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Formation pour tout savoir sur le trading en ligne

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Systèmes Experts de Trading en Ligne

Trading Expert Systems On Line

TExSOL ®

 

Patrice Poyet

 

Table des Matières

Avant Propos 5

Les Marchés et leur Analyse par Phases .7

Un peu d'Histoire 7

La Théorie de Charles Dow ..8

Introduction .8

Concepts de Base, les Mouvements 9

Les trois Phases des Marchés Haussiers et Baissiers ..13

Les Signaux ..1

5

Performance de la Théorie 20

Conclusions ..20

La Théorie d'Elliott 22

Historique ..22

Principe ..22

Le Modèle de Stan Weinstein 25

Introduction ..25

Quelques Anomalies 31

Limites de l'Approche .31

Les quatre Piliers de William Bernstein's .33

Premier Pilier, le Couple Gains - Risque ..33

Deuxième Pilier, l'Histoire 35

Troisième Pilier, la Psychologie 35

Quatrième Pilier, l'Industrie de la Finance 36

Qu'en Penser ? .36

Dow 36000 Revisited ? ..38

La Théorie du Marché "efficient" .40

L'Analyse Technique 42

Introduction 42

Concepts Essentiels .42

Historique ..42

Duo Prix / Volume 43

Les Types de Graphiques ..44

Supports et Résistances ..46

Les Tendances .47

Moyennes Mobiles 48

Les Indicateurs 49

Indicateurs de Marchés ..51

Configurations remarquables ..52

Configurations Remarquables Avortées 53

Conclusions ..54

L'Analyse Fondamentale ..56

L'Analyse Fondamentale ..56

Principes Généraux .56 La Notion de Valeur Actuelle .56 La Notion de PER (Price Earning Ratio) ..58

Modèle de Gordon-Shapiro ..59

Notion de Taux de Croissance des Bénéfices (PEG) ..61

Intervenir sur les Marchés 65

Les Marchés Français 65

Le Système de Règlement Différé 65

Les Marchés Comptants .65

Les Marchés US 66

Règles Générales 66

AMEX .67

NYSE ..67

NASDAQ ..67

Les Ordres 68

Marchés Français ..68

Marchés Américains .69

Quels Produits Financiers ? ..71

Les Obligations ..71

Les Actions 72

Les Options, Bons et Warrants 73

Le Système de Trading Automatique TExSOL® .74

Concepts de Base des Systèmes de Trading Automatiques .74

Introduction ..74

Avantages ..75

Types de Systèmes et Inconvenients 75

TExSOL® en Quelques Mots 77

Introduction ..77

Notions de Stratégies 78

Le Marché vu par TExSOL® ..80

De quoi s'agit-il ? ..80

Analyse Hebdomadaire du Marché ..80

Que faire du Sens du Marché ? ..83

Secteurs et GICS 83

Les Stratégies TExSOL® 87

Points Communs aux quatre Stratégies ..87

"Buy and Flush" .87

"Prudential" ..89

"Buy and Flush & Short and Flush" .91

"Aggressive and Opportunistic" .92

Synthèse sur les Stratégies 96

La Gestion de Portefeuille par TExSOL® 97

Introduction ..97

Notions de base du Portefeuille 100

Risque et Portefeuilles Théoriques .102

Risque et Réflexions Pratiques .108

TExSOL® un Bon Gestionnaire de Portefeuille .111

TExSOL® à l'œuvre sur les Marchés ..113

Marché Français 113

L'indice CAC 40 ..113

L'indice IT-CAC 50 ..117

Le Marché du Système à Règlement Différé, i.e. SRD ..120 Marché Américain 122

L'indice Standard and Poors' S&P 100 122

L'indice Nasdaq-100 .126

Maintenant, Echec ou Succès ? .131

Quelques Règles Intangibles .131

Quelques Citations des Meilleurs Traders .133

Situations Redoutables, Krachs 144

VOUS, les Manipulateurs, les Experts, le Bruit… .152

TExSOL®: Dotez-vous d'une Méthode de Trading .153

Une Philosophie du Trading ..153

Une Sélection de Marchés ..154

Une Stratégie de Gestion de Portefeuille et de Contrôle du Risque .156

TExSOL® Trade pour Vous .160

TExSOL® Tient votre Journal .160

Une Méthode pour Battre le Marché .163

Conclusion Générale .165

Liste des Sites Internet ..166

Quelques Sites Professionnels 166

Firstcall .166

Standard & Poor’s ..166

Nasdaq ..166

Morgan Stanley 166

Liste des Figures ..168

Liste des Tableaux ..168

Liste des Equations .169

Liste des Références Bibliographiques 170

Glossaire 172

Index 184

Au sujet des auteurs de TESOL ® .186

Patrice POYET ..186

Diplômes .186

Expérience Professionnelle 186

Guillaume BESSE .186

Diplômes .186

Expérience Professionnelle 186

Quelques références et systèmes développés par les Auteurs .187

Avertissement - Limitation de Responsabilité ..194

Avant Propos

L'objet de ce document est de permettre aux utilisateurs des analyses de notre système expert boursier en ligne TExSOL®, disponibles sur le site , de disposer des notions de base qui leur garantiront de faire le meilleur usage des exceptionnelles fonctionnalités offertes par le système. Compte tenu du caractère très hétérogène de la population des utilisateurs d'un tel logiciel, nous avons décomposé cet ouvrage en deux parties: la première est une introduction à tous les concepts boursiers ou liés aux marchés, utiles car exploités d'une manière ou d'une autre par TExSOL®, la deuxième est une présentation ciblée sur les fonctionnalités réellement implémentées à ce jour par le logiciel, c'est à dire les différentes stratégies offertes, les mécanismes auxquels elles recourent, les portefeuilles correspondants et courbes de gestion des risques, et de la couverture à mettre en œuvre pour tenir ces positions. En matière de systèmes experts, il n'a pas été jugé utile de rentrer dans le détail de leur conception ou de leur implémentation informatique, les auteurs de ces systèmes ayant une expérience de plus d'une quinzaine d'année en la matière, ils renvoient à la liste des références bibliographiques correspondante pour les lecteurs intéressés par cet aspect. Pour ce qui concerne les notions liées aux marchés et à la finance en général, nous vous proposons un glossaire assez complet, et nous avons souvent indiqué les termes anglais correspondants, pour lever toute ambigüité et vous faciliter vos lectures ultérieures.

Quelques notions de base sont essentielles à la compréhension des approches proposées. Les marchés boursiers sont le reflet des anticipations des participants et en ce sens se comportent souvent comme un système projectif partiellement dé-corrélé d’une réalité instantanée. Dans un contexte aussi subjectif, où les espérances et les angoisses des intervenants contrôlent davantage les cours que les réalités économiques instantanées et les modèles, il est essentiel de disposer d’un regard qui permette de mesurer la « psychologie » des intervenants vis à vis des actifs financiers, et qui traduise leurs anticipations, véritable moteur des cours.

 L’analyse technique (AT) est une approche fondée sur l’étude des graphes de valeurs et des indicateurs associés qu’il s’agisse de valeurs, de secteurs ou de marchés. Ces graphes sont le reflet des décisions de l’ensemble des intervenants et intègrent mieux que tout autre approche l’ensemble des informations connues, certaines seulement par une très petite minorité. Les graphes de par leurs configurations caractéristiques, les volumes associés, et tout un ensemble de paramètres utilisés par les méthodes d’analyse technique, permettent de percevoir les forces en présence qui reflètent l’affrontement permanent de l’offre et de la demande. Les décompositions « Elliottistes » associées à la méthode des retracements de Fibonnacci permettent également de disposer d’éléments précis sur le degré d’aboutissement d’une construction (donc d’un mouvement du marché) et permettent que ce soit sur les valeurs ou les marchés de fixer des objectifs que l’on viendra confronter aux valorisations issues de l’analyse fondamentale pour un certain type de marché (i.e. haussier dit « bull » ou baissier dit « bear »).

  L’ analyse fondamentale (AF) s’intéresse à la détermination de la valeur d’une société et donc de ses titres en se basant sur l’ensemble des documents disponibles au public (e.g. éléments comptables, décisions stratégiques, ratios liés aux bénéfices, dividendes, cash-flow, autres, etc.) pour élaborer soit des modèles comparatifs (sectoriels, par valeur) soit des modèles formels qui peuvent prendre en compte les flux financiers futurs (e.g. Gordon Shapiro). Déterminer la valeur « raisonnable » d’un titre ne présente qu’un intérêt très relatif, même s’il s’agit d’une démarche rationnelle qui vient compléter la perception que l’on se fait de la valorisation donnée par le marché. En effet, des titres décotés peuvent le durer plus longtemps que la patience de l’investisseur et des titres sur-côtés peuvent le devenir encore bien davantage par simple logique d’offre et de demande ou par la suite de mécanismes spéculatifs qui se retournent contre ceux qui les mettent en place (e.g. position de place vendeuse qui se retourne contre les vendeurs à découvert et entraîne des rachats qui soutiennent la hausse déjà déraisonnable).

L’analyse systémique(AS) complète les deux autres approches en s’intéressant aux mécanismes de transfert entre actifs, entre marchés et aux facteurs qui initient ou révèlent ces mouvements. En particulier, des relations étroites existent pour des raisons quasi « mécaniques » entre les marchés d’actions, les marchés de taux, les marchés de devises, et les marchés de matières premières (e.g. or, pétrole, métaux, etc.), pour n’en citer que quelques-unes. La notion même de valeur actuelle d’une action dépend des dividendes futurs mais aussi des taux d’intérêts de référence servis sur les marchés obligataires. Tout mouvement sur les taux a un effet direct sur la valeur future des versements à venir et donc sur la valorisation instantanée de l’actif. Par ailleurs, les prises de position sur les marchés d’actions se traduisent par des mouvements de devises pour s’investir sur les places correspondantes. Indépendamment des effets macro-économiques liés aux changes (e.g. un $ US fort favorise les valeurs Françaises exportatrices), les mouvements des devises reflètent les positions des intervenants sur les marchés d’actions. La hausse d’une bourse s’accompagne souvent de la hausse de la devise correspondante, certains des mouvements pouvant avoir une valeur prédictive.

Toutes ces notions ont donc un intérêt certain pour l'utilisateur de nos solutions TExSOL® même si les systèmes actuellement déployés utilisent surtout les ressources offertes par l'analyse technique pour automatiser les décisions de trading, un peu les informations issues de l'analyse fondamentale des marchés (et non des valeurs), en particulier au travers d'une approche originale d'évaluation globale du prix du marché déterminée selon des niveaux graphiques historiques de ratios de PER en échelle semi-logarithmique, et encore peu les données de l'analyse systémique.

Pour ce qui concerne l'automatisation des décisions de trading fondées sur l'analyse technique, elle a recours à des modèles originaux à trois niveaux visant à caractériser le marché via une étude fine des paramètres internes de ces marchés (distributions de valeurs haussières / baissières pour chaque marché et évolution de ces distributions, avancées / déclins, plus hauts / plus bas, etc.), à en déduire des modèles de comportement filtrés par le marché et à adopter sur les valeurs, et à s'auto-appliquer les mêmes règles en considérant les portefeuilles constitués comme des valeurs pour lesquelles des règles identiques de gestion s'appliquent. Certains de ces comportements avancés permettent de palier aux inconvénients classiques des systèmes qui suivent les tendances, et qui lors des ruptures de machés haussiers - en particulier sur des valeurs volatiles, e.g. technologiques - conduisent à rendre une proportion considérable des plus-values latentes, en réagissant trop tard aux changements de marchés.

La première partie de cet ouvrage peut donc être très rapidement lue, voire carément sautée par les personnes ayant une connaissance approfondie des marchés financiers, nous recommandons par contre aux autres de passer un peu de temps à se familiariser avec les concepts et notions qui y sont développées.

La deuxième partie devrait être utile à tous, expérimentés ou non, car elle présente ce que vous pourrez espérer des systèmes experts de trading en ligne que nous avons développés.

Nous vous souhaitons un usage profitable des efforts que nous avons fournis pour développer ces solutions informatiques innovantes, qui vous offriront régularité et succès dans la gestion de vos portefeuilles pour un effort et un travail minimum. Ces systèmes ont été testés de la manière la plus objective possible, sur de longues périodes de temps, sans aucune adaptation particulière aux divers marchés concernés, et devraient fournir des performances raisonnablement homogènes, pour des conditions de marchés futures comparables (à la hausse comme à la baisse). Il est clair que les résultats obtenus supposent une base statistique représentative, et il convient à chacun d'adapter la taille des lignes pour que cette représentativité statistique puisse être maintenue. Choisir deux trois valeurs au petit bonheur la chance dans les divers portefeuilles en espérant obtenir de bons résultats conduira tout aussi droit à l'échec que l'absence de méthode ou de système de trading automatisé.

Si vous choisissez le trading automatisé, c'est pour vous dégager du stress et des doutes inhérents à l'activité, même les meilleurs traders pouvant "se punir" en prenant des décisions dont ils savent très bien qu'elles sont contraires à tout ce qu'ils ont appris (e.g. couper les positions gagnantes et laisser filer les pertes serait un exemple des plus grossières, mais qui ne l'a jamais faite ?), mais il convient alors de savoir tirer parti des forces des systèmes de trading automatiques, en choisissant une style et en répliquant les positions prises par le système à l'identique, sans état d'âme, et avec la même discipline que le système expert s'impose. Ce n'est peut être pas la manière de trader la plus captivante ou excitante qui soit, mais c'est celle qui visera à minimiser le ratio résultat sur risque, le seul qui compte pour rester avec succès longtemps dans le marché.

C'est tout ce que nous vous souhaitons !

Les Marchés et leur Analyse par Phases

Un peu d'Histoire

La notion de marché, en tant que lieu d'échange de marchandises dont le prix est débattu entre les parties présentes, est connue depuis l'Antiquité. C'est cependant seulement à partir du 17ème siècle que s'organisera un marché spécial réservé aux transactions portant sur des titres. Ce marché s'appellera "bourse", du nom d'une riche famille marchande flamande du 14ème siècle, les Van Den Börse, qui possédaient un hôtel particulier devant lequel se réunissaient, dans le but de réaliser des affaires, des marchands venus de toute l'Europe.

La première bourse organisée apparaît au début du 17ème, à Amsterdam. Les Pays-Bas ont alors un rôle prédominant dans l'économie mondiale du fait de l'importance de leurs colonies, en particulier l'Indonésie. La compagnie des Indes orientales est créée en 1602, c'est la première société financée par la vente d'actions au public, actions qui sont échangées entre particuliers selon un cours déterminé par la loi de l'offre et de la demande. Le fonctionnement de cette première bourse est le suivant: ouverte entre midi et deux heures, elle se situe dans une salle à laquelle seuls les agents de change ont accès et où sont établies les cotations; devant le bâtiment se trouve massé le public, qui, par l'intermédiaire des courtiers faisant l'aller retour avec les agents de change, transmet les ordres d'achat et de vente qui feront fluctuer les cours.

Dans la première partie du 17ème siècle les bulbes de tulipes, importés de Turquie, constituent des produits facilement négociables et très prometteurs (on peut créer une grande variété de tulipes et elles peuvent se reproduire à l'infini). Dans les années 1636-1637 un véritable vent de folie va s'emparer des investisseurs qui surenchérissent pour acheter des bulbes de tulipes dont les cours vont atteindre des sommets avant de s'effondrer, créant ainsi la ruine de nombreux particuliers qui y avaient investi leur fortune.

Ce krach spectaculaire a été grandement favorisé par l'aspect saisonnier des bulbes de tulipes. L'achat de ces derniers se fait effectivement en juin, alors que les premières spéculations concernant leurs prix futurs (i.e. les prix auxquels seront effectivement échangés les bulbes, donc en juin) ont eu lieu dès l'hiver précédent. L'effet de mode qui s'est soudain saisi des bulbes de tulipes, ajouté à l'effet d'entraînement qui a attiré de plus en plus d'investisseurs a rapidement fait monter les cours bien au-delà de leur valeur réelle. La bulle spéculative était trop grande, elle se devait d'éclater.

Dès le début du 18ème siècle les gouvernements utilisent le marché boursier pour contracter des dettes auprès du public au moyen de rentes, ce qui leur revient moins cher que de le faire auprès des banques. Ces rentes sont les ancêtres des actuelles obligations. Au fur et à mesure que le centre économique de l'Europe se déplace vers la France et l'Angleterre, des bourses se créent à Paris et à Londres. A Paris, suite à la débâcle financière du système bancaire de Law (1720) qui détruit la confiance du public envers tout ce qui est papier-valeur, la Bourse s'organise selon des lois très strictes et est mise sous l'autorité de la police. Cette confiance sera difficile à retrouver puisque plus d'un demi-siècle plus tard, à la veille de la Révolution, seuls trois titres sont cotés à la Bourse, alors que l'on trouve 14 emprunts d'Etat (ce déséquilibre entre les deux grandes familles de titres, actions et obligations, se retrouve dans la plupart des bourses de cette époque).

En 1773, à Londres, les agents de changes (brokers, comme ils se nomment) inscrivent sur la porte du bâtiment dans lequel ils se réunissent le nom de leur activité: Stock Exchange. Ce nom sera celui qui caractérisera toutes les bourses à travers le monde.  En 1792 se crée à Manhattan la bourse de New York, le New York Stock Exchange, plus connue sous le nom de Wall Street, qui deviendra la première bourse du monde.

Pendant tout le 19ème, les bourses, emmenées par la révolution industrielle, sont caractérisées par une forte croissance et par une grande rivalité entre Paris et Londres. Les premières grandes sociétés à rentrer en Bourse sont les sociétés de chemin de fer, les entreprises de construction de canaux (c'est l'époque de la construction du canal de Suez, puis de celui de Panama), la sidérurgie, les banques, puis le pétrole, la chimie, selon l'évolution de la révolution industrielle.  Le milieu du 19ème voit également la naissance des premiers marchés à terme de marchandise (CBOT: Chicago Board of Trade en 1848, CME: Chicago Mercantile Exchange en 1874).

A la charnière du 20ème siècle les rentes perpétuelles émises par l'Etat connaissent un peu partout dans le monde, mais surtout en France, une popularité très forte. Cette popularité diminuera avec l'inflation considérable qui arrivera avec la première guerre mondiale.

La Théorie de Charles Dow

Introduction

Charles Dow est né à Sterling and le Connecticut le 6 November 1851. Il mourru en 1902. Son Père était fermier et décéda quand Charles avait six ans. Dow était un homme de la presse écrite et il rejoint le "The Springfield Daily Republican" à Springfield, dans le Massachusetts en 1872 où il resta jusqu'en 1875. Il partit alors pour

Providence, Rhode Island et le "The Providence Star" qui ferma en 1877. Dow rejoint alors le "The Providence Journal" et eut un poste de "reporter" pour ce journal 1877 à 1879. Grâce à cinq articles qu'il publia dans ce journal Dow vint à être connu comme une sorte d'historien régional, et il retraça l'histoire des bateaux à vapeur et la vie dans la région de Providence.

En 1879, Dow visita Leadville, dans le Colorado, et le fit à la demande de son journal suite à une découverte minière. C'est à Leadville que Dow rencontra des financiers importants et qu'il comprit que s'investir dans la presse financière serait une manière de percer bien plus efficace que de continuer de traiter des sujets régionaux. Il s'étendit donc largement sur les aspects financiers du boom minier. En 1880, il déménagea à New York, se rendit à Wall Street et trouva un emploi pour couvrir les companies minières, et se fit rapidement remarquer pour ses analyses financières de qualité. Une autre de ses qualités était la discrétion, Dow savait ce qu'une information confidentielle voulait dire. Vers 1880, Dow rejoint l'agence "Kiernan News" et il se trouvait que Edward D. Jones était aussi un reporter à l'agence Kiernan. Par hazard, il se trouvait que Jones était un collègue de travail de

Dow de l'époque du "Providence". En novembre 1882, Dow et Jones quittèrent Kiernan et formèrent la " Dow Jones & Company". Jones travailla pour l'entreprise jusqu'au 9 janvier 1899, et mourrut à Providence en 1920. Le premier bureau était situé au 15 Wall Street (à côté de l'entrée du New York Stock Exchange) et l'entreprise s'était spécialisée dans la transmission de dépèches.

En 1883, la Dow Jones & Company commença à impimer un quotidien contenant les nouvelles financières du jour. Ce fut le précurseur du fameux "The Wall Street Journal". De décembre 1885 en avril 1891, Dow fut membre du New York Stock Exchange et le Wall Street Journal fur publié pour la première foi le 8 juillet 1889, Dow en était l'éditeur en chef. Alors que Jones se chargeait de la direction administrative de l'entreprise. Ce fut en sa qualité d'éditeur en chef du Wall Street Journal que Dow publia ses observations sur le monde de la finance, de l'investissement et de la bourse en général. Dow ne publia ainsi jamais la "Théorie de Dow" mais un ensemble d'articles qui fut repris par la communauté financière et ensuite "érigée" en théorie. Ce furent S.A. Nelson puis William Hamilton qui donnèrent existence à la Théorie sous la forme sous laquelle nous la connaissons aujourd'hui. NeLson écrivit le premier "The ABC of Stock Speculation" et fut le premier à faire référence au travail de Dow sous le vocable de "Dow theory". William Peter Hamilton publia ensuite en 1922 un ouvrage intituled "The Stock Market Barometer (Marketplace Book)" chez Harper & Row Brothers. L'auteur, en sa qualité de quatrième éditeur du Wall Street Journal, écrivit un ensemble de 252 éditoriaux qui parurent de 1903 à 1929 et furent aussi publiés dans "Baron" de 1922 à 1929. Ces articles connurent un réel succès et le conduirent à publier l'ouvrage précédemment mentionné qui présenta sa version de la "Théorie de Dow". William Hamilton clarifia les concepts et formalisa la théorie de Dow au sens où nous la connaissons aujourd'hui. Ce fut la première vision globale du comportement des marchés boursiers et en ce sens constitue une pierre fondatrice de notre compréhension des systèmes financiers. En 1932, Robert Rhea repris les 232 éditoriaux de Dow (1900-1902) et Hamilton (1902-1929) et publia un ouvrage intitulé "The Dow Theory", ouvrage réédité depuis.

La théorie de Dow existe donc depuis environ un siècle, et fait montre d'une exceptionnelle jeunesse et pertinence, y compris pour des marchés volatiles comme ceux que nous connaissons, truffés de valeurs technologiques. La théorie traite non seulement d'analyse technique et des mouvements des cours mais introduit également une approche philosophique du marché. Nombreuses des réflexions de Dow et Hamilton sont devenues des axiomes à Wall Street. Pour ceux qui pensent que les marchés sont entrés dans une nouvelle ère (moins nombreux sont ceux là depuis le 15/03/2000) la relecture de la théorie du Dow leur enseignera que la psychologie et le comportement des marchés fait montre d'une grande constance, aujourd'hui comme il y a 100 ans !. Bien sûr, la théorie initiale se focalisait sur un environnement économique fort différent, plus matériel, où le transport des marchandises de base était le prélude à la production des biens manufacturés, conduisant Dow et Hamilton à s'intéresser à deux indices en particulier, i.e. ferroviaire et industriel. Il ne sera pas trop dur d'extrapoller les concepts en parlant du fret en général, voire même en transposant à l'immatériel en considérant le développement des infrastructures des cablo-opérateurs actuels comme le prélude au transport des futurs services à valeurs ajoutée et applications des utilisateurs finaux. Un certain nombre d'hypothèses sont faites, constituent des axiomes de la théorie et ne sauraient faire l'objet de constestations, nous allons les aborder maintenant.

Concepts de Base, les Mouvements

La première d'entre elle est que la manipulation de la tendance principale ne peut être faite. Hamilton n'a jamais prétendu que des spéculateurs ou des groupes d'initiés ne puissent intervenir sur les cours, ce qu'il avance est que la tendance principale ne peut être manipulée. Bien sûr des nouvelles ou des rumeurs, des groupes ou de puissants intervenants sont en mesure de peser sur les cours de titres individuels sur des durées qui vont jusqu'à quelques semaines, mais le tendance de fond ne peut être manipulée. De nombreux exemples existent de telles manipulations, quels que soient les marchés, mais ces mêmes exemples enseignent qu'après l'impulsion la tendance est retrouvée. De plus Hamilton fit remarquer que si des actions pouvaient faire l'objet de manipulations, le marché dans son ensemble ne pouvait l'être, il est tout simplement trop vaste pour cela. A ce titre on pourra méditer sur les très nombreuses et successives baisses de taux de la Fed, y compris des spectaculaires comme en février 2001, qui n'inversèrent pas la tendance, inexhorablement baissière, jusqu'à ce que le marché trouve un nouvel équilibre, certes intégrant les mouvements sur les taux (voir le concept de valeur actuelle), mais après une très longue poursuite de son mouvement baissier et ce beaucoup plus bas… Evidemment, il ne convient pas de ranger les mouvements de taux dans les manipulations - stricto sensu - c'est avec une noble intention que la Réserve Fédérale intervient, mais il est intéressant de noter que malgré les réactions brutales locales des marchés à ces décisions parfois surprises, la tendance de fond se reprend avant qu'un nouvel équilibre de fond ne soit trouvé bien plus tard.

La deuxième est que le marché est le reflet de toutes les informations disponibles, et que les indices en sont l'expression. Les cours sont la manifestation de la somme des espérances, craintes et attentes de tous les participants. Les mouvements de taux d'intérêts, les attentes de bénéfices, les perspectives de croissances de chiffre d'affaire, les nouveaux produits et débouchés, l'impact des politiques, de la guerre ou de la paix… tout est prix en compte par le marché. L'inattendu surviendra, le WTC en est l'incarnation, mais cela n'affectera que le court terme, ce qui s'est encore avéré.

 

Hamilton remarqua - et nous l'avons tous fait - que le marché réagit perfois négativement à de bonnes nouvelles (et inversement d'ailleurs !). Pour Hamilton, la raison en était simple, le marché anticipe. Quand la nouvelle est enfin rendue officiellement publique, elle est déjà reflétée dans les cours. Ceci explique bien sûr le vieil adage de Wall Street "Achète la rumeur, vends la nouvelle". En effet, aussitôt que la rumeur commence à circuler, les acheteurs se pressent et poussent les cours. Quand la nouvelle est enfin connue et certaine, le cours la reflète déjà. A ce titre, Yahoo ! - et ce que l'on pourrait appeler la course aux annonces de résultats - en constitue une bonne illustration. Pendant trois trimestres, Yahoo a vu son cours grimper en anticipation des annonces de résultats, pour ensuite mieux reculer de 20% (les annonces sont identifiées par les lignes verticales vertes), bien que les résultats aient exécédés les attentes à chaque fois !.

Hamilton reconnaissait aisément que la théorie n'était pas parfaite, ni qu'elle constituait un moyen sûr de battre le marché. L'un des avantages avancés était qu'elle devait permettre de surmonter certaines des émotions (l'un des autres grands avantages des systèmes modernes de trading automatiques) et surtout de ne pas se laisser influencer par ses propres positions sur le marché. Un exemple typique est de ne percevoir que des signaux haussiers (baissiers) si l'on est long (short). La théorie de Dow est une manière de rendre le processus décisionel moins ambigü, en particulier les méthodes permettant l'identification de la tendance primaire sont très claires et ne sauraient faire l'objet d'interprétations. Même si la théorie de Dow n'est pas destinée aux Traders ayant des horizons court-terme dans leurs interventions, il n'est reste pas moins que la connaissance de la tendance primaire est une information capitale. Notre expérience pour mémoire, est que les trades locaux placés contre la tendance primaire (e.g. tenter un trade "long" sur une valeur qui va à contre courant du marché et présentant des caractéristiques de force relative exceptionnelle par rapport à un marché globalement baissier se terminent rarement bien, quant à l'inverse c'est trop souvent le short qui tue !). Il est un adage qui dit n'allez pas contre la Fed (la Réserve Fédérale) - sous-entendu contre les taux, il faut rajouter n'allez jamais trader contre la tendance primaire, tout simplement car vous augmentez les difficultés, et qu'il y en a déjà bien assez comme celà !

Pour en revenir à la théorie de Dow, Hamilton notait au début du siècle que les opérateurs utilisant cette théorie ne prenaient pas plus de quatre ou cinq positions par an. Ceci est parfaitement consistant avec le fait que la tendance primaire ne peut être manipulée alors que les mouvements court terme (e.g. intraday, secondaires) en sont entachés. Hamilton et Dow recherchaient une manière d'éliminer le bruit qui affecte les cours au quotidien ou sur quelques jours afin d'être dans le sens des grands mouvements et d'en tirer au mieux parti, ce qui ne veut surtout pas dire essayer de rentrer au plus bas et sortir au plus haut, ces quelques points qui comme le rappelle James Livermore dans Mémoires d'un Spéculateur coûtent très cher à tous ceux qui essaient !

Dow and Hamilton identifièrent trois types principaux de mouvements pour les valeurs industrielles (i.e. l'indice du Dow Jones Industrial - DJI) et pour les valeurs ferroviaires (i.e. plus tard l'indice du Dow Jones Transportation - DJT), à savoir les mouvements primaires, les secondaires (on parlera par la suite de retracements ou "pullback") et les fluctuations journalières. Les mouvements primaires durent de quelques mois à plusieurs années et représentent la tendance de fond du marché. Les mouvements secondaires (aussi qualifiés de réactions par ces auteurs) durent de quelques semaines à quelques mois et vont en sens contraire de la tendance primaire. Les fluctuations journalières peuvent aller dans le sens du mouvement primaire ou à son encontre indifféremment mais ne durent que de quelques heures à quelques jours et en général très souvent moins d'une semaine.

Les mouvements primaires sont référencés sous la notion de marchés Bull (haussier) et de marché Bear (baissier). Une fois la tendance primaire identifiée, l'on considèrera qu'elle restera en vigueur et qu'elle sera intacte, tant qu'il n'en sera pas prouvé autrement (nous verrons ensuite les moyens proposés par Dow and Hamilton pour y parvenir et ceux que nous utiliserons dans TExSOL® pour les compléter). Hamilton pensait - et nous aurions tendance à l'accepter - que durée et l'ampleur de la tendance primaire n'étaient pas déterminable. Hamilton étudia les indices et en déduisit quelques règles générales quant aux durée des mouvements mais souligna qu'elles ne pouvaient être utilisées comme instruments prévisionnels.

De nombreux opérateurs s'accrochent à des objectifs de prix (ce qui est déjà ambitieux) mais en plus à des horizons temporels précis (ce qui devient utopique !). La réalité est que personne ne sait quand et où la tendance primaire s'arrêtera. S'il est vrai que l'observation très long terme des indices en échelle semi-logarithmique montre un biais haussier manifeste, et si les mouvements baissiers ne durent qu'exceptionnellement plus que trois ans (Oct 1929 - mi 1932), il est toujours dévastateur d'essayer de deviner quand la tendance primaire s'arrêtera ! L'objectif de la théorie de Dow est d'identifier la tendance primaire et d'en tirer parti, sachant qu'une mesure du succès repose selon Dow et Hamilton dans la capacité à identifier cette tendance et à s'y tenir.

Les mouvements secondaires vont à l'encontre de la tendance primaire et sont réactionnaires par nature. Dans un marché haussier, un mouvement secondaire est considéré comme une correction (au sens correction des excès commis à la hausse). Dans un marché baissier, les mouvements secondaires sont des sursauts (ou "pullback") qui souvent ramènent les cours vers la moyenne mobile 200 jours qui reste cependant baissière.

Le graphe d'Alcatel est utilisé pour une illustration de ce propos. Les moyennes mobiles seront conservées tout au long de cet ouvrage avec des conventions de représentations strictes. La moyenne mobile 200 jours de trades (long terme) est représentée en pointillés bleus, la 150 jours exponentielle en bleu continu, la rose est une 50 jours exponentielle, la rouge une 20 jours exponentielle. Le trait noir qui passe dans les chandeliers japonais est une regression linéaire 14 jours. La fenêtre en incrustration montre la force relative par rapport au CAC et ses propres moyennes mobiles 200 jours et 150 jours (même convention graphique), ainsi que les volumes. L'échelle de la fenêtre principale est semi-logarithmique afin de donner un sentiment proche de ceux perçus par les opérateurs, c'est à dire en pourcentage. A moins qu'il n'en soit indiqué autrement les graphiques seront en échelle semi-logarithmique et permettront ainsi de mieux visualiser les tendances de long terme.

A titre d'exemple la chute d'Alcatel qui commence en septembre 2002 montre deux pullback sur la MM200 après croisement des MM200 et MM150 en décembre 2000 et janvier 2001 pour constituer un drapeau. Ensuite la chute sera quasiment continue (tendance primaire baissière) de 100 euros à 12, avec des sursauts haussiers secondaires mineurs Avril-Mai et juillet. Cette représentation montre d'autres informations que nous ne commenterons pas à ce stade.

 

En septembre 1996, le DJIA (Dow Jones Industrial Avereage) enregistra un nouveau plus haut, confirmant ainsi la tendance primaire comme haussière. Du creux du mouvement à son sommet, l'avance primaire fut de 1988 points. Au cours de l'avance de septembre à mars 1997, le DJIA ne déclina jamais pendant plus de deux semaines consécutives. A la fin du mois de mars, après trois semaines successives de baisse, il devint évident qu'il ne s'agissait plus d'une variation que l'on pouvait imputer à des mouvements journaliers, mais qu'il s'agissait alors d'un mouvement secondaire. Hamilton remarqua un certain nombre de caratéristiques communes à de nombreux mouvements secondaires, que ce soit sur des marchés haussiers ou des marchés baissiers. Il ne s'agit pas de règles proprement dites mais de lignes directrices qui peuvent être utilisées en conjonction avec d'autres indications.

Sur la base d'observations sur de longues périodes, Hamilton estima que les mouvements secondaires retraçaient 1/3 à 2/3 du mouvement primaire avec une valeur de 50% pouvant être considéré comme typique. En fait, le mouvement secondaire de début 1997 a retracé environ 38% du mouvement primaire précédent : (7112 - 5181 = 1930; 7112 - 6356 = 756, 756/1930 = 39%). Hamilton remarqua également que les mouvements secondaires sont en général plus rapides et plus brutaux que le mouvement primaire qui le précède. Vous remarquerez que ceci entraîne des mouvements dextres à la hausse (déformés vers la droite) et sénestre à la baisse (déformés vers la gauche, mais nous reviendrons la dessus). En l'espèce, le mouvement primaire avança de 38% (1930/5182 = 38%) et dura de juillet 96 à mars 97, soit environ 8 mois. A la fin du mouvement secondaire, existe une période indécise qui est marquée par des cours évoluant dans un intervalle étroit un déclin du volume, avant qu'il y ait un retournement et une reprise de la tendance principale. Ci dessous se trouve une illustration analysant le creux d'avril 97.

 

La période du 7 au 10 avril marqua le point mort ou point d'indécision (ligne rouge). Les mouvements sur les cours furent réduits et les volumes atteignirent un minimum depuis le début de la baisse en question. Alors se produisit un gap baissier marqué par une augmentation du volume suivi d'un renversement, puis le DJIA fit alors un gap haussier suivi d'une rupture avec accroissement de volume qui a marqué le retour à la tendance primaire.

Les points bas sont quelquefois accompagnés par un volume très élevé qui caractérise un "lessivage". Les fonds marqués en septembre / octobre 1998 furent accompagnés par des niveaux de volumes records. Le point bas du 1er Septembre fut caractérisé par le plus fort volume enregistré jusqu'à lors et celui du 8 Octobre le second plus fort volume historique !. Bien que ces volumes exceptionnels n'aient pas été à eux seuls un signal suffisant, ils constituent l'un des éléments d'un ensemble qui caractérisa le retournement qui porta le DJIA d'en dessous les 8000 à plus de 11000 en moins d'un an. La confirmation du retour à la tendance primaire fut donnée par un plus haut local accompagné d'un fort volume le 15 octobre.

 

La correction brutale de 1998 est toujours un sujet de débat et d'interrogation. Techniquement, cette correction a conduit le DJIA à enregistrer un nouveau plus bas le 4 Aouût puis à avoir légèrement dépassé le seuil de 20% de retracement le 4 septembre, qui caractérise selon certains l'entrée dans un marché Bear. Cependant, la durée extrêmement brève de deux mois suivie d'un retour rapide à la tendance (facile à dire après coup) plaide plutôt pour une correction baissière. De mémoire de trader, il vallait cependant mieux être short sur ce marché si l'on ne voulait pas y laisser sa chemise !

Dans la théorie de Dow, l'importance à attacher aux fluctuations journalières est au mieux limitée. Une trop grande focalisation sur des mouvements journaliers parfois brutaux est une manière assez efficace d'enregistrer des pertes, en particulier quand les décisions sont prises sous le coup de l'émotion - encore un avantage des systèmes de trading automatiques comme TExSOL® ! Hamilton insistait sur l'importance de garder à l'esprit la vision globale lors de l'observation des variations journalières qui analysés par groupes pouvaient avoir une réelle signification (qui n'a jamais été frappé par les étoiles du matin et les étoiles du soir par exemple ?).

Les trois Phases des Marchés Haussiers et Baissiers

Hamilton identifia trois phases majeures, que ce soit pour les marchés haussiers comme pour les marchés phases ont autant à voir avec l'état psychologique du marché qu'avec le mouvement observé des cours. Un marché haussier est caractérisé par une avancée prolongée des cours, marquée par une amélioration durable des conditions économiques et des affaires qui entraîne une demande croissante pour les actions. Un marché baissier est caractérisé par juste l'opposé, à savoir une chûte durable des cours, marquée par des conditions économiques en détérioration et des affaires en récession avec une demande décroissante pour l'investissement en action. Pour chacune des ces tendances primaires, il y aura naturellement des mouvements correctifs secondaires qui iront juste à l'opposé. Nous allons maintenant décrire ces phases.

Marché Haussier - l'Accumulation

Hamilton remarqua que la première phase d'un marché haussier était souvent difficile à distinguer du dernier sursaut du marché baissier qui le précède. Le pessimisme qui avait envahi de manière excessive la fin du marché baissier va persister au début du marché haussier suivant. Lors de cette période, le grand public n'est pas investi, les nouvelles sont mauvaises et les valuations sont extrêmement basses. Cependant, à cette étape l'argent malin ("smart money") commence à s'accumuler dans les actions, et ceux qui ont un peu de patience voient de la valeur à être positionnés sur les actions. Ce fut l'époque ou Warren Buffet déclara à l'été 1974 que le temps d'acheter des actions et de devenir riche était venu. Tout le monde pensa qu'il était fou !

A la première étape d'un marché haussier, les actions auront marqué un fond puis commenceront à se raffermir. Quand le marché avance, il y a un discredit du marché haussier assez généralisé. Après que le premier mouvement haussier ait marqué son sommet et commence à retracer, les baissiers se persuadent que le marché baissier n'est pas terminé. C'est en fait la phase deux de la théorie des vagues d'Elliott. Il est clair que cette phase demande une analyse très fine pour lever l'ambigüité et conclure qu'il s'agit bien du retracement du premier mouvement haussier du nouveau marché Bull. S'il s'agit bien d'une correction d'un premier mouvement haussier, alors le plus bas sera formé plus haut que le plus bas précédent, une période relativement tranquille voire indécise s'en suit, puis le marché se raffermit et une nouvelle avance commence. Quand le sommet précédent (celui du premier mouvement haussier) est enfin dépassé, le début d'une seconde jambe et d'un nouveau marché primaire haussier est alors confirmé.

Marché Haussier - Progression Majeure

La deuxième phase d'un marché haussier (qui est la vague 3 d'Elliott) est celle qui habituellement dure le plus longtemps et fait montre de la plus forte hausse des cours. A ce stade, les conditions économiques vont s'améliorant et les valorisations des actions croissent également. Les profits des entreprises recommencent à croitre de nouveau et la confiance revient petit à petit. Cette phase est la plus facile à utiliser pour gagner de l'argent car elle fait montre d'une large participation des acteurs et c'est celle où les opérateurs qui suivent la tendance recommencent à apparaître.

Marché Haussier - les Excès

La troisième phase d'un marché haussier est caractérisée par une spéculation devenue effrénée avec l'apparation de pressions inflationnistes qui souvent s'accompagnent de hausses de taux, un cocktail potentiellement dévastateur pour les actions ! Ces remarques furent faites par Dow il y a plus de 100 ans mais ces observations paraîtront curieusement d'actualité à ceux qui se souviennent de la fin de l'année 99 et du début 2000 ! Lors de cette dernière phase, terminale de la hausse, le grand public participe largement au marché, les valorisations sont excessives (voire astronomiques comme pour les valeurs internet !) et la confiance est extraordinaire. C'est en fait une image en négatif de ce qui est perçu et vecu lors du début du marché haussier. Quand les chauffeurs de taxi commencent à donner des pourboires, le sommet n'est pas loin, dit un veil adage…

Marché Baissier - la Distribution

De même que l'accumulation est le sceau du début du marché haussier, la distribution marque le commencement du marché baissier. Quand les habitués, qui ont acheté il y a déjà bien longtemps et sont assis sur des plus values latentes fort importantes commencent à réaliser que tout ce qui pouvait être favorablement pris en compte l'est désormais dans les cours et que les déconvenues sont au prochain tournant, ils commencent à vendre et le grand public, qui est toujours prêt à s'impliquer à ce stade, devient la future victime de cette distribution qui commence sous les meilleures auspices des manchettes des journaux qui souligent les exceptionnelles conditions économiques qui règnent alors. Bien que rien ne laisse présager un marché baissier imminent à ce stade, que les conditions économiques soient encore globalement bonnes, toutes choses rassurantes pour ceux pris dans la distribution et qui commencent à perdre…, les actions s'affaiblissent inexhorablement. Alors que le marché prend sa nouvelle tendance, la majorité des voix restent haussières. Après un premier déclin des cours, en général assez modéré à ce stade, bien que quelques mauvaises nouvelles si l'on y regarde de près commencent à apparaître, un sursaut réactionnel en général puissant survient et récupère une partie significative du terrain perdu. Hamilton, avait remarqué que ces mouvements - les sursauts - sont généralement vifs, rapides et puissants. Comme tous les mouvements secondaires, ils retracent significativement le mouvement précédent, et en l'espèce une partie importante des pertes sera annulée en l'espace de quelques jours ou de quelques semaines. Ce mouvement rapide stimulera les haussiers qui se convaincront que le marché haussier est toujours là, bien vivant ! Cependant, un observateur attentif notera que le sommet qui vient de se former est plus bas que le sommet précédent, et qu'il s'en suivra une rupture du plus bas précédent pour aller confirmer la nouvelle tendance - baissière - qui viendra de s'installer et confirmera ainsi l'entrée dans la deuxième phase du marché baissier.

Marché Baissier - la Chûte Abrupte

De même que pour les marchés haussiers, c'est la deuxième phase du marché baissier qui va provoquer un mouvement des cours de gande ampleur. C'est alors que la tendance a été identifiée comme baissière et que les conditions économiques sont en dégradation manifeste. Les profits sont révisés à la baisse, des déconvenues majeures surviennent, les marges sont étriquées, et les chiffres d'affaire s'affichent en baisse. Au fur et mesure de la détèrioration des conditions économiques et des affaires, la vente se poursuit et s'accélère.

Marché Baissier - le Désespoir !

Autant le sommet du marché haussier se caractérise par une vague d'espoirs qui semblent éternels, autant à la fin du marché du marché baissier la désespérance s'installe, la confiance a disparu et les actions sont boudées de tous. Les valorisations sont basses mais les ventes se poursuivent, quoi qu'il advienne. Les nouvelles sont mauvaises, les perspectives économiques sont encore sombres et les acheteurs ne courent pas les rues ! Le marché poursuivra sa baisse jusqu'à ce que toutes les mauvaises nouvelles soient reflétées par les cours, et une fois que ce sera le cas, le cycle pourra alors se répéter !

Les Signaux

Grâce aux écrits de Dow et Hamilton, Rhea identifia 4 "théorèmes" distincts qui permettent d'identifier la tendance principale, de disposer de signaux d'achat et de vente, de signaux sur les volumes et enfin de reconnaître les "trading range" ou zones de congestion, i.e. c'est à dire des zones dans lesquelles les prix évoluent entre une résistance et un support. Les deux premiers "théorèmes" étaient considérés comme les plus importants et servaient à identifier la tendance principale comme "bullish" ou "bearish", i.e. haussière ou baissière. Les deux derniers "théorèmes" qui traitent des volumes et des "zones de trading" n'étaient pas considérés comme fondamentaux dans la détermination de la tendance primaire par Hamilton. Le volume était plutôt regardé comme une confirmation ayant une valeur statistique et les zones de congestion servaient à la détermination de périodes d'accumulation ou de distribution.

Identification de la tendance

Dans la théorie de Dow, la première étape permettant d'identifier la tendance primaire consiste à étudier la tendance de chacun des deux principaux indices de référence, à savoir le Dow Jones Industrial Average (DJIA), et le Dow Jones Transportation Average (DJTA). Hamilton utilisa l'analyse désormais classique des sommets et des fonds relatifs les uns par rapport aux autres pour identifier la tendance. Une tendance haussière est caractérisée par un ensemble de sommets toujours plus hauts (les uns par rapport aux autres) et de fonds également toujours plus hauts (des hauts plus hauts et des bas plus hauts). Par opposition, une tendance baissière est définie par des cours qui forment des sommets toujours plus bas (les uns par rapport aux autres) et des fonds également toujours plus bas (des hauts plus bas et des bas plus bas). Une fois la tendance identifiée, la "théorie" considère qu'il reste valide, jusqu'à ce qu'il en soit prouvé autrement. Une tendance baissière est considérée valide tant qu'un plus bas plus haut que le précédent ne se forme pas et que l'avancée qui suit ne permet pas de former un sommet plus haut que le sommet précédent. La figure suivante montre le Dow Jones Transportation Average en 1992. Même si Hamilton et Dow ne firent pas de référence spécifique à la notion de droite de tendance, une telle droite apparaît sur le graphique pour souligner et visualiser la tendance. Depuis le sommet de février, une suite de plus bas plus bas et de plus hauts plus bas s'est formée pour matérialiser la tendance. Une hausse réactionnelle est apparue en avril et en mai, mais le plus haut de mars ne fut pas dépassé.

 

Le DJTA a continué sur sa tendance baissière, jusqu'à ce qu'un très fort volume de "lessivage" survienne avec un jour "piquant" (spike). Ce fort volume et la configuration dite en "doji" est une indication qu'un possible changement est à attendre. Un fort volume en lui-même n'est pas un signal d'achat suffisant mais une indication qu'il convient de prêter encore plus attention à l'évolution des cours. Après ce jour particulier, le DJTA baissa de nouveau puis franchit les 1250 en formant un plus bas plus haut que le plus bas précédent. Bien sûr ce plus bas plus haut n'est pas suffisant à lui seul pour prétendre qu'un changement de tendance soit survenu. Le véritable changement de tendance pourra être confirmé quand le précédent plus haut sera dépassé (la rupture de la droite de tendance baissière était un signe préalable intéressant).

De même, une tendance haussière est en place jusqu'à ce qu'un plus bas plus bas que le précédent se forme. La figure suivante illustre cette notion sur le DJIA. Une tendance haussière démarra à partir du plus bas d'octobre 1998 et le DJIA forma une suite de hauts plus hauts et de bas plus hauts pendant environ 11 mois. A deux reprises, en décembre 1998, puis en juin 1999, la validité de la tendance a pu être mise en doute, mais la tendance haussière s'est maintenue jusqu'à la fin septembre. Il est intéressant de noter qu'il se forma des plus hauts plus bas que les précédents en juin 1999, mais il n'y eut jamais de plus bas plus bas que les précédents pour confirmer un changement de tendance et le support a tenu bon !

Il est peu probable qu'aucun vendeur à découvert qui se serait précipité à ce stade n'ait tenu les deux plus hauts qui suivirent en juillet et août (et si tant est qu'ils l'aient fait leur stratégie les conduira inévitablement à la ruine en acceptant des pertes potentiellement illimitées). Le changement de tendance se matérialisa le 23 septembre quand les plus bas de juin furent enfoncés. Certains opérateurs auraient pu conclure que le trend était en train de changer quand les plus de fin août furent enfoncés, ce qui peut bien avoir été le cas, mais l'enfoncement du support constitué par les plus bas de juin est plus convaincant.

 

Il est des fois où il peut sembler difficile de distinguer entre un changement réel de tendance et une simple correction. A titre d'exemple, un changement de tendance était-t-il survenu quand le plus bas de décembre a enfoncé le plus bas précédent de novembre ? Afin d'éliminer de faux signaux de ce type, Hamilton recommandait de ne pas prêter attention à des mouvements qui pouvaient être d'une amplitude plus faible que 3%. Bien sûr, la règle doit être adaptée en fonction de la volatilité des marchés, et une autre approche peut consister à "lisser" le signal soit en travaillant sur des graphiques hebdomadaires, soit en replaçant les cours par une moyenne mobile de très courte période (5 jours par exemple).

Les indices doivent concorder

Quand la théorie de Dow fut pensée au début 1900, le chemin de fer constituait un lien vital au fonctionnement économique. L'une des idées intéressantes et qui fut reprise dans la suite dans la notion d'analyse inter-marchés est que certaines relations existent entre les marchés. Hamilton fit valoir qu'en de nombreuses occasions, les premises d'un retournement économique étaient perceptibles à l'étude des indices des valeurs des chemins de fer, ce avant que le changement ne se materialise sur les valeurs industrielles. L'interprétation en était que l'activité économique commençait naturellement par le transport des matières premières indispensables à la production des biens manufacturés, avant que les valeurs industrielles qui fabriquent ces biens ne reflètent - plus tard l'augmentation d'activité économique. Avant que l'on ne produise davantage d'automobiles, il sera nécessaire de transporter d'abord les matériaux de base (e.g. acier) puis les pièces des équipementiers vers les fabricants de véhicules. Bien sûr les moyens de transports ont changé depuis la pensée d'Hamilton, le DJTA incorpore de nombreuses entreprises de transport aérien, mais l'aproche reste en un sens valide, le fret aérien constituant également une composante importante des échanges dans un monde qui bouge vite. Il est à ce titre intéressant de noter que les compagnies aériennes sont très sensibles aux changements économiques et aux conditions économiques en général, ce pour les raisons suivantes: elles sont en général assez endettées et consommatrices de capitaux (coût élevé des appareils) et donc sensibles à l'évolution des taux d'intérêts, elles sont sensibles à l'évolution du prix de pétrole (kérosène) et les salaires constituent une part importante des dépenses opérationnelles. Bien sûr, ces risques additionnels sont reflétés par les multiples de PER qui sont significativement plus bas (8 à 10) que pour le marché en général (e.g. 25 à 3à pour le SP500). Les compagnies aériennes cumulant ces facteurs de sensibilité et d'exposition aux conditions économiques pourront être utilisées comme des indicateurs avancés de perception du changement.

Dans un monde où les échanges et la valeur ajoutée se dématérialisent, il faudra naturellement être attentif à la manière dont des formes alternatives de communication prendront le relais des transports physiques conventionnels au sens de la théorie de Dow. Ainsi, on peut aussi étendre cette réflexion au monde dématérialisé des échanges de données électroniques, dont l'essor à un moment donné peut être vu comme un prélude à une accélération de la productivité et des activités économiques en général.

Hamilton et Dow insistèrent sur le fait que les indices doivent donner des signaux concordants. Si l'un des indices marque un plus haut ou un plus bas, l'autre doit suivre dans la foulée pour que le signal soit considéré comme valide selon la "théorie" de Dow. La détermination de la tendance primaire selon la théorie de Dow repose donc sur les deux critères qui viennent d'être énnoncés, à savoir la règle d'identification de la tendance, i.e. règle des plus hauts (respectivement bas) plus hauts (bas) et des plus bas (hauts) plus hauts (bas) (les uns par rapport aux autres) et la règle de concordance des indices. Nous verrons que TExSOL® s'insipire de cette approche qui possède des vertus essentielles tout en la complétant d'une analyse sophistiquée des paramètres internes du marché rendue possible par des moyens informatiques puissants.

 

Le graphique précédent montre un ensemble de signaux survenus sur une période de 7 mois en 1998.

•    En avril, à la fois le DJIA et le DJTA enregistrent de nouveaux plus hauts historiques. La tendance primaire était déjà haussière, mais cette confirmation a validé la tendance primaire haussière.

•    En Juillet les premiers signes inquiétants apparaissent quand le DJTA ne parvient pas à confirmer le nouveau plus haut établi par le DJIA. Cela n'infirma pas la tendance primaire mais devait être considéré comme un signe précurseur inquiétant. Il faut se souvenir que tant qu'il n'en est pas prouvé autrement, la tendance primaire est supposée se poursuivre intacte.

•    Le 31 juillet, le DJTA marquait un nouveau plus bas (plus bas) que le précédent qui était suivi deux jours plus tard par le DJIA, ce qui confirmait un changement de tendance primaire, qui passait de haussière à baissière. A la suite de ce signal, les deux indices vont marquer de nouveaux plus bas successivement plus bas.

•    En octobre, le DJIA formait un plus bas plus haut tandis que le DJTA marquait un nouveau plus bas. Ceci était une non confirmation et pouvait servir d'avertissement d'un éventuel changement de tendance à venir.

•    A la suite de ce plus bas formé plus haut, le DJIA poursuivit en formant un plus haut plus haut que le précédent. Ceci marquait à nouveau un changement de tendance pour cet indice, qui redevenait cette fois "bullish" haussière de nouveau.

•    Ce ne fut pas avant déébut novembre que le DJTA parvint à former un nouveau plus haut plus haut et confirmait ainsi le changement marqué précédemment par le DJIA et donnait ainsi le signe d'un changement de tendance primaire, qui pasait ainsi haussière.

Les volumes

Rhea notait que si Hamilton attachait une certaine importance aux volumes, c'était le mouvement des cours qui restait le critère fondamental. Le volume est un paramètre important pour confirmer les avances des cours en particulier les "breakouts" c'est à dire les ruptures haussières comme baissières au demeurant. Hamilton pensait que l'augmentation du volume devait se faire dans le sens de la tendance primaire. Dans un marché haussier, le volume doit accompagner la hausse des cours et diminuer lors des phases de correction. Les mouvements de correction doivent également dans ce cas se montrer "étroits" et révéler une faible participation. Hamilton pensait que cette étude corrélative des volumes permettait de confirmer la force de la tendance primaire.

Hamilton remarqua également que les très forts volumes pouvaient également servir à anticiper les renversements à venir. Un très gros volume survenant après une longue période de hausse peut marquer un prochain changement de tendance ou qu'une reaction est sur le point de survenir. Une analyse plus récente en la matière est fournie par Rex Takasugi qui étudie dans son commentaire du 25 juin 1999 sur les relations existant entre les volumes et les sommets de marchés. Cette étude montre d'ailleurs qu'il existe un décalage fort intéressant entre le maximum atteint sur les volumes de transactions globaux et les sommets, un peu comme si le marché continuait sur sa lancée, sur son inertie. Takasugi montre que depuis 1900 il y a eu 14 cycles principaux et que les volumes atteingnent leurs maximum avec une de moyenne de 5,6 mois en avance du marché lui même. Le dernier maximum sur les volumes identifié par l'auteur est celui d'avril 1999, le sommet de marché (relativement asynchrone entre DJIA, SP500, IXIC, CAC40) variant mais pouvant être fixé en mars 2000 au moins pour la bulle spéculative.

Les zones de congestion et les lignes (de tendance)

Hamilton au cours des ans fit référence de nombreuses fois à la notion de lignes. Les lignes dans cette acception étaient des droites horizontales qui définissaient des "trading ranges" que l'on traduira par des zones de congestion. Une zone de congestion se développe quand un indice se déplace latéralement pendant une certaine durée de temps et rend possible le tracé de lignes qui relient les sommets et les fonds, le tout définissant ainsi la zone de congestion. Selon Hamilton ces zones caractérisent soit des processus d'accumulation, soit de distribution, mais il pensait qu'il était quasiment impossible de savoir lequel des deux tant qu'une rupture soit vers le haut soit vers le bas ne survenait pas. Si la rupture survenait vers le haut, alors la zone de congestion était considérée comme une phase d'accumulation,au contraire si la rupture se faisait vers le bas on parlerait alors de zone de distribution. Hamilton avait une vision neutre des zones de congestion dans l'attente de la rupture et mettait en garde ceux qui tentaient de deviner le sens de la rupture.

 

Performance de la Théorie

Avec le recul que nous donne un siècle à Wall Street, des études ont été faites pour essayer d'évaluer la performance de la théorie de Dow et la comparer à d'autres stratégies. En particulier, Mark Hulbert dans le New York Times du 6 septembre 1998 fait mention d'une publication dans le " Journal of Finance" de Stephen Brown (New York University) et de William Goetzmann et Alok Kumar (Yale). Ces auteurs ont mis en œuvre un réseau de neurones qui appliquait les règles édictées dans la théorie de Dow pour identifier la tendance primaire et ont comparé les résultats obtenus avec une approche de type "Buy and Hold" sur une période allant de 1929 à Spet 1998. Quand la tendance primaire était identifiée comme haussière, le système prenait une position "long" sur un fond indiciel hypothétique et quand la tendance devenait baissière les titres étaient vendus et les liquidités investies en instruments monétaires. Cette approche qui rejoint notre stratégie TExSOL® "Buy and Flush" réduit significativement la volatilité et les retracements du portefeuille et donc le risque. Si pendant une longue période les investisseurs ont à tort commencé à oublier le risque associer à la détention d'action, le marché baissier historique de 2000-2002 le leur a cruellement rappelé. Selon l'étude pré-citée, la mise en œuvre de la méthode de Dow a surperformé le protage simple d'environ 2% l'an (ce qui est très important si on compose les résultats accrus sur une aussi longue période…), et la surperformance serait d'autant meilleure si l'on comparait les stratégies à risques identiques. Cependant au cours des 18 dernières années, la méthode de Dow a sous-performé le parché d'environ 2,6%, néanmois après ajustement aux risques pris, la méthode de Dow a encore surperformé la simple détention de titres. Il est évident que plus la période comprend d'épisodes baissiers durables, plus elle surperforme la détention simple. Si l'étude citée était publiée aujourd'hui en prenant en compte les deux dernières années il est clair que sur 21 ans et non 18, la superformance serait très sensible !

Conclusions

Un certain nombre de critiques ont vu le jour concernant la théorie de Dow. La première d'entre elles est tout simplement qu'il ne s'agit pas d'une théorie au sens conventionnel du terme où ni Dow ni Hamilton ne prirent la peine de publier des articles dans des revues à comité de lecture soummettant à la critique des pairs les concepts proposés. La deuxième est que les signaux fournis sont tardifs, en ce sens ou le changement de tendance suppose d'attendre que les plus hauts soient surpassés ou que les plus bas soient brisés. Ne nombreux traders trouvent qu'une partie importante du mouvement est alors manquée et que le signal survient trop tard. Dow et Hamilton voulaient se concentrer sur la partie la plus importante du mouvement en prenant position lors de la deuxième jambe haussière. Même si c'est dans cette partie du mouvement que le chemin le plus important sera fait, il est vrai que la prise de position se fera après la première jambe et en cours de formation de la seconde et ce encore plus tardivement si la confirmation de l'un ou l'autre des indices est effectivement attendue. En fin, la troisème critique reproche à la théorie de Dow d'être dépassée et de ne plus refléter correctement les sous-jacents économiques actuels. Cependant, il convient de remarquer que les indices évoluent et que des valeurs nouvelles sont introduites en remplacement de sociétés plus traditionnelles, Microsot est dans le DJIA aujourd'hui et à ce titre ces deux indices très traditionnels sont en perpétuelle mutation. A ce titre la théorie de Dow, prudentielle (essayer de prendre position sur les plus bas ou de vendre au plus haut a toujours coûté très cher) est une approche pragmatique et efficace.

La théorie de Dow repose sur des faits, et bien que certainement pas infaillible ne cherche pas à prédire ce que le marché sera mais se contente de permettre de prendre un parti vis-à-vis de ce que le marché est, et ce tant qu'il n'est pas démontré le contraire. L'approche vise a bénéficier des mouvements importants, ceux qui sont vraiment profitables et compensent en fait les nombreuses petites (ou plus grosses) erreurs qui jonchent la vie d'un trader. Cette approche rationnelle est à la base de notre stratégie élémentaire dite "Buy and Flush" implémentée par TExSOL® et qui vise à profiter au maximum des grands mouvements haissiers en évitant les retracements des marchés baissiers.

D'une manière plus générale, la théorie de Dow est une base fondamentale qui constitue une première approche indispensable à la compréhension des mécanismes de marchés et à la mise au point d'une posture qui correspondra à la personnalité de l'opérateur.

La Théorie d'Elliott

Historique

Ralph Nelson Elliott (1871-1948), comptable de formation, consacra la fin de sa vie à l'étude du mouvement des marchés financiers. La théorie qui porte son nom, fut élaborée à la fin des années 30 aux Etats-Unis. Elliott basa sa réflexion sur l'analyse des mouvements du Dow Jones et s'inspira de deux personnages : Charles Dow, duquel il repris en partie ses recherches sur le cycle des cours et Leonardo Fibonnacci, le mathématicien italien auquel il emprunta sa théorie sur le nombre d'or. Pour Elliott, l'hypothèse de départ était que les cours n'évoluaient pas de manière désordonnée mais tout comme la nature, selon des cycles harmonieux ascendants et descendants qui pouvaient être modélisés. L'analogie des vagues fût ainsi toute trouvée pour décrire les mouvements des cours. Ses recherches qui firent l'objet de plusieurs ouvrages vers la fin des années 30 restèrent assez longtemps dans l'oubli. Ses ouvrages de référence sont:

•    "Le principe des vagues" (1938)

•    Les articles du Financial World (1939)

•    "Nature's law - Le secret de l'univers" (1946).

Ralph Nelson Elliott a fait une découverte étonnante: il a trouvé que le comportement des traders évoluait selon des figures facilement reconnaissables. Ces figures portent le nom de vagues d'Elliott en raison de leur forme caractéristique. Les vagues reflètent en fait le comportement tantôt optimiste, tantôt pessimiste des opérateurs. Elliott a ainsi découvert l'existence de 13 types de vagues différentes. Le grand public et les analystes ne redécouvrirent la méthode qu'avec les publications de l'américain Robert Prechter qui la remis au goût du jour dans les années 80 et qui s'en fit un porte parole.

Principe

Elliott a découvert que le mouvement d'une action, ou d'un indice, suivait des mouvements successifs de hausse et de baisse selon des cycles de vagues: 5 vagues de hausse suivies de 3 vagues de baisse. C'est ainsi que l'on reconnait une figure "Elliottiste".

 

Elliott a ensuite établi des règles très précises quant à l'enchainement, l'amplitude et la durée de ces figures graphiques. Il a aussi établi des lignes directrices moins prioritaires que les règles. Les figures d'Elliott ressemblent à des successions de vagues montantes et descendantes.

Dès qu'un certain nombre de vagues a été rencontré, on dit alors qu'un cycle a été effectué. Elliott donne ainsi une numérotation à chacun de ces cycles, ce qui lui permet de repérer des cycles court terme, des cycles moyen terme, des cycles long terme, tous ces cycles suivant une numérotation correspondant à leur durée. Il y a donc en permanence un enchevêtrement de vagues court terme, moyen terme, long terme

C'est pourquoi il faut bien comprendre qu'une vague court terme n'agit jamais indépendamment: elle est directement influencée par la vague de moyen terme, dite de degré supérieur. De même, cette vague moyen terme agira en fonction de la vague long terme de degré directement supérieur. Elliott a aussi découvert que les vagues étaient liées les unes aux autres par des relations mathématiques très strictes. Il y a ainsi toujours un rapport préétabli entre les amplitudes et les durées de ces vagues. Là se situe toute la puissance de la théorie d'Elliott puisqu'elle permet de réaliser des projections dans l'avenir tant sur les prix que les échéances. Les chapitres suivants détailleront ces relations mathématiques.

 

En résumé, la théorie s'appuie sur le postulat qu'il existe 2 types de vagues boursières : les vagues d'impulsions et les vagues de corrections. Chaque vague d'impulsion pouvant se décompter en 5 sous vagues 3 d'impulsions et 2 de corrections. Et chaque vague de correction en 3 sous vagues. Le cours d'une action évoluerait comme une fractale. De plus, la théorie des vagues d'Elliott estime que chaque vague d'impulsion doit être corrigée par une vague de correction dont la taille sera celle de la vague d'impulsion multipliée par un des ratio de fibonacci. Les quatre plus utilisés sont : 61,8 % 50% 38,2 % et 23,6 % (Dobson, 1984).

Les cinq vagues peuvent être indifféremment haussières ou baissières. La première est un "Rally" de modeste ampleur, qui ne mobilise qu'une petite partie des intervenants. Le sentiment reste très indécis, à tel point que la phase de correction 2 se met en place de manière très pernicieuse avec des ventes parfois brutales, elle ne doit néanmoins pas "enfoncer" le plus bas qui a servi de point de départ à la phase 1. Le démarrage de la phase 3 est en général très laborieux, et un certain nombre de traders ont des positions de ventes à découvert à ce stade, avec des stops qui sont placés juste au-dessus du sommet formé par le haut de la phase 2. Ce n'est que lorsque ce sommet aura été pris, et que les stops des vendeurs à découverts auront été débouclés à perte que la phase 3 pourra véritablement commencer.

A ce stade, des gaps seront éventuellement laissés dans les opérations de couverture, puis les shorts changeront d'avis et soutiendront alors la nouvelle impulsion en passant acheteur, i.e. long. A ce stade, la majorité des traders sont alors long sur la valeur, et ceux qui ont acheté en bas du retracement de la phase 2 vont probablement commencer à "pyramider" leurs positions. Tout ceci augmente l'impulsion de la phase 3, mais certains qui ont pris le mouvement très tôt vont commencer à prendre des bénéfices, freinant le mouvement qui entrera alors dans une phase de correction ordonée de phase 4. La vague 5 manque en général de l'enthousiasme rencontré lors de la vague 3 et n'implique plus qu'un nombre réduit d'intervenants, conduisant la valeur vers son sommet.

Le marché va alors entrer dans une nouvelle phase, de baisse, la phase corrective. Les phases de correction sont constituées de trois vagues, et l'on identifie les corrections simples et les complexes. Les corrections simples sont encore appelées des Zig-Zags en trois vagues, où la vague B ne retrace pas plus de 75% de la A alors que la C enfoncera le plus bas de la A. La A est en cinq sous vagues à moins qu'il ne s'agisse d'une correction "plate" ou "irrégulière" ou en "Triangle" qui sont alors des corrections complexes.

Il est intéressant de noter que la théorie d'Elliott complère bien celle de Dow en ce sens ou les deux approches sont totalement complémentaires, celle d'Elliott venant apporter des éléments techniques supplémentaires permettant de mieux appréhender le phasage et l'ampleur des mouvements.

Nous ne rentrerons pas plus dans le détail de la théorie d'Elliott à ce stade, mais retiendrons simplement qu'elle peut être utilisée - en complément de celle de Dow - pour contribuer à la détermination de la tendance du marché et de son phasage.

Les systèmes TExSOL®, quelles que soient les stratégies mises en œuvre, attachent dans leur comportement une grande importance à la tendance primaire du marché, qui est aussi déterminée à l'aide d'autres indicateurs qu'ils soient techniques (e.g. croisements de moyennes mobiles) ou qu'ils découlent de l'analyse de la structure interne du marché (avancées / déclins, ratios de nombre de valeurs haussières / nombre de valeurs baissières, dérivées des différences à chaque itération du nombre de valeurs haussières et du nombre de valeurs baissières, etc.) toutes méthodes qui permettent d'avoir une approche objective de la tendance primaire du marché.

Le Modèle de Stan Weinstein

Introduction

Le livre de Stan Weinstein intitulé "Secrets for Profiting in Bull and Bear Markets" traduit par Secrets pour gagner en Bourse à la hausse et à la baisse est un ouvrage que nous qualifierons de référence en ce sens où il donne une vision globale et sans tabou sur le marché et les professionnels qui y sévissent, et désacralise l'univers de la bourse en décomplexant le trader débutant qui va prendre confiance en lui, ce qui en tout état de cause est indispensable pour s'aventurer sur le marché. L'approche de Weinstein est dans la ligne des réflexions qu'inspirent la théorie de Dow et celle d'Elliott. La détermination de la tendance primaire est jugée fondamentale et Weinstein vous adjure de ne jamais aller contre le marché. Son approche est également par phase, davantage au niveau des valeurs elles-mêmes qu'au niveau du marché dans son ensemble, mais en procédant à une petite mise en correspondance des termes utilisés, on retrouvera les grands principes énoncés par Dow et formalisés par Hamilton. Weinstein par le de fondation pour la période d'accumulation, porte un intérêt essentiel à la rupture de la fondation, i.e. "breakout" et à la prise de position correspondante, à l'avancée qui suit et qui correspond à la hausse majeure de Dow et au mouvement en extension d'Elliott, à la culmination qui correspondra à la phase d'excès puis à la distribution distribution de Dow, phase A et B d'Elliott, puis viendra la chûte.

 

Weinstein ayant probablement remarqué - comme nombre de traders expérimentés - que ce sont les 10% des supertrades qui forment les 90% des gains consolidés, cet auteur se focalise sur la notion de grands gagnants. Les grandes gagnantes sont ces valeurs qui vont faire des mouvements majeurs et engendrer des profits tout à fait exceptionnels. Nous en donnerons quelques exemples extraits de notre propre registre de trades et de notre expérience. Ce faisant, sa démarche peut se qualifier de chasse aux  grandes gagnantes, avec pour seul objectif d'être en mesure de les identifier parmi la masse de toutes ces valeurs qui ne vont connaître que des mouvements d'amplitude limitée. En réduisant la problèmatique à cette chasse aux moutons à cinq pattes, Weinstein donnera au trader une perspective captivante mais malheureusement assez éloignée de la réalité d'une gestion de portefeuille solide qui sera seule capable de consolider des gains, à la hausse comme à la baisse, ce durablement. Il faudra du temps pour réaliser que trader avec régularité et succès ne peut se limiter à la chasse aux Weinsteiniennes, quels que soient les moyens mis en œuvre. A titre d'exemple, nous avons développé de nombreux explorateurs à l'aide du langage de Metastock afin d'analyser quotidiennement notre base de valeurs sur les marchés américains et repérer ces valeurs présentant des configurations spéciales. L'un de ces explorateurs, mis au point avec l'un de nos amis traders, Jean-Luc Monceyron, se montre particulièrement efficace, et il est reproduit ci-après.

Exploration notes

Col A: W_with_V      {on reprend l'indicateur en le décalant de 4 jours} BarsSince(Ref(Fml("JLM_Weinstein_with_volumes"), -4)) + 4

                         Col B: Fondation      {Si fondation la MM200 doit être plate après une chute}

ValueWhen(1,

Ref(Fml("JLM_Weinstein_with_volumes"),-4),

ROC(Mov(C,200,S),100,%))

Col C: Chute C           {on est obligé de décaler de 4j pour tester la valeur du volume sur 4 jours de suite}

ValueWhen(1,

Ref(Fml("JLM_Weinstein_with_volumes"),-4),

ROC(Mov(C,200,S),200,%))

Col D: Evol dep         {Calcul de l'evolution du cours depuis le jour du franchissement suivi du volume}

100*(C-ValueWhen(1,Ref(Fml("JLM_Weinstein_with_volu mes"),-4),C))/ValueWhen(1,Ref(Fml("JLM_Weinstein_with _volumes"),-4),C)

                         Col E: Close               C

                         Filter            colA < (4*20) {pour une recherche sur 4 mois}

AND colC < -25

JLM_Weinstein_with_volumes (Indicateur Metastock)

{PVBK}

ROC(CLOSE,1,percent) > 5 AND (V>Mov(V,50,E)) AND

{Passage de la MM150 E}

(Cross(H,Mov(C,150,E)) OR Cross(C,Mov(C,150,E)))

{Les MM200S et MM150E doivent être plates}

AND (

Abs(ROC(Mov(C,200,S),5,%)) < 3.5 AND

Abs(ROC(Mov(C,150,E),5,%)) < 3.5) AND

{On recherche un énorme volume dans les 4 jours qui suivent le passage de MM150E}

((V > 3 * Mov(V,50,E) AND V > 4 * Mov(V,200,S)) OR

(Ref(V,1) > 3 * Mov(V,50,E) AND Ref(V,1) > 4 * Mov(V,200,S)) OR

(Ref(V,2) > 3 * Mov(V,50,E) AND Ref(V,2) > 4 * Mov(V,200,S)) OR

(Ref(V,3) > 3 * Mov(V,50,E) AND Ref(V,3) > 4 * Mov(V,200,S)))

Tableau 1: A la recherche des weinsteiniennes, un explorateur Metastock.

Comme nous l'avons souligné, armé de cette philosophie le trade devient une chasse aux grandes gagnantes avec des moyens informatiques adaptés. Même si cette méthode nous a permis d'engrenger de très beaux profits et peut être nos plus beaux trades, elle ne permet pas d'atteindre la régularité, l'efficacité et la méthode dont tout trader doit disposer pour gagner longtemps, régulièrement et vraiment. Il a été pour nous très important de comprendre pourquoi, de percevoir les faiblesses de notre approche et d'identifier les moyens d'y remédier. Les systèmes de trading automatiques, et en particulier TExSOL® notre système expert de trading est la solution que nous avons retenue.

Weinstein comme le faisait bien avant lui Edwin Lefèvre dans "Reminiscences of a stock operator" (chapitre 23), a une vision très cynique du marché, des grands agents de changes, sociétés de bourse et autres mentors de la finance. Il établit comme le faisait également Lefèvre dans ses notes d'entretiens avec James Livermore les liens qui existent entre les phases du marché, les niveaux des cours et l'environnement formé de la presse spécialisée, des intermédiaires financiers et des insiders. Cependant à la lecture de Stan Weinstein on finirait par croire que le marché n'est peuplé que de weinsteiniennes, ces valeurs "turbo" qui cassent leurs fondations pour produire des gains exceptionnels.

Sans vouloir essayer de se livrer à une typologie des valeurs et des marchés, force est de constater que les "weinsteiniennes" ne constituent qu'une très petite population parmi l'ensemble des valeurs, et que les moments où elles brisent leurs fondations correspondent à des phases précises de l'avancée d'un marché haussier et que la formation du pic de la hausse ressemblera à un "dirac" en physique, très rapide, très brutal pour la hausse comme pour la chûte qui s'ensuit. Une très forte réactivité sera exigée du trader, sachant que lorsqu'un portefeuille contient un grand nombre de telles valeurs les mouvements d'ensemble sont remarquables mais les gains sont très vite rendus si les stops n'ont pas été bien placés et à temps.

En fait, TExSOL® a largement bénéficié de notre expérience en la matière et gère son propre portefeuille comme s'il avait affaire à une valeur ou un indice TExSOL® observera ainsi de manière "réflexive" le comportement du portefeuille et placera - