Tutoriel Analyse et conception des systèmes d’information avec la méthode Merise


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ANALYSE ET CONCEPTION D’UN SYSTEME D’INFORMATION AVEC LA METHODE MERISE : CAS D’UNE BIBLIOTHEQUE UNIVERSITAIRE

Boubker Sbihi

Redouane El Yaâgoubi

Ecole des sciences de l’information

Résumé

La conception du système d’information d’une bibliothèque universitaire nécessite une analyse et une conception des données qui constituent le point de passage de toute application mettant en œuvre un système de gestion de base de données relationnelle tel le SGBD Microsoft Access.

La méthode francophone Merise d’analyse et de conception spécifique pour l’informatisation des systèmes d’information est adoptée dans le cadre de ce papier dans le but de mettre en œuvre le système bibliothèque universitaire. Basée sur le modèle entité association, cette méthode présente un outil simple, efficace et très répandu chez les développeurs des systèmes d’information ; mais ici, nous nous limitons à la gestion d’une partie des données de ce système. Après cette étude, une base de données relationnelle optimisée réalisée avec n’importe quelle SGBD R peut être mise en œuvre. D ans ce cas de la bibliothèque universitaire, le SGBD R Microsoft Access qui est utilisé se caractérise par sa simplicité et sa possibilité de supporter de nombreux formats de données tels que (D Base, Paradox, FoxPro, Microsoft Excel, Lotus, HTML… ), et son utilisation permet l’exportation des données vers des outils bureautiques et de messagerie.

INTRODUCTION

Un système d’information est un système organisé de ressources, de personnes et de structures qui évoluent dans une organisation et dont le comportement coordonné vise à atteindre un but commun. Les systèmes d’information sont censés aider les utilisateurs dans leurs activités : stocker et restaurer l’information, faire des calculs, permettre une communication efficace, ordonnancer et contrôler des tâches, etc.

Dans ce contexte, la méthode Merise s’avère appropriée ; c’est une méthode française d’analyse et de conception des systèmes d’information, élaborée en 1978 sous la direction du ministère de l’Industrie français. L’année 1981 a connu l’apparition de Merise version 1 qui s’est enrichie des premières années d’expérience.

En 1991, la version 2 de Merise a vu le jour, elle est une extension de la méthode Merise version 1, elle intègre les flux et les données aux principes de traitement. La puissance de cette approche réside dans le fait qu’elle permet de schématiser les niveaux d’abstraction et offre un niveau de granularité adaptable à tous les besoins. Elle utilise :

–  un modèle fonctionnel basé sur les diagrammes de flux ;

–  un modèle statique basé sur l’Entité-Association enrichi de méthodes detraitement ;

–  un modèle dynamique des objets explicitant le contrôle et lesinteractions des objets.

Merise sépare les données et traitements et définit trois niveaux d’abstraction qui permettent de décomposer les préoccupations du concepteur.

–  Le niveau conceptuel s’appuie sur les invariants, il répond à la question “quoi ?”

–  Le niveau organisation et logique précise les aspects pratiques (qui fait quoi ?) et la vision informatique de la solution (comment ?). – Le niveau physique décrit l’outil informatique (avec quoi ?).

Tableau 1

Les niveaux d’abstraction de Merise

Niveau

Statique

Dynamique

(données)

(traitements)

Conceptuel

MCD

MCT

Indépendant du système, quoi ?

Organisationnel et logique

MLD

MOT

Choix SGBD

Qui fait quoi ? comment ?

Physique

MPD

MOPT

Maîtrise du SDGBD, avec quoi ?

Les niveaux d’abstraction de Merise ainsi que ces modèles correspondants sont présentés dans le tableau suivant :

Tableau 2

Les étapes de Merise

Nom de l’étape

Description

1

Schéma directeur

Approche globale du développement

2

Etude préalable

Etude des différentes solutions possibles puis choix de la solution appropriée

3

Analyse détaillée

Complément des spécifications du domaine, étude détaillée

4

Analyse technique

Spécifications techniques complètes

5

Réalisation

Ecriture des programmes, tests, essais, formation utilisateur

6

Maintenance

Corrections et adaptations du logiciel

Par ailleurs, la méthode Merise présente une approche par étapes itératives et réalisées successivement. Les étapes de Merise sont représentées avec leur ordre de réalisation dans le tableau suivant :

L’utilisation de Merise s’est progressivement étendue dans les services informatiques des entreprises et des administrations. Aujourd’hui, elle est utilisée dans plus de 75 % des services informatiques en France. Cette large diffusion est due à son évolution et à son adaptation aux nouvelles technologies : architectures client/serveur, interfaces graphiques, démarche de développement rapide, approche objet, applications ouvertes intranet/intemet. Elle correspond aussi et globalement aux savoir-faire actuels en ingénierie de systèmes d’information et de gestion. L’utilisation de la méthode Merise dans le cas de la bibliothèque universitaire est justifiée par le fait que :

•      Merise est une méthodologie qui dispose de beaucoup d’outils dedéveloppement informatique tel que AMC D esigner, Power D esigner, D esignor.

•      Merise est présentée souvent comme une méthode d’analyse informatique, elle offre une démarche rigoureuse pour l’établissement des systèmes d’information.

•      Merise sort du domaine de l’informatique pure pour s’intéresser à la

Figure 1

gestion des organisations concernées.

La méthodologie suivie dans cet article pour élaboration d’une base de données pour la bibliothèque universitaire est résumée et présentée dans la figure suivante (Figure 1) :

Cette approche est basée sur Merise : le contexte général de l’étude, notamment en ce qui concerne l’étude de besoins fera l’objet de la section 1, ensuite nous décrirons le modèle conceptuel de communication dans la section 2, puis le modèle conceptuel de données qui sera exposé dans la section 3. Avant de conclure ce travail, nous présenterons le modèle logique des données à travers le SGBD Access dans la section 4.

1. Etude des besoins

Pour ce qui est du contexte de l’étude, la bibliothèque universaire a été créée dans le but de desservir les étudiants, le corps professoral, le personnel administratif ainsi que tous les utilisateurs potentiels, chercheurs dans les domaines couverts. La politique documentaire suivie est basée sur trois objectifs fondamentaux :

–      développer, enrichir et mettre à jour les collections de livres ;etpériodiques, en mettant en place une politique d’acquisition de la documentation spécialisée ;

–      assurer la diffusion de l’information documentaire au profit du publicconcerné ;

–      contribuer à la formation dispensée en acquérant et en mettant à ladisposition des utilisateurs une documentation complétant ou enrichissant les programmes de formation.

Pour atteindre ces objectifs, il aurait fallu sans cesse repenser, réorganiser et surtout moderniser les méthodes de travail afin d’améliorer la qualité des services rendus. Mais il reste que le système existant à la bibliothèque enregistre un accroissement annuel important de documents conjugué à une insuffisance du personnel spécialisé, ce qui donne lieu à l’apparition de nombreux problèmes dont :

–      le retard observé dans l’exécution de certaines opérations, dû à lamultiplication des tâches à réaliser, d’où la prédominance des tâches à caractère répétitif tel que l’enregistrement manuel des livres ;

–      la sur-utilisation du personnel spécialisé pour la réalisation des tâchessubsidiaires, ce qui entrave la réalisation de produits documentaires à caractère important comme les dossiers documentaires et les produits destinés à la D iffusion sélective de l’information (D SI).

En vue de remédier à ces lacunes de fonctionnement, il s’avère important de configurer et de mettre en place une solution informatique dont les atouts seront observés au niveau de :

–      l’amélioration du fonctionnement interne de la bibliothèque par uneréorganisation du circuit des documents et des circuits du travail, ce qui permettra de réduire la durée de certaines tâches ;

–      l’amélioration du service aux utilisateurs, en réduisant les durées desopérations de prêt, en permettant, grâce à un circuit du document plus performant, une mise à disposition plus rapide des documents en offrant un catalogue plus complet et aux accès plus nombreux.

Pour ce faire, le système requis doit être en mesure de prendre en charge un certain nombre de fonctionnalités qui ont trait aux différentes opérations effectuées et qui seront détaillées plus loin. En ce qui concerne l’analyse des données, nous commencerons par étudier la typologie des documents. En général, la documentation gérée par la BU est répartie selon trois catégories :

–      la collection des livres ;

–      les revues ;

–      les thèses et les mémoires.

