Cours sur la gestion de stock

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  réparé par  :   
   
• ABOUDAR Minna

ABOURI  Nadia

MENGUIT  Khadija  

ROUSSI   Soufyane                                   
En
  cadré

par  : 
                        Dr.H.BELIHI
Année universitaire 2008/2009
PLAN


INTRODUCTION …………………………………………………………….
Partie I: Aspects théoriques généraux sur la gestion des stocks
I-
La fonction approvisionnement ………………………………………..
II-
La Politique achat ………………………………………………………..
III- Généralités sur les stocks ……………………………………………… 
A. Définition du stock …………………………………………………
B. Types de stocks ……………………………………………………….
C. L'organisation des locaux de stockage ……………………………..
D. Les mouvements de stocks ………………………………………….
E. Le choix de la nomenclature ………………………………………
F. Coûts relatifs aux approvisionnements ……………………………
IV- Outils et méthodes ………………………………………………………
A. La méthode ABC ……………………………………………………..
B. MRP…………………………………………………………………….
Partie II: Présentation générale du SAP
I-
Présentation générale du SAP …………………………………………
A. SAP : Généralités …………………………………………………….
B. Architecture du SAP ……………………………………………….
C. Notion d’intégrité dans SAP ………………………………………
D. Modules du SAP ……………………………………………………..
 
  Partie III : Gestion de stock assistée par SAP
I- Le module MM dans  SAP…………………………………………………
II - Composantes du module MM ……………………………………………
A. Le module Achats …………………………………………………………
B. Gestion des stocks ……………………………………………………….
C. Gestion  des magasins …………………………………………………..
D. Contrôle des factures …………………………………………………..
E. Processus complémentaires dans les Achats et stocks ……………………
F. Système d’information achats ……………………………………………
CONCLUSION ……………………………………………………………….


INTRODUCTION :
Pour   survivre   et   se   développer   dans   le   contexte   économique   actuel,   toute 
entreprise se doit améliorer la qualité du service rendu à sa clientèle et simultanément 
de réduire les coûts de revient. La maîtrise des coûts constitue l'un des éléments 
essentiels pour atteindre ces deux objectifs, souvent antagonistes.
En effet, le stock et l’approvisionnement pèsent encore trop sur les finances des  
entreprises, surtout celle du secteur de l’industrie. D'où la nécessité  de réduire les 
stocks   sans,   toutefois,   dépasser   les   seuils   desquels,   il   ne   serait   possible,   pour 
l’entreprise satisfaire la demande.
Le traitement des différents paramètres de gestion relatifs aux stocks et aux 
approvisionnements   se   révèle   complexe   et   fastidieux   à   cause   du   formalisme 
mathématique qu’il exige  et du nombre, en général très élevé d'articles stockés.
Seule l'informatique permet d'envisager de façon réaliste un tel traitement, 
indispensable pour optimiser au mieux la gestion des stocks. 
Ce propos comprend trois grandes parties : la première partie traite certains 
aspects théoriques de la gestion des stocks, la seconde  est consacrée à la  présentation  
générale du progiciel SAP. Quant à la troisième partie, elle est réservée à la gestion de  
stock assistée par SAP.
PARTIE  1:  ASPECTS  THEORIQUE  GENERAUX  SUR  LA  GESTION 
DES STOCKS


I-
La fonction approvisionnement :
La fonction approvisionnement assure la gestion des flux de biens et de 
services qui entrent dans l'entreprise.
Le service achat de l'entreprise est chargé de l'approvisionnement en 
matières et en composantes. Il  peut comporter plusieurs sections : recherche 
de fournisseurs, commandes, livraison avec le magasin. Le travail est effectué 
par des acheteurs et du personnel administratif.
Dans le cas général, le processus d'approvisionnement se déroule donc 
comme suit :- Consultation de divers fournisseurs;
- Sélection des offres les plus intéressantes; commandes;
- Surveillance des délais de livraison;
- Livraison et réception de la marchandise;
- Réception et contrôle des biens livrés et de la facture.
Les   flux   d'information   qui   caractérisent   le   processus 
d'approvisionnement ont des supports variés :
- documents commerciaux d'usage courant dans les entreprises : 
bon de commande, bon de livraison, bon de réception;
- lettre commerciales, catalogues, tarifs et documentation diverse ;
- télécommunications.
La stratégie d'approvisionnement détermine les normes à suivre en ce 
qui concerne les achats et la gestion des stocks. Cette fonction joue un rôle 
fondamental dans les entreprises industrielles et de distribution où les coûts 
d'approvisionnements   et   la   qualité   des   matières   ou   produits   sont   deux 
facteurs déterminants.
Le   responsable   d'achats   doit   connaître   précisément   quand   il   faut 
déclencher une commande et savoir les besoins réels de l'entreprise compte 
tenu des délais de livraison et des différents niveaux de stock.
   
