

Le contrôleur [ServletPersonne] de l'application web [/personne3] va traiter les actions suivantes :

n°demandeoriginetraitement

1[GET /personne4/main]url tapée par l'utilisateur- envoyer la vue [formulaire] vide

2[POST /personne4/main]clic sur le bouton - vérifier les valeurs des paramètres [txtNom, txtAge] avec paramètres [txtNom, [Envoyer] de la vue - si elles sont incorrectes, envoyer la vue [erreurs(erreurs)] txtAge, [formulaire]- si elles sont correctes, envoyer la vue [reponse(nom,age)] action=validationFormulaire] postés

3[POST /personne4/main]clic sur le lien [Retour au - envoyer la vue [formulaire] pré-remplie avec les avec paramètres formulaire] des vues dernières valeurs saisies

[action=retourFormulaire] [réponse] et [erreurs]. postés

Le squelette du contrôleur [ServletPersonne] est identique à celui de la version précédente. Nous passons en revue les modifications amenées aux méthodes [doInit, doValidationFormulaire, doRetourFormulaire], les méthodes [init, doGet, doPost] ne changeant pas.

9.5.1    La méthode [doInit]

Cette méthode traite la requête n° 1 [GET /personne4/main]. Son code est le suivant :

1.   // affichage formulaire vide

2.   void doInit(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

3.   getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlFormulaire")).forward(

4.   request, response);

5.   return;

6.}

Les nouveautés :

• ligne 3 : on affiche la vue [formulaire]. Celle-ci attend dans son modèle des attributs " nom " et " age ". Elle ne va pas les y trouver puisqu'ici le contrôleur ne les y met pas. Dans ce cas, la bibliothèque JSTL va récupérer des pointeurs null pour ces attributs. Cela ne provoque pas d'erreurs et des valeurs vides seront affichées pour les éléments ${nom} et ${age} de la vue [formulaire]. Cela nous convient. Nous évitons ainsi d'avoir à initialiser le modèle de la vue [formulaire].

9.5.2    La méthode [doValidationFormulaire]

Cette méthode traite la requête n° 2 [POST /personne4/main] avec [action, txtNom, txtAge] dans les éléments postés. Son code est le suivant :

1.    // validation du formulaire

2.    void doValidationFormulaire(HttpServletRequest request,

3.    HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

4.    // on récupère les paramètres

5.    String nom = request.getParameter("txtNom");

6.    String age = request.getParameter("txtAge");

7.    // qu'on mémorise dans la session

8.    HttpSession session = request.getSession(true);

9.    session.setAttribute("nom", nom);

10.   session.setAttribute("age", age); 11. // vérification des paramètres

12 .

13.     // les paramètres sont corrects - on envoie la page réponse

14.     request.setAttribute("lienRetourFormulaire", (String)("lienRetourFormulaire"));

15.     getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlReponse")).forward(request,

16.     response);

17.     return;

18.}

Les nouveautés :

• ligne 15 : la méthode [doValidationFormulaire] envoie en réponse la vue [réponse]. Celle-ci a dans son modèle les éléments [nom, age, lienRetourFormulaire]. [lienRetourFormulaire] est mis dans le modèle ligne 14, via la requête. Les éléments [nom,age] sont eux mis dans le modèle lignes 8-10, via la session. Dans la version précédente, on avait placé les éléments [nom, age] également dans la requête lorsqu'on envoyait la vue [réponse] cat cette vue les attendait là. Ici, avec la bibliothèque JSTL, on sait que les différents contextes (request, session, application) vont être explorés pour trouver les éléments du modèle. Ils seront donc trouvés dans la session puisque le contrôleur les y a mis (lignes 810).

9.5.3    La méthode [doRetourFormulaire]

Cette méthode traite la requête n° 3 [POST /personne4/main] avec [action=retourFormulaire] dans les éléments postés. Son code est le suivant :

1.

// affichage formulaire pré-rempli

2.

void doRetourFormulaire(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws

ServletException, IOException{

3.

// on affiche le formulaire

4.

getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlFormulaire")).forward(

5.

request, response);

6.

return;

7.

}

Les nouveautés :

• ligne 4 : on affiche la vue [formulaire]. Celle-ci attend dans son modèle des attributs " nom " et " age ". Elle les trouvera dans la session puisque la méthode [doValidationFormulaire] les y a mis et que cette méthode est forcément exécutée avant la méthode [doRetourFormulaire]. Il n'y a donc pas à initialiser le modèle de [formulaire] avant son affichage ligne 4. Du coup, les méthodes [doInit] et [doRetourFormulaire] sont identiques et on pourrait supprimer l'action [retourFormulaire] pour la remplacer par l'action [init]. La méthode [doRetourFormulaire] disparaîtrait alors.

9.6

Tests

Dans cette nouvelle version, seules les vues changent. Le contrôleur [ServletPersonne] lui ne change pas. L'utilisation de JSTL nous a simplement permis d'exploiter plus simplement dans les pages JSP, le modèle construit par le contrôleur.

Lancer ou relancer Tomcat après y avoir intégré le projet Eclipse [personne-mvc-04]. Demander l'url

[http://localhost:8080/personne4].

10    Application web MVC [personne] – version 5

10.1

Introduction

Dans cette version, nous apportons deux modifications :

La première porte sur la façon utilisée par le client pour indiquer au serveur l'action qu'il désire faire. Jusqu'à maintenant celleci était précisée à l'aide d'un paramètre appelé [action] dans la requête du GET ou du POST du client. Ici, l'action sera précisée par le dernier élément de l'Url demandée par le client comme le montre la séquence suivante :

En [1], l'Url à laquelle a été postée le formulaire est [/personne5/do/validationFormulaire]. C'est le dernier élément [validationFormulaire] de l'Url qui a permis au contrôleur de reconnaître l'action à faire. En [2], le POST provoqué par le lien [Retour au formulaire] a été fait à l'Url [/personne5/do/retourFormulaire]. Là encore,  le dernier élément [retourFormulaire] de l'Url indique au contrôleur l'action à faire.

Nous introduisons cette modification parce que c'est la méthode utilisée par les frameworks de développement web les plus répandus tels Struts ou Spring MVC.

Toutes les Url de l'application auront la forme [/personne5/do/action]. Le fichier [] de l'application [/personne5] indiquera que celle-ci accepte des Url de la forme [/do/*] :

1. 

2.  personne

3.  /do/*

4.

Le contrôleur récupérera le nom de l'action à faire de la façon suivante :

1.

// on récupère l'action à exécuter

2.

String action=request.getPathInfo();

La méthode [getPathInfo] de l'objet [request] donne le dernier élément de l'Url de la requête.

La seconde modification apportée porte sur la façon de mémoriser les saisies faites par l'utilisateur entre deux cycles demande / réponse. Pour l'instant, ces informations sont mémorisées dans une session. Cette méthode peut présenter des inconvénients s'il y a beaucoup d'utilisateurs et beaucoup de données à mémoriser pour chacun d'eux. En effet, chaque utilisateur a sa session personnelle. De plus celle-ci reste active un certain temps après le départ d'un utilisateur sauf si on a pris soin de lui offrir une option de déconnexion. Ainsi 1000 sessions de 1000 octets vont occuper 1Mo de mémoire. Cela reste une exigence modérée et il y a peu d'applications qui ont 1000 sessions actives simultanément.

Néanmoins, il existe des alternatives à la session, moins coûteuses en mémoire et il est bon de les connaître. Nous utiliserons ici la méthode des cookies. Illustrons-là sur un exemple.

Ce cycle demande / réponse donne lieu aux échanges HTTP suivants entre le client et le serveur :

[1]  : [demande du client]

1.   POST /personne5/do/validationFormulaire HTTP/1.1

2.   Host: localhost:8080

3.   User-Agent: Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; fr; rv:1.8.0.3) Gecko/20060426 Firefox/1.5.0.3

4.   Accept: text/xml,application/xml,application/xhtml+xml,text/html;q=0.9,text/plain;q=0.8,image/png,*/*;q=0.5

5.     Accept-Language: fr-fr,fr;q=0.8,en;q=0.6,en-us;q=0.4,de;q=0.2

6.     Accept-Encoding: gzip,deflate

7.     Accept-Charset: ISO-8859-1,utf-8;q=0.7,*;q=0.7 8. Keep-Alive: 300

9.   Connection: keep-alive

10.  Referer: http://localhost:8080/personne5/do/formulaire

11. Cookie: JSESSIONID=6C6F4D112803A7E3696D41F5750CEDE7 12. Content-Type: application/x-www-form-urlencoded

13. Content-Length: 24 14.

15. txtNom=pauline&txtAge=18

C'est un POST classique. Il n'y a rien de particulier à signaler ici, si ce n'est que bien qu'on ne va pas utiliser de session, le serveur web en crée une quand même. On le voit au jeton de session que le navigateur renvoie au serveur ligne 11 et qu'il avait reçu précédemment du serveur.

[2]  : [réponse du serveur]

1.

HTTP/1.x 200 OK

2.

Server: Apache-Coyote/1.1

3.

Set-Cookie: nom=pauline

4.

Set-Cookie: age=18

5.

Content-Type: text/html;charset=ISO-8859-1

6.

Content-Length: 547

7.

Date: Mon, 22 May 2006 08:03:51 GMT

On voit que lignes 3 et 4, des entêtes HTTP [Set-Cookie] ont été envoyés au navigateur client, un pour le nom (ligne 3) et un pour l'âge (ligne 4). Les valeurs de ces cookies sont les valeurs postées ligne 14 du POST [1] ci-dessus.

Etape 2 : Retour au formulaire

Ce cycle demande / réponse donne lieu aux échanges HTTP suivants entre le client et le serveur :

[1]  : [demande du client]

1. POST /personne5/do/retourFormulaire HTTP/1.1

2.     Host: localhost:8080

3.     User-Agent: Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; fr; rv:1.8.0.3) Gecko/20060426 Firefox/1.5.0.3

4.     Accept: text/xml,application/xml,application/xhtml+xml,text/html;q=0.9,text/plain;q=0.8,image/png,*/*;q=0.5 5. Accept-Language: fr-fr,fr;q=0.8,en;q=0.6,en-us;q=0.4,de;q=0.2

6.   Accept-Encoding: gzip,deflate

7.   Accept-Charset: ISO-8859-1,utf-8;q=0.7,*;q=0.7

8.   Keep-Alive: 300

9.   Connection: keep-alive

10.  Referer: http://localhost:8080/personne5/do/validationFormulaire

11.  Cookie: nom=pauline; age=18; JSESSIONID=6C6F4D112803A7E3696D41F5750CEDE7

12.  Content-Type: application/x-www-form-urlencoded

13.  Content-Length: 0

Nous assistons ici au POST provoqué par le clic sur le lien [Retour au formulaire]. Ligne 11, nous voyons que le navigateur renvoie au serveur, les cookies qu'il a reçus [nom, age, JSESSIONID] au moyen de l'entête Http [Cookie]. C'est le principe des cookies. Le client renvoie au navigateur les cookies que celui-ci lui a envoyés. Dans cet exemple, le contrôleur va recevoir les valeurs [pauline, 18] qu'il doit placer dans les champs [txtNom, txtAge] de la vue [formulaire] affichée en [2].

[2]  : [réponse du serveur]

1.

HTTP/1.x 200 OK

2.

Server: Apache-Coyote/1.1

3.

Content-Type: text/html;charset=ISO-8859-1

4.

Content-Length: 2341

5.

Date: Mon, 22 May 2006 08:16:47 GMT

Il n'y a là rien à signaler de particulier autre que le fait que dans cette réponse, le serveur n'a pas envoyé de cookies. Cela n'empêchera pas le navigateur de renvoyer au prochain échange tous les cookies qu'il a reçus du serveur même si cela ne sert à rien. On diminue donc la pression sur la mémoire disponible du serveur au prix d'une augmentation du flux de caractères dans les échanges client / serveur.

10.2

Le projet Eclipse

Pour créer le projet Eclipse [mvc-personne-05] de l'application web [/personne5], on dupliquera le projet [mvc-personne-04] en suivant la procédure décrite au paragraphe  6.2, page 78.

10.3

Configuration de l'application web [personne5]

Le fichier de l'application /personne5 est le suivant :

1.   

2.   

3.    xmlns=";

4.    xmlns:xsi=";

5.    xsi:schemaLocation=" ">

6.    mvc-personne-05

7.   

8.   

9.    personne

10. 

11.  .servlets.personne.ServletPersonne 12.

13.  

14.  

15.  

16.  

17.   personne

18.   /do/*

19.  

20.  

21.  

22.  

23.   24.

25.

Ce fichier est identique à celui de la version précédente hormis quelques détails :

§  ligne 6 : le nom d'affichage de l'application web a changé en [mvc-personne-05]

§  ligne 18 : les Url traitées par l'application sont de la forme [/do/*]. Auparavant, seule l'Url [/main] était traitée.

Maintenant, on a autant d'Url que d'actions à traiter.

La page d'accueil [] change :

1.

<%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.

    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.

<%@ taglib uri="" prefix="c" %>

4. 5.

•   ligne 5 : la page [] redirige le client vers l'url [/personne5/do/formulaire], ce qui revient à demander au contrôleur d'exécuter l'action [formulaire].

10.4

Le code des vues

Les vues [formulaire, réponse, erreurs] changent peu. L'unique changement vient du fait que l'action à accomplir n'est plus précisée de la même façon qu'auparavant où elle était définie dans un champ caché nommé [action] des formulaires postés. Maintenant elle est définie dans l'Url cible des formulaires postés, c.a.d. dans l'attribut [action] de la balise

:

[] :

1.   

2.   

3.   

4.    Personne - formulaire

5.   

8.   

9.   

10.  

11.  

Personne - formulaire

12.  


13.  

14.  

15.  

16.  

17.  

18.  

•   ligne [13]: le paramètre [action] du formulaire réapparaît après avoir disparu un certain temps dans les versions précédentes. Pour comprendre la valeur de cet attribut ici, il faut se rappeler que toutes les Url traitées par l'application sont de la forme [/do/action]. Ligne [13], l'attribut [action] a pour valeur une Url relative (ne commençant pas par /). Aussi le navigateur va-t-il la compléter avec l'Url de la page actuellement affichée donc nécessairement une Url de la forme [/do/action]. Le dernier élément va être remplacé par l'Url relative de l'attribut [action] de la balise

pour donner l'Url [/do/validationFormulaire] comme cible du POST. • le champ caché [action] a disparu

[ré] :

1.

2.

3.   

4.   

5.    6. 

7.   

8.   

9.   

10.   ${lienRetourFormulaire}

11.  

12.   13. 14.

•   ligne [7]: la cible du POST sera [/do/retourFormulaire]

•   le champ caché [action] a disparu dans le formulaire des lignes 7-8.

[] :

1.   

2.   

3.   

4.    5.

6.   

7.   

8.   

9.    ${lienRetourFormulaire}

10.  

11.   12. 13.

•   ligne [6]: la cible du POST sera [/do/retourFormulaire]

•   le champ caché [action] a disparu dans le formulaire des lignes 6-7.

Le lecteur est invité à tester ces nouvelles vues selon le principe vu dans les versions précédentes.

10.5

Le contrôleur [ServletPersonne]

Le contrôleur [ServletPersonne] de l'application web [/personne5] va traiter les actions suivantes :

n°demandeoriginetraitement

1[GET /personne5/do/formulaire]url tapée par l'utilisateur- envoyer la vue [formulaire] vide

2[POST clic sur le bouton - vérifier les valeurs des paramètres [txtNom,

/personne5/do/validationFormulaire][Envoyer] de la vue txtAge]

avec paramètres [txtNom, txtAge] [formulaire]- si elles sont incorrectes, envoyer la vue

postés[erreurs(erreurs)]

- si elles sont correctes, envoyer la vue

[reponse(nom,age)]

3[POST clic sur le lien [Retour - envoyer la vue [formulaire] pré-remplie avec les

/personne5/do/retourFormulaire]au formulaire] des vues dernières valeurs saisies sans paramètres postés[réponse] et [erreurs].

Le squelette du contrôleur [ServletPersonne] est identique à celui de la version précédente. Nous passons en revue les modifications amenées aux méthodes [doValidationFormulaire, doRetourFormulaire, doGet], les méthodes [init, doInit, doPost] ne changeant pas.

10.5.1    La méthode [doGet]

La méthode [doGet] ne récupère pas l'action à exécuter de la même façon que dans les versions précédentes :

1.

@SuppressWarnings("unchecked")

2.

public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

3.

throws IOException, ServletException {

4. 5.

// on vérifie comment s'est passée l'initialisation de la servlet

6.

if (() != 0) {

7.

8.

}

9.

// on récupère la méthode d'envoi de la requête

10.

String méthode=request.getMethod().toLowerCase();

11.

// on récupère l'action à exécuter

12.

String action=request.getPathInfo();

13.

// action ?

14.

if(action==null){

15.

action="/formulaire";

16.

}

17.

// exécution action

18.

if(méthode.equals("get") && action.equals("/formulaire")){

19.

// démarrage application

20.

doInit(request,response);

21.

return;

22.

}

23.

if(méthode.equals("post") && action.equals("/validationFormulaire")){

24.

// validation du formulaire de saisie

25.

doValidationFormulaire(request,response);

26.

return;

27.

}

28.

if(méthode.equals("post") && action.equals("/retourFormulaire")){

29.

// retour au formulaire de saisie

30.

doRetourFormulaire(request,response);

31.

return;

32.

}

33.

// autres cas

34.

doInit(request,response);

35.

}

•   ligne 12 : on récupère l'action à exécuter. Elle est de la forme [/action].

•   lignes 18-22 : traitement de l'action [/formulaire] demandée par une requête GET

•   lignes 23-27 : traitement de l'action [/validationFormulaire] demandée par une requête POST

•   lignes 28-32 : traitement de l'action [/retourFormulaire] demandée par une requête POST

10.5.2    La méthode [doValidationFormulaire]

Cette méthode traite la requête n° 2 [POST /personne5/do/validationFormulaire] avec [txtNom, txtAge] dans les éléments postés. Son code est le suivant :

1.// validation du formulaire

2.    void doValidationFormulaire(HttpServletRequest request,

3.    HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

4.    // on récupère les paramètres

5.    String nom = request.getParameter("txtNom");

6.    String age = request.getParameter("txtAge");

7.    // qu'on mémorise dans un cookie

8.    response.addCookie(new Cookie("nom",nom));

9.    response.addCookie(new Cookie("age",age));

10.   // vérification des paramètres 11.

12.}

Les nouveautés :

•   la méthode [doValidationFormulaire] envoie en réponse l'une des vues [réponse, erreurs]. Quelle que soit cette réponse, le contrôleur met dedans deux cookies, lignes 8-9. Un cookie est représenté par un objet [Cookie] dont le constructeur admet deux paramètres, la clé du cookie et la valeur associée à celle-ci.

•   ligne 8 : la valeur saisie pour le nom est mise dans un cookie de clé "nom"

•   ligne 9 : la valeur saisie pour l'âge est mise dans un cookie de clé "age"

•   un cookie est ajouté à la réponse HTTP faite au client avec la méthode [response.addCookie]. Cette réponse n'est ici que préparée. Elle ne sera envoyée véritablement que par exécution de la page JSP de la vue envoyée au client.

10.5.3    La méthode [doRetourFormulaire]

Cette méthode traite la requête n° 2 [POST /personne5/do/retourFormulaire] sans éléments postés. Son code est le suivant :

1.

// affichage formulaire pré-rempli

2.

void doRetourFormulaire(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws

ServletException, IOException{

3.

// on récupère les cookies de l'utilisateur

4.

Cookie[] cookies=request.getCookies();

5.

String nom=null;

6.

String age=null;

7.

int nbCookies=0;

8.

for(int i=0;i

9.

if(cookies[i].getName().equals("nom")){

10.

nom=cookies[i].getValue();

11.

nbCookies++;

12.

}else{

13.

if(cookies[i].getName().equals("age")){

14.

age=cookies[i].getValue();

15.

nbCookies++;

16.

}

17.

}

18.

}

19.

// on prépare le modèle du formulaire

20.

request.setAttribute("nom",nom);

21.

request.setAttribute("age",age);

22.

// on affiche le formulaire

23.

getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlFormulaire")).forward(

24.

request, response);

25.

return;

26.

}

Les nouveautés :

La méthode [doRetourFormulaire] doit faire afficher un formulaire pré-rempli avec les dernières saisies faites. Dans la version précédente, celles-ci étaient dans la session. Dans celle-ci, on n'utilise plus la session mais des cookies pour mémoriser des éléments entre deux échanges client-serveur. Lorsque le client a demandé la validation du formulaire, il a reçu en réponse la vue [réponse] ou [erreurs] selon les cas, accompagnée de deux cookies libellés " nom " et " age ". Lors du clic sur le lien [Retour au formulaire] de ces deux vues qui provoque un POST sur l'Url [/do/retourFormulaire], le navigateur va renvoyer au serveur les deux cookies qu'il a reçus.

•   lignes 4-18 : on récupère les valeurs des cookies libellés " nom " et " age ". Assez bizarrement, il n'existe pas de méthode permettant d'avoir la valeur d'un cookie à partir de sa clé. Aussi est-on obligé de passer en revue chacun des cookies reçu.

•   ceci fait, les deux valeurs obtenues sont placées dans le modèle de la vue [formulaire] (lignes 20-21) afin que celle-ci les affiche.

10.6

Tests

Lancer ou relancer Tomcat après y avoir intégré le projet Eclipse [personne-mvc-05] puis demander l'url [http://localhost:8080/personne5].

11    Application web MVC [personne] – version 6

11.1

Introduction

Dans cette version, nous apportons la modification suivante :

La version précédente n'a pas utilisé la session pour garder en mémoire des éléments entre deux échanges client / serveur. Elle a utilisé la technique des cookies, qui fait que les éléments à mémoriser sont envoyés au client par le serveur afin que celui-ci les lui renvoie lors du prochain échange. Dans cette nouvelle version, nous utilisons une technique proche, celles des champs cachés dans les formulaires. Il existe des différences entre ces deux techniques :

Cookies

Champs cachés

- le serveur place les éléments à mémoriser dans le flux HTTP qui précède le document HTML.

- le serveur place les éléments à mémoriser dans le document

HTML.

- la technique nécessite que le navigateur accepte les cookies pour que celui-ci les renvoie au serveur lors de ses demandes GET ou POST.

- la technique nécessite que tous les appels du client au serveur soient des POST afin que les champs cachés soient envoyés au serveur.

- l'utilisateur a accès aux éléments mémorisés en faisant afficher les cookies reçus par son navigateur. La plupart des navigateurs proposent cette option.

- l'utilisateur a accès aux éléments mémorisés en faisant afficher le code source du document HTML reçu.

La technique des champs cachés est utilisable ici car tous les appels du client sont de type POST.

11.2

Le projet Eclipse

Pour créer le projet Eclipse [mvc-personne-06] de l'application web [/personne6], on dupliquera le projet [mvc-personne-05] en suivant la procédure décrite au paragraphe  6.2, page 78.

11.3

Configuration de l'application web [personne6]

Le fichier de l'application /personne6 est le suivant :

1.

2.

3.

xmlns=";

4.

xmlns:xsi=";

5.

xsi:schemaLocation="

">

6.

mvc-personne-06

7.

Ce fichier est identique à celui de la version précédente hormis quelques détails :

§ ligne 6 : le nom d'affichage de l'application web a changé en [mvc-personne-06]

La page d'accueil [] est identique à celle de l'application [/personne5] :

1.

<%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.

    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.

<%@ taglib uri="" prefix="c" %>

4. 5.

11.4

Le code des vues

Seules les vues [réponse, erreurs] changent. Elles ont maintenant des champs cachés dans leurs formulaires respectifs alors que dans la version précédente, ces formulaires ne postaient auncun paramètre.

[ré] :

1.   

2.   

3.   

4.    5.

6.   

7.   

8.         

9.   

10.  

11.   ${lienRetourFormulaire}

12.  

13.   14. 15.

16.

•   lignes 6-9 : le formulaire qui sera posté au serveur lors du clic sur le lien des lignes 10-12

•   ligne 6 : la cible du POST sera [/do/retourFormulaire]

•   lignes 7-8 : les champs cachés [nom] et [age] seront postés. Leurs valeurs ${nom} et ${age} seront fixées par le contrôleur qui affichera [ré]. Ce seront les valeurs saisies dans le formulaire.

[] :

1.   

2.   

3.   

4.    5.

6.   

7.   

8.         

9.   

10.  

11.   ${lienRetourFormulaire}

12.  

13.  

14.  

Les modifications et les explications sont les mêmes que pour la vue [ré]. On notera que le modèle de la vue [erreurs] s'enrichit de deux nouveaux éléments [nom, age] qui viennent s'ajouter aux deux autres qui existaient déjà : [erreurs, lienRetourFormulaire].

Le lecteur est invité à tester ces nouvelles vues selon le principe vu dans les versions précédentes.

11.5

Le contrôleur [ServletPersonne]

Le contrôleur [ServletPersonne] de l'application web [/personne6] est très proche à celui de la version précédente. Les changements viennent du fait que le modèle de la vue [erreurs] a changé. Il y faut mettre deux éléments supplémentaires : [nom, age]. Seules les méthodes faisant afficher cette vue sont concernées. Il s'agit des méthodes [doGet] et [doValidationFormulaire].

11.5.1    La méthode [doGet]

Le code de [doGet] est le suivant :

1.    // GET

2.    @SuppressWarnings("unchecked")

3.    public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

4.    throws IOException, ServletException { 5.

6.    // on vérifie comment s'est passée l'initialisation de la servlet

7.    if (() != 0) {

8.    // on passe la main à la page d'erreurs

9.    request.setAttribute("erreurs", erreursInitialisation);

10.      getServletContext().getRequestDispatcher(urlErreurs).forward(

11.      request, response);

12.      // fin

13.      return;

14.      }

15.     

16.      }

En fait, ce code reste identique à ce qu'il était. Dans la version précédente, les éléments [nom, age] n'étaient pas mis dans le modèle de la vue [erreurs]. Si on continue à ne pas les y mettre, les variables ${nom} et ${age} de [] seront remplacées par la chaîne vide. Cela nous convient, car dans ce cas précis, le lien [Retour au formulaire] n'est pas présenté à l'utilisateur. En effet, nous ne mettons pas non plus l'élément [lienRetourFormulaire] dans le modèle. La variable ${lienRetourFormulaire} de [] sera remplacée par la chaîne vide. Il n'y aura donc pas de lien, donc pas possibilité de poster les champs cachés [nom, age] du formulaire de []. La valeur de ces champs peut donc être la chaîne vide.

11.5.2    La méthode [doValidationFormulaire]

Son code est le suivant :

1.    // validation du formulaire

2.    void doValidationFormulaire(HttpServletRequest request,

3.    HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

4.    // on récupère les paramètres

5.    String nom = request.getParameter("txtNom");

6.    String age = request.getParameter("txtAge");

7.    // on prépare le modèle des vues [réponse, erreurs]

8.    request.setAttribute("nom",nom);

9.    request.setAttribute("age",age);

10.   request.setAttribute("lienRetourFormulaire", (String)("lienRetourFormulaire"));

11.   // vérification des paramètres

12 .

Lignes 8-10, on met dans le modèle les éléments [nom, age, lienRetourFormulaire]. On sait que la méthode affiche l'une des vues [réponse] ou [erreurs]. Cette dernière aura donc les éléments [nom,age] dans son modèle.

11.6

Tests

Lancer ou relancer Tomcat après y avoir intégré le projet Eclipse [personne-mvc-06] puis demander l'url [http://localhost:8080/personne6].

12    Application web MVC [personne] – version 7

12.1

Introduction

Dans cette version, nous supposons qu'il peut y avoir des navigateurs clients qui ont inhibé :

1.    le renvoi des cookies qu'envoie le serveur

2.    l'exécution de code Javascript embarqué dans les pages HTML affichées

On veut néanmoins que ce type de navigateurs puisse utiliser notre application. Le point 2 nous ramène à la version 2 de notre application, le Javascript ayant été utilisé à partir de la version 3. La version 2 faisait fonctionner l'application sans Javascript donc le point 2 est résolu.

Le point 1 peut être délicat ou non à gérer. La version 6 de notre application fonctionnait sans cookies. En fusionnant les versions 2 et 6, nous obtenons le résultat demandé. Nous allons ajouter une contrainte supplémentaire : l'application doit gérer une session. Ce n'est pas une contrainte dénuée de sens. Dans une application où les utilisateurs doivent s'authentifier, le serveur doit mémoriser le couple (identifiant / mot de passe) de l'utilisateur pour lui éviter de s'authentifier à chaque page qu'il demande.

Nous avons utilisé jusqu'à maintenant trois solutions pour mémoriser des informations au fil des échanges client / serveur : 1. la session

2.    les cookies

3.    les champs cachés.

La solution 2 peut être éliminée puisque le navigateur client peut avoir inhibé l'utilisation des cookies.

La solution 3 est celle de la version 6 précédemment étudiée. Elle ne peut être utilisée pour des raisons de sécurité. Si le couple (login / mot de passe) est encapsulé dans chaque page envoyée au navigateur, cela veut dire qu'il transite sur le réseau à chaque échange client / serveur. Cela n'est pas bon pour la sécurité de l'application. On peut alors envisager d'utiliser le protocole HTTPS qui crypte les échanges client / serveur. Mais l'utiliser pour chaque page de l'application va alourdir la charge du serveur.

On pourrait vouloir éliminer la solution 1 parce qu'elle est également à base de cookies. Lors du premier échange client / serveur, le serveur envoie au client un jeton de session que celui-ci va renvoyer au serveur à chaque nouvelle demande. Grâce à ce jeton, le serveur va pouvoir reconnaître son client et lui affecter des informations qu'il avait mémorisées lors d'un échange précédent. Le jeton de session est envoyé par le serveur dans un cookie. Le navigateur qui n'a pas inhibé ses cookies peut lui renvoyer ce cookie lors de ses demandes suivantes. S'il a inhibé ses cookies, il dispose d'une autre solution : il peut inclure le jeton de session dans l'Url qu'il demande. C'est ce que nous voyons maintenant en reprenant l'étude du fichier [] de la version 4 :

1.

<%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.

    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.

<%@ taglib uri="" prefix="c" %>

4. 5.

On rappelle que la ligne 5 ci-dessus redirige le client vers l'Url [/personne4/main?jsessionid=XX] où XX est le jeton de session comme le montre la copie d'écran ci-dessous obtenue après avoir demandé l'Url [http://localhost:8080/personne4] :

Examinons de plus près le fonctionnement de la balise pour ce qui est du jeton de session. Prenons un navigateur où les cookies sont acceptés. Ci-dessous, on configure le navigateur Firefox :

En [1], nous autorisons les cookies et en [2] nous supprimons ceux qui existent déjà afin de partir d'une situation connue. Puis nous demandons l'Url [http://localhost:8080/personne4]. Nous obtenons la réponse suivante :

La demande HTTP initiale du client a été la suivante :

1.

GET /personne4/ HTTP/1.1

2.

Host: localhost:8080

3.

User-Agent: Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; fr; rv:1.8.0.3) Gecko/20060426 Firefox/1.5.0.3

4.

Accept: text/xml,application/xml,application/xhtml+xml,text/html;q=0.9,text/plain;q=0.8,image/png,*/*;q=0.5

5.

Accept-Language: fr-fr,fr;q=0.8,en;q=0.6,en-us;q=0.4,de;q=0.2

6.

Accept-Encoding: gzip,deflate

7.

Accept-Charset: ISO-8859-1,utf-8;q=0.7,*;q=0.7

8.

Keep-Alive: 300

9. Connection: keep-alive

On notera simplement que le client n'envoie pas de cookie de session. La réponse HTTP envoyée par le serveur est la suivante :

1.

HTTP/1.x 302 Déplacé Temporairement

2.

Server: Apache-Coyote/1.1

3.

Set-Cookie: JSESSIONID=1ACA010A6BA28FB9E30A1D3184F574BC; Path=/personne4

4.

Location: http://localhost:8080/personne4/main;jsessionid=1ACA010A6BA28FB9E30A1D3184F574BC

5.

Content-Type: text/html;charset=ISO-8859-1

6.

Content-Length: 0

7.

Date: Tue, 23 May 2006 09:10:05 GMT

•   ligne 1 : le serveur demande au client de se rediriger

•   ligne 3 : le serveur envoie un jeton de session associé à l'attribut [JSESSIONID]

•   ligne 4 : l'Url de redirection contient le jeton de session. La balise l'y a placé parce que le client n'avait pas envoyé de cookie de session.

Le navigateur, à qui on a demandé de se rediriger, a ensuite fait la demande suivante :

1.   GET /personne4/main;jsessionid=1ACA010A6BA28FB9E30A1D3184F574BC HTTP/1.1

2.   Host: localhost:8080

3.   User-Agent: Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; fr; rv:1.8.0.3) Gecko/20060426 Firefox/1.5.0.3

4.   Accept: text/xml,application/xml,application/xhtml+xml,text/html;q=0.9,text/plain;q=0.8,image/png,*/*;q=0.5

5.   Accept-Language: fr-fr,fr;q=0.8,en;q=0.6,en-us;q=0.4,de;q=0.2

6.   Accept-Encoding: gzip,deflate

7.   Accept-Charset: ISO-8859-1,utf-8;q=0.7,*;q=0.7

8.   Keep-Alive: 300

9.   Connection: keep-alive

10.  Cookie: JSESSIONID=1ACA010A6BA28FB9E30A1D3184F574BC

•   ligne 1 : il demande l'Url de redirection, jeton de session inclus. C'est pourquoi sur la copie d'écran, le navigateur affiche-t-il cette Url.

•   ligne 10 : le navigateur renvoie le jeton de session que lui a envoyé dans l'échange précédent le serveur. C'est le fonctionnement normal des cookies lorsque ceux-ci sont autorisés sur le navigateur client. Si ce n'est pas le cas, les cookies reçus ne sont pas renvoyés.

Le serveur a répondu la chose suivante à cette seconde demande :

1.

HTTP/1.x 200 OK

2.

Server: Apache-Coyote/1.1

3.

Content-Type: text/html;charset=ISO-8859-1

4.

Content-Length: 2376

5.

Date: Tue, 23 May 2006 09:10:05 GMT

Il a trouvé la page qu'on lui demandait et il l'envoie. On notera qu'il n'envoie plus le jeton de session. C'est le fonctionnement normal du jeton de session : il est envoyé au navigateur une unique fois par le serveur sous la forme d'un cookie et le navigateur le renvoie ensuite à chaque demande pour se faire reconnaître.

Maintenant, avec le même navigateur, demandons de nouveau l'Url [http://localhost:8080/personne4] en la tapant à la main. On obtient alors la page suivante :

On constate que l'Url affichée par le navigateur ne contient plus le jeton de session. Regardons le premier échange client / serveur :

Le navigateur a fait la demande suivante :

1. GET /personne4 HTTP/1.1

2.   Host: localhost:8080

3.   User-Agent: Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; fr; rv:1.8.0.3) Gecko/20060426 Firefox/1.5.0.3

4.   Accept: text/xml,application/xml,application/xhtml+xml,text/html;q=0.9,text/plain;q=0.8,image/png,*/*;q=0.5

5.   Accept-Language: fr-fr,fr;q=0.8,en;q=0.6,en-us;q=0.4,de;q=0.2

6.   Accept-Encoding: gzip,deflate

7.   Accept-Charset: ISO-8859-1,utf-8;q=0.7,*;q=0.7

8.   Keep-Alive: 300

9.   Connection: keep-alive

10. Cookie: JSESSIONID=1ACA010A6BA28FB9E30A1D3184F574BC

C'est exactement la même demande que la fois précédente avec cependant une différence : ligne 10, le navigateur renvoie le jeton de session qu'il avait reçu lors du tout premier échange. Encore une fois, c'est le fonctionnement normal si les cookies du navigateur sont actifs.

Le serveur a envoyé la réponse suivante :

1.

HTTP/1.x 302 Déplacé Temporairement

2.

Server: Apache-Coyote/1.1

3.

Location: http://localhost:8080/personne4/

4.

Transfer-Encoding: chunked

5.

Date: Tue, 23 May 2006 09:24:39 GMT

Il demande au client de se rediriger. Comme il a reçu un jeton de session du client, il poursuit celle-ci et n'envoie pas de nouveau jeton de session. Pour la même raison, la balise n'inclut pas ce jeton de session dans l'Url de redirection. C'est pourquoi l'Url affichée par la copie d'écran ci-dessus n'a-t-elle pas de jeton de session.

On retiendra de tout ça la règle suivante : la balise n'inclut le jeton de session dans l'Url de redirection que si le client n'a pas envoyé l'entête HTTP :

Cookie: JSESSIONID=1ACA010A6BA28FB9E30A1D3184F574BC

Cette règle est également vraie pour la balise que nous aurons l'occasion de rencontrer ultérieurement.

Que se passe-t-il avec un navigateur sur lequel on a inhibé les cookies ? Essayons. Tout d'abord nous réinitialisons le navigateur :

En [1], nous inhibons les cookies et en [2] nous supprimons ceux qui existent déjà afin de partir d'une situation connue. Puis nous demandons l'Url [http://localhost:8080/personne4]. Nous obtenons la réponse suivante :

Nous obtenons le même résultat que précédemment. Les échanges HTTP ne sont pourtant pas exactement les mêmes :

1.   GET /personne4/ HTTP/1.1

2.   Host: localhost:8080

3.     User-Agent: Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; fr; rv:1.8.0.3) Gecko/20060426 Firefox/1.5.0.3

4.     Accept: text/xml,application/xml,application/xhtml+xml,text/html;q=0.9,text/plain;q=0.8,image/png,*/*;q=0.5

5.     Accept-Language: fr-fr,fr;q=0.8,en;q=0.6,en-us;q=0.4,de;q=0.2 6. Accept-Encoding: gzip,deflate

7.   Accept-Charset: ISO-8859-1,utf-8;q=0.7,*;q=0.7

8.   Keep-Alive: 300

9. Connection: keep-alive 10.

11.  HTTP/1.x 302 Déplacé Temporairement

12.  Server: Apache-Coyote/1.1

13.  Set-Cookie: JSESSIONID=911B8156E0A9D32C2D256020C898E05C; Path=/personne4

14.  Location: http://localhost:8080/personne4/main;jsessionid=911B8156E0A9D32C2D256020C898E05C

15.  Content-Type: text/html;charset=ISO-8859-1

16.  Content-Length: 0

17. Date: Tue, 23 May 2006 09:39:55 GMT 18.

19.  GET /personne4/main;jsessionid=911B8156E0A9D32C2D256020C898E05C HTTP/1.1

20.  Host: localhost:8080

21.  User-Agent: Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; fr; rv:1.8.0.3) Gecko/20060426 Firefox/1.5.0.3

22.  Accept: text/xml,application/xml,application/xhtml+xml,text/html;q=0.9,text/plain;q=0.8,image/png,*/*;q=0.5

23.    Accept-Language: fr-fr,fr;q=0.8,en;q=0.6,en-us;q=0.4,de;q=0.2

24.    Accept-Encoding: gzip,deflate

25.    Accept-Charset: ISO-8859-1,utf-8;q=0.7,*;q=0.7 26. Keep-Alive: 300

27. Connection: keep-alive 28.

29.  HTTP/1.x 200 OK

30.  Server: Apache-Coyote/1.1

31.  Content-Type: text/html;charset=ISO-8859-1

32.  Content-Length: 2376

33. Date: Tue, 23 May 2006 09:39:55 GMT

•   lignes 1-9 : la demande n° 1 du navigateur. Il n'envoie pas de cookie de session.

•   lignes 11-17 : la réponse du serveur qui lui demande de se rediriger vers une autre Url. Il envoie un cookie de session ligne 13 : la balise a inclus le jeton dans l'Url de redirection ligne 14.

•   lignes 19-27 : la demande n° 2 du navigateur. Il ne renvoie pas le cookie de session que vient de lui envoyer le serveur parce que ses cookies sont inhibés.