Q uant aux opérations documentaires, et afin d’assurer les fonctions de base de la bibliothèque à savoir l’information et la formation, la politique documentaire adoptée doit être en mesure d’offrir une multitude de services pour le public concerné. Il s’agit essentiellement des services de prêt, de recherche, de renseignement, de référence et également d’orientation. La maîtrise des outils documentaires s’avère donc importante. Par conséquent, le choix des documents obéit à un certain nombre de règles de sélection. Ensuite, ils sont analysés, traités, et mis en exergue par le biais des instruments de recherche pour qu’ils soient utilisés.

Tout d’abord, il y a l’acquisition des documents, on distingue quatre voies possibles pour laquelle l’acquisition par bon de commande ou par marché des livres, le don des documents, le dépôt pour les publications internes y compris les thèses, les rapports de fin de formation et les rapports de stage, et, enfin, l’abonnement pour les revues. Lorsqu’il s’agit d’achat de documents par bon de commande, la bibliothèque se charge de contacter le fournisseur, de réceptionner le devis et de l’acheminer vers les services concernés. Une fois le bon de commande visé par le CED, le fournisseur livre les documents en un seul lot ou en plusieurs livraisons jusqu’à la livraison de la totalité des documents objets du bon de commande. Tout lot de documents livré doit faire l’objet d’un bon de livraison. Une fois livré l’ensemble des documents mentionnés au niveau du bon de commande, le fournisseur établit un bon de livraison global. Cependant, il arrive que les documents livrés ne soient pas conformes à ceux figurant sur le bon de commande. D ans ce cas, ils sont renvoyés au fournisseur.

L’acquisition par marché obéit aux mêmes règles décrites ci-dessus, sauf que le marché est régi par la procédure d’appel d’offres. Alors que le don des documents est effectué par les différents partenaires, le versement peut être accompagné ou non d’un bordereau d’envoi. Enfin l’acquisition des revues est effectuée généralement par le biais d’un contrat d’abonnement. Le fournisseur se doit de livrer à temps les numéros ou fascicules dernièrement parus. Tout retard de la livraison engendre une procédure de réclamation qui peut être effectuée par écrit ou par téléphone. Le bon de livraison est établi une seule fois à la fin de chaque année. Pour le traitement documentaire, il correspond à l’ensemble des opérations matérielles et intellectuelles qui doivent être effectuées dès l’entrée du document dans la bibliothèque jusqu’à sa mise à disposition des usagers.



Réception des documents et enregistrement. En premier lieu et immédiatement après réception des documents commandés, une vérification de livraison s’impose. A cet effet, on effectue un pointage en comparant attentivement la fiche de « commande en cours » ou le double du bon de commande avec les documents livrés et le bon de livraison. Au terme de cette opération, on octroie aux documents (livres et revues) des numéros d’inventaire. C’est l’enregistrement des documents, lesquels seront transcrits dans un registre d’inventaire Entrée. O n attribue un numéro d’inventaire unique à chaque document compte non tenu des exemplaires. Le numéro est reporté de manière indélébile sur le document lui-même. Il existe un registre d’inventaire pour chaque type de documents. Les rapports, les thèses et les mémoires sont enregistrés et traités de la même manière que les livres.

La description bibliographique. Elle consiste à réaliser une notice bibliographique qui servira pour la recherche et le repérage des documents. Pour les livres, les informations à extraire concernent : le titre et ses compléments (sous-titre, titre parallèle, etc.), le ou les auteurs, l’édition, le lieu d’édition, l’éditeur et la date de publication, la description physique du document, la collection, et l’ISBN. Pour les périodiques, la description porte sur l’identification du numéro ou du fascicule, la date de parution, l’organisme éditeur, l’ISSN et éventuellement les thèmes traités ; alors que pour les rapports, les thèses et les mémoires, les éléments à faire ressortir sont le titre, l’auteur et la date de réalisation.

L’Indexation et la cotation. Il s’agit essentiellement d’extraire les mots-clés ou descripteurs qui permettront de repérer physiquement et de rechercher le document lors d’une requête. C’est la phase la plus importante dont dépend l’efficacité de tout le système de la recherche documentaire. Le principal thème ou sujet du document servira à l’extraction d’un indice standard et normalisé à partir du système de classification adopté, à savoir la classification décimale de D ewey. O n adjoint à cet indice les trois premières lettres de l’auteur, ce qui permet de regrouper dans un seul lieu les livres traitant d’un sujet précis et écrit par le même auteur. L’indice et ces trois premières lettres constituent la cote.

S’agissant du prêt, celui-ci constitue l’aboutissement de toute l’activité documentaire. Il se fait sur la base des requêtes formulées par les usagers concernant un sujet bien précis, un auteur ou alors sur la base des instruments de recherche édités par le centre. Le prêt est régi par le règlement interne de la bibliothèque, lequel est approuvé par la hiérarchie. Toute opération de prêt est enregistrée sur le registre de prêt qui regroupe des éléments d’identification du document prêté, à savoir le titre et la cote, des informations sur l’utilisateur, son nom et son statut. D e plus, le registre contient des informations sur les dates de prêt et de retour.

En cas de non-respect du délai de retour du document, des réclamations sont adressées aux personnes en question.

Pour mieux servir son public, la BU a instauré un système de réservation : quand un document est rendu à la bibliothèque, on contacte la personne désirant l’emprunter.

L’opération de recherche peut se réaliser à partir des instruments de recherche réalisés par la bibliothèque. Il s’agit de bibliographies sélectives ou exhaustives, de catalogues, de bulletins des nouvelles acquisitions et de bulletins de sommaire.

Nous allons voir maintenant les différentes possibilités que pourrait nous offrir le système envisagé ; en effet, le système intégré de gestion à mettre en place se doit de remplir toutes les fonctionnalités logiques du circuit du document. Pour réaliser cet objectif, le système doit envisager des fonctionnalités organisées et structurées selon un système de gestion de bases de données relationnel qui permet d’éviter toute redondance des données :

–      un module d’acquisition, qui permet la gestion des commandes, deslivraisons et des réceptions ;

–      un fichier bibliographique, contenant toutes les données catalographiques des documents conservés par la bibliothèque et capable d’importer et d’exporter ces données structurées ;

–      un module de bulletinage permettant la gestion informatisée descollections ;

–      un fichier des utilisateurs permettant notamment l’identification desemprunteurs lors des opérations de prêt ;

–      un module de prêt, mettant en relation le fichier bibliographique et le

Figure 2

Schéma des flux des modules de la base

fichier des utilisateurs ;

–      un module spécifique, largement paramétrable, permettant d’éditer, delire, d’écrire et de compter les données contenues dans les modules précédents et offrant la possibilité d’effectuer toutes sortes de tris, de statistiques ou d’éditions ; ces différents modules sont logiquement liés comme le montre le schéma ci-dessous (figure 2) :

Les objectifs d’un module d’acquisition sont très divers et couvrent l’ensemble des besoins des différents utilisateurs, de l’intention de commande à la vérification de la livraison en passant par le contrôle des retards et des erreurs, omissions ou non-livraison. Le bulletinage permettra la gestion informatisée du fichier des périodiques et le contrôle de la réception des périodiques. Un module de bulletinage bien conçu doit permettre d’autres fonctionnalités telles que :

–      l’édition automatique de lettres de réclamation : si un numéro ou unfascicule n’est pas reçu à la date prévue par la bibliothèque ;

–      l’édition de statistiques disponibles selon un rythme chronologiqueprédéfini ou à la demande et qui permettent d’obtenir des tris ou des éditions selon des critères paramétrés ;

–      la mise à jour du catalogue informatisé permettant à l’utilisateur deconnaître l’état exact de la collection, de tel titre appartenant à la bibliothèque.