Une rupture de stock peut impliquer des pertes importantes. Ces pertes 
peuvent même entraîner une régression de l'entreprise sur son marché, si elle 
n'est   pas   capable   de   répondre   aux   besoins   de   ses   consommateurs   d'une 
manière ou d'une autre.
II- La politique achat :
A- Le choix des fournisseurs :


La   politique   d'approvisionnement   de   l'entreprise   détermine   les   normes   à 
suivre   pour   les   opérations   d'achat   et   la   gestion   des   stocks,   ainsi   que  les   autres 
opérations qui suivent l'acte d'achat.
Le responsable d'achats doit connaître entièrement ses fournisseurs actuels et 
ceux potentiels. Les fournisseurs habituels sont présents dans des fichiers sous forme 
de base de données. Les fournisseurs potentiels sont arrivés sur le marché avec des 
propositions   susceptibles   de   changer   les   fournisseurs   actuels.   C'est   pourquoi,   le 
responsable d'achats doit être parfaitement   informé de l'évolution du marché des 
fournisseurs. Habituellement, l'actualisation des ces informations est fait par la mise 
à jour de la documentation portant sur les différents fournisseurs.
La   connaissance   du   marché   amont   des   fournisseurs   s'effectue   par   divers 
moyens : annuaires, catalogues, revues, notices, documents divers, contact avec les 
représentants
Par ailleurs, le responsable doit évaluer les potentialités de chaque fournisseur, 
c'est à dire ses capacités à honorer ses engagements, respecter les conditions prévues.
B- La décision d'achats :
Elle est généralement prise sur la base d'une analyse comparative établie 
à partir des différentes propositions faites par les fournisseurs. Cette décision 
tient particulièrement compte des objectifs fixés : la qualité exigée, le prix, la 
régularité des livraisons et le délai de la livraison, les services après vente et 
les conditions de paiement.
Certaines entreprises gardent les mêmes fournisseurs. Les opérations 
d'achats sont directement communiquées à travers le système informatique de 
l'entreprise, par exemple et la facturation est automatiquement exécutée et le 
compte client est mis à jouir en même temps.  
  La réalisation d'achat :
La réalisation d'achat est effectuée en plusieurs étapes, qui généralement 
les suivantes :
? rédaction, en plusieurs exemplaires, d'un bon de commande;
? surveillance des délais de livraison des fournisseurs pour éviter toute 
rupture (relances éventuelles);
? rédaction, à la livraison, d'un bon de réception;
? contrôle, à la réception, de la quantité fournie, de la qualité des articles 
et leur conformité à la commande;
? vérification du contenu de la facture et l’adresser ensuite aux services 
concernés (financier et comptable);
? les marchandises sont prises en charge par le service  de stockage.
Le   bon   de   commande   et   le   bon   de   livraison   sont   deux   documents 
importants   pour   le   contrôle   des   produits   livrés.   En   plus,   deux   autres 


documents, le bon de réception et la facture sont les documents en usage dans 
la plupart des entreprises.
 III- Généralités sur les stocks
A- Définition du stock :  
Une quantité de biens, accumulés dans l'attente d'une utilisation, en vue 
d'harmoniser   un   flux   d'entrée   et   un   flux   de   sortie   dont   les   rythmes   sont 
différents.
Tous les secteurs d'activités font appel à des réserves plus au moins 
importants des stocks afin d'assurer la continuité de leur activité. Les stocks 
jouent   généralement   un   rôle   de   réservoir   tampon   entre   un   flux   d'entrée 
(constitués   par  les   produits   livrés)   et   un   flux   de  sortie  (   constitué  par   la 
demande   des clients).
Les   deux   flux   peuvent,   pour   des   raisons   diverses,   présenter   des 
inégalités de débit (accroissement de consommation, retard de livraison,…). 
Ce   réservoir   tampon   permet   donc   d'apporter   une   certaine   souplesse   au 
fonctionnement de toute entreprise. 
B- Types de stocks :
Dans le jargon de la profession, on distingue différents niveaux de stock :
?
Stock minimum ou d'alerte (ou point de commande ou de couverture) c'est le 
niveau de stock servant à déclencher un réapprovisionnement. c'est le niveau 
de   stockage   qui   permet   de   déterminer   le   point   de   commande   pour   les 
consommations régulières.
?
Stock   de   sécurité   ou   de   protection  :   le   niveau   de   stock   disponible   pour 
répondre à des situations imprévues telles que retard d'approvisionnement ou 
commandes exceptionnelles.
?
Stock maximum  : le niveau de stock qui correspond à la capacité physique 
maximale de stockage. Au dessus de ce seuil, le stockage devient onéreux.
?
Stock tampon ou stock délai : permet une consommation normale pendant le 
délai de réapprovisionnement.
?
Stock mort ou dormant : correspond à des produits stockés sans sortie depuis 
un  certain temps. S'il s'agit de produits finis, on les appelle particulièrement 
rossignols, et ils sont soit soldés soit détruits.
?
Stock   disponible  :   niveau   de   stocks   qui   correspond   au   stock   existant 
additionné des entrées prévisionnelles et diminué des sorties prévisionnelles.
C- L'organisation des locaux de stockage :
Les locaux de stockage, où sont stockés les articles en attente d’utilisation, 
peuvent être divisés en plusieurs sections et l'intérieur de ces dernières les articles 
peuvent être placés dans des rangés étiquetés.