•   lignes 29-33 : la réponse du serveur. On peut constater que bien que le navigateur ne lui ait pas envoyé de cookie de session, il ne redémarre cependant pas une nouvelle session comme on aurait pu s'y attendre. On voit cela au fait qu'il n'envoie l'entête HTTP [Set-Cookie] comme il l'avait fait ligne 13. Cela signifie qu'il continue la session précédente. Il a pu retrouver celle-ci grâce au jeton de session présent dans l'Url demandée par le navigateur ligne 19.

On retiendra que le serveur suit une session en récupérant le jeton de session envoyé par le client, de deux façons possibles :

•   dans l'entête HTTP [Set-Cookie] envoyé par le client

•   dans l'Url demandée par le client

Maintenant, avec le même navigateur, demandons de nouveau l'Url [http://localhost:8080/personne4] en la tapant à la main, comme il avait été fait lorsque les cookies étaient autorisés. On obtient alors la page suivante :

On a un résultat différent de celui obtenu  lorsque les cookies étaient autorisés : le jeton de session est dans l'Url affichée par le navigateur. Exliquons ce résultat sans étudier les échanges HTTP qui ont eu lieu :

[cookies autorisés]

•   lors de la seconde demande de l'Url [http://localhost:8080/personne4], le navigateur client avait renvoyé le cookie de session qu'il avait reçu du serveur lors de la première demande de cette même Url. La balise n'avait donc pas inclus le jeton de session dans l'adresse de redirection. [cookies inhibés]

•   lors de la seconde demande de l'Url [http://localhost:8080/personne4], le navigateur client n'envoie pas le cookie de session qu'il a reçu du serveur lors de la première demande de cette même Url, puisque ses cookies sont inhibés. La balise inclut donc le jeton de session dans l'adresse de redirection. C'est pourquoi on le trouve sur la copie d'écran ci-dessus.

Les balises et permettent d'inclure le jeton de session dans les Url. C'est la solution qui est proposée ici.

12.2

Le projet Eclipse

Pour créer le projet Eclipse [mvc-personne-07] de l'application web [/personne7], on dupliquera le projet [mvc-personne-06] en suivant la procédure décrite au paragraphe  6.2, page 78.

12.3

Configuration de l'application web [personne7]

Le fichier de l'application /personne7 est le suivant :

1.

2.

3.

mvc-personne-07

4.

Ce fichier est identique à celui de la version précédente hormis la ligne 3 où le nom d'affichage de l'application web a changé en [mvc-personne-07]. La page d'accueil [] ne change pas.

1.

2.

12.4

Le code des vues

Les vues [formulaire, réponse, erreurs] redeviennent ce qu'elles étaient dans la version 2, c.a.d. sans Javascript. Cependant elles conservent les balises JSTL des dernières versions.

12.4.1    La vue [formulaire]

On a enlevé les boutons associés à du code Javascript.

[] :

18.  

19.  

20.  21.  Age22.  23.  24.  25.  

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %> 5.

6.   

7.   

8.    Personne - formulaire

9.   

10.  

11.  

12.  

Personne - formulaire

13.


14.     

" method="post">

15.  

16.  

17.  

Nom

26.  

27.

28.    

29.    

30.    

31.    

32.    

33.    

34.    

35.    

36.    

•   ligne 14 : l'Url cible du POST est écrite avec la balise afin que le jeton de session y soit au cas où le client serait un navigateur n'envoyant pas l'entête HTTP [Cookie].

•   le formulaire a deux boutons de type [submit] : [Envoyer] (ligne 28) et [Effacer] (ligne 30). Les deux boutons portent le même nom : bouton. Au moment du POST, le navigateur enverra le paramètre :

•   bouton=Envoyer si le POST a été provoqué par le bouton [Envoyer]

•   bouton=Effacer si le POST a été provoqué par le bouton [Effacer]

C'est ce paramètre qui nous aidera à définir l'action exacte à faire, l'Url [/do/validationFormulaire] correspondant maintenant à deux actions distinctes.

12.4.2    La vue [réponse]

[ré] :

16.     

17.     

18.     19.     Age20.     ${age}21.     22.     

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %> 5.

6.   

7.   

8.    Personne

9.   

10.     

11.     

Personne - réponse

12.     


13.     

14.     

15.     

Nom ${nom}

23.     

24.    ">${lienRetourFormulaire}

25.  26. 27.

• ligne 24 : l'Url cible du HREF est écrite avec la balise afin que le jeton de session y soit au cas où le client serait un navigateur n'envoyant pas l'entête HTTP [Cookie].

12.4.3    La vue [erreurs]

[] :

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %> 5.

6.    

7.    

8.     Personne

9.    

10.   

11.   

Les erreurs suivantes se sont produites

12.   

13.   

14.   

  • ${erreur}

15.   

16.   

17.   

18.    ">${lienRetourFormulaire}

19.  20. 21.

•   ligne 18 : l'Url cible du HREF est écrite avec la balise afin que le jeton de session y soit au cas où le client serait un navigateur n'envoyant pas l'entête HTTP [Cookie].

Le lecteur est invité à tester ces nouvelles vues selon le principe vu dans les versions précédentes.

12.5

Le contrôleur [ServletPersonne]

Le contrôleur [ServletPersonne] de l'application web [/personne7] est le suivant :

1. package .servlets.personne; 2.

3.

4.

5.    @SuppressWarnings("serial")

6.    public class ServletPersonne extends HttpServlet {

7.    // paramètres d'instance

8.    private String urlErreurs = null;

9.    private ArrayList erreursInitialisation = new ArrayList();

10.   private String[] paramètres={"urlFormulaire","urlReponse","lienRetourFormulaire"};

11.   private Map params=new HashMap<String,String>(); 12.

13.   // init

14.   @SuppressWarnings("unchecked")

15.   public void init() throws ServletException {

16.  

17.   }

18.

19.   // GET

20.   @SuppressWarnings("unchecked")

21.   public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

22.   throws IOException, ServletException { 23.

24.  

25.   // on récupère la méthode d'envoi de la requête

26.   String méthode=request.getMethod().toLowerCase();

27.   // on récupère l'action à exécuter 28.      String action=request.getPathInfo();

29.    

30.     if(méthode.equals("post") && action.equals("/validationFormulaire")){

31.     // validation du formulaire de saisie

32.     doValidationFormulaire(request,response);

33.     return;

34.     }

35.     if(méthode.equals("get") && action.equals("/retourFormulaire")){

36.     // retour au formulaire de saisie

37.     doRetourFormulaire(request,response);

38.     return;

39.     }

40.     // autres cas

41.     doInit(request,response);

42.     }

43.

44.   // affichage formulaire vide

45.   void doInit(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

46.  

47.   }

48.

49. // affichage formulaire pré-rempli

50.    void doRetourFormulaire(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws

ServletException, IOException{

51.    // on affiche le formulaire

52.    getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlFormulaire")).forward(

53.    request, response);

54.    return;

55.    }

56.

57.    // affichage formulaire vide

58.    void doEffacer(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

59.    // on prépare le modèle du formulaire

60.    HttpSession session = request.getSession(true);

61.    session.setAttribute("nom", "");

62.    session.setAttribute("age", "");

63.    // on affiche le formulaire

64.    getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlFormulaire")).forward(

65.    request, response);

66.    return;

67.    }

68.

69.     // validation du formulaire

70.     void doValidationFormulaire(HttpServletRequest request,

71.     HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

72.     // on récupère le bouton qui a provoqué le POST

73.     String bouton = request.getParameter("bouton").toLowerCase();

74.     // traitement selon le bouton qui a provoqué le POST

75.     if(bouton==null){

76.     doInit(request,response);

77.     return;

78.     }

79.     if("envoyer".equals(bouton)){

80.     doEnvoyer(request,response);

81.     return;

82.     }

83.     if("effacer".equals(bouton)){

84.     doEffacer(request,response);

85.     return;

86.     }

87.     }

88.

89.   // validation du formulaire

90.   void doEnvoyer(HttpServletRequest request,

91.   HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException{

92.   // on récupère les paramètres

93.   String nom = request.getParameter("txtNom");

94.   String age = request.getParameter("txtAge");

95.   // qu'on mémorise dans la session

96.   HttpSession session = request.getSession(true);

97.   session.setAttribute("nom", nom);

98.   session.setAttribute("age", age);

99.   // le lien du retour au formulaire est mis dans le modèle des vues [réponse, erreurs]

100.  request.setAttribute("lienRetourFormulaire", (String)("lienRetourFormulaire"));

101.  // vérification des paramètres

102.  ArrayList erreursAppel = new ArrayList(); 103.

104.  // des erreurs dans les paramètres ?

105.  if (() != 0) {

106.  // on envoie la page d'erreurs

107.  request.setAttribute("erreurs", erreursAppel);

108.  getServletContext().getRequestDispatcher(urlErreurs).forward(

109.  request, response);

110.  return;

111.  }

112.  // les paramètres sont corrects - on envoie la page réponse

113.  getServletContext().getRequestDispatcher((String)("urlReponse")).forward(request,

114.  response);

115.  return;

116.  } 117.

118.  // post

119.  public void doPost(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

120.  throws IOException, ServletException { 121 .

122. }

123.}

•   ligne 35 : l'action [/retourFormulaire] est faite par un GET et non plus par un POST comme dans la version précédente.

•   lignes 70-87 :  l'action [/validationFormulaire] est faite par un POST provoqué par un clic sur l'un des boutons [Envoyer] ou [Effacer] de la vue [formulaire]. La méthode [doValidationFormulaire] fait traiter ces deux cas par deux méthodes différentes.

•   lignes 90-103 : la méthode [doEnvoyer] correspond à la méthode [doValidationFormulaire] de la version précédente. Les données saisies sont mises dans la session (lignes 96-98) alors dans la version précédente elles étaient placées dans la requête.

•   lignes 58-67 : la nouvelle méthode [doEffacer] doit afficher un formulaire vide. On pourrait faire appel à la méthode [doInit] qui fait déjà ce travail. Ici, on en profite pour également effacer les éléments [nom, age] de la session afin que celle-ci continue à refléter le dernier état du formulaire.

•   lignes 50-55 : demandent l'affichage de la vue [formulaire] sans initialisation apparente du modèle de cette vue. Ce modèle est en fait constitué des éléments [nom, age] déjà dans la session. Il n'y a pas lieu de faire davantage.

12.6

Tests

Lancer ou relancer Tomcat après y avoir intégré le projet Eclipse [personne-mvc-07] puis demander l'url [http://localhost:8080/personne7] avec un navigateur dont on a inhibé les cookies et supprimé ceux existant déjà. On obtient la réponse suivante :

Le code source reçu par le navigateur est le suivant :

1.

2.

3.

Ligne 1, le jeton de session est dans l'Url cible du POST.

Remplissons le formulaire et validons-le :

Le code source reçu par le navigateur est le suivant :

1.

2.

3.

Retour au formulaire

4.

Ligne 3, le jeton de session est dans l'Url cible du lien.

13    Application web MVC [personne] – version 8

La version 8 sera identique à la version 7 mais déployée dans une archive war (Web ARchive). Dans Eclipse, nous cliquons droit sur le projet [mvc-personne-07] et prenons l'option [export] :

Choisissons dans la liste déroulante [1] le nom du module à exporter, ici [mvc-personne-07] et avec le bouton [Browse] indiquons le fichier .war à produire, ici []. Terminons le processus avec le bouton [Finish] et avec l'explorateur windows allons voir le fichier qui a été produit :

Un fichier .war est analogue à un fichier .zip et peut être décompressé avec les mêmes outils. Décompressons-le et passons en revue tous les éléments de son arborescence :

Nous pouvons constater que tous les éléments du projet [mvc-personne-07] sont là, les codes source ayant été remplacés par leurs équivalents compilés placés dans [WEB-INF/classes] comme l'exige la norme de déploiement des servlets.

Nous allons déployer l'application web [] au sein de Tomcat en suivant la procédure décrite au paragraphe 8.1.2, page 104 pour le déploiement de la documentation de la bibliothèque JSTL.

Nous lançons Tomcat via l'option adéquate du menu [Démarrer] puis nous demandons l'Url [http://localhost:8080] et suivons le lien [Tomcat Manager] :

Nous obtenons alors une page d'authentification. Nous nous identifions comme manager / manager ou admin / admin, comme il a été montré au paragraphe 2.3.3, page 14.

Nous obtenons une page listant les applications actuellement déployées dans Tomcat :

Nous pouvons ajouter une nouvelle application grâce à des formulaires placés en bas de la page :

Nous utilisons le bouton [Parcourir] pour désigner un fichier .war à déployer.

La copie d'écran ne le montre pas, mais nous avons sélectionné le fichier [] créé précédemment. Le bouton [Deploy] enregistre et déploie cette application au sein de Tomcat.

Si on déploie un fichier [], le contexte de l'application (ou le nom de l'application) sera XX. C'est ce que montre [1]. La colonne [2] montre le nom d'affichage de l'application. Ce nom est fixé dans le fichier [] par la balise . Dans l'application [mvc-personne-07] archivée dans [] on avait :

mvc-personne-07

Le nom d'affichage de l'application est donc [mvc-personne-07], ce que montre [2].

Ouvrons un navigateur et demandons l'url [http://localhost:8080/personne8] :

Le lecteur est invité à poursuivre les tests. L'archivage d'une application web dans un fichier .war est le mode normal de distribution et de déploiement d'une application web.

14    Application web MVC dans une architecture 3tier – Exemple 1

14.1

Présentation

Jusqu’à maintenant, nous nous sommes contentés d’exemples à visée pédagogique. Pour cela, ils se devaient d’être simples. Nous présentons maintenant, une application basique mais néanmoins plus riche que toutes celles présentées jusqu’à maintenant. Elle aura la particularité d’utiliser les trois couches d’une architecture 3tier :

Le lecteur est invité à relire les principes d'une application web MVC dans une architecture 3tier s'il les a oubliés, au paragraphe 4, page 58.

L’application web que nous allons écrire va permettre de gérer un groupe de personnes avec quatre opérations :

•   liste des personnes du groupe

•   ajout d’une personne au groupe

•   modification d’une personne du groupe •       suppression d’une personne du groupe

On reconnaîtra les quatre opérations de base sur une table de base de données. Nous écrirons deux versions de cette application

:

•   dans la version 1, la couche [dao] n’utilisera pas de base de données. Les personnes du groupe seront stockées dans un simple objet [ArrayList] géré en interne par la couche [dao]. Cela permettra au lecteur de tester l’application sans contrainte de base de données.

•   dans la version 2, nous placerons le groupe de personnes dans une table de base de données. Nous montrerons que cela se fera sans impact sur la couche web de la version 1 qui restera inchangée.

Les copies d’écran qui suivent montrent les pages que l’application échange avec l’utilisateur.

14.2

Le projet Eclipse

Le projet de l’application s’appelle [personnes-01] :

Ce projet recouvre les trois couches de l’architecture 3tier de l’application :

•   la couche [dao] est contenue dans le paquetage []

•   la couche [metier] ou [service] est contenue dans le paquetage [.personnes.service]

•   la couche [web] ou [ui] est contenue dans le paquetage []

•   le paquetage [.personnes.entites] contient les objets partagés entre différentes couches

•   le paquetage [.personnes.tests] contient les tests Junit des couches [dao] et [service]

Nous allons explorer successivement les trois couches [dao], [service] et [web]. Parce que ce serait trop long à écrire et peutêtre trop ennuyeux à lire, nous serons peut-être parfois un peu rapides sur les explications sauf lorsque ce qui est présenté est nouveau.

14.3

La représentation d’une personne

L’application gère un groupe de personnes. Les copies d’écran page 137 ont montré certaines des caractéristiques d’une personne. Formellement, celles-ci sont représentées par une classe [Personne] :

La classe [Personne] est la suivante :

1. package .springmvc.personnes.entites; 2.

3. import .SimpleDateFormat; 4. import ; 5.

6. public class Personne { 7.

8.    // identifiant unique de la personne

9.    private int id;

10.   // la version actuelle

11.   private long version;

12.   // le nom

13.   private String nom;

14.   // le prénom

15.   private String prenom;

16.   // la date de naissance

17.   private Date dateNaissance;

18.   // l'état marital

19.   private boolean marie = false;

20.   // le nombre d'enfants

21.   private int nbEnfants; 22.

23.   // getters - setters

24.  

25.

26. // constructeur par défaut 27. public Personne() { 28.

29. }

30.

31.     // constructeur avec initialisation des champs de la personne

32.     public Personne(int id, String prenom, String nom, Date dateNaissance,

33.     boolean marie, int nbEnfants) {

34.     setId(id);

35.     setNom(nom);

36.     setPrenom(prenom);

37.     setDateNaissance(dateNaissance);

38.     setMarie(marie);

39.     setNbEnfants(nbEnfants);

40.     }

41.

42. // constructeur d'une personne par recopie d'une autre personne

43.  public Personne(Personne p) {

44.  setId(p.getId());

45.  setVersion(p.getVersion());

46.  setNom(p.getNom());

47.  setPrenom(p.getPrenom());

48.  setDateNaissance(p.getDateNaissance());

49.  setMarie(p.getMarie());

50.  setNbEnfants(p.getNbEnfants());

51.  } 52.

53.

54.    // toString

55.    public String toString() {

56.    return "[" + id + "," + version + "," + prenom + "," + nom + ","

57.    + new SimpleDateFormat("dd/MM/yyyy").format(dateNaissance)

58.    + "," + marie + "," + nbEnfants + "]";

59.    }

60.    }

•   une personne est identifiée par les informations suivantes :

•   id : un n° identifiant de façon unique une personne

•   nom : le nom de la personne

•   prenom : son prenom

•   dateNaissance : sa date de naissance

•   marie : son état marié ou non

•   nbEnfants : son nombre d’enfants

•   l’attribut [version] est un attribut artificiellement ajouté pour les besoins de l’application. D’un point de vue objet, il aurait été sans doute préférable d’ajouter cet attribut dans une classe dérivée de [Personne]. Son besoin apparaît lorsqu’on fait des cas d’usage de l’application web. L’un d’entre-eux est le suivant :

Au temps T1, un utilisateur U1 entre en modification d’une personne P.  A ce moment, le nombre d’enfants est 0. Il passe ce nombre à 1 mais avant qu’il ne valide sa modification, un utilisateur U2 entre en modification de la même personne P. Puisque U1 n’a pas encore validé sa modification, U2 voit le nombre d’enfants à 0. U2 passe le nom de la personne P en majuscules. Puis U1 et U2 valident leurs modifications dans cet ordre. C’est la modification de U2 qui va gagner : le nom va passer en majuscules et le nombre d’enfants va rester à zéro alors même que U1 croit l’avoir changé en 1.

La notion de version de personne nous aide à résoudre ce problème. On reprend le même cas d’usage :

Au temps T1, un utilisateur U1 entre en modification d’une personne P.  A ce moment, le nombre d’enfants est 0 et la version V1. Il passe le nombre d’enfants à 1 mais avant qu’il ne valide sa modification, un utilisateur U2 entre en modification de la même personne P. Puisque U1 n’a pas encore validé sa modification, U2 voit le nombre d’enfants à 0 et la version à V1. U2 passe le nom de la personne P en majuscules. Puis U1 et U2 valident leurs modifications dans cet ordre. Avant de valider une modification, on vérifie que celui qui modifie une personne P détient la même version que la personne P actuellement enregistrée. Ce sera le cas de l’utilisateur U1. Sa modification est donc acceptée et on change alors la version de la personne modifiée de V1 à V2 pour noter le fait que la personne a subi un changement. Lors de la validation de la modification de U2, on va s’apercevoir qu’il détient une version V1 de la personne P, alors qu’actuellement la version de celle-ci est V2. On va alors pouvoir dire à l’utilisateur U2 que quelqu’un est passé avant lui et qu’il doit repartir de la nouvelle version de la personne P. Il le fera, récupèrera une personne P de version V2 qui a maintenant un enfant, passera le nom en majuscules, validera. Sa modification sera acceptée si la personne P enregistrée a toujours la version V2. Au final, les modifications faites par U1 et U2 seront prises en compte alors que dans le cas d’usage sans version, l’une des modifications était perdue.

•   lignes 32-40 : un constructeur capable d’initialiser les champs d’une personne. On omet le champ [version].

•   lignes 43-51 : un constructeur qui crée une copie de la personne qu’on lui passe en paramètre. On a alors deux objets de contenu identique mais référencés par deux pointeurs différents.

•   ligne 55 : la méthode [toString] est redéfinie pour rendre une chaîne de caractères représentant l’état de la personne

14.4

La couche [dao]

La couche [dao] est constituée des classes et interfaces suivantes :

•   [IDao] est l’interface présentée par la couche [dao]

•   [DaoImpl] est une implémentation de celle-ci où le groupe de personnes est encapsulé dans un objet [ArrayList]

•   [DaoException] est un type d’exceptions non contrôlées (unchecked), lancées par la couche [dao]

L’interface [IDao] est la suivante :

1. package ; 2.

3. import .springmvc.personnes.entites.Personne; 4.

5. import .Collection; 6.

7.    public interface IDao {

8.    // liste de toutes les personnes

9.    Collection getAll();

10.   // obtenir une personne particulière

11.   Personne getOne(int id);

12.   // ajouter/modifier une personne

13.   void saveOne(Personne personne);

14.   // supprimer une personne

15.   void deleteOne(int id);

16.   }

•   l’interface a quatre méthodes pour les quatre opérations que l’on souhaite faire sur le groupe de personnes :

•   getAll : pour obtenir une collection de personnes

•   getOne : pour obtenir une personne ayant un id précis

•   saveOne : pour ajouter une personne (id=-1) ou modifier une personne existante (id <> -1)

•   deleteOne : pour supprimer une personne ayant un id précis

La couche [dao] est susceptible de lancer des exceptions. Celles-ci seront de type [DaoException] :

1. package ; 2.

3. public class DaoException extends RuntimeException { 4.

5.     // code erreur 6.     private int code; 7.

8.    public int getCode() {

9.    return code;

10.  }

11.

12.  // constructeur

13.  public DaoException(String message,int code) {

14.  super(message);

15.  =code;

16.  }

17.  }

•   ligne 3 : la classe [DaoException] dérivant de [RuntimeException] est un type d’exception non contrôlée : le compilateur ne nous oblige pas à :

•   gérer ce type d’exceptions avec un try / catch lorsqu’on appelle une méthode pouvant la lancer

•   mettre le marqueur " throws DaoException " dans la signature d’une méthode susceptible de lancer l’exception

Cette technique nous évite d’avoir à signer les méthodes de l’interface [IDao] avec des exceptions d’un type particulier. Toute implémentation lançant des exceptions non contrôlées sera alors acceptable amenant ainsi de la souplesse dans l’architecture.

•   ligne 6 : un code d’erreur. La couche [dao] lancera diverses exceptions qui seront identifiées par des codes d’erreur différents. Cela permettra à la couche qui décidera de gérer l’exception de connaître l’origine exacte de l’erreur et de prendre ainsi les mesures appropriées. Il y a d’autres façons d’arriver au même résultat. L’une d’elles est de créer un type d’exception pour chaque type d’erreur possible, par exemple NomManquantException,

PrenomManquantException, AgeIncorrectException,

•   lignes 13-16 : le constructeur qui permettra de créer une exception identifiée par un code d’erreur ainsi qu’un message d’erreur.

•   lignes 8-10 : la méthode qui permettra au code de gestion d’une exception d’en récupérer le code d’erreur.

La classe [DaoImpl] implémente l’interface [IDao] :

1.

package ;

2.

3.

4.

import .springmvc.personnes.entites.Personne;

5.    import .ParseException;

6.    import .SimpleDateFormat;

7.    import .ArrayList; 8. import .Collection; 9.

10. public class DaoImpl implements IDao {

11.

12.   // une liste de personnes

13.   private ArrayList personnes = new ArrayList(); 14.

15. // n° de la prochaine personne 16. private int id = 0; 17.

18.     // initialisations

19.     public void init() {

20.     try {

21.     Personne p1 = new Personne(-1, "Joachim", "Major",

22.     new SimpleDateFormat("dd/MM/yyyy").parse("13/11/1984"),

23.     true, 2);

24.     saveOne(p1);

25.     Personne p2 = new Personne(-1, "Mélanie", "Humbort",

26.     new SimpleDateFormat("dd/MM/yyyy").parse("12/02/1985"),

27.     false, 1);

28.     saveOne(p2);

29.     Personne p3 = new Personne(-1, "Charles", "Lemarchand",

30.     new SimpleDateFormat("dd/MM/yyyy").parse("01/03/1986"),

31.     false, 0);

32.     saveOne(p3);

33.     } catch (ParseException ex) {

34.     throw new DaoException(

35.     "Erreur d'initialisation de la couche [dao] : "

36.     + ex.toString(), 1);

37.     }

38.     }

39.

40.  // liste des personnes

41.  public Collection getAll() {

42.  return personnes;

43.  }

44.

45.   // obtenir une personne en particulier

46.   public Personne getOne(int id) {

47.   // on cherche la personne 48. int i = getPosition(id);

49.     // a-t-on trouvé ?

50.     if (i != -1) {

51.     return new Personne(((Personne) (i)));

52.     } else {

53.     throw new DaoException("Personne d'id [" + id + "] inconnue", 2);

54.     }

55.     }

56.

57.   // ajouter ou modifier une personne

58.   public void saveOne(Personne personne) {

59.   // le paramètre personne est-il valide ?

60.   check(personne);

61.   // ajout ou modification ?

62.   if (personne.getId() == -1) {

63.   // ajout

64.   personne.setId(getNextId());

65.   personne.setVersion(1);

66.   (personne);

67.   return;

68.   }

69.   // modification - on cherche la personne 70. int i = getPosition(personne.getId());

71.      // a-t-on trouvé ?

72.      if (i == -1) {

73.      throw new DaoException("La personne d'Id [" + personne.getId()

74.      + "] qu'on veut modifier n'existe pas", 2);

75.      }

76.      // a-t-on la bonne version de l'original ?

77.      Personne original = (Personne) (i);

78.      if (original.getVersion() != personne.getVersion()) {

79.      throw new DaoException("L'original de la personne [" + personne

80.      + "] a changé depuis sa lecture initiale", 3);

81.      }

82.      // on attend 10 ms

83.      //wait(10);

84.      // c'est bon - on fait la modification

85.      original.setVersion(original.getVersion()+1);

86.      original.setNom(personne.getNom());

87.      original.setPrenom(personne.getPrenom());

88.      original.setDateNaissance((personne.getDateNaissance()));

89.      original.setMarie(personne.getMarie());

90.  original.setNbEnfants(personne.getNbEnfants());

91.  }

92.

93.   // suppression d'une personne

94.   public void deleteOne(int id) {

95.   // on cherche la personne 96. int i = getPosition(id);

97.     // a-t-on trouvé ?

98.     if (i == -1) {

99.     throw new DaoException("Personne d'id [" + id + "] inconnue", 2);

100.   } else {

101.   // on supprime la personne

102.   personnes.remove(i);

103.   }

104.   }

105.

106.    // générateur d'id

107.    private int getNextId() {

108.    id++;

109.    return id;

110.    }

111.

112.  // rechercher une personne

113.  private int getPosition(int id) {

114.  int i = 0;

115.  boolean trouvé = false;

116.  // on parcourt la liste des personnes

117.  while (i < () && !trouvé) {

118.  if (id == ((Personne) (i)).getId()) {

119.  trouvé = true;

120.  } else {

121.  i++;

122.  } 123. }

124.    // résultat ?

125.    return trouvé ? i : -1;

126.    }

127.

128.     // vérification d'une personne

129.     private void check(Personne p) {

130.     // personne p

131.     if (p == null) {

132.     throw new DaoException("Personne null", 10);

133.     }

134.     // id

135.     if (p.getId() != -1 && p.getId() < 0) {

136.     throw new DaoException("Id [" + p.getId() + "] invalide", 11);

137.     }

138.     // date de naissance

139.     if (p.getDateNaissance() == null) {

140.     throw new DaoException("Date de naissance manquante", 12);

141.     }

142.     // nombre d'enfants

143.     if (p.getNbEnfants() < 0) {

144.     throw new DaoException("Nombre d'enfants [" + p.getNbEnfants()

145.     + "] invalide", 13);

146.     }

147.     // nom

148.     if (p.getNom() == null || p.getNom().trim().length() == 0) {

149.     throw new DaoException("Nom manquant", 14);

150.     }

151.     // prénom

152.     if (p.getPrenom() == null || p.getPrenom().trim().length() == 0) {

153.     throw new DaoException("Prénom manquant", 15);

154.     }

155.     }

156.

157.   // attente

158.   private void wait(int N) {

159.   // on attend N ms

160.   try {

161.   Thread.sleep(N);

162.   } catch (InterruptedException e) {

163.   // on affiche la trace de l'exception

164.   e.printStackTrace();

165.   return;

166.   }

167.   }

168.}

Nous n’allons donner que les grandes lignes de ce code. Nous passerons cependant un peu de temps sur les parties les plus délicates.

•   ligne 13 : l’objet [ArrayList] qui va contenir le groupe de personnes

•   ligne 16 : l’identifiant de la dernière personne ajoutée. A chaque nouvel ajout, cet identifiant va être incrémenté de 1.

La classe [DaoImpl] va être instanciée en un unique exemplaire. C’est ce qu’on appelle un singleton. Une application web sert ses utilisateurs de façon simultanée. Il y a à un moment donné plusieurs threads exécutés par le serveur web. Ceux-ci se partagent les singletons :

•   celui de la couche [dao]

•   celui de la couche [service]

•   ceux des différents contrôleurs, validateurs de données, de la couche web

Si un singleton a des champs privés, il faut tout de suite se demander pourquoi il en a. Sont-ils justifiés ? En effet, ils vont être partagés entre différents threads. S’ils sont en lecture seule, cela ne pose pas de problème s’ils peuvent être initialisés à un moment où on est sûr qu’il n’y a qu’un thread actif. On sait en général trouver ce moment. C’est celui du démarrage de l’application web alors qu’elle n’a pas commencé à servir des clients. S’ils sont en lecture / écriture alors il faut mettre en place une synchronisation d’accès aux champs sinon on court à la catastrophe. Nous illustrerons ce problème lorsque nous testerons la couche [dao].

•   la classe [DaoImpl] n’a pas de constructeur. C’est donc son constructeur par défaut qui sera utilisé.

•   lignes 19-38 : la méthode [init] sera appelée au moment de l’instanciation du singleton de la couche [dao]. Elle crée une liste de trois personnes.

•   lignes 41-43 : implémente la méthode [getAll] de l’interface [IDao]. Elle rend une référence sur la liste des personnes.

•   lignes 46-55 : implémente la méthode [getOne] de l’interface [IDao]. Son paramètre est l’id de la personne cherchée.

Pour la récupérer, on fait appel à une méthode privée [getPosition] des lignes 113-126. Cette méthode rend la position dans la liste, de la personne cherchée ou -1 si la personne n’a pas été trouvée.

Si la personne a été trouvée, la méthode [getOne] rend une référence (ligne 51) sur une copie de cette personne et non sur la personne elle-même. En effet, lorsqu’un utilisateur va vouloir modifier une personne, les informations sur celle-ci vont-être demandées à la couche [dao] et remontées jusqu’à la couche [web] pour modification, sous la forme d’une référence sur un objet [Personne]. Cette référence va servir de conteneur de saisies dans le formulaire de modification. Lorsque dans la couche web, l’utilisateur va poster ses modifications, le contenu du conteneur de saisies va être modifié. Si le conteneur est une référence sur la personne réelle du [ArrayList] de la couche [dao], alors celle-ci est modifiée alors même que les modifications n’ont pas été présentées aux couches [service] et [dao]. Cette dernière est la seule habilitée à gérer la liste des personnes. Aussi faut-il que la couche web travaille sur une copie de la personne à modifier. Ici la couche [dao] délivre cette copie.

Si la personne cherchée n’est pas trouvée, une exception de type [DaoException] est lancée avec le code d’erreur 2 (ligne 53).

•   lignes 94-104 : implémente la méthode [deleteOne] de l’interface [IDao]. Son paramètre est l’id de la personne à supprimer. Si la personne à supprimer n’existe pas,  une exception de type [DaoException] est lancée avec le code d’erreur 2.

•   lignes 58-91 : implémente la méthode [saveOne] de l’interface [IDao].  Son paramètre est un objet [Personne]. Si cet objet à un id=-1, alors il s’agit d’un ajout de personne. Sinon, il s’agit de modifier la personne de la liste ayant cet id avec les valeurs du paramètre.

•   ligne 60 : la validité du paramètre [Personne] est vérifiée par une méthode privée [check] définie aux lignes 129-155. Cette méthode fait des vérifications basiques sur la valeur des différents champs de [Personne]. A chaque fois qu’une anomalie est détectée, une [DaoException] avec un code d’erreur spécifique est lancé. Comme la méthode [saveOne] ne gère pas cette exception, elle remontera à la méthode appelante.

•   lignes 62 : si le paramètre [Personne] a son id égal à -1, alors il s’agit d’un ajout. L’objet [Personne] est ajouté à la liste interne des personnes (ligne 66), avec le 1er id disponible (ligne 64), et un n° de version égal à 1 (ligne 65).

•   si  le paramètre [Personne] a un [id] différent de -1, il s’agit de modifier la personne de la liste interne ayant cet [id]. Tout d’abord, on vérifie (lignes 70-75) que la personne à modifier existe. Si ce n’est pas le cas, on lance une exception de type [DaoException] avec le code d’erreur 2.

•   si la personne est bien présente, on vérifie que sa version actuelle est la même que celle du paramètre [Personne] qui contient les modifications à apporter à l’original. Si ce n’est pas le cas, cela signifie que celui qui veut faire la modification de la personne n’en détient pas la dernière version. On le lui dit en lançant  une exception de type [DaoException] avec le code d’erreur 3 (lignes 79-80).

•   si tout va bien, les modifications sont faites sur l’original de la personne (lignes 85-90)

On sent bien que cette méthode doit être synchronisée. Par exemple, entre le moment où on vérifie que la personne à modifier est bien là et celui où la modification va être faite, la personne a pu être supprimée de la liste par quelqu’un d’autre. La méthode devrait être donc déclarée [synchronized] afin de s’assurer qu’un seul thread à la fois l’exécute. Il en est de même pour les autres méthodes de l’interface [IDao]. Nous ne le faisons pas, préférant déplacer cette synchronisation dans la couche [service]. Pour mettre en lumière les problèmes de synchronisation, lors des tests de la couche [dao] nous arrêterons l’exécution de [saveOne] pendant 10 ms (ligne 83) entre le moment où on sait qu’on peut faire la modification et le moment où on la fait réellement. Le thread qui exécute [saveOne] perdra alors le processeur au profit d’un autre. Nous augmentons ainsi nos chances de voir apparaître des conflits d’accès à la liste des personnes.

14.5

Tests de la couche [dao]

Un test JUnit est écrit pour la couche [dao] :

[TestDao] est le test JUnit. Pour mettre en évidence les problèmes d’accès concurrents à la liste des personnes, des threads de type [ThreadDaoMajEnfants] sont créés. Ils sont chargés d’augmenter de 1 le nombre d’enfants d’une personne donnée.

[TestDao] a cinq tests [test1] à [test5]. Nous ne présentons que deux d’entre-eux, le lecteur étant invité à découvrir les autres dans le code source associé à cet article.

1. package .springmvc.personnes.tests; 2.

3. import .ParseException; 4.

5.

6. public class TestDao extends TestCase { 7.

8.     // couche [dao] 9.     private DaoImpl dao; 10.

11.  // constructeur

12.  public TestDao() {

13.  dao = new DaoImpl();

14.  ();

15.  }

16.

17.     // liste des personnes

18.     private void doListe(Collection personnes) {

19.     Iterator iter = personnes.iterator();

20.     while (iter.hasNext()) {

21.     .println(());

22.     }

23.     }

24.

25.   // test1

26.   public void test1() throws ParseException {

27.  

28.   }

29.

30. // modification-suppression d'un élément inexistant 31. public void test2() throws ParseException {

32.  

33.   }

34.

35.   // gestion des versions de personne

36.   public void test3() throws ParseException, InterruptedException {

37.  

38.   }

39.

40. // optimistic locking - accès multi-threads 41. public void test4() throws Exception {

42.  

43.   }

44.

45. // tests de validité de saveOne

46.   public void test5() throws ParseException {

47.  

48.   }

•   ligne 9 : référence sur l'implémentation de la couche [dao] testée

•   lignes 12-15 : le constructeur du test JUnit. Il crée une instance de type [DaoImpl] de la couche [dao] à tester et l'initialise.

La méthode [test1] teste les quatre méthodes de l’interface [IDao] de la façon suivante :

1.    public void test1() throws ParseException {

2.    // liste actuelle

3.    Collection personnes = dao.getAll();

4.    int nbPersonnes = ();

5.    // affichage

6.    doListe(personnes);

7.    // ajout d'une personne

8.    Personne p1 = new Personne(-1, "X", "X", new SimpleDateFormat(

9.    "dd/MM/yyyy").parse("01/02/2006"), true, 1);

10.   dao.saveOne(p1);

11.   int id1 = p1.getId();

12.   // vérification - on aura un plantage si la personne n'est pas trouvée

13.   p1 = dao.getOne(id1);

14.   assertEquals("X", p1.getNom());

15.   // modification

16.   p1.setNom("Y");

17.   dao.saveOne(p1);

18.   // vérification - on aura un plantage si la personne n'est pas trouvée

19.   p1 = dao.getOne(id1);

20.   assertEquals("Y", p1.getNom());

21.   // suppression

22.   dao.deleteOne(id1);

23.   // vérification

24.   int codeErreur = 0;

25.   boolean erreur = false;

26.   try {

27.   p1 = dao.getOne(id1);

28.   } catch (DaoException ex) {

29.   erreur = true;

30.   codeErreur = ex.getCode();

31.   }

32.   // on doit avoir une erreur de code 2

33.   assertTrue(erreur);

34.   assertEquals(2, codeErreur);

35.   // liste des personnes

36.   personnes = dao.getAll();

37.   assertEquals(nbPersonnes, ()); 38.}

•   ligne 3 : on demande la liste des personnes

•   ligne 6 : on affiche celle-ci

[1,1,Joachim,Major,13/01/1984,true,2]

[2,1,Mélanie,Humbort,12/01/1985,false,1]

[3,1,Charles,Lemarchand,01/01/1986,false,0]

Le test ensuite ajoute une personne, la modifie et la supprime. Ainsi les quatre méthodes de l’interface [IDao] sontelles utilisées.

•   lignes 8-10 : on ajoute une nouvelle personne (id=-1).

•   ligne 11 : on récupère l’id de la personne ajoutée car l’ajout lui en a donné un. Avant elle n’en avait pas.

•   ligne 13-14 : on demande à la couche [dao] une copie de la personne qui vient d’être ajoutée. Il faut se rappeler que si la personne demandée n’est pas trouvée, la couche [dao] lance une exception. On aura alors un plantage ligne 13. On aurait pu gérer ce cas plus proprement. Ligne 14, on vérifie le nom de la personne retrouvée.

•   lignes 16-17 : on modifie ce nom et on demande à la couche [dao] d’enregistrer les modifications.

•   lignes 19-20 :  on demande à la couche [dao] une copie de la personne qui vient d’être ajoutée et on vérifie son nouveau nom.

•   ligne 22 : on supprime la personne ajoutée au début du test.

•   lignes 23-34 : on demande à la couche [dao] une copie de la personne qui vient d’être supprimée. On doit obtenir une [DaoException] de code 2.

•   lignes 36-37 : la liste des personnes est redemandée. On doit obtenir la même qu’au début du test.