Le fichier bibliographique joue un rôle prépondérant dans le fonctionnement de la bibliothèque, il doit permettre de :

–      retrouver un document à partir d’un ou plusieurs de ses élémentsdescriptifs ou analytiques (auteur, titre, sujet, mots-clés, etc.) ;

–      montrer ce que possède la bibliothèque sur tel ou tel sujet, sur tel ou telauteur ;

–      guider l’utilisateur dans ses choix en identifiant une édition particulière,les caractéristiques physiques du document, ouvrage illustré ou non, son appartenance à une collection, sa langue, etc. ;

–      localiser un document dans la bibliothèque elle-même ;

–      contrôler le développement harmonieux des collections par l’identification physique (description bibliographique) et intellectuelle

(analyse du contenu et indexation) de tous les documents ;

–      gérer l’ensemble des collections conservées au sein de la bibliothèque.

D ans le SGBD escompté, le module de prêt met en relation le fichier bibliographique contenant la description des documents et celui des utilisateurs. En définitive, le système doit être capable de générer toutes sortes de tris et de statistiques ainsi que l’édition de lettres de réclamation. O utre une accélération de la transaction de prêt elle-même, le module de prêt doit assurer une grande fiabilité à ces opérations. Ce module doit offrir, par ailleurs, une possibilité de réservation qui signalera les documents prêtés ainsi que la gestion de ces réservations. Le module d’inventaire repose sur la comparaison entre, d’une part, l’ensemble des documents repérés dans la base et non déclarés comme perdus et, d’autre part, l’addition des documents acquis ainsi que les documents en cours de prêt et ceux dont la présence est physiquement constatée. Le système devra être en mesure de produire des différentes éditions à savoir :

–      les bibliographies sélectives sur un thème particulier ou général portantsur toute la collection ;

–      les listes de nouveautés : le système doit être capable d’extraire dufichier les dernières notices entrées ;

–      les listes des acquisitions à une date précise ;– l’inventaire de documents.

2. Le modèle conceptuel de communication

Le Modèle conceptuel de communication (MCC), appelé aussi diagramme

Tableau 3 : Les acteurs du système bibliothèque

Code acteur

Acteur

A1

La Responsable de la bibliothèque

A2

Le service de catalogage

A3

Le service d’indexation

A4

Le service de prêt

A5

Le fournisseur

A6

Le service de la comptabilité

A7

Les utilisateurs

des flux, permet une description des flux d’information échangés entre acteurs.

2.1. Les acteurs

Un acteur est une entité, humaine ou matérielle, intervenant dans le système d’information. Les acteurs se divisent en deux catégories, internes et externes, selon leur appartenance ou non à l’entreprise. Les acteurs de la

Tableau 4

Les flux du système bibliothèque

Code flux

Flux

F1

Proposition d’acquisition

F2

Etablissement de fiche de commande/contrat

F3

Contact fournisseur pour devis

F4

Retour devis estimatif

F5

Envoi de la fiche de commande au service de la comptabilité

F6

Réalisation du bon de commande / marché)

F7

Retour du bon de commande / marché) visé

F8

Information du fournisseur du visa

F9

Livraison des documents

F10

Réception des dons / dépôts

F11

Validation des livraisons

F12

Enregistrement des livraisons (N d’inventaire)

F13

Envoi des documents au service catalogage

F14

Catalogage des documents

F15

Validation avec le responsable

F16

Envoi des documents au service indexation

F17

Indexation des documents

F18

Validation avec le responsable

F19

Réalisation des instruments de recherche

F20

Envoi des catalogues au service du prêt

F21

Emprunt des documents

F22

Retour des documents

F23

Réservation des documents

bibliothèque universitaire sont représentés dans le tableau suivant :

2.2. Les flux

Un flux est un échange d’informations entre un acteur émetteur et un acteur récepteur. Les flux peuvent être classés en cinq catégories : matière, finance, personnel, actif et information. Un flux est émis par un acteur à destination d’un autre acteur. Les flux concernant les acteurs de notre bibliothèque sont représentés dans le tableau suivant :



Figure 3

Le diagramme des flux de la bibliothèque

2.3. Le diagramme des flux

Le Modèle conceptuel de communication (MCC), appelé aussi diagramme des flux, permet une description des flux d’information échangés entre acteurs en décomposant l’organisation en une série d’acteurs internes. D ans ce diagramme, la représentation standard est constituée par les ellipses qui représentent les acteurs internes et les flèches qui représentent les messages internes. Le MCC du système bibliothèque universitaire est représenté dans la figure suivante :