La première tâche du gestionnaire des stocks est celle du choix des locaux de 
stockage (magasins). Ce choix est fonction des coûts, des besoins de conditionnement 
propres   aux   articles   (ventilations,   chaleur,   lumière,…)   et   de   la   commodité 
d'utilisation. Ce   dernier paramètre est essentiel puisque le nombre d'accidents du 
travail  dus aux manipulations des stocks est très important.
L'organisation du magasin doit être rationnelle et pratique : attribution d'une 
place à chaque article, utilisation de nomenclature des numéros de référence. Les 
documents, généralement, utilisés sont :
?
Le bon d'entrée : qui peut être remplacé par un bon de réception ;
?
La fiche de stocks : qui indique les mouvements de stocks et indique donc la 
quantité d'articles en stock;
?
Le bon de sortie : qui peut être remplacé par dans le cas de produits vendus à 
la clientèle. 
D- mouvement de stocks :
Il faut contrôler le mouvement  des différents niveaux de stock, c'est ce qu'on 
appelle la constatation des mouvements de stocks. Selon la quantité de produits en 
stock,   cet   examen   régulier   sera   fait   soit   par   des   fiches   de   stock,   soit   par   des 
graphiques, soit par recours à l'informatique.
Actuellement, les entreprises ont en fait choisi l'informatisation des la 
gestion des stocks (gestion des stocks assistée par ordinateur, objet de ce thème), cette 
solution facilite le contrôle, assure son efficacité à un coût et temps minimums. La 
gestion   des  stocks   a largement  bénéficie de  l'introduction  de  l'informatique,  qui 
permet une gestion plus rationnelle.
 E- Le choix de la nomenclature : 
La codification consiste à transformer une information exprimée en langage 
humain pour la présenter sous forme plus simple et plus condensée : le code. Le code 
est un ensemble de chiffres et/ou de lettres. 
La codification permet, ainsi, d'individualiser les articles, d'une part, et de les 
localiser facilement d'autre part. L’utilisation de l'informatique facilite la procédure 
de codification et d'identification des produits. 
Pour la codification, il existe plusieurs types de nomenclatures :
?
Codification numérique  : elle consiste à affecter un chiffre pour représenter 
chaque caractéristique de l'information initiale.
?
Codification alphabétique  :     elle consiste à répertorier les produits par des 
lettres. Cette codification est assez limitée.
?
Codification alphanumérique  : elle consiste à affecter une lettre à certaines 
caractéristiques, un chiffre à d'autres.
?
Codes   personnels  :   ils   sont   crées   par   l'utilisateur   qui   seul   en   connaît   la 
signification.
?
Codes normalisés : ils sont connus par tous les utilisateurs.   
F- Coûts relatifs aux approvisionnements :