La méthode [test4] cherche à mettre en lumière les problèmes d’accès concurrents aux méthodes de la couche [dao]. Rappelons que celles-ci n’ont pas été synchronisées. Le code du test est le suivant :

1. public void test4() throws Exception {

2.    // ajout d'une personne

3.    Personne p1 = new Personne(-1, "X", "X", new SimpleDateFormat(

4.    "dd/MM/yyyy").parse("01/02/2006"), true, 0);

5.    dao.saveOne(p1);

6.    int id1 = p1.getId();

7.    // création de N threads de mise à jour du nombre d'enfants

8.    final int N = 10;

9.    Thread[] taches = new Thread[N];

10.   for (int i = 0; i < taches.length; i++) {

11.   taches[i] = new ThreadDaoMajEnfants("thread n° " + i, dao, id1);

12.   taches[i].start();

13.   }

14.   // on attend la fin des threads

15.   for (int i = 0; i < taches.length; i++) {

16.   taches[i].join();

17.   }

18.   // on récupère la personne

19.   p1 = dao.getOne(id1);

20.   // elle doit avoir N enfants

21.   assertEquals(N, p1.getNbEnfants());

22.   // suppression personne p1

23.   dao.deleteOne(p1.getId());

24.   // vérification

25.   boolean erreur = false;

26.   int codeErreur = 0;

27.   try {

28.   p1 = dao.getOne(p1.getId());

29.   } catch (DaoException ex) {

30.   erreur = true;

31.   codeErreur = ex.getCode();

32.   }

33.   // on doit avoir une erreur de code 2

34.   assertTrue(erreur);

35.   assertEquals(2, codeErreur); 36.}

•   lignes 3-6 : on ajoute dans la liste une personne P avec aucun enfant. On note son [id] (ligne 6).

•   lignes 7-13 : on lance N threads. Chacun d’eux va incrémenter le nombre d’enfants de la personne P de 1 unité. Au final, la personne P devra avoir N enfants.

•   lignes 15-17 : la méthode [test4] qui a lancé les N threads attend qu’ils aient terminé leur travail avant de regarder le nouveau nombre d’enfants de la personne P.

•   lignes 18-21 : on récupère la personne P et on vérifie que son nombre d’enfants est N.

•   lignes 22-35 : la personne P est supprimée puis on vérifie qu’elle n’existe plus dans la liste.

Ligne 11, on voit que les threads sont de type [ThreadDaoMajEnfants]. Le constructeur de ce type a trois paramètres :

1.    le nom donné au thread, ceci pour le suivre au moyen de logs

2.    une référence sur la couche [dao] afin que le thread y ait accès

3.    l’id de la personne sur laquelle le thread doit travailler

Le type [ThreadDaoMajEnfants] est le suivant :

1. package .personnes.tests; 2.

3. import ; 4.

5.    import .DaoException;

6.    import ;

7.    import .personnes.entites.Personne; 8.

9.    public class ThreadDaoMajEnfants extends Thread {

10.   // nom du thread

11.   private String name;

12.   // référence sur la couche [dao]

13.   private IDao dao;

14.   // l'id de la personne sur qui on va travailler 15. private int idPersonne; 16.

17.  // constructeur

18.  public ThreadDaoMajEnfants(String name, IDao dao, int idPersonne) {

19.  = name;

20.  = dao;

21.  this.idPersonne = idPersonne;

22.  }

23.

24.  // coeur du thread

25.  public void run() {

26.  // suivi

27.  suivi("lancé");

28.  // on boucle tant qu'on n'a pas réussi à incrémenter de 1

29.  // le nbre d'enfants de la personne idPersonne

30.  boolean fini = false;

31.      int nbEnfants = 0;

32.      while (!fini) {

33.      // on récupère une copie de la personne d'idPersonne

34.      Personne personne = dao.getOne(idPersonne);

35.      nbEnfants = personne.getNbEnfants();

36.      // suivi

37.      suivi("" + nbEnfants + " -> " + (nbEnfants + 1) + " pour la version "+personne.getVersion());

38.      // attente de 10 ms pour abandonner le processeur

39.      try {

40.      // suivi

41.      suivi("début attente");

42.      // on s'interrompt pour laisser le processeur

43.      Thread.sleep(10);

44.      // suivi

45.      suivi("fin attente");

46.      } catch (Exception ex) {

47.      throw new RuntimeException(ex.toString());

48.      }

49.      // attente terminée - on essaie de valider la copie

50.      // entre-temps d'autres threads ont pu modifier l'original

51.      int codeErreur = 0;

52.      try {

53.      // incrémente de 1 le nbre d'enfants de cette copie

54.      personne.setNbEnfants(nbEnfants + 1);

55.      // on essaie de modifier l'original

56.      dao.saveOne(personne);

57.      // on est passé - l'original a été modifié

58.      fini = true;

59.      } catch (DaoException ex) {

60.      // on récupère le code erreur

61.      codeErreur = ex.getCode();

62.      // doit être une erreur de version 3 - sinon on relance

63.      // l'exception

64.      if (codeErreur != 3) {

65.      throw ex;

66.      } else {

67.      // suivi

68.      suivi(ex.getMessage());

69.      }

70.      // l'original a changé - on recommence tout

71.      }

72.      }

73.      // suivi

74.      suivi("a terminé et passé le nombre d'enfants à " + (nbEnfants + 1));

75.      } 76.

77.    // suivi

78.    private void suivi(String message) {

79.   

80.    .println(name + " [" + new Date().getTime()+ "] : " + message);

81.    }

82.    }

•   ligne 9 : [ThreadDaoMajEnfants] est bien un thread

•   lignes 18-22 : le constructeur qui initialise le thread avec trois informations

1.    le nom [name] donné au thread

2.    une référence [dao] sur la couche [dao]. On notera qu’une nouvelle fois, nous travaillons avec le type de l’interface [IDao] et non celui de l’implémentation [DaoImpl].

3.    l’identifiant [id] de la personne sur laquelle le thread doit travailler

Lorsque [test4] lance un thread [ThreadDaoMajEnfants] (ligne 12 de test4), la méthode [run] (ligne 25) de celui-ci est exécutée :

•   lignes 78-81 : la méthode privée [suivi] permet de faire des logs écran. La méthode [run] en use pour permettre le suivi du thread dans son exécution.

•   le thread va chercher à incrémenter de 1 le nombre d’enfants de la personne P d’identifiant [id]. Cette mise à jour peut nécessiter plusieurs tentatives. Prenons deux threads [TH1] et [TH2]. [TH1] demande une copie de la personne P à la couche [dao]. Il l’obtient et constate qu’elle a la version V1. [TH1] est interrompu. [TH2] qui le suivait fait la même chose et obtient la même version V1 de la personne P. [TH2] est interrompu. [TH2] reprend la main, incrémente le nombre d’enfants de P et sauvegarde ses modifications. Nous savons qu’alors, celles-ci sont sauvegardées et que la version de P va passer à V2. [TH1] a fini son travail. [TH2] reprend la main et fait de même. Sa mise à jour de P sera refusée car il détient une copie de P de version V1 alors que l’original P a désormais la version V2. [TH2] doit alors reprendre tout le cycle [lecture -> mise à jour -> sauvegarde]. C’est pourquoi, nous trouvons la boucle des lignes 3272. Dans celle-ci, le thread :

•   demande une copie de la personne P à modifier (ligne 34)

•   attend 10 ms (ligne 43). Ceci est artificiel et vise à interrompre le thread entre la lecture de la personne P et sa mise à jour effective dans la liste des personnes afin d’augmenter la probabilité de conflits.

•   incrémente le nombre d’enfants de P (ligne 54) et sauvegarde P (ligne 56). Si le thread n’a pas la bonne version de P, une exception sera déclenchée par la couche [dao]. On récupère alors le code de l’exception (ligne 61) pour vérifier que c’est bien le code 3 (mauvaise version de P). Si ce n’est pas le cas, on relance l’exception à destination de la méthode appelante, au final la méthode de test [test4]. Si on a l’exception de code 3, alors on recommence le cycle [lecture -> mise à jour -> sauvegarde]. Si on n’a pas d’exception, alors la mise à jour a été faite et le travail du thread est terminé.

Que donnent les tests ?

Dans la première configuration testée :

•   on commente l’instruction d’attente dans la méthode [saveOne] de [DaoImpl] (ligne 83, page 142).

// on attend 10 ms

//wait(10);

•   la méthode [test4] crée 100 threads (ligne 8, page 146).

// création de N threads de mise à jour du nombre d'enfants final int N = 100;

On obtient les résultats suivants :

Les cinq tests ont été réussis.

Dans la seconde configuration testée :

•   on décommente l’instruction d’attente dans la méthode [saveOne] de [DaoImpl] (ligne 83, page 142).

// on attend 10 ms wait(10);

•   la méthode [test4] crée 2 threads (ligne 8, page 146).

// création de N threads de mise à jour du nombre d'enfants final int N = 2;

Le test [test4] a échoué. On a créé deux threads chargés chacun d’incrémenter de 1 le nombre d’enfants d’une personne P qui au départ en avait 0. On attendait donc 2 enfants après exécution des deux threads, or on n’en a qu’un.

Suivons les logs écran de [test4] pour comprendre ce qui s’est passé :

1.   thread n° 0 [1145536368171] : lancé

2.   thread n° 0 [1145536368171] : 0 -> 1 pour la version 1

3.   thread n° 0 [1145536368171] : début attente

4.   thread n° 1 [1145536368171] : lancé

5.   thread n° 1 [1145536368171] : 0 -> 1 pour la version 1

6.   thread n° 1 [1145536368171] : début attente

7.   thread n° 0 [1145536368187] : fin attente

8.   thread n° 1 [1145536368187] : fin attente

9.   thread n° 0 [1145536368187] : a terminé et passé le nombre d'enfants à 1

10. thread n° 1 [1145536368187] : a terminé et passé le nombre d'enfants à 1

•   ligne 1 : le thread n° 0 commence son travail

•   ligne 2 : il a récupéré une copie de la personne P et trouve son nombre d’enfants à 0

•   ligne 3 : il rencontre le [Thread.sleep(10)] de sa méthode [run] et s’arrête donc au temps [1145536368171] (ms)

•   ligne 4 : le thread n° 1 récupère alors le processeur et commence son travail

•   ligne 5 : il a récupéré une copie de la personne P et trouve son nombre d’enfants à 0

•   ligne 6 : il rencontre le [Thread.sleep(10)] de sa méthode [run] et s’arrête donc

•   ligne 7 : le thread n° 0 récupère le processeur au temps [1145536368187] (ms), c.a.d. 16 ms après l’avoir perdu.

•   ligne 8 : idem pour le thread n° 1

•   ligne 9 : le thread n° 0 a fait sa mise à jour et passé le nombre d’enfants à 1

•   ligne 10 : le thread n° 1 a fait de même

La question est de savoir pourquoi le thread n° 1 a-t-il pu faire sa mise à jour alors que normalement il ne détenait plus la bonne version de la personne P qui venait d’être mise à jour par le thread n° 0.

Tout d’abord, on peut remarquer une anomalie entre les lignes 7 et 8 : il semblerait que le thread n° 0 ait perdu le processeur entre ces deux lignes au profit du thread n° 1. Que faisait-il à ce moment ? Il exécutait la méthode [saveOne] de la couche [dao]. Celle-ci a le squelette suivant (cf page 142) :

1. public void saveOne(Personne personne) {

2 .

3.   // modification - on cherche la personne

4 ..

5.   // a-t-on la bonne version de l'original ?

6 .

7.  // on attend 10 ms

8.  wait(10);

9.  // c'est bon - on fait la modification

10 .

11.}

•   le thread n° 0 a exécuté [saveOne] et est allé jusqu’à la ligne 8 où là, il a été obligé de lâcher le processeur. Entretemps, il a lu la version de la personne P et c’était 1 parce que la personne P n’avait pas encore été mise à jour.

•   le processeur étant devenu libre, c’est le thread n° 1 qui en a hérité. Il a, à son tour, exécuté [saveOne] et est allé jusqu’à la ligne 8 où là il a été obligé de lâcher le processeur. Entre-temps, il a lu la version de la personne P et c’était 1 parce que la personne P n’avait toujours pas été mise à jour.

•   le processeur étant devenu libre, c’est le thread n° 0 qui en a hérité. A partir de la ligne 9, il a fait sa mise à jour et passé le nombre d’enfants à 1. Puis la méthode [run] du thread n° 0 s’est terminée et le thread a affiché le log qui disait qu’il avait passé le nombre d’enfants à 1 (ligne 9).

•   le processeur étant devenu libre, c’est le thread n° 1 qui en a hérité. A partir de la ligne 9, il a fait sa mise à jour et passé le nombre d’enfants à 1. Pourquoi 1 ? Parce qu’il détient une copie de P avec un nombre d’enfants à 0. C’est le log (ligne 5) qui le dit. Puis la méthode [run] du thread n° 1 s’est terminée et le thread a affiché le log qui disait qu’il avait passé le nombre d’enfants à 1 (ligne 10).

D’où vient le problème ? Il vient du fait que le thread n° 0 n’a pas eu le temps de valider sa modification et donc de changer la version de la personne P avant que le thread n° 1 n’essaie de lire cette version pour savoir si la personne P avait changé. Ce cas de figure est peu probable mais pas impossible. Il a fallu forcer le thread n° 0 à perdre le processeur pour le faire apparaître avec simplement deux threads. Sans cet artifice, la configuration précédente n’avait pas réussi à faire apparaître ce même cas avec 100 threads. Le test [test4] avait été réussi.

Quelle est la solution ? Il y en a sans doute plusieurs. L’une d’elles, simple à mettre en oeuvre, est de synchroniser la méthode [saveOne] :

public synchronized void saveOne(Personne personne)

Le mot clé [synchronized] assure qu’un seul thread à la fois peut exécuter la méthode. Ainsi le thread n° 1 ne sera-t-il autorisé à exécuter [saveOne] que lorsque le thread n° 0 en sera sorti. On est alors sûr que la version de la personne P aura été changée lorsque le thread n° 1 va entrer dans [saveOne]. Sa mise à jour sera alors refusée car il n’aura pas la bonne version de P.

Ce sont les quatres méthodes de la couche [dao] qu’il faudrait synchroniser. Nous décidons cependant de garder cette couche telle qu’elle a été décrite et de reporter la synchronisation sur la couche [service]. A cela plusieurs raisons :

•   nous faisons l’hypothèse que l’accès à la couche [dao] se fait toujours au travers d’une couche [service]. C’est le cas dans notre application web.

•   il peut être nécessaire de synchroniser également l’accès aux méthodes de la couche [service] pour d’autres raisons que celles qui nous feraient synchroniser celles de la couche [dao]. Dans ce cas, il est inutile de synchroniser les méthodes de la couche [dao]. Si on est assurés que :

•   tout accès à la couche [dao] passe par la couche [service]

•   qu’un unique thread à la fois utilise la couche [service] alors on est assurés que les méthodes de la couche [dao] ne seront pas exécutés par deux threads en même temps.

Nous découvrons maintenant la couche [service].

14.6

La couche [service]

La couche [service] est constituée des classes et interfaces suivantes :

•   [IService] est l’interface présentée par la couche [dao]

•   [ServiceImpl] est une implémentation de celle-ci

L’interface [IService] est la suivante :

1. package .springmvc.personnes.service; 2.

3. import .springmvc.personnes.entites.Personne; 4.

5. import .Collection; 6.

7.    public interface IService {

8.    // liste de toutes les personnes

9.    Collection getAll();

10.   // obtenir une personne particulière

11.   Personne getOne(int id);

12.   // ajouter/modifier une personne

13.   void saveOne(Personne personne);

14.   // supprimer une personne

15.   void deleteOne(int id);

16.   }

Elle est identique à l’interface [IDao].

L’implémentation [ServiceImpl] de l’interface [IService] est la suivante :

1.

package .springmvc.personnes.service;

2. 3.

import ;

4.

import .springmvc.personnes.entites.Personne;

5. 6.

import .Collection;

7. 8.

public class ServiceImpl implements IService {

9. 10.

// la couche [dao]

11.

private IDao dao;

12. 13.

public IDao getDao() {

14.

return dao;

15.

}

16. 17.

public void setDao(IDao dao) {

18.

= dao;

19.

}

20. 21.

// liste des personnes

22.

public synchronized Collection getAll() {

23.

return dao.getAll();

24. } 25.

26.  // obtenir une personne en particulier

27.  public synchronized Personne getOne(int id) {

28.  return dao.getOne(id);

29.  } 30.

31.  // ajouter ou modifier une personne

32.  public synchronized void saveOne(Personne personne) {

33.  dao.saveOne(personne);

34.  } 35.

36.  // suppression d'une personne

37.  public synchronized void deleteOne(int id) {

38.  dao.deleteOne(id);

39.  }

40.  }

•   lignes 10-19 : l’attribut [IDao dao] est une référence sur la couche [dao]. Il sera initialisé par Spring IoC.

•   lignes 22-24 : implémentation de la méthode [getAll] de l’interface [IService]. La méthode se contente de déléguer la demande à la couche [dao].

•   lignes 27-29 : implémentation de la méthode [getOne] de l’interface [IService]. La méthode se contente de déléguer la demande à la couche [dao].

•   lignes 32-34 : implémentation de la méthode [saveOne] de l’interface [IService]. La méthode se contente de déléguer la demande à la couche [dao].

•   lignes 37-39 : implémentation de la méthode [deleteOne] de l’interface [IService]. La méthode se contente de déléguer la demande à la couche [dao].

•   toutes les méthodes sont synchronisées (mot clé synchronized) assurant qu’un seul thread à la fois pourra utiliser la couche [service] et donc la couche [dao].

14.7

Tests de la couche [service]

Un test JUnit est écrit pour la couche [service] :

[TestService] est le test JUnit. Les tests faits sont strictement identiques à ceux faits pour la couche [dao]. Le squelette de [TestService] est le suivant :

1. package .springmvc.personnes.tests; 2.

3.

4.

5. public class TestService extends TestCase { 6.

7.    // couche [service]

8.    private ServiceImpl service; 9.

10.  // constructeur

11.  public TestService() {

12.  service = new ServiceImpl();

13.  DaoImpl dao=new DaoImpl();

14.  service.setDao(dao);

15.  }

16.

17.   // liste des personnes

18.   private void doListe(Collection personnes) {

19.  

20.   }

21.

22.  // test1

23.  public void test1() throws ParseException {

24.  // liste actuelle

25.  Collection personnes = service.getAll();

26.  int nbPersonnes = ();

27.  // affichage

28.  doListe(personnes);

29.   // ajout d'une personne

30.   Personne p1 = new Personne(-1, "X", "X", new SimpleDateFormat(

31.   "dd/MM/yyyy").parse("01/02/2006"), true, 1);

32.   service.saveOne(p1);

33.   int id1 = p1.getId();

34.   // vérification - on aura un plantage si la personne n'est pas trouvée

35.   p1 = service.getOne(id1); 36. assertEquals("X", p1.getNom());

37.  

38.   }

39.

40. // modification-suppression d'un élément inexistant 41. public void test2() throws ParseException {

42.  

43.   }

44.

45.   // gestion des versions de personne

46.   public void test3() throws ParseException, InterruptedException {

47.  

48.   }

49.

50.      // optimistic locking - accès multi-threads

51.      public void test4() throws Exception {

52.      // ajout d'une personne

53.      Personne p1 = new Personne(-1, "X", "X", new SimpleDateFormat(

54.      "dd/MM/yyyy").parse("01/02/2006"), true, 0);

55.      service.saveOne(p1);

56.      int id1 = p1.getId();

57.      // création de N threads de mise à jour du nombre d'enfants

58.      final int N = 100;

59.      Thread[] taches = new Thread[N];

60.      for (int i = 0; i < taches.length; i++) {

61.      taches[i] = new ThreadServiceMajEnfants("thread n° " + i, service,

62.      id1);

63.      taches[i].start();

64.      }

65.     

66.      }

67.

68.   // tests de validité de saveOne

69.   public void test5() throws ParseException { 70.

71.   }

72.   }

•   lignes 9 : la couche [service] testée de type [ServiceImpl].

•   lignes 11-15 : le constructeur du test JUnit crée une instance de la couche [service] à tester (ligne 12), crée une instance de la couche [dao] (ligne 13) et indique à la couche [service] qu'elle doit utiliser cette couche [dao] (ligne 14).

La méthode [test1] teste les quatre méthodes de l’interface [IService] de façon identique à la méthode de test de la couche [dao] de même nom. Simplement, on accède à la couche [service] (lignes 25, 32, 35) plutôt qu’à la couche [dao].

La méthode [test4] cherche à mettre en lumière les problèmes d’accès concurrents aux méthodes de la couche [service]. Elle est, là encore, identique à la méthode de test [test4] de la couche [dao]. Il y a cependant quelques détails qui changent :

•   on s’adresse à la couche [service] plutôt qu’à la couche [dao] (ligne 55)

•   on passe aux threads une référence à la couche [service] plutôt qu’à la couche [dao] (ligne 61)

Le type [ThreadServiceMajEnfants] est lui aussi quasi identique au type [ThreadDaoMajEnfants] au détail près qu’il travaille avec la couche [service] et non la couche [dao] :

1.

package .springmvc.personnes.tests;

2. 3.

import .DaoException;

4.

import .personnes.entites.Personne;

5.

import .personnes.service.IService;

6. 7.

public class ThreadServiceMajEnfants extends Thread {

8. 9.

// nom du thread

10.

private String name;

11.

// référence sur la couche [service]

12.

private IService service;

13.

// l'id de la personne sur qui on va travailler

14.

private int idPersonne;

15. 16.

public ThreadServiceMajEnfants(String name, IService service, int idPersonne) {

17.

= name;

18.

this.service = service;

19.

this.idPersonne = idPersonne;

20.

}

21.

22.   public void run() {

23.  

24.   } 25.

26.  // suivi

27.  private void suivi(String message) {

28.  .println(name + " : " + message);

29.  } 30.

31. }

•   ligne 12 : le thread travaille avec la couche [service]

Nous faisons les tests avec la configuration qui a posé problème à la couche [dao] :

•   on décommente l’instruction d’attente dans la méthode [saveOne] de [DaoImpl] (ligne 83, page 142).

// on attend 10 ms wait(10);

•   la méthode [test4] crée 100 threads (ligne 65, page 153).

// création de N threads de mise à jour du nombre d'enfants final int N = 100;

Les résultats obtenus sont les suivants :

thread n° 93 [1145541451687] : 98 -> 99 pour la version 99

thread n° 93 [1145541451687] : début attente thread n° 44 [1145541451687] : fin attente thread n° 93 [1145541451687] : fin attente

thread n° 93 [1145541451703] : L'original de la personne

[[4,99,X,X,01/02/2006,true,99]] a changé depuis sa lecture initiale thread n° 93 [1145541451703] : 99 -> 100 pour la version 100

thread n° 93 [1145541451703] : début attente

thread n° 44 [1145541451703] : a terminé et passé le nombre d'enfants à 99

thread n° 93 [1145541451718] : fin attente thread n° 93 [1145541451718] : a terminé et passé le nombre d'enfants à 100

Les dernières lignes des logs écran

Tous les tests ont été réussis

C’est la synchronisation des méthodes de la couche [service] qui a permis le succès du test [test4].

14.8

La couche [web]

 Rappelons l’architecture 3tier de notre application :

La couche [web] va offrir des écrans à l’utilisateur pour lui permettre de gérer le groupe de personnes :

•   liste des personnes du groupe

•   ajout d’une personne au groupe

•   modification d’une personne du groupe

•   suppression d’une personne du groupe

Pour cela, elle va s’appuyer sur la couche [service] qui elle même fera appel à la couche [dao]. Nous avons déjà présenté les écrans gérés par la couche [web] (page 137). Pour décrire la couche web, nous allons présenter successivement :

•   sa configuration

•   ses vues

•   son contrôleur

•   quelques tests

14.8.1    Configuration de l’application web

Le projet Eclipse de l’application est le suivant :

•   dans le paquetage [], on trouve le contrôleur [Application].

•   les pages JSP / JSTL sont dans [WEB-INF/vues].

•   le dossier [lib] contient les archives tierces nécessaires à l’application. Elles sont visibles dans le dossier [Web App Libraries].

[]

Le fichier [] est le fichier exploité par le serveur web pour charger l’application. Son contenu est le suivant :

1.

2.

3.

xmlns=";

4.

xmlns:xsi=";

5.

xsi:schemaLocation="

">

6.

mvc-personnes-01

7.

8.

9.

personnes

10.

11.

.Application

12.

13.

14.     urlEdit

15.    

16.    

17.    

18.     urlErreurs

19.    

20.    

21.    

22.     urlList

23.    

24.    

25.    

26.    

27.    

28.     personnes

29.     /do/*

30.    

31.    

32.    

33.    

34.    

35.    

36.    

37.     .Exception

38.    

39.    

40.    

•   lignes 27-30 : les url [/do/*] seront traitées par la servlet [personnes]

•   lignes 9-12 : la servlet [personnes] est une instance de la classe [Application], une classe que nous allons construire.

•   lignes 13-24 : définissent trois paramètres [urlList, urlEdit, urlErreurs] identifiant les Url des pages JSP des vues [list, edit, erreurs].

•   lignes 32-34 : l’application a une page d’entrée par défaut [] qui se trouve à la racine du dossier de l’application web.

•   lignes 36-39 :  l’application a une page d’erreurs par défaut qui est affichée lorsque le serveur web récupère une exception non gérée par l'application.

•   ligne 37 : la balise indique le type d'exception gérée par la directive , ici le type [.Exception] et dérivé, donc toutes les exceptions.

•   ligne 38 : la balise indique la page JSP à afficher lorsqu'une exception du type défini par se produit. L'exception e survenue est disponible à cette page dans un objet nommé exception si la page a la directive :

<%@ page isErrorPage="true" %>

•   si précise un type T1 et qu'une exception de type T2 non dérivé de T1 remonte jusqu'au serveur web, celui-ci envoie au client une page d'exception propriétaire généralement peu conviviale. D'où l'intérêt de la balise dans le fichier [].

[]

Cette page est présentée si un utilisateur demande directement le contexte de l’application sans préciser d’url, c.a.d. ici [/personnes-01]. Son contenu est le suivant :

1.

<%@ page language="java" pageEncoding="ISO-8859-1" contentType="text/html;charset=ISO-8859-1"%>

2.

<%@ taglib uri="" prefix="c" %>

3. 4.

[] redirige le client vers l’url [/do/list]. Cette url affiche la liste des personnes du groupe.

14.8.2    Les pages JSP / JSTL de l’application

La vue []

Elle sert à afficher la liste des personnes :

Son code est le suivant :

14.  

15.  

16.  

17.  

18.  

19.  

20.  

21.  

22.  23.  24.   25.   26.   27.   28.  ${}29.   30.   31.   33.  34.  35.  

1.    <%@ page language="java" pageEncoding="ISO-8859-1" contentType="text/html;charset=ISO-8859-1"%>

2.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %>

3.    <%@ taglib uri="" prefix="dt" %> 4.

5.   

6.   

7.    MVC - Personnes

8.   

9.    ">

10.  

Liste des personnes

11.  

12.  

13.  

IdVersionPrénomNomDate de naissanceMariéNombre d'enfants

36.  

37.  

38.   39. 40.

•   cette vue reçoit un élément dans son modèle :

•   l'élément [personnes] associé à un objet de type [ArrayList] d’objets de type [Personne]

•   lignes 22-34 : on parcourt la liste ${personnes} pour afficher un tableau HTML contenant les personnes du groupe.

•   ligne 31 : l’url pointée par le lien [Modifier] est paramétrée par le champ [id] de la personne courante afin que le contrôleur associé à l’url [/do/edit] sache quelle est la personne à modifier.

•   ligne 32 : il est fait de même pour le lien [Supprimer].

•   ligne 28 : pour afficher la date de naissance de la personne sous la forme JJ/MM/AAAA, on utilise la balisede la bibliothèque de balise [DateTime] du projet Apache [Jakarta Taglibs] :

Le fichier de description de cette bibliothèque de balises est défini ligne 3.

•   ligne 37 : le lien [Ajout] d'ajout d'une nouvelle personne a pour cible l'url [/do/edit] comme le lien [Modifier] de la ligne 31. C'est la valeur -1 du paramètre [id] qui indique qu'on a affaire à un ajout plutôt qu'une modification.

La vue []

Elle sert à afficher le formulaire d’ajout d’une nouvelle personne ou de modification d’une personne existante :

20.    

21.    

22.    23.    Version24.    ${version}25.    26.    27.    Prénom28.     29.    

1.    <%@ page language="java" pageEncoding="ISO-8859-1" contentType="text/html;charset=ISO-8859-1"%>

2.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %>

3.    <%@ taglib uri="" prefix="dt" %> 4.

5.      

6.      

7.       MVC - Personnes

8.      

9.      

10.    

Ajout/Modification d'une personne

11.    

12.    

Echec de la mise à jour :

13.     L'erreur suivante s'est produite : ${erreurEdit}

14.    


15.    

16.    

">

17.    

18.    

19.    

Id ${id}

30.      

31.      ${erreurPrenom}

32.      

33.      

34.      Nom

35.       

36.      

37.      

38.      ${erreurNom}

39.      

40.      

41.      Date de naissance (JJ/MM/AAAA)

42.       

43.      

44.      

45.      ${erreurDateNaissance}

46.      

47.      

48.      Marié

49.       

50.      

51.      

52.       Oui

53.       Non

54.      

55.      

56.       Oui

57.       Non

58.      

59.      

60.      

61.      

62.      

63.      Nombre d'enfants

64.       

65.      

66.      

67.      ${erreurNbEnfants}

68.      

69.      

70.      

71.      

72.      

73.      

74.      

75.      

76.      

77.      

Cette vue présente un formulaire d'ajout d'une nouvelle personne ou de mise à jour d'une personne existante. Par la suite et pour simplifier l'écriture, nous utiliserons l'unique terme de [mise à jour]. Le bouton [Valider] (ligne 73) provoque le POST du formulaire à l'url [/do/validate] (ligne 16). Si le POST échoue, la vue [] est réaffichée avec la ou les erreurs qui se sont produites, sinon la vue [] est affichée.

•   la vue [] affichée aussi bien sur un GET que sur un POST qui échoue, reçoit les éléments suivants dans son modèle :

attribut

GET

POST

id

identifiant de la personne mise à jour sa version son prénom son nom

sa date de naissance son état marital son nombre d'enfants vide

vide vide vide

idem

idem prénom saisi nom saisi date de naissance saisie état marital saisi nombre d'enfants saisi un message d'erreur signalant un échec de l'ajout ou de la modification au moment du POST provoqué par le bouton

[Envoyer]. Vide si pas d'erreur. signale un prénom erroné – vide sinon signale un nom erroné – vide sinon signale une date de naissance erronée – vide sinon

version

prenom

nom

dateNaissance

marie

nbEnfants

erreurEdit

erreurPrenom

erreurNom

erreurDateNaissance

attribut

GET

POST

erreurNbEnfants

vide

signale un nombre d'enfants erroné – vide sinon

•   lignes 11-15 : si le POST du formulaire se passe mal, on aura [erreurEdit!=''] et un message d'erreur sera affiché.

•   ligne 16 : le formulaire sera posté à l’url [/do/validate]

•   ligne 20 : l'élément [id] du modèle est affiché •            ligne 24 : l'élément [version] du modèle est affiché

•   lignes 26-32 : saisie du prénom de la personne :

•   lors de l’affichage initial du formulaire (GET), ${prenom} affiche la valeur actuelle du champ [prenom] de l’objet [Personne] mis à jour et ${erreurPrenom} est vide.

•   en cas d’erreur après le POST, on réaffiche la valeur saisie ${prenom} ainsi que le message d’erreur éventuel

${erreurPrenom}

•   lignes 33-39 : saisie du nom de la personne

•   lignes 40-46 : saisie de la date de naissance de la personne

•   lignes 47-61 : saisie de l’état marié ou non de la personne avec un bouton radio. On utilise la valeur du champ [marie] de l’objet [Personne] pour savoir lequel des deux boutons radio doit être coché.

•   lignes 62-68 : saisie du nombre d’enfants de la personne

•   ligne 71 : un champ HTML caché nommé [id] et ayant pour valeur le champ [id] de la personne en cours de mise à jour, -1 pour un ajout, autre chose pour une modification.

•   ligne 72 :  un champ HTML caché nommé [version] et ayant pour valeur le champ [id] de la personne en cours de mise à jour.

•   ligne 73 : le bouton [Valider] de type [Submit] du formulaire

•   ligne 74 : un lien permettant de revenir à la liste des personnes. Il a été libellé [Annuler] parce qu’il permet de quitter le formulaire sans le valider.

La vue []

Elle sert à afficher une page signalant qu’il s’est produit une exception non gérée par l’application et qui est remontée jusqu’àu serveur web.

Par exemple, supprimons une personne qui n’existe pas dans le groupe :

1.    <%@ page language="java" pageEncoding="ISO-8859-1" contentType="text/html;charset=ISO-8859-1"%>

2.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %> 3. <%@ page isErrorPage="true" %> 4.

5.  <%

6.  response.setStatus(200);

7.  %>

8.

9.   

10.  

11.   MVC - Personnes

12.  

13.   ">

14.  

MVC - personnes

15.   L'exception suivante s'est produite :

16.   <%= exception.getMessage()%>

17.  

18.   Retour à la liste

19.   20. 21.

•   cette vue reçoit une clé dans son modèle l'élément [exception] qui est l’exception qui a été interceptée par le serveur web. Pour que cet élément soit inclus dans le modèle de la page JSP par le serveur web, il faut que la page ait défini la balise de la ligne 3.

•   ligne 6 : on fixe à 200 le code d'état HTTP de la réponse. C'est le premier entête HTTP de la réponse. Le code 200 signifie au client que sa demande a été honorée. Généralement un document HTML a été intégré dans la réponse du serveur. C'est le cas ici. Si on ne fixe pas à 200  le code d'état HTTP de la réponse, il aura ici la valeur 500 qui signifie qu'il s'est produit une erreur. En effet, le serveur web ayant intercepté une exception non gérée trouve cette situation anormale et le signale par le code 500. La réaction au code HTTP 500 diffère selon les navigateurs : Firefox affiche le document HTML qui peut accompagner cette réponse alors qu'IE ignore ce document et affiche sa propre page. C'est pour cette raison que nous avons remplacé le code 500 par le code 200.

•   ligne 16 : le texte de l’exception est affiché

•   ligne 18 : on propose à l’utilisateur un lien pour revenir à la liste des personnes

La vue []

Elle sert à afficher une page signalant les erreurs d'initialisation de l'application, c.a.d. les erreurs détectées lors de l'exécution de la méthode [init] de la servlet du contrôleur. Ce peut être par exemple l'absence d'un paramètre dans le fichier [] comme le montre l'exemple ci-dessous :

Le code de la page [] est le suivant :

1.    <%@ page language="java" contentType="text/html; charset=ISO-8859-1"

2.    pageEncoding="ISO-8859-1"%>

3.   

4.    <%@ taglib uri="" prefix="c" %> 5.

6.    

7.    

8.     MVC - Personnes

9.    

10.   

11.   

Les erreurs suivantes se sont produites

12.   

13.   

14.   

  • ${erreur}

15.   

16.   

17.   

18.   

La page reçoit dans son modèle un élément [erreurs] qui est un objet de type [ArrayList] d'objets [String], ces derniers étant des messages d'erreurs. Ils sont affichés par la boucle des lignes 13-15.

14.8.3    Le contrôleur de l’application

Le contrôleur [Application] est défini dans le paquetage [] :

Le squelette du contrôleur [Application] est le suivant :

1.

package ;

2. 3.

import .DaoException;

4.

5. 6.

@SuppressWarnings("serial")

7.    public class Application extends HttpServlet {

8.    // paramètres d'instance

9.    private String urlErreurs = null;

10.   private ArrayList erreursInitialisation = new ArrayList();

11.   private String[] paramètres = { "urlList", "urlEdit", "urlErreurs" };

12.   private Map params = new HashMap<String, String>(); 13.

14.   // service

15.   ServiceImpl service=null; 16.

17.     // init

18.     @SuppressWarnings("unchecked")

19.     public void init() throws ServletException {

20.     // on récupère les paramètres d'initialisation de la servlet

21.     ServletConfig config = getServletConfig();

22.     // on traite les autres paramètres d'initialisation

23.     String valeur = null;

24.     for (int i = 0; i < paramètres.length; i++) {

25.     // valeur du paramètre

26.     valeur = config.getInitParameter(paramètres[i]);

27.     // paramètre présent ?

28.     if (valeur == null) {

29.     // on note l'erreur

30.     ("Le paramètre [" + paramètres[i]

31.     + "] n'a pas été initialisé");

32.     } else {

33.     // on mémorise la valeur du paramètre

34.     (paramètres[i], valeur);

35.     }

36.     }

37.     // l'url de la vue [erreurs] a un traitement particulier

38.     urlErreurs = config.getInitParameter("urlErreurs");

39.     if (urlErreurs == null)

40.     throw new ServletException(

41.     "Le paramètre [urlErreurs] n'a pas été initialisé");

42.     // instanciation de la couche [dao]

43.     DaoImpl dao = new DaoImpl();

44.     ();

45.     // instanciation de la couche [service]

46.     service = new ServiceImpl();

47.     service.setDao(dao);

48.     }

49.

50.     // GET

51.     @SuppressWarnings("unchecked")

52.     public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

53.     throws IOException, ServletException {

54.     .

55.     }

56.

57.     // affichage liste des personnes

58.     private void doListPersonnes(HttpServletRequest request,

59.     HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {

60.    

61.     }

62.

63.     // modification / ajout d'une personne

64.     private void doEditPersonne(HttpServletRequest request,

65.     HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {

66.    

67.     }

68.

69.     // validation modification / ajout d'une personne

70.     private void doDeletePersonne(HttpServletRequest request,

71.     HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {

72.    

73.     }

74.

75.     // validation modification / ajout d'une personne

76.     public void doValidatePersonne(HttpServletRequest request,

77.     HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {

78.    

79.     }

80.

81.     // affichage formulaire pré-rempli

82.     private void showFormulaire(HttpServletRequest request,

83.     HttpServletResponse response, String erreurEdit) throws ServletException, IOException{

84.    

85.     }

86.

87.     // post

88.     public void doPost(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

89.     throws IOException, ServletException {

90.     // on passe la main au GET

91.     doGet(request, response); }

92.     }

•   lignes 20-36 : on récupère les paramètres attendus dans le fichier [].

•   lignes 39-41 :  le paramètre [urlErreurs] doit être obligatoirement présent car il désigne l'url de la vue [erreurs] capable d'afficher les éventuelles erreurs d'initialisation. S'il n'existe pas, on interrompt l'application en lançant une [ServletException] (ligne 40). Cette exception va remonter au serveur web et être gérée par la balise du fichier []. La vue [] est donc affichée :

Le lien [Retour à la liste] ci-dessus est inopérant. L'utiliser redonne la même réponse tant que l'application n'a pas été modifiée et rechargée. Il est utile pour d'autres types d'exceptions comme nous l'avons déjà vu.

•   ligne 43 : crée une instance [DaoImpl] implémentant la couche [dao]

•   ligne 44 : initialise cette instance (création d'une liste initiale de trois personnes)

•   ligne 46 : crée une instance [ServiceImpl] implémentant la couche [service]

•   ligne 47 : initialise la couche [service] en lui donnant une référence sur la couche [dao]

Après l'initialisation du contrôleur, les méthodes de celui-ci disposent d'une référence [service] sur la couche [service] (ligne

15) qu'elles vont utiliser pour exécuter les actions demandées par l'utilisateur. Celles-ci vont être interceptées par la méthode [doGet] qui va les faire traiter par une méthode particulière du contrôleur :

Url

Méthode HTTP

méthode contrôleur

/do/list

GET

GET

POST

GET

doListPersonnes doEditPersonne doValidatePersonne doDeletePersonne

/do/edit

/do/validate

/do/delete

La méthode [doGet]

Cette méthode a pour but d'orienter le traitement des actions demandées par l'utilisateur vers la bonne méthode. Son code est le suivant :

1.// GET

2.    @SuppressWarnings("unchecked")

3.    public void doGet(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)

4.    throws IOException, ServletException { 5.

