Cours gratuits » Cours informatique » Cours bases de données » Cours PL/SQL » Débuter la Manipulation de données avec le langage PLSQL

Débuter la Manipulation de données avec le langage PLSQL

Problème à signaler:

Télécharger



★★★★★★★★★★3.5 étoiles sur 5 basé sur 1 votes.
Votez ce document:

                                                                                                          Oracle 

PL/SQL

Auteur : Clotilde Attouche

Version 1.1

Du 6 Mars 2010

Sommaire

 

    La base de données Oracle 11g

Oracle Database 11g représente la nouvelle génération de la gestion des informations en entreprise, qui permet de faire face aux exigences qu'imposent la croissance rapide des volumes de données, l'évolution constante de l'environnement et la nécessité de fournir une qualité de service maximale tout en réduisant et en contrôlant les coûts informatiques.

Oracle Database 11g reste centré sur le grid computing : il permet de constituer des matrices de serveurs et de systèmes de stockage éc

onomiques capables de traiter les données de façon rapide, fiable et évolutive, en supportant les environnements les plus exigeants, qu'il s'agisse de datawarehouse, de transactionnel ou de gestion de contenus.

Oracle Database 11g intègre de multiples nouveautés et améliorations. Ainsi, Oracle 11g offre une performance améliorée du stockage sur fichiers, des fonctionnalités renforcées pour la sécurité, d'importantes améliorations de performances pour Oracle XML DB, et des fonctions nouvelles pour l'OLAP et le datawarehouse.

Oracle 11g multiplie les outils de gestion et introduits de nouvelles fonctionnalités d'auto gestion et d'automatisation. Automatic SQL, Partitioning Advisor ou Support Workbench accompagnent les administrateurs pour améliorer les performances et les informer le plus rapidement possible des incidents. Ainsi 

-- Oracle Flashback Transaction permet de revenir plus facilement sur une erreur de transaction et des dépendances.

Parallel Backup and Restore augmente les performances des sauvegardes sur les grosses bases.

-- Hot Patching permet d'appliquer les mises à jour sans arrêter les bases.

-- Data Recovery Advisor accompagne les administrateurs pour déterminer intelligemment les plans de secours.

-- Oracle Fast Files adopte un comportement proche des systèmes de fichiers (file systems), ce qui est un gage de performances avec les LOBs (Large Objects) ou des fichiers contenant du texte, des images, ou des données XML, objets tridimensionnels, etc. 

-- Oracle XML DB permet de stockées et manipulées nativement les données XML. Le langage  XML se révèle lourd, et avec cette approche Oracle 11g limite la dégradation de ses performances. De même la base supporte les interfaces standard XQuery, Java Specification Requests (JSR)-170 et SQL/XML.

-- Oracle Transparent Data Encryption permet de crypter les données des tables, des index ou encore les données stockées de type LOB.

-- Cubes OLAP, apporte des fonctionnalités de datawarehouse (fermes de données), Oracle 11g embarque les cubes OLAP pour visualiser les informations stockées, ce qui autorise le développement de requêtes au format SQL.

-- Continuous Query Notification notifie immédiatement les changements apportés dans la base. -- avec Query Result Caches, requêtes et fonctionnalité de la base ou d'applications tierces sont placées en cache afin de les accélérer ou de les réutiliser.

-- Database Resident Connection Pooling est destiné aux applications qui ne sont pas multithreadées (ou les développeurs qui ne maîtrisent pas cette technologie parallèle), en particulier pour les systèmes web, Oracle 11g permet de créer des 'pool' de connexions.

Les différents produits d’Oracle sont proposés en trois gammes :

 Enterprise Edition - La gamme pour les grosses applications critiques de l’entreprise.

 Standard Edition - La gamme pour les applications des groupes de travail ou des départements de l’entreprise, elle est destinée à des serveurs possédant 4 processeurs.

 Standard Edition ONE -  la gamme destinée à un bi-processeur.

 Personal Edition - La gamme pour l’utilisateur indépendant (développeur, consultant, …), elle utilise un noyau Enterprise Edition.

Les composants développés par Oracle pour le Grid Computing sont :

 Real Application cluster (RAC) : Supporte l’exécution d’Oracle sur un cluster d’ordinateurs qui utilisent un logiciel de cluster indépendant de la plate forme assurant la transparence de l’interconnexion.

 Automatic Storage Management (ASM) : Regroupe des disques de fabricants différents dans des groupes disponibles pour toute la grille. ASM simplifie l’administration car au lieu de devoir gérer de nombreux fichiers de bases de données, on ne gère que quelques groupes de disques.

 Oracle Ressource Manager : Permet de contrôler l’allocation des ressources des nœuds de la grille

 Oracle Scheduler : contrôle la distribution des jobs aux nœuds de la grille qui disposent de ressources non utilisées.

 Oracle Streams : Transfère des données entre les nœuds de la grille tout en assurant la synchronisation des copies. Représente la meilleure méthode de réplication.

Quatre nouvelles options offrent des possibilités exclusives de gestion des données pour Oracle Database 11g Enterprise Edition :

 · Oracle Real Application Testing

 · Oracle Advanced Compression 

 · Oracle Total Recall 

 · Oracle Active Data Guard

Oracle Real Application Testing aide ces clients à réduire les délais, les risques et les coûts de test de ces modifications de leur environnement informatique, de façon contrôlée et économique. Outil de tests et de gestion des changements, cet outil est bienvenu là où les infrastructures et environnements sont plus que jamais multiples.

Oracle Advanced Compression intègre de nouveaux mécanismes de compression applicables à tous les types de données permettant d'atteindre des taux de compression de 2x ou 3x, et parfois plus. Associé à de nouveaux mécanismes de partitionnement, Oracle Advanced Compression permet de déployer dans la base de données des stratégies de gestion du cycle de vie des informations, sans avoir à modifier les applications, afin de réduire encore plus les besoins de stockage.

Oracle Total Recall permet de conserver et de retrouver les historiques des données modifiées, mais aussi d'en simplifier l'accès.Les administrateurs peuvent intervenir plus tôt dans les processus, ce qui apporte une nouvelle dimension de temps dans la gestion des données, comme le tracking (suivi, en temps réel des flux d'informations), les audits ou le respect des règles.

Oracle DATA GUARD porte la protection des données jusqu'aux risques de défaillances des systèmes et de désastres. L'application permet simultanément d'écrire et récupérer les données d'une base de données, ce qui augmente les performances et apporte une solution économique de 'Disaster Recovery'. Oracle Active Data Guard peut être employé pour améliorer la performance des bases de données de production en transférant vers une base de données physique secondaire des opérations requérrant beaucoup de ressources, telles que certaines requêtes ou les sauvegardes. Cette solution améliore fortement le retour sur investissement pour une base de données physique de secours, car celle-ci peut être utilisée à la fois pour la protection en cas de panne générale et pour l'amélioration de la qualité de service de l'environnement de production.

Notion de Grid Computing

La base de données intègre la notion de Grid Computing (réseau distribué d’ordinateurs hétérogènes en grille). Le but du Grid est de créer des pools de ressources : 

 de stockage   de serveurs 

Le Grid Computing autorise un accès transparent et évolutif (en termes de capacité de traitement et de stockage) à un réseau distribué d’ordinateurs hétérogènes. 

Oracle 11g permet à ces machines d’intéropérer ; l’ensemble étant considéré comme une seule ressource unifiée. 

 Chaque ressource est vue comme un service.

Il est possible de mettre en place des réseaux grille nationaux, voire mondiaux.

Ainsi chaque nouveau système peut être rapidement mis à disposition à partir du pool de composants

Exemple d’application en Grid Computing

Les deux applications présentées ci-dessous, Facturation et Comptabilité se partagent des ressources de deux serveurs. 

 Chacune peut être hébergée sur n’importe lequel d’entre eux et les fichiers de base de données peuvent se trouver sur n’importe quel disque.

La nouvelle fonctionnalité Automatic Storage Management (ASM) permet à la base de données de gérer directement les disques bruts, elle élimine le besoin pour un gestionnaire de fichier de gérer à la fois des fichiers de données et des fichiers de journaux. 

L’ASM répartit automatiquement toutes les données de bases de données entre tous les disques, délivrant le débit le plus élevé sans aucun coût de gestion.

Au fur et à mesure de l’ajout et de l’abandon de disques, l’ASM actualise automatiquement la répartition des données.

Pour utiliser ASM vous devez démarrer une instance appelée « ASM instance » qui doit être démarrée avant de démarrer l’instance de votre propre base de données. 

Les instances ASM ne montent pas de base de données (ensemble de fichiers constituant la base) mais gère les metadatas requises pour rendre les fichiers ASM disponibles à n’importe quelle instance de base de données. 

Les deux, instance ASM et instance « ordinaire » ont accès au contenu des fichiers. Communicant avec l’instance ASM seulement pour connaître le layout des fichiers utilisés.

Outils de développement

Oracle offre l'accès à un choix d'outils et processus de développement, avec de nouvelles fonctionnalités comme Client Side Caching, Binary XML, un nouveau compilateur Java, l'intégration native avec Microsoft Visual Studio 2005 pour les applications .NET, Oracle Application Express pour les outils de migration, ou encore SQL Developer pour coder rapidement les routines SQL et PL/SQL.

    La documentation

La documentation Oracle est également consultable à partir du serveur : 

La documentation Oracle est également consultable à partir du serveur : 

    Les Outils d’accés à la base

Trois outils sont présents pour accéder à une base de données Oracle

 iSQL*Plus, peut être utilisé en application indépendante ou connecté à un référentiel Oracle Management Server (OMS)

 SQL*Plus (sqlplus), interface d’accés à la base de données en mode commande

 Oracle Enterprise Manager (OEM), appelé Grid Control ou Database Control. 

o    Database control est créé à la création d’une base oracle et ne permet d’administrer graphiquement que cette base de données

o    Grid control est un outil qui permet d’administrer une ferme de bases de données (oracle ou non oracle).

L’outil  iSQL*Plus

Outil Internet d’accès à une base de données Oracle, permettant d’écrire des requètes SQL (d’une façon plus ou moins graphique).

Par défaut, seule la connexion en tant qu’utilisateur « normal » (non SYSDBA ou SYSOPER) est autorisée.

Par contre, la connexion en tant qu’utilisateur SYSDBA ou SYSOPER est protégée par une authentification au niveau du serveur HTTP

Pour l’autoriser, il faut au choix :

 Ajouter des entrées (utilisateur / mot de passe) à l’aide de l’utilitaire htpasswd dans un fichier d’authentification du serveur HTTP (défini par défaut dans le fichier de configuration à : ORACLE_HOME\sqlplus\admin\ 

 Désactiver l’authentification du serveur HTTP pour ce type de connexion 

(directive <Location /isqlplusdba> dans le fichier de configuration )

Lors d’une connexion SYSDBA ou SYSOPER, l’URL est modifiée en : 

 http://serveur[:port]/isqlplusdba

L’outil  SQL*Plus

Outil ligne de commande nommé SQLPLUS.

SQLPLUS [ connexion ] [ @fichier_script [argument [,…]] ] 

Il permet de saisir et d’exécuter des ordres SQL ou du code PL/SQL et dispose en plus d’un certain nombre de commandes.

-- sans connexion C:\> SQLPLUS /NOLOG

-- avec connexion 

C:\> SQLPLUS system/tahiti@tahiti

 -- avec connexion et lancement d’un script sur la ligne de commande

C:\> SQLPLUS system/tahiti@tahiti  

-- sous dos --------------- set ORACLE_SID=TAHITI

-- connection sans fichier de mot de passe SQL> connect /as sysdba

ConnectÚ.

SQL> show user

USER est "SYS"

-- sous unix --------------- Export ORACLE_SID=TAHITI

-- Connexion avec un fichier de mots de passe SQL> connect sys/secret as sysdba

ConnectÚ.

SQL> show user

USER est "SYS"

SQL>

        Environnement de travail

SQL*PLUS est avant tout un interpréteur de commandes SQL. Il est également fortement interfacé avec le système d'exploitation. Par exemple, sous UNIX, on pourra lancer des commandes UNIX sans quitter sa session SQL*PLUS.

Un SGBDR est une application qui fonctionne sur un système d’exploitation donné. Par conséquent, il faut se connecter au système avant d’ouvrir une session ORACLE. Cette connexion peut être implicite ou explicite.

Pour lancer SQL Plus sans se connecter à une base de données utilisez la commande :

C:\> sqlplus  /nolog

Pour démarrer une session SQL Plus sous dos il suffit de se mettre en commande DOS puis d’exécuter la commande SQL PLUS .

 

Nous avons installé au préalable les couches clients ORACLE sur le Poste Client. Cette installation est simple, il suffit de renseigner les modules à installer et le protocole TCP/IP à utiliser (il peut y en avoir plusieurs sur une même machine).

Depuis le groupe ORACLE, double cliquer sur l’icône SQL*Plus 

La boîte de dialogue suivante permet de saisir un compte et un mot de passe ORACLE

Le nom de la « Chaîne hôte» correspond au nom du service Oracle Net de la base de donnée à laquelle l’utilisateur veut se connecter. Celle ci se trouve le plus souvent sur un serveur distant.

La session SQL*PLUS est ouverte

Pour se positionner dans le répertoire courant il suffit d’effectuer la manipulation suivante :

 Fichier

 Ouvrir (jusqu’à se que l’on voit le contenu du répertoire de travail dans la boîte de dialogue)

 OK pour sortir de la boîte de dialogue 

Oracle mémorise le chemin du répertoire affiché.

       Le prompt  SQL*Plus

Une fois une session SQL*PLUS débutée l’utilisateur peut travailler en interactif ou non. Dans le premier cas il saisira ses commandes sous le prompt SQL et devra les terminer par le caractère « ; » pour lancer l’interprétation.

Dans le second cas, il construit ses scripts (avec l’extension « .sql ») et les lance sous le prompt SQL en les faisant précéder de start ou @. Une session SQL*PLUS se termine par la commande exit. La transaction en cours est alors validée.

Une requête peut s’écrire sur plusieurs lignes. A chaque retour chariot l’interpréteur incrémente le numéro de ligne jusqu’au « ; » final qui marque la fin de la saisie.

SQL> select *

2   from

3   avion;

  ID_AVION NOM_AVION

---------- ------------------------------

1  Caravelle

2  Boeing

3  Planeur

4  A_Caravelle_2

Un script se lance par la commande start nom_script ou @ nom_script

SQL> start all_avion;

  ID_AVION NOM_AVION

---------- ------------------------------

1  Caravelle

2  Boeing

3  Planeur

4  A_Caravelle_2

L’éditeur par défaut avec lequel s’interface SQL*PLUS est le « Bloc Notes » (c:\windows\). Les principes précédents restent les mêmes.

SQL*Plus est un outil composé de commandes de mise en forme et d’affichage 

 A ne pas confondre avec des commandes SQL.

             Quelques commandes SQL*Plus

 COL  ADRESSE  FORMAT  A20, formater l’affichage d’une colonne ADRESSE sur 20 caractères

 COL  PRIXUNIT FORMAT  99.99, formater l’affichage d’une colonne PRIXUNIT

 CLEAR  COL, ré-initialiser la taille des colonnes par défaut

 SET LINESIZE 100, reformater la taille de la ligne à 100 caractères

 SET  PAUSE  ON, afficher un résultat page par page

 SHOW  USER, visualiser le user sous lequel on est connecté

 CONNECT , se connecter à l’instance

 User/MotPass@adresseServeur , permet de changer de session utilisateur

 CLEAR  SCREEN, ré-initialiser l’écran

 SET SQLPROMPT TEST> , afficher le prompt SQL en : TEST>

 DESC Nom_Table, afficher la structure d’une table ou d’une vue

 @ nom_ficher, permet d’exécuter le contenu d’un fichier sql

 /, ré-active la dernière commande

 SET ECHO ON/OFF, affiche ou non le texte de la requête ou de la commande à exécuter

 SAVE nom_ficher [append|create|replace], permet de sauvegarder le contenu du buffer courant dans un fichier « .sql ».

 TIMING ON|OFF, provoque l’affichage d’informations sur le temps écoulé, le nombre d’E/S après chaque requête

 TI ON|OFF, provoque l’affichage de l’heure avec l’invite

 TERM [ON|OFF], supprime tout l’affichage sur le terminal lors de l’exécution d’un fichier

 VER [ON|OFF], provoque l’affichage des lignes de commandes avant et après chaque substitution de paramètre.

 SQL }, spécifie le caractère « } » comme étant le caractère de continuation d’une commande SQL*Plus. 

 SUFFIX txt, spécifie l’extension par défaut des fichiers de commande SQL*Plus

             Générer un fichier résultat appelé « spool »

La commande SPOOL permet de générer un fichier résultat contenant toutes les commandes passées à l’écran 

 SPOOL , permet d’activer un fichier de format texte dans lequel on retrouvera les commandes et résultas affichés dans SQL Plus.

 SPOOL OFF, permet de désactiver le spool ouvert précédemment.

SPOOL

-- commandes SQL affichées

-- commandes SQL affichées

-- commandes SQL affichées

Spool OFF

             Déclarer un éditeur

Pour déclarer NotPad comme éditeur SQL*PLUS, et l’extension « .txt »  pour exécuter un script il suffit de saisir ces deux lignes de commandes :

SET  SUFFIX  TXT

DEFINE   _EDITOR = NOTPAD

Après avoir tapé ces 2 lignes de commandes taper :

           ED           Pour afficher l’éditeur NotPad.

Utilisation de paramètres

L’instruction ACCEPT permet de saisir des valeurs de paramètres (ce ne sont pas des variables et à ce titre ne nécessitent aucune déclaration).

ACCEPT reference NUMBER PROMPT 'Entrez la référence d’un avion: ' select * from avion where Id_avion=&reference; 

SQL> @essai

Entrez la référence d’un avion: 1

  ID_AVION NOM_AVION

---------- ------------------------------

         1 Caravelle

    Le dictionnaire de données 

C’est un ensemble de tables et de vues qui donne des informations sur le contenu d’une base de données.

Il contient :

 Les structures de stockage

 Les utilisateurs et leurs droits

 Les objets (tables, vues, index, procédures, fonctions, …)

 …

Le dictionnaire de données chargé en mémoire est utilisé par Oracle pour traiter les requêtes.

Il appartient à l’utilisateur SYS et est stocké dans le tablespace SYSTEM.  Sauf exception, toutes les informations sont stockées en MAJUSCULE. Il contient plus de 866 vues.

Il est créé lors de la création de la base de données, et mis à jour par Oracle lorsque des ordres DDL

(Data Définition Langage) sont exécutés, par exemple CREATE, ALTER, DROP …

Il est accessible en lecture par des ordres SQL (SELECT) et est composé de deux grands groupes de tables/vues :

Les tables et vues statiques

 Basées sur de vraies tables stockées dans le tablespace SYSTEM

 Accessible uniquement quand la base est ouverte « OPEN »

 Les tables et vues dynamiques de performance

 Sont en fait uniquement basées sur des informations en mémoire ou extraites du fichier de contrôle

 S’interrogent néanmoins comme de vraies tables/vues

 Donnent des informations sur le fonctionnement de la base, notamment sur les performances (d’où leur nom)

 Pour la plupart accessibles même lorsque la base n’est pas complètement ouverte (MOUNT)

Les vues statiques de performances sont stockées dans le fichier de contrôle, et disponibles à l’ouverture de celui-ci (voir démarrage et arret d’une base Oracle).

Les vues statiques sont constituées de 3 catégories caractérisées par leur préfixe :

 USER_* : Informations sur les objets qui appartiennent à l’utilisateur

 ALL_* : Information sur les objets auxquels l’utilisateur a accès (les siens et ceux sur lesquels il a reçu des droits)

 DBA_* : Information sur tous les objets de la base

Derrière le préfixe, le reste du nom de la vue est représentatif de l’information accessible.

Les vues DICTIONARY et DICT_COLUMNS donnent la description de toutes les tables et vues du dictionnaire.

Oracle propose des synonymes sur certaines vues :

Synonyme

Vue correspondante

cols

User_tab_columns

dict

Dictionnary

ind

User_indexes

obj

User_objects

seq

User_sequences

syn

User_synonyms

tabs

User_tables

Les vues dynamiques de performance sont :

Préfixées par « V$ »

Derrière le préfixe, le reste du nom de la vue est représentatif de l’information accessible

Décrites dans les vues DICTIONARY et DICT_COLUMNS

Exemple de vues dynamiques

V$INSTANCE

V$DATABASE V$SGA

V$DATABASE

V$PARAMETER

    La base Exemple

Nous vous présentons la base de données TAHITI qui servira de support aux exemples présentés dans le cours.

       Modèle Conceptuel de Données Tahiti

   

       Les contraintes d’intégrité

Les contraintes d’intégrité Oracle sont présentées ci-dessous :

 UNIQUE pour interdire les doublons sur le champ concerné,

 NOT NULL pour une valeur obligatoire du champ

 Clé primaire (PRIMARY KEY) pour l’identification des lignes (une valeur de clé primaire = une et une seule ligne),

 Clé étrangère (FOREIGN KEY) précisant qu’une colonne référence une colonne d’une autre table,  CHECK pour préciser des domaines de valeurs.

Une clé primaire induit la création de deux contraintes 

 NOT NULL et UNIQUE

        Règles de passage du MCD au MPD

Le passage du Modèle Conceptuel de Données en Modèle Physique de données se fait en appliquant les règles citées ci-dessous :

 Les entités deviennent des tables

 Les identifiants des entités deviennent les clés primaires de ces tables

 Les relations ternaires, dont toutes les cardinalités sont 0,N ou 1,N de chaque côté de la relation deviennent des tables

 La concaténation des identifiants des entités qui concourent à la relation devient la clé primaire de la table issue de la relation ; chacun, pris séparément, devient clé étrangère.

 Pour les relations possédant des cardinalités 0,1 ou 1,1 d’un seul côté de la relation, on fait migrer l’identifiant coté 0,N dans l’entité coté 0,1 devenue table, l’identifiant devient alors clé étrangère ;  Pour les relations possédant des cardinalités 0,1 et 1,1 de chaque côté de la relation, il est préférable de créer une table, mais l’on peut également faire migrer l’identifiant dans l’une des deux entités ; celui ci devient alors clé étrangère (c’est ce que font des outils comme Power AMC)

        Modèle Physique de données Tahiti :

Nous appliquons les règles de passage du MCD au MPD pour générer le modèle présenté ci-dessous avec Power AMC .

Le Modèle Physique de Données créé, une phase d’optimisation doit être effectuée avant de créer la base de données . Durant cette phase, des index sont positionnés sur les colonnes des tables les plus couramment utilisées dans des requêtes ; des informations seront dupliquées.

   

    Le langage SQL

Le langage SQL (Structured Query Langage) s’appuie sur les normes SQL ANSI en vigueur et est conforme à la norme SQL92 ou SQLV2 (ANSI X3.135-1889n, ISO Standard 9075, FIPS 127).

