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Exercice Packet Tracer premier reseau local

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1.1. Description générale

La figure ci-dessous montre un aperçu général de l'interface graphique de Packet Tracer.

Figure 1. Interface utilisateur de Packet Tracer

La zone (1) est la partie dans laquelle le réseau est construit.

Les équipements sont regroupés en catégories accessibles dans la zone (2).

Une fois la catégorie sélectionnée, le type d'équipement peut être sélectionné dans la zone (3). La zone (6) contient un ensemble d'outils :

  • Select : pour déplacer ou éditer des équipements
  • Move Layout : permet de déplacer le plan de travail
  • Place Note : place des notes sur le réseau
  • Delete : supprime un équipement ou une note
  • Inspect : permet d'ouvrir une fenêtre d'inspection sur un équipement (table ARP, routage)

La zone (5) permet d'envoyer des messages sur le réseau.

Enfin, la zone (4) permet de passer du mode «temps réel» au mode «simulation». 1.2. Construction du réseau

Pour construire un réseau, l'utilisateur doit choisir ses constituants parmi les 9 catégories proposées par Packet Tracer :

Figure 2. Types d'équipements

  1. les routeurs,
  2. les switchs,
  3. les hubs,
  4. les équipements sans-fil,
  5. les liaisons,
  6. les équipements dits terminaux (ordinateurs, serveurs),
  7. une émulation WAN
  8. des équipements personnalisés
  9. une connexion multi-utilisateurs.

Lorsqu'une catégorie est sélectionnée, l'utilisateur a alors le choix entre plusieurs équipements différents. Pour ajouter un équipement au réseau à simuler, il suffit de cliquer dessus puis de le déposer à l'endroit choisi.

Pour relier deux équipements, il faut choisir la catégorie «Connections», cliquer sur le type de liaison désirée. Il suffit alors d' «attacher» les 2 extrémités de la liaison à l'interface réseau de son choix parmi celles proposées par chaque équipement (le choix se fait en cliquant sur l'équipement).

Figure 3. Connexions proposées

Dans les travaux pratiques, nous utiliserons la plupart du temps 2 sortes de connexions :

  1. les câbles droits (Copper Straight-Through)
  2. les câbles croisés (Copper Cross-Over).

1.3. Configuration d'un équipement

Lorsqu'un équipement a été placé sur la zone de dessin, il est possible de le configurer en cliquant dessus. Une fenêtre s'ouvre alors comportant plusieurs onglets dont :

  • Physical : donne un aperçu réel de l'équipement et de ses modules,
  • Config : permet la configuration de l'équipement via une interface graphique (ex. interface réseau, passerelle, DNS, ...)
  • CLI ou Desktop selon l'équipement : donne accès à une ligne de commande (command prompt) qui permet d'exécuter des commandes sur l'équipement courant (ex. : ping. paramétrage)

Ci-dessous, figure un exemple des options disponibles sur un équipement de type PC.

Figure 4. Options de configuration pour un PC 1.4. Simulation

Une fois le réseau créé et prêt à fonctionner, il est possible de passer en mode simulation. Ce mode permet de visualiser tous les messages échangés dans le réseau. En mode simulation, la fenêtre principale est scindée en deux :

  1. la partie droite contrôle la simulation : exécution pas-à-pas, vitesse de simulation, protocoles visibles...
  2. La partie gauche — la plus riche en terme d'informations — détaille chaque message échangé lors d'une communication entre 2 équipements.

La figure ci-dessous montre la partie simulation ainsi que les détails que l'on obtient en cliquant sur un message (ici de type ICMP).

Figure 5. Mode simulation avec détails sur un paquet

Maintenant, que vous vous êtes familiarisés avec l'interface graphique de Packet Tracer, vous allez l'utiliser pour simuler des réseaux élémentaires.

  1. Interconnexion directe

2.1. Masque de sous-réseau par défaut

Réalisez le montage suivant : Figure 6. Interconnexion directe de 2 PCs

  1. Configurez les interfaces des PCs comme suit : ❍ PC0 : 192.168.0.10 / 255.255.255.0 ❍ PC1 : 192.168.0.132 / 255.255.255.0
  2. À partir de PC0, effectuez un ping en mode «temps réel» à destination de PC1 et notez le résultat du test (OK/NOK)
  3. Renouvelez l'opération précédente en mode «simulation» et retranscrivez sur le compte-rendu la description complète de l'échange (i.e. la décomposition des 3 étapes sur chacune des couches du modèle OSI)

2.2. Masque de sous-réseau personnalisé

  1. Modifiez la configuration des interfaces des PCs :
  • PC0 : 192.168.0.10 / 255.255.255.128
  • PC1 : 192.168.0.132 / 255.255.255.128
  1. À partir de PC0, effectuez un ping en mode «temps réel» et «simulation» à destination de PC1 et notez le résultat du test (OK/NOK)
  2. Justifiez le résultat du test.
  3. Interconnexion via un concentrateur (hub)

Pour connecter plus de 2 PC,s il faut utiliser un dispositif dit d' «électronique active». Le plus basique est le concentrateur ou hub en anglais.

