Cours SQL

Introduction aux systèmes de gestion de bases de données avec SQL Server


Télécharger Introduction aux systèmes de gestion de bases de données avec SQL Server

★★★★★★★★★★3.5 étoiles sur 5 basé sur 1 votes.
Votez ce document:

Télécharger aussi :


130260390520650

Création et alimentation de bases de

données SQL

                                                                                         SQL1                                                                                                     

STÉPHANE CROZAT

Paternité - Partage des Conditions Initiales à l'Identique :    17 février 2017

Table des matières

 

  

SQL? est un langage standardisé, implémenté par tous les SGBDR?, qui permet, indépendamment de la plate-forme technologique et de façon déclarative, de définir le modèle de données, de le contrôler et enfin de le manipuler.

Définition : SQL

 

SQL? (pour langage de requêtes structuré) est un langage déclaratif destiné à la manipulation de bases de données au sein des SGBD? et plus particulièrement des SGBDR?. SQL : LDD, LCD, LMD, LCT

 

SQL est un langage déclaratif, il n'est donc pas a proprement parlé un langage de programmation, mais plutôt une interface standard pour accéder aux bases de données.

Il est composé de quatre sous ensembles :

                                 ?                                  Le Langage de Définition de Données (LDD?, ou en anglais DDL, Data Definition

Language) pour créer et supprimer des objets dans la base de données (tables, contraintes d'intégrité, vues, etc.).

Exemple de commandes : CREATE DROP ALTER

? Le Langage de Contrôle de Données (LCD?, ou en anglais DCL, Data Control Language) pour gérer les droits sur les objets de la base (création des utilisateurs et affectation de leurs droits).

Exemple de commandes : GRANT REVOKE

? Le Langage de Manipulation de Données (LMD?, ou en anglais DML, Data Manipulation Language) pour la recherche, l'insertion, la mise à jour et la suppression de données. Le LMD est basé sur les opérateurs relationnels, auxquels sont ajoutés des fonctions de calcul d'agrégats et des instructions pour réaliser les opérations d'insertion, mise à jour et suppression.

Exemple de commandes : INSERT UPDATE DELETE SELECT

? Le Langage de Contrôle de Transaction (LCT, ou en anglais TCL, Transaction Control Language) pour la gestion des transactions (validation ou annulation de modifications de données dans la BD)

Exemple de commandes : COMMIT ROLLBACK

Fondamental: Référence SQL : SQL-99 complete, really

 

Gulutzan and Pelzer, 1999 [Gulutzan and Pelzer, 1999]

1 -

                               Complément             : Origine du SQL

 

Le modèle relationnel a été inventé par E.F. Codd (Directeur de recherche du centre IBM de San José) en 1970, suite à quoi de nombreux langages ont fait leur apparition : ? IBM Sequel (Structured English Query Language) en 1977

                                 ?        IBM Sequel/2

                                 ?         IBM System/R

                                 ?        IBM DB2

Ce sont ces langages qui ont donné naissance au standard SQL, normalisé en 1986 au ÉtatsUnis par l'ANSI? pour donner SQL/86 (puis au niveau international par l'ISO? en 1987).

                               Complément             : Versions de SQL

 

                                 ?              SQL-86 (ou SQL-87) : Version d'origine

                                 ?                SQL-89 (ou SQL-1) : Améliorations mineures

? SQL-92 (ou SQL-2) : Extensions fonctionnelles majeures (types de données, opérations relationnelles, instruction LDD, transactions, etc.

? SQL-99 (ou SQL-3) : Introduction du PSM? (couche procédurale sous forme de procédure stockées) et du RO?

                                 ?            SQL-2003 : Extensions XML?

                                 ?                   SQL-2006 : Améliorations mineures (pour XML notamment)

                                 ?                   SQL-2008 : Améliorations mineures (pour le RO notamment)

Remarque: Version SQL et implémentations SGBD

 

Selon leur niveau d'implémentation de SQL, les SGBD acceptent ou non certaines fonctions.

Certains SGBD ayant entamé certaines implémentations avant leur standardisation définitive, ces implémentations peuvent différer de la norme.

 

Le LDD? est la partie du langage SQL qui permet de créer de façon déclarative les objets composant une BD?. Il permet notamment la définition des schémas, des relations, des contraintes d'intégrité, des vues.

Rappel : Le code SQL peut être testé avec Db Disco?

Description du problème

[20 min]

Un laboratoire souhaite gérer les médicaments qu'il conçoit.

? Un médicament est décrit par un nom, qui permet de l'identifier. En effet il n'existe pas deux médicaments avec le même nom. Un médicament comporte une description


courte en français, ainsi qu'une description longue en latin. On gère aussi le conditionnement du médicament, c'est à dire le nombre de pilules par boîte (qui est un nombre entier).