6.    // on vérifie comment s'est passée l'initialisation de la servlet

7.    if (() != 0) {

8.    // on passe la main à la page d'erreurs

9.    request.setAttribute("erreurs", erreursInitialisation);

10.   getServletContext().getRequestDispatcher(urlErreurs).forward(request, response);

11.   // fin

12.   return;

13.   }

14.   // on récupère la méthode d'envoi de la requête

15.   String méthode = request.getMethod().toLowerCase();

16.   // on récupère l'action à exécuter 17. String action = request.getPathInfo();

18.   // action ?

19.   if (action == null) {

20.   action = "/list";

21.   }

22.   // exécution action

23.   if (méthode.equals("get") && action.equals("/list")) {

24.   // liste des personnes

25.   doListPersonnes(request, response);

26.   return;

27.   }

28.   if (méthode.equals("get") && action.equals("/delete")) {

29.   // suppression d'une personne

30.   doDeletePersonne(request, response);

31.   return;

32.   }

33.   if (méthode.equals("get") && action.equals("/edit")) {

34.   // présentation formulaire ajout / modification d'une personne

35.   doEditPersonne(request, response);

36.   return;

37.   }

38.   if (méthode.equals("post") && action.equals("/validate")) {

39.   // validation formulaire ajout / modification d'une personne

40.   doValidatePersonne(request, response);

41.   return;

42.   }

43.   // autres cas

44.   doListPersonnes(request, response); 45.}

•   lignes 7-13 : on vérifie que la liste des erreurs d'initialisation est vide. Si ce n'est pas le cas, on fait afficher la vue [erreurs(erreurs)] qui va signaler la ou les erreurs.

•   ligne 15 : on récupère la méthode [get] ou [post] que le client a utilisée pour faire sa requête.

•   ligne 17 : on récupère la valeur du paramètre [action] de la requête.

•   lignes 23-27 : traitement de la requête [GET /do/list] qui demande la liste des personnes.

•   lignes 28-32 : traitement de la requête [GET /do/delete] qui demande la suppression d'une personne.

•   lignes 33-37 : traitement de la requête [GET /do/edit] qui demande le formulaire de mise à jour d'une personne.

•   lignes 38-42 : traitement de la requête [POST /do/validate] qui demande la validation de la personne mise à jour.

•   ligne 44 : si l'action demandée n'est pas l'une des cinq précédentes, alors on fait comme si c'était [GET /do/list].

La méthode [doListPersonnes]

Cette méthode traite la requête [GET /do/list] qui demande la liste des personnes :

Son code est le suivant :

1.

// affichage liste des personnes

2.

private void doListPersonnes(HttpServletRequest request,

3.

HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {

4.

// le modèle de la vue [list]

5.

request.setAttribute("personnes", service.getAll());

6.

// affichage de la vue [list]

7.

getServletContext()

8.

.getRequestDispatcher((String) ("urlList")).forward(request, response);

9.

}

•   ligne 5 : on demande à la couche [service] la liste des personnes du groupe et on met celle-ci dans le modèle sous la clé " personnes ".

•   ligne 7 : on fait afficher la vue [] décrite page 156.

La méthode [doDeletePersonne]

Cette méthode traite la requête [GET /do/delete?id=XX] qui demande la suppression de la personne d'id=XX. L'url [/do/delete?id=XX] est celle des liens [Supprimer] de la vue [] :

dont le code est le suivant :

12.     

13.     

14.     15.     

1.   

2.   

3.   

4.    MVC - personnes

5.   

6.    "> 7.

8.   

9.   

10.     

11.     

16.     

17.     

18.     

19.     

Ligne 12, on voit l’url [/do/delete?id=XX] du lien [Supprimer]. La méthode [doDeletePersonne] qui doit traiter cette url doit supprimer la personne d’id=XX puis faire afficher la nouvelle liste des personnes du groupe. Son code est le suivant :

1.

// validation modification / ajout d'une personne

2.

private void doDeletePersonne(HttpServletRequest request,

3.

HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {

4.

// on récupère l'id de la personne

5.

int id = Integer.parseInt(request.getParameter("id"));

6.

// on supprime la personne

7.

service.deleteOne(id);

8.

// on redirige vers la liste des personnes

9.

response.sendRedirect("list");

10.

}

•   ligne 5 : l’url traitée est de la forme [/do/delete?id=XX]. On récupère la valeur [XX] du paramètre [id].

•   ligne 7 : on demande à la couche [service] la suppression de la personne ayant l’id obtenu. Nous ne faisons aucune vérification. Si la personne qu’on cherche à supprimer n’existe pas, la couche [dao] lance une exception que laisse remonter la couche [service]. Nous ne la gérons pas non plus ici, dans le contrôleur. Elle remontera donc jusqu’au serveur web qui par configuration fera afficher la page [], décrite page 160 :

•   ligne 9 : si la suppression a eu lieu (pas d’exception), on demande au client de se rediriger vers l'Url relative [list]. Comme celle qui vient d'être traitée est [/do/delete], l'Url de redirection sera [/do/list]. Le navigateur sera donc amené à faire un [GET /do/list] qui provoquera l'affichage de la liste des personnes.

La méthode [doEditPersonne]

Cette méthode traite la requête [GET /do/edit?id=XX] qui demande le formulaire de mise à jour de la personne d'id=XX. L'url [/do/edit?id=XX] est celle des liens [Modifier] et celui du lien [Ajout] de la vue [] :

dont le code est le suivant :

12.     

13.     

14.     15.     Modifier

1.   

2.   

3.   

4.    MVC - personnes

5.   

6.    "> 7.

8.   

9.   

10.     

11.     

">Supprimer

16.     

17.      ">Ajout

18.     

19.     

Ligne 11, on voit l’url [/do/edit?id=XX] du lien [Modifier] et ligne 17, l'url [/do/edit?id=-1] du lien [Ajout]. La méthode [doEditPersonne] doit faire afficher le formulaire d’édition de la personne d’id=XX ou s'il s’agit d’un ajout présenter un formulaire vide.

Le code de la méthode [doEditPersonne] est le suivant :

1.

// modification / ajout d'une personne

2.

private void doEditPersonne(HttpServletRequest request,

3.

HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {

4.

// on récupère l'id de la personne

5.

int id = Integer.parseInt(request.getParameter("id"));

6.

// ajout ou modification ?

7.

Personne personne = null;

8.

if (id != -1) {

9.

// modification - on récupère la personne à modifier

10.

personne = service.getOne(id);

11.

} else {

12.

// ajout - on crée une personne vide

13.

personne = new Personne();

14.

personne.setId(-1);

15.

}

16.

// on met l'objet [Personne] dans le modèle de la vue [edit]

17.

request.setAttribute("erreurEdit", "");

18.

request.setAttribute("id", personne.getId());

19.

request.setAttribute("version", personne.getVersion());

20.

request.setAttribute("prenom", personne.getPrenom());

21.

request.setAttribute("nom", personne.getNom());

22.

Date dateNaissance = personne.getDateNaissance();

23.

if (dateNaissance != null) {

24.

request.setAttribute("dateNaissance", new SimpleDateFormat(

25.

"dd/MM/yyyy").format(dateNaissance));

26.

} else {

27.

request.setAttribute("dateNaissance", "");

28.

}

29.

request.setAttribute("marie", personne.getMarie());

30.

request.setAttribute("nbEnfants", personne.getNbEnfants());

31.

// affichage de la vue [edit]

32.

getServletContext()

33.

.getRequestDispatcher((String) ("urlEdit")).forward(request, response);

34.

}

•   le GET a pour cible une url du type [/do/edit?id=XX]. Ligne 5, nous récupérons la valeur de [id]. Ensuite il y a deux cas :

1.    id est différent de -1. Alors il s’agit d’une modification et il faut afficher un formulaire pré-rempli avec les informations de la personne à modifier. Ligne 10, cette personne est demandée à la couche [service].

2.    id est égal à -1. Alors il s’agit d’un ajout et il faut afficher un formulaire vide. Pour cela, une personne vide est créée lignes 13-14.

•   l'objet [Personne] obtenu est placé dans le modèle de la page [] décrite page 158. Ce modèle comprend les éléments suivants [erreurEdit, id, version, prenom, erreurPrenom, nom, erreurNom, dateNaissance, erreurDateNaissance, marie, nbEnfants, erreurNbEnfants]. Ces éléments sont initialisés lignes 17-30 à l'exception de ceux dont la valeur est la chaîne vide [erreurPrenom, erreurNom, erreurDateNaissance,  erreurNbEnfants]. On sait qu'en leur absence dans le modèle, la bibliothèque JSTL affichera une chaîne vide pour leur valeur. Bien que l'élément [erreurEdit] ait également pour valeur une chaîne vide, il est néanmoins initialisé car un test est fait sur sa valeur dans la page [].

•   une fois le modèle prêt, le contrôle est passé la page [], lignes 32-33, qui va générer la vue [edit].

La méthode [doValidatePersonne]

Cette méthode traite la requête [POST /do/validate] qui valide le formulaire de mise à jour. Ce POST est déclenché par le bouton [Valider] :

Rappelons les éléments de saisie du formulaire HTML de la vue ci-dessus :

1.

"> 2. .

3. 4. .

5. 6. .

7. 8.

9.    Oui

10.   .

11.  

12.   .

13.  

14.  

15.   16.

La requête POST contient les paramètres [prenom, nom, dateNaissance, marie, nbEnfants, id, version] et est postée à l'url [/do/validate] (ligne 1). Elle est traitée par la méthode [doValidatePersonne] suivante :

1.// validation modification / ajout d'une personne

2.    public void doValidatePersonne(HttpServletRequest request,

3.    HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {

4.    // on récupère les éléments postés

5.    boolean formulaireErroné = false;

6.    boolean erreur;

7.    // le prénom

8.    String prenom = request.getParameter("prenom").trim();

9.    // prénom valide ?

10.   if (prenom.length() == 0) {

11.   // on note l'erreur

12.   request.setAttribute("erreurPrenom", "Le prénom est obligatoire");

13.   formulaireErroné = true;

14.   }

15.   // le nom

16.   String nom = request.getParameter("nom").trim();

17.   // prénom valide ?

18.   if (nom.length() == 0) {

19.   // on note l'erreur

20.   request.setAttribute("erreurNom", "Le nom est obligatoire");

21.   formulaireErroné = true;

22.   }

23.   // la date de naissance

24.   Date dateNaissance = null;

25.   try {

26.   dateNaissance = new SimpleDateFormat("dd/MM/yyyy").parse(request

27.   .getParameter("dateNaissance").trim());

28.   } catch (ParseException e) {

29.   // on note l'erreur

30.   request.setAttribute("erreurDateNaissance", "Date incorrecte");

31.   formulaireErroné = true;

32.   }

33.   // état marital

34.   boolean marie = Boolean.parseBoolean(request.getParameter("marie"));

35.   // nombre d'enfants

36.   int nbEnfants = 0;

37.   erreur = false;

38.   try {

39.   nbEnfants = Integer.parseInt(request.getParameter("nbEnfants")

40.   .trim());

41.   if (nbEnfants < 0) {

42.   erreur = true;

43.   }

44.   } catch (NumberFormatException ex) {

45.   // on note l'erreur

46.   erreur = true; 47. }

48.   // nombre d'enfants erroné ?

49.   if (erreur) {

50.   // on signale l'erreur

51.   request.setAttribute("erreurNbEnfants",

52.   "Nombre d'enfants incorrect");

53.   formulaireErroné = true;

54.   }

55.   // id de la personne

56.   int id = Integer.parseInt(request.getParameter("id"));

57.   // version

58.   long version = Long.parseLong(request.getParameter("version"));

59.   // le formulaire est-il erroné ?

60.   if (formulaireErroné) {

61.   // on réaffiche le formulaire avec les messages d'erreurs

62.   showFormulaire(request, response, "");

63.   // fini

64.   return;

65.   }

66.   // le formulaire est correct - on enregistre la personne

67.   Personne personne = new Personne(id, prenom, nom, dateNaissance, marie,

68.   nbEnfants);

69.   personne.setVersion(version);

70.   try {

71.   // enregistrement

72.   service.saveOne(personne);

73.   } catch (DaoException ex) {

74.   // on réaffiche le formulaire avec le message de l'erreur survenue

75.   showFormulaire(request, response, ex.getMessage());

76.   // fini

77.   return;

78.   }

79.   // on redirige vers la liste des personnes

80.   response.sendRedirect("list"); 81.} 82.

83.// affichage formulaire pré-rempli

84.private void showFormulaire(HttpServletRequest request,

85.     HttpServletResponse response, String erreurEdit)

86.     throws ServletException, IOException {

87.     // on prépare le modèle de la vue [edit]

88.     request.setAttribute("erreurEdit", erreurEdit);

89.     request.setAttribute("id", request.getParameter("id"));

90.     request.setAttribute("version", request.getParameter("version"));

91.     request.setAttribute("prenom", request.getParameter("prenom").trim());

92.     request.setAttribute("nom", request.getParameter("nom").trim());

93.     request.setAttribute("dateNaissance", request.getParameter(

94.     "dateNaissance").trim());

95.     request.setAttribute("marie", request.getParameter("marie"));

96.

request.setAttribute("nbEnfants", request.getParameter("nbEnfants")

97.

.trim());

98.

// affichage de la vue [edit]

99.

getServletContext()

100.

.getRequestDispatcher((String) ("urlEdit")).forward(request, response);

101.

}

•   lignes 8-14 : le paramètre [prenom] de la requête POST est récupéré et sa validité vérifiée. S'il s'avère incorrect, l'élément [erreurPrenom] est initialisé avec un message d'erreur et placé dans les attributs de la requête.

•   lignes 16-22 : on opère de façon similaire pour le paramètre [nom]

•   lignes 24-32 : on opère de façon similaire pour le paramètre [dateNaissance]

•   ligne 34 : on récupère le paramètre [marie]. On ne fait pas de vérification sur sa validité parce qu'à priori il provient de la valeur d'un bouton radio. Ceci dit, rien n'empêche un programme de faire un [POST /personnes-01/do/validate] accompagné d'un paramètre [marie] fantaisiste. Nous devrions donc tester la validité de ce paramètre. Ici, on se repose sur notre gestion des exceptions qui provoquent l'affichage de la page [] si le contrôleur ne les gère pas lui-même. Si donc, la conversion du paramètre [marie] en booléen échoue ligne 34, une exception en sortira qui aboutira à l'envoi de la page [] au client. Ce fonctionnement nous convient.

•   lignes 34-54 : on récupère le paramètre [nbEnfants] et on vérifie sa valeur.

•   ligne 56 : on récupère le paramètre [id] sans vérifier sa valeur

•   ligne 58 : on fait de même pour le paramètre [version]

•   lignes 60-65 : si le formulaire est erroné, il est réaffiché avec les messages d'erreurs construits précédemment

•   lignes 67-69 : s'il est valide, on construit un nouvel objet [Personne] avec les éléments du formulaire

•   lignes 70-78 : la personne est sauvegardée. La sauvegarde peut échouer. Dans un cadre multi-utilisateurs, la personne à modifier a pu être supprimée ou bien déjà modifiée par quelqu’un d’autre. Dans ce cas, la couche [dao] va lancer une exception qu’on gère ici.

•   ligne 80 : s’il n’y a pas eu d’exception, on redirige le client vers l’url [/do/list] pour lui présenter le nouvel état du groupe.

•   ligne 75 : s’il y a eu exception lors de la sauvegarde, on redemande le réaffichage du formulaire initial en lui passant le message d'erreur de l'exception (3ième paramètre).

La méthode [showFormulaire] (lignes 84-101) construit le modèle nécessaire à la page [] avec les valeurs saisies (request.getParameter(" ")). On se rappelle que les messages d'erreurs ont déjà été placés dans le modèle par la méthode [doValidatePersonne]. La page [] est affichée lignes 99-100.

14.9

Les tests de l’application web

Un certain nombre de tests ont été présentés au paragraphe 14.1, page 137. Nous invitons le lecteur à les rejouer. Nous montrons ici d’autres copies d’écran qui illustrent les cas de conflits d’accès aux données dans un cadre multi-utilisateurs :

[Firefox] sera le navigateur de l’utilisateur U1. Celui-ci demande l’url [http://localhost:8080/personnes-01] :

[IE] sera le navigateur de l’utilisateur U2. Celui-ci demande la même Url :

L’utilisateur U1 entre en modification de la personne [Lemarchand] :

L’utilisateur U2 fait de même :

L’utilisateur U1 fait des modifications et valide :

L’utilisateur U2 revient à la liste des personnes avec le lien [Annuler] du formulaire :

Il trouve la personne [Lemarchand] telle que U1 l’a modifiée. Maintenant U2 supprime [Lemarchand] :

U1 a toujours sa propre liste et veut modifier [Lemarchand] de nouveau :

U1 utilise le lien [Retour à la liste] pour voir de quoi il retourne :

Il découvre qu’effectivement [Lemarchand] ne fait plus partie de la liste

14.10

Conclusion

Nous avons mis en oeuvre l'architecture MVC dans une architecture 3tier [web, metier, dao] sur un exemple basique de gestion d’une liste de personnes. Cela nous a permis d’utiliser les concepts qui avaient été présentés dans les précédentes sections. Dans la version étudiée, la liste des personnes était maintenue en mémoire. Nous étudierons prochainement des versions où cette liste sera maintenue dans une table de base de données.

Mais auparavant, nous allons introduire un outil appelé Spring IoC, qui facilite l'intégration des différentes couches d'une application ntier.

15    Spring IoC

15.1

Introduction

Nous nous proposons de découvrir les possibilités de configuration et d'intégration du framework Spring () ainsi que de définir et utiliser la notion d'IoC (Inversion of Control), également appelée injection de dépendance (Dependency Injection)

Pour répondre aux demandes de l'utilisateur, le contôleur [Application] doit s'adresser à la couche [service]. Dans notre exemple, celle-ci était une instance de type [DaoImpl]. le contôleur [Application] a obtenu une référence sur la couche [service] dans sa méthode [init] (paragraphe 14.8.3, page 161) :

1.

@SuppressWarnings("serial")

2.

public class Application extends HttpServlet {

3.

4. 5.

// service

6.

ServiceImpl service=null;

7.

1.

// init

2.

@SuppressWarnings("unchecked")

3.

public void init() throws ServletException {

4.

5.

// instanciation de la couche [dao]

6.

DaoImpl dao = new DaoImpl();

7.

();

8.

// instanciation de la couche [service]

9.

service = new ServiceImpl();

10.

service.setDao(dao);

11.

}

•   ligne 6 : la couche [dao] a été instanciée par la création explicite d'une instance [DaoImpl]

•   ligne 9 : la couche [service] a été instanciée par la création explicite d'une instance [ServiceImpl]

Rappelons que les classes [DaoImpl] et [ServiceImpl] implémentent des interfaces, respectivement les interfaces [IDao] et [IService]. Dans des versions à venir, l'interface [IDao] sera implémentée par une classe gérant une liste des personnes placée en base de données. Appelons cette classe [DaoBD] pour l'exemple. Remplacer l'implémentation [DaoImpl] de la couche [dao) par l'implémentation [DaoBD] va nécessiter une recompilation de la couche [web]. En effet, la ligne 6 ci-dessus qui instancie la couche [dao] avec un type [DaoImpl] doit désormais l'instancier avec un type [DaoBD]. Notre couche [web] est donc dépendante de la couche [dao]. La ligne 9 ci-dessus montre qu'elle est également dépendante de la couche [service].

Spring IoC va nous permettre de créer une application 3tier où les couches sont indépendantes des autres, c.a.d. que changer l'une ne nécessite pas de changer les autres. Cela apporte une grande souplesse dans l'évolution de l'application.

L'architecture précédente va évoluer de la façon suivante :

Avec [Spring IoC], le contrôleur [Application] va obtenir la référence dont il a besoin sur la couche [service] de la façon suivante :

1.    dans sa méthode [init], il va demander à la couche [Spring IoC] de lui donner une référence sur la couche [service]

2.    [Spring IoC] va alors exploiter un fichier XML de configuration qui lui indique quelle classe doit être instanciée et comment elle doit être initialisée.

3.    [Spring IoC] rend au contrôleur [Application] la référence de la couche [service] créée.

L'avantage de cette solution est que désormais le nom des classes instanciant les différentes couches n'est plus codé en dur dans la méthode [init] du contrôleur mais simplement présent dans un fichier de configuration. Changer l'implémentation d'une couche induira un changement dans ce fichier de configuration mais pas dans le contrôleur.

Présentons maintenant les possibilités de [Spring IoC] à l'aide d'exemples.

15.2

Spring IoC par la pratique

15.2.1    Spring

[Spring IoC] est une partie d'un projet plus large disponible à l'url [] (mai 2006) :

•   [1] : Spring utilise diverses technologies tierces appelées ici dépendances. Il faut télécharger la version avce dépendances afin d'éviter d'être obligés ensuite de télécharger les bibliothèques des outils tiers.

•   [2] : l'arborescence du fichier zippé téléchargé

•   [3] : la distribution [Spring], c.a.d. les archives .jar du projet Spring lui-même sans ses dépendances. L'aspect [IoC] de Spring est assuré par les archives [, ].

•   [4,5] : les archives des outils tiers

15.2.2    Projets Eclipse des exemples

Nous allons construire trois exemples illustrant l'utilisation de Spring IoC. Ils seront tous dans le projet Eclipse suivant :

Le projet [springioc-exemples] est configuré pour que les fichiers source et les classes compilées soient à la racine du dossier du projet :

•   [1] : l'arborescence du dossier du projet [Eclipse]

•   [2] : les fichiers de configuration de Spring sont à la racine du projet, donc dans le Classpath de l'application

•   [3] : les classes de l'exemple 1 •       [4] : les classes de l'exemple 2

•   [5] : les classes de l'exemple 3

•   [6] : les bibliothèques du projet [, ] seront trouvés dans le dossier [dist] de la distribution de Spring et [] dans le dossier [lib/jakarta-commons]. Ces trois archives ont été incluses dans le Classpath de l'application.

15.2.3    Exemple 1

Les éléments de l'exemple 1 ont été placés dans le paquetage [springioc01] du projet :

La classe [Personne] est la suivante :

1. package .springioc01; 2.

3. public class Personne { 4.

5.    // caractéristiques

6.    private String nom;

7.    private int age; 8.

9.    // affichage Personne

10.  public String toString() {

11.  return "nom=[" + + "], age=[" + + "]";

12.  }

13.

14.  // init-close

15.  public void init() {

16.  .println("init personne [" + this.toString() + "]");

17.  }

18.

19.  public void close() {

20.  .println("destroy personne [" + this.toString() + "]");

21.  }

22.

23.  // getters-setters

24.  public int getAge() {

25.  return age;

26.  }

27.

28.  public void setAge(int age) {

29.  = age;

30.  }

31.

32.  public String getNom() {

33.  return nom;

34.  }

35.

36.  public void setNom(String nom) {

37.  = nom;

38.  }

39.

40. }

La classe présente :

-    lignes 6-7 : deux champs privés nom et age

-    lignes 23-38 : les méthodes de lecture (get) et d'écriture (set) de ces deux champs

-    lignes 10-12 : une méthode toString pour récupérer la valeur de l'objet [Personne] sous la forme d'une chaîne de caractères

-    lignes 15-21 : une méthode init qui sera appelée par Spring à la création de l'objet, une méthode close qui sera appelée à la destruction de l'objet

Pour instancier des objets de type [Personne] à l'aide de Spring, nous utiliserons le fichier [] suivant :

1.    

2.    

3.    

4.     5.         

6.    

7.    

8.     9.         

10.  

11.  

12.  

•   lignes 3, 12 : la balise est la balise racine des fichiers de configuration Spring. A l'intérieur de cette balise, la balise sert à définir les différents objets à créer.

•   lignes 4-7 : définition d'un bean

•   ligne 4 : le bean s'appelle [personne1] (attribut             id) et est une instance de la classe

[.springioc01.Personne] (attribut class). La méthode [init] de l'instance sera appelée une fois celle-ci créée (attribut init-method) et la méthode [close] de l'instance sera appelée avant sa destruction (attribut destroy-method).

•   ligne 5 : définissent la valeur à donner à la propriété [nom] (attribut name) de l'instance [Personne] créée. Pour faire cette initialisation, Spring utilisera la méthode [setNom]. Il faut donc que cette méthode existe. C'est le cas ici.

•   ligne 6 : idem pour la propriété [age].

•   lignes 8-11 : définition analogue d'un bean nommé [personne2]

La classe de test [Main] est la suivante :

1. package .springioc01;

2.

3. import .XmlBeanFactory; 4. import .ClassPathResource; 5.

6. public class Main { 7.

8.     public static void main(String[] args) {

9.     // exploitation fichier de configuration spring

10.    final XmlBeanFactory bf = new XmlBeanFactory(new ClassPathResource("")); 11.        // récupération du bean [personne1]

12.   Personne personne1 = (Personne) bf.getBean("personne1");

13.   .println("personne1=" + personne1.toString());

14.   // récupération du bean [personne2]

15.   Personne personne2 = (Personne) bf.getBean("personne2");

16.   .println("personne2=" + personne2.toString());

17.   // récupération du bean [personne2] une nouvelle fois

18.   personne2 = (Personne) bf.getBean("personne2");

19.   .println("personne2=" + personne2.toString());

20.   // on supprime tous les beans

21.   bf.destroySingletons();

22.    }

23.    }

Commentaires :

-    ligne 10 : pour obtenir les beans définis dans le fichier [], nous utilisons un objet de type

[XmlBeanFactory] qui permet d'instancier les beans définis dans un fichier XML. Le fichier [] sera placé dans le [ClassPath] de l'application, c.a.d. dans l'un des répertoires explorés par la machine virtuelle Java lorsqu'elle cherche une classe référencée par l'application. L'objet [ClassPathResource] sert à rechercher une ressource dans le [ClassPath] d'une application, ici le fichier []. L'objet [bf] obtenu (Bean Factory) permet d'obtenir la référence d'un bean nommé "XX" par l'instruction bf.getBean("XX").

-    ligne 12 : on demande une référence sur le bean nommé [personne1] dans le fichier [].

-    ligne 13 : on affiche la valeur de l'objet [Personne] correspondant.

-    lignes 15-16 : on fait de même pour le bean nommé [personne2].

-    lignes 18-19 : on redemande le bean nommé [personne2].

-    ligne 21 : on supprime tous les beans de [bf] c.a.d. ceux créés à partir du fichier [].

L'exécution de la classe [Main] donne les résultats suivants :

1.

init personne [nom=[Simon], age=[40]]

2.

personne1=nom=[Simon], age=[40]

3.

init personne [nom=[Brigitte], age=[20]]

4.

personne2=nom=[Brigitte], age=[20]

5.

personne2=nom=[Brigitte], age=[20]

6.

destroy personne [nom=[Simon], age=[40]]

7.

destroy personne [nom=[Brigitte], age=[20]]

Commentaires :

-    la ligne 1 a été obtenue par l'exécution de la ligne 12 de [Main]. L'opération

Personne personne1 = (Personne) bf.getBean("personne1");

a forcé la création du bean [personne1]. Parce que dans la définition du bean [personne1] on avait écrit [initmethod="init"], la méthode [init] de l'objet [Personne] créé a été exécutée. Le message correspondant est affiché.

-    ligne 2 : la ligne 13 de [Main] a fait afficher la valeur de l'objet [Personne] créé.

-    lignes 3-4 : le même phénomène se répète pour le bean nommé [personne2].

-    ligne 5 : l'opération des lignes 18-19 de [Main]

    personne2 = (Personne) bf.getBean("personne2");

    .println("personne2=" + personne2.toString());

n'a pas provoqué la création d'un nouvel objet de type [Personne]. Si cela avait été le cas, on aurait eu l'affichage de la méthode [init]. C'est le principe du singleton. Spring, par défaut, ne crée qu'un seul exemplaire des beans de son fichier de configuration. C'est un service de références d'objet. Si on lui demande la référence d'un objet non encore créé, il le crée et en rend une référence. Si l'objet a déjà été créé, Spring se contente d'en donner une référence. Ici [personne2] ayant déjà été créé, Spring se contente d'en rendre une référence.

-    les affichages des lignes 6-7 ont été provoqués par la ligne 21 de [Main] qui demande la destruction de tous les beans référencés par l'objet [XmlBeanFactory bf], donc les beans [personne1, personne2]. Parce que ces deux beans ont l'attribut [destroy-method="close"], la méthode [close] des deux beans est exécutée et provoque l'affichage des lignes 6-7.

Les bases d'une configuration Spring étant maintenant acquises, nous serons désormais un peu plus rapides dans nos explications.

15.2.4    Exemple 2

Les éléments de l'exemple 2 sont placés dans le paquetage [springioc02] du projet :

Le paquetage [springioc02] est d'abord obtenu par copier / coller du paquetage [springioc01] puis ensuite on y ajoute la classe [Voiture] et on adapte la classe [Main] au nouvel exemple.

La classe [Voiture] est la suivante :

1.

package .springioc02;

2. 3.

public class Voiture {

4.

// caractéristiques

5.

private String marque;

6.

private String type;

7.

private Personne propriétaire;

8. 9.

// constructeurs

10.

public Voiture() {

11.

}

12. 13.

public Voiture(String marque, String type, Personne propriétaire) {

14.

setMarque(marque);

15.

setType(type);

16.

setPropriétaire(propriétaire);

17.

}

18. 19.

// toString

20.

public String toString() {

21.

return "Voiture : marque=[" + this.marque + "] type=[" +

22.

+ "] propriétaire=[" + this.propriétaire + "]";

23.

}

24. 25.

// getters-setters

26.

public String getMarque() {

27.

return marque;

28.

}

29. 30.

public void setMarque(String marque) {

31.

this.marque = marque;

32.

}

33. 34.

public Personne getPropriétaire() {

35.

return propriétaire;

36.

}

37. 38.

public void setPropriétaire(Personne propriétaire) {

39.

this.propriétaire = propriétaire;

40.

}

41. 42.

public String getType() {

43.

return type;

44.

}

45. 46.

public void setType(String type) {

47.

= type;

48. 49.

}

50.  // init-close

51.  public void init() {

52.  .println("init voiture [" + this.toString() + "]");

53.  } 54.

55.  public void close() {

56.  .println("destroy voiture [" + this.toString() + "]");

57.  }

58.  }

La classe présente :

-    lignes 5-7 : trois champs privés type, marque et propriétaire. Ces champs peuvent être initialisés et lus par des méthodes publiques de beans get et set des lignes 26-48. Ils peuvent être également initialisés à l'aide du constructeur Voiture(String, String, Personne) défini lignes 13-17. La classe possède également un constructeur sans arguments afin de suivre la norme JavaBean.

-    lignes 20-23 : une méthode toString pour récupérer la valeur de l'objet [Voiture] sous la forme d'une chaîne de caractères

-    lignes 51-57 : une méthode init qui sera appelée par Spring juste après la création de l'objet, une méthode close qui sera appelée à la destruction de l'objet

Pour créer des objets de type [Voiture], nous utiliserons le fichier Spring [] suivant :

1.    

2.    

3.    

4.     5.         

6.    

7.    

8.     9.         

10.  

11.  

12.  

13.  

14.  

15.  

16.    

17.    

18.    

19.    

Ce fichier ajoute aux beans définis dans [] un bean de clé "voiture1" de type [Voiture] (lignes 12-17). Pour initialiser ce bean, on aurait pu écrire :

1. 

2. 

3. 

4. 

5.   

6.   

7.

Plutôt que de choisir cette méthode déjà présentée dans l'exemple 1, nous avons choisi d'utiliser ici le constructeur Voiture(String, String, Personne) de la classe.

•   ligne 12 : définition du nom du bean, de sa classe, de la méthode à exécuter après son instanciation,  de la méthode à exécuter après sa suppression.

•   ligne 13 : valeur du 1er paramètre du constructeur [Voiture(String, String, Personne)].

•   ligne 14 : valeur du 2ième paramètre du constructeur [Voiture(String, String, Personne)].

•   lignes 15-17 : valeur du 3ième paramètre du constructeur [Voiture(String, String, Personne)]. Ce paramètre est de type [Personne]. On lui fournit comme valeur, la référence (balise ref) du bean [personne2] défini dans le même fichier (attribut local).

Pour nos tests, nous utiliserons la classe [Main] suivante :

1.

package .springioc02;

2. 3.

import .XmlBeanFactory;

4.

import .ClassPathResource;

5. 6.

public class Main {

7. 8.

public static void main(String[] args) {

9.

// exploitation fichier de configuration spring

10.

final XmlBeanFactory bf = new XmlBeanFactory(new ClassPathResource(""));



11.

    // récupération du bean [voiture1]

12.

    Voiture Voiture1 = (Voiture) bf.getBean("voiture1");

13.

    .println("Voiture1=" + Voiture1.toString());

14.  // on supprime les beans

15.  bf.destroySingletons();

16.  }

17.  }

La méthode [main] demande la référence du bean [voiture1] (ligne 12) et l'affiche (ligne 13). Les résultats sont les suivants :

1.

init personne [nom=[Brigitte], age=[20]]

2.

init voiture [Voiture : marque=[Peugeot] type=[307] propriétaire=[nom=[Brigitte], age=[20]]]

3.

Voiture1=Voiture : marque=[Peugeot] type=[307] propriétaire=[nom=[Brigitte], age=[20]]

4.

destroy voiture [Voiture : marque=[Peugeot] type=[307] propriétaire=[nom=[Brigitte], age=[20]]]

5.

destroy personne [nom=[Brigitte], age=[20]]

Commentaires :

1.    la méthode [main] demande une référence sur le bean [voiture1] (ligne 12). Spring commence la création du bean [voiture1] car ce bean n'a pas encore été créé (singleton). Parce que le bean [voiture1] référence le bean [personne2], ce dernier bean est construit à son tour. Le bean [personne2] a été créé. Sa méthode [init] est alors exécutée (ligne 1) des résultats. Le bean [voiture1] est ensuite instancié. Sa méthode [init] est alors exécutée (ligne 2) des résultats.

2.    la ligne 3 des résultats provient de la ligne 13 de [main] : la valeur du bean [voiture1] est affichée.

3.    la ligne 15 de [main] demande la destruction de tous les beans existants, ce qui provoque les affichages des lignes 4 et 5 des résultats.

15.2.5    Exemple 3

Les éléments de l'exemple 3 sont placés dans le paquetage [springioc03] du projet :

Le paquetage [springioc03] est d'abord obtenu par copier / coller du paquetage [springioc01] puis ensuite on y ajoute la classe [GroupePersonnes], on supprime la classe [Voiture] et on adapte la classe [Main] au nouvel exemple.

La classe [GroupePersonnes] est la suivante :

1.

package .springioc03;

2. 3.

import ;

4. 5.

public class GroupePersonnes {

6. 7.

// caractéristiques

8.

private Personne[] membres;

9.

private Map groupesDeTravail;

10. 11.

// getters - setters

12.

public Personne[] getMembres() {

13.

return membres;

14.

}

15. 16.

public void setMembres(Personne[] membres) {

17.

this.membres = membres;

18.

}

19. 20.

public Map getGroupesDeTravail() {

21.

return groupesDeTravail;

22.

}

23. 24.

public void setGroupesDeTravail(Map groupesDeTravail) {

25.

this.groupesDeTravail = groupesDeTravail;

26.

}

27. 28.

// affichage

29.

public String toString() {

30.

String liste = "membres : ";

31.

for (int i = 0; i < this.membres.length; i++) {

32.

liste += "[" + this.membres[i].toString() + "]";

33.

}

34.

return liste + ", groupes de travail = "

35.

+ this.groupesDeTravail.toString();

36.

}

37. 38.

// init-close

39.

public void init() {

40.  .println("init GroupePersonnes [" + this.toString() + "]");

41.  } 42.

43.  public void close() {

44.  .println("destroy GroupePersonnes [" + this.toString() + "]");

45.  }

46.  }

Ses deux membres privés sont :

ligne 8 : membres : un tableau de personnes membres du groupe

ligne 9 : groupesDeTravail : un dictionnaire affectant une personne à un groupe de travail

On remarquera ici que la classe [GroupePersonnes] ne définit pas de constructeur sans argument. On rappelle qu'en l'absence de tout constructeur, il existe un constructeur "par défaut" qui est le constructeur sans arguments et qui ne fait rien.

On cherche ici, à montrer comment Spring permet d'initialiser des objets complexes tels que des objets possédant des champs de type tableau ou dictionnaire. Le fichier des beans [] de l'exemple 3 est le suivant :

1. 

2. 

3. 

4. 

5.   

6.   

7.   

8.   

9.   

10.  

11.    

12.    

13.    

14.    

15.   

16.   

17.    

18.    

19.    

20.    

21.   

22.   

23.   

24.   

25.   

26.   

•   lignes 14-17 : la balise <list> permet d'initialiser un champ de type tableau ou implémentant l'interface List avec différentes valeurs.

•   lignes 20-23 : la balise <map> permet de faire la même chose avec un champ implémentant l'interface Map.

Pour nos tests, nous utiliserons la classe [Main] suivante :

1. package .springioc03; 2.

3. import .XmlBeanFactory; 4. import .ClassPathResource; 5.

6. public class Main { 7.

8.   public static void main(String[] args) {

9.   // exploitation fichier de configuration spring

10.     final XmlBeanFactory bf = new XmlBeanFactory(new ClassPathResource(""));

11.     // récupération du bean [groupe1]

12.     GroupePersonnes groupe1 = (GroupePersonnes) bf.getBean("groupe1");

13.     .println("groupe1=" + groupe1.toString());

14.     // on supprime les beans

15.     bf.destroySingletons();

16.     }

17.     }

•   lignes 12-13 : on demande à spring une référence sur le bean [groupe1] et on affiche la valeur de celui-ci.

Les résultats obtenus sont les suivants :

1. init personne [nom=[Simon], age=[40]]

2.

init personne [nom=[Brigitte], age=[20]]

3.

init GroupePersonnes [membres : [nom=[Simon], age=[40]][nom=[Brigitte], age=[20]], groupes de travail = {Brigitte=Marketing, Simon=Ressources humaines}]

4.

groupe1=membres : [nom=[Simon], age=[40]][nom=[Brigitte], age=[20]], groupes de travail = {Brigitte=Marketing, Simon=Ressources humaines}

5.

destroy GroupePersonnes [membres : [nom=[Simon], age=[40]][nom=[Brigitte], age=[20]], groupes de travail = {Brigitte=Marketing, Simon=Ressources humaines}]

6.

destroy personne [nom=[Simon], age=[40]]

7. destroy personne [nom=[Brigitte], age=[20]]

Commentaires :

•   ligne 12 de [Main], on demande une référence du bean [groupe1]. Spring commence la création de ce bean. Parce que le bean [groupe1] référence les beans [personne1] et [personne2], ces deux beans sont créés (lignes 1 et 2) des résultats. Le bean [groupe1] est ensuite instancié et sa méthode [init] exécutée (ligne 3 des résultats).

•   la ligne 13 de [Main] fait afficher la ligne 4 des résultats.

•   la ligne 15 de [Main] fait afficher les lignes 5-7 des résultats.

15.3

Configuration d'une application n tier avec Spring

Considérons une application 3-tier ayant la structure suivante :

utilisateur Données

Nous nous proposons de montrer ici l'intérêt de Spring pour construire une telle architecture.

•   les trois couches seront rendues indépendantes grâce à l'utilisation d'interfaces Java

•   l'intégration des trois couches sera réalisée par Spring La structure de l'application sous Eclipse pourrait être la suivante :

•   [1] : la couche [dao] :

•   [IDao] : l'interface de la couche

•   [Dao1, Dao2] : deux implémentations de cette interface

•   [2] : la couche [metier] :

•   [IMetier] : l'interface de la couche

•   [Metier1, Metier2] : deux implémentations de cette interface

•   [3] : la couche [ui] :

•   [IUi] : l'interface de la couche

•   [Ui1, Ui2] : deux implémentations de cette interface

•   [4] : les fichiers de configuration Spring de l'application. Nous configurerons l'application de deux façons.

•   [5] : les bibliothèques nécessaires à l'application. Ce sont celles utilisées dans les exemples précédents.