Réalisez le schéma suivant : Figure 7. Interconnexion de PCs via un hub

  1. Configurez les interfaces des PCs comme suit :
  • PC0 : 192.168.0.10 / 255.255.255.192
  • PC1 : 192.168.0.11 / 255.255.255.192
  • PC2 : 192.168.0.122 / 255.255.255.192
  • PC3 : 192.168.0.123 / 255.255.255.192
  1. À partir de PC0, effectuez un ping mode temps réel à destination de PC1, PC2 et PC3 puis notez le résultat de chaque test (OK/NOK)
  2. Renouvelez les opérations précédentes en mode simulation et expliquez les mécanismes mis en œuvre.
  3. Citez les protocoles utilisés.
  4. Modifiez la configuration des interfaces des PCs pour qu'ils puissent tous communiquer entre eux et testez leur connectivité.
  5. En conclusion, précisez dans quelle couche du modèle OSI travaille un concentrateur ?
  6. Interconnexion via un commutateur (switch)

Le défaut des concentrateurs est que toutes les informations transitent vers tous les PC. Un commutateur (switch en anglais) reconnaît les différents PC connectés sur le réseau.

En recevant une information, il décode l'entête pour connaître le destinataire et ne l'envoie que vers celui-ci (comme dans le cas d'une liaison PC à PC).

Réalisez le schéma suivant : Figure 8. Interconnexion de PCs via un switch

  1. Configurez les interfaces des PCs comme suit :
  • PC0 :      192.168.0.10 /   255.255.255.192
  • PC1 :      192.168.0.11 /   255.255.255.192
  • PC2 :      192.168.0.12 /   255.255.255.192

 ❍PC3 : 192.168.0.13 / 255.255.255.192

  1. Consultez les tables MAC et ARP du commutateur à l'aide de l'outil Inspect et vérifiez qu'elles sont vides au démarrage du réseau.
  2. Conservez les tables visibles et à partir de PC0, effectuez un ping en mode «simulation» à destination de PC1, PC2 et PC3. Observez la construction des tables à chaque étape et notez le resultat de chaque test (OK/NOK/contenu de ARP/contenu de MAC).
  3. Expliquez les mécanismes mis en œuvre et pourquoi on dit qu'un switch fonctionne en auto apprentissage.
  4. En conclusion, précisez dans quelle couche du modèle OSI travaille un commutateur ?
  5. Interconnexion via un routeur (router)

Un routeur est utilisé pour interconnecter plusieurs réseaux ou sous réseaux différents.

Réalisez le schéma suivant : Figure 9. Interconnexion de PCs via un routeur

  1. Configurez les interfaces des PCs comme suit :

❍ PC0 : 192.168.1.1 /      255.255.255.0

❍ PC1 : 192.168.1.2 /      255.255.255.0

❍ PC2 : 192.168.2.2 /      255.255.255.0

❍ PC3 : 192.168.2.3 /      255.255.255.0

  1. Configurez les interfaces FastEthernet (Fa0/0 et Fa1/1) du routeur. Relevez la configuration retenue.
  2. Relevez la table de routage du routeur (Réseau, Port, Passerelle, Métrique).
  3. Effectuez un ping en mode simulation à destination de PC1, PC2 et PC3 à partir de PC0. Consignez et expliquez les résultats des tests.
  4. Configurez les passerelles par défaut des PCs. Consignez les adresses retenues pour chaque PC.
  5. Effectuez un ping en mode simulation à destination de PC1, PC2 et PC3 à partir de PC0 et notez les résultats des tests (OK/NOK).
  6. En conclusion, précisez dans quelle couche du modèle OSI travaille un routeur ?

 Version v3.1

Dernière mise à jour 2015-01-08 07:46:30 CET

TP : Configuration des routeurs Cisco avec 'ios' Configuration des routeurs Cisco avec `ios'

Configuration des routeurs Cisco avec rios'

C.Defrance version v3.1

Table des matières

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Présentation de l'activité

[Cette activité est basée sur un TP conçu à l'origine par M. Silanus et adapté par C. Romuald.]