 La conception financière est retenue pour valoriser les stocks lors de travaux 
annuels  d'inventaire  et   aussi   peut  servir   à  calculer un   coût   économique  ensuite 
intégré dans des modèles destinés à minimiser l'ensemble des charges afférents aux 
approvisionnements et leur stockage. On distingue plusieurs composantes dans les 
coûts :
? le
    coût   d'obtention   des   commandes  (coût   de   passation   ou 
d'approvisionnement   ou     d'acquisition)   :   c'est   l'ensemble   des   charges 
relatives à l'obtention des commandes. Ce coût est fonction du nombre de 
commandes. Il comprend :
?
Les frais de services utilisés : de courrier, de téléphone, de fax, de 
déplacements…
?
Le suivi des commandes aux spécifications particulières que les 
services doivent contrôler chez le fournisseur;
?
Les   frais   inhérents   à   l'émission   d'un   bon   de   commande,   au 
transport, à la réception et à l'inspection des quantités et de la 
qualité;
?
Frais de traitement informatique, fournitures consommées,…
?
Salaires des employés …
Ces coûts sont   en général fixes, c’est à dire, qu'ils sont indépendants de la 
quantité commandée.
? L
  e coût de possession ou de stockage  : c'est l'ensemble des coûts relatifs au 
coût   de   possession   du   stock   qui   s'exprime   comme   un   taux   annuel   de 
possession appliqué sur la valeur du stock moyen. Il comprend :
?
Coût du  loyer ou dotations aux amortissements des magasins et 
des aires de stockage;
?
Coût   d'entretien   des   locaux,   d'électricité,   de   chauffage, 
d'assurance, de climatisation, des frais spécifiques liés à la nature 
du produit;
?
Coût du personnel : il tient compte de toutes les personnes qui 
participent à la bonne marche des locaux de stockage;
?
Dotations   aux   amortissements   des   matériels   et   outillage   de 
stockage et de manutention : rayonnage, chariots élévateur, …
?
Coût   de   pertes   sur   stocks   :   vols,   détérioration,   usure   et 
obsolescence, 
? C
  oût de rupture ou  de pénurie de stock :  
?
Coût de l'arrêt  momentané des chaînes de production lorsqu’ ' il s'agit 
de rupture de matières premières;
?
Manque   à   gagner   sur   des   ventes   non   réalisées   lorsqu'il   s'agit   de 
rupture des stocks de marchandises.
VI- Outils et méthodes :
A- La méthode ABC :
1- But :


L'objectif   de   la   méthode   est   d'établir   un   modèle   de   gestion   et   d'analyse 
approprié   à   l'importance   des   articles   stockés.   Il   vise   à   aider   le   gestionnaire   à 
consacrer plus d'attention aux unités importantes d'un groupe. 
Les entreprises ayant plusieurs dizaines, centaines ou milliers d'articles en 
stocks   ne   génèrent   pas   individuellement   chacun   d'entre   eux.   Les   commandes 
peuvent être classées par groupe d'articles,, selon les critères suivants :
* le fournisseur;
* la nature de l'article stocké;
* la valeur de consommation des articles en stock pendant une période. Dans 
ce cas, on divise clés articles en trois catégories : A, B, C.
2-principe général :
La première étape d'un plan d'action axé sur une gestion efficace des stocks est 
de   diviser   tous   les   produits   stockés   en   tris   groupes   distincts   :   A,   B,   C.   Cette 
classification permet au gestionnaire de prendre des décisions dont l'importance et 
l'impact varient selon le groupe de produits. 
Tous les produits stockés sont classés dans l'ordre décroissant de leur coût 
pour une période déterminée. Cette classification permet d'observer qu'un nombre 
limité de références stockées correspond à un pourcentage important du coût total 
du stock.
Les critères de classification sont (la méthode implique que le critère retenu 
soit chiffrable) :
?
La valeur d'utilisation annuelle d'un article (ceci met l'accent sue les articles à 
forte demande interne ou externe).
?
La valeur moyenne des articles détenus en stocks (ceci suppose qu'un effort 
pour  les articles qui représentent un investissement financier important). 
Il se peut que la méthode ABC ne met pas en évidence l'aspect stratégique de 
certains   composants   en   stock,   en   particulier   dans   le   cas   où   ils   font   partie   de 
nomenclatures complexes et où ils sont dispensables au montage des composants, 
sous-ensembles et ensembles de produits. Ces composants stratégiques doivent être 
gérés, comme les articles de la classe A. 
B- le MRP :
Le MRP est un concept de gestion de production mise au point aux EUA dans 
les   années   1965.   MRP   signifiait   au   départ :   Materials   Requirement   Planning. 
Cependant, l’évolution du concept au fil des années a poussé les promoteurs de cette 
méthode à faire évoluer son nom pour l’appeler Manufacturing Resources Planning 
(MRP-2).  
A l’origine, le MRP avait pour but de transformer un plan de production en 
produits vendus en plan d’approvisionnement de composants. Ceci découlait d(une 
explosion   des   besoins   par   exploitation   des   nomenclatures   et   transformation   des 
besoins   bruts   en   besoins   nets   après   prise   en     compte   des   stocks,   des 
approvisionnements en cours, et application de règles de gestion prédéfinies.
          1- Définition de la méthode :