? À chaque médicament on associe une liste de contre-indications, généralement plusieurs, parfois aucune. Une contre-indication comporte un code unique qui l’identifie, ainsi qu'une description. Une contre-indication est toujours associée à un et un seul médicament.

Exemple de données

Afin de matérialiser notre base de données, nous obtenons les descriptions suivantes :

? Le Chourix a pour description courte « Médicament contre la chute des choux » et pour description longue « Vivamus fermentum semper porta. Nunc diam velit, adipiscing ut tristique vitae, sagittis vel odio. Maecenas convallis ullamcorper ultricies. Curabitur ornare. ». Il est conditionné en boîte de 13. Ses contre-indications sont :

-    CI1 : Ne jamais prendre après minuit.

-    CI2 : Ne jamais mettre en contact avec de l'eau.

? Le Tropas a pour description courte « Médicament contre les dysfonctionnements intellectuels » et pour description longue « Suspendisse lectus leo, consectetur in tempor sit amet, placerat quis neque. Etiam luctus porttitor lorem, sed suscipit est rutrum non. ». Il est conditionné en boîte de 42. Ses contre-indications sont :

-    CI3 : Garder à l'abri de la lumière du soleil

Question 1

[Solution n°1 p 20]

Réaliser le modèle conceptuel de données en UML du problème.

Question 2

[Solution n°2 p 20]

En mobilisant les règles adéquates, proposer un modèle logique de données correspondant en relationnel. Le repérage des domaines et des clés est obligatoire.

Question 3

[Solution n°3 p 20]

Créer une base de données en SQL correspondant au modèle relationnel.

Question 4

[Solution n°4 p 20]

Insérer les données fournies en exemple dans la base de données.

Rappel

 

Qu'est ce que le SQL ?

Introduction

 

La création de table est le fondement de la création d'une base de données en SQL.

Définition : Création de table

 

La création de table est la définition d'un schéma de relation en intension?, par la spécification de tous les attributs le composant avec leurs domaines respectifs.

Syntaxe

 

1

CREATE TABLE nom_table (

2

3

4

5

6

 nom_colonne1 domaine1, nom_colonne2 domaine2, 

 nom_colonneN domaineN

);

Exemple

 

1

2

3

4

5

CREATE TABLE Personne (

 Nom VARCHAR(25),

 Prenom VARCHAR(25),

 Age NUMERIC(3)

);

Attention                     : Contrainte d'intégrité

 

La définition des types n'est pas suffisante pour définir un schéma relationnel, il faut lui adjoindre la définition de contraintes d'intégrité, qui permette de poser les notions de clé, d'intégrité référentielle, de restriction de domaines, etc.

Introduction

 

Un attribut d'une relation est défini pour un certain domaine ou type. Les types de données disponibles en SQL varient d'un SGBD? à l'autre, on peut néanmoins citer un certain nombre de types standards que l'on retrouve dans tous les SGBD.

Fondamental: Les types standard

 

        ?               INTEGER ou INT, SMALLINT

        ?          NUMERIC(X)

        ?                 DECIMAL(X,Y) ou NUMERIC(X,Y)

        ?            FLOAT(X), REAL

        ?          CHAR(X)

        ?           VARCHAR(X)

        ?            DATE (AAAA-MM-JJ)

        ?                 DATETIME (AAAA-MM-JJ HH:MM:SS)

Les types numériques standard

 

        ?             Les nombres entiers

INTEGER (ou INT) et SMALLINT, permettent de coder des entiers sur 4 octets (2.147.483.648 à 2.147.483.647) ou 2 octets (-32.768 à 32.767).

        ?             Les nombres entiers

NUMERIC(X) désigne un entier de X chiffres au maximum.

        ?              Les nombres décimaux

DECIMAL(X,Y), où X et Y sont optionnels et désignent respectivement le nombre de chiffres maximum pouvant composer le nombre, et le nombre de chiffres après la virgule.

NUMERIC(X,Y) est un synonyme standard.

        ?                 Les nombres à virgule flottante

FLOAT(X), avec X définissant la précision (nombre de bits de codage de la mantisse).

REAL est un synonyme standard de FLOAT(24).

Conseil : FLOAT versus DECIMAL

 

Il est conseillé d'utiliser DECIMAL qui est un nombre exact, plutôt que FLOAT qui est un nombre approximatif, si la précision requise est suffisante. FLOAT sera réservé typiquement à des calculs scientifiques nécessitant un degré de précision supérieur. Les types chaîne de caractères standard

 

On distingue principalement les types CHAR(X) et VARCHAR(X), où X est obligatoire et désigne la longueur de la chaîne.