Objectifs

  • Se familiariser avec l'interface en ligne de commande (CLI) donnant accès au système d'exploitation Cisco qui équipe la plupart de ses équipements : IOS (Internetwork Operating System).
  • Configurer un routeur Cisco en ligne de commande.
  • Simuler une liaison WAN entre deux routeurs voisins.

Durée 2h

Compte rendu

  • Réalisez le compte rendu avec Microsoft Office 2007 et enregistrez-le dans votre répertoire de travail en format .docx et format .pdf.
  • Veillez à ne pas abuser des copies d'écran.
  • Les commandes demandées ainsi que le résultat de leur exécution seront reportées fidèlement dans le compte rendu par un simple copier-coller depuis Packet Tracer.

Pré-requis

  • Fonctionnement de base de Packet Tracer

Ressources

Matériels :

  • PC Windows 7 Logiciels :
  • Packet Tracer v6.0.1 Documents :
  • Aide de Packet Tracer

Travail demandé

  1. Configuration d'un routeur

1.1. Accès à l'interface en ligne de commande

  1. Sous Packet Tracer, établissez une liaison entre le port RS232 d'un poste de travail (PC-PT) et le port console d'un routeur (2620XM) à l'aide d'une connexion de type console (câble à paires inversées) comme illustré ci-dessous : Figure 1. Connexion au port console d'un routeur
  2. Ouvrez un terminal sur le PC simulé via l'onglet 'Desktop' de l'interface de configuration du poste (clic gauche sur PC-PT).Dans la réalité, vous utiliseriez un logiciel de communication série tel que HyperTerminal, PuTTY ou TeraTerm.Les paramètres par défaut d'une connexion série à un routeur Cisco sont :
  • Vitesse : 9600 bits/s ;
  • Données : 8 bits ;
  • Stop : 1 bit ;
  • Parité : aucune ;
  • Contrôle : aucun.Sur le terminal s'affiche l'interface de commande en ligne du routeur. Celle-ci vous propose de poursuivre avec la procédure de configuration. Répondez 'no' puis appuyez sur Entrée. L'interface affiche alors le nom du routeur (hostname) et l'invite de commande.<code

xmlns="">          --- System Configuration Dialog --- Continue with configuration dialog? [yes/no]:

no Press RETURN to get started! Router&gt;</code> L'interface de commande Cisco possède plusieurs modes indiqués en rouge sur la figure ci-dessous. La constitution de l'invite de commande indique dans quel mode on se trouve : Figure 2. Constitution du prompt selon le mode du CLI

  1. Relevez le nom de votre routeur et le mode dans lequel vous vous trouvez.
  2. Pour obtenir la liste des instructions disponibles dans le mode actif, tapez la commande d'aide '?' et relevez le nom des commandes qui permettent d'effectuer les opérations suivantes :
  3. Tracer la route empruntée par les paquets IP
  4. Envoyer un message ICMP "Echo Request"
  5. Quitter le mode EXEC
  6. Afficher des informations sur la configuration actuelle

1.2. Mode privilégié

  1. Saisissez la commande appropriée pour passer au mode privilégié.
  2. Indiquez quelle est la nouvelle forme de l'invite de commande.
  3. Consultez la liste des instructions disponibles dans ce mode et notez celles qui permettent d'effectuer les opérations suivantes :
  4. Indiquer le répertoire de travail courant
  5. Enregistrer la configuration actuelle
  6. Afficher des informations sur la configuration actuelle
  7. Quitter le mode Privileged EXEC mode
  8. Suspendre une connexion réseau
  9. Entrez la commande show suivie d'un espace et d'un '?' puis repérez les commandes qui permettent d'effectuer les opérations suivantes :
  10. Afficher la table ARP
  11. Afficher la configuration courante
  12. Afficher la configuration de départ stockée dans la NVRAM (Non Volatile RAM)
  13. Afficher les informations sur le système
  14. Saisissez la commande show running-config. Cette commande affiche le fichier de configuration actif du routeur, stocké dans la mémoire vive (RAM). Lorsque le mot MORE-- apparaît, appuyez sur la barre d'espace, pour afficher la suite du contenu de la configuration. Relevez les informations suivantes :
  15. Version de l'IOS
  16. Nom du routeur
  17. Caractéristiques/État de l'interface FastEthernet 0/0
  18. Contenu de la table de routage (ip classless)

1.3. Mode de configuration globale

Tapez la commande configure terminal à l'invite du routeur.

Il est possible d'utiliser des abréviations (ex. : config t pour la commande précédente) et même d'utiliser la complétion automatique en tapant la touche TAB au cours de la saisie.

1.Paris et relevez la commande que vous avez utilisée.               2.

  1. Simulation d'une liaison WAN entre deux routeurs «voisins».

2.1. Présentation du travail à réaliser

Vous allez :

  • utiliser le mode de configuration d'interface du routeur afin de définir une adresse IP et un masque de sous réseau pour chaque interface
  • vérifier que la connectivité de la couche 3 est correctement établie à l'aide de la commande `ping`
  • utiliser la commande show running-config pour vérifier que les modifications effectuées produisent les résultats prévus.

2.2. Câblage du réseau

Reproduisez le schéma du réseau représenté sur la figure suivante dans Packet Tracer. Figure

  1. Simulation d'une liaison WAN entre 2 routeurs Consignes & précisions :

❍ Les deux routeurs sont connectés avec un câble série "Serial DCE". Pour connecter un tel câble, le routeur doit disposer physiquement de l'interface appropriée. Cliquez sur le routeur puis sur l'onglet "Physical" et ajoutez un module serial "WIC-2T" à l'aide d'un glisser-déposer dans un emplacement compatible du routeur après l'avoir éteint (cliquer sur l'interrupteur I/O).

❍ Configurez les adresses IP des PCs comme suit :

n             PC1 : 192.168.254.1 / 24

n             PC2 : 192.168.254.2 / 24

n             PC3 : 172.16.16.3 / 16

n             PC4 : 172.16.16.4 / 16

  1. À partir d'un terminal sur PC5, renommez le routeur de droite Marseille.

2.3. Configuration du routeur Paris

  1. Consignez la succession des commandes à exécuter sur le routeur Paris pour configurer et activer son interface FastEthernet 0/0 de façon à ce qu'elle occupe l'adresse IP la plus haute dans le réseau constitué de PC1 et PC2.
  2. Configurez l'interface série utilisée pour la connexion au routeur Marseille avec :

❍ l'adresse IP de type publique 200.100.100.1/26

❍ une fréquence d'horloge (clock rate) de l'équipement ETCD/DTE (Equipement de Terminaison de Circuit de Données/Data Terminal Equipment) de la liaison de réseau distant (WAN) de 56000 bauds. Cette fréquence d'horloge (en bauds) représente le débit binaire sur la connexion DCE simulant la liaison WAN. Relevez les commandes exécutées.

2.4. Configuration du routeur Marseille

Procédez comme pour le routeur Paris à partir de PC5 avec les données suivantes :

  • Interface FastEthernet 0/0 : Adresse la plus haute dans le réseau de PC3 et PC4
  • Interface Serial 0/0 : 200.100.100.2 / 26 et fréquence d'horloge de 56 000 bauds.

2.5. Tables de routage

  1. Établissez les tables de routage des routeurs Paris et Marseille pour assurer le bon fonctionnement du réseau. Cette table doit mentionner :

❍ l'adresse du réseau de destination ;

❍ le masque de sous-réseau du réseau de destination ;

❍ le tronçon suivant (Next hop). Celui-ci correspond soit à l'adresse IP de destination finale pour un réseau directement connecté soit à l'adresse IP du prochain routeur sur le chemin menant à la destination finale. Le tronçon suivant peut également prendre la valeur de l'interface de sortie vers la destination finale (ex. FastEthernet0/0)

  1. À l'aide de l'outil d'inspection (loupe), consultez et relevez les tables de routage des deux routeurs (i.e. les informations 'Typ', 'Network', 'Port', 'Next hop IP', 'Metric').
  2. À partir d'un terminal de PC0, consultez en ligne de commande la table de routage du routeur Paris à l'aide de la commande show ip route accessible depuis le mode privilégié. Reproduisez la sortie écran qui fera apparaitre la commande ainsi que le résultat de son exécution.
  3. Configurez la table de routage pour atteindre tous les réseaux disponibles (mode configuration globale). Consignez les commandes saisies.
  4. Consultez à nouveau la table de routage.
  5. Effectuez les mêmes opérations sur le routeur Marseille à partir d'un terminal sur PC5.

2.6. Test de connectivité

  1. À partir de PC1, effectuez les tests de connectivité vers les routeurs Paris, Marseille et vers PC4. Pour chaque destination, donnez le résultat du test et justifiez le.
  2. Complétez la configuration de PC1, PC2, PC3 et PC4 pour résoudre les problèmes.
  3. Établir la liste des tests de connectivité nécessaires pour s'assurer du bon fonctionnement du réseau. Réalisez ces tests et consignez leurs résultats.
  4. À partir de PC1, exécutez la commande tracert vers PC4 et reproduisez la sortie écran dans votre compte rendu.

Version v3.1

Dernière mise à jour 2015-01-08 07:46:49 CET

TP : Routage statique et RIP Routage statique et RIP

Routage statique et RIP

C.Defrance version v3.1

Table des matières

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Présentation de l'activité

[Cette activité est basée sur un TP conçu à l'origine par M. Silanus, adapté par C. Romuald et complété par mes soins ( routage statique)]

Objectifs

À l'issu de ce TP, vous devez être capable de :

  • Identifier et interpréter les différents éléments constitutifs d'une table de routage
  • Mettre en place une route statique dans un routeur Cisco
  • Configurer un routeur Cisco pour la prise en charge d'un protocole de routage dynamique simple (le protocole mis en œuvre dans ce TP est RIP (Routing Information Protocol)
  • Expliquer le fonctionnement d'une propagation de route à travers un algorithme de routage à vecteurs de distance (algorithme utilisé par RIP).
  • Différencier une métrique d'une distance administrative

Durée 4h

 Compte rendu

  • Réalisez le compte rendu avec Microsoft Office 2007 et enregistrez-le dans votre répertoire de travail en format .docx et format .pdf.
  • Veillez à ne pas abuser des copies d'écran.
  • Les commandes demandées ainsi que le résultat de leur exécution seront reportées fidèlement dans le compte rendu par un simple copier-coller depuis Packet Tracer.

Pré-requis

  • Fonctionnement de base de Packet Tracer
  • Utilisation de l'interface en ligne de commande (CLI) des équipements Cisco.

Ressources

Matériels :

  • PC Windows 7

Logiciels :

  • Packet Tracer v6.0.1

Documents :

  • Aide de Packet Tracer
  • Article «Using the route print Command in Windows 7»
  • Static Routes With Next Hop As An Exit Interface Or An IP Address
  • «Understand the significance of administrative distance and metrics when working with routers»
  • «Select the right routing protocol for your network»

Présentation générale

Le routage est un mécanisme qui permet d'acheminer des données à travers des réseaux interconnectés.

Ce mécanisme repose sur l'examen d'informations stockées dans des tables présentes dans les équipements réseaux participant au routage (routeurs). Ces tables sont appelées tables de routage.

On retrouve ces tables de routage non seulement dans les routeurs mais également dans les machines hôtes (systèmes informatiques connectés au réseau tels que les PCs).

Une table de routage renseigne sur le chemin à utiliser pour atteindre une machine de destination en spécifiant l'adresse IP du routeur qui servira de relais pour les paquets de données.

Selon l'éloignement de la machine de destination, les données peuvent traverser un certain nombres de routeurs pour l'atteindre. La route empruntée par les données est alors découpée en tronçons ( hop en anglais).

Quel que soit l'équipement réseau (hôte ou routeur) et son système d'exploitation (Windows7, Linux, Cisco IOS), la table de routage possède la même structure. Elle contient au minimum :

  • l'adresse IP du réseau ou de la machine de destination
  • le masque réseau associé à cette destination
  • l'adresse IP du routeur ou de la passerelle qui servira de relais pour atteindre une certaine destination
  • l'adresse IP de l'interface réseau locale utilisée pour atteindre le routeur OU l'adresse de la prochaine machine (next hop) située sur le chemin que doivent emprunter les données pour atteindre leur destination
  • une valeur appelée métrique qui renseigne sur l'efficacité de la route. Celle-ci peut par exemple correspondre au nombre de routeurs à traverser pour atteindre la destination ou alors à un délai, un indice de fiabilité, un indice de charge, un taux d'utilisation de la bande passante et même à une combinaison de ces facteurs. Dans tous les cas, plus la métrique est faible meilleure est l'efficacité de la route.

Pour un réseau de taille restreinte qui n'évolue pas fréquemment, il est raisonnable de renseigner la table de routage manuellement. Ceci constitue un routage statique.

Dans le cas de réseaux plus importants et en perpétuelle évolution, on va également faire appel à un routage dynamique qui va reposer sur des algorithmes dont le rôle va être de :

  • déterminer automatiquement le meilleur chemin pour atteindre un réseau quelconque à l'aide d'informations collectées à travers d'échanges entre routeurs,
  • renseigner la table de routage avec ce chemin.

Ainsi, un routage dynamique permet de réduire les tâches d'administration d'un routeur.

Toutefois, ce confort implique une consommation de ressources aussi bien au niveau du routeur ( temps passé par le routeur pour exécuter l'algorithme de routage) que de la bande passante ( informations échangées périodiquement pour la mise à jour de la table de routage).

Travail demandé

  1. Routage statique

1.1. Inspection de la table de routage d'un PC

Ci-après, figure un extrait de la table de routage d'un PC.

<code xmlns="">IPv4 Table de routage

=========================================================================

Itinéraires actifs : Destination réseau    Masque réseau Adr. passerelle

Adr.       interface Métrique        0.0.0.0  0.0.0.0  192.168.2.1

192.168.2.29                      20           127.0.0.0             255.0.0.0             On-link

127.0.0.1             306                        127.0.0.1             255.255.255.255               On-link

127.0.0.1             306                        127.255.255.255               255.255.255.255               On-link

127.0.0.1             306                        192.168.2.0         255.255.255.0    On-link

192.168.2.29                      276         192.168.2.29      255.255.255.255               On-link

192.168.2.29                      276         192.168.2.255    255.255.255.255               On-link

192.168.2.29                      276         224.0.0.0             240.0.0.0             On-link

127.0.0.1             306                        224.0.0.0             240.0.0.0             On-link

192.168.2.29                      276         255.255.255.255               255.255.255.255               On-link

127.0.0.1             306                        255.255.255.255               255.255.255.255               On-link

192.168.2.29                      276                       

=========================================================================

Itinéraires persistants : Aucun</code>

Sous Windows, on peut afficher la table de routage depuis l'interpréteur en ligne de commande avec les commandes route print ou netstat -r.

Sous Linux, on utilise les mêmes commandes mais les options peuvent varier. Par exemple, pour que la table de routage mentionne les adresses IP plutôt que les noms d'hôte, on utilisera la commande route -n.

Lorsque une valeur On-link est spécifiée pour la passerelle, cela signifie que le paquet ne nécessite pas d'être routé pour atteindre la destination c'est-à-dire que celle-ci est directement accessible via l'interface spécifiée dans la 4ième colonne.

  1. Depuis Windows 7, affichez la table de routage de votre machine et décrivez-la en vous aidant du document ressource «Using the route print Command in Windows 7».Expliquez plus particulièrement les routes associées aux destinations suivantes :

❍ 0.0.0.0

❍ 127.0.0.1

❍ 192.168.2.0

❍ 192.168.2.255

❍ 255.255.255.255

  1. Dans la table de routage montrée en exemple ci-dessus, indiquez quelle interface serait utilisée pour envoyer un message à destination du domaine de diffusion limité (255.255.255.255) ?

Domaine de diffusion limité.

Un paquet dont l'adresse de destination est 255.255.255.255 est diffusé vers tous les hôtes du réseau local. Le domaine de diffusion couvert par cette adresse est dit limité car un routeur n'achemine jamais ce genre de paquet.

Par extension, on trouve le domaine de diffusion dirigé qui lui, est adressé à l'aide d'une adresse IP dont tous les bits de la partie machine sont positionnés à 1 (ex. pour le réseau du labo 192.168.2.0/24, l'adresse du domaine de diffusion dirigée est 192.168.2.255).

Au contraire de l'IP du domaine de diffusion limité, l'IP du domaine de diffusion dirigée peut traverser un routeur (à condition qu'il ait été paramétré pour cela).

Pour information, une machine utilise un IP de diffusion limitée pour contacter un serveur DHCP. Au contraire, le service NetBIOS utilisé dans les anciens Windows pour associer nom de machine et IP utilise des IPs de diffusion dirigées.

1.2. Routage statique sur un routeur Cisco On considère pour cet exercice le réseau suivant :

 Configurez les équipements comme suit :

Périphérique Interface

Adresse IP          Masque

ss-réseau            Passerelle par défaut

R1           Fa0/0    172.16.3.1           255.255.255.0    ~

                Se0/0    172.16.2.1           255.255.255.0    ~

R2           Fa0/0    172.16.1.1           255.255.255.0    ~

                Se0/0    172.16.2.2           255.255.255.0    ~

                Se0/1    192.168.1.2         255.255.255.0    ~

R3           Fa0/0    192.168.2.1         255.255.255.0    ~

                Se0/1    192.168.1.1         255.255.255.0    ~

PC1        Fa0         172.16.3.10         255.255.255.0    172.16.3.1

PC2        Fa0         172.16.1.10         255.255.255.0    172.16.1.1

PC3        Fa0         192.168.2.10      255.255.255.0    192.168.2.1

Pensez à activer toutes les interfaces :

- soit en cochant l'option ON de la rubrique Port Status dans l'onglet Config dans le panneaux de propriétés des équipements réseau.

