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Cours la gestion : la gestion de trésorerie




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de Promotion de  Travail
Préparer par:                                                              Encadrer par:
    OUHSAINE Abderrahman                  Mme ELGOUMRI Fatima Ezzahra
Année de Formation
2006/2008

Table de matière
_I_ L'INTERET D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE
_1_  Une trésorerie excédentaire ne reflète pas toujours une bonne gestion financière de la 
collectivité
_2_ Réduire les frais financiers en optimisant le recours à l'emprunt
_3_  Optimiser les relations avec les fournisseurs par la maîtrise des délais de règlement
_II_  LA MÉTHODE POUR GÉRER LA TRÉSORERIE
_1_ Bâtir un plan de trésorerie
_2_  Les démarches nécessaires pour atteindre une gestion rationnelle de la trésorerie

_III_  LES OUTILS DE GESTION DE TRÉSORERIE
1)  Le recours tardif aux emprunts et la gestion de dette
2) La ligne de crédit de trésorerie

_VI_ LE CADRE JURIDIQUE DES CRÉDITS DE TRÉSORERIE
1) La décision de souscrire une ligne de crédit de trésorerie est du ressort de 
l’assemblée délibérante de la commune
2) Durée de la convention et mise en concurrence des établissements de crédit
3) Tirages et remboursements des fonds

_V_  PRINCIPES COMPTABLES ET BUDGÉTAIRES DES CRÉDITS 
DE TRÉSORERIE
1)  Inscription des flux en compte de classe 5
2) Imputation des frais financiers et de commission dans le budget de la commune
3) Ligne de trésorerie et clôture budgétaire

_I_ L'INTERET D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE

L’objectif d’une " gestion de trésorerie optimisée " consiste en la diminution des 
disponibilités déposées au Trésor. Il s’agit non pas d’aboutir nécessairement à une trésorerie 
" zéro ", mais de s’en approcher le plus possible.
_1_  Une trésorerie excédentaire ne reflète pas toujours une bonne gestion financière de la 
collectivité
Cet excès de trésorerie par rapport au besoin réel de financement peut avoir plusieurs 
origines. 
• La prévision des dépenses : un exercice difficile   
Le montant effectif de certaines dépenses peut s’écarter sensiblement des sommes prévues lors 
de l’élaboration des budgets : dépenses d’aide sociale, intérêts de la dette (impact des taux 
variables), étalement des dépenses d’investissement   
• qui peut se traduire par un excès de ressources correspondantes et un accroissement 
des dépôts au Trésor.
 
L’accroissement des recettes fiscales peut être surestimé par rapport aux besoins effectifs des 
collectivités. Par exemple, en l’absence d’un accroissement proportionnel de l’effort 
d’investissement, le surcroît de ressources dégagé peut se traduire par un abondement de la 
trésorerie. L’absence de gestion pluriannuelle des investissements peut se traduire par un excès 
momentané du recours à l’emprunt. 
_2_ Réduire les frais financiers en optimisant le recours à l'emprunt
Dans l’hypothèse d’un excédent pouvant être considéré comme provenant d’une 
mobilisation excessive d’emprunt long terme, le coût d’immobilisation correspond au taux moyen 
des prêts à long terme contractés par la collectivité locale.
_3_  Optimiser les relations avec les fournisseurs par la maîtrise des délais de règlement
C’est une réflexion sur les flux de la commune qui permet d’améliorer ces relations. La 
gestion de trésorerie apparaît alors comme un outil de négociation des marchés et contrats. Les 
encaissements et les décaissements sont visualisés au fur et à mesure de l’élaboration du plan de 
trésorerie. Le lissage de ce plan vise ensuite, dans la mesure du possible, à mieux faire coïncider 
les flux en recettes et en dépenses de manière à ne pas laisser trop de disponibilités non 
rémunérées sur le compte au Trésor.
 
_II_  LA MÉTHODE POUR GÉRER LA TRÉSORERIE
_1_ Bâtir un plan de trésorerie

• Le plan de trésorerie est un échéancier mensuel, établi pour une année, regroupant les 
principaux postes de dépenses et de recettes (hors emprunt).
 
Il est destiné à représenter l’enveloppe prévisionnelle du compte 515. Il répertorie les flux 
prévisibles de recettes et de dépenses et permet d’évaluer le profil futur de la trésorerie de la 
collectivité. Il permet de bien dimensionner le montant de la ligne de crédit de trésorerie. Le plan 
de trésorerie doit évidemment être construit avant toute décision d’emprunt ou de recours à une 
ouverture de crédit de trésorerie puisque sa réalisation a précisément pour objet de calibrer au plus 
juste les montants nécessaires à l’équilibre. 
• Utilisation du plan de trésorerie pour la souscription d’une ligne de trésorerie 
L’apport essentiel du plan de trésorerie est la mise en évidence des maxima et minima de 
trésorerie disponible avant emprunt et mobilisation possible de lignes de crédit. L’excédent 
d’encaisse doit en premier lieu servir à diminuer le volume des emprunts long terme par le biais 
de report d’emprunt. La collectivité devant se trouver toute l’année en trésorerie négative ou 
presque, avant recours à la ligne de trésorerie va chercher à transformer sa dette à long terme en 
une dette mixant long terme et court terme. C’est l’une des étapes préliminaires permettant 
d’atteindre la trésorerie " zéro ". 
_2_  Les démarches nécessaires pour atteindre une gestion rationnelle de la trésorerie
Ajuster mensuellement le plan de trésorerie 
Ce plan n’est qu’une prévision mensuelle sur un an des flux de la collectivité, il doit donc 
être réactualisé en cours d’année (mensuellement en fonction des taux de réalisation constatés en 
cours d’exécution ainsi qu’à la suite du vote du budget supplémentaire ou de décisions 
modificatives et au vu de la comptabilité d’engagement).L’arbitrage entre ligne de trésorerie et 
emprunt doit s’effectuer selon la nature du besoin à financer : 
-
l’emprunt budgétaire constitue un prêt long terme destiné à financer des 
immobilisations c’est-à-dire des besoins permanents ;
- l’ouverture de crédit de trésorerie est adaptée au financement de l’exploitation 
courante, c’est-à-dire la couverture de besoins ponctuels de liquidités. Son objet est 
d’éviter le recours excessif à l’emprunt long terme. 
La ligne de trésorerie doit servir exclusivement : 
-
à financer des dépenses d’exploitation courantes dont les échéances ont été 
prévues dans le plan de trésorerie ;
- à préfinancer un investissement en attente de l’emprunt. 
L’élaboration du plan de trésorerie est un instrument essentiel pour déterminer le choix d’un tirage 
de la ligne ou d’un appel à l’emprunt. 
   Optimiser les relations quotidiennes entre l’ordonnateur et le comptable 
Chaque jour vers 9h30, le comptable transmet les informations suivantes à l’ordonnateur : 
-    le solde de trésorerie de la veille, établi en fin de journée ;
-
les prévisions d’encaissement du jour ;
- les prévisions de décaissement du jour. 

Ces trois éléments permettent de calculer l’encaisse prévisionnelle du jour : Encaisse en  
= encaisse J-1 + encaissements J - décaissements JA noter : certaines dépenses urgentes ne sont 
pas prévisibles en début de journée, c’est pourquoi un plancher d’encaisse incompressible de 
quelques dizaines de milliers de francs est fixé pour parer à l’imprévu (encaisse de précaution).La 
maîtrise de cette information (encaisse prévisionnelle en J) garantit la possibilité de pouvoir faire 
appel à une ligne de trésorerie pour couvrir le montant exact des dépenses non couvertes par les 
encaissements du jour. La décision de recourir à un tirage ou à un remboursement de la ligne est 
prise par l’ordonnateur en collaboration avec le comptable public.
_III_  LES OUTILS DE GESTION DE TRÉSORERIE
1)  Le recours tardif aux emprunts et la gestion de dette
La collectivité locale peut avancer les échéances d’emprunts existants (c’est-à-dire payer 
en janvier ou février les échéances de fin d’année, bénéficiant ainsi de leur minoration) ou décider 
de ne pas contracter de nouveaux emprunts, initialement prévus, dans le but de réduire son 
encaisse au Trésor. Elle peut également procéder à un remboursement anticipé d’emprunt. Celui-
ci est financé par les disponibilités déposées au Trésor de façon à réduire à la fois l’encours de ces 
fonds non productifs d’intérêts et le niveau des emprunts long terme générateurs de frais 
financiers. Il relève en général d’une technique utilisée dans la gestion de la dette. Il est important 
de souligner que la collectivité doit alors intégrer le coût de la renégociation induit par l’indemnité 
actuarielle.
2) La ligne de crédit de trésorerie
Une ouverture de crédit est un droit de tirage permanent pour un montant plafond et une 
durée déterminés dans une convention passée entre la collectivité locale et un banquier. Son objet 
est de permettre à l’emprunteur de financer ses besoins ponctuels de trésorerie. C'est un concours 
financier à court terme dont la collectivité reconstitue le crédit en effectuant des remboursements 
de la ligne.  
_VI_ LE CADRE JURIDIQUE DES CRÉDITS DE TRÉSORERIE
 " Les crédits de trésorerie n’ont pas vocation à financer l’investissement et ne 
procurent aucune ressource budgétaire "
" Les collectivités locales peuvent ainsi faire face à des besoins passagers de liquidités 
sans qu’il leur soit nécessaire de mobiliser par avance les emprunts budgétaires affectés au 
financement de l’investissement " (circulaire NOR/INT/89/0071/C du 22/2/89).Ce produit 
financier a donc pour seul objet, dans l’optique d’une gestion financière et budgétaire rationnelle, 
le financement de dépenses courantes de fonctionnement ou par extension, le préfinancement de 
travaux d’investissement dans l’attente du recours à l’emprunt
1) La décision de souscrire une ligne de crédit de trésorerie est du ressort de 
l’assemblée délibérante de la commune