? CHAR définit des chaînes de longueur fixe (complétée à droites par des espaces, si la longueur est inférieure à X) ;

        ?                 et VARCHAR des chaînes de longueurs variables.

CHAR et VARCHAR sont généralement limités à 255 caractères. La plupart des SGBD proposent des types, tels que TEXT ou CLOB (Character Long Object), pour représenter des chaînes de caractères longues, jusqu'à 65000 caractères par exemple. Les types date standard

 

Les types date dont introduits avec la norme SQL2. On distingue :

        ?                    DATE qui représente une date selon un format de type "AAAA-MM-JJ" ;

? et DATETIME qui représente une date plus une heure, dans un format tel que "AAAAMM-JJ HH:MM:SS".

Complément                  : Les autres types

 

En fonction du SGBD, il peut exister de nombreux autres types. On peut citer par exemple :

        ?                    MONEY pour représenter des décimaux associés à une monnaie,

        ?               BOOLEAN pour représenter des booléens,

?      BLOB (pour Binary Long Oject) pour représenter des données binaires tels que des documents multimédia (images bitmap, vidéo, etc.) ? 

L'absence de valeur, représentée par la valeur NULL, est une information fondamentale en SQL, qu'il ne faut pas confondre avec la chaîne espace de caractère où bien la valeur 0. Il ne s'agit pas d'un type à proprement parler, mais d'une valeur possible dans tous les types.

Fondamental

 

Par défaut en SQL NULL fait partie du domaine, il faut l'exclure explicitement par la clause NOT NULL après la définition de type, si on ne le souhaite pas.

Syntaxe

 

1

2

3

4

5

6

7

CREATE TABLE nom de table (

CREATE TABLE nom_table (  nom_colonne1 domaine1 NOT NULL,  nom_colonne2 domaine2, 

 nom_colonneN domaineN NOT NULL );

Fondamental

 

        ?                  PRIMARY KEY (<liste d'attibuts>)

        ?                UNIQUE (<liste d'attibuts>)

?      FOREIGN KEY (<liste d'attibuts>) REFERENCES <nom table>(<nom colonnes>) ?                CHECK (<condition>)

Une contrainte d'intégrité est une règle qui définit la cohérence d'une donnée ou d'un ensemble de données de la BD?. Il existe deux types de contraintes :

        ?           sur une colonne unique,

        ?                      ou sur une table lorsque la contrainte porte sur une ou plusieurs colonnes.

Les contraintes sont définies au moment de la création des tables. Définition : Contraintes d'intégrité sur une colonne

 

Les contraintes d'intégrité sur une colonne sont :

        ?                 PRIMARY KEY : définit l'attribut comme la clé primaire

        ?                        UNIQUE : interdit que deux tuples de la relation aient la même valeur pour l'attribut.

? REFERENCES <nom table> (<nom colonnes>) : contrôle l'intégrité référentielle entre l'attribut et la table et ses colonnes spécifiées

? CHECK (<condition>) : contrôle la validité de la valeur de l'attribut spécifié dans la condition dans le cadre d'une restriction de domaine Définition : Contraintes d'intégrité sur une table

 

Les contraintes d'intégrité sur une table sont :

        ?                                                 PRIMARY KEY (<liste d'attibuts>) : définit les attributs de la liste comme la clé primaire

? UNIQUE (<liste d'attibuts>) : interdit que deux tuples de la relation aient les mêmes valeurs pour l'ensemble des attributs de la liste.

? FOREIGN KEY (<liste d'attibuts>) REFERENCES <nom table>(<nom colonnes>) : contrôle l'intégrité référentielle entre les attributs de la liste et la table et ses colonnes spécifiées

? CHECK (<condition>) : contrôle la validité de la valeur des attributs spécifiés dans la condition dans le cadre d'une restriction de domaine

Syntaxe

 

1

2

3

4

5

6

7

8

CREATE TABLE nom de table (

CREATE TABLE nom_table (  nom_colonne1 domaine1 <contraintes colonne1>,  nom_colonne2 domaine2 <contraintes colonne2>, 

 nom_colonneN domaineN <contraintes colonneN>,

 <contraintes de table>

);

Exemple

 

1

2

3

4

5

6

7

8

CREATE TABLE Personne (

 N°SS CHAR(13) PRIMARY KEY,

 Nom VARCHAR(25) NOT NULL,

 Prenom VARCHAR(25) NOT NULL,

 Age INTEGER(3) CHECK (Age BETWEEN 18 AND 65),

 Mariage CHAR(13) REFERENCES Personne(N°SS),



 UNIQUE (Nom, Prenom)

);

Remarque: Clé candidate

 

La clause UNIQUE NOT NULL sur un attribut ou un groupe d'attributs définit une clé candidate non primaire.