- soit via l'interpréteur en ligne de commande (CLI) via la commande no shutdown.

Tester la connectivité entre les équipements réseau listés ci-après et consignez les résultats des tests dans un tableau.

Test Liaison                        Résultat

R1 R2                 ?

R2 R3                 ?

R1 R3                 ?

PC0 R1                              ?

PC1 R2                              ?

PC2 R3                              ?

PC1 PC2                           ?

PC2 PC3                           ?

PC1 PC3                           ?

Ajouter les routes statiques à chacun des routeurs afin d'assurer la connectivité entre tous les équipements du réseau.Info : La commande pour ajouter une route statique est :R1(config)#ip route <ip_destination> <masque_destination> <prochain_tronçon_OU_ip_interface_locale> Dans le cas d'un routeur, retenez que le 3ième paramètre de la commande ip route doit indiquer l'adresse IP du prochain routeur plutôt que la désignation de l'interface locale (Fa0/0, Se0/0&) par laquelle les paquets IP «sortent» pour être acheminés.Pour plus d'informations, consultez Static Routes With Next Hop As An Exit Interface Or An IP  Address.

Packet TracerInfo :         1.

Serial DTE1.

par les routeurs R1,R2, R3. Cela se fait simplement par un «glisser-déposer» du module WIC-2T vers un emplacement libre du routeur depuis l'onglet Physical des propriétés du routeur.

show ip route) et précisez ce que signifie le caractère 'C' situé devant chaque route.Détaillez la table de routage du routeur R2.       

ping.      7.           

ping entre PC1 et PC3.  8.           

  1. Routage dynamique

Comme mentionné dans l'introduction de ce TP, un routage dynamique permet de déterminer automatiquement le meilleur chemin pour atteindre un réseau quelconque à l'aide d'informations collectées à travers d'échanges entre routeurs,

Plusieurs protocoles de routage dynamique existent : RIPv1, RIPv2, EIGRP, OSPF, IS-IS, BGP. Ces protocoles peuvent être classer selon 3 catégories :

  1. Les protocoles à vecteur de distance
  2. Les protocoles à état de liaison
  3. Les protocoles hybrides

Le routage RIP étudié dans cette partie du TP fait partie des protocoles de routage dynamique à vecteur de distance.

C'est la famille de protocoles de routage la plus simple dans leur implantation.

Comme leur nom indique, ils utilisent la distance (avec la métrique) et la direction pour trouver les chemins.

Le partage d'informations se fait par des envois périodiques en diffusion des informations de routage pour chaque routeur.

Ces envois se font qu'il y ait des modifications ou non dans le maillage réseau et sans aucune vérification que l'information ait été reçu ou non.

Quand un routeur reçoit d'un de ses voisins un paquet d'informations, il le traite ainsi :

  1. Il incrémente la métrique des routes contenues dans le paquet.
  2. Il compare les informations reçues avec celles contenues dans sa table.
  3. Celles qui sont meilleures sont conservées dans la table.
  4. Si le voisin propose un second chemin pour une même destination, avec une même métrique, le nouveau chemin sera ajouté à la table.

Avantages :

  • Simple à mettre en place et à dépanner.
  • Peu d'informations supplémentaires à traiter.
  • Peu de ressources mémoire et machine.

Inconvénients :

  • Beaucoup de traffic généré.
  • Pas de vérifications.

Dans la suite du TP, on considère le réseau suivant :

2.1. Le réseau

Attribuez les adresses IP & masques suivants aux interfaces des PCs et Serveur et activez les :

Périphérique     Adresse IP & Masque ss-réseau

PC0        10.0.0.1/8

PC1        10.0.0.2/8

PC2        10.0.0.3/8

PC3        10.0.0.4/8

PC4        11.0.0.1/8

PC5        11.0.0.2/8

PC6        11.0.0.3/8

PC7        11.0.0.4/8

PC8        12.0.0.1/8

PC9        12.0.0.2/8

PC10      12.0.0.3/8

PC11      12.0.0.4/8

Server0                13.0.0.1/8

Attribuez les adresses IP & masques aux interfaces des routeurs via le CLI ( onglet CLI des routeurs) et activez les en sachant que celles-ci occupent l'adresse la plus haute dans leurs réseaux respectifs :

Réseau Adresse IP & Masque ss-réseau

Router0 Router1          16.0.0.0/29

Router0 Router2          18.0.0.0/29

Router0 Router3          14.0.0.0/29

Router1 Router2          17.0.0.0/29

Router1 Router3          15.0.0.0/29

Packet TracerInfo : L'ajout d'1 ou 2 modules WIC-2T est nécessaire pour1. les routeurs 0, 1 et 2.

ipconfig)

CLI utilisées pour la configuration de Router0.  3.

show ip                4.

route).