Il a été développé dans le milieu des années 1970 par IBM (System R). En 1979 Oracle Corporation est le premier à commercialiser un SGBD/R comprenant une incrémentation de SQL. Oracle comme acteur significatif intègre ses propres extensions aux ordres SQL.

Depuis l’arrivée d’internet et de l’objet Oracle fait évoluer la base de données et lui donne une orientation objet, on parle SGBDR/O : System de Base de Données relationnel Objet.

Les sous langages du SQL sont :

 LID : Langage d’Interrogation des données, verbe SELECT

 LMD : Langage de Manipulation des Données, utilisé pour la mise à jour des données, verbes INSERT, UPDATE, DELETE, COMMIT, ROLLBACK

 LDD : Langage de définition des données, utilisé pour la définition et la manipulation d’objets tels que les tables, les vues, les index …, verbe CREATE, ALTER, DROP, RENAME, TRUNCATE

 LCD : Langage de Contrôle des Données, utilisé pour la gestion des autorisations et des privilèges, verbe GRANT, REVOKE

Notion de schema

Le terme SCHÉMA désigne l’ensemble des objets qui appartiennent à un utilisateur, ces objets sont préfixés par le nom de l’utilisateur qui les a créés.

En général on indique sous le terme de schéma, l’ensemble des tables et des index d’une même application.

Principaux types d’objets de schéma :

 Tables et index

 Vues, séquences et synonymes

 Programmes PL/SQL (procédures, fonctions, packages, triggers)

Rêgles de nommage

Un nom de structure Oracle doit respecter les règles suivantes :

 30 caractères maximums

 Doit commencer par une lettre

 Peut contenir des lettres, des chiffres et certains caractères spéciaux (_$#)

 N’est pas sensible à la casse

 Ne doit pas être un mot réservé Oracle

    Le langage PL/SQL

Le langage PL/SQL est une extension procédurale du langage SQL. Il permet de grouper des commandes et de les soumettre au noyau comme un bloc unique de traitement. 

Contrairement au langage SQL, qui est non procédural (on ne se soucie pas de comment les données sont traitées), le PL/SQL est un langage procédural qui s’appuie sur toutes les structures de programmations traditionnelles (variables, itérations, tests, séquences).

Le PL/SQL s’intègre dans les outils SQL*FORMS, SQL*PLUS, PRO*C, il sert à programmer des procédures, des fonctions, des triggers, et donc plus généralement, des packages

Structure d’un programme P/SQL

Un programme PL/SQL se décompose en trois parties :

 

 La zone DECLARE sert à la déclaration des variables, des constantes, ou des curseurs,

 La zone BEGIN constitue le corps du programme,

 La zone EXCEPTION permet de préciser les actions à entreprendre lorsque des erreurs sont rencontrées (pas de référence article trouvée pour une insertion, ),

 Le END répond au BEGIN précédent, il marque la fin du script.

Les différentes types de données

Les différents types utilisés pour les variables PL/SQL sont :

TYPE

VALEURS

BINARY-INTEGER

entiers allant de –2**31 à 2**31)

POSITIVE /

NATURAL

entiers positifs allant jusqu’à 2**31 -1

NUMBER

Numérique (entre –2**418 à 2**418)

INTEGER

Entier stocké en binaire (entre –2**126 à 2**126)

CHAR (n)

Chaîne fixe de 1 à 32767 caractères (différent pour une colonne de table)

VARCHAR2 (n)

Chaîne variable (1 à 32767 caractères)

LONG

idem VARCHAR2 (maximum 2 gigaoctets)

DATE

Date (ex. 01/01/1996 ou 01-01-1996 ou 01-JAN-

96 )

RAW 

Permet de stocker des types de données binaire relativement faibles( <= 32767 octets) idem

VARCHAR2.

Les données RAW ne subissent jamais de conversion de caractères lors de leur transfert entre le programme et la base de données.

LONG RAW

Idem LONG mais avec du binaire

CLOB

Grand objet caractère. Objets de type long stockés en binaire (maximum 4 giga octets)

Déclare une variable gérant un pointeur sur un grand bloc de caractères, mono-octet et de longueur fixe, staocké en base de données. 

BLOB

Grand objet binare. Objets de type long (maximum 4 giga octets) 

Déclare une variable gérant un pointeur sur un grand objet binaire stocké dans la base de données (Son ou image).

NCLOB

Support en langage nationale (NLS) des grands objets caractères. Déclare une variable gérant un pointeur sur un grand bloc de caractères utilisant un jeu de caractères mono-octets, multi-octets de longueur fixe ou encore multi-octets de longueur variable et stocké en base de données.

ROWID

Composé de 6 octets binaires permettre d’identifier une ligne par son adresse physique dans la base de données.

UROWID

Le U de UROWID signifie Universel, une variable de ce type peut contenir n’importe quel type de ROWID de n’importe quel type de table.

BOOLEAN

Bouléen, prend les valeurs TRUE, FALSE, NULL 

             Conversion implicite

Le PL/SQL opère des conversions de type implicites en fonctions des opérandes en présence. Il est nécessaire de bien connaître ces règles comme pour tous les langages. Cependant, le typage implicite des variables (cf. chapitre sur les variables) permet de simplifier la déclaration des variables.

             Conversion explicite

Le programmeur peut être maître d’oeuvre du typage des données en utilisant des fonctions standards comme to_char, to_date, etc. ..Des exemples seront donnés plus loin dans le support.

     Les variables et les constantes

La déclaration d’une variable ou d’une constante se fait dans la partie DECLARE d’un programme PL/SQL.

On peut déclarer le type d’une variable d’une façon implicite ou explicite.

 DECLARE   nouveau_vol article.prixunit%TYPE ;  -- type implicite      ancien_vol NUMBER ;  -- type explicite    autre_vol          NUMBER DEFAULT 0 ;  -- initialisation à 0

L’utilisation de l’attribut %ROWTYPE permet à la variable d’hériter des caractéristiques d’une ligne de table

DECLARE

            V_vol vol%ROWTYPE ;

Si une variable est déclarée avec l’option CONSTANT, elle doit être initialisée.

Si une variable est déclarée avec l’option NOT NULL, elle doit être initialisée et la valeur NULL ne pourra pas lui être affectée durant l’exécution du programme.

Les structures

Définition d’une structure art_qtecom (article et quantité commandée)

/*  création du type enregistrement typ_vol*/ type typ_vol is record

             ( v_novol    vol.no_vol%type ,

v_dest     vol.destination%type

             ) ;

Déclaration d’une variable de type v_vol :

/* affectation du type typ_vol à v_vol*/ v_vol   typ_vol;

Accès aux membres de la structure :

 

    Les instructions de bases

Condition

Exemple : une société d’informatique augmente le salaire de ses employés d’un montant variant de 100 à 500 euros, en fonction de la demande de leur supperieur hiérarchique :

IF salaire < =1000 THEN

    nouveau_salaire := ancien_salaire + 100;       ELSEIF salaire > 1000 AND emp_id_emp = 1 THEN      nouveau_salaire := ancien_salaire + 500;

    ELSE nouveau_salaire := ancien_salaire + 300; END IF;

Itération

On dispose de l’instruction LOOP que l’on peut faire cohabiter avec les traditionnelles WHILE et FOR.

La commande EXIT permet d’interrompre la boucle.

OPEN curs1;

             LOOP

                  FETCH curs1 into ancien_salaire;

           EXIT WHEN curs1%NOTFOUND;              IF salaire < =1000 THEN

                nouveau_salaire := ancien_salaire + 100;                ELSEIF salaire > 1000 AND emp_id_emp = 1 THEN                  nouveau_salaire := ancien_salaire + 500;             ELSE nouveau_salaire := ancien_salaire + 300;

                  end if;

           update employe set salaire = nouveau_salaire              where current of curs1;

             END LOOP;

Syntaxes générales

FOR compteur IN borne_inférieure..borne_supérieure LOOP

             séquences

END LOOP;

WHILE condition LOOP

             séquences

END LOOP;

L’expression CASE

L’expression CASE, introduite en version 8.1.6, permet d’implémenter en SQL une logique de type IF…THEN…ELSE.

CASE expression

       WHEN expression_comparaison THEN expression_résultat

       [ … ]

       [ ELSE expression_résultat_par_défaut ] END

-   Toutes les expressions doivent être de même type.

-   Oracle recherche la première clause , telle que expression est égale à expression_comparaison et retourne : l’expression_résultat associée

-   Si aucune clause WHEN…THEN ne vérifie cette condition et qu’une clause ELSE existe, Oracle retourne l’expression_résultat_par_défaut associée

-   NULL sinon

-- instruction CASE : première syntaxe

BEGIN

                         FOR l IN (SELECT nom,sexe FROM employe WHERE emploi = ‘Aviateur’)

  LOOP

                        CASE l.sexe

                           WHEN 'M' THEN

                               DBMS_OUTPUT.PUT_LINE('Monsieur ' || l.nom);

                           WHEN 'F' THEN

                               DBMS_OUTPUT.PUT_LINE('Madame ' || l.nom);

                          ELSE

                               DBMS_OUTPUT.PUT_LINE(l.nom);

                        END CASE;

  END LOOP;

END;

/

Deuxième syntaxe

CASE

       WHEN condition THEN expression_résultat

       [ … ]

    [ ELSE expression_résultat_par_défaut ] END CASE

 Même principes, que la première syntaxe, mais avec recherche de la première clause WHEN…THEN telle que condition est vraie.

La deuxième syntaxe offre plus de liberté dans les conditions ; la première syntaxe est limitée à des conditions d’égalité. 

Par contre, pour des conditions d’égalité, la première syntaxe est plus performante, l’expression étant évaluée une seule fois.

Bien noter que l’instruction CASE génère une exception si aucune condition n’est vérifiée et qu’il n’y a pas de ELSE. S’il est normal qu’aucune condition ne soit vérifiée, et qu’il n’y a rien à faire dans ce cas là, il est possible de mettre une clause ELSE NULL; (l’instruction NULL ne faisant justement rien).

Par contre, dans les mêmes circonstances, l’expression CASE ne génère pas d’exception mais retourne une valeur NULL.

Performance

CASE expression

WHEN expression1 THEN résultat1

WHEN expression2 THEN résultat2

est plus performant que

CASE

WHEN expression = expression1 THEN résultat1

WHEN expression = expression2 THEN résultat2 …

L’expression CASE ne supporte pas plus de 255 arguments, chaque clause WHEN…THEN comptant pour 2.

-- Première syntaxe

SELECT

             nom,

             CASE sexe

                  WHEN 'M' THEN 'Monsieur'

                   WHEN 'F' THEN CASE mariée

                                     WHEN 'O' THEN 'Madame'

                                     WHEN 'N' THEN 'Mademoiselle'

             END

             ELSE 'Inconnu'

             END CASE

FROM

             employe

/

--Deuxième syntaxe

SELECT

             nom,

             CASE sexe

                   WHEN sexe = 'M' THEN            'Monsieur'

                   WHEN sexe = 'F' AND mariée = 'O' THEN 'Madame'

                  WHEN sexe = 'F' AND mariée = 'N' THEN 'Mademoiselle'

             ELSE      'Inconnu'

             END CASE

FROM

             employe

/

Il est possible d’avoir des instructions CASE imbriquées.

Expression GOTO

L’instruction GOTO effectue un branchement sans condition sur une autre commande de  la même section d’exécution d’un bloc PL/SQL.