Remarque

 

Les contraintes sur une colonne et sur une table peuvent être combinées dans la définition d'un même schéma de relation.

Remarque

 

Une contrainte sur une colonne peut toujours être remplacée par une contrainte sur une table.

Exemple

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

CREATE TABLE Personne (

 N°SS CHAR(13) PRIMARY KEY,

 Nom VARCHAR(25) NOT NULL,

 Prenom VARCHAR(25) NOT NULL,

 Age INTEGER(3) CHECK (Age BETWEEN 18 AND 65),

 Mariage CHAR(13) REFERENCES Personne(N°SS),

 Codepostal INTEGER(5),

 Pays VARCHAR(50),

 UNIQUE (Nom, Prenom),

 FOREIGN KEY (Codepostal, Pays) REFERENCES Adresse (CP, Pays) );

CREATE TABLE Adresse (

 CP INTEGER(5) NOT NULL,

 Pays VARCHAR(50) NOT NULL,

 Initiale CHAR(1) CHECK (Initiale = LEFT(Pays, 1)),

 PRIMARY KEY (CP, Pays)

);

Dans la définition de schéma précédente on a posé les contraintes suivantes :

        ?                         La clé primaire de Personne est N°SS et la clé primaire de Adresse est (CP, Pays).

        ?                     Nom, Prénom ne peuvent pas être null et (Nom, Prénom) est une clé.

? Age doit être compris entre 18 et 65 et Initiale doit être la première lettre de Pays (avec la fonction LEFT qui renvoie la sous chaîne à gauche de la chaîne passée en premier argument, sur le nombre de caractères passés en second argument)

? Mariage est clé étrangère vers Personne et (Codepostal, Pays) est une clé étrangère vers Adresse.

Exemple                       : Réécriture avec uniquement des contraintes de table

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

CREATE TABLE Personne (

 N°SS CHAR(13) ,

 Nom VARCHAR(25) NOT NULL,

 Prenom VARCHAR(25) NOT NULL,

 Age INTEGER(3) ,

 Mariage CHAR(13),

 Codepostal INTEGER(5),

 Pays VARCHAR(50),

 PRIMARY KEY (N°SS),

 UNIQUE (Nom, Prenom),

 CHECK (Age BETWEEN 18 AND 65),

 FOREIGN KEY (Mariage) REFERENCES Personne(N°SS),

 FOREIGN KEY (Codepostal, Pays) REFERENCES Adresse (CP, Pays) );

CREATE TABLE Adresse (

 CP INTEGER(5) NOT NULL,

 Pays VARCHAR(50) NOT NULL,

 Initiale CHAR(1),

20

21

22

 PRIMARY KEY (CP, Pays),

 CHECK (Initiale = LEFT(Pays, 1)) );

Ce schéma est strictement le même que le précédent, simplement les contraintes ont toutes été réécrites comme des contraintes de table.

[Solution n°5 p 21]

Les instructions SQL ci-après ont-elles pu permettre de créer le schéma des trois relations instanciées ci-dessous ?

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

CREATE TABLE A (

A1 CHAR(255),

A2 CHAR(255),

A3 CHAR(255),

A4 CHAR(255)

);

CREATE TABLE B (

B1 CHAR(255),

B2 CHAR(255),

B3 CHAR(255),

B4 CHAR(255),

B5 CHAR(255),

B6 CHAR(255),

B7 CHAR(255)

);

CREATE TABLE C (

C1 CHAR(255),

C2 CHAR(255)

);

 

 

Oui

 

Non

       

Objectifs

Maîtriser les bases du SQL pour entrer, modifier et effacer des données dans les tables.

[Solution n°6 p 21] Quelle valeur renvoie la dernière instruction SQL de la liste ci-dessous :

1

2

3

4

5

6

CREATE TABLE t (  a integer,  b integer, c integer);

 INSERT INTO t

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

 VALUES (0, 0, 0);

 INSERT INTO t

 VALUES (1, 0, 0);

 INSERT INTO t

 SELECT * FROM t;

 SELECT sum(a) + count(b)

 FROM t;

 

Le langage SQL fournit des instructions pour ajouter des nouveaux tuples à une relation. Il offre ainsi une interface standard pour ajouter des information dans une base de données.

Il existe deux moyens d'ajouter des données, soit par fourniture directe des valeurs des propriétés du tuple à ajouter, soit par sélection des tuples à ajouter dans une autre relation.