•   [6] : le paquetage des tests. [Main1] utilisera la configuration [] et  [Main2] la configuration [].

Le but de cet exemple est de montrer que nous pouvons changer l'implémentation d'une ou plusieurs couches de l'application avec un impact zéro sur les autres couches. Tout se passe dans le fichier de configuration de Spring.

La couche [dao]

La couche [dao] implémente l'interface [IDao] suivante :

1.

package ;

2. 3.

public interface IDao {

4.

public int doSomethingInDaoLayer(int a, int b);

5.

}

L'implémentation [Dao1] sera la suivante :

1.

package ;

2. 3.

public class Dao1 implements IDao {

4. 5.

public int doSomethingInDaoLayer(int a, int b) {

6.

return a+b;

7.

}

8.

}

L'implémentation [Dao2] sera la suivante :

1.

package ;

2. 3.

public class Dao2 implements IDao {

4. 5.

public int doSomethingInDaoLayer(int a, int b) {

6.

return a-b;

7.

}

8.

}

La couche [métier]

La couche [métier] implémente l'interface [IMetier] suivante :

1.

package .springioc.troistier.metier;

2. 3.

public interface IMetier {

4.

  public int doSomethingInBusinessLayer(int a, int b);

5.

}

L'implémentation [Metier1] sera la suivante :

1. package .springioc.troistier.metier; 2.

3. import ; 4.

5. public class Metier1 implements IMetier { 6.

7.    // couche [dao]

8.    private IDao dao = null; 9.

10.  public IDao getDao() {

11.  return dao;

12.  }

13.

14.  public void setDao(IDao dao) {

15.  = dao;

16.  }

17.

18.  public int doSomethingInBusinessLayer(int a, int b) {

19.  a++;

20.  b++;

21.  return dao.doSomethingInDaoLayer(a, b);

22.  }

23.

24. }

L'implémentation [Metier2] sera la suivante :

1.

package .springioc.troistier.metier;

2.

3.

4.

import ;

5. public class Metier2 implements IMetier { 6.

7.    // couche [dao]

8.    private IDao dao = null; 9.

10.  public IDao getDao() {

11.  return dao;

12.  }

13.

14.  public void setDao(IDao dao) {

15.  = dao;

16.  }

17.

18.     public int doSomethingInBusinessLayer(int a, int b) {

19.     a--;

20.     b--;

21.     return dao.doSomethingInDaoLayer(a, b);

22.     }

23.

24. }

La couche [ui]

La couche [ui] implémente l'interface [IUi] suivante :

1.

package ;

2. 3.

public interface IUi {

4.

public int doSomethingInUiLayer(int a, int b);

5.

}

L'implémentation [Ui1] sera la suivante :

1. package ; 2.

3. import .springioc.troistier.metier.IMetier; 4.

5. public class Ui1 implements IUi { 6.

7.    // couche [business]

8.    private IMetier metier = null; 9.

10.  public IMetier getMetier() {

11.  return metier;

12.  }

13.

14.  public void setMetier(IMetier business) {

15.  this.metier = business;

16.  }

17.

18.  public int doSomethingInUiLayer(int a, int b) {

19.  a++;

20.  b++;

21.  return metier.doSomethingInBusinessLayer(a, b);

22.  }

23.

24. }

L'implémentation [Ui2] sera la suivante :

1.

package ;

2. 3.

import .springioc.troistier.metier.IMetier;

4. 5.

public class Ui2 implements IUi {

6. 7.

// couche [business]

8.

private IMetier metier = null;

9. 10.

public IMetier getMetier() {

11.

return metier;

12.

}

13. 14.

public void setMetier(IMetier business) {

15.

this.metier = business;

16.

}

17. 18.

public int doSomethingInUiLayer(int a, int b) {

19.

a--;

20.

b--;

21.

return metier.doSomethingInBusinessLayer(a, b);

22. 23.

}

Les fichiers de configuration Spring

Le premier [] :

1.  

2.  

3.    

4.    

5.     6.   

7.  

8.  

9.  

10.    

11.    

12.    

13.    

14.    

15.    

16.    

17.   

18.   

Le second [] :

1.  

2.  

3.    

4.    

5.     6.   

7.   

8.    class=".springioc.troistier.metier.Metier2">

9.  

10.    

11.  

12.  

13.    

14.    

15.    

16.    

17.  

18.  

19.

Les programmes de test

Le programme [Main1] est le suivant :

1. package ;

2.

3. import .XmlBeanFactory; 4. import .ClassPathResource; 5.

6. import ; 7.

8. public class Main1 { 9.

10.   public static void main(String[] args) {

11.   // on récupère une implémentation de l'interface IUi

12.   IUi ui = (IUi) (new XmlBeanFactory(new ClassPathResource(""))).getBean("ui");

13.   // on utilise la classe

14.   int a = 10, b = 20;

15.   int res = ui.doSomethingInUiLayer(a, b);

16.   // on affiche le résultat

17.   .println("ui(" + a + "," + b + ")=" + res);

18.   }

19.

20. }

Le programme [Main1] utilise le fichier de configuration [] et donc les implémentations [Ui1, Metier1, Dao1] des couches. Les résultats obtenus sur la console Eclipse :

Le programme [Main2] est le suivant :

1.

package ;

2. 3.

import .XmlBeanFactory;

4.

import .ClassPathResource;

5.

6.

7.

import ;

8. 9.

public class Main2 {

10.    public static void main(String[] args) {

11.    // on récupère une implémentation de l'interface IUi

12.    IUi ui = (IUi) (new XmlBeanFactory(new ClassPathResource(""))).getBean("ui"); 13.  // on utilise la classe

14.   int a = 10, b = 20;

15.   int res = ui.doSomethingInUiLayer(a, b);

16.   // on affiche le résultat

17.   .println("ui(" + a + "," + b + ")=" + res);

18. }

19.

20. }

Le programme [Main2] utilise le fichier de configuration [] et donc les implémentations [Ui2, Metier2, Dao2] des couches. Les résultats obtenus sur la console Eclipse :

15.4

Conclusion

L'application que nous avons construite possède une grande souplesse d'évolution. On y change l'implémentation d'une couche par simple configuration. Le code des autres couches reste inchangé. Ceci est obtenu grâce au concept IoC qui est l'un des deux piliers de Spring. L'autre pilier est AOP (Aspect Oriented Programming) que nous n'avons pas présenté. Il permet d'ajouter, également par configuration, du "comportement" à une méthode de classe sans modifier le code de celle-ci.

16    Application web MVC dans une architecture 3tier – Exemple 2

16.1

Introduction

Nous avons écrit l'application [personnes-01] ayant la structure suivante :

La couche [dao] implémentait la liste des personnes gérée à l'aide d'un objet [ArrayList]. Cela nous a permis de ne pas nous apesantir sur les couches [dao] et [service] pour nous concentrer sur la couche [web]. Nous souhaitons faire évoluer l'application vers un environnement plus réaliste où la liste des personnes serait mémorisée dans une table de bases de données. Cela va nous amener à changer la couche [dao]. Cela va impacter les deux autres couches. Pour profiter de l'indépendance des couches amenée par Spring IoC, nous allons reprendre l'application [personnes-01] et la configurer avec Spring IoC :

La nouvelle application s'appellera [personnes-02]. Une fois qu'elle aura été écrite, nous savons que nous pourrons changer les couches [dao] et [service] sans changement du code de la couche [web]. C'est cela que nous recherchons.

Nous créons un nouveau projet Eclipse [personnes-02] par copier / coller du projet [personnes-01] comme il a été expliqué au paragraphe 6.2, page 78 :

En [1], nous voyons apparaître le fichier de configuration dans lequel nous allons définir les beans des couches [dao] et [service]. Son contenu est le suivant :

1.  

2.  

3.  

4.  

5.  

6.  

7.  

8.  

9.  

10.    

11.    

12.    

•   ligne 5 : définit le bean nommé [dao] comme une instance de la classe [DaoImpl]. Après instanciation, la méthode [init] de l'instance est exécutée.

•   lignes 7-10 : définissent le bean nommé [service] comme une instance de la classe [ServiceImpl].

•   lignes 8-10 : la propriété [dao] de l'instance [DaoImpl] est initialisée avec la référence de la couche [dao] créée ligne

5. Rappelons que la classe [ServiceImpl] a bien la propriété [dao] et le setter qui va avec :

1.

public class ServiceImpl implements IService {

2. 3.

// la couche [dao]

4.

private IDao dao;

5. 6.

public IDao getDao() {

7.

return dao;

8. 9.

}

10.  public void setDao(IDao dao) {

11.  = dao;

12.  }

13. 

Seul ce fichier ne fait rien bien sûr. Le contrôleur [Application] va l'utiliser dans sa méthode [init] pour instancier la couche [service]. Rappelons la version précédente de la méthode [init] du contrôleur :

1.   @SuppressWarnings("serial")

2.   public class Application extends HttpServlet {

3.    

4.     // service

5.     ServiceImpl service = null; 6.

7.  // init

8.  @SuppressWarnings("unchecked")

9.    public void init() throws ServletException {

10.  

11.   // instanciation de la couche [dao]

12.   DaoImpl dao = new DaoImpl();

13.   ();

14.   // instanciation de la couche [service]

15.   service = new ServiceImpl();

16.   service.setDao(dao);

17.   }

En ligne 5, nous avions été obligés de nommer explicitement la classe d'implémentation de la couche [service] et en ligne 12, celle de la couche [dao]. Avec Spring IoC, la méthode [init] devient la suivante :

1.

@SuppressWarnings("serial")

2.

public class Application extends HttpServlet {

3.

// paramètres d'instance

4. 5.

6.

// service

7.

private IService service = null;

8. 9.

// init

10.

@SuppressWarnings("unchecked")

11.

public void init() throws ServletException {

12.

13.

// instanciation de la couche [service]

14.

service = (IService) new XmlBeanFactory(new ClassPathResource("")).getBean("service");

15.

}

•   ligne 7 : le champ privé [service] n'est plus de type [ServiceImpl] mais de type [IService], c.a.d. du type de l'interface de la couche [service]. La couche [web] n'est donc plus liée à une implémentation particulière de cette interface.

•   ligne 14 : initialisation du champ [service] à partir du fichier de configuration [].

Ce sont les seules modifications à faire. Intégrons cette nouvelle application dans Tomcat, lançons celui-ci puis demandons l'Url [http://localhost:8080/personnes-02] :

16.2

Mise en archives de l’application web

Nous avons développé un projet Eclipse / Tomcat d’une application 3tier :

Dans une version à venir, le groupe de personnes va être placée dans une table de base de données.

•   Cela va induire une réécriture de la couche [dao]. Cela, on peut aisément le comprendre.

•   La couche [service] va être également modifiée. Actuellement, son unique rôle est d’assurer un accès synchronisé aux données gérées par la couche [dao]. Dans ce but, nous avons synchronisé toutes les méthodes de la couche [service]. Nous avons expliqué pourquoi cette synchronisation était placée dans cette couche plutôt que dans la couche [dao]. Dans la nouvelle version, la couche [service] aura encore l’unique rôle de synchronisation des accès mais celle-ci sera assurée par des transactions de base de données plutôt que par une synchronisation de méthodes Java.

•   La couche [web] va elle rester inchangée.

Afin de faciliter le passage d’une version à l’autre, nous créons un nouveau projet Eclipse [mvc-personnes-02B], copie du projet précédent [mvc-personnes-02] mais où les couches [web, service, dao, entites] ont été mises dans des archives .jar :

Le dossier [src] ne contient désormais que le fichier de configuration Spring []. Il contenait auparavant également le code source des classes Java. Ces éléments ont disparu, remplacés par leurs éléments compilés mis dans les archives [personnes-*.jar] montrés en [1] :

Le projet [mvc-personnes-02B] a été configuré pour inclure les archives [personnes-*.jar ] dans son ClassPath.

Nous déployons le projet web [mvc-personnes-02B] au sein de Tomcat :

Pour tester le projet, nous lançons Tomcat puis demandons l’url [http://localhost:8080/personnes02B] :

Le lecteur est invité à faire des tests complémentaires.

Dans la version avec base de données, nous allons changer les couches [service] et [dao]. Nous voulons montrer qu’il suffira alors, de remplacer dans le projet précédent les archives [] et [] par les nouvelles archives pour que notre application fonctionne désormais avec une base de données. Nous n’aurons pas à toucher aux archives de la couche [web] et de la couche [entites].

17    Application web MVC dans une architecture 3tier – Exemple 3 – Sgbd Firebird

17.1

La base de données Firebird

Dans cette nouvelle version, nous allons installer la liste des personnes dans une table de base de données Firebird. On trouvera dans le document [] des informations pour installer et gérer ce SGBD. Dans ce qui suit, les copies d’écran proviennent d’ IBExpert, un client d’administration des SGBD Interbase et Firebird.

La base de données s’appelle []. Elle contient une table [PERSONNES] :

La table [PERSONNES] contiendra la liste des personnes gérée par l’application web. Elle a été construite avec les ordres SQL suivants :

1.

2.    CREATE TABLE PERSONNES (

3.    ID INTEGER NOT NULL,

4.    "VERSION" INTEGER NOT NULL,

5.    NOM VARCHAR(30) NOT NULL,

6.    PRENOM VARCHAR(30) NOT NULL,

7.    DATENAISSANCE DATE NOT NULL,

8.    MARIE SMALLINT NOT NULL,

9.    NBENFANTS SMALLINT NOT NULL10. ); 11. 12.

13.   ALTER TABLE PERSONNES ADD CONSTRAINT CHK_PRENOM_PERSONNES check (PRENOM<>'');

14.   ALTER TABLE PERSONNES ADD CONSTRAINT CHK_MARIE_PERSONNES check (MARIE=0 OR MARIE=1);

15.   ALTER TABLE PERSONNES ADD CONSTRAINT CHK_NOM_PERSONNES check (NOM<>'');

16.   ALTER TABLE PERSONNES ADD CONSTRAINT CHK_ENFANTS_PERSONNES check (NBENFANTS>=0); 17. 18.

19. ALTER TABLE PERSONNES ADD CONSTRAINT PK_PERSONNES PRIMARY KEY (ID);

•   lignes 2-10 : la structure de la table [PERSONNES], destinée à sauvegarder des objets de type [Personne], reflète la structure de cet objet. Le type booléen n’existant pas dans Firebird, le champ [MARIE] (ligne 8) a été déclaré de type [SMALLINT], un entier. Sa valeur sera 0 (pas marié) ou 1 (marié).

•   lignes 13-16 : des contraintes d’intégrité qui reflètent celles du validateur de données [ValidatePersonne].

•   ligne 19 : le champ ID est clé primaire de la table [PERSONNES]

La table [PERSONNES] pourrait avoir le contenu suivant :

La base [] a, outre la table [PERSONNES], un objet appelé générateur et nommé [GEN_PERSONNES_ID]. Ce générateur délivre des nombres entiers successifs que nous utiliserons pour donner sa valeur, à la clé primaire [ID] de la classe [PERSONNES]. Prenons un exemple pour illustrer son fonctionnement :

- double-cliquer sur [GEN_PERSONNES_ID]

On peut constater que la valeur du générateur [GEN_PERSONNES_ID] a changé (double-clic dessus + F5 pour rafraîchir) :

L’ordre SQL

SELECT GEN_ID ( GEN_PERSONNES_ID,1 ) FROM RDB$DATABASE

permet donc d’avoir la valeur suivante du générateur [GEN_PERSONNES_ID]. GEN_ID est une fonction interne de Firebird et [RDB$DATABASE], une table système de ce SGBD.

17.2

Le projet Eclipse des couches [dao] et [service]

Pour développer les couches [dao] et [service] de notre application avec base de données, nous utiliserons le projet Eclipse [mvc-personnes-03] suivant :

Le projet est un simple projet Java, pas un projet web Tomcat. Rappelons que la version 2 de notre application va utiliser la couche [web] de la version 1. Cette couche n’a donc pas à être écrite.

Dossier [src]

Ce dossier contient les codes source des couches [dao] et [service] :

On y trouve différents paquetages :

•      [] : contient la couche [dao]

•      [.personnes.entites] : contient la classe [Personne]

•      [.personnes.service] : contient la classe [service]

•      [.personnes.tests] : contient les tests JUnit des couches [dao] et [service] ainsi que des fichiers de configuration qui doivent être dans le ClassPath de l’application.

Dossier [database]

Ce dossier contient la base de données Firebird des personnes :

•      [] est la base de données.

•      [] est le script SQL de génération de la base :

1.    /******************************************************************************/

2.    /*** Generated by IBExpert 2006.03.07 27/04/2006 10:27:11          ***/

3.    /******************************************************************************/ 4.

5. SET SQL DIALECT 3; 6.

7. SET NAMES NONE; 8.

9. CREATE DATABASE 'C:\data\2005-2006\webjava\dvp-spring-mvc\mvc-38\database\' 10. USER 'SYSDBA' PASSWORD 'masterkey'

11.   PAGE_SIZE 16384

12.   DEFAULT CHARACTER SET NONE; 13.

14. 15.

16.   /******************************************************************************/

17.   /*** Generators                               ***/

18.   /******************************************************************************/ 19.

20. CREATE GENERATOR GEN_PERSONNES_ID; 21. SET GENERATOR GEN_PERSONNES_ID TO 787; 22.

23. 24.

25.   /******************************************************************************/

26.   /*** Tables                                 ***/

27.   /******************************************************************************/ 28.

29.

30.

31.   CREATE TABLE PERSONNES (

32.   ID INTEGER NOT NULL,

33.   "VERSION" INTEGER NOT NULL,

34.   NOM VARCHAR(30) NOT NULL,

35.   PRENOM VARCHAR(30) NOT NULL,

36.   DATENAISSANCE DATE NOT NULL,

37.   MARIE SMALLINT NOT NULL,

38.   NBENFANTS SMALLINT NOT NULL39. ); 40.

41. INSERT INTO PERSONNES (ID, "VERSION", NOM, PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS) VALUES (1, 1, 'Major', 'Joachim', '1984-11-13', 1, 2);

42. INSERT INTO PERSONNES (ID, "VERSION", NOM, PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS) VALUES (2, 1, 'Humbort', 'Mélanie', '1985-02-12', 0, 1);

43. INSERT INTO PERSONNES (ID, "VERSION", NOM, PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS) VALUES (3, 1,

'Lemarchand', 'Charles', '1986-03-01', 0, 0); 44.

45. COMMIT WORK; 46.

47.

48.

49. /* Check constraints definition */ 50.

51.   ALTER TABLE PERSONNES ADD CONSTRAINT CHK_PRENOM_PERSONNES check (PRENOM<>'');

52.   ALTER TABLE PERSONNES ADD CONSTRAINT CHK_NOM_PERSONNES check (NOM<>'');

53.   ALTER TABLE PERSONNES ADD CONSTRAINT CHK_MARIE_PERSONNES check (MARIE=0 OR MARIE=1); 54. ALTER TABLE PERSONNES ADD CONSTRAINT CHK_ENFANTS_PERSONNES check (NBENFANTS>=0); 55. 56.

57.   /******************************************************************************/

58.   /*** Primary Keys                              ***/

59.   /******************************************************************************/ 60.

61. ALTER TABLE PERSONNES ADD CONSTRAINT PK_PERSONNES PRIMARY KEY (ID);

Dossier [lib]

Ce dossier contient les archives nécessaires à l’application :

On notera la présence du pilote JDBC [] du SGBD Firebird ainsi que d'un certain nombre d'archives [spring*.jar]. Nous aurions pu utiliser l'unique archive [] que l'on trouve dans le dossier [dist] de la distribution et qui contient la totalité des classes de Spring. On peut aussi n'utiliser que les seules archives nécessaires au projet. C'est ce que nous avons fait ici en nous laissant guider par les erreurs de classes absentes signalées par Eclipse et les noms des archives partielles de Spring. Toutes ces archives du dossier [lib] ont été placées dans le Classpath du projet.

Dossier [dist]

Ce dossier contiendra les archives issues de la compilation des classes de l’application :

•   [] : archive de la couche [dao]

•   [] : archive de la couche [service]

17.3

La couche [dao]

17.3.1    Les composantes de la couche [dao]

La couche [dao] est constituée des classes et interfaces suivantes :

•   [IDao] est l’interface présentée par la couche [dao]

•   [DaoImplCommon] est une implémentation de celle-ci où le groupe de personnes se trouve dans une table de base de données. [DaoImplCommon] regroupe des fonctionnalités indépendantes du SGBD.

•   [DaoImplFirebird] est une classe dérivée de [DaoImplCommon] pour gérer spécifiquement une base Firebird.

•   [DaoException] est le type des exceptions non contrôlées, lancées par la couche [dao]. Cette classe est celle de la version 1.

L’interface [IDao] est la suivante :

1. package ;

2.

3. import .personnes.entites.Personne; 4.

5. import .Collection; 6.

7.    public interface IDao {

8.    // liste de toutes les personnes

9.    Collection getAll();

10.   // obtenir une personne particulière

11.   Personne getOne(int id);

12.   // ajouter/modifier une personne

13.   void saveOne(Personne personne);

14.   // supprimer une personne

15.   void deleteOne(int id);

16.   }

•   l’interface a les mêmes quatre méthodes que dans la version précédente.

La classe [DaoImplCommon] implémentant cette interface sera la suivante :

1.    package ; 1.

2.    import .personnes.entites.Personne;

3.    import .ibatis.support.SqlMapClientDaoSupport; 4.

5. import .Collection; 6.

7. public class DaoImplCommon extends SqlMapClientDaoSupport implements

8.    IDao {

9.

10. // liste des personnes 11. public Collection getAll() {

12.  

13.   }

14.

15. // obtenir une personne en particulier 16. public Personne getOne(int id) {

17.  

18.   }

19.

20. // suppression d'une personne 21. public void deleteOne(int id) {

22.  

23.   }

24.

25.     // ajouter ou modifier une personne

26.     public void saveOne(Personne personne) {

27.     // le paramètre personne est-il valide ?

28.     check(personne);

29.     // ajout ou modification ?

30.     if (personne.getId() == -1) {

31.     // ajout

32.     insertPersonne(personne);

33.     } else {

34.     updatePersonne(personne);

35.     }

36.     }

37.

38.   // ajouter une personne

39.   protected void insertPersonne(Personne personne) {

40.  

41.   }

42.

43.   // modifier une personne

44.   protected void updatePersonne(Personne personne) {

45.  

46. }

47.

48. // vérification validité d'une personne 49. private void check(Personne p) {

50.  

51.   }

52.

53.

54. }

•   lignes 8-9 : la classe [DaoImpl] implémente l’interface [IDao] et donc les quatre méthodes [getAll, getOne, saveOne, deleteOne].

•   lignes 27-37 : la méthode [saveOne] utilise deux méthodes internes [insertPersonne] et [updatePersonne] selon qu'on doit faire un ajout ou une modification de personne.

•   ligne 50 : la méthode privée [check] est celle de la version précédente. Nous ne reviendrons pas dessus.

•   ligne 8 : pour implémenter l’interface [IDao], la classe [DaoImpl] dérive de la classe Spring [SqlMapClientDaoSupport].

17.3.2    La couche d’accès aux données [iBATIS]

La classe Spring [SqlMapClientDaoSupport] utilise un framework tierce [Ibatis SqlMap] disponible à l’url

[] :

[iBATIS] est un projet Apache qui facilite la construction de couches [dao] s’appuyant sur des bases de données. Avec [iBATIS], l'architecture de la couche d'accès aux données est la suivante :

Données

[iBATIS] s'insère entre la couche [dao] de l'application et le pilote JDBC de la base de données. Il existe des alternatives à [iBATIS] telle, par exemple, l'alternative [Hibernate] :

Données

L’utilisation du framework [iBATIS] nécessite deux archives [ibatis-common, ibatis-sqlmap] qui ont été toutes deux placées dans le dossier [lib] du projet :

La classe [SqlMapClientDaoSupport] encapsule la partie générique de l’utilisation du framework [iBATIS], c.a.d. des parties de code qu’on retrouve dans toutes les couche [dao] utilisant l'outil [iBATIS]. Pour écrire la partie non générique du code, c’est à dire ce qui est spécifique à la couche [dao] que l’on écrit, il suffit de dériver la classe [SqlMapClientDaoSupport]. C’est ce que nous faisons ici.

La classe [SqlMapClientDaoSupport] est définie comme suit :

Parmi les méthodes de cette classe, l’une d’elles permet de configurer le client [iBATIS] avec lequel on va exploiter la base de données :

L’objet [SqlMapClient sqlMapClient] est l’objet [IBATIS] utilisé pour accéder à une base de données. A lui tout seul, il implémente la couche [iBATIS] de notre architecture :

utilisateur

Couche d'accès aux données

[SqlMapDaoClientSupport :

DaoImplCommon]

Couche d'accès aux données [SqlMapClient]

Couche d'accès aux données

[JDBC]

Données

Une séquence typique d’actions avec cet objet est la suivante :

1.    demander une connexion à un pool de connexions

2.    ouvrir une transaction

3.    exécuter une série d’ordres SQL mémorisée dans un fichier de configuration

4.    fermer la transaction

5.    rendre la connexion au pool

Si notre implémentation [DaoImplCommon] travaillait directement avec [iBATIS], elle devrait faire cette séquence de façon répétée. Seule l’opération 3 est spécifique à une couche [dao], les autres opérations étant génériques. La classe Spring [SqlMapClientDaoSupport] assurera elle-même les opérations 1, 2, 4 et 5, déléguant l’opération 3 à sa classe dérivée, ici la classe [DaoImplCommon].

Pour pouvoir fonctionner, la classe [SqlMapClientDaoSupport] a besoin d’une référence sur l’objet iBATIS [SqlMapClient sqlMapClient] qui va assurer le dialogue avec la base de données. Cet objet a besoin de deux choses pour fonctionner :

•   un objet [DataSource] connecté à la base de données auprès duquel il va demander des connexions

•   un (ou des) fichier de configuration où sont externalisés les ordres SQL à exécuter. En effet, ceux-ci ne sont pas dans le code Java. Ils sont identifiés par un code dans un fichier de configuration et l’objet [SqlMapClient sqlMapClient] utilise ce code pour faire exécuter un ordre SQL particulier.

Un embryon de configuration de notre couche [dao] qui refléterait l'architecture ci-dessus serait le suivant :

1.   

2.   

3.   

4.   

5.   

6.

Ici la propriété [sqlMapClient] (ligne 3) de la classe [DaoImplCommon] (ligne 2) est initialisée. Elle l’est par la méthode

[setSqlMapClient] de la classe [DaoImpl]. Cette classe n’a pas cette méthode. C’est sa classe parent

[SqlMapClientDaoSupport] qui l’a. C’est donc elle qui est en réalité initialisée ici.

Maintenant ligne 4, on fait référence à un objet nommé " sqlMapClient " qui reste à construire. Celui-ci, on l’a dit, est de type [SqlMapClient], un type [iBATIS] :

[SqlMapClient] est une interface. Spring offre la classe [SqlMapClientFactoryBean] pour obtenir un objet implémentant cette interface :

Rappelons que nous cherchons à instancier un objet implémentant l’interface [SqlMapClient]. Ce n’est apparemment pas le cas de la classe [SqlMapClientFactoryBean]. Celle-ci implémente l’interface [FactoryBean] (cf ci-dessus). Celle-ci a la méthode [getObject()] suivante :

Lorsqu’on demande à Spring une instance d’un objet implémentant l’interface [FactoryBean], il :

•   crée une instance [I] de la classe - ici il crée une instance de type [SqlMapClientFactoryBean].

•   rend à la méthode appelante, le résultat de la méthode [I].getObject() - la méthode

[SqlMapClientFactoryBean].getObject() va rendre ici un objet implémentant l’interface [SqlMapClient].

Pour pouvoir rendre un objet implémentant l’interface [SqlMapClient], la classe [SqlMapClientFactoryBean] a besoin de deux informations nécessaires à cet objet :

•   un objet [DataSource] connecté à la base de données auprès duquel il va demander des connexions

•   un (ou des) fichier de configuration où sont externalisés les ordres SQL à exécuter

La classe [SqlMapClientFactoryBean] possède les méthodes set pour initialiser ces deux propriétés :

Nous progressons Notre fichier de configuration se précise et devient :

1.

2.   

3.    class=".ibatis.SqlMapClientFactoryBean">

4.   

5.   

6.   

7.   

8.   

9.   

10.

11.

12.

13.  

14.  

15.  

16.

•   lignes 2-3 : le bean " sqlMapClient " est de type [SqlMapClientFactoryBean]. De ce qui vient d’être expliqué, nous savons que lorsque nous demandons à Spring une instance de ce bean, nous obtenons un objet implémentant l’interface iBATIS [SqlMapClient]. C’est ce dernier objet qui sera donc obtenu en ligne 14.

•   lignes 7-9 : nous indiquons que le fichier de configuration nécessaire à l’objet iBATIS [SqlMapClient] s’appelle " " et qu’il doit être cherché dans le ClassPath de l’application. La méthode [SqlMapClientFactoryBean].setConfigLocation est ici utilisée.

•   lignes 4-6 : nous initialisons la propriété [dataSource] de [SqlMapClientFactoryBean] avec sa méthode [setDataSource].

Ligne 5, nous faisons référence à un bean appelé " dataSource " qui reste à construire. Si on regarde le paramètre attendu par la méthode [setDataSource] de [SqlMapClientFactoryBean], on voit qu’il est de type [DataSource] :

On a de nouveau affaire à une interface dont il nous faut trouver une classe d’implémentation. Le rôle d’une telle classe est de fournir à une application, de façon efficace, des connexions à une base de données particulière. Un SGBD ne peut maintenir ouvertes simultanément un grand nombre de connexions. Pour diminuer le nombre de connexions ouvertes à un moment donné, on est amenés, pour chaque échange avec la base, à :

•   ouvrir une connexion

•   commencer une transaction

•   émettre des ordres SQL

•   fermer la transaction

•   fermer la connexion

Ouvrir et fermer des connexions de façon répétée est coûteux en temps. Pour résoudre ces deux problèmes (limiter à la fois le nombre de connexions ouvertes à un moment donné, et limiter le coût d’ouverture / fermeture de celles-ci, les classes implémentant l’interface [DataSource] procèdent souvent de la façon suivante :

•   elles ouvrent dès leur instanciation, N connexions avec la base de données visée. N a en général une valeur par défaut et peut le plus souvent être défini dans un fichier de configuration. Ces N connexions vont rester tout le temps ouvertes et forment un pool de connexions disponibles pour les threads de l’application.

•   lorsqu’un thread de l’application demande une ouverture de connexion, l’objet [DataSource] lui donne l’une des N connexions ouvertes au démarrage, s’il en reste de disponibles. Lorsque l’application ferme la connexion, cette dernière n’est en réalité pas fermée mais simplement remise dans le pool des connexions disponibles.

Il existe diverses implémentations de l’interface [DataSource] disponibles librement. Nous allons utiliser ici l’implémentation [commons DBCP] disponible à l’url [] :

L’utilisation de l’outil [commons DBCP] nécessite deux archives [commons-dbcp, commons-pool] qui ont été toutes deux placées dans le dossier [lib] du projet :

La classe [BasicDataSource] de [commons DBCP] fournit l’implémentation [DataSource] dont nous avons besoin :

Cette classe va nous fournir un pool de connexions pour accéder à la base Firebird [] de notre application. Pour cela, il faut lui donner les informations dont elle a besoin pour créer les connexions du pool :

1.    le nom du pilote JDBC à utiliser – initialisé avec [setDriverClassName]

2.    le nom de l’url de la base de données à exploiter - initialisé avec [setUrl]

3.    l’identifiant de l’utilisateur propriétaire de la connexion – initialisé avec [setUsername] (et non pas setUserName comme on aurait pu s'y attendre)

4.    son mot de passe - initialisé avec [setPassword]

Le fichier de configuration de notre couche [dao] pourra être le suivant :

1.

2.

3.

4.

5.

6.

destroy-method="close">

7.

8.

.FBDriver

9.  

10.    

11.    

12.    

13.    

14.    

15.     sysdba

16.    

17.    

18.     masterkey

19.    

20.    

21.    

22.    

23.     class=".ibatis.SqlMapClientFactoryBean">

24.    

25.    

26.    

27.    

28.    

29.    

30.    

31.    

32.    

33.    

34.    

35.    

36.    

37.    

•   lignes 7-9 : le nom du pilote JDBC du SGBD Firebird

•   lignes 11-13  : l’url de la base Firebird []. On fera particulièrement attention à l’écriture de celle-ci. Il ne doit y avoir aucun espace entre les balises et l’url.

•   lignes 14-16 : le propriétaire de la connexion – ici, [sysdba] qui est l’administrateur par défaut des distributions Firebird

•   lignes 17-19 : son mot de passe [masterkey] – également la valeur par défaut

On a beaucoup progressé mais il reste toujours des points de configuration à élucider : la ligne 28 référence le fichier [] qui doit configurer le client [SqlMapClient] d’iBATIS. Avant d’étudier son contenu, montrons l’emplacement de ces fichiers de configuration dans notre projet Eclipse :

•   [] est le fichier de configuration de la couche [dao] que nous venons d’étudier •    [] est référencé par []. Nous allons l’étudier.

•   [] est référencé par []. Nous allons l’étudier.

Les trois fichiers précédents sont dans le dossier [src]. Sous Eclipse, cela signifie qu’à l’exécution ils seront présents dans le dossier [bin] du projet (non représenté ci-dessus). Ce dossier fait partie du ClassPath de l’application. Au final, les  trois fichiers précédents seront donc bien présents dans le ClassPath de l’application. C’est nécessaire.

Le fichier [] est le suivant :

1.

2.

3.

    PUBLIC " SQL Map Config 2.0//EN"

4.

    "">

5. 6.

7.

8.

•   ce fichier doit avoir comme balise racine (lignes 6 et 8)

•   ligne 7 : la balise sert à désigner les fichiers qui contiennent les ordres SQL à exécuter. Il y a souvent, mais ce n’est pas obligatoire, un fichier par table. Cela permet de rassembler les ordres SQL sur une table donnée dans un même fichier. Mais on trouve fréquemment des ordres SQL impliquant plusieurs tables. Dans ce cas, la décomposition précédente ne tient pas. Il faut simplement se rappeler que l’ensemble des fichiers désignés par les balises seront fusionnés. Ces fichiers sont cherchés dans le ClassPath de l’application.

Le fichier [] décrit les ordres SQL qui vont être émis sur la table [PERSONNES] de la base de données Firebird []. Son contenu est le suivant :

1. 2.

3.   

4.    PUBLIC " SQL Map 2.0//EN" 5.    ""> 6.

7.  

8.  

9.  

10.     type=".personnes.entites.Personne"/>

11.    

12.    

13.     class="Personne.classe">

14.    

15.    

16.    

17.    

18.    

19.    

20.    

21.    

22.    

23.    

24.     PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS FROM PERSONNES

25.    

26.    

27.     PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS FROM PERSONNES WHERE ID=#value#

28.    

29.    

30.    

31.     SELECT GEN_ID(GEN_PERSONNES_ID,1) as "value" FROM RDB$$DATABASE

32.    

33.     insert into

34.     PERSONNES(ID, VERSION, NOM, PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS)

35.     VALUES(#id#, #version#, #nom#, #prenom#, #dateNaissance#, #marie#,

36.     #nbEnfants#)

37.    

38.     update

39.     PERSONNES set VERSION=#version#+1, NOM=#nom#, PRENOM=#prenom#, DATENAISSANCE=#dateNaissance#,

40.     MARIE=#marie#, NBENFANTS=#nbEnfants# WHERE ID=#id# and

41.     VERSION=#version#

42.    

43.     delete FROM PERSONNES WHERE

44.     ID=#value#

45.    

•   le fichier doit avoir comme balise racine (lignes 7 et 45)

•   lignes 9-10 : pour faciliter l’écriture du fichier on donne l’alias (synonyme) [Personne.classe] à la classe [.springmvc.personnes.entites.Personne].

•   lignes 12-21 : fixe les correspondances entre colonnes de la table [PERSONNES] et champs de l’objet [Personne].

•   lignes 23-24 : l’ordre SQL [select] pour obtenir toutes les personnes de la table [PERSONNES]

•   lignes 26-27 : l’ordre SQL [select] pour obtenir une personne particulière de la table [PERSONNES]

•   lignes 29-36 : l’ordre SQL [insert] qui insère une personne dans la table [PERSONNES]

•   lignes 38-41 : l’ordre SQL [update] qui met à jour une personne de la table [PERSONNES]

•   lignes 42-44 : l’ordre SQL [delete] qui supprime une personne de la table [PERSONNES]

Le rôle et la signification du contenu du fichier [] vont être expliqués via l’étude de la classe [DaoImplCommon] qui implémente la couche [dao].

17.3.3    La classe [DaoImplCommon]

Revenons sur l’architecture d’accès aux données :

utilisateur

Couche d'accès aux données

[SqlMapDaoClientSupport :

DaoImplCommon]

Couche d'accès aux données [SqlMapClient]

Couche d'accès aux données

[JDBC]

Données

La classe [DaoImplCommon] est la suivante :

1. package ; 2.

3.    import .personnes.entites.Personne;

4.    import .ibatis.support.SqlMapClientDaoSupport; 5.

6. import .Collection; 7.

8.    public class DaoImplCommon extends SqlMapClientDaoSupport implements

9.    IDao {

10.

11. // liste des personnes 12. public Collection getAll() {

13.  

14.   }

15.

16. // obtenir une personne en particulier 17. public Personne getOne(int id) {

18.  

19.   }

20.

21. // suppression d'une personne 22. public void deleteOne(int id) {

23.  

24.   }

25.

26.     // ajouter ou modifier une personne

27.     public void saveOne(Personne personne) {

28.     // le paramètre personne est-il valide ?

29.     check(personne);

30.     // ajout ou modification ?

31.     if (personne.getId() == -1) {

32.     // ajout

33.     insertPersonne(personne);

34.     } else {

35.     updatePersonne(personne);

36.     }

37.     }

38.

39.   // ajouter une personne

40.   protected void insertPersonne(Personne personne) {

41.  

42.   }

43.

44.   // modifier une personne

45.   protected void updatePersonne(Personne personne) {

46.  

47.   }

48.

49. // vérification validité d'une personne 50. private void check(Personne p) {

51.  

52.   }

53.

54.

55. }

Nous allons étudier les méthodes les unes après les autres.

getAll

Cette méthode permet d’obtenir toutes les personnes de la liste. Son code est le suivant :

1.  // liste des personnes

2.  public Collection getAll() {

3.  return getSqlMapClientTemplate().queryForList("Personne.getAll", null);

4.}

Rappelons-nous tout d’abord que la classe [DaoImplCommon] dérive de la classe Spring [SqlMapClientDaoSupport]. C’est cette classe qui a la méthode [getSqlMapClientTemplate()] utilisée ligne 3 ci-dessus. Cette méthode a la signature suivante :

Le type [SqlMapClientTemplate] encapsule l’objet [SqlMapClient] de la couche [iBATIS]. C’est par lui qu’on aura accès à la base de données. Le type [iBATIS] SqlMapClient pourrait être directement utilisé puisque la classe [SqlMapClientDaoSupport] y a accès :

L’inconvénient de la classe [iBATIS] SqlMapClient est qu’elle lance des exceptions de type [SQLException], un type d'exception contrôlée, c.a.d. qui doit être gérée par un try / catch ou déclarée dans la signature des méthodes qui la lance. Or souvenons-nous que la couche [dao] implémente une interface [IDao] dont les méthodes ne comportent pas d’exceptions dans leurs signatures. Les méthodes des classes d’implémentation de l’interface [IDao] ne peuvent donc, elles non plus, avoir d’exceptions dans leurs signatures. Il nous faut donc intercepter chaque exception [SQLException] lancée par la couche [iBATIS] et l’encapsuler dans une exception non contrôlée. Le type [DaoException] de notre projet ferait l’affaire pour cette encapsulation.