A partir d’un plan de production de produits finis, découlant lui-même des 
prévisions commerciales et du portefeuille des commandes, o calcule, grâce aux 
nomenclature,   les   besoins   bruts   consolidés   et   échéanciers   dans   le   temps   en 
composants élémentaires à fabriquer ou à acheter. Ces besoins bruts deviennent des 
besoins   nets   en   tenant   en   compte   des   stocks   et   des   en-cours,   et   permettent   de 
calculer, grâce aux gammes, les charges des moyens   de production. Il s’agit donc 
d’un système de gestion prévisionnelle des matières et capacités.
2- Intérêt de la méthode :     
?
Maîtriser la valeur des stocks ;
?
Maîtriser les délais des commandes ;
?
Prévenir   les   événements   et   par   conséquent   de   prendre   les   décisions   qui 
s’imposent : investissement, recrutement, remaniement des horaires… ;
?
Améliorer l’organisation des circuits d’information dans l’entreprise.
3-Architecture du MRP-2 :
Le plan industriel et commercial (PIC):
 Il a pour objectif de formaliser le cap que suivra l’entreprise dans les mois qui 
vont suivre. Il est élaboré par famille de produits en établissant  un échéancier sur les 
ventes et  le niveau des stocks sur une période variable selon le type de fabrication.
Le programme directeur de production (PDP) :
Il définit la production de l’entreprise pour les semaines à venir. C’est un 
document de dialogue indispensable entre le commercial et la production.
Le calcul des charges globales :
Ce calcul permet de vérifier que les besoins planifiés sont en accord avec la 
capacité de l’entreprise. Les décisions doivent donc se prendre à ce niveau.
Le calcul des besoins dépendants :
A partir de la production planifiée par le PDP pour   satisfaire les besoins 
indépendants, le calcul des besoins permet de calculer les besoins dépendants qui en 
résultent.
?
Calcul des charges détaillées :
Il faut vérifier que les charges induites par le calcul des besoins ne soient pas 
supérieurs à la capacité du poste considéré, car si c’est le cas, le délai des pièces 
passant sur ce poste sera allongé et entraînera nécessairement des retards.
Suivi et contrôle du flux de charge :
Cette étape permet de contrôler sur les postes les plus importants que le délai 
entre le moment où une pièce arrive sur un poste et le moment où elle quitte le poste, 
n’est sensiblement différent du délai utilisé dans le calcul des besoins.
Contrôle des priorités :
Cette étape permet de contrôler si l’ensemble des ordres de fabrication qui 
arrive   sur   un   poste   est   bien   présent   au   moment   prévu   par   MRP.   Le   suivi   doit 
permettre de mettre en évidence les réordonnancent à effectuer. 


PARTIE II : PRESENTATION GENERALE DU SAP
I- Présentation générale du SAP 

A– SAP : Généralités :
L'entreprise   a   besoin   d’un   système   logistique   adaptable   rapidement   pour 
gérer les approvisionnements, la production, la vente et la distribution des produits 
et services. Les applications du système SAP R/3 du SAP offrent aux entreprises de 
pointe, quelle que soient leur taille, des solutions visant à accroître leur productivité 
et leur qualité, tout en réduisant les coûts et les temps de production.
Le SAP offre un éventail complet les applications comprenant des finances, la 
fabrication,   des   ressources   humaines,   des   ventes,   la   distribution,   et   plus.   Ces 
applications sont la plupart du temps visées pour exécuter de grandes entreprises 
telles que les compagnies de la fortune 1000. Les installations des systèmes de SAP 
prennent beaucoup de mois ou même années, parce que le système est extrêmement 
complexe et est généralement précédé par machination de processus d'affaires
SAP   est   la   première   société   mondiale   dans   le   domaine   des   logiciels 
d'entreprise. Son siège se trouve à WOLLDORF, en Allemagne. Le développement du 
SAP suivit le concept de l'intégration, qui comprend les finances, les ressources 
humaines, la fabrication, la production et la vente, la gestion des stocks.
R/3   signifie   RUNTIME   SYSTEM   THREE   ,   donc   SAP   est   constitué   d'un 
ensemble d'applications métiers , préparées pour un envirement Client/Serveur.
B- Architecture du SAP :
R/3 est une architecture client/serveur à trois  gradins. La couche présentation 
standard est un client mince, disponible à travers plusieurs plates formes, y compris 
la MME. Les Windows (3,1, 95 et NT). Le cœur du système est dans la rangée 
moyenne - le serveur d'application. C'est où tous les milliers de transactions résident, 
écrit en utilisant ABAP/4â, SAP possèdent 4GL. 
L'architecture du système SAP comprend trois niveau :
Niveau 1 :
Est un serveur de bases de données où sont stockés les enregistrements de 
tous les traitements réalisés (Suppression, Modification des données).
La base de données (BD) du SAP comprend plus de 12 000 tables qui sont liées 
les unes aux autres par des relations appelées : jointures. La relation entre les tables 
est connue sous le nom SGBD-R qui signifie système de gestion de base de données 
relationnel.
Les bases de données supportés par SAP :
Microsoft SQL Server.
DB2/CS , DB2/400 , DB2 UDB .
Oracle ;  Informix ;  Dynamic Server .