2.2. Mise en place du routage RIP

  1. Recherchez et notez la commande a exécuter sur le CLI pour activer le protocole de routage RIP sur un routeur
  2. L'ajout de réseaux connus sur un routeur se fait par l'intermédiaire de la commande network dans le mode router configuration mode du CLI.Relevez la séquence de commandes à exécuter pour ajouter les réseaux connus par chaque routeur
  3. Sauvegardez la configuration des routeurs :

❍ CLI : Router0#copy running-config startup-config

❍ IHM : onglet «Config» puis appui sur le bouton «Save» de l'option «NVRAM» présente dans «Global Settings».

  1. Éteignez puis rallumez votre réseau via le bouton «_Power Cycle devices_» présent en bas de l'IHM.
  2. Surveillez l'évolution des tables de routages. Comment évoluent-elles ?
  3. Les routeurs s'échangent leurs tables de routage régulièrement (toutes les 30 secondes). Effectuez une simulation en filtrant tous les protocoles sauf le RIP.Attendez plusieurs cycles d'échange puis stoppez la simulation.Vérifiez maintenant — via le CLI — le nouveau contenu des tables de routage de chaque routeur et consignez-les dans votre rapport.
  4. Cliquez sur une enveloppe de message de type RIP dans le résultat de la simulation pour afficher la pile de protocoles utilisés dans le modèle OSI et retranscrivez dans votre rapport le protocole/média utilisé pour chaque couche.
  5. Indiquez sur quel port par défaut les datagrammes RIP sont échangés.

2.3. Test de connectivité.

  1. Effectuez et relevez les tests de connectivités nécessaires pour vérifier que chaque poste de chaque réseau puisse communiquer avec tous les postes de tous les réseaux.
  2. Supprimez la liaison entre les routeurs Router2 et Router0, puis entre les routeurs Router1 et Router3.
  3. Effectuez à nouveau les tests de connectivité.
  4. Quelle conclusion pouvez tirer quant à l'utilisation d'un protocole de routage dynamique et d'un réseau maillé ?
  5. Conclusion

Vous avez mis en œuvre dans ce TP 2 procédés qui permettent d'acheminer des paquets IP à travers des réseaux interconnectés :

  1. le routage statique
  2. le routage dynamique

Vous avez également vu qu'il était possible de faire cohabiter les 2 types de routage au sein d'un même équipement.

Il est même possible d'utiliser simultanément plusieurs types de routage dynamique au niveau d'un routeur.

Dans ce cas, il existe une donnée importante — appelée Distance administrative — qui va permettre au routeur d'accorder une priorité plus ou moins grande aux informations de routage qui lui proviennent.

Pour illustrer cette notion de distance administrative, on pourrait dire qu'elle représente un indice de confiance comme celui que vous attribuez à une chaîne d'informations quand il s'agit de prendre connaissance de l'actualité : toutes les chaînes d'informations couvrent plus ou moins la même actualité pourtant vous allez préférer la regarder sur une chaîne plutôt que sur une autre car elle vous semble plus fiable.

Ainsi, dans un routeur, une distance administrative est affectée à chaque type de protocole.

Chez Cisco, les valeurs par défaut des distances administratives selon les protocoles sont les suivantes :

Source de l'information de routage        Distance administrative

Connected interface     0

Static route        1

Enhanced Interior Gateway Routing Protocol    5

(EIGRP) summary route

External Border Gateway Protocol (BGP)            20

Internal EIGRP  90

IGRP      100

OSPF     110

Intermediate System-to-Intermediate System 115

(IS-IS)

Routing Information Protocol (RIP)        120

                Exterior Gateway Protocol (EGP)            140

On Demand Routing (ODR)        160

External EIGRP 170

Internal BGP      200

Unknown           255

[If the administrative distance is 255, the router does not believe the source of that route and does not install the route in the routing table.]

(source : What Is Administrative Distance?)

Dans ce tableau, plus la distance administrative est basse, plus l'information de routage est fiable. Ansi, lorsque le routeur reçoit plusieurs informations de routage concernant la même destination mais depuis des protocoles de routage différents, il va leur accorder une «confiance» plus ou moins grande et mettre à jour la table de routage avec des routes dont les métriques seront élaborées à partir de ces distances administratives.

Au final, seul la métrique sera utilisée par le routeur pour déterminer le meilleur chemin pour acheminer un paquet.



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