Tableau 5

Les règles de gestion du système bibliothèque

Code

Règle de gestion

C1

Une fiche de commande peut regrouper un ou plusieurs ouvrages

C2

Une fiche de commande ne peut faire l’objet que d’une seule acquisition

C3

Une acquisition peut regrouper plusieurs fiches de commande

C4

Une acquisition est soit un marché, soit un bon de commande soit un don

C5

Un fournisseur a le droit de soumissionner pour plusieurs acquisitions

C6

Un marché par lot peut être conclu avec plusieurs fournisseurs

C7

Un contrat d’abonnement n’est conclu qu’avec un seul fournisseur

C8

Un contrat d’abonnement peut englober plusieurs titres de revues

C9

L’abonnement à une revue peut être refait avec un autre fournisseur

C10

Un fournisseur peut avoir plusieurs contrats d’abonnement

C11

Les fascicules peuvent être acquis en plusieurs exemplaires

C12

Un numéro d’inventaire est unique

C13

Un numéro d’inventaire ne concerne qu’un exemplaire

C14

Une livraison peut être partielle ou globale

C15

Un don ne peut être accompagné d’un bon de livraison

C16

Les exemplaires d’un seul document peuvent faire partie de plusieurs livraisons

C17

Un type d’acquisition regroupe plusieurs acquisitions

C18

Une acquisition appartient à un seul type d’acquisition

C19

Un utilisateur peut effectuer plusieurs emprunts

C20

Il y a des règles de prêt propres à chaque type d’utilisateur

C21

Il y a plusieurs catégories d’utilisateurs

C22

Une livraison peut concerner une acquisition ou un contrat d’abonnement

C23

Une livraison globale peut inclure plusieurs livraisons partielles

3. Le modèle conceptuel des donnees

Le modèle conceptuel des données est une représentation de l’ensemble des données du domaine, qui ne tient pas compte des aspects techniques et économiques de mémorisation et d’accès et sans se référer aux conditions d’utilisation par tel ou tel traitement. Il a pour but d’écrire de façon formelle les données qui seront utilisées par le système d’information.

Préalablement à la construction de ce modèle, il convient de faire l’inventaire des données dont on élimine les redondances, les synonymes et les polysémies.