Niveau 2 :
Le   logique   métier   ou   le   serveur   d'application   :   est   chargé   des   fonctions 
administratives du SAP , comme la gestion des autorisations , par la limite des accès 


des utilisateurs pour certaines transactions et la personnalisation des profils des 
utilisateurs , ainsi que le contrôle du système.
Niveau 3 :
L'interface de l’utilisateur, ou le serveur de présentation, qui permet d'afficher 
les écrans que le client (Mandant) les utilise, et cela bien sur d'après son profil On 
parle sur l'interface graphique utilisateur (GUI, Graphical User Inetrface). 
C- Notion d’intégrité dans SAP :
Le SAP est composé par un ensemble d'applications informatiques qui sont 
liées   entre   elles.   On   défini,   donc,   la   notion   d’intégrité   entre   les   modules   de   ce 
progiciel par ce lien et cette interdépendance.
L'intégrité entre les modules implique que la modification dans un module 
entraîne la modification d'un ou d'autres modules, c'est à dire qu'une écriture génère 
une autre.
En   effet,   R/3   gère   la   chaîne   logistique   en   proposant   des   applications 
entièrement intégrées, chacune comprend des chaînes de processus étroitement liés, 
qui couvrent toutes les applications du système R/3 sans discontinuité. La circulation 
des informations à travers toute l'entreprise est ainsi simplifiée et accélérée.
En   pratique,   l'ordonnancement   des   moyens   de   production,   les   décisions 
relatives à la gestion de la production, les prévisions de ventes et la planification du 
service client sont basées à tout moment sur des données cohérentes.
Puisque le système R/3 lie logiquement les domaines connexes, il élimine les 
procédures redondantes: on ne saisit les données qu'une seule fois.
D'autre manière, l'intégration complète entre ces modules permet à différents 
départements de la société de partager et de gérer les mêmes informations  
D- Modules du SAP :
Les applications du SAP sont répartir par des modules tels :
MM : Gestion des Articles .
SD  : Administration des Ventes 
PP  :  Production .
QM : Management qualité .
PM  :  Maintenance .
FI  :  Finance .
CO :  Contrôle de Géstion .
IM : Gestion des investissement 
TR  : Trésorerie .
EC  : Contrôle de gestion d'entreprise .
RE  : Gestion des biens immobiliers .
PD :  Gestion du personnel .
WM :Gestion des magasins 


PARTIE III : GESTION DE STOCK ASSISTÉE PAR SAP
I - Le module MM dans  SAP:

L’approvisionnement   et   le   flux   de   matières   premières   et   produits   finis 
représentent un facteur décisif dans la réussite d’une entreprise. Une gestion efficace 
des achats et stocks garantit un flux de matières, de produits et de services efficace 
sur l’ensemble de l’entreprise, à un coût raisonnable et prévisible.
L’application achat et stocks (MM) de R/3 offre un jeu de fonctions intégré, 
susceptible de couvrir la totalité des besoins de l’entreprise. Il comprend notamment 
le calcul des besoins, la gestion des achats, la réception de marchandises, la gestion 
des emplacements de magasin, le contrôle des factures, l’achat de services externes et 
le système d’information des achats.
Ces fonctions sont étroitement intégrées entre elles et avec le reste du système 
R/3. Autrement dit, toute opération d’achat et stocks met immédiatement à jour les 
données concernées dans les domaines connexes et dans les autres applications R/3. 
II - Composantes du module MM :
        A. Le module Achats :