Plutôt que de gérer nous-mêmes ces exceptions, nous allons les confier au type Spring [SqlMapClientTemplate] qui encapsule l’objet [SqlMapClient] de la couche [iBATIS]. En effet [SqlMapClientTemplate] a été construit pour intercepter les exceptions [SQLException] lancées par la couche [SqlMapClient] et les encapsuler dans un type [DataAccessException] non contrôlé. Ce comportement nous convient. On se souviendra simplement que la couche [dao] est désormais susceptible de lancer deux types d’exceptions non contrôlées :

•   notre type propriétaire [DaoException]

•   le type Spring [DataAccessException]

Le type [SqlMapClientTemplate] est défini comme suit :

Il implémente l’interface [SqlMapClientOperations] suivante :

Cette interface définit des méthodes capables d’exploiter le contenu du fichier [] :

[queryForList]

Cette méthode permet d’émettre un ordre [SELECT] et d’en récupérer le résultat sous forme d’une liste d’objets :

•   [statementName] : l’identifiant (id) de l’ordre [select] dans le fichier de configuration

•   [parameterObject] : l’objet " paramètre " pour un [select] paramétré. L’objet " paramètre " peut prendre deux formes :

•   un objet respectant la norme Javabean : les paramètres de l’ordre [select] sont alors les noms des champs du Javabean. A l’exécution de l’ordre [select], ils sont remplacés par les valeurs de ces champs.

•   un dictionnaire : les paramètres de l’ordre [select] sont alors les clés du dictionnaire. A l’exécution de l’ordre [select], celles-ci sont remplacées par leurs valeurs associées dans le dictionnaire.

•   si le [SELECT] ne ramène aucune ligne, le résultat [List] est un objet vide d'éléments mais pas null (à vérifier). [queryForObject]

Cette méthode est identique dans son esprit à la précédente mais elle ne ramène qu’un unique objet. Si le [SELECT] ne ramène aucune ligne, le résultat est le pointeur null.

[insert]

Cette méthode permet d’exécuter un ordre SQL [insert] paramétré par le second paramètre. L'objet rendu est la clé primaire de la ligne qui a été insérée. Il n'y a pas d'obligation à utiliser ce résultat.

[update]

Cette méthode permet d’exécuter un ordre SQL [update] paramétré par le second paramètre. Le résultat est le nombre de lignes modifiées par l'ordre SQL [update].

[delete]

Cette méthode permet d’exécuter un ordre SQL [delete] paramétré par le second paramètre. Le résultat est le nombre de lignes supprimées par l'ordre SQL [delete].

Revenons à la méthode [getAll] de la classe [DaoImplCommon] :

1.  // liste des personnes

2.  public Collection getAll() {

3.  return getSqlMapClientTemplate().queryForList("Personne.getAll", null);

4.}

•   ligne 4 : l’ordre [select] nommé " Personne.getAll " est exécuté. Il n’est pas paramétré et donc l’objet " paramètre " est null.

Dans [], l’ordre [select] nommé " Personne.getAll " est le suivant :

1. 2.

3.   

4.    PUBLIC " SQL Map 2.0//EN" 5.    ""> 6.

7.   

8.   

9.   

10.  type=".personnes.entites.Personne"/>

11. 

12. 

13.  class="Personne.classe">

14. 

15. 

16. 

17. 

18. 

19. 

20. 

21. 

22. 

23. 

24.  PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS FROM PERSONNES

25.

26.

•   ligne 23 : l’ordre SQL " Personne.getAll " est non paramétré (absence de paramètres dans le texte de la requête).

•   la ligne 3 de la méthode [getAll] demande l’exécution de la requête [select] appelée " Personne.getAll ". Celle-ci va être exécutée. [iBATIS] s’appuie sur JDBC. On sait alors que le résultat de la requête va être obtenu sous la forme d’un objet [ResultSet]. Ligne 23, l’attribut [resultMap] de la balise

•   la ligne 3 de la méthode [getAll] renvoie alors une collection d’objets [Personne]

•   la méthode [queryForList] peut lancer une exception Spring [DataAccessException]. Nous la laissons remonter.

Nous expliquons les autres méthodes de la classe [AbstractDaoImpl] plus rapidement, l’essentiel sur l’utilisation d’[iBATIS] ayant été dit dans l’étude de la méthode [getAll].

getOne

Cette méthode permet d’obtenir une personne identifiée par son [id]. Son code est le suivant :

1.  // obtenir une personne en particulier

2.  public Personne getOne(int id) {

3.  // on la récupère dans la BD

4.  Personne personne = (Personne) getSqlMapClientTemplate() 5.   .queryForObject("Personne.getOne", new Integer(id));

6.     // a-t-on récupéré qq chose ?

7.     if (personne == null) {

8.     // on lance une exception

9.     throw new DaoException(

10.    "La personne d'id [" + id + "] n'existe pas", 2);

11.    }

12.    // on rend la personne

13.    return personne;

14.}

•   ligne 4 : demande l’exécution de l’ordre [select] nommé " Personne.getOne ". Celui-ci est le suivant dans le fichier [] :

1.

2.

3.

select ID, VERSION, NOM, PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS FROM

4.

PERSONNES WHERE ID=#value#

L’ordre SQL est paramétré par le paramètre #value# (ligne 4). L’attribut #value# désigne la valeur du paramètre passé à l’ordre SQL, lorsque ce paramètre est de type simple : Integer, Double, String, Dans les attributs de la baliseInteger

Le résultat de la requête [select] sera à transformer en objet via l’attribut [resultMap=""] (ligne 2). On obtiendra donc un type [Personne].

•   lignes 7-11 : si la requête [select] n’a ramené aucune ligne, on récupère alors le pointeur null en ligne 4. Cela signifie qu’on n’a pas trouvé la personne cherchée. Dans ce cas, on lance une [DaoException] de code 2 (lignes 9-10).

•   ligne 13 : s’il n’y a pas eu d’exception, alors on rend l’objet [Personne] demandé.

deleteOne

Cette méthode permet de supprimer une personne identifiée par son [id]. Son code est le suivant :

1.   // suppression d'une personne

2.   public void deleteOne(int id) {

3.   // on supprime la personne

4.   int n = getSqlMapClientTemplate().delete("Personne.deleteOne",

5.   new Integer(id));

6.   // a-t-on réussi

7.   if (n == 0) {

8.   throw new DaoException("Personne d'id [" + id + "] inconnue", 2);

9.   }

10.}

•   lignes 4-5 : demande l’exécution de l’ordre [delete] nommé " Personne.deleteOne ". Celui-ci est le suivant dans le fichier [] :

1.

2. delete FROM PERSONNES WHERE 3.      ID=#value#

L’ordre SQL est paramétré par le paramètre #value# (ligne 3) de type [parameterClass="int"] (ligne 2). Ce sera l’identifiant de la personne cherchée (ligne 5 de deleteOne)

•   ligne 4 : le résultat de la méthode [SqlMapClientTemplate].delete est le nombre de lignes détruites.

•   lignes 7-8 : si la requête [delete] n’a détruit aucune ligne, cela signifie que la personne n’existe pas. On lance une [DaoException] de code 2 (ligne 8).

saveOne

Cette méthode permet d’ajouter une nouvelle personne ou de modifier une personne existante. Son code est le suivant :

1.    // ajouter ou modifier une personne

2.    public void saveOne(Personne personne) {

3.    // le paramètre personne est-il valide ?

4.    check(personne);

5.    // ajout ou modification ?

6.    if (personne.getId() == -1) {

7.    // ajout

8.    insertPersonne(personne);

9.    } else {

10.   updatePersonne(personne);

11.   }

12.}

13 .

•   ligne 4 : on vérifie la validité de la personne avec la méthode [check]. Cette méthode existait déjà dans la version précédente et avait été alors commentée. Elle lance une [DaoException] si la personne est invalide. On laisse remonter celle-ci.

•   ligne 6 : si on arrive là, c’est qu’il n’y a pas eu d’exception. La personne est donc valide.

•   lignes 6-11 : selon l’id de la personne, on a affaire à un ajout (id= -1) ou à une mise à jour (id<> -1). Dans les deux cas, on fait appel à deux méthodes internes à la classe :

•   insertPersonne : pour l’ajout

•   updatePersonne : pour la mise à jour

insertPersonne

Cette méthode permet d’ajouter une nouvelle personne. Son code est le suivant :

1.// ajouter une personne

2.    protected void insertPersonne(Personne personne) {

3.    // 1ère version

4.    personne.setVersion(1);

5.    // on attend 10 ms - pour les tests mettre true au lieu de false

6.    if (true)

7.    wait(10);

8.    // on insère la nouvelle personne dans la table de la BD

9.    getSqlMapClientTemplate().insert("Personne.insertOne", personne);

10.}

•   ligne 4 : on met à 1 le n° de version de la personne que l’on est en train de créer

•   ligne 9 : on fait l’insertion via la requête nommée " Personne.insertOne " qui est la suivante :

1.

2.

3.

SELECT GEN_ID(GEN_PERSONNES_ID,1) as "value" FROM RDB$$DATABASE

4.

5.

insert into

6.

PERSONNES(ID, VERSION, NOM, PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS)

7.

VALUES(#id#, #version#, #nom#, #prenom#, #dateNaissance#, #marie#,

8.

    #nbEnfants#)

C’est une requête paramétrée et le paramètre est de type [Personne] (parameterClass="Personne.classe", ligne 1). Les champs de l’objet [Personne] passés en paramètre (ligne 9 de insertPersonne) sont utilisés pour remplir les colonnes de la ligne qui va être insérée dans la table [PERSONNES] (lignes 5-8). On a un problème à résoudre. Lors d'une insertion, l’objet [Personne] à insérer a son id égal à -1. Il faut remplacer cette valeur par une clé primaire valide. On utilise pour cela les lignes 2-4 de la balise <selectKey> ci-dessus. Elles indiquent :

•   la requête SQL à exécuter pour obtenir une valeur de clé primaire. Celle indiquée ici est celle que nous avons présentée au paragraphe 17.1 - page 192. Deux points sont à noter :

•   as " value " est obligatoire. On peut aussi écrire as value mais value est un mot clé de Firebird qui a du être protégé par des guillemets.

•   la table Firebird s'appelle en réalité [RDB$DATABASE]. Mais le caractère $ est interprété par [iBATIS]. Il a été protégé en le dédoublant.

•   le champ de l'objet [Personne] qu'il faut initialiser avec la valeur récupérée par l'ordre [SELECT], ici le champ [id]. C'est l'attribut [keyProperty] de la ligne 2 qui indique ce champ.

•   lignes 6-7 : pour le besoin des tests, nous serons amenés à attendre 10 ms avant de faire l'insertion, ceci pour voir s’il y a des conflits entre threads qui voudraient faire en même temps des ajouts.

updatePersonne

Cette méthode permet de modifier une personne existant déjà dans la table [PERSONNES]. Son code est le suivant :

1.// modifier une personne

2.    protected void updatePersonne(Personne personne) {

3.    // on attend 10 ms - pour les tests mettre true au lieu de false

4.    if (true)

5.    wait(10);

6.    // modification

7.    int n = getSqlMapClientTemplate()

8.    .update("Personne.updateOne", personne);

9.    if (n == 0)

10.   throw new DaoException("La personne d'Id [" + personne.getId()

11.   + "] n'existe pas ou bien a été modifiée", 2); 12.}

•   une mise à jour peut échouer pour au moins deux raisons :

1.    la personne à mettre à jour n’existe pas

2.    la personne à mettre à jour existe mais le thread qui veut la modifier n’a pas la bonne version

•   lignes 7-8 : la requête SQL [update] nommée " Personne.updateOne " est exécutée. C'est la suivante :

1.

2.

update

3.

PERSONNES set VERSION=#version#+1, NOM=#nom#, PRENOM=#prenom#,

DATENAISSANCE=#dateNaissance#,

4.

MARIE=#marie#, NBENFANTS=#nbEnfants# WHERE ID=#id# and

5.

VERSION=#version#

•   ligne 2 : la requête est paramétrée et admet pour paramètre un type [Personne]

(parameterClass="Personne.classe"). Celui-ci est la personne à modifier (ligne 8 – updatePersonne).

•   on ne veut modifier que la personne de la table [PERSONNES] ayant le même n° [id] et la même version [version] que le paramètre. C’est pourquoi, on a la contrainte [WHERE ID=#id# and VERSION=#version#]. Si cette personne est trouvée, elle est mise à jour avec la personne paramètre et sa version est augmentée de 1 (ligne 3 ci-dessus).

•   ligne 9 : on récupère le nombre de lignes mises à jour.

•   lignes 10-11 : si ce nombre est nul, on lance une [DaoException] de code 2, indiquant que, soit la personne à mettre à jour n’existe pas, soit elle a changé de version entre-temps.

17.4

Tests de la couche [dao]

17.4.1    Tests de l'implémentation [DaoImplCommon]

Maintenant que nous avons écrit la couche [dao], nous nous proposons de la tester avec des tests JUnit :

Avant de faire des tests intensifs, nous pouvons commencer par un simple programme de type [main] qui va afficher le contenu de la table [PERSONNES]. C’est la classe [MainTestDaoFirebird] :

1.

package .personnes.tests;

2. 3.

import ;

4.

5. import .Collection; 6. import .Iterator; 7.

8. import .XmlBeanFactory; 9. import .ClassPathResource; 10.

11. public class MainTestDaoFirebird {

12. public static void main(String[] args) {

13.    IDao dao = (IDao) (new XmlBeanFactory(new ClassPathResource(

14.    ""))).getBean("dao");

15.    // liste actuelle

16.    Collection personnes = dao.getAll();

17.    // affichage console

18.    Iterator iter = personnes.iterator();

19.    while (iter.hasNext()) {

20.    .println(());

21.    }

22.    }

23.    }

Le fichier de configuration [] de la couche [dao], utilisé lignes 13-14, est le suivant :

1.  

2.  

3.  

4.  

5.  

6.   destroy-method="close">

7.  

8.   .FBDriver

9.  

10.    

11.    

12.    

13.    

14.    

15.     sysdba

16.    

17.    

18.     masterkey

19.    

20.    

21.    

22.    

23.     class=".ibatis.SqlMapClientFactoryBean">

24.    

25.    

26.    

27.    

28.    

29.    

30.    

31.    

32.

33.    

34.    

35.    

36.    

37.    

Ce fichier est celui étudié au paragraphe 17.3.2, page 200.

Pour le test, le SGBD Firebird est lancé. Le contenu de la table [PERSONNES] est le suivant :

L’exécution du programme [MainTestDaoFirebird] donne les résultats écran suivants :

On a bien obtenu la liste des personnes. On peut passer au test JUnit.

Le test JUnit [TestDaoFirebird] est le suivant :

1. package .personnes.tests; 2.

3.    import .ParseException;

4.    import .SimpleDateFormat;

5.    import .Collection;

6.    import .Iterator;

7.    import .XmlBeanFactory; 8. import .ClassPathResource; 9.

10.   import .DaoException;

11.   import ;

12.   import .personnes.entites.Personne; 13. import junit.framework.TestCase; 14.

15. public class TestDaoFirebird extends TestCase { 16.

17. // couche [dao] 18. private IDao dao; 19.

20.  public IDao getDao() {

21.  return dao;

22.  }

23.

24.  public void setDao(IDao dao) {

25.  = dao;

26.  }

27.

28.    // constructeur

29.    public void setUp() {

30.    dao = (IDao) (new XmlBeanFactory(new ClassPathResource(

31.    ""))).getBean("dao");

32.    }

33.

34.   // liste des personnes

35.   private void doListe(Collection personnes) {

36.  

37.   }

38.

39.   // test1

40.   public void test1() throws ParseException {

41.  

42.   }

43.

44. // modification-suppression d'un élément inexistant 45. public void test2() throws ParseException {

46.   ..

47.   }

48.

49.   // gestion des versions de personne

50.   public void test3() throws ParseException, InterruptedException {

51.  

52.   }

53.

54. // optimistic locking - accès multi-threads

55. public void test4() throws Exception {

56.  

57.   }

58.

59.   // tests de validité de saveOne

60.   public void test5() throws ParseException {

61.   .

62.   }

63.

64. // insertions multi-threads

65. public void test6() throws ParseException, InterruptedException{

66.

67. }

•   les tests [test1] à [test5] sont les mêmes que dans la version 1, sauf [test4] qui a légèrement évolué. Le test [test6] est lui nouveau. Nous ne commentons que ces deux tests.

[test4]

[test4] a pour objectif de tester la méthode [updatePersonne - DaoImplCommon]. On rappelle le code de celle-ci :

1.// modifier une personne

2.    protected void updatePersonne(Personne personne) {

3.    // on attend 10 ms - pour les tests mettre true au lieu de false

4.    if (true)

5.    wait(10);

6.    // modification

7.    int n = getSqlMapClientTemplate()

8.    .update("Personne.updateOne", personne);

9.    if (n == 0)

10.   throw new DaoException("La personne d'Id [" + personne.getId()

11.   + "] n'existe pas ou bien a été modifiée", 2); 12.}

•   lignes 4-5 : on attend 10 ms. On force ainsi le thread qui exécute [updatePersonne] à perdre le processeur, ce qui peut augmenter nos chances de voir des conflits d’accès entre threads concurrents.

[test4] lance N=100 threads chargés d’incrémenter, en même temps, de 1 le nombre d’enfants de la même personne. On veut voir comment les conflits de version et les conflits d’accès sont gérés.

1.

public void test4() throws Exception {

2.

// ajout d'une personne

3.

Personne p1 = new Personne(-1, "X", "X", new SimpleDateFormat(

4.

"dd/MM/yyyy").parse("01/02/2006"), true, 0);

5.

dao.saveOne(p1);

6.

int id1 = p1.getId();

7.

// création de N threads de mise à jour du nombre d'enfants

8.

final int N = 100;

9.

Thread[] taches = new Thread[N];

10.

for (int i = 0; i < taches.length; i++) {

11.

taches[i] = new ThreadDaoMajEnfants("thread n° " + i, dao, id1);

12.

taches[i].start();

13.

}

14.

// on attend la fin des threads

15.

for (int i = 0; i < taches.length; i++) {

16.

taches[i].join();

17.

}

18.

// on récupère la personne

19.

p1 = dao.getOne(id1);

20.

// elle doit avoir N enfants

21.

assertEquals(N, p1.getNbEnfants());

22.

// suppression personne p1

23.

dao.deleteOne(p1.getId());

24.

// vérification

25.

boolean erreur = false;

26.

int codeErreur = 0;

27.

try {

28.

p1 = dao.getOne(p1.getId());

29.

} catch (DaoException ex) {

30.

erreur = true;

31.

codeErreur = ex.getCode();

32.

}

33.

// on doit avoir une erreur de code 2

34.

assertTrue(erreur);

35.

assertEquals(2, codeErreur);

36.

}

Les threads sont créés lignes 8-13. Chacun va augmenter de 1 le nombre d'enfants de la personne créée lignes 3-5. Les threads [ThreadDaoMajEnfants ] de mise à jour sont les suivants :

1. package .personnes.tests; 2.

3. import ; 4.

5.    import .DaoException;

6.    import ;

7.    import .personnes.entites.Personne; 8.

9.    public class ThreadDaoMajEnfants extends Thread {

10.   // nom du thread 11. private String name; 12.

13.   // référence sur la couche [dao]

14.   private IDao dao;

15.

16. // l'id de la personne sur qui on va travailler 17. private int idPersonne; 18.

19.  // constructeur

20.  public ThreadDaoMajEnfants(String name, IDao dao, int idPersonne) {

21.  = name;

22.  = dao;

23.  this.idPersonne = idPersonne;

24.  }

25.

26.      // coeur du thread

27.      public void run() {

28.      // suivi

29.      suivi("lancé");

30.      // on boucle tant qu'on n'a pas réussi à incrémenter de 1

31.      // le nbre d'enfants de la personne idPersonne

32.      boolean fini = false;

33.      int nbEnfants = 0;

34.      while (!fini) {

35.      // on récupère une copie de la personne d'idPersonne

36.      Personne personne = dao.getOne(idPersonne);

37.      nbEnfants = personne.getNbEnfants();

38.      // suivi

39.      suivi("" + nbEnfants + " -> " + (nbEnfants + 1)

40.      + " pour la version " + personne.getVersion());

41.      // attente de 10 ms pour abandonner le processeur

42.      try {

43.      // suivi

44.      suivi("début attente");

45.      // on s'interrompt pour laisser le processeur

46.      Thread.sleep(10);

47.      // suivi

48.      suivi("fin attente");

49.      } catch (Exception ex) {

50.      throw new RuntimeException(ex.toString());

51.      }

52.      // attente terminée - on essaie de valider la copie

53.      // entre-temps d'autres threads ont pu modifier l'original

54.      int codeErreur = 0;

55.      try {

56.      // incrémente de 1 le nbre d'enfants de cette copie

57.      personne.setNbEnfants(nbEnfants + 1);

58.      // on essaie de modifier l'original

59.      dao.saveOne(personne);

60.      // on est passé - l'original a été modifié

61.      fini = true;

62.      } catch (DaoException ex) {

63.      // on récupère le code erreur

64.      codeErreur = ex.getCode();

65.      // si une erreur d'ID ou de version de code erreur 2, on réessaie la mise à jour

66.      switch (codeErreur) {

67.      case 2:

68.      suivi("version corrompue ou personne inexistante");

69.      break;

70.      default:

71.      // exception non gérée - on laisse remonter

72.      throw ex;

73.      }

74.      }

75.      }

76.      // suivi

77.      suivi("a terminé et passé le nombre d'enfants à " + (nbEnfants + 1));

78.      }

79.

80.    // suivi

81.    private void suivi(String message) {

82.    .println(name + " [" + new Date().getTime() + "] : "

83.    + message);

84.    }

85.    }

Une mise à jour de personne peut échouer parce que la personne qu’on veut modifier n’existe pas ou qu’elle a été mise à jour auparavant par un autre thread. Ces deux cas sont ici gérés lignes 67-69. Dans ces deux cas en effet, la méthode [updatePersonne] lance une [DaoException] de code 2. Le thread sera alors ramené à recommencer la procédure de mise à jour depuis son début (boucle while, ligne 34).

[test6]

[test6] a pour objectif de tester la méthode [insertPersonne - DaoImplCommon]. On rappelle le code de celle-ci :

1.// ajouter une personne

2.    protected void insertPersonne(Personne personne) {

3.    // 1ère version

4.    personne.setVersion(1);

5.    // on attend 10 ms - pour les tests mettre true au lieu de false

6.    if (true)

7.    wait(10);

8.    // on insère la nouvelle personne dans la table de la BD

9.    getSqlMapClientTemplate().insert("Personne.insertOne", personne);

10.}

•   lignes 6-7 : on attend 10 ms pour forcer le thread qui exécute [insertPersonne] à perdre le processeur et augmenter ainsi nos chances de voir apparaître des conflits dus à des threads qui font des insertions en même temps.

Le code de [test6] est le suivant :

1. // insertions multi-threads

2. public void test6() throws ParseException, InterruptedException{

3.   // création d'une personne

4.   Personne p = new Personne(-1, "X", "X", new SimpleDateFormat(

5.   "dd/MM/yyyy").parse("01/02/2006"), true, 0);

6.   // qu'on duplique N fois dans un tableau

7.   final int N = 100;

8.   Personne[] personnes=new Personne[N];

9.   for(int i=0;i<personnes.length;i++){

10.     personnes[i]=new Personne(p);

11.     }

12.     // création de N threads d'insertion - chaque thread insère 1 personne

13.     Thread[] taches = new Thread[N];

14.     for (int i = 0; i < taches.length; i++) {

15.     taches[i] = new ThreadDaoInsertPersonne("thread n° " + i, dao, personnes[i]);

16.     taches[i].start();

17.     }

18.     // on attend la fin des threads

19.     for (int i = 0; i < taches.length; i++) {

20.     // thread n° i

21.     taches[i].join();

22.     // supression personne

23.     dao.deleteOne(personnes[i].getId());

24.     }

25.}

On crée 100 threads qui vont insérer en même temps 100 personnes différentes. Ces 100 threads vont tous obtenir une clé primaire pour la personne qu’ils doivent insérer puis être interrompus pendant 10 ms (ligne 10 – insertPersonne) avant de pouvoir faire leur insertion. On veut vérifier que les choses se passent bien et que notamment ils obtiennent bien des valeurs de clé primaire différentes.

•   lignes 7-11 : un tableau de 100 personnes est créé. Ces personnes sont toutes des copies de la personne p créée lignes 4-5.

•   lignes 14-17 : les 100 threads d'insertion sont lancés. Chacun d'eux est chargé d'insérer l'une des 100 personnes créée précédemment..

•   lignes 19-23 : [test6] attend la fin de chacun des 100 threads qu'il a lancés. Lorsqu'il a détecté la fin du thread n° i, il supprime la personne que ce thread vient d'insérer.

Le thread d’insertion [ThreadDaoInsertPersonne] est le suivant :

1.

package .personnes.tests;

1. 2.

import ;

3. 4.

import ;

5.

import .personnes.entites.Personne;

6. 7.

public class ThreadDaoInsertPersonne extends Thread {

8.

// nom du thread

9.

private String name;

10. 11.

// référence sur la couche [dao]

12.

private IDao dao;

13. 14.

// l'id de la personne sur qui on va travailler

15.

private Personne personne;

16. 17.

// constructeur

18.

public ThreadDaoInsertPersonne(String name, IDao dao, Personne personne) {

19.

= name;

20.

= dao;

21.

this.personne = personne;

22.

}

23. 24.

// coeur du thread

25.  public void run() {

26.  // suivi

27.  suivi("lancé");

28.  // insertion

29.  dao.saveOne(personne);

30.  // suivi

31.  suivi("a terminé");

32.  }

33.

34.    // suivi

35.    private void suivi(String message) {

36.    .println(name + " [" + new Date().getTime() + "] : "

37.    + message);

38.    }

39.    }

•   lignes 19-22 : le constructeur du thread mémorise la personne qu'il doit insérer et la couche [dao] qu'il doit utiliser pour faire cette insertion.

•   ligne 30 : la personne est insérée. Si une exception se produit, elle remonte à [test6].

Tests

Le test [test4] échoue donc. Le nombre d'enfants est passé à 69 au lieu de 100 attendu. Que s'est-il passé ? Examinons les logs écran. Ils montrent l'existence d'exceptions lancées par Firebird :

1.

Exception in thread "Thread-62" .UncategorizedSQLException: SqlMapClient operation; uncategorized SQLException for SQL []; SQL state [HY000]; error code [335544336];  

2.

--- The error occurred in . 

3.

--- The error occurred while applying a parameter map. 

4.

--- Check the Personne.updateOne-InlineParameterMap. 

5.

--- Check the statement (update failed). 

6.

--- Cause: .FBSQLException: GDS Exception. 335544336. deadlock

7.

update conflicts with concurrent update; nested exception is .exception.NestedSQLException:

8.

--- The error occurred in . 

9.

--- The error occurred while applying a parameter map. 

•   ligne 1 – on a eu une exception Spring [.UncategorizedSQLException]. C'est une exception non contrôlée qui a été utilisée pour encapsuler une exception lancée par le pilote JDBC de Firebird, décrite ligne 6.

•   ligne 6 – le pilote JDBC de Firebird a lancé une exception de type [.FBSQLException] et de code d'erreur 335544336.

•   ligne 7 : indique qu'on a eu un conflit d'accès entre deux threads qui voulaient mettre à jour en même temps la même ligne de la table [PERSONNES].

Ce n'est pas une erreur irrécupérable. Le thread qui intercepte cette exception peut retenter la mise à jour. Il faut pour cela modifier le code de  [ThreadDaoMajEnfants] :

1.

try {

2.

// incrémente de 1 le nbre d'enfants de cette copie

3.

personne.setNbEnfants(nbEnfants + 1);

4.

// on essaie de modifier l'original

5.

dao.saveOne(personne);

6.

// on est passé - l'original a été modifié

7.

fini = true;

8.

} catch (DaoException ex) {

9.

// on récupère le code erreur

10.

codeErreur = ex.getCode();

11.

// si une erreur d'ID ou de version de code ereur 2, on réessaie la mise à jour

12.

switch (codeErreur) {

13.

case 2:

14.

suivi("version corrompue ou personne inexistante");

15.

break;

16.

default:

17.

// exception non gérée - on laisse remonter

18.

throw ex;

19.

}

•   ligne 8 : on gère une exception de type [DaoException]. D'après ce qui a été dit, il nous faudrait gérer l'exception qui est apparue aux tests, le type [.UncategorizedSQLException]. On ne peut cependant pas se contenter de gérer ce type qui est un type générique de Spring destiné à encapsuler des exceptions qu'il ne connaît pas. Spring connaît les exceptions émises par les pilotes JDBC d'un certain nombre de SGBD tels Oracle, MySQL, Postgres, DB2, SQL Server, mais pas Firebird. Aussi toute exception lancée par le pilote JDBC de Firebird se trouve-t-elle encapsulée dans le type Spring [.UncategorizedSQLException] :

On voit ci-dessus, que la classe [UncategorizedSQLException] dérive de la classe [DataAccessException] que nous avons évoquée, paragraphe 17.3.3 – page 204. Il est possible de connaître l'exception qui a été encapsulée dans [UncategorizedSQLException] grâce à sa méthode [getSQLException] :

Cette exception de type [SQLException] est celle lancée par la couche [iBATIS] qui elle même encapsule l'exception lancée par le pilote JDBC de la base de données. La cause exacte de l'exception de type [SQLException] peut être obtenue par la méthode :

On obtient l'objet de type [Throwable] qui a été lancé par le pilote JDBC :

Le type [Throwable] est la classe parent de [Exception].

Ici il nous faudra vérifier que l'objet de type [Throwable] lancé par le pilote JDBC de Firebird et cause de l'exception [SQLException] lancée par la couche [iBATIS] est bien une exception de type [.GDSException] et de code d'erreur 335544336. Pour récupérer le code erreur, nous pourrons utiliser la méthode [getErrorCode()] de la classe [.GDSException].

Si nous utilisons dans le code de [ThreadDaoMajEnfants] l'exception [.GDSException], alors ce thread ne pourra travailler qu'avec le SGBD Firebird. Il en sera de même du test [test4] qui utilise ce thread. Nous voulons éviter cela. En effet, nous souhaitons que nos tests JUnit restent valables quelque soit le SGBD utilisé. Pour arriver à ce résultat, on décide que la couche [dao] lancera une [DaoException] de code 4 lorsqu'une exception de type " conflit de mise à jour " est détectée et ce, quelque soit le SGBD sous-jacent. Ainsi, le thread [ThreadDaoMajEnfants] pourra-t-il être réécrit comme suit :

1. package .personnes.tests; 1.

2.

3. public class ThreadDaoMajEnfants extends Thread {

4.

5.

6. // coeur du thread 7. public void run() { 8.

9.    while (!fini) {

10.   // on récupère une copie de la personne d'idPersonne

11.   Personne personne = dao.getOne(idPersonne); 12.     nbEnfants = personne.getNbEnfants();

13.  

14.   // attente terminée - on essaie de valider la copie

15.   // entre-temps d'autres threads ont pu modifier l'original

16.   int codeErreur = 0;

17.   try {

18.   // incrémente de 1 le nbre d'enfants de cette copie

19.   personne.setNbEnfants(nbEnfants + 1);

20.   // on essaie de modifier l'original

21.   dao.saveOne(personne);

22.   // on est passé - l'original a été modifié

23.   fini = true;

24.   } catch (DaoException ex) {

25.   // on récupère le code erreur

26.   codeErreur = ex.getCode();

27.   // si une erreur d'ID ou de version 2 ou un deadlock 4, on

28.   // réessaie la mise à jour

29.   switch (codeErreur) {

30.   case 2:

31.   suivi("version corrompue ou personne inexistante");

32.   break; 33. case 4:

34.      suivi("conflit de mise à jour");

35.      break;

36.      default:

37.      // exception non gérée - on laisse remonter

38.      throw ex;

39.      }

40.      }

41.      }

42.      // suivi

43.      suivi("a terminé et passé le nombre d'enfants à " + (nbEnfants + 1));

44.      }

45.     

46.      }

•      lignes 34-36 : l'exception de type [DaoException] de code 4 est interceptée. Le thread [ThreadDaoMajEnfants] va être forcé de recommencer la procédure de mise à jour à son début (ligne 10)

Notre couche [dao] doit donc être capable de reconnaître une exception de type " conflit de mise à jour ". Celle-ci est émise par un pilote JDBC et lui est spécifique. Cette exception doit être gérée dans la méthode [updatePersonne] de la classe [DaoImplCommon] :

1.

// modifier une personne

2.

protected void updatePersonne(Personne personne) {

3.

// on attend 10 ms - pour les tests mettre true au lieu de false

4.

if (true)

5.

wait(10);

6.

// modification

7.

int n = getSqlMapClientTemplate()

8.

.update("Personne.updateOne", personne);

9.

if (n == 0)

10.

throw new DaoException("La personne d'Id [" + personne.getId()

11.

+ "] n'existe pas ou bien a été modifiée", 2);

12.

}

Les lignes 7-11 doivent être entourées par un try / catch. Pour le SGBD Firebird, il nous faut vérifier que l'exception qui a causé l'échec de la mise à jour est de type [.GDSException] et a comme code d'erreur 335544336. Si on met ce type de test dans [DaoImplCommon], on va lier cette classe au SGBD Firebird, ce qui n'est évidemment pas souhaitable. Si on veut garder un caractère généraliste à la classe [DaoImplCommon], il nous faut la dériver et gérer l'exception dans une classe spécifique à Firebird. C'est ce que nous faisons maintenant.

17.4.2    La classe [DaoImplFirebird]

Son code est le suivant :

1.    package ; 1.

2.    import .personnes.entites.Personne; 3.

4. public class DaoImplFirebird extends DaoImplCommon {

5.

6.      // modifier une personne

7.      protected void updatePersonne(Personne personne) {

8.      // on attend 10 ms - pour les tests mettre true au lieu de false

9.      if (true)

10.     wait(10);

11.     // modification

12.     try {

13.     // on modifie la personne qui a la bonne version

14.     int n = getSqlMapClientTemplate().update("Personne.updateOne",

15.     personne);

16.     if (n == 0)

17.     throw new DaoException("La personne d'Id [" + personne.getId()

18.     + "] n'existe pas ou bien a été modifiée", 2);

19.     } catch (.UncategorizedSQLException ex) {

20.     if (ex.getSQLException().getCause().getClass().isAssignableFrom(

21.     .FBSQLException.class)) {

22.     .FBSQLException cause = (.FBSQLException) ex

23.     .getSQLException().getCause();

24.     if (cause.getErrorCode() == 335544336) {

25.     throw new DaoException(

26.     "Conflit d'accès au même enregistrement", 4);

27.     }

28.     } else {

29.     throw ex;

30.     }

31.     }

32.     }

33.

34.     // attente

35.     private void wait(int N) {

36.     // on attend N ms

37.     try {

38.     Thread.sleep(N);

39.     } catch (InterruptedException e) {

40.     // on affiche la trace de l'exception

41.     e.printStackTrace();

42.     return;

43.     }

44.     }

45.

46. }

•   ligne 5 : la classe [DaoImplFirebird] dérive de [DaoImplCommon], la classe que nous venons d’étudier. Elle redéfinit, lignes 8-33, la méthode [updatePersonne] qui nous pose problème.

•   lignes 20 : nous interceptons l'exception Spring de type [UncategorizedSQLException]

•   lignes 21-22 : nous vérifions que l'exception sous-jacente de type [SQLException] et lancée par la couche [iBATIS] a pour cause une exception de type [.FBSQLException]

•   ligne 25 : on vérifie de plus que le code erreur de cette exception Firebird est  335544336, le code d'erreur du " deadlock ".

•   lignes 26-27 : si toutes ces conditions sont réunies, une [DaoException] de code 4 est lancée.

•   lignes 36-44 : la méthode [wait] permet d’arrêter le thread courant de N millisecondes. Elle n’a d’utilité que pour les tests.

Nous sommes prêts pour les tests de la nouvelle couche [dao].

17.4.3    Tests de l'implémentation [DaoImplFirebird]

Le fichier de configuration des tests [] est modifié pour utiliser l'implémentation [DaoImplFirebird] :

1.

2.

3.  

4.  

5.  

6.   destroy-method="close">

7.  

8.   .FBDriver

9.  

10.    

11.    

12.    

13.    

14.    

15.     sysdba

16.    

17.    

18.     masterkey

19.    

20.    

21.    

22.    

23.     class=".ibatis.SqlMapClientFactoryBean">

24.    

25.    

26.    

27.    

28.    

29.    

30.    

31.    

32.

33.    

34.    

35.    

36.    

37.    

        •      ligne 32 : la nouvelle implémentation [DaoImplFirebird] de la couche [dao].

Les résultats du test [test4] qui avait échoué précédemment sont les suivants :

[test4] a été réussi. Les dernières lignes de logs écran sont les suivantes :

1.

thread n° 36 [1145977145984] : fin attente

2.

thread n° 75 [1145977145984] : a terminé et passé le nombre d'enfants à 99

3.

thread n° 36 [1145977146000] : version corrompue ou personne inexistante

4.

thread n° 36 [1145977146000] : 99 -> 100 pour la version 100

5.

thread n° 36 [1145977146000] : début attente

6.

thread n° 36 [1145977146015] : fin attente

7.

thread n° 36 [1145977146031] : a terminé et passé le nombre d'enfants à 100

La dernière ligne indique que c’est le thread n° 36 qui a terminé le dernier. La ligne 3 montre un conflit de version qui a forcé le thread n° 36 à reprendre sa procédure de mise à jour de la personne (ligne 4). D’autres logs montrent des conflits d’accès lors des mises à jour :

1.

thread n° 52 [1145977145765] : version corrompue ou personne inexistante

2.

thread n° 75 [1145977145765] : conflit de mise à jour

3.

thread n° 36 [1145977145765] : version corrompue ou personne inexistante

La ligne 2 montre que le thread n° 75 a échoué lors de sa mise à jour à cause d’un conflit de mise à jour : lorsque la commande SQL [update] a été émise sur la table [PERSONNES], la ligne qu’il fallait mettre à jour était verrouillée par un autre thread. Ce conflit d'accès va obliger le thread n° 75 à retenter sa mise à jour.

Pour terminer avec [test4] on remarquera une différence notable avec les résultats du même test dans la version 1 où il avait échoué à cause de problèmes de synchronisation. Les méthodes de la couche [dao] de la version 1 n’étant pas synchronisées, des conflits d’accès apparaissaient. Ici, nous n’avons pas eu besoin de synchroniser la couche [dao]. Nous avons simplement géré les conflits d’accès signalés par Firebird.

Exécutons maintenant la totalité du test JUnit de la couche [dao] :

Il semble donc qu’on ait une couche [dao] valide. Pour la déclarer valide avec une forte probabilité, il nous faudrait faire davantage de tests. Néanmoins, nous la considèrerons comme opérationnelle.

17.5

La couche [service]

17.5.1    Les composantes de la couche [service]

La couche [service] est constituée des classes et interfaces suivantes :

•   [IService] est l’interface présentée par la couche [service]

•   [ServiceImpl] est une implémentation de celle-ci

L’interface [IService] est la suivante :

1. package .personnes.service; 2.

3. import .personnes.entites.Personne; 4.

5. import .Collection; 6.

7.    public interface IService {

8.    // liste de toutes les personnes 9.  Collection getAll(); 10.

11. // obtenir une personne particulière 12. Personne getOne(int id); 13.

14.   // ajouter/modifier une personne

15.   void saveOne(Personne personne); 16.

17. // supprimer une personne 18. void deleteOne(int id); 19.

20. // sauvegarder plusieurs personnes 21. void saveMany(Personne[] personnes); 22.

23.   // supprimer plusieurs personnes

24.   void deleteMany(int ids[]);

25.   }

•   l’interface a les mêmes quatre méthodes que dans la version 1 mais elle en a deux de plus :

•   saveMany : permet de sauvegarder plusieurs personnes en même temps de façon atomique. Soit elles sont toutes sauvegardées, soit aucune ne l’est.