Syntaxe: Insertion directe de valeurs

 

1

2

INSERT INTO <Nom de la relation> (<Liste ordonnée des propriétés à valoriser>) VALUES (<Liste ordonnée des valeurs à affecter aux propriétés spécifiées cidessus>)

Exemple                  : Insertion directe de valeurs

 

1

2

INSERT INTO Virement (Date, Montant, Objet)

VALUES (14-07-1975, 1000, 'Prime de naissance');

Syntaxe: Insertion de valeurs par l'intermédiaire d'une sélection

 

1

2

INSERT INTO <Nom de la relation> (<Liste ordonnée des propriétés à valoriser>) SELECT

L'instruction SELECT projetant un nombre de propriétés identiques aux propriétés à valoriser. Exemple : Insertion de valeurs par l'intermédiaire d'une sélection

 

1

2

3

4

INSERT INTO Credit (Date, Montant, Objet)

SELECT Date, Montant, 'Annulation de débit'

FROM Debit

WHERE = 25-12-2001;

Dans cet exemple tous les débits effectués le 25 décembre 2001, sont re-crédités pour le même montant (et à la même date), avec la mention annulation dans l'objet du crédit. Ceci pourrait typiquement réalisé en cas de débits erronés ce jour là.

Remarque

 

        ?                    Les propriétés non valorisées sont affectées à la valeur NULL.

? Il est possible de ne pas spécifier les propriétés à valoriser, dans ce cas, toutes les propriétés de la relation seront considérées, dans leur ordre de définition dans la relation (à n'utiliser que dans les cas les plus simples).

Le langage SQL fournit une instruction pour modifier des tuples existants dans une relation. Syntaxe: Mise à jour directe de valeurs

 

1

UPDATE <Nom de la relation>

2

SET <Liste d'affectations Propriété=Valeur, Propriété=Valeur>

3

WHERE <Condition pour filtrer les tuples à mettre à jour>

 

 

1

UPDATE r

2

SET a=1, b='x'

3

WHERE c=0

Exemple                  : Mise à jour directe de valeurs

 

1

2

3

UPDATE Compte

SET Monnaie='Euro'

WHERE Monnaie='Franc'

Exemple                    : Mise à jour par calcul sur l'ancienne valeur

 

1

2

3

UPDATE Compte

SET Total=Total * 6,55957

WHERE Monnaie='Euro'

Le langage SQL fournit une instruction pour supprimer des tuples existants dans une relation.

Syntaxe

 

1

2

DELETE FROM <Nom de la relation>

WHERE <Condition pour filtrer les tuples à supprimer>

Exemple                     : Suppression de tous les tuples d'une relation

 

1

DELETE FROM FaussesFactures

Exemple                : Suppression sélective

 

1

2

DELETE FROM FaussesFactures

WHERE Auteur='Moi'

 

Le LDD? permet de créer les objets composant une BD? de façon déclarative. Il permet notamment la définition des schémas des relations, la définition des contraintes d'intégrité, la définition de vues relationnelles.

Il est possible de supprimer des objets de la BD?, tels que les tables ou les vues.

Syntaxe

 

1

DROP <type objet> <nom objet>

Exemple

 

1

2

DROP TABLE Personne;

DROP VIEW Employe;

Introduction

 



L'instruction ALTER TABLE permet de modifier la définition d'une table (colonnes ou contraintes) préalablement créée.

Cette commande absente de SQL-89 est normalisée dans SQL-92

Syntaxe: Ajout de colonne

 

1

2

ALTER TABLE <nom de table>

ADD <définition de colonne>

Syntaxe: Suppression de colonne

 

1

2

ALTER TABLE <nom de table>

DROP <nom de colonne>

Syntaxe: Ajout de contrainte

 

1

2

ALTER TABLE <nom de table>

ADD <définition de contrainte de table>

Remarque: Modification de table sans donnée sans la commande ALTER

 

Pour modifier une table ne contenant pas encore de donnée, la commande ALTER n'est pas indispensable, l'on peut supprimer la table à modifier (DROP) et la recréer telle qu'on la souhaite. Notons néanmoins que si la table est référencée par des clauses FOREIGN KEY, cette suppression sera plus compliquée, car il faudra également supprimer et recréer les tables référençantes (ce qui ce complique encore si ces dernières contiennent des données).

Remarque: Modification de table avec données sans la commande ALTER

 

Pour modifier une table contenant des données, la commande ALTER n'est pas indispensable.

On peut en effet :

1.   Copier les données dans une table temporaire de même schéma que la table à modifier

2.   Supprimer et recréer la table à modifier avec le nouveau schéma

3.   Copier les données depuis la table temporaire vers la table modifiée

Table initiale

 

Soit une table initiale telle que définie ci-après.

1

2

3

4

5

6

CREATE TABLE Personne (  pk_n NUMERIC(4), nom VARCHAR(50), prenom VARCHAR(50), PRIMARY KEY (pk_n)

);

Modifications

 

On décide d'apporter les aménagements suivants à la table : on définit "nom" comme UNIQUE et on supprime le champ "prenom".