Les plannings basés sur les consommations fournissent des propositions de 
demande d'achat à la  minute, en se basant sur les niveaux de réapprovisionnement 
ou sur les prévisions. Les applications  logistiques, c'est-à-dire Ventes et distribution, 
Maintenance,   Gestion   de   production   et   Système   de     gestion   de   projets   peuvent 
également faire appel à un approvisionnement externe des articles. Les   différents 
services peuvent, en outre, saisir manuellement les demandes d'achat.
 Le système transmet directement les demandes d'achat au service Achats, qui 
les transforme en   commandes. Les acheteurs disposent de nombreux outils très 
sophistiqués allant des données de  base d'achat à des appels d'offres, en passant par 
les devis et les contrats - cadres. On peut, par exemple, comparer les prix lors du 
processus   d'approvisionnement   ou   automatiser   la   sélection     du   vendeur   ou   le 
processus de création d'une commande. Les fonctions évaluation des fournisseurs 
sélectionnent   les   meilleurs   fournisseurs   en   s'appuyant   sur   les   critères   de   choix 
retenus par le service.
   Cette composante offre, également, la possibilité de demander à ce que les 
documents   de   commande   fassent   partie   d'une     procédure   de   lancement   ou 
d'approbation de commande. Les opérations d'achat sont validées par  des personnes 
autorisées, à l'aide d'une signature électronique. Les commandes et les plannings de 
livraison sont transmis aux fournisseurs soit sur papier, soit par voie électronique 
(par exemple par   EDI). L'historique des commandes permet de contrôler le statut 
des commandes et de garder la  trace des livraisons et des factures déjà reçues.


B. Gestion des stocks :
Les stocks sont gérés par le module Gestion des stocks, en se basant sur leur 
valeur et leurs  quantités. Cette composante gère les types courants de documents de 
gestion de stocks, entrée,  sortie et transfert, et permet de gérer des stocks spéciaux 
(lots, stocks de consignation, stocks de  projet, emballages consignés et composants 
stockés  chez les sous-traitants). Les écritures de   mouvements des marchandises 
entraînent   une   mise   à   jour   des   données   des   modules   Comptabilité     financière, 
Comptabilité des immobilisations et Contrôle de gestion.
Lors de la réalisation de l’inventaire, quelqu’en soit le type, le responsable peut 
se servir des possibilités offertes par le système, grâce à des outils très pratiques 
permettant   de   saisir   les   données   et   de   réaliser   de   nombreuses   évaluations 
automatiques. 
C. Gestion  des magasins :  
Le   module   Gestion   des   magasins     (WM)   offre   une   gestion   souple   et 
automatique des mouvements  de marchandises permettant de conserver une trace 
permanente   de   tous   les   articles   stockés   dans     des   structures   de   magasins   très 
complexes. En utilisant des techniques très performantes d'entrée   et de sortie de 
stocks, WM optimisme les flux d'articles ainsi que la capacité des magasins et  permet 
de stocker les produits aux endroits les plus favorables, de manière à ce qu'ils soient 
disponibles lorsqu'on en a besoin. 
Les possibilités d'interfaçage de WM aux terminaux manuels, aux  lecteurs de 
codes - barres et aux systèmes de stockage automatiques complètent les nombreux 
processus inclus dans le composant WM.
D- Contrôle des factures :
Les factures reçues sur papier ou par EDI sont automatiquement contrôlées 
par le système. Lors de  la saisie d'une facture faisant référence à une commande, le 
système   peut   générer     automatiquement   la   facture   qu'il   s'attend   à   recevoir.   Le 
paiement   d'une   facture   est   bloqué     automatiquement   si   des   différences   non 
autorisées sont identifiées, concernant par exemple la date  de livraison, la quantité 
livrée ou le prix convenu.
La   fonctionnalité   Facturation   automatique   des   entrées   de   marchandises 
permet   de   traiter     entièrement   les   factures   des   fournisseurs.   Le   système   crée 
périodiquement des factures basées sur   les marchandises reçues et imputées aux 
commandes.
   Le module Contrôle des factures comporte une méthode spéciale pour la 
saisie   des   factures   des     fournisseurs,   beaucoup   plus   rapide   que   les   procédures 
standards.
E. processus complémentaires dans les Achats et stocks 
  Le module MM comprend d'innombrables fonctions complémentaires qui 
aident à adapter au  mieux le système de gestion de stocks. Il permet d’utiliser  des 
fonctions de transfert de stocks pour modéliser des mouvements de stocks entre 