•   deleteMany : permet de supprimer plusieurs personnes en même temps de façon atomique. Soit elles sont toutes supprimées, soit aucune ne l’est.

Ces deux méthodes ne seront pas utilisées par l’application web. Nous les avons rajoutées pour illustrer la notion de transaction sur une base de données. Les deux méthodes devront en effet être exécutées au sein d’une transaction pour obtenir l’atomicité désirée.

La classe [ServiceImpl] implémentant cette interface sera la suivante :

1.    package .personnes.service; 1.

2.    import .personnes.entites.Personne; 3. import ; 4.

5. import .Collection; 6.

7. public class ServiceImpl implements IService { 8.

9.     // la couche [dao] 10. private IDao dao; 11.

12.  public IDao getDao() {

13.  return dao;

14.  }

15.

16.  public void setDao(IDao dao) {

17.  = dao;

18.  }

19.

20.  // liste des personnes

21.  public Collection getAll() {

22.  return dao.getAll();

23.  }

24.

25.  // obtenir une personne en particulier

26.  public Personne getOne(int id) {

27.  return dao.getOne(id);

28.  }

29.

30.  // ajouter ou modifier une personne

31.  public void saveOne(Personne personne) {

32.  dao.saveOne(personne);

33.  }

34.

35.  // suppression d'une personne

36.  public void deleteOne(int id) {

37.  dao.deleteOne(id);

38.  }

39.

40.     // sauvegarder une collection de personnes

41.     public void saveMany(Personne[] personnes) {

42.     // on boucle sur le tableau des personnes

43.     for (int i = 0; i < personnes.length; i++) {

44.     dao.saveOne(personnes[i]);

45.     }

46.     }

47.

48.     // supprimer une collection de personnes

49.     public void deleteMany(int[] ids) {

50.     // ids : les id des personnes à supprimer

51.     for (int i = 0; i < ids.length; i++) {

52.     dao.deleteOne(ids[i]);

53.     }

54.     }

55.     }

•   les méthodes [getAll, getOne, insertOne, saveOne] font appel aux méthodes de la couche [dao] de même nom.

•   lignes 42-47 : la méthode [saveMany] sauvegarde, une par une, les personnes du tableau passé en paramètre.

•   lignes 50-55 : la méthode [deleteMany] supprime, une par une, les personnes dont on lui a passé le tableau des id en paramètre

Nous avons dit que les méthodes [saveMany] et [deleteMany] devaient se faire au sein d’une transaction pour assurer l’aspect tout ou rien de ces méthodes. Nous pouvons constater que le code ci-dessus ignore totalement cette notion de transaction. Celle-ci n’apparaîtra que dans le fichier de configuration de la couche [service].

17.5.2    Configuration de la couche [service]

Ci-dessus, ligne 11, on voit que l’implémentation [ServiceImpl] détient une référence sur la couche [dao]. Celle-ci, comme dans la version 1, sera initialisée par Spring au moment de l’instanciation de la couche [service - ServiceImpl]. Le fichier de configuration qui permettra l’instanciation de la couche [service] sera le suivant :

1.

2.

3.

4.

5.

6.

destroy-method="close">

7.

8.

.FBDriver

9.   

10.     

11.     

12.     

13.     

14.     

15.      sysdba

16.     

17.     

18.      masterkey

19.     

20.     

21.     

22.     

23.      class=".ibatis.SqlMapClientFactoryBean">

24.     

25.     

26.     

27.     

28.     

29.     

30.     

31.     

32.     

33.     

34.     

35.     

36.     

37.     

38.     

39.      class=".datasource.DataSourceTransactionManager">

40.     

41.     

42.     

43.     

44.     

45.     

46.      class="org.springframework.transaction.interceptor.TransactionProxyFactoryBean">

47.     

48.     

49.     

50.     

51.     

52.     

53.     

54.     

55.     

56.     

57.     

58.     

59.      PROPAGATION_SUPPORTS,readOnly

60.      PROPAGATION_REQUIRED

61.      PROPAGATION_REQUIRED

62.     

63.     

64.     

65.     

•   lignes 1-36 : configuration de la couche [dao]. Cette configuration a été expliquée lors de l’étude de la couche [dao] au paragraphe 17.3.2 – page 200.

•   lignes 38-64 : configurent la couche [service]

Ligne 46, on peut voir que l’implémentation de la couche [service] est faite par le type [TransactionProxyFactoryBean]. On s’attendait à trouver le type [ServiceImpl]. [TransactionProxyFactoryBean] est un type prédéfini de Spring. Comment se peut-il qu’un type prédéfini puisse implémenter l’interface [IService] qui elle, est spécifique à notre application ?

Découvrons tout d’abord la classe [TransactionProxyFactoryBean] :

Nous voyons qu’elle implémente l’interface [FactoryBean]. Nous avons déjà rencontré cette interface. Nous savons que lorsqu’une application demande à Spring, une instance d’un type implémentant [FactoryBean], Spring rend non pas une instance [I] de ce type, mais l’objet rendu par la méthode [I].getObject() :

Dans notre cas, la couche [service] va être implémentée par l’objet rendu par [TransactionProxyFactoryBean].getObject(). Quelle est la nature de cet objet ? Nous n’allons pas rentrer dans les détails car ils sont complexes. Ils relèvent de ce qu’on appelle Spring AOP (Aspect Oriented Programming). Nous allons tenter d’éclaircir les choses avec de simples schémas. AOP permet la chose suivante :

•   on a deux classes C1 et C2, C1 utilisant l'interface [I2] présentée par C2 :

•   grâce à AOP, on peut placer, de façon transparente pour les deux classes, un intercepteur entre les classes C1 et C2 :

La classe [C1] a été compilée pour travailler avec l'interface [I2] que [C2] implémente. Au moment de l’exécution, AOP vient placer la classe [intercepteur] entre [C1] et [C2]. Pour que cela soit possible, il faut bien sûr que la classe [intercepteur] présente à [C1] la même interface [I2] que [C2].

A       quoi cela peut-il servir ? La documentation Spring donne quelques exemples. On peut vouloir faire, par exemple, des logs à l'occasion des appels à une méthode M particulière de [C2], pour faire un audit de cette méthode. Dans [intercepteur], on écrira alors une méthode [M] qui fait ces logs. L’appel de [C1] à [C2].M va se passer ainsi (cf schéma ci-dessus) :

1.    [C1] appelle la méthode M de [C2]. C’est en fait la méthode M de [intercepteur] qui sera appelée. Cela est possible si [C1] s’adresse à une interface [I2] plutôt qu’à une implémentation particulière de [I2]. Il suffit alors que [intercepteur] implémente [I2].

2.    la méthode M de [intercepteur] fait les logs et appelle la méthode M de [C2] visée initialement par [C1].

3.    la méthode M de [C2] s’exécute et rend son résultat à la méthode M de [intercepteur] qui peut éventuellement ajouter quelque chose à ce qui a été fait en 2.

4.    la méthode M de [intercepteur] rend un résultat à la méthode appelante de [C1]

On voit que la méthode M de [intercepteur] peut faire quelque chose avant et après l’appel de la méthode M de [C2]. Vis à vis de [C1], elle enrichit donc la méthode M de [C2]. On peut donc voir la technologie AOP comme une façon d’enrichir l’interface présentée par une classe.

Comment ce concept s’applique-t-il à notre couche [service] ? Si on implémente la couche [service] directement avec une instance [ServiceImpl], notre application web aura l’architecture suivante :

Si on implémente la couche [service] avec une instance [TransactionProxyFactoryBean], on aura l’architecture suivante :

On peut dire que la couche [service] est instanciée avec deux objets :

•   l’objet que nous appelons ci-dessus [proxy transactionnel] et qui est en fait l’objet rendu par la méthode [getObject] de [TransactionProxyFactoryBean]. C’est cet objet qui fera l’interface de la couche [service] avec la couche [web]. Il implémente par construction l’interface [IService].

•   une instance [ServiceImpl] qui elle aussi implémente l’interface [IService]. Elle seule sait comment travailler avec la couche [dao], aussi est-elle nécessaire.

Imaginons que la couche [web] appelle la méthode [saveMany] de l’interface [IService]. Nous savons que fonctionnellement, les ajouts / mises à jour faits par cette méthode doivent l'être dans une transaction. Soit ils réussissent tous, soit aucun n’est fait. Nous avons présenté la méthode [saveMany] de la classe [ServiceImpl] et nous avons pointé le fait qu’elle n’avait pas la notion de transaction. La méthode [saveMany] du [proxy transactionnel] va enrichir la méthode [saveMany] de la classe [ServiceImpl] avec cette notion de transaction. Suivons le schéma ci-dessus :

1.    la couche [web] appelle la méthode [saveMany] de l’interface [IService].

2.    la méthode [saveMany] de [proxy transactionnel] est exécutée. Elle commence une transaction. Il faut qu’elle ait les informations suffisantes pour le faire, notamment un objet [DataSource] pour obtenir une connexion au SGBD. Puis elle fait appel à la méthode [saveMany] de [ServiceImpl].

3.    celle-ci s’exécute. Elle fait appel de façon répétée à la couche [dao] pour exécuter les insertions ou les mises à jour. Les ordres SQL exécutés à cette occasion le sont dans la transaction commencée en 2.

4.    supposons qu’une de ces opérations échoue. La couche [dao] va laisser remonter une exception vers la couche [service], en l’occurrence la méthode [saveMany] de l’instance [ServiceImpl].

5.    celle-ci ne fait rien et laisse remonter l’exception jusqu’à la méthode [saveMany] de [proxy transactionnel].

6.    à réception de l’exception, la méthode [saveMany] de [proxy transactionnel] qui est propriétaire de la transaction fait un [rollback] de celle-ci pour annuler la totalité des mises à jour, puis laisse remonter l’exception jusqu’à la couche [web] qui sera chargée de la gérer.

A       l’étape 4, nous avons supposé qu’une des  insertions ou des mises à jour échouait. Si ce n’est pas le cas, en [5] aucune exception ne remonte. Idem en [6]. Dans ce cas, la méthode [saveMany] de [proxy transactionnel] fait un [commit] de la transaction pour valider la totalité des mises à jour.

Nous avons maintenant une idée plus précise de l’architecture mise en place par le bean [TransactionProxyFactoryBean]. Revenons sur la configuration de celui-ci :

1.

2.

3.

class=".datasource.DataSourceTransactionManager">

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

class="org.springframework.transaction.interceptor.TransactionProxyFactoryBean">

11.

12.

13.

14.

15.

16.

17.

18.

19.

20.

21.

22.

23.

PROPAGATION_REQUIRED,readOnly

24.

PROPAGATION_REQUIRED

25.

PROPAGATION_REQUIRED

26.

27.

28.

Suivons cette configuration à la lumière de l’architecture qui est configurée :

•   [proxy transactionnel] va gérer les transactions. Spring offre plusieurs stratégies de gestion de celles-ci. [proxy transactionnel] a besoin d’une référence sur le gestionnaire de transactions choisi.

•   lignes 11 – 13 : définissent l’attribut [transactionManager] du bean [TransactionProxyFactoryBean] avec une référence sur un gestionnaire de transactions. Celui-ci est défini lignes 2 – 7.

•   lignes 2-7 : le  gestionnaire de transactions est de type [DataSourceTransactionManager] :

[DataSourceTransactionManager] est un gestionnaire de transactions adapté aux SGBD accédés via un objet [DataSource]. Il ne sait gérer que les transactions sur un unique SGBD. Il ne sait pas gérer des transactions distribuées sur plusieurs SGBD. Ici, nous n’avons qu’un seul SGBD. Aussi ce gestionnaire de transactions convient-il. Lorsque [proxy transactionnel] va démarrer une transaction, il va le faire sur une connexion attachée au thread. C’est cette connexion qui sera utilisée dans toutes les couches qui mènent à la base de données : [ServiceImpl, DaoImplCommon, SqlMapClientTemplate, JDBC].

La classe [DataSourceTransactionManager] a besoin de connaître la source de données auprès de laquelle elle doit demander une connexion pour l’attacher au thread. Celle-ci est définie lignes 4-6 : c’est la même source de données que celle utilisée par la couche [dao] (cf paragraphe 17.5.2, page 220).

•   lignes 14-19 : l’attribut " target " indique la classe qui doit être interceptée, ici la classe [ServiceImpl]. Cette information est nécessaire pour deux raisons :

•   la classe [ServiceImpl] doit être instanciée puisque c’est elle qui assure le dialogue avec la couche [dao]

•   [TransactionProxyFactoryBean] doit générer un proxy qui présente à la couche [web] la même interface que [ServiceImpl].

•   lignes 21-27 : indiquent quelles méthodes de [ServiceImpl], le proxy doit intercepter. L’attribut [transactionAttributes], ligne 21, indique quelles méthodes de [ServiceImpl] nécessitent une transaction et quels sont les attributs de celle-ci :

•   ligne 23 : les méthodes dont le nom commencent par get [getOne, getAll] s’exécutent dans une transaction d’attribut [PROPAGATION_REQUIRED,readOnly] :

•   PROPAGATION_REQUIRED : la méthode s’exécute dans une transaction s'il y en a déjà une attachée au thread, sinon une nouvelle est créée et la méthode s’exécute dedans. • readOnly : transaction en lecture seule

Ici les méthodes [getOne] et [getAll] de [ServiceImpl] s’exécuteront dans une transaction alors qu'en fait ce n'est pas nécessaire. Il s'agit à chaque fois d'une opération constituée d'un unique ordre SELECT. On ne voit pas l'utilité de mettre ce SELECT dans une transaction.

•   ligne 24 : les méthodes dont le nom commencent par save, [saveOne, saveMany] s’exécutent dans une transaction d’attribut [PROPAGATION_REQUIRED].

•   ligne 25 : les méthodes [deleteOne] et [deleteMany] de [ServiceImpl] sont configurées de façon identique aux méthodes [saveOne, saveMany].

Dans notre couche [service], seules les méthodes [saveMany] et [deleteMany] ont besoin de s’exécuter dans une transaction. La configuration aurait pu être réduite aux lignes suivantes :

1.

2.

3.

PROPAGATION_REQUIRED

4.

PROPAGATION_REQUIRED

5.

6.

17.6

Tests de la couche [service]

Maintenant que nous avons écrit et configuré la couche [service], nous nous proposons de la tester avec des tests JUnit :

Le fichier de configuration [] de la couche [service] est celui qui a été décrit au paragraphe 17.5.2, page 220.

Le test JUnit [TestServiceFirebird] est le suivant :

1. package .personnes.tests; 2.

3.

4.

5. public class TestServiceFirebird extends TestCase {

6.

7.     // couche [service] 8.       private IService service; 9.

10.  public IService getService() {

11.  return service;

12.  }

13.

14.  public void setService(IService service) {

15.  this.service = service;

16.  }

17.

18.    // setup

19.    public void setUp() {

20.    service = (IService) (new XmlBeanFactory(new ClassPathResource(

21.    ""))).getBean("service");

22.    }

23.

24.   // liste des personnes

25.   private void doListe(Collection personnes) {

26.  

27.   }

28.

29.   // test1

30.   public void test1() throws ParseException {

31.  

32.   }

33.

34. // modification-suppression d'un élément inexistant 35. public void test2() throws ParseException {

36.  

37.   }

38.

39.   // gestion des versions de personne

40.   public void test3() throws ParseException, InterruptedException {

41.  

42.   }

43.

44. // optimistic locking - accès multi-threads 45. public void test4() throws Exception {

46.  

47.   }

48.

49.   // tests de validité de saveOne

50.   public void test5() throws ParseException {

51.  

52.   }

53.

54.  // insertions multi-threads

55.  public void test6() throws ParseException, InterruptedException{

56. 

57.  }

58.

59. // tests de la méthode deleteMany

60. public void test7() throws ParseException {

61.  // liste actuelle

62.  Collection personnes = service.getAll();

63.

int nbPersonnes1 = ();

64.

// affichage

65.

doListe(personnes);

66.

// création de trois personnes

67.

Personne p1 = new Personne(-1, "X", "X", new SimpleDateFormat(

68.

"dd/MM/yyyy").parse("01/02/2006"), true, 1);

69.

Personne p2 = new Personne(-1, "Y", "Y", new SimpleDateFormat(

70.

"dd/MM/yyyy").parse("01/03/2006"), false, 0);

71.

Personne p3 = new Personne(-2, "Z", "Z", new SimpleDateFormat(

72.

"dd/MM/yyyy").parse("01/04/2006"), true, 2);

73.

// ajout des 3 personnes - la personne p3 avec l'id -2  va provoquer

74.

// une exception

75.

boolean erreur = false;

76.

try {

77.

service.saveMany(new Personne[] { p1, p2, p3 });

78.

} catch (Exception ex) {

79.

erreur = true;

80.

.println(ex.toString());

81.

}

82.

// vérification

83.

assertTrue(erreur);

84.

// nouvelle liste - le nombre d'éléments n'a pas du changer

85.

// à cause rollback automatique de la transaction

86.

int nbPersonnes2 = service.getAll().size();

87.

assertEquals(nbPersonnes1, nbPersonnes2);

88.

// ajout des deux personnes valides

89.

// on remet leur id à -1

90.

p1.setId(-1);

91.

p2.setId(-1);

92.

service.saveMany(new Personne[] { p1, p2 });

93.

// on récupère leurs id

94.

int id1 = p1.getId();

95.

int id2 = p2.getId();

96.

// vérifications

97.

p1 = service.getOne(id1);

98.

assertEquals(p1.getNom(), "X");

99.

p2 = service.getOne(id2);

100.

assertEquals(p2.getNom(), "Y");

101.

// nouvelle liste - on doit avoir 2 éléments de +

102.

int nbPersonnes3 = service.getAll().size();

103.

assertEquals(nbPersonnes1 + 2, nbPersonnes3);

104.

// suppression de p1 et p2 et d'une personne inexistante

105.

// une exception doit se produire

106.

erreur = false;

107.

try {

108.

service.deleteMany(new int[] { id1, id2, -1 });

109.

} catch (Exception ex) {

110.

erreur = true;

111.

.println(ex.toString());

112.

}

113.

// vérification

114.

assertTrue(erreur);

115.

// nouvelle liste

116.

personnes = service.getAll();

117.

int nbPersonnes4 = ();

118.

// aucune personne n'a du être supprimée (rollback

119.

// automatique de la transaction)

120.

assertEquals(nbPersonnes4, nbPersonnes3);

121.

// on supprime les deux personnes valides

122.

service.deleteMany(new int[] { id1, id2 });

123.

// vérifications

124.

// personne p1

125.

erreur = false;

126.

int codeErreur = 0;

127.

try {

128.

p1 = service.getOne(id1);

129.

} catch (DaoException ex) {

130.

erreur = true;

131.

codeErreur = ex.getCode();

132.

}

133.

// on doit avoir une erreur de code 2

134.

assertTrue(erreur);

135.

assertEquals(2, codeErreur);

136.

// personne p2

137.

erreur = false;

138.

codeErreur = 0;

139.

try {

140.

p1 = service.getOne(id2);

141.

} catch (DaoException ex) {

142.

erreur = true;

143.

codeErreur = ex.getCode();

144.

}

145.

// on doit avoir une erreur de code 2

146.

assertTrue(erreur);

147.

assertEquals(2, codeErreur);

148.

// nouvelle liste

149.

personnes = service.getAll();

150.  int nbPersonnes5 = ();

151.  // vérification - on doit être revenu au point de départ

152.  assertEquals(nbPersonnes5, nbPersonnes1);

153.  // affichage

154.  doListe(personnes);

155.  } 156.

157.}

•   lignes 19-22 : le programme teste des couches [dao] et [service] configurées par le fichier [], celui étudié dans la section précédente.

•   les tests [test1] à [test6] sont identiques dans leur esprit à leurs homologues de même nom dans la classe de test [TestDaoFirebird] de la couche [dao]. La seule différence est que par configuration, les méthodes [saveOne] et [deleteOne] s’exécutent désormais dans une transaction.

•   la méthode [test7] a pour but de tester les méthodes [saveMany] et [deleteMany]. On veut vérifier qu’elles s’exécutent bien dans une transaction. Commentons le code de cette méthode :

•   lignes 62-63 : on compte le nombre de personnes [nbPersonnes1] actuellement dans la liste

•   lignes 67-72 : on crée trois personnes

•   lignes 73-83 : ces trois personnes sont sauvegardées par la méthode [saveMany] – ligne 77. Les deux premières personnes p1 et p2 ayant un id égal à -1 vont être ajoutées à la table [PERSONNES]. La personne p3 a elle un id égal à -2. Il ne s’agit donc pas d’une insertion mais d’une mise à jour. Celle-ci va échouer car il n’y a aucune personne avec un id égal à – 2 dans la table [PERSONNES]. La couche [dao] va donc lancer une exception qui va remonter jusqu’à la couche [service]. L’existence de cette exception est testée ligne 83.

•   à cause de l’exception précédente, la couche [service] devrait faire un [rollback] de l’ensemble des ordres SQL émis pendant l’exécution de la méthode [saveMany], ceci parce que cette méthode s’exécute dans une transaction. Lignes 86-87, on vérifie que le nombre de personnes de la liste n’a pas bougé et que donc les insertions de p1 et p2 n’ont pas eu lieu.

•   lignes 88-103 : on ajoute les seules personnes p1 et p2 et on vérifie qu’ensuite on a deux personnes de plus dans la liste.

•   lignes 106-114 : on supprime un groupe de personnes constitué des personnes p1 et p2 qu’on vient d’ajouter et d’une personne inexistante (id= -1). La méthode [deleteMany] est utilisée pour cela, ligne 108. Cette méthode va échouer car il n’y a aucune personne avec un id égal à – 1 dans la table [PERSONNES]. La couche [dao] va donc lancer une exception qui va remonter jusqu’à la couche [service]. L’existence de cette exception est testée ligne 114.

•   à cause de l’exception précédente, la couche [service] devrait faire un [rollback] de l’ensemble des ordres SQL émis pendant l’exécution de la méthode [deleteMany], ceci parce que cette méthode s’exécute dans une transaction. Lignes 116-117, on vérifie que le nombre de personnes de la liste n’a pas bougé et que donc les suppressions de p1 et p2 n’ont pas eu lieu.

•   ligne 122 : on supprime un groupe constitué des seules personnes p1 et p2. Cela devrait réussir. Le reste de la méthode vérifie que c’est bien le cas.

L’exécution des tests donne les résultats suivants :

Les sept tests ont été réussis. Nous considèrerons notre couche [service] comme opérationnelle.

17.7

La couche [web]

Rappelons l’architecture générale de l’application web à construire :

Nous venons de construire les couches [dao] et [service] permettant de travailler avec une base de données Firebird. Nous avons écrit une version 1 de cette application où les couches [dao] et [service] travaillaient avec une liste de personnes en mémoire. La couche [web] écrite à cette occasion reste valide. En effet, elle s’adressait à une couche [service] implémentant l’interface [IService]. La nouvelle couche [service] implémentant cette même interface, la couche [web] n’a pas à être modifiée.

Dans le précédent article, la version 1 de l’application avait été testée avec le projet Eclipse [mvc-personnes-02B] où les couches [web, service, dao, entites] avaient été mises dans des archives .jar :

Le dossier [src] était vide. Les classes des couches étaient dans les archives [personnes-*.jar ] :

Pour tester la version 2, sous Eclipse nous dupliquons le dossier Eclipse [mvc-personnes-02B] en [mvc-personnes-03B] (copy / paste) :

Dans le projet [mvc-personnes-03], nous exportons [File / Export / Jar file] les couches [dao] et [service] respectivement dans les archives [] et [] du dossier [dist] du projet :

Nous copions ces deux fichiers, puis sous Eclipse nous les collons dans le dossier [WEB-INF/lib] du projet [mvc-personnes03B] où ils vont remplacer les archives de même nom de la version précédente.

Nous copions / collons également les archives [commons-dbcp-*.jar, commons-pool-*.jar, , , ] du dossier [lib] du projet [mvc-personnes-03] dans le dossier [WEB-INF/lib] du projet [mvcpersonnes-03B]. Ces archives sont nécessaires aux nouvelles couches [dao] et [service].

Ceci fait, nous incluons les nouvelles archives dans le Classpath du projet : [clic droit sur projet -> Properties -> Java Build Path -> Add Jars].

Le dossier [src] contient les fichiers de configuration des couches [dao] et [service] :

Le fichier [] configure les couches [dao] et [service] de l’application web. Dans la nouvelle version, il est identique au fichier [] qui a servi pour configurer le test de la couche service dans le projet [mvc-personnes-03]. On fait donc un copier / coller de l’un vers l’autre :

1.  

2.  

3.  

4.  

5.  

6.   destroy-method="close">

7.  

8.   .FBDriver

9.  

10.    

11.    

12.

13.     

14.     

15.      sysdba

16.     

17.     

18.      masterkey

19.     

20.     

21.     

22.     

23.      class=".ibatis.SqlMapClientFactoryBean">

24.     

25.     

26.     

27.     

28.     

29.     

30.     

31.     

32.     

33.     

34.     

35.     

36.     

37.     

38.     

39.      class=".datasource.DataSourceTransactionManager">

40.     

41.     

42.     

43.     

44.     

45.     

46.      class="org.springframework.transaction.interceptor.TransactionProxyFactoryBean">

47.     

48.     

49.     

50.     

51.     

52.     

53.     

54.     

55.     

56.     

57.     

58.     

59.      PROPAGATION_SUPPORTS,readOnly

60.      PROPAGATION_REQUIRED

61.      PROPAGATION_REQUIRED

62.     

63.     

64.     

65.     

• ligne 12 : l’url de la base de données Firebird. Nous continuons à utiliser la base qui a servi aux tests des couches [dao] et [service]

Nous déployons le projet web [mvc-personnes-03B] au sein de Tomcat :

Nous sommes prêts pour les tests. Le SGBD Firebird est lancé. Le contenu de la table [PERSONNES] est alors le suivant :

Tomcat est lancé à son tour. Avec un navigateur, nous demandons l’url [http://localhost:8080/mvc-personnes-03B] :

Nous ajoutons une nouvelle personne avec le lien [Ajout] :

Nous vérifions l’ajout dans la base de données :

Le lecteur est invité à faire d’autres tests [modification, suppression].

Faisons maintenant le test de conflits de version qui avait été fait dans la version 1. [Firefox] sera le navigateur de l’utilisateur U1. Celui-ci demande l’url [http://localhost:8080/mvc-personnes-03B] :

[IE] sera le navigateur de l’utilisateur U2. Celui-ci demande la même Url :

L’utilisateur U1 entre en modification de la personne [Perrichon] :

L’utilisateur U2 fait de même :

validation

L’utilisateur U2 revient à la liste des personnes avec le lien [Annuler] du formulaire :

Il trouve la personne [Perrichon] telle que U1 l’a modifiée (nom passé en majuscules).

Et la base de données dans tout ça ? Regardons :

La personne n° 899 a bien son nom en majuscules suite à la modification faite par U1.

17.8

Conclusion

Rappelons ce que nous voulions faire. Nous avions une application web avec l’architecture 3tier suivante :

où les couches [dao] et [service] travaillaient avec une liste de données en mémoire qui était donc perdue lorsque le serveur web était arrêté. C’était la version 1. Dans la version 2, les couches [service] et [dao] ont été réécrites pour que la liste de personnes soit dans une table de base de données. Elle est donc désormais persistante. On se propose maintenant de voir l’impact qu’a sur notre application le changement de SGBD. Pour cela, nous allons construire trois nouvelles versions de notre application web :

•   version 3 : le SGBD est Postgres

•   version 4 : le SGBD est MySQL

•   version 5 : le SGBD est SQL Server Express 2005

Les changements se font aux endroits suivants :

•   la classe [DaoImplFirebird] implémente des fonctionnalités de la couche [dao] liées au SGBD Firebird.  Si ce besoin persiste, elle sera remplacée respectivement par les classes [DaoImplPostgres], [DaoImplMySQL] et [DaoImplSqlExpress].

•   le fichier de mapping [] d’iBATIS pour le SGBD Firebird va être remplacé respectivement par les fichiers de mapping [], [] et [].

•   la configuration de l’objet [DataSource] de la couche [dao] est spécifique à un SGBD. Elle va donc changer à chaque version.

•   le pilote JDBC du SGBD change également à chaque version

En-dehors de ces points, tout reste à l’identique. Dans la suite, nous décrivons ces nouvelles versions en ne nous attachant qu’aux seules nouveautés amenées par chacune d'elles.

18    Application web MVC dans une architecture 3tier – Exemple 4, Postgres

18.1

La base de données Postgres

Dans cette version, nous allons installer la liste des personnes dans une table de base de données Postgres 8.x

[]. Dans ce qui suit, les copies d’écran proviennent du client EMS PostgreSQL Manager Lite [], un client d’administration gratuit du SGBD Postgres.

La base de données s’appelle [dbpersonnes]. Elle contient une table [PERSONNES] :

La table [PERSONNES] contiendra la liste des personnes gérée par l’application web. Elle a été construite avec les ordres SQL suivants :

1.  CREATE TABLE "public"."PERSONNES" (

2.  "ID" INTEGER NOT NULL,

3.  "VERSION" INTEGER NOT NULL,

4.  "NOM" VARCHAR(30) NOT NULL,

5.  "PRENOM" VARCHAR(30) NOT NULL,

6.  "DATENAISSANCE" DATE NOT NULL,

7.  "MARIE" BOOLEAN NOT NULL,

8.  "NBENFANTS" INTEGER NOT NULL,

9.  CONSTRAINT "PERSONNES_pkey" PRIMARY KEY("ID"),

10.    CONSTRAINT "PERSONNES_chk_NBENFANTS" CHECK ("NBENFANTS" >= 0),

11.    CONSTRAINT "PERSONNES_chk_NOM" CHECK (("NOM")::text <> ''::text),

12.    CONSTRAINT "PERSONNES_chk_PRENOM" CHECK (("PRENOM")::text <> ''::text)

13.    ) WITH OIDS;

Nous n’insistons pas sur cette table qui est analogue à la table [PERSONNES] de type Firebird étudiée précédemment. On notera cependant que les noms des colonnes et des tables sont entre guillemets. Par ailleurs, ces noms sont sensibles à la casse. Il est possible que ce mode de fonctionnement de Postgres 8.x soit configurable. Je n’ai pas creusé la question.

La table [PERSONNES] pourrait avoir le contenu suivant :

Outre la table [PERSONNES], la base [dbpersonnes] a, un objet appelé séquence et nommé [SEQ_ID]. Ce générateur délivre des nombres entiers successifs que nous utiliserons pour donner sa valeur à la clé primaire [ID] de la classe [PERSONNES]. Prenons un exemple pour illustrer son fonctionnement :

On peut constater que la valeur [Next value] de la séquence [SEQ_ID] a changé (double-clic dessus + F5 pour rafraîchir) :

L’ordre SQL

permet donc d’avoir la valeur suivante de la séquence [SEQ_ID]. Nous l’utiliserons dans le fichier [] qui rassemble les ordres SQL émis sur le SGBD.

18.2

Le projet Eclipse des couches [dao] et [service]

Pour développer les couches [dao] et [service] de notre application avec la base de données Postgres 8.x, nous utiliserons le projet Eclipse [spring-mvc-39] suivant :

Le projet est un simple projet Java, pas un projet web Tomcat.

Dossier [src]

Ce dossier contient les codes source des couches [dao] et [service] :

Tous les fichiers ayant [postgres] dans leur nom ont pu subir ou non une modfication vis à vis de la version Firebird. Dans ce qui suit, nous décrivons les fichiers modifiés.

Dossier [database]

Ce dossier contient le script de création de la base de données Postgres des personnes :

1.    -- EMS PostgreSQL Manager Lite 3.1.0.1

2.    -- --------------------------------------3. -- Host     : localhost 4. -- Database : dbpersonnes 5.

6.

7.

8.    --

9.    -- Definition for function plpgsql_call_handler (OID = 17230) :

10.   -11.

12.    --

13.    -- Structure for table PERSONNES (OID = 17254) :

14.    --

15.    CREATE TABLE "PERSONNES" (

16.    "ID" integer NOT NULL,

17.    "VERSION" integer NOT NULL,

18.    "NOM" varchar(30) NOT NULL,

19.    "PRENOM" varchar(30) NOT NULL,

20.    "DATENAISSANCE" date NOT NULL,

21.    "MARIE" boolean NOT NULL,

22.    "NBENFANTS" integer NOT NULL,

23.    CONSTRAINT "PERSONNES_chk_NBENFANTS" CHECK (("NBENFANTS" >= 0)),

24.    CONSTRAINT "PERSONNES_chk_NOM" CHECK ((("NOM")::text <> ''::text)),

25.    CONSTRAINT "PERSONNES_chk_PRENOM" CHECK ((("PRENOM")::text <> ''::text))

26.    );

27.    --

28.    -- Definition for sequence SEQ_ID (OID = 17261) :

29.    --

30.    CREATE SEQUENCE "SEQ_ID"

31.    INCREMENT BY 1

32.    NO MAXVALUE

33.    NO MINVALUE

34.    CACHE 1;

35.    --

36.    -- Data for blobs (OID = 17254) (LIMIT 0,3)

37.    --

38.    INSERT INTO "PERSONNES" ("ID", "VERSION", "NOM", "PRENOM", "DATENAISSANCE", "MARIE", "NBENFANTS") VALUES (1, 1, 'Major', 'Joachim', '1984-11-13', true, 2);

39.    INSERT INTO "PERSONNES" ("ID", "VERSION", "NOM", "PRENOM", "DATENAISSANCE", "MARIE", "NBENFANTS") VALUES (2, 1, 'Humbort', 'Mélanie', '1985-01-12', false, 1);

40.    INSERT INTO "PERSONNES" ("ID", "VERSION", "NOM", "PRENOM", "DATENAISSANCE", "MARIE", "NBENFANTS")

VALUES (3, 1, 'Lemarchand', 'Charles', '1986-01-01', false, 0);

41.    --

42.    -- Definition for index PERSONNES_pkey (OID = 17256) :

43.    --

44.    ALTER TABLE ONLY "PERSONNES"

45.    ADD CONSTRAINT "PERSONNES_pkey" PRIMARY KEY ("ID");

46.    --

47.    -- Data for sequence public."SEQ_ID" (OID = 17261)

48.    --

49.    SELECT pg_catalog.setval('"SEQ_ID"', 37, true);

50.    --

51.    -- Comments

52.    --

53.    COMMENT ON SCHEMA public IS 'Standard public schema';

Dossier [lib]

Ce dossier contient les archives nécessaires à l’application :

On notera la présence du pilote jdbc du SGBD Postgres 8.x. Toutes ces archives font partie du Classpath du projet Eclipse.

18.3

La couche [dao]

La couche [dao] est la suivante :

Nous ne présentons que ce qui change vis à vis de la version [Firebird].

Le fichier de mapping [] est le suivant :

1.

2. 3.

4.

    PUBLIC " SQL Map 2.0//EN"

5.

    "">

6. 7.

9. 10.

11.

12.

13.

type=".personnes.entites.Personne"/>

14.

15.

16.

class=".personnes.entites.Personne">

17.

18.

19.

20.

21.

22.

23.

24.

25.

26.

27.

"VERSION", "NOM", "PRENOM", "DATENAISSANCE", "MARIE", "NBENFANTS" FROM

28.

"PERSONNES"

29.

30.

31.

"VERSION", "NOM", "PRENOM", "DATENAISSANCE", "MARIE", "NBENFANTS" FROM

32.

"PERSONNES" WHERE "ID"=#value#

33.

34.

35.

36.

SELECT nextval('"SEQ_ID"') as value

37.

38.

insert into "PERSONNES"("ID", "VERSION",

39.

"NOM", "PRENOM", "DATENAISSANCE", "MARIE", "NBENFANTS") VALUES(#id#,

40.

#version#, #nom#, #prenom#, #dateNaissance#, #marie#, #nbEnfants#)

41.

42.

43.

update

44.

"PERSONNES" set "VERSION"=#version#+1, "NOM"=#nom#, "PRENOM"=#prenom#,

45.

"DATENAISSANCE"=#dateNaissance#, "MARIE"=#marie#, "NBENFANTS"=#nbEnfants#

46.

WHERE "ID"=#id# and "VERSION"=#version#

47.

48.

delete FROM

49.

"PERSONNES" WHERE "ID"=#value#

50.

C’est le même contenu que [] aux détails près suivants :

•   les noms des colonnes et des tables sont entre guillemets et ces noms sont sensibles à la casse

•   l’ordre SQL " Personne.insertOne " a changé lignes 34-41. La façon de générer la clé primaire avec Postgres est différente de celle utilisée avec Firebird :

•   ligne 36 : l’ordre SQL [SELECT nextval('"SEQ_ID"')] fournit la clé primaire. La syntaxe [as value] est obligatoire. [value] représente la clé obtenue. Cette valeur va être affectée au champ de l’objet [Personne] désigné par l’attribut [keyProperty] (line 35), ici le champ [id].

•   les ordres SQL de la balise sont exécutés dans l’ordre où ils sont rencontrés. Donc le SELECT est fait avant l’INSERT. Au moment de l’opération d’insertion, le champ [id] de l’objet [Personne] aura donc été mis à jour par l’ordre SQL SELECT.

•   lignes 38-40 : insertion de l’objet [Personne]

La classe d’implémentation [DaoImplCommon] de la couche [dao] est celle étudiée dans la version [Firebird].

La configuration de la couche [dao] a été adaptée au SGBD [Postgres]. Ainsi, le fichier de configuration [] est-il le suivant :

1.

2.

3.

4.

5.

6.

destroy-method="close">

7.

8.

org.postgresql.Driver

9.

10.

11.

jdbc:postgresql:dbpersonnes

12.

13.

14.

postgres

15.

16.

17.

postgres

18.

19.

20.

21.

22.

class=".ibatis.SqlMapClientFactoryBean">

23.

24.

25.

26.    

27.    

28.    

29.    

30.    

31.

32.    

33.    

34.    

35.    

36.    

•   lignes 5-19 : le bean [dataSource] désigne maintenant la base [Postgres] [dbpersonnes] dont l’administrateur est [postgres] avec le mot de passe [postgres]. Le lecteur modifiera cette configuration selon son propre environnement.

•   ligne 31 : la classe [DaoImplCommon] est la classe d'implémentation de la couche [dao]

Ces modifications faites, on peut passer aux tests.

18.4

Les tests des couches [dao] et [service]

Les tests des couches [dao] et [service] sont les mêmes que pour la version [Firebird]. Lançons le SGBD Postgres puis les tests Eclipse. Les résultats obtenus sont les suivants :

On constate que les tests ont été passés avec succès avec l'implémentation [DaoImplCommon]. Nous n'aurons pas à dériver cette classe comme il avait été nécessaire de le faire avec le SGBD [Firebird].

18.5

Tests de l’application [web]

Pour tester l’application web avec le SGBD [Postgres], nous construisons un projet Eclipse [mvc-personnes-04B] de façon analogue à celle utilisée pour construire le projet [mvc-personnes-03B] avec la base Firebird (cf page 227). Cependant, nous n'avons pas à recréer les archives [] et []. En effet, nous n'avons modifié aucune classe vis à vis du projet [mvc-personnes-03B]. Simplement l'archive [] contient la classe [DaoImplFirebird] qui est devenue inutile.

Nous déployons le projet web [mvc-personnes-04B] au sein de Tomcat :

Nous sommes prêts pour les tests. Le contenu de la table [PERSONNES] est alors le suivant :

Tomcat est lancé. Avec un navigateur, nous demandons l’url [http://localhost:8080/mvc-personnes-04B] :

Nous ajoutons une nouvelle personne avec le lien [Ajout] :

Nous vérifions l’ajout dans la base de données :

Le lecteur est invité à faire d’autres tests [modification, suppression].

19     Application web MVC dans une architecture 3tier – Exemple 5, MySQL

19.1

La base de données MySQL

Dans cette version, nous allons installer la liste des personnes dans une table de base de données MySQL 4.x. Nous avons utilisé le paquetage [Apache – MySQL – PHP] disponible à l'url []. Dans ce qui suit, les copies d’écran proviennent du client EMS MySQL Manager Lite [], un client d’administration gratuit du SGBD MySQL.

La base de données s’appelle [dbpersonnes]. Elle contient une table [PERSONNES] :

La table [PERSONNES] contiendra la liste des personnes gérée par l’application web. Elle a été construite avec les ordres SQL suivants :

1.

CREATE TABLE `personnes` (

2.

  `ID` int(11) NOT NULL auto_increment,

3.

  `VERSION` int(11) NOT NULL default '0',

4.

  `NOM` varchar(30) NOT NULL default '',

5.

  `PRENOM` varchar(30) NOT NULL default '',

6.

  `DATENAISSANCE` date NOT NULL default '0000-00-00',

7.

  `MARIE` tinyint(4) NOT NULL default '0',

8.

  `NBENFANTS` int(11) NOT NULL default '0',

9.  PRIMARY KEY  (`ID`)

10. ) ENGINE=InnoDB DEFAULT CHARSET=latin1

MySQL 4.x semble plus pauvre que les deux SGBD précédents. Je n'ai pas pu mettre de contraintes (checks) à la table.

•   ligne 10 : la table doit avoir le type [InnoDB] et non le type [MyISAM] qui ne supporte pas les transactions.

•   ligne 2 : la clé primaire est de type auto_increment. Si on insère une ligne sans valeur pour la colonne ID de la table, MySQL générera automatiquement un nombre entier pour cette colonne. Cela va nous éviter de générer les clés primaires nous-mêmes.

La table [PERSONNES] pourrait avoir le contenu suivant :

Nous savons que lors de l'insertion d'un objet [Personne] par notre couche [dao], le champ [id] de cet objet est égal à -1 avant l'insertion et a une valeur différente de -1 ensuite, cette valeur étant la clé primaire affectée à la nouvelle ligne insérée dans la table [PERSONNES]. Voyons sur un exemple comment nous allons pouvoir connaître cette valeur.

L’ordre SQL

permet de connaître la dernière valeur insérée dans le champ ID de la table. Elle est à émettre après l'insertion. C'est une différence avec les SGBD [Firebird] et [Postgres] où on demandait la valeur de la clé primaire de la personne ajoutée avant l'insertion. Nous l’utiliserons dans le fichier [] qui rassemble les ordres SQL émis sur la base de données.

19.2

Le projet Eclipse des couches [dao] et [service]

Pour développer les couches [dao] et [service] de notre application avec la base de données MySQL, nous utiliserons le projet Eclipse [mvc-personnes-05] suivant :

Le projet est un simple projet Java, pas un projet web Tomcat.

Dossier [src]

Ce dossier contient les codes source des couches [dao] et [service] ainsi que les fichiers de configuration de ces deux couches :

Tous les fichiers ayant [mysql] dans leur nom ont pu subir ou non une modification vis à vis des versions Firebird et Postgres. Dans ce qui suit, nous décrivons ceux qui ont été modifiés.

Dossier [database]

Ce dossier contient le script de création de la base de données MySQL des personnes :

1.    # EMS MySQL Manager Lite 3.2.0.1

2.    # --------------------------------------3. # Host     : localhost

4. # Port     : 3306 5. # Database : dbpersonnes 6.

7.

8. SET FOREIGN_KEY_CHECKS=0; 9.

10.   CREATE DATABASE `dbpersonnes`

11.   CHARACTER SET 'latin1'12.    COLLATE 'latin1_swedish_ci'; 13.

14. USE `dbpersonnes`; 15.

16.   #

17.   # Structure for the `personnes` table :

18.   # 19.

20.   CREATE TABLE `personnes` (

21.   `ID` int(11) NOT NULL auto_increment,

22.   `VERSION` int(11) NOT NULL default '0',

23.   `NOM` varchar(30) NOT NULL default '',

24.   `PRENOM` varchar(30) NOT NULL default '',

25.   `DATENAISSANCE` date NOT NULL default '0000-00-00',

26.   `MARIE` tinyint(4) NOT NULL default '0',

27.   `NBENFANTS` int(11) NOT NULL default '0',

28.   PRIMARY KEY  (`ID`)

29.   ) ENGINE=InnoDB DEFAULT CHARSET=latin1; 30.

31.   #

32.   # Data for the `personnes` table  (LIMIT 0,500)

33.   # 34.

35.    INSERT INTO `personnes` (`ID`, `VERSION`, `NOM`, `PRENOM`, `DATENAISSANCE`, `MARIE`, `NBENFANTS`) VALUES

36.    (1,1,'Major','Joachim','1984-01-13',1,2),

37.    (2,1,'Humbort','Mélanie','1985-01-12',0,1),38. (3,1,'Lemarchand','Charles','1986-01-01',0,0); 39.

40. COMMIT;

Dossier [lib]

Ce dossier contient les archives nécessaires à l’application :

On notera la présence du pilote jdbc du SGBD MySQL. Toutes ces archives font partie du Classpath du projet Eclipse.

19.3

La couche [dao]

La couche [dao] est la suivante :

Nous ne présentons que ce qui change vis à vis de la version [Firebird].

Le fichier de mapping [] est le suivant :

1.

2. 3.

4.

    PUBLIC " SQL Map 2.0//EN"

5.

    "">

6. 7.

8.

9.

10.

type=".personnes.entites.Personne"/>

11.

12.

13.     class=".personnes.entites.Personne">

14.    

15.    

16.    

17.    

18.    

19.    

20.    

21.    

22.    

23.    

24.     PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS FROM PERSONNES

25.    

26.    

27.     PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS FROM PERSONNES WHERE ID=#value#

28.    

29.    

30.     insert into

31.     PERSONNES(VERSION, NOM, PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS)

32.     VALUES(#version#, #nom#, #prenom#, #dateNaissance#, #marie#,

33.     #nbEnfants#)

34.    

35.     select LAST_INSERT_ID() as value

36.    

37.    

38.    

39.     update

40.     PERSONNES set VERSION=#version#+1, NOM=#nom#, PRENOM=#prenom#, DATENAISSANCE=#dateNaissance#,

41.     MARIE=#marie#, NBENFANTS=#nbEnfants# WHERE ID=#id# and

42.     VERSION=#version#

43.    

44.     delete FROM PERSONNES WHERE

45.     ID=#value#

46.    

47.    

48.     LAST_INSERT_ID()

49.    

C’est le même contenu que [] aux détails près suivants :

•   l’ordre SQL " Personne.insertOne " a changé lignes 29-37 :

•   l'ordre SQL d'insertion est exécuté avant l'ordre SELECT qui va permettre de récupérer la valeur de la clé primaire de la ligne insérée

•   l'ordre SQL d'insertion n'a pas de valeur pour la colonne ID de la table [PERSONNES]

Cela reflète l'exemple d'insertion que nous avons commenté page 244.

On notera qu'il y a peut-être là une source possible de problèmes entre threads concurrents. Imaginons deux threads Th1 et Th2 qui font une insertion en même temps. Il y a au total quatre ordres SQL à émettre. Supposons qu'ils soient faits dans l'ordre suivant :

1.    insertion I1 de Th1

2.    insertion I2 de Th2

3.    select S1 de Th1

4.    select S2 de Th2

En 3, Th1 récupère la clé primaire générée lors de la dernière insertion, donc celle de Th2 et non la sienne. Je ne sais pas si la méthode [insert] d'iBATIS est protégée pour ce cas de figure. Nous allons supposer qu'elle le gère proprement. Si ce n'était pas le cas, il nous faudrait dériver la classe d’implémentation [DaoImplCommon] de la couche [dao] en une classe [DaoImplMySQL] où la méthode [insertPersonne] serait synchronisée. Ceci ne résoudrait le problème que pour les threads de notre application. Si ci-dessus, Th1 et Th2 sont des threads de deux applications différentes, il faudrait alors résoudre le problème à la fois avec des transactions et un niveau d'étanchéité adéquat (isolation level) entre transactions. Le niveau [serializable] dans lequel les transactions sont exécutées comme si elles s'exécutaient séquentiellement serait approprié.

On notera que ce problème n'existe pas avec les SGBD Firebird et Postgres qui eux font le SELECT avant l'INSERT. Si on a par exemple la séquence :

1.    select S1 de Th1

2.    select S2 de Th2

3.    insertion I1 de Th1

4.    insertion I2 de Th2

Aux étapes 1 et 2, Th1 et Th2 récupèrent des valeurs de clé primaire auprès du même générateur. Cette opération est normalement atomique, et Th1 et Th2 vont récupérer deux valeurs différentes. Si l'opération n'était pas atomique, et que Th1 et Th2 récupéraient deux valeurs identiques, l'insertion faite en 4 par Th2 échouerait pour cause de doublon de clé primaire. C'est une erreur tout à fait récupérable et Th2 peut retenter l'insertion.

On va laisser l'opération " Personne.insertOne " telle qu'elle est actuellement dans le fichier [] mais le lecteur doit avoir conscience qu'il y a là potentiellement un problème.

La classe d’implémentation [DaoImplCommon] de la couche [dao] est celle des deux versions précédentes.

La configuration de la couche [dao] a été adaptée au SGBD [MySQL]. Ainsi, le fichier de configuration [] est-il le suivant :

1.   

2.    3.

4.  

5.  

6.   destroy-method="close">

7.  

8.   .Driver

9.  

10.    

11.     jdbc:mysql://localhost/dbpersonnes

12.    

13.    

14.     root

15.    

16.    

17.    

18.    

19.    

20.    

21.    

22.     class=".ibatis.SqlMapClientFactoryBean">

23.    

24.    

25.    

26.    

27.    

28.    

29.    

30.    

31.

32.    

33.    

34.    

35.    

36.

•   lignes 5-19 : le bean [dataSource] désigne maintenant la base [MySQL] [dbpersonnes] dont l’administrateur est [root] sans mot de passe. Le lecteur modifiera cette configuration selon son propre environnement. • ligne 31 : la classe [DaoImplCommon] est la classe d'implémentation de la couche [dao]

Ces modifications faites, on peut passer aux tests.

19.4

Les tests des couches [dao] et [service]

Les tests des couches [dao] et [service] sont les mêmes que pour la version [Firebird]. Les résultats obtenus sont les suivants :

On constate que les tests ont été passés avec succès avec l'implémentation [DaoImplCommon]. Nous n'aurons pas à dériver cette classe comme il avait été nécessaire de le faire avec le SGBD [Firebird].

19.5

Tests de l’application [web]

Pour tester l’application web avec le SGBD [MySQL], nous construisons un projet Eclipse [mvc-personnes-05B] de façon analogue à celle utilisée pour construire le projet [mvc-personnes-03B] avec la base Firebird (cf page 227).  Cependant, comme avec Postgres, nous n'avons pas à recréer les archives [] et [] puisque nous n'avons modifié aucune classe.

Nous déployons le projet web [mvc-personnes-05B] au sein de Tomcat :

Le SGBD MySQL est lancé. Le contenu de la table [PERSONNES] est alors le suivant :

Tomcat est lancé à son tour. Avec un navigateur, nous demandons l’url [http://localhost:8080/mvc-personnes-05B] :

Nous ajoutons une nouvelle personne avec le lien [Ajout] :

Nous vérifions l’ajout dans la base de données :

Le lecteur est invité à faire d’autres tests [modification, suppression].

20    Application web MVC dans une architecture 3tier – Exemple 6, SQL Server Express

20.1

La base de données SQL Server Express

Dans cette version, nous allons installer la liste des personnes dans une table de base de données SQL Server Express 2005 disponible à l'url []. Dans ce qui suit, les copies d’écran proviennent du client EMS Manager Lite pour SQL Server Express [], un client d’administration gratuit du SGBD SQL Server Express.

La base de données s’appelle [dbpersonnes]. Elle contient une table [PERSONNES] :

La table [PERSONNES] contiendra la liste des personnes gérée par l’application web. Elle a été construite avec les ordres SQL suivants :

1. CREATE TABLE [dbo].[PERSONNES] (

2.  [ID] int IDENTITY(1, 1) NOT NULL,

3.  [VERSION] int NOT NULL,

4.  [NOM] varchar(30) COLLATE French_CI_AS NOT NULL,

5.  [PRENOM] varchar(30) COLLATE French_CI_AS NOT NULL,

6.  [DATENAISSANCE] datetime NOT NULL,

7.  [MARIE] tinyint NOT NULL,

8.  [NBENFANTS] tinyint NOT NULL,

9.  PRIMARY KEY CLUSTERED ([ID]),

10.    CONSTRAINT [PERSONNES_ck_NOM] CHECK ([NOM]<>''),

11.    CONSTRAINT [PERSONNES_ck_PRENOM] CHECK ([PRENOM]<>''),

12.    CONSTRAINT [PERSONNES_ck_NBENFANTS] CHECK ([NBENFANTS]>=(0))

13.    )

14.    ON [PRIMARY]

15.    GO

• ligne 2 : la clé primaire [ID] est de type entier. L'attribut  IDENTITY indique que si on insère une ligne sans valeur pour la colonne ID de la table, SQL Express générera lui-même un nombre entier pour cette colonne. Dans IDENTITY(1, 1), le premier paramètre est la première valeur possible pour la clé primaire, le second, l'incrément utilisé dans la génération des nombres.

La table [PERSONNES] pourrait avoir le contenu suivant :

Nous savons que lors de l'insertion d'un objet [Personne] par notre couche [dao], le champ [id] de cet objet est égal à -1 avant l'insertion et a une valeur différente de -1 ensuite, cette valeur étant la clé primaire affectée à la nouvelle ligne insérée dans la table [PERSONNES]. Voyons sur un exemple comment nous allons pouvoir connaître cette valeur.

L’ordre SQL

permet de connaître la dernière valeur insérée dans le champ ID de la table. Elle est à émettre après l'insertion. C'est une différence avec les SGBD [Firebird] et [Postgres] où on demandait la valeur de la clé primaire de la personne ajoutée avant l'insertion, mais c'est analogue à la génération de clé primaire du SGBD MySQL. Nous l’utiliserons dans le fichier [] qui rassemble les ordres SQL émis sur la base de données.

20.2

Le projet Eclipse des couches [dao] et [service]

Pour développer les couches [dao] et [service] de notre application avec la base de données[SQL Server Express], nous utiliserons le projet Eclipse [mvc-personnes-06] suivant :

Le projet est un simple projet Java, pas un projet web Tomcat.

Dossier [src]

Ce dossier contient les codes source des couches [dao] et [service] :

Tous les fichiers ayant [sqlexpress] dans leur nom ont pu subir ou non une modification vis à vis des versions Firebird, Postgres et MySQL. Dans ce qui suit, nous ne décrivons que ceux qui ont été modifiés.

Dossier [database]

Ce dossier contient le script de création de la base de données SQL Express des personnes :

1.    -- SQL Manager 2005 Lite for SQL Server (2.2.0.1)

2.    -- --------------------------------------3. -- Host     : (local)\SQLEXPRESS 4. -- Database : dbpersonnes 5.

6.

7.   --

8.   -- Structure for table PERSONNES :

9.   --

10.

11.   CREATE TABLE [dbo].[PERSONNES] (

12.   [ID] int IDENTITY(1, 1) NOT NULL,

13.   [VERSION] int NOT NULL,

14.   [NOM] varchar(30) COLLATE French_CI_AS NOT NULL,

15.   [PRENOM] varchar(30) COLLATE French_CI_AS NOT NULL,

16.   [DATENAISSANCE] datetime NOT NULL,

17.   [MARIE] tinyint NOT NULL,

18.   [NBENFANTS] tinyint NOT NULL,

19.   CONSTRAINT [PERSONNES_ck_NBENFANTS] CHECK ([NBENFANTS]>=(0)),

20.   CONSTRAINT [PERSONNES_ck_NOM] CHECK ([NOM]<>''),

21.   CONSTRAINT [PERSONNES_ck_PRENOM] CHECK ([PRENOM]<>'')

22.   )

23.   ON [PRIMARY] 24. GO 25.

26.   --

27.   -- Data for table PERSONNES  (LIMIT 0,500) 28. -29.

30. SET IDENTITY_INSERT [dbo].[PERSONNES] ON 31. GO 32.

33. INSERT INTO [dbo].[PERSONNES] ([ID], [VERSION], [NOM], [PRENOM], [DATENAISSANCE], [MARIE], [NBENFANTS])

34. VALUES

35. (1, 1, 'Major', 'Joachim', '19541113', 1, 2)36. GO 37.

38. INSERT INTO [dbo].[PERSONNES] ([ID], [VERSION], [NOM], [PRENOM], [DATENAISSANCE], [MARIE], [NBENFANTS])

39. VALUES

40. (2, 1, 'Humbort', 'Mélanie', '19850212', 0, 1)41. GO 42.

43. INSERT INTO [dbo].[PERSONNES] ([ID], [VERSION], [NOM], [PRENOM], [DATENAISSANCE], [MARIE], [NBENFANTS])

44. VALUES

45. (3, 1, 'Lemarchand', 'Charles', '19860301', 0, 0)46. GO 47.

48. SET IDENTITY_INSERT [dbo].[PERSONNES] OFF 49. GO 50.

51.   --

52.   -- Definition for indices : 53. -54.

55.    ALTER TABLE [dbo].[PERSONNES]

56.    ADD PRIMARY KEY CLUSTERED ([ID])

57.    WITH (

58.    PAD_INDEX = OFF,

59.    IGNORE_DUP_KEY = OFF,

60.    STATISTICS_NORECOMPUTE = OFF,

61.    ALLOW_ROW_LOCKS = ON,

62.    ALLOW_PAGE_LOCKS = ON)

63.    ON [PRIMARY]

64.    GO

Dossier [lib]

Ce dossier contient les archives nécessaires à l’application :

On notera la présence du pilote jdbc [] du SGBD [Sql Server Express]. Toutes ces archives font partie du Classpath du projet Eclipse.

20.3

La couche [dao]

La couche [dao] est la suivante :

Nous ne présentons que ce qui change vis à vis de la version [Firebird].

Le fichier de mapping [] est le suivant :

1.

2. 3.

4.

    PUBLIC " SQL Map 2.0//EN"

5.

    "">

6. 7.

8.

9.

10.

type=".personnes.entites.Personne"/>

11.

12.

13.

class=".personnes.entites.Personne">

14.

15.

16.

17.

18.

19.

20.

21.

22.

23.

24.   PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS FROM PERSONNES

25.  

26.  

27.   PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS FROM PERSONNES WHERE ID=#value# 28.

29.    

30.     insert into

31.     PERSONNES(VERSION, NOM, PRENOM, DATENAISSANCE, MARIE, NBENFANTS)

32.     VALUES(#version#, #nom#, #prenom#, #dateNaissance#, #marie#,

33.     #nbEnfants#)

34.    

35.     select @@IDENTITY as value

36.    

37.    

38. 

39.  update

40.  PERSONNES set VERSION=#version#+1, NOM=#nom#, PRENOM=#prenom#, DATENAISSANCE=#dateNaissance#,

41.  MARIE=#marie#, NBENFANTS=#nbEnfants# WHERE ID=#id# and

42.  VERSION=#version#

43. 

44.  delete FROM PERSONNES WHERE

45.  ID=#value#

46. 

47. 

48.  LAST_INSERT_ID()

49. 

C’est le même contenu que [] aux détails près suivants :

•   l’ordre SQL " Personne.insertOne " a changé lignes 29-37 :

•   l'ordre SQL d'insertion est exécuté avant l'ordre SELECT qui va permettre de récupérer la valeur de la clé primaire de la ligne insérée

•   l'ordre SQL d'insertion n'a pas de valeur pour la colonne ID de la table [PERSONNES]

Cela reflète l'exemple d'insertion que nous avons commenté page 251. A noter, qu'on retrouve ici le problème d'insertions simultanées par des threads différents décrit pour MySQL au paragraphe 19.3, page 247.

La classe d’implémentation [DaoImplCommon] de la couche [dao] est celle des trois versions précédentes.

La configuration de la couche [dao] a été adaptée au SGBD [SQL Express]. Ainsi, le fichier de configuration [] est-il le suivant :

1.   

2.    3.

4.  

5.  

6.   destroy-method="close">

7.  

8.   .SQLServerDriver

9.  

10.    

11.     jdbc:sqlserver://localhost\\SQLEXPRESS:4000;databaseName=dbpersonnes

12.    

13.    

14.     sa

15.    

16.    

17.     msde

18.    

19.    

20.    

21.    

22.     class=".ibatis.SqlMapClientFactoryBean">

23.    

24.    

25.    

26.    

27.    

28.    

29.    

30.    

31.

32.    

33.    

34.    

35.    

36.    

•   lignes 5-19 : le bean [dataSource] désigne maintenant la base [SQL Express] [dbpersonnes] dont l’administrateur est [sa] avec le mot de passe [msde]. Le lecteur modifiera cette configuration selon son propre environnement.

•   ligne 31 : la classe [DaoImplCommon] est la classe d'implémentation de la couche [dao]

La ligne 11 mérite des explications :

jdbc:sqlserver://localhost\\SQLEXPRESS:4000;databaseName=dbpersonnes

•   //localhost : indique que le serveur SQL Express est sur la même machine que notre application Java

•   \\SQLEXPRESS : est le nom d'une instance de SQL Server. Il semble que plusieurs instances peuvent s'exécuter en même temps. Il semble donc logique de nommer l'instance à laquelle on s'adresse. Ce nom peut être obtenu grâce [SQL Server Configuration Manager] installé normalement en même temps que SQL Express :

•   4000 : port d'écoute de SQL Express. Cela est dépendant de la configuration du serveur. Par défaut, il travaille avec des ports dynamiques, donc pas connus à l'avance. On ne précise alors pas de port dans l'url JDBC. Ici, nous avons travaillé avec un port fixe, le port 4000. Cela s'obtient par configuration :

•   l'attribut dataBaseName fixe la base de données avec laquelle on veut travailler. C'est celle qui a été créée avec le client EMS :

Ces modifications faites, on peut passer aux tests.

20.4

Les tests des couches [dao] et [service]

Les tests des couches [dao] et [service] sont les mêmes que pour la version [Firebird]. Les résultats obtenus sont les suivants :

On constate que les tests ont été passés avec succès avec l'implémentation [DaoImplCommon]. Nous n'aurons pas à dériver cette classe comme il avait été nécessaire de le faire avec le SGBD [Firebird].

20.5

Tests de l’application [web]

Pour tester l’application web avec le SGBD [SQL Server Express], nous construisons un projet Eclipse [mvc-personnes-06B] de façon analogue à celle utilisée pour construire les projets web précédents.

Nous déployons le projet web [mvc-personnes-05B] au sein de Tomcat :

Le SGBD SQL server Express est lancé. Le contenu de la table [PERSONNES] est alors le suivant :

Tomcat est lancé à son tour. Avec un navigateur, nous demandons l’url [http://localhost:8080/mvc-personnes-06B] :

Nous ajoutons une nouvelle personne avec le lien [Ajout] :

Nous vérifions l’ajout dans la base de données :

Le lecteur est invité à faire d’autres tests [modification, suppression].

21    Conclusion

Rappelons ce qui a été présenté dans ce document :

•   les bases de la programmation web en Java avec les servlets et les pages JSP

•   une introduction à l'architecture MVC

•   une  introduction à l'architecture 3tier •          une introduction à Spring IoC

•   des exemples pour illustrer ces points

Nous pensons que le lecteur arrivé jusqu'ici est prêt pour développer lui-même ses propres applications web en Java. Il est également prêt à aborder d'autres méthodes de développement proches de celles étudiées dans ce document. Rappelons l'architecture des applications web développées ici :

s

D

ée

o

n

n

Pour des applications simples, cette architecture est suffisante. Lorsqu'on a écrit plusieurs applications de ce type, on s'aperçoit que les servlets de deux applications différentes :

1.    ont le même mécanisme pour déterminer quelle méthode [doAction] il faut exécuter pour traiter l'action demandée par

l'utilisateur

2.    ne diffèrent en fait que par le contenu de ces méthodes [doAction]

La tentation est alors grande de :

•   factoriser le traitement (1) dans une servlet générique ignorante de l'application qui l'utilise

•   déléguer le traitement (2) à des classes externes puisque la servlet générique ne sait pas dans quelle application elle est utilisée

•   faire le lien entre l'action demandée par l'utilisateur et la classe qui doit la traiter à l'aide d'un fichier de configuration

Des outils, souvent appelés  " frameworks ", sont apparus pour apporter les facilités précédentes aux développeurs. Le plus ancien et probablement le plus connu d'entre-eux est  Struts (). Jakarta Struts est un projet de l'Apache Software Foundation (). Ce framework est décrit dans ().

Apparu plus récemment, le framework Spring () offre des facilités analogues à celles de Struts. C'est en réalité son module Spring MVC. Son utilisation a été décrite dans plusieurs articles ().

Spring ne s'arrête pas au seul concept MVC de la couche [web] d'une application 3tier. Il est utile même dans des applications situées en-dehors du web.

Ainsi, nous avons terminé notre cours en mettant en oeuvre une architecture MVC dans une architecture 3tier [web, metier, dao] sur un exemple basique de gestion d’une liste de personnes.

Dans la version 1 de l'application, la liste des personnes était maintenue en mémoire et disparaissait au déchargement de l’application web. Dans les autres versions, la liste des personnes est maintenue dans une table de base de données. Nous avons utilisé quatre SGBD différents : Firebird, Postgres, MySQL et SQL Server Express.

Grâce à Spring IoC, la couche [web] de la version 1 a pu être gardée intégralement dans les versions suivantes. Nous avons ainsi montré qu'on pouvait construire des architectures ntier avec des couches indépendantes.

Avec les versions utilisant une base de données, nous avons montré l'apport de Spring pour la construction des couches [dao] et [service]. Grâce à l'intégration de Spring avec iBATIS, nous avons pu construire quatre versions qui ne diffèrent que par leurs fichiers de configuration. La même classe [DaoImplCommon] a été utilisée pour implémenter la couche [dao] dans les quatre versions. Pour gérer un problème spécifique au SGBD Firebird, nous avons été amenés à dériver cette classe mais pas à la modifier.

Enfin, nous avons montré comment Spring nous permettait de gérer les transactions de façon déclarative au niveau de la couche [service].

Le lecteur est encouragé à découvrir la totalité des fonctionnalités offertes par ce produit.

22    Le code de l'article

Le lecteur trouvera le code des exemples de ce document, sur le site de l'article,  sous la forme d'un fichier zippé.

- contenu du zip                                                                                     - contenu du dossier [lib]

Le dossier [lib] rassemble les archives utilisées par les différents projets étudiés. Les dossiers [lib] des différents projets ont été eux vidés afin de diminuer la taille du zip. Il faudra donc aller chercher les archives nécessaires à un projet, dans le dossier [lib] ci-dessus. Dans les dossiers [lib] des projets web [mvc-personnes-0XB], ont été laissées les archives des couches [dao], [service] et [web] de l'application construite par les projets associés [mvc-personnes-0X] :

Pour rejouer les exemples avec Base de données, le lecteur devra adapter la configuration du [DataSource] trouvé dans les différents fichiers de configuration à son propre environnement. Cet objet renseigne :

1.    le nom de classe du pilote JDBC du SGBD utilisé

2.    l'url de la base de données à exploiter

3.    le propriétaire des connexions qui sont ouvertes sur la base

4.    le mot de passe de ce dernier.

Les informations 2 à 4 sont dépendantes de l'environnement utilisé pour les tests.

Table des matières

1INTRODUCTION  2

2LES OUTILS UTILISÉS DANS LE DOCUMENT                                                                                            3

  2.1JAVA 1.5 3

  2.2LECONTENEURDESERVLETS TOMCAT 5 4

  2.3DÉPLOIEMENTD'UNEAPPLICATIONWEBAUSEINDUSERVEUR TOMCAT ..9

  2.3.1DÉPLOIEMENT 9

  2.3.2ADMINISTRATIONDE TOMCAT 10

  2.3.3GESTION DES APPLICATIONS WEB DÉPLOYÉES ..14

  2.3.4APPLICATION WEB AVEC PAGE D'ACCUEIL 17

  2.4INSTALLATIOND'ECLIPSE . 19

  2.5INTÉGRATION TOMCAT - ECLIPSE . 24

  3  LES BASES DU DÉVELOPPEMENT WEB EN JAVA  ..  29

  3.1CRÉATIOND'UNPROJETWEBSOUS ECLIPSE .. 29

  3.2CRÉATIOND'UNEPAGED'ACCUEIL .33

  3.3TESTDELAPAGED'ACCUEIL 34

  3.4CRÉATIOND'UNFORMULAIRE HTML .36

  3.5CRÉATIOND'UNEPAGE JSP .38

  3.6CRÉATIOND'UNESERVLET 41

  3.6.1CRÉATIONDELASERVLET 42

  3.6.2CLASSPATHD'UNPROJET ECLIPSE ..44

  3.6.3CONFIGURATIONDELASERVLET 46

  3.6.4LE CODE DE LA SERVLET [SERVLETFORMULAIRE] .47

  3.6.5TESTDELASERVLET .49

  3.6.6RECHARGEMENT AUTOMATIQUE DU CONTEXTE DE L'APPLICATION WEB .50

  3.7COOPÉRATIONSERVLETETPAGES JSP 53

  3.7.1LASERVLET [SERVLETFORMULAIRE2] .54

  3.7.2LAPAGE JSP [FORMULAIRE2.JSP] 56

  3.7.3CONFIGURATION DE L'APPLICATION 57

4DÉVELOPPEMENT MVC (MODÈLE – VUE – CONTRÔLEUR)  58

5APPLICATION WEB MVC [PERSONNE] – VERSION 1  ..  60

  5.1LESVUESDEL'APPLICATION 60

  5.2ARCHITECTUREDEL'APPLICATION .61

  5.3LEPROJET ECLIPSE 63

  5.4CONFIGURATIONDEL'APPLICATIONWEB [PERSONNE1] ..65

  5.5LECODEDESVUES ..66

  5.5.1LAVUE [FORMULAIRE] .66

  5.5.2LAVUE [REPONSE] 68

  5.5.3LAVUE [ERREURS] 68

  5.6TESTSDESVUES 69

  5.7LECONTRÔLEUR [SERVLETPERSONNE] 71

  5.7.1SQUELETTEDUCONTRÔLEUR ..71

  5.7.2INITIALISATIONDUCONTRÔLEUR .72

  5.7.3LAMÉTHODE [DOGET] .73

  5.7.4LAMÉTHODE [DOINIT] .74

  5.7.5LA MÉTHODE [DOVALIDATIONFORMULAIRE] ..75

  5.8TESTS .. 75

6    APPLICATION WEB MVC [PERSONNE] – VERSION 2  ..                76

  6.1INTRODUCTION ..76

  6.2LEPROJET ECLIPSE 78

  6.3CONFIGURATIONDEL'APPLICATIONWEB [PERSONNE2] ..80

  6.4LECODEDESVUES ..81

  6.4.1LAVUE [FORMULAIRE] .81

  6.4.2LAVUE [REPONSE] 82

  6.4.3LAVUE [ERREURS] 83

  6.5TESTSDESVUES 84

  6.6LECONTRÔLEUR [SERVLETPERSONNE] 86

  6.6.1SQUELETTEDUCONTRÔLEUR ..86

  6.6.2INITIALISATION DU CONTRÔLEUR [INIT] .86

  6.6.3LAMÉTHODE [DOGET] .87

  6.6.4LAMÉTHODE [DOINIT] .88

  6.6.5LA MÉTHODE [DOVALIDATIONFORMULAIRE] ..88

  6.6.6LA MÉTHODE [DORETOURFORMULAIRE] . 89

  6.7TESTS .. 90

  7  APPLICATION WEB MVC [PERSONNE] – VERSION 3  ..                                      90

  7.1INTRODUCTION ..90

  7.2LEPROJET ECLIPSE 91

  7.3CONFIGURATIONDEL'APPLICATIONWEB [PERSONNE3] ..92

  7.4LECODEDESVUES ..93

  7.4.1LAVUE [FORMULAIRE] .93

  7.4.2LAVUE [REPONSE] 95

  7.4.3LAVUE [ERREURS] 96

  7.5TESTSDESVUES 97

  7.6LECONTRÔLEUR [SERVLETPERSONNE] 98

  7.6.1SQUELETTEDUCONTRÔLEUR ..99

  7.6.2LAMÉTHODE [DOGET] ..100

  7.6.3LAMÉTHODE [DOINIT] ..100

  7.6.4LA MÉTHODE [DORETOURFORMULAIRE] .. 100

  7.7TESTS 100

8    LA BIBLIOTHÈQUE DE BALISES JSTL  101

  8.1.1INTRODUCTION .101

  8.1.2INSTALLER ET DÉCOUVRIR LA BIBLIOTHÈQUE JSTL 103

  8.1.3UTILISER JSTL DANS UNE APPLICATION WEB ..106

  9  APPLICATION WEB MVC [PERSONNE] – VERSION 4  107

  9.1LEPROJET ECLIPSE . 107

  9.2CONFIGURATIONDEL'APPLICATIONWEB [PERSONNE4] 107

  9.3LECODEDESVUES 108

  9.3.1LAVUE [FORMULAIRE] ..108

  9.3.2LAVUE [REPONSE] .109

  9.3.3LAVUE [ERREURS] .110

  9.4TESTSDESVUES .111

  9.5LECONTRÔLEUR [SERVLETPERSONNE] .112

  9.5.1LAMÉTHODE [DOINIT] ..113

  9.5.2LA MÉTHODE [DOVALIDATIONFORMULAIRE] 113

  9.5.3LA MÉTHODE [DORETOURFORMULAIRE] .. 113

  9.6TESTS 114

  10  APPLICATION WEB MVC [PERSONNE] – VERSION 5  .                                                                                             114

  10.1INTRODUCTION .114

  10.2LEPROJET ECLIPSE .. 116

  10.3CONFIGURATIONDEL'APPLICATIONWEB [PERSONNE5] .117

  10.4LECODEDESVUES .118

  10.5LECONTRÔLEUR [SERVLETPERSONNE] ..119

  10.5.1LAMÉTHODE [DOGET] 119

  10.5.2LA MÉTHODE [DOVALIDATIONFORMULAIRE] .119

  10.5.3LA MÉTHODE [DORETOURFORMULAIRE] 120

  10.6TESTS . 121

  11  APPLICATION WEB MVC [PERSONNE] – VERSION 6  .                                  121

  11.1INTRODUCTION .121

  11.2LEPROJET ECLIPSE .. 121

  11.3CONFIGURATIONDEL'APPLICATIONWEB [PERSONNE6] .121

  11.4LECODEDESVUES .122

  11.5LECONTRÔLEUR [SERVLETPERSONNE] ..123

  11.5.1LAMÉTHODE [DOGET] 123

  11.5.2LA MÉTHODE [DOVALIDATIONFORMULAIRE] .123

  11.6TESTS . 123

  12  APPLICATION WEB MVC [PERSONNE] – VERSION 7  .  123

  12.1INTRODUCTION .123

  12.2LEPROJET ECLIPSE .. 128

  12.3CONFIGURATIONDEL'APPLICATIONWEB [PERSONNE7] .128

  12.4LECODEDESVUES .129

  12.4.1LAVUE [FORMULAIRE] 129

  12.4.2LAVUE [RÉPONSE] ..130   12.4.3LAVUE [ERREURS] ..130

  12.5LECONTRÔLEUR [SERVLETPERSONNE] ..131

  12.6TESTS . 133

13APPLICATION WEB MVC [PERSONNE] – VERSION 8  .  133

14APPLICATION WEB MVC DANS UNE ARCHITECTURE 3TIER – EXEMPLE 1  ..  136

  14.1PRÉSENTATION .136

  14.2LEPROJET ECLIPSE .. 138

  14.3LAREPRÉSENTATIOND’UNEPERSONNE 139

  14.4LACOUCHE [DAO] ..140

  14.5TESTSDELACOUCHE [DAO] 145

  14.6LACOUCHE [SERVICE] ..151

  14.7TESTSDELACOUCHE [SERVICE] 152

  14.8LACOUCHE [WEB] . 154

  14.8.1CONFIGURATION DE L’APPLICATION WEB .155

  14.8.2LESPAGES JSP / JSTL DELAPPLICATION ..156   14.8.3LE CONTRÔLEUR DE L’APPLICATION .161

  14.9LESTESTSDELAPPLICATIONWEB 169

  14.10CONCLUSION ..172

  15  SPRING IOC  ..  172

  15.1INTRODUCTION .172

  15.2SPRING IOC PARLAPRATIQUE ..174

  15.2.1SPRING 174

  15.2.2PROJETS ECLIPSEDESEXEMPLES ..175

  15.2.3EXEMPLE 1 176

  15.2.4EXEMPLE 2 178   15.2.5EXEMPLE 3 180

  15.3CONFIGURATIOND'UNEAPPLICATIONNTIERAVEC SPRING ..182

  15.4CONCLUSION .186  16  APPLICATION WEB MVC DANS UNE ARCHITECTURE 3TIER – EXEMPLE 2  ..  186

  16.1INTRODUCTION .186

  16.2MISEENARCHIVESDEL’APPLICATIONWEB ..188

  17  APPLICATION WEB MVC DANS UNE ARCHITECTURE 3TIER – EXEMPLE 3 – SGBD FIREBIRD  190

  17.1LABASEDEDONNÉES FIREBIRD .190

  17.2LEPROJET ECLIPSEDESCOUCHES [DAO]ET [SERVICE] 192

  17.3LACOUCHE [DAO] ..194  17.3.1LES COMPOSANTES DE LA COUCHE [DAO] .. 194

  17.3.2LA COUCHE D’ACCÈS AUX DONNÉES [IBATIS] .. 196

  17.3.3LACLASSE [DAOIMPLCOMMON] .202

  17.4TESTSDELACOUCHE [DAO] 208

  17.4.1TESTS DE L'IMPLÉMENTATION [DAOIMPLCOMMON] 208

  17.4.2LACLASSE [DAOIMPLFIREBIRD] ..217

  17.4.3TESTS DE L'IMPLÉMENTATION [DAOIMPLFIREBIRD] .217

  17.5LACOUCHE [SERVICE] ..219  17.5.1LES COMPOSANTES DE LA COUCHE [SERVICE] 219

  17.5.2CONFIGURATION DE LA COUCHE [SERVICE] 220

  17.6TESTSDELACOUCHE [SERVICE] 225

  17.7LACOUCHE [WEB] . 227

  17.8CONCLUSION .234

  18  APPLICATION WEB MVC DANS UNE ARCHITECTURE 3TIER – EXEMPLE 4, POSTGRES  235

  18.1LABASEDEDONNÉES POSTGRES .. 235

  18.2LEPROJET ECLIPSEDESCOUCHES [DAO]ET [SERVICE] 237

  18.3LACOUCHE [DAO] ..239

  18.4LESTESTSDESCOUCHES [DAO]ET [SERVICE] .. 241

  18.5TESTSDELAPPLICATION [WEB] 241  19  APPLICATION WEB MVC DANS UNE ARCHITECTURE 3TIER – EXEMPLE 5, MYSQL  .  243

  19.1LABASEDEDONNÉES MYSQL .243

  19.2LEPROJET ECLIPSEDESCOUCHES [DAO]ET [SERVICE] 244

  19.3LACOUCHE [DAO] ..246

  19.4LESTESTSDESCOUCHES [DAO]ET [SERVICE] .. 248

  19.5TESTSDELAPPLICATION [WEB] 249

20APPLICATION WEB MVC DANS UNE ARCHITECTURE 3TIER – EXEMPLE 6, SQL SERVER EXPRESS  .   250

  20.1LABASEDEDONNÉES SQL SERVER EXPRESS .250

  20.2LEPROJET ECLIPSEDESCOUCHES [DAO]ET [SERVICE] 252

  20.3LACOUCHE [DAO] ..254

  20.4LESTESTSDESCOUCHES [DAO]ET [SERVICE] .. 257

  20.5TESTSDELAPPLICATION [WEB] 257

21CONCLUSION  .  258

22LE CODE DE L'ARTICLE  ..                                           260



3745