Le format d’une instruction GOTO est le suivant :

GOTO Nom_Etiquette ;

<<Nom_Etiquette>>   instructions

- Nom_Etiquette est le nom d’une étiquette identifiant l’instruction cible

BEGIN

   GOTO deuxieme_affichage

   Dbms_output.putline(‘Cette ligne ne sera jamais affichée’) ;

<<deuxieme_affichage>>

   dbms_output.putline(‘Cette ligne sera toujours affichée’) ;

END ;

/

Limites de l’instruction GOTO

L’instruction GOTO comporte plusieurs limites :

 L’étiquette doit être suivie d’au moins un ordre exécutable

 L’étiquette cible doit être dans la même portée que l’instruction GOTO, chacune des structures suivantes maintien sa propre portée : fonctions, procédures blocs anonymes, instruction IF, boucles LOOP, gestionnaire d’exceptions, instruction CASE.

 L’étiquette cible doit être dans la même partie de bloc que le GOTO

Expression NULL

Lorsque vous voulez demander au PL/SQL de ne rien faire, l’instruction NULL devient très pratique.

Le format d’une instruction NULL est le suivant :

NULL;

Le point virgule indique qu’il s’agit d’une commande et non pas de la valeur NULL.

--

IF  :etat.selection = ‘detail’

Then 

  Exec_etat_detaille;

Else

  NULL ;  -- ne rien faire

END IF ;

Gestion de l’affichage

Il est évidemment possible d’utiliser des fonctions prédéfinies d’entrée/sortie. Ces fonctions servent essentiellement durant la phase de test des procédures PL/SQL (l’affichage étant généralement géré du côté client).

Il faut d’abord activer le package DBMS_OUTPUT par la commande set serveroutput on.

Ensuite on peut utiliser la fonction put_line de ce package.

 

set serveroutput on

DECLARE

message      varchar2(100); BEGIN message := 'Essai d''affichage';

DBMS_OUTPUT.put_line ('Test : ' || message);

END;

/

Exécution

 

SQL> @affiche

Test : Essai d'affichage

PL/SQL procedure successfully completed.

Noter l’emploi de '' pour pouvoir afficher le caractère ', et du double pipe || pour pouvoir concaténer plusieurs chaînes de caractères. La concaténation est souvent nécessaire car la fonction put_line n’accepte qu’une seule chaîne de caractères en argument.

Lorsque les données affichées « défilent » trop vite on pourra utiliser deux méthodes :

Utiliser la commande set pause on (une commande set pause off devra lui correspondre pour revenir à la normale). Il faut alors frapper la touche RETURN pour faire défiler les pages d’affichage.

Utiliser la commande spool nom_fichier. Elle permet de diriger l’affichage, en plus de la sortie standard qui est l’écran, vers un fichier nommé . La commande spool off est nécessaire pour arrêter la re-direction (attention aux fichiers de spool qui grossissent inconsidérément).

    Tables et tableaux

Un tableau en PL/SQL est en fait une table qui ne comporte qu’une seule colonne. Cette colonne ne peut correspondre qu’à un type scalaire et non à un type composé (table ou record).

La structure de données nécessaire pour gérer une table ORACLE nécessitera donc autant de types tables que la table possède de colonnes. On pourra éventuellement regrouper ces tables à l’intérieur d’un RECORD.

 Une table PL/SQL est indexée par une clé de type BINARY_INTEGER.

Définition de deux types table contenant respectivement des références articles et des désignations.

TYPE tab_destination is TABLE of vol.destination%TYPE index by binary_integer;

Déclaration d’une variable de type tab_destination : ma_destination tab_destination;

Déclaration d’une variable permettant de balayer la table :

      j      integer := 1;

Accès au premier poste de la  table : ma_destination(j) := ‘Tahiti’;

Utilisation de tables à l’intérieur d’un RECORD :

Exemple de RECORD défini à l’aide de tables :

   

 

Les curseurs

Un curseur est une variable qui pointe vers le résultat d’une requête SQL. La déclaration du curseur est liée au texte de la requête. 

Lorsqu’une requête n’extrait qu’une seule ligne l’utilisation d’un curseur n’est pas nécessaire. Par contre, si plusieurs lignes sont retournées, il faut pouvoir les traiter une à une à la manière d’un fichier. 

Un curseur permet de lire séquentiellement le résultat d’une requête. On peut ainsi traiter les lignes résultantes une par une en déchargeant les données lues dans des variables hôtes.

Ce mécanisme est nécessaire car on ne peut écrire une instruction qui remplirait d’un coup toute notre structure ma_struct de l’exemple précédent. L’instruction suivante entraîne une erreur de type :

select no_vol into mes_vols from vol

;

PLS-00385: type mismatch found at 'mes_vols' in SELECT INTO statement  

Opérations sur les curseurs

Les seules opérations possibles sur un curseur sont :

 DECLARE

 Définition du curseur (donc de la requête associée).

DECLARE

   CURSOR mes_vols IS

   SELECT no_vol, destination

   FROM vol

   WHERE destination = ‘Tahiti’;

 OPEN

 Exécution de la requête, allocation mémoire pour y stocker le résultat, positionnement du curseur sur le premier enregistrement.

OPEN mes_vols;

 FETCH 

 Lecture de la zone pointée par le curseur, affectation des variables hôtes, passage à l’enregistrement suivant.

FETCH mes_vols into v_vol, v_destination;

 CLOSE

 Fermeture du curseur, libération de la zone mémoire allouée pour le résultat de la requête.

             CLOSE mes_vols;

Voici un schéma de synthèse sur le principe des curseurs :

 

Attributs sur les curseurs

Chaque curseur possède quatre attributs :

             %FOUND             Génère un booléen VRAI lorsque le FETCH réussi (données lues)

 %NOTFOUND Inverse de %FOUND (généralement plus utilisé que %FOUND)

             %ISOPEN            Génère un booléen VRAI lorsque le curseur spécifié en argument est ouvert.

             %ROWCOUNT        Renvoie le nombre de lignes contenues.

             Chaque attribut s’utilise en étant préfixé par le nom du curseur  :        

                           nom_curseur%ATTRIBUT

Exemple de curseur

Nous allons maintenant résumer, par un exemple, l’utilisation des curseurs.

Nous allons remplir une table « Voyage » destinée aux clients prévus pour un vol à destination des îles Marquises.

SQL> desc voyage

 Name                            Null? Type

 ------------------------------- -------- ----

 NOM CHAR(20)

 ADRESSE CHAR(80)

DECLARE

   CURSOR curs_employes

   IS

   SELECT Nom_emp, adresse

   FROM employe

   WHERE adresse = v_adresse;

   v_nom_employe        client.Nom_cli%TYPE; v_adresse_employe client.adresse%TYPE;

         V_adresse            varchar2(30) ;

 BEGIN

   v_adresse := ‘Marquises’

   OPEN curs_employes ;

   LOOP

     FETCH curs_employes into v_nom_employe, v_adresse_employe;

        EXIT WHEN curs_employes%NOTFOUND;

        INSERT INTO voyage values (v_nom_employe,v_adresse_employe);

     END LOOP;

     CLOSE curs_employes;

END;

/

Nous vous avons présenté l’utilisation d’un curseur paramétré dont la valeur de la variable v_adresse est égale à « Marquises » à l’ouverture de celui-ci.

Il est possible d’utiliser plusieurs variables dans la clause WHERE du curseur.

Exemple de curseur avec BULK COLLECT

Nous allons maintenant résumer, par un exemple, l’utilisation des tables remplies par un curseur.

Nous allons remplir un record de trois table avec un curseur en une seule opération grâce à l’instruction BULK COLLECT.

SET SERVEROUTPUT ON

PROMPT SAISIR UN NUMERO D'EMPLOYE

ACCEPT NO_EMP

DECLARE

TYPE TAB_NOM IS TABLE OF %TYPE

INDEX BY BINARY_INTEGER;

TYPE TAB_SALAIRE IS TABLE OF EMPLOYE.SALAIRE%TYPE

INDEX BY BINARY_INTEGER;

TYPE TAB_EMPLOI IS TABLE OF EMPLOYE.EMPLOI%TYPE

INDEX BY BINARY_INTEGER;

TYPE TYP_EMP IS RECORD 

             (E_NOM            TAB_NOM,

              E_SALAIRE TAB_SALAIRE,

              E_EMPLOI TAB_EMPLOI

             );

       E_EMP       TYP_EMP;

      NUM_EMP     INTEGER :=1;

      NB_EMP      INTEGER;

BEGIN

      SELECT      NOM, SALAIRE, EMPLOI

BULK COLLECT INTO E_EMP.E_NOM, E_EMP.E_SALAIRE, E_EMP.E_EMPLOI

FROM EMPLOYE

WHERE ID_EMP > &NO_EMP;

NB_EMP := E_EMP.E_NOM.COUNT;

LOOP

             EXIT WHEN NUM_EMP > NB_EMP;

             /* AFFICHAGE ET MISE EN FORME DU RESULTAT */

             DBMS_OUTPUT.PUT_LINE (' NOM : ' || E_EMP.E_NOM(NUM_EMP) || ' *-* ' || 

                   ' SALAIRE : ' || E_EMP.E_SALAIRE(NUM_EMP) || ' *-* ' || 

                   ' EMPLOI : ' || E_EMP.E_EMPLOI(NUM_EMP));

             NUM_EMP := NUM_EMP + 1;

END LOOP;

END;

/

Variables curseur

Contrairement à un curseur, une variable curseur est dynamique car elle n’est pas rattachée à une requête spécifique.

Pour déclarer une variable curseur faire :

Etape 1 : définir un type REF CURSOR

DECLARE type ref_type_nom  is ref  cursor  return  type_return ;

(type_return représente soit une ligne de table basée soit un record.

Etape 2 : declarer une variable de type REF CURSOR

DECLARE type emptype  is ref cursor return  e_emp%rowtype ;

Emp_cs  emptype

Etape 3 : gérer une variable curseur

On utilise les commandes open-for, fetch, close pour contrôler les variables curseur.

BEGIN

OPEN {nom_var_curseur| :host_nom_var_curseur}

FOR  ordre_select ;

FETCH nom_var_curseur

INTO var_hôte ;

CLOSE nom_curseur ;

Exemple

Utilisation d’un curseur référencé pour retourner des enregistrements choisis par l’utilisateur.

 

Les exceptions

Le langage PL/SQL offre au développeur un mécanisme de gestion des exceptions. Il permet de préciser la logique du traitement des erreurs survenues dans un bloc PL/SQL. Il s’agit donc d’un point clé dans l’efficacité du langage qui permettra de protéger l’intégrité du système.

Il existe deux types d’exception :

 interne,  externe.

Les exceptions internes sont générées par le moteur du système (division par zéro, connexion non établie, table inexistante, privilèges insuffisants, mémoire saturée, espace disque insuffisant, ).

Les exceptions externes sont générées par l’utilisateur (stock à zéro, ).

Le gestionnaire des exceptions du PL/SQL ne sait gérer que des erreurs nommées (noms d’exceptions). Par conséquent, toutes les exceptions doivent être nommées et manipulées par leur nom.

Les erreurs ORACLE générées par le noyau sont numérotées (ORA-xxxxx). Il a donc fallu établir une table de correspondance entre les erreurs ORACLE et des noms d’exceptions. Cette correspondance existe déjà pour les erreurs les plus fréquentes (cf. tableau plus bas). Pour les autres, il faudra créer une correspondance explicite.

Enfin, à chaque erreur ORACLE correspond un code SQL (SQLCODE) que l’on peut tester dans le langage hôte (PL/SQL, Pro*C, etc. ). 

Ce code est nul lorsque l’instruction se passe bien et négatif sinon. 

Voici quelques exemples d’exceptions prédéfinis et des codes correspondants :

Nom d’exception

Erreur ORACLE

SQLCODE

CURSOR_ALREADY_OPEN

ORA-06511

-6511

DUP_VAL_ON_INDEX

ORA-00001

-1

INVALID_CURSOR

ORA-01001

-1001

INVALID_NUMBER

ORA-01722

-1722

LOGIN_DENIED

ORA-01017

-1017

NO_DATA_FOUND

ORA-01403

+100

PROGRAM_ERROR

ORA-06501

-6501

ROWTYPE_MISMATCH

ORA-06504

-6504

TIMEOUT_ON_RESOURCE

ORA-00051

-51

TOO_MANY_ROWS

ORA-01422

-1422

ZERO_DIVIDE

ORA-01476

-1476

Signification des erreurs Oracles présentées ci-dessus :

 CURSOR_ALREADY_OPEN : tentative d’ouverture d’un curseur déjà ouvert..

 DUP_VAL_ON_INDEX : violation de l’unicité lors d’une mise à jour détectée au niveau de l’index unique.

 INVALID_CURSOR : opération incorrecte sur un curseur, comme par exemple la fermeture d’un curseur qui n’a pas été ouvert.

 INVALID_NUMBER : échec de la conversion d’une chaîne de caractères en numérique.

 LOGIN_DENIED : connexion à la base échouée car le nom utilisateur ou le mot de passe est invalide.

 NO_DATA_FOUND : déclenché si la commande SELECT INTO ne retourne aucune ligne ou si on fait référence à un enregistrement non initialise d’un tableau PL/SQL.

 PROGRAM_ERROR : problème général dû au PL/SQL.

 ROWTYPE_MISMATCH : survient lorsque une variable curseur d’un programme hôte retourne une valeur dans une variable curseur d’un bloc PL/SQL qui n’a pas le même type.

 TIMEOUT_ON_RESOURCE : dépassement du temps dans l’attente de libération des ressources (lié aux paramètres de la base).

 TOO_MANY_ROWS : la commande SELECT INTO retourne plus d’une ligne.

 ZERO_DIVIDE : tentative de division par zéro.

Implémenter des exceptions utilisateurs

Principe général :

Déclarer chaque exception dans la partie DECLARE,

Préciser le déclenchement de l’exception (dans un bloc BEGIN END),

Définir le traitement à effectuer lorsque l’exception survient dans la partie EXCEPTION.

DECLARE

nom_erreur EXCEPTION;

BEGIN

IF (anomalie) THEN

             RAISE nom_erreur;

END IF;

EXCEPTION

    WHEN nom_erreur THEN       traitement;

END;

Exemple

Nous allons sélectionner un employé et déclencher une exception si cet employé n’a pas d’adresse. Le traitement de l’exception consiste à remplir la table des employés sans adresse (table créée par ailleurs).

SQL> desc employe_sans_adresse

 Name Null?    Type

 ------------------------------- -------- ----

 ID_EMP NUMBER

 NOM_EMP CHAR(20)

SQL> select * from employe;

      ID_EMP NOM       ADRESSE                  CODEPOST VILLE       TEL

--------   ------- ---------------------- -------  ---------  -------  1          MOREAU    28 rue Voltaire      75016  Paris      47654534  

2    DUPOND 12 rue Gambetta          92700  Colombes   42421256  

3    DURAND 3 rue de Paris   92600  Asnières   47935489    4      BERNARD   10 avenue d'Argenteuil 92600  Asnières   47931122  

 5      BRUN        

Contenu du script :

 

DECLARE

       ex_emp_sans_adresse        EXCEPTION;         v_emp_id_emp        employe.id_emp%TYPE;        v_emp_nom           %TYPE;         v_emp_adresse              employe.adresse%TYPE;

BEGIN

        SELECT   Id_emp, Nom, adresse 

       INTO      v_emp_Id_emp, v_emp_nom, v_emp_adresse 

       FROM employe

       WHERE destination = ‘Marquises’;

       IF v_emp_adresse IS NULL THEN

             RAISE ex_emp_sans_adresse;

       END IF;

EXCEPTION

       WHEN ex_emp_sans_adresse THEN

       insert into employe_sans_adresse values (v_emp_id_emp, v_emp_nom);

END;

/

Compilation et Vérification :

SQL> @excep

PL/SQL procedure successfully completed.

SQL> select * from employe_sans_adresse; 

 ID_EMP NOM_EMP

--------- --------------------

        5 BRUN

Implémenter des erreurs Oracle

Il peut s’agir d’exception dont le nom est prédéfini ou non.

 Exception ORACLE dont le nom est prédéfini

Il suffit de préciser le traitement dans le module EXCEPTION. Aucune déclaration n’est nécessaire.

Exemple de gestion de l’exception prédéfinie NO_DATA_FOUND :

 

 Exception ORACLE dont le nom n’est pas prédéfini

Il va falloir créer une correspondance entre le code erreur ORACLE et le nom de l’exception. 

Ce nom est choisi librement par le programmeur. 

Un nommage évocateur est largement préconisé et il faut éviter les noms comme erreur 1023,

Pour affecter un nom à un code erreur, on doit utiliser une directive compilée (pragma) nommée EXCEPTION_INIT.

Le nom de l’exception doit être déclaré comme pour les exceptions utilisateurs.

Prenons l’exemple du code erreur -1400 qui correspond à l’absence d’un champ obligatoire.

 

Contrairement aux exceptions utilisateurs on ne trouve pas de clause RAISE. Le code SQL -1400 est généré automatiquement, et il en est donc de même de l’exception champ_obligatoire qui lui est associée.

Le module EXCEPTION permet également de traiter un code erreur qui n’est traité par aucune des exceptions. Le nom générique de cette erreur (exception) est OTHERS. 

Dans la clause WHEN OTHERS THEN on pourra encapsuler le code erreur SQLCODE.

 

Fonctions pour la gestion des erreurs

             SQLCODE            Renvoie le code de l’erreur courante (0 si OK <0 sinon)

             SQLERRM             (code_erreur)   Renvoie le libellé correspondant au code erreur passé en argument.

En pratique, SQLERRM est toujours utilisé avec SQLCODE comme argument.

 

set serveroutput on DECLARE

       ex_emp_sans_adresse        EXCEPTION;         v_emp_Id_emp        employe.Id_emp%TYPE;        v_emp_nom           %TYPE;         v_emp_adresse              employe.adresse%TYPE;         message_erreur      VARCHAR2(30);

BEGIN

       SELECT Id_emp, Nom, adresse 

       into                v_emp_Id_emp,                v_emp_Nom,                 v_emp_adresse         

       FROM emp

       WHERE Id_emp = 6;

       IF v_emp_adresse IS NULL THEN

             RAISE ex_emp_sans_adresse;

       END IF;

       EXCEPTION

       WHEN ex_emp_sans_adresse THEN         insert into emp_sans_adresse 

        values ( v_emp_Id_emp, v_emp_nom);

       WHEN OTHERS THEN

       message_erreur := SUBSTR (SQLERRM(SQLCODE),1,30);         dbms_output.put_line(message_erreur);

END;

/

Résultats :

SQL> @excep3

ORA-01403: no data found

PL/SQL procedure successfully completed.

Exemples de programmes PL/SQL

Script insérant des lignes dans la table EMPLOYE afin de simuler de l’activité sur la base de données.

-- redirection de la sortie dans un fichier journal

SPOOL

create sequence seq_emp increment by 1 start with 30 order ;  prompt Tapez une touche pour continuer !

pause 

set serveroutput on

-- simulation de l'activité DECLARE

erreur_Oracle     varchar2(30) ; v_nombre      INTEGER := 0;

BEGIN

FOR i IN 1..10000 LOOP   insert into opdef.employe

  values (seq_emp.nextval, 'TOURNESOL', 1500, 'Professeur',1);   select Max(id_emp) INTO v_nombre from opdef.employe;   update opdef.employe set nom='Martin' where id_emp=v_nombre;

  COMMIT; END LOOP;

dbms_output.put_line ( '-- insertions effectuées --') ; SELECT COUNT(id_emp) INTO v_nombre FROM opdef.employe;

IF v_nombre > 20000 THEN

  DELETE FROM opdef.employe WHERE id_emp > 20 ;

  COMMIT;

END IF;

EXCEPTION When NO_DATA_FOUND

     dbms_output.put_line (‘Problème !’) ;

WHEN DUP_VAL_ON_INDEX THEN

     NULL; WHEN OTHERS THEN

  erreur_Oracle := substr (sqlerrm(sqlcode),1,30) ;   dbms_output.put_line (erreur_Oracle) ;

  ROLLBACK;

END;

/

Afficher l’identifiant et la destination d'un numéro de vol saisi.

-- appel du package Oracle qui gère l affichage  set serveroutput on

prompt  saisir un numéro de vol accept  no_vol

 DECLARE

       erreur_Oracle    varchar2(30) ;

/*  création du type enregistrement typ_vol*/ type typ_vol is record

             ( v_novol    vol.no_vol%type ,

v_dest     vol.destination%type

             ) ;

/* affectation du type typ_vol à v_vol*/ v_vol      typ_vol;

 BEGIN

select no_vol, destination into v_vol.v_novol, v_vol.v_dest from   vol

where  no_vol = &no_vol ;

/*  affichage et mise en forme du résultat */

dbms_output.put_line (' vol : ' || v_vol.v_novol   || '  *-*  ' ||

' destination : ' || v_vol.v_dest

) ;

EXCEPTION WHEN no_data_found

  then dbms_output.put_line ( '-- ce vol n''existe pas --') ; WHEN others

  then erreur_Oracle := substr (sqlerrm(sqlcode),1,30) ;        dbms_output.put_line (erreur_Oracle) ;

END ;

/

Compilation native du code PL/SQL

Avec Oracle9i, les unités de programmes écrites en PL/SQL peuvent être compilées en code natif stocké dans des librairies partagées :

 Les procédures sont traduites en C, compilées avec un compilateur C standard et linkées avec Oracle Surtout intéressant pour du code PL/SQL qui fait du calcul intensif :

 Pas pour du code qui exécute beaucoup de requêtes SQL

Mise en oeuvre

Modifier le fichier make file fourni en standard pour spécifier les chemins et autres variables du système.

S’assurer qu’un certain nombre de paramètres sont correctement positionnés (au niveau de l’instance ou de la session) :

 PLSQL_COMPILER_FLAGS : indicateurs de compilation ; mettre la valeur NATIVE (INTERPRETED par défaut)

 PLSQL_NATIVE_LIBRARY_DIR : répertoire de stockage des librairies générées lors de la compilation native

 PLSQL_NATIVE_MAKE_UTILITY : chemin d’accès complet vers l’utilitaire de make

 PLSQL_NATIVE_MAKE_FILE_NAME : chemin d’accès complet vers le fichier make file

Compiler le ou les programme(s) désirés.

Vérifier le résultat dans la vue DBA_STORED_SETTING (ou consœurs USER_ et ALL_)du dictionnaire.

Le make file par défaut est : 

 $.

Transactions autonomes

Avant la version 8i du PL/SQL chaque session Oracle pouvait avoir au plus une transaction active à un instant donnée.

En d’autres termes toutes les modifications effectuées dans la session étaient soit totalement sauvegardées, soit totalement annulées.

A partir de la version 8i d’Oracle, il est possible d’exécuter et de sauvegarder ou d’annuler certains ordres DML (INSERT, UPDATE, DELETE) sans affecter la totalité de la transaction.