1

2

3

4

5

ALTER TABLE Personne

ADD UNIQUE (nom);

ALTER TABLE Personne

DROP prenom;

Table finale

 

La table obtenue après modification est identique à la table qui aurait été définie directement telle que ci-après.

1

2

3

4

5

6

CREATE TABLE Personne (  pk_n NUMERIC(4), nom VARCHAR(50),

 PRIMARY KEY (pk_n),

 UNIQUE (nom)

);


[30 minutes]

Soit le schéma relationnel suivant décrivant un système de réservations de places de spectacles :

1

2

3

SPECTACLE (#nospectacle:int, nom:str, durée:int, type:{théâtre|danse|concert})

SALLE (#nosalle:int, nbplaces:int)

REPRESENTATION (#date:date, #nospectacle=>SPECTACLE, #nosalle=>SALLE, prix:decimal)

1

2

Producteur(#raison_sociale:chaîne(25), ville:chaîne(255)) Consommateur(#login:chaîne(10), #email:chaîne(50), nom:chaîne(50),prenom:chaîne(50), ville:chaîne(255))

En faisant les suppositions suivantes :

? On gère un espace de spectacles ayant un ensemble de salles (décrit par la relation SALLE).

? On suppose que pour un jour donné et une salle donnée, il n'y a qu'un seul spectacle représenté.

Question 1

[Solution n°7 p 21]

Retro-concevoir le MCD en UML.

Question 2

[Solution n°8 p 21] Proposer des contraintes d'intégrité réalistes pour ce schéma (en français).

Question 3

[Solution n°9 p 22]

Proposer une définition du schéma en SQL qui prenne en compte certaines de ces contraintes.

Question 4

Insérer des données réalistes dans votre schéma afin de vérifier son bon fonctionnement.

[30 min]

Soit le modèle relationnel suivant :

Exercices

3

Produit(#id:entier, description:chaîne(100), produit-par=>Producteur, consommepar-login=>Consommateur, consomme-par-email=>Consommateur)

On ajoute que :

? (nom,prenom,ville) est une clé candidate de Consommateur

        ?            Tous les produits sont produits

        ?               Tous les produits ne sont pas consommés

Question 1

[Solution n°10 p 22] Rétro-concevez le modèle conceptuel sous-jacent à ce modèle relationnel.

Question 2

[Solution n°11 p 22]

Établissez le code LDD standard permettant d'implémenter ce modèle en SQL.

Question 3

[Solution n°12 p 23] Insérez les données dans votre base de données correspondant aux assertions suivantes :

? L'entreprise de Compiègne "Pommes Picardes SARL" a produit 4 lots de pommes, et 2 lots de cidre.

?      Il existe trois utilisateurs consommateurs dans la base, donc les adresses mails sont : - -

Ce sont des employés de la ville de Compiègne qui habitent cette ville. Leur mail est construit sur le modèle . Leur login est leur prénom.

Question 4

[Solution n°13 p 23] Modifiez les données de votre base de données pour intégrer les assertions suivantes :

        ?                 1 lots de pommes a été consommés par Al Un.

        ?                 2 lots de pomme ont été consommé par Bob Deux.

        ?                 Tous les lots de cidre ont été consommés par Al Un.

Question 5

[Solution n°14 p 24]

Charlie Trois n'ayant rien consommé, modifiez votre base de données afin de le supprimer de la base.

[30 min]

Vous avez en charge la réalisation d'une base de données pour gérer un tournoi de Volley-Ball. Les équipes, identifiées par un nom, sont composées de deux à six joueurs identifiés par leur prénom (étant donnée l'équipe à laquelle ils appartiennent). Un match oppose deux équipes, à une date donnée et toujours renseignée, dont une est gagnante, et sont joués en deux sets gagnants (le score est donc toujours de 2 pour le gagnant et 0 ou 1 pour le perdant, on décide donc de ne gérer que le score du perdant). On notera que deux équipes se rencontrent au plus une fois.

Question 1

Réaliser le modèle conceptuel de la BD en utilisant le formalisme UML. Énoncer les éventuelles contraintes non représentées sur le schéma.

Question 2

Traduire le MCD en modèle logique relationnel. Énoncer les éventuelles contraintes non représentables en relationnel.

Question 3

Proposer une implémentation SQL du modèle relationnel, en intégrant le maximum de contraintes. Énoncer les éventuelles contraintes non représentables en SQL.

 

 

Quel rapport y-a-t il entre le LDD et le concept de relation ?

 

 

 

1

2

Medicament (#nom:varchar, description:varchar, description_longue:varchar, conditionnement:number)

Contre_indication(#code:varchar, description:varchar, medicament=>Medicament)

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

CREATE TABLE Medicament (

nom varchar, description varchar, description_longue varchar, conditionnement integer,

PRIMARY KEY (nom)

);

CREATE TABLE Contre_indication (

code varchar, description varchar, medicament varchar, PRIMARY KEY (code),

FOREIGN KEY (medicament) REFERENCES Medicament (nom)

);

 

1

2

3

4

5

6

7

8

INSERT INTO Medicament (nom,description,description_longue,conditionnement)

VALUES ('Chourix','Médicament contre la chute des choux','Vivamus ',13);

INSERT INTO Contre_indication (code,description,medicament)

VALUES ('CI1','Ne jamais prendre après minuit','Chourix');

INSERT INTO Contre_indication (code,description,medicament)

VALUES ('CI2','Ne jamais mettre en contact avec de l''eau','Chourix');

INSERT INTO Medicament (nom,description,description_longue,conditionnement)


9

10

11

VALUES ('Tropas','Médicament contre les dysfonctionnements intellectuels','Suspendisse ',42);

INSERT INTO Contre_indication (code,description,medicament)

VALUES ('CI3','Garder à l''abri de la lumière du soleil','Tropas');

 

 

Oui

 

Non

 

6

Contenus de la table :

        ?          Après Create : Ø

        ?            Après Insert n°1 : (0,0,0)

        ?              Après Insert n°2 : (0,0,0) (1,0,0)

?     Après Insert n°3 : (0,0,0) (1,0,0) (0,0,0) (1,0,0) On a sum(a) = 2 et count(b) = 4 donc La requête renvoie 6.

 

Complément                  : Classe d'association

 

        ?             Classe d'association - p.29

        ?                 Transformation des classes d'association - p.31

 

Exemple

 

        ?           sur SPECTACLES :

-    le nom d'un spectacle est non nul,

-    la durée d'un spectacle est comprise entre 1h et 4 h,

        ?          sur SALLES :

-    la capacité d'une salle est comprise entre 100 et 500 places.

        ?           sur REPRESENTATION :

-    le prix d'une représentation est compris entre 10 et 50 €,

-    certaines dates peuvent être interdites (le premier mai par exemple).

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

CREATE TABLE SPECTACLE ( nospectacle integer, nom varchar(30) NOT NULL,

duree integer, type char(7),

PRIMARY KEY (nospectacle),

CHECK (duree>1 and duree<4),

CHECK (type in ('théâtre', 'danse', 'concert'))

);

1

2

3

4

5

6

CREATE TABLE SALLE ( nosalle integer, nbplaces integer,

PRIMARY KEY (nosalle),

CHECK (nbplaces>100 and nbplaces<500)

);

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

CREATE TABLE REPRESENTATION (

nospectacle integer, nosalle integer, date date,

prix decimal(3,2),

PRIMARY KEY (nosalle, date, nospectacle),

FOREIGN KEY (nospectacle) REFERENCES SPECTACLE(nospectacle),



FOREIGN KEY (nosalle) REFERENCES SALLE(nosalle),

CHECK (prix>10 and prix<50)

);

 

 

Image 1 Produits

 

1

2

3

4

5

6

7

CREATE TABLE  Producteur ( raison_sociale VARCHAR (25),

ville VARCHAR(255),

PRIMARY KEY (raison_sociale)

);

CREATE TABLE Consommateur (

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

login VARCHAR(10), email VARCHAR(50), nom VARCHAR(50) NOT NULL, prenom VARCHAR(50) NOT NULL, ville VARCHAR(255) NOT NULL, PRIMARY KEY (login,email),

UNIQUE (nom,prenom,ville)

);

CREATE TABLE Produit (

id INTEGER,

description VARCHAR(100), produit_par VARCHAR(25) NOT NULL, consomme_par_login VARCHAR(10), consomme_par_email VARCHAR(50),

PRIMARY KEY (id),

FOREIGN KEY (produit_par) REFERENCES Producteur(raison_sociale),

FOREIGN KEY (consomme_par_login,consomme_par_email) REFERENCES

26

Consommateur(login,email)

);

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

27

28

29

30

31

32

33

34

35

-- Insertion du producteur

INSERT INTO Producteur (raison_sociale, ville)

VALUES ('Pommes Picardes SARL', 'Compiègne');

-- Insertion des produits

INSERT INTO Produit (id, description, produit_par)

VALUES (1, 'Lot de pommes', 'Pommes Picardes SARL');

INSERT INTO Produit (id, description, produit_par)

VALUES (2, 'Lot de pommes', 'Pommes Picardes SARL');

INSERT INTO Produit (id, description, produit_par)

VALUES (3, 'Lot de pommes', 'Pommes Picardes SARL');

INSERT INTO Produit (id, description, produit_par)

VALUES (4, 'Lot de pommes', 'Pommes Picardes SARL');

INSERT INTO Produit (id, description, produit_par)

VALUES (5, 'Lot de cidre', 'Pommes Picardes SARL');

INSERT INTO Produit (id, description, produit_par)

VALUES (6, 'Lot de cidre', 'Pommes Picardes SARL');

-- Insertion des consommateurs

INSERT INTO Consommateur (login, email, nom, prenom, ville)

VALUES ('Al', '', 'Un', 'Al', 'Compiègne');

INSERT INTO Consommateur (login, email, nom, prenom, ville)

VALUES ('Bob', '', 'Deux', 'Bob', 'Compiègne');

INSERT INTO Consommateur (login, email, nom, prenom, ville)

VALUES ('Charlie', '', 'Trois', 'Charlie',

'Compiègne');

 

1

2

3

4

UPDATE produit

SET consomme_par_login='Al', consomme_par_email=''

WHERE id=1;

5

6

7

8

9

10

11

12

13

UPDATE produit

SET consomme_par_login='Bob', consomme_par_email=''

WHERE id=2 OR id=3;

UPDATE produit

SET consomme_par_login='Al', consomme_par_email=''

WHERE description='Lot de cidre';

 

1

2

DELETE FROM consommateur

WHERE login='Charlie' AND email='';


Intension

L'intension est l'explicitation d'un domaine par la description de ses caractéristiques (en vue de sa compréhension abstraite, générale).

Elle s'oppose à l'extension qui est l'énonciation exhaustive de l'ensemble des objets du domaine.

        ?              Exemple : Le domaine des couleurs

        ?               Contre-exemple : {bleu, rouge, vert}

  

-  ANSI   American National Standards Institute

-  BD       Base de Données

-  ISO      International Standardization Organization

-  LCD     Langage de Contrôle de Données

-  LDD    Langage de Définition de Données

-  LMD   Langage de Manipulation de Données

-  PSM    Persistent Stored Modules

-  RO      Relationnel-Objet

-  SGBD  Système de Gestion de Bases de Données

-  SGBDR                Système de Gestion de Bases de Données Relationnelles

-  SQL     Structured Query Language

-  XML    eXtensible Markup Language

  

[]                               

2 -

[Gulutzan and Pelzer, 1999] GULUTZAN PETER, PELZER TRUDY. 1999. SQL-99 complete, really. CMP books.

  

- Classe d'association avec clé locale

Rappel

 

Classe d'association - p.30

Contrainte inhérente à la relation N:M

 

Dans l'exemple suivant, chaque personne peut avoir un emploi dans plusieurs sociétés, mais elle ne peut pas avoir plusieurs emplois dans une même société.

 

 Image 2 Emplois

La transformation en relationnelle est cohérente avec cette contrainte.

1

2

3

Société( )

Personne( )

Emploi(#personne=>Personne, #societe=>Societe, poste:string, salaire:integer, quotite:numeric(1,2))

                                        #personne           #societe                poste                 salaire               quotite

Al

Canonical

Directeur

100000

0,5

Al

Canonical

Développeur

50000

0,5

Méthode               : Intérêt de la clé locale

 

La spécification d'une clé locale dans emploi, par exemple ici le poste, permet de lever cette contrainte, lorsqu'on le souhaite, en permettant d'identifier chaque instance de l'association, ici l'emploi d'une personne par sa société.


La transformation en relationnelle permettra de maintenir la modélisation, en ajoutant la clé locale à la clé initiale

1

2

3

Société( )

Personne( )

Emploi(#personne=>Personne, #societe=>Societe, #poste:string, salaire:integer, quotite:numeric(7,2))

                                        #personne           #societe              #poste                salaire               quotite

Al

Canonical

Directeur

100000

0,5

Al

Canonical

Développeur

50000

0,5

- Classe d'association

Définition : Classe d'association

 

On utilise la notation des classes d'association lorsque l'on souhaite ajouter des propriétés à une association.

Syntaxe: Notation d'une classe d'association en UML

 

 Image 3 Notation d'une classe d'association en UML

Exemple                   : Exemple de classe d'association

 

- Transformation des classes d'association Méthode : Classe d'association N:M

 

Classe1(#a,b)

Classe2(#c,d)

Assoc(#a=>Classe1,#c=>Classe2,e,f)

Complément                   : Classe d'association 1:N

 

Les attributs de la classe d'association sont ajoutés à la relation issue de la classe côté N.

Complément                   : Classe d'association 1:1

 

Les attributs de la classe d'association sont ajoutés à la relation qui a été choisie pour recevoir la clé étrangère. Si les deux classes ont été fusionnées en une seule relation, les attributs sont ajoutés à celle-ci.



222