différentes     unités   de   production.   Le   module   comporte   également   une  option 
permettant la saisie des ordres de  transfert de stocks avec ou sans ordre d'achat ou 
de livraison. 
Les activités de transport sont  facilitées par de nombreuses fonctions pour la 
détermination   du   point   d'expédition   ou   la   définition   de     l'acheminement.   Les 
données nécessaires pour les activités d'import et d'export (par exemple pour   les 
déclarations   en   douane)   peuvent   être   préparées   rapidement   pour   rendre   les 
processus de  commerce extérieur efficaces et souples.
F. - Système d’information achats :
  Le   module   Système   d'information   des   achats   met   à   la   disposition   des 
responsables   tous   les   chiffres   et   les   faits     nécessaires   pour   négocier   avec   les 
fournisseurs. Il est possible de choisir les données qu‘on souhaite intégrer dans les 
rapports et la manière dont on veut que l'information soit présentée. Le   module 
Contrôle des stocks détermine la valeur des stocks, calcule les taux de rotation des 
produits   et   procède   automatiquement   à   des   analyses.   Le   système   d'information 
permet d'identifier  des tendances et des développements et de disposer des données 
nécessaires pour prendre les  bonnes décisions.
III - Relation du module avec autres modules : 
Un flux constant d'articles nécessite une bonne communication entre tous les acteurs 
du processus de fabrication. La transmission des informations nécessaires est assurée par 
l'entière intégration de la gestion des stocks dans le système R/3 et par ses communications 
avec d'autres modules R/3, décrits ci-après.
A- Comptabilité financière (FI) :
A chaque mouvement de marchandises (entrées/sorties), la gestion des 
stocks en quantité e en valeur entraîne  la mise à jour non seulement des valeurs en 
stock   dans   la   fiche   article,   mais   aussi   celle   des   comptes   correspondants   en 
comptabilité financière. Cette opération est réalisée par imputation automatique, une 
procédure   durant   laquelle   le   système   détermine   les   comptes   concernés   par   les 
mouvements de stock considérés. 
B-  Contrôle de gestion (CO) :
L'interface (appelée Contrôle de gestion)avec la comptabilité analytique est 
activée en cas de consommation d'articles (par exemple, lorsque des articles sont sortis pour 
divers objets d'imputation tels que des ordres ou des centres de coût ).
La   comptabilité   analytique   intervient   également   lorsque   les   entrées   de 
marchandises sont directement affectées au centre de coûts ou aux ordres.
C -  Comptabilité des immobilisations (AM) :
Si des articles destinés à une immobilisation sont approvisionnés de l'extérieur ou du 
magasin/entrepôt,   les   mouvements   de   stock   correspondants   sont  imputés   au  compte 
d'immobilisation. Des postes sont alors crées dans la comptabilité des immobilisations.
D -  Gestion des projets (PS) :
Il est possible de réserver et de sortir des articles pour un projet donné, de 
même qu'il est possible de créer des stocks projet.


Conclusion
La capacité de l'entreprise à s'adapter rapidement aux nouvelles demandes des clients  
et aux opportunités du marché peut être un avantage de compétitif ou un handicap. Cette  
constatation s'applique particulièrement à la chaîne logistique.

  L’introduction   d’un   ERP,   tel   que   le   SAP,   permet   de   dépasser   les   obstacles   de 
l’informatique   traditionnelle   à   savoir :   un   faible   degré   d’intégration ;   une   couverture 
opérationnelle   élevée ;   un   temps   long   de   réaction ;     des   redondances ;   des   applications 
complexes ; en manque de langage commun ; des coûts élevés de maintenance et de remise à 
jour.

           En  outre, on assiste à une augmentation de flexibilité du système, de sa capacité de  
traitement des flux et de diffusion de l’information minimisant ainsi le coût et les délais de  
mise sur le marché. 

           L’entreprise dispose ainsi d’un tableau de bord unique au lieu de logiciels dispersés sur  
l’ensemble de ses unités ; les méthodes de travail se voient donc plus homogénéisés. Du point  
de vue économique, le SAP était une source d’économie. En effet, le retour sur investissement  
est généré par les éléments qualitatifs et quantitatifs suivants :

?
Une réduction des coûts de maintenance informatique (suppression de la maintenance 
sur les anciens systèmes) ;

?
Une grande exactitude des prévisions due au partage des données et au traitement en  
temps réel ;

?
Une amélioration des communications de la chaîne d’approvisionnement ;
?
Une réorganisation du travail quotidien, avec des conséquences sur le nombre et la  
nature des postes.

Cependant l’implantation de ce progiciel, pour garantir sa réussite sur le long terme, 
devrait s’accompagner par une certaine gestion de changement au niveau de la ressource  
humaine. De  tels projets sont souvent associés à des restructurations des entreprises, une 
redéfinition   des   responsabilités   et   des   tâches,   une   réaffectation   et/ou   une   réduction   du  
personnel notamment pour les taches de faible valeur ajoutée. Cette conception exige de la par 
des dirigeants un effort d’adaptation de leur collaborateurs au nouveau contexte introduit par 
ce progiciel.




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