3.1. Les règles de gestion

La spécification des règles de gestion, menée parallèlement au recueil des

Tableau 6

Le dictionnaire de données du système bibliothèque

Nom donnée

Code donnée

Type

Adresse fournisseur

ADR FOU

N

Adresse utilisateur

ADR UTI

A255

Année de publication ouvrage

ANN PUB OUV

A5

Auteur ouvrage

AUT OUV

A255

Catégorie utilisateur

CAT UTI

A255

Collation ouvrage

CLA OUV

A255

Code fournisseur

COD FOU

N

Code ouvrage

COD OUV

N

Code type acquisition

COD TYP ACQ

N5

Code type livraison

COD TYP LIV

N

Code type utilisateurs

COD TYP UTI

N

Code utilisateur

COD UTI

N

Collection ouvrage

COL OUV

A255

Communicabilité

Communicabilité

BL

Cote ouvrage

COT OUV

A255

Date d’acquisition

DAT ACQ

D

Date contrat

DAT CON

D

Date d’enregistrement

DAT ENR

D

Date fascicule

DAT FAS

D

Adresse fournisseur

ADR FOU

N

Date livraison

DAT LIV

D

Date de prêt

DAT PRE

D

Date de retour

DAT RET

D

Date acquisition

DATACQ

DT

Désignation acquisition

DES ACQ

A255

Désignation fournisseur

DES FOU

N

Désignation type acquisition

DES TYP ACQ

A255

Désignation type livraison

DES TYP LIV

N

Désignation type utilisateur

DES TYP UTI

A255

Edition ouvrage

EDI OUV

A255

Editeur ouvrage

EDR OUV

A255

Fax fournisseur

FAX FOU

N

ISBN

ISBN

N

ISSN

ISSN

N12

Mel fournisseur

MEL FOU

N

Mel utilisateur

MEL UTI

A255

Mention responsabilité

MENT RES

A255

Mots-clés fascicule

MOT CLE FAS

A255

Mots-clés ouvrage

MOT CLE OUV

A255

Nature fascicule

NAT FAS

A255

Nombre d’exemplaires ouvrage

NBR EXE

N

Nombre d’exemplaires fascicule

NBR EXE FAS

N2

Nombre de fascicules par an

NBR FAS AN

Nombre de titres

NBR TIT

N

Niveau utilisateur



NIV UTI

A255

Notes

NOT OUV

A255

Numéro acquisition

NUM ACQ

N

Numéro article

NUM ART

N

Numéro bon livraison

NUM BON LIV

N

Numéro fascicule

NUM FAS

N

Numéro fiche

NUM FIC

N

Niveau utilisateur

NIV UTI

A255

Nom utilisateur

NOM UTI

A255

Nombre d’exemplaires

NBR EXE FAS

N2

Nombre d’exemplaires ouvrages

NBR EXE

N

Nombre d’exemplaires ouvrages

NBR EXE

N

Nombre de fascicules par an

NBR FAS AN

A10

Nombre de titres de revues

NBR TIT

N

Notes

NOT OUV

A255

Numéro acquisition

NUM ACQ

N

Numéro article

NUM ART

N

Numéro bon livraison

NUM BON LIV

N

Numéro fascicule

NUM FAS

N

Numéro fiche de commande

NUM FIC

N

Numéro inventaire

NUM INV

A255

Numéro ouvrage

NUM OUV

N

Numéro visa contrat

NUM VIS CON

N

Observations

OBSERVATIONS

A255

Ouvrage ou revue

OUV REV

BL

Périodicité

PERIODICITE

A255

Prénom utilisateur

PRE UTI

A255

Prix unitaire ouvrage

PRI UNI

MN

Prix unitaire revue

PRI UNI REV

MN

Profession utilisateur

PRO UTI

A255

Quantité livraison

QUA LIV

N10

Règles d’acquisition

REG ACQ

A1000

Règles de prêt

REG PRE

A255

Téléphone fournisseur

TEL FOU

N

Thème fascicule

THE FAS

A255

données, permet la mise en place des relations entre les informations. Les règles de gestion du cas de la bibliothèque sont représentées dans le tableau précédent (n° 5).

3.2. Dictionnaire des données

Pour faciliter la conception ultérieure des bases de données, il est recommandé de définir un dictionnaire de données qui regroupe les propriétés atomiques informations élémentaires qui ne peuvent pas être

décomposable. Le dictionnaire des données du cas de la bibliothèque normalisée selon la technique 3/3 est représenté dans le tableau suivant :

3.3. La réalisation du MCD

Rappelons que le modèle conceptuel des données qui décrit les données et les différentes relations qui les lient a été réalisé avec l’atelier génie logiciel, support de la méthode Merise qui est le Power Designor. L’utilisation de cet outil permet de générer automatiquement le code de ce MCD, ce qui facilite énormément la réalisation de ce système et favorise l’utilisation de la méthode Merise.

Ce MCD va être réalisé à partir du dictionnaire de données. Le modèle conceptuel des données relatif au système bibliothèque est représenté dans la figure suivante :

4. Le modèle logique des données

Le modèle logique des données MLD fournit une description des données tenant compte des moyens informatiques mis en œuvre. Il complète le MCD en introduisant la notion d’organisation. Il indique donc comment les données seront organisées. Tandis que le modèle physique des données décrit la base des données où l’ensemble des fichiers correspond aux données gérées par le système d’information. Le MPD prépare le système de gestion des données.

CONCLUSION

D ans ce papier, nous avons réalisé la conception et la réalisation de la base de données du système d’information d’une bibliothèque universitaire.

La méthode d’analyse et de conception Merise spécifique à l’informatisation des systèmes d’information est adoptée dans ce cadre. Elle a également été à la base de la mise en œuvre du modèle de données relationnelles, relatives à cette réalisation.

Comme suite à ce travail, la partie traitement peut faire l’objet d’une série de travaux qui vont complémenter cette conception traitant uniquement les données. Parmi les perspectives de ce travail, on peut citer :

–  la gestion des traitements ;

–  l’utilisation d’autres AGL tel que D esignor, AMC designor

–  l’utilisation d’autres SGBD R tels que O racle et Informaix.

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