La délibération doit préciser qu’elle autorise le maire à signer la convention d’ouverture de 
crédit et à procéder sans autre délibération aux demandes de versement des fonds et aux 
remboursements dans les conditions prévues par le contrat. Elle doit également indiquer le plafond 
maximal de la ligne, la date de mise en place, la dénomination de la banque auprès de laquelle la 
convention est contractée, la durée de la convention et les conditions financières (index, marge, 
commission).
2) Durée de la convention et mise en concurrence des établissements de crédit
La durée d’une ouverture de crédit est de un an, renouvelable une fois, sans être soumise 
au rythme civil budgétaire. Il est cependant préférable, pour des raisons évidentes de concordance, 
de " caler " la période de préparation du budget avec celle de prévision des flux de trésorerie. A 
chaque nouvel exercice, la collectivité locale devra délibérer même s’il existe un accord 
pluriannuel avec l’établissement financier.
3) Tirages et remboursements des fonds
S’agissant de l’exécution du contrat, les tirages et remboursements de fonds sont effectués 
par le maire, après prise de connaissance des besoins du jour auprès du comptable. Dans la 
pratique, le maire peut déléguer par arrêté ces actes de gestion à ses collaborateurs (secrétaire 
général, directeur financier ).
 
_V_  PRINCIPES COMPTABLES ET BUDGÉTAIRES DES CRÉDITS 
DE TRÉSORERIE
1)  Inscription des flux en compte de classe 5
La ligne de crédit de trésorerie ne relève pas du régime juridique et comptable des 
emprunts: les mouvements qu’elle génère sont inscrits dans les comptes financiers de la classe 5. 
Par conséquent, le budget de la commune ne retrace pas les mouvements de la ligne qui sont 
enregistrés exclusivement dans le compte de gestion du comptable public. L’information de 
l’assemblée délibérante sur les flux annuels se fait par l’ajout obligatoire d’une annexe au budget 
primitif et au compte administratif de la collectivité.
2) Imputation des frais financiers et de commission dans le budget de la commune
" Seuls les frais financiers et les intérêts doivent figurer au budget puis au compte 
administratif de la collectivité ". Ils figurent au titre des charges financières en compte 661 
" charges d’intérêts " et font l’objet d’un mandat de paiement. 
 3) Ligne de trésorerie et clôture budgétaire
L’utilisation d’une ligne de trésorerie durant l’année pour régler des dépenses courantes 
conduit à couvrir des dépenses budgétaires à l’aide de ressources extrabudgétaires. Ainsi, le fait de 
ne couvrir que partiellement les dépenses budgétées par des recettes également prévues au budget, 
se traduit en fin d’exercice par un fonds de roulement négatif ou déficit global de clôture. Bien 
que la réglementation en vigueur autorise un tel déficit (5% des recettes de fonctionnement), il 
peut être souhaitable d’afficher un résultat de clôture positif ou proche de 

" 0 ". Il suffit alors de solder la ligne le 31/12 au moyen d’un emprunt budgétaire. La 
pratique de la consolidation est en effet facilitée par de nouveaux produits financiers. Il en existe 
deux types : 
- les contrats dont l’exécution se déroule en compte de classe 5, avec une consolidation en 
fin d’exercice (compte de classe 16) conditionnée par l’obtention d’une délibération de 
l’assemblée ;
- les contrats dont le démarrage et le solde s’effectuent en compte de classe 16, alors que 
leur déroulement (tirages et remboursements) s’enregistre en compte de classe 5. Dans ce 
cas, la consolidation au 31/12 est automatique, sans délibération de l’assemblée. 
En tout état de cause, la consolidation d’une ouverture de crédit de trésorerie en emprunt long 
terme doit impérativement faire l’objet d’une délibération du conseil municipal. 





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