Lorsque vous définissez un bloc PL/SQL (bloc anonyme, fonction, procédure, procédure packagée, fonction packagée, trigger) comme une transaction autonome, vous isolez la DML de ce bloc du contexte de la transaction appelante. 

Ce bloc devient une transaction indépendante démarrée par une autre transaction appelée transaction principale.

A l’intérieur du bloc de la transaction autonome, la transaction principale est suspendue. Vous pouvez effectuer vos opérations SQL, les sauvegarder ou les annuler, puis revenir à la transaction principale.

 

La transaction principale est suspendue pendant le déroulement de la transaction autonome.

La déclaration d’une transaction autonome ce fait en utilisant le mot clé :

PRAMA AUTONOMOUS_TRANSACTION;

Cette directive demande au compilateur PL/SQL de définir un bloc PL/SQL comme autonome ou indépendant. Tous types de blocs cités ci-dessous peuvent être des transaction autonomes :

 Blocs PL/SQL de haut niveau (mais non imbriqués.

 Fonctions et procédures, définies dans un package ou autonomes

 Méthodes (fonctions et procédures) de type objet

 Triggers de base de données

Lors de l’exécution d’une transaction autonome il vous faut inclure dans le bloc PL/SQL une instruction ROLLBACK ou COMMIT afin de gérer la fin de transaction.

Vous définirez une transaction autonome dés que vous voudrez isoler les modifications faites du contexte de la transaction appelante.

Voici quelques idées d’utilisation :

 Mécanisme de journalisation

D’une part vous voulez stocker une erreur dans une table de journalisation, d’autre part suite à cette erreur vous voulez annuler la transaction principale. Et vous ne voulez pas annuler les autres entrées de journal.

 Commit et Rollback dans vos triggers de base de données

Si vous définissez un trigger comme une transaction autonome, alors vous pouvez exécuter un commit et un rollback dans ce code. 

 Compteur de tentatives de connexion.

Supposons que vous vouliez laisser un utilisateur essayer d’accéder à une ressource N fois avant de lui refuser l’accés ; vous voulez également tracer les tentatives effectuées entre les différentes connexions à la base. Cette persistance nécessite un COMMIT, mais qui resterait indépendant de la transaction.

 Fréquence d’utilisation d’un programme 

Vous voulez tracer le nombre d’appels à un même programme durant une session d’application. Cette information ne dépend pas de la transaction exécutée par l’application et ne l’affecte pas.

 Composants d’applications réutilisables

Cette utilisation démontre tout l’intérêt des transactions autonomes. A mesure que nous avançons de le monde d’internet , il devient plus important de pouvoir disposer d’unités de travail autonomes qui exécutent leur tâches sans effet de bord sur l’environnement appelant.

Règles et limites des transactions autonomes

Un ensemble de rêgles sont à suivre lors de l’utilisation des transactions autonomes :

 Seul un bloc anonyme de haut niveau peut être transformé en transaction autonome.

 Si une transaction autonome essaie d’accéder à une ressource gérée par la transaction principale, un DEADLOCK peut survenir (la transaction principale ayant étée suspendue).

 Vous ne pouvez pas marquer tous les modules d’un package comme autonomes avec une seule déclaration PRAGMA.

 Pour sortir sans erreur d’une transaction autonome, vous devez exécuter un commit ou un rollback explicite. En cas d’oubli vous déclencherez l’exception : 

 ORA-06519 : transaction autonome active détectée et annulée.

 Dans une transaction autonome vous ne pouvez pas effectuer un ROLLBACK vers un point de sauvegarde (SAVEPOINT) défini dans la transaction principale. Si vous essayez de le faire vous déclecherez l’exception suivante :

 ORA-01086 : le point de sauvegarde ‘votre point de sauvegarde’ n’a jamais été établi

 Le paramètre TRANSACTION du fichier d’initialisation, précise le nombre maximum de transactions concurrentes autorisées dans une session . En cas de dépassement de cette limite vous recevrez l’exception suivante :

 ORA-01574 : nombre maximum de transactions concurrentes dépassé.

Procédures, Fonctions et Packages

 Une procédure est une unité de traitement qui contient des commandes SQL relatives au langage de manipulation des données, des instructions PL/SQL, des variables, des constantes, et un gestionnaire d’erreurs. 

 Une fonction est une procédure qui retourne une valeur.

 Un package est un agrégat de procédures et de fonctions.

Les packages, procédures, ou fonctions peuvent être appelés depuis toutes les applications qui possèdent une interface avec ORACLE (SQL*PLUS, Pro*C, SQL*Forms, ou un outil client particulier comme NSDK par exemple).

Les procédures (fonctions) permettent de :

 Réduire le trafic sur le réseau (les procédures sont locales sur le serveur)

 Mettre en oeuvre une architecture client/serveur de procédures et rendre indépendant le code client de celui des procédures (à l’API près)

 Masquer la complexité du code SQL (simple appel de procédure avec passage d’arguments)  Mieux garantir l’intégrité des données (encapsulation des données par les procédures)

 Sécuriser l’accès aux données (accès à certaines tables seulement à travers les procédures)

 Optimiser le code (les procédures sont compilées avant l’exécution du programme et elles sont exécutées immédiatement si elles se trouvent dans la SGA (zone mémoire gérée par ORACLE). De plus une procédure peut être exécutée par plusieurs utilisateurs.

Les packages permettent de regrouper des procédures ou des fonctions (ou les deux). On évite ainsi d’avoir autant de sources que de procédures. Le travail en équipes et l’architecture applicative peuvent donc plus facilement s’organiser du côté serveur, où les packages regrouperont des procédures à forte cohésion intra (Sélection de tous les articles, Sélection d’un article, Mise à jour d’un article, Suppression d’un article, Ajout d’un article). Les packages sont ensuite utilisés comme de simples librairies par les programmes clients. Mais attention, il s’agit de librairies distantes qui seront processées sur le serveur et non en locale (client/serveur de procédures).

Dans ce contexte, les équipes de développement doivent prendre garde à ne pas travailler chacune dans « leur coin ». Les développeurs ne doivent pas perdre de vue la logique globale de l’application et les scénarios d’activité des opérateurs de saisie. A l’extrême, on peut finir par coder une procédure extrêmement sophistiquée qui n’est sollicitée qu’une fois par an pendant une seconde. Ou encore, une gestion complexe de verrous pour des accès concurrent qui n’ont quasiment jamais lieu. 

Procédures

Les procédures ont un ensemble de paramètres modifiables en entrée et en sortie.

          Créer une procédure

Syntaxe générale :

 

create or replace procedure nom_procedure (liste d’arguments en INPUT ou OUTPUT) is

 déclaration de variables, de constantes, ou de curseurs

begin

 

 

exception

    end; /

 

     

Au niveau de la liste d’arguments :

 les arguments sont précédés des mots réservés IN, OUT, ou IN OUT,  ils sont séparés par des virgules,  le mot clé IN indique que le paramètre est passé en entrée,  le mot clé OUT indique que le paramètre est modifié par la procédure,

 on peut cumuler les modes IN et OUT

(cas du nombre de lignes demandées à une procédure d’extraction).

Contrairement au PL/SQL la zone de déclaration n’a pas besoin d’être précédé du mot réservé DECLARE. Elle se trouve entre le IS et le BEGIN.

La dernière ligne de chaque procédure doit être composée du seul caractère / pour spécifier au moteur le déclenchement de son exécution.

Exemple de procédure qui modifie le salaire d’un employé.

Arguments : Identifiant de l’employée, Taux

create procedure modifie_salaire

(id in number, taux in number) is  begin update employe set salaire=salaire*(1+taux)         where Id_emp= id;

 exception      when no_data_found then      raise_application_error (-20010,'Employé inconnu :'||to_char(id)); end; /

Compilation de la procédure modifie_salaire

Il faut compiler le fichier sql qui s’appelle ici (attention dans cet exemple le nom du script correspond à celui de la procédure, c’est bien le nom du script sql qu’il faut passer en argument à la commande start).

SQL> start modifie_salaire

Procedure created.

Appel de la procédure modifie_salaire

SQL> begin

2   modifie_salaire (15,-0.5);

3   end;

4   /

PL/SQL procedure successfully completed.

L’utilisation d’un script qui contient les 4 lignes précédentes est bien sûr également possible :

 

Lancement du script :

SQL> start demarre

PL/SQL procedure successfully completed.

Modifier une procédure

La clause REPLACE permet de remplacer la procédure (fonction) si elle existe déjà dans la base :

create or replace procedure modifie_salaire

Par défaut on peut donc toujours la spécifier.

Correction des erreurs

Si le script contient des erreurs, la commande show err permet de visualiser les erreurs.

 Pour visualiser le script global :        commande l (lettre l)  pour visualiser la ligne 4 : commande l4  pour modifier le script sous VI sans sortir de sa session SQL*PLUS commande !vi

SQL> start modifie_salaire

Warning: Procedure created with compilation errors.

SQL> show err

Errors for PROCEDURE MODIFIE_SALAIRE:

LINE/COL ERROR

-------- ---------------------------------------------------------- 4/8      PLS-00103: Encountered the symbol "VOYAGE" when expecting one of the following:

         := . ( @ % ;

         Resuming parse at line 5, column 21.

SQL> l4

  4*    update employe set salaire=salaire*(1+taux) 

Autre exemple de procédure qui modifie le salaire de chaque employé en fonction de la valeur courante du salaire :

Arguments : aucun

Cette procédure utilise deux variables locales (ancien_salaire, nouveau_salaire) et un curseur (curs1). 

 

create or replace procedure salaire is

       CURSOR curs1 is             select salaire              from employe                for update;

 ancien_salaire  number;  nouveau_salaire number;

BEGIN

       OPEN curs1;

       LOOP

              FETCH curs1 into ancien_salaire;                EXIT WHEN curs1%NOTFOUND;

              if ancien_salaire >=0 and ancien_salaire <= 50                then nouveau_salaire := 4*ancien_salaire;              elsif ancien_salaire >50 and ancien_salaire <= 100                        then nouveau_salaire := 3*ancien_salaire;                              else nouveau_salaire = :ancien_salaire;

            end if;      

              update employe set salaire = nouveau_salaire                 where current of curs1;

       END LOOP;

       CLOSE curs1;

END;

/

Si l’on ne désire pas faire de procédure mais créer une commande SQL (procédure anonyme) qui réalise l’action précédente, il suffit de commencer le script par :

DECLARE

             CURSOR curs1 is

.

Dès la compilation le script est exécuté.

 

Fonctions

Une fonction est une procédure qui retourne une valeur. La seule différence syntaxique par rapport à une procédure se traduit par la présence du mot clé RETURN. 

Une fonction précise le type de donnée qu’elle retourne dans son prototype (signature de la fonction). 

Le retour d’une valeur se traduit par l’instruction RETURN (valeur).

Créer une fonction

Syntaxe générale :

 

create or replace function nom_fonction (liste d’arguments en INPUT ou OUTPUT) return type_valeur_retour is

déclaration de variables, de constantes, ou de curseurs

begin

  return (valeur);

exception

  end; /

 

     

Exemple de fonction qui retourne la moyenne des salaires des employés par bureau (regroupé par responsable du bureau) .

-   Argument :           Identifiant de l’employé

-   Retour : moyenne du bureau

 

create or replace function moyenne_salaire (v_Id_employe IN NUMBER)  return NUMBER is

valeur NUMBER;

 begin select avg(salaire) into valeur from employe  groupe by emp_id_emp having emp_id_emp=v_id_emp; return (valeur); end; /

 

Packages

Comme nous l’avons vu un package est un ensemble de procédures et de fonctions. Ces procédures pourront être appelées depuis n’importe quel langage qui possède une interface avec ORACLE (Pro*C, L4G, ).

 

Principe général d’utilisation d’un package

La structure générale d’un package est la suivante :

CREATE OR REPLACE PACKAGE nom_package IS

 définitions des types utilisés dans le package; prototypes de toutes les procédures et fonctions du package; 

END nom_package;

/

CREATE OR REPLACE PACKAGE BODY nom_package IS

 déclaration de variables globales;

 définition de la première procédure;

 définition de la deuxième procédure;

 etc.

END nom_package;

/

Un package est composé d’un en tête et d’un corps :

 L’en tête comporte les types de données définis et les prototypes de toutes les procédures (fonctions) du package.

 Le corps correspond à l’implémentation (définition) des procédures (fonctions).

Le premier END marque la fin de l’en tête du package. Cette partie doit se terminer par / pour que l’en tête soit compilé.

Ensuite le corps (body) du package consiste à implémenter (définir) l’ensemble des procédures ou fonctions qui le constitue. Chaque procédure est définie normalement avec ses clauses BEGIN

END.

Le package se termine par / sur la dernière ligne.

Exemple

Package comportant deux procédures (augmentation de salaire et suppression de vendeur) :

create or replace package ges_emp is

 procedure augmente_salaire (v_Id_emp in number,

v_taux_salaire in number);

function moyenne_salaire (v_Id_employe IN NUMBER)  return NUMBER;

 end ges_emp;

/  create or replace package body ges_emp is

 procedure augmente_salaire (v_Id_emp in number,

v_taux_salaire in number) is  begin       update employe set salaire= salaire * v_taux_salaire      where Id_emp= v_Id_emp;    commit;

 end augmente_salaire;

  function moyenne_salaire (v_Id_employe IN NUMBER)  return NUMBER is valeur NUMBER;

 begin  select avg(salaire) into valeur from employe  groupe by emp_id_emp; return (valeur); end moyenne_salaire;

  end ges_emp;

/

Compilation

SQL> @paquet1

Package created.

Package body created.

Exécution

Exécution de la procédure augmente_salaire du package ges_emp

SQL> begin

2   ges_emp.augmente_salaire(4,50);

3   end;

4   /

PL/SQL procedure successfully completed.

Tests

SQL> select * from EMPLOYE;

    ID_EMP NOM                        SALAIRE EMPLOI             EMP_ID_EMP ---------- -------------------------- ------- ------------------ ----------

1  Gaston 1700 Directeur

2  Spirou 2000 Pilote                      1

3  Titeuf 1800 Stewart                     2          4 Marilyne 4000 Hotesse de l'Air            1 

Nous constatons que Marilyne a un salaire de 4000 euros alors qu’il était de 2000 euros.

Triggers

Un trigger permet de spécifier les réactions du système d’information lorsque l’on « touche » à ses données. Concrètement il s’agit de définir un traitement (un bloc PL/SQL) à réaliser lorsqu’un événement survient. Les événements sont de six types (dont trois de base) et ils peuvent porter sur des tables ou des colonnes :

 BEFORE

INSERT 

 AFTER

INSERT

 BEFORE

UPDATE

 AFTER

UPDATE

 BEFORE

DELETE

 AFTER

DELETE

Pour bien situer le rôle et l’intérêt des TRIGGERS, nous présentons ici une vue générale des contraintes sur le  Serveur :

 

Vue générale des contraintes

Les TRIGGERS permettent de :

 renforcer la cohérence des données d’une façon transparente pour le développeur,  mettre à jour automatiquement et d’une façon cohérente les tables (éventuellement en déclenchant

d’autres TRIGGERS).

Rappelons que les contraintes d’intégrité sont garantes de la cohérence des données (pas de ligne de commande qui pointe sur une commande inexistante, pas de code postal avec une valeur supérieur à 10000, pas de client sans nom, etc. ).

 Les TRIGGERS et les contraintes d’intégrité ne sont pas de même nature même si les deux concepts sont liés à des déclenchements implicites. 

Un trigger s’attache à définir un traitement sur un événement de base comme « Si INSERTION dans telle table alors faire TRAITEMENT ». L’intérêt du TRIGGER est double. Il s’agit d’une part de permettre l’encapsulation de l’ordre effectif (ici INSERTION) de mise à jour de la base, en vérifiant la cohérence de l’ordre. D’autre part, c’est la possibilité d’automatiser certains traitements de mise à jour en cascade. 

Les traitements d’un TRIGGER (insert, update, delete) peuvent déclencher d’autres TRIGGERS ou solliciter les contraintes d’intégrité de la base qui sont les « derniers gardiens » de l’accès effectif aux données.

Créer un trigger

Principes généraux

Lorsque l’on créé un TRIGGER on doit préciser les événements que l’on désire gérer.

On peut préciser si l’on désire exécuter les actions du TRIGGER pour chaque ligne mise à jour par la commande de l’événement ou non (option FOR EACH ROW). Par exemple, dans le cas d’une table que l’on vide entièrement (delete from table), l’option FOR EACH ROW n’est pas forcément nécessaire.

Lorsque l’on désire mémoriser les données avant (la valeur d’une ligne avant l’ordre de mise à jour par exemple) et les données après (les arguments de la commande) on utilisera les mots réservés :

 OLD et NEW.

Exemple

Nous allons prendre l’exemple d’un trigger qui met automatiquement à jour les voyages (colonne qte de la table voyage) lorsque l’on modifie (création, modification, suppression) les commandes de nos clients (table ligne_com).

 

CREATE OR REPLACE TRIGGER modif_voyage

AFTER DELETE OR UPDATE OR INSERT ON ligne_com

FOR EACH ROW

 DECLARE quantite_voyage %TYPE;

BEGIN

IF DELETING THEN

/* on met à jour la nouvelle quantite de voyages annuel par employe */ UPDATE voyage SET qte = qte +

WHERE Id_voyage = :OLD.Id_voyage;

END IF;

IF INSERTING THEN UPDATE voyage SET qte = qte -

WHERE Id_voyage = :NEW.Id_voyage;

END IF;

IF UPDATING THEN

UPDATE voyage SET

Qte = qte + ( - )

WHERE Id_voyage = :NEW.Id_voyage;

END IF;

END;

/

Nous allons tester ce trigger dans l’environnement suivant :

Etat des voyages avant mise à jour :

 

Etat des commandes avant mise à jour :

 

Test 1

SQL> delete from ligne_com where No_comm=2 and No_ligne=1;

1 row deleted.

Vérifions que le traitement associé au trigger s’est bien effectué :

 

Le voyage 2 a augmenté de la quantité libérée par la ligne de commande supprimée.

Test2

SQL> update ligne_com set qtecom=2 where No_comm=1 and No_ligne=2;

1 row updated.

 

Le voyage N° 4 a augmenté de la différence (10 - 2 = 8) entre la nouvelle quantité commandée et l’ancienne.

La commande rollback scrute toutes les transactions non encore commitées. Par conséquent, elle porte à la fois sur les commandes explicites que nous avons tapées mais également sur les traitements du trigger.

SQL> rollback;

Rollback complete.

Etat des voyages après le rollback :

 

Etat des commandes après le rollback :

 

Activer un trigger

Un trigger peut être activé ou désactivé respectivement par les clauses ENABLE et DISABLE.

SQL> alter trigger modif_voyage disable;

Trigger altered.

Supprimer un Trigger

Comme pour tout objet ORACLE :

SQL> drop trigger modif_voyage;

Trigger dropped.

Une instruction commit ou rollback valide ou annule toutes les transactions implicites crées par un trigger.

A partir de la version 10g il est possible de coder une instruction commit ou rollback dans un trigger.

Triggers rattaché aux vues

Jusqu’à la version 7 d’Oracle, les triggers ne pouvaient être rattachés qu’aux tables.

A partir de la version 8 d’Oracle il est possible de créer des triggers sur les vues en utilisant le mot clé : INSTEAD.

create or replace trigger tr_voyage instead of delete on v_voyage for each row begin delete from voyage

where id_voyage = :old.id_voyage;

dbms_output.put_line('le trigger fonctionne !!!'); end;

/

Comme nous le voyons ce trigger ne s’écrit pas tout à fait de la même manière que les précédents, sont comportement par contre reste le même.

Lorsque le trigger est déclenché par événement, la table à partir de laquelle est construite la vue est modifiée tout comme la vue.

Triggers sur événements systèmes

A partir de la version 8 d’Oracle, il est possible d’écrire des Triggers rattachés à des événements systèmes d’administration de base de données.

Ils se déclenchent sur un événement tels que :

 After startup

 Before shutdown

 After servererror

 After logon

 Befor logiff

 {before|after} alter

 {before|after} analyse

 {before|after} {audit|noaudit}

 {before|after} {comment|DDL|drop|rename|truncate}

 {before|after} create  {before|after} grant

 {before|after} revoke

create table log_actions

  (timestamp  date,sysevent  varchar2(20), login_user varchar2(30), instance_num number,    database_name varchar2(50), dictionary_obj_type         varchar2(20),

   dictionary_obj_name varchar2(30),    dictionary_obj_owner varchar2(30),    server_error number );

create or replace trigger on_shutdown befor shutdown  on database begin

insert into log_actions (timestamp,sysevent,login_user,server_error,database_name) values (sysdate,ora_sysevent,ora_login_user,ora_server_error(1),ora_database_name); end; /

 

Architecture du moteur PL/SQL

Dans ce chapitre sont expliqués quelques termes utilisés représentant la façon dont Oracle traite le code source PL/SQL.

 Compilateur PL/SQL

Composant Oracle qui analyse le code source P/SQL en vérifiant la syntaxe, résoud les noms, vérifie la sémantique et génére 2 formes binaires de code stocké.

 DIANA

DIANA (Distributed Intermediate Annoted Notation pour Ada), c’est une forme intermédiaire du PL/SQL et de ses dépendances généré par le compilateur. Il effectue des analyses sémantiques et syntaxiques. inclus une spécification d’appel de vos objets stockés (données d’entête du programme, noms de paramètres, séquences, position et type des données).

 Pseudo-code Binaire

Forme exécutable du PL/SQL compilé désigné parfois sous le terme de « mcode » ou « Pcode ». Ce pseudo code est équivalent à un fichier objet.

 Moteur d’exécution PL/SQL 

Machine virtuelle PL/SQL, qui exécute le pseudo code binaire d’un programme PL/SQL. Il effectue les appels nécessaires au moteur SQL du serveur et renvoie les résultats à l’environnement d’appel.

 Session Oracle

Coté serveur c’est l’ensemble des processus et l’espace mémoire partagé associé à un utilisateur. Celui-ci est authentifié via une connexion réseau ou inter-processus. Chaque session a sa propre zone mémoire dans laquelle elle peut gérer les données du programme s’exécutant.

Regardons l’exécution d’un bloc anonyme qui ne fait rien présentée ci-dessous :

 

Déroulement de l’exécution :

 L’utilisateur compose le bloc ligne et envoie à SQL*Plus une commande de départ.

 SQL*Plus transmet l’intégralité du bloc à l’exception du « / » au compilateur PL/SQL.

 Le compilateur PL/SQL essaie de compiler le bloc anonyme et créé des structures de données internes pour analyser le code et gérer du pseudo code binaire.

 La première phase correspond au contrôle de syntaxe.

 Si la compilation réussit, Oracle met le pseudo-code du bloc dans une zone mémoire partagée.

 Sinon le compilateur renvoie un message d’erreur à la session SQL*Plus.

 Pour finir le moteur d’exécution PL/SQL intègre le pseudo-code binaire et renvoie un code de succès ou d’échec à la session SQL*Plus.

Ajoutons une requête imbriquée au bloc PL/SQL et regardons les modifications qu’elle entraîne.

 

Dans Oracle 9i le PL/SQL et le SQL partagent le même analyseur syntaxique SQL.

Dans les versions précédentes le PL/SQL possédait son propre analyseur syntaxique SQL ce qui générait parfois des distorsions entre les ordres SQL saisis en ligne de commande et ceux exécutés dans du PL/SQL.

Appel d’une procédure stockée :

 

Déroulement de l’exécution :

 Le compilateur doit résoudre la référence externe de « proc_stocke » pour savoir si elle se réfère à un programme pour lequel l’utilisateur possède un droit d’exécution.

 Le DIANE de « proc_stocke » sera nécessaire pour savoir si le bloc anonyme effectue un appel légal au programme stocké.

 L’avantage est que l’on dispose déjà du pseudo-code binaire et du DIANA de la procédure stockée dans le dictionnaire de données Oracle. Oracle ne perd pas de temps en recompilation.

 Une fois le code lu sur le disque Oracle le stocke en mémoire  dans une zone appelée « cache SQL » qui réduira et éliminera les entrées/sortie.

Procédures stockées JAVA

L’installation par défaut du serveur Oracle ne contient pas seulement une machine virtuelle PL/SQL mais aussi une machine virtuelle JAVA.

Vous pouvez écrire un prototype de programme PL/SQL dont la logique est implémentée dans une classe statique JAVA.

Procédures externes

Vous pouvez implémenter la partie exécutable d’un programme PL/SQL dans du code C personnalisé, et à l’exécution Oracle exécutera votre code dans un processus et dans un espace mémoire séparé.

          Ordres partagés

Oracle peut partager le code source et les versions compilées d’ordres SQL et de blocs anonymes, même s’ils sont soumis à partir de différentes sessions, par différents utilisateurs.

Certaines conditions doivent être remplies :

 La casse et les blancs des codes sources doivent correspondre exactement.

 Les références externes doivent se référer au même objet sous-jacent afin que le programme puisse être partagé.  Les valeurs de données doivent être fournies via des variables de liaison plutôt que via des chaînes littérales (ou alors le paramètre système CURSOR_SHARING doit avoir la valeur appropriées).  Tous les paramètres de base influant l’optimisateur SQL doivent correspondre (Par exemple   Les sessions évocatrices doivent utiliser le même langage.

En PL/SQL toute variable utilisée dans un ordre SQL analysé de manière statique devient automatiquement une variable de liaison.

Si vous avez la bonne habitude de mettre les valeurs littérales dans des paramètres et des constantes et que dans vos ordres SQL vous faites référence à ces variables, plutôt qu’aux variables littérales, vous n’aurez pas de problèmes de performances.

Il est également possible d’utiliser des variables de liaison dans des blocs anonymes sous SQL*Plus.

VARIABLE combien NUMBER ;

EXEC :combien := maxcats

Vues du dictionnaire de données

La recherche d’information sur le serveur se fait en utilisant le dictionnaire de données Oracle en utilisant les vues destinées au stockage des procédures stockées PL/SQL.

Liste des vues utiles :

 $ (USER_OBJECTS)

S’applique à tous les objets PL/SQL sauf les blocs anonymes.

Contient les noms, types d’objets, status de compilation (VALID ou INVALID)

 SYS.SOURCE$ (USER_SOURCE)

S’applique à tous les objets PL/SQL sauf les blocs anonymes.

Code source des procédures stockées.

 SYS.TRIGGER$ (USER_TRIGGERS)

S’applique aux triggers.

Code source et événement de l’élément déclencheur.

 SYS.ERROR$ (USER_ERRORS)

S’applique à tous les objets PL/SQL sauf les blocs anonymes.

Dernières erreurs pour la compilation la plus récente (y compris pour les triggers)

 SYS.DEPENDENCY$ (USER_DEPENDENCIES)

S’applique à tous les objets PL/SQL sauf les blocs anonymes.

Hiérarchie de dépence d’objets.

 SYS.SETTING$ (USER_STORED_SETTINGS)

S’applique à tous les objets PL/SQL sauf les blocs anonymes.

Options du compilateur PL/SQL.

 SYS.IDLUB1$, SYS.IDL_CHAR$, SYS.IDL_UB2$, SYS.IDL_SB4$ (USER_OBJECT_SIZE)

S’applique à tous les objets PL/SQL sauf les blocs anonymes.

Stockage interne du DIANA, du pseudo-code binaire.

Répertoire défini dans le paramêtre PLSQL_NATIVE_LIBRARY_DIR  Tout ce qui a été compilé de manière native.

Fichiers objets partagés, compilés nativement en PL/SQL via du C.

Les dépendances

Il y a dépendance des objets (procédures, fonctions, packages et vues) lorsqu’ils font référence à des objets de la base tels qu’une vue (qui fait elle même référence à une ou plusieurs tables), une table, une autre procédure, etc…

Si l’objet en référence est modifié, il est nécessaire de recompiler les objets dépendants.

Le comportement d’un objet dépendant varie selon son type :

 Procédure ou fonction  package

Dépendances des procédures et des fonctions

Il existe deux type de dépendance :

 Dépendance directe

 Dépendance indirecte

          Dépendances directes

Le traitement de la procédure ou de la fonction fait explicitement référence à l’objet modifié qui peut être une table, une vue, une séquence, un synonyme, ou une autre procédure ou fonction.

Exemple 

Une table TAB1 sur laquelle travaille une procédure PROC1 Il y a dépendance directe de la procédure par rapport à la table. 

Pour connaître les dépendances directes on peut consulter les tables :

 USER|ALL|DBA_DEPENDANCIES

          Dépendances indirectes

Il y a dépendance indirecte lorsque le traitement fait indirectement référence à un autre objet

 Une vue liée à une autre table

 Une vue liée à une autre vue

 Un objet au travers d’un synonyme

Exemple

Une table TAB1sur laquelle porte une vue VUE1  une procédure PROC1 travaille à partir de la vue VUE1

Il y a dépendance indirecte de la procédure par rapport à la table TAB1. 

Pour connaître les dépendances indirectes on peut utiliser la procédure :

 Oracle_home/rdbms/admin/DEPTREE_FILL liée aux vues DEPTREE et IDEPTREE.

          Dépendances locales et distantes

Dans le cas de dépendances locales, les procédures et les fonctions sont sur la même base que les objets auxquels elles font référence.

Dans le cas de dépendances distantes, les procédures et les fonctions sont sur une base différente de celle des objets auxquels elles font référence.

          Impacte et gestion des dépendances

Chaque fois qu’un objet référencé par une procédure ou une fonction est modifié, le statut du traitement dépendant passe à invalide. Il est alors nécessaire de le recompiler.

Pour consulter le statut d’un objet utiliser la vue USER|ALL|DBA_objects

Si l’objet est sur la même base locale, Oracle vérifie le statut des objets dépendants et les recompile automatiquement.

Pour les objets sur bases distantes, Oracle n’intervient pas, la re-compilation doit se faire manuellement.

Même si Oracle re-compile automatiquement les procédures invalides, il est conseillé de le faire

manuellement afin d’éviter les contentions et d’optimiser les traitements.

Pour re-compiler un objet utiliser la commande :

Alter {procedure|function|view} nom_objet COMPILE  ; 

Packages

La gestion des dépendances pour les packages est plus simple :

 Si on modifie une procédure externe au package, il faut recompiler le corps du package.

 Si on modifie un élément dans le corps du package, sans rien modifier dans la partie spécification, il n’y a pas besoin de re-compiler le corps du package.

Alter package body nom_package COMPILE  ; 

 

Quelques packages intégrés

Oracle contient un certain nombre de packages utiles en développement et en administration.

Nous vous en présentons ici quelques uns.

Le package DBMS_OUTPUT

Ce package permet de stocker de l’information dans un tampon avec les procédures PUT ou PUT_LINE.

Il est possible de récupérer l’information grâce aux procédures GET et GET_LINE.

Liste des procédures :

 Get_line (ligne out  varchar2, statut out  integer) : extrait une ligne du tampon de sortie.

 Get_lines (lignes out  varchar2, n in out integer) : extrait à partir du tampon de sortie un tableau de n lignes.

 New_line : place un marqueur de fin de ligne dans le tampon de sortie.

 Put (variable|conatante in {varchar2|number|date} : combinaison de put et new_line.

 Enable (taille tampon in  integer default 2000) : permet de mettre en route le mode trace dans une procédure ou une fonction.

 Disable : permet de désactiver le mode trace dans une procédure ou une fonction.

Le package UTL_FILE

Ce package permet à des programmes PL/SQL d’accéder à la fois en lecture et en écriture à des fichiers système.

On peut appeler utl_file à partir de procédures cataloguées sur le serveur ou à partir de modules résidents sur la partie cliente de l’application, comme Oracle forms.

Liste des procédures et fonctions :

 Fopen (location in varchar2, nom_fichier in varchar2, mode_ouverture in varchar2) return utl_file.file_type : cette fonction ouvre un fichier et renvoie un pointeur de type utl_file.file_type sur le fichier spécifié. Il faut avoir le droit d’ouvrir un fichier dans le répertoire spécifié. Pour cela il faut accéder au paramètre utl_file_dir dans le fichier .

 Get_line (pointeur_fichier in utl_file.file_type, ligne out varchar2) : cette procédure lit une ligne du fichier spécifié, s’il est ouvert dans la variable ligne. Lorsqu’elle atteint la fin du fichier l’exception no_data_found est déclenchée.

 Put_line (pointeur_fichier in utl_file.file_type, ligne out varchar2) : cette procédure insère des données dans un fichier et ajoute automatiquement une marque de fin de ligne. Lorsqu’elle atteint la fin du fichier, l’exception no_data_found est déclenchée.

 Put (pointeur_fichier utl_file.file_type, item in {varchar2|number|date}) : cette procédure permet d’ajouter des données dans le fichier spécifié.

 New_line (pointeur_fichier ) : cette procédure permet d’ajouter une marque de fin de ligne à la fin de la ligne courante.

 Putf (pointeur_fichier utl_file.file_type, format in varchar2, item1 in varchar2, [item2 in varchar2, …]) : cette procedure insère des données dans un fichier suivant un format.

 Fclose (pointeur_fichier in utl_file.file_type) : cette procédure permet de fermer un fichier.

 Fclose_all : cette procédure permet de fermer tous les fichiers ouverts.

 Is_open (pointeur_fichier in utl_file.file_type) return boolean : cette fonction renvoie TRUE si pointeur_fichier pointe sur un fichier ouvert.

Le package DBMS_SQL

Ce package permet d’accéder dynamiquement au SQL à partir du PL/SQL.

Les requêtes peuvent être construites sous la forme de chaînes de caractères au moment de l’exécution puis passées au moteur SQL.

Ce package offre notamment la possibilité d’exécuter des commandes DDL dans le corps du programme.

Liste des procédures et fonctions :

 Open_cursor return integer : cette fonction ouvre un curseur et renvoie un « integer ».

 Parse (pointeur in integer, requête_sql in varchar2, dbms.native) : cette procédure analyse la chaîne ‘requête_sql’ suivant la version sous laquelle l’utilisateur est connecté.

 Execute (pointeur in integer) return integer : cette fonction exécute l’ordre associé au curseur et renvoie le nombre de lignes traitées dans le cas d’un insert, delete ou update.

 Close_cursor (pointeur in out integer) : cette procédure ferme le curseur spécifié, met l’identifiant du curseur à NULL et libère la mémoire allouée au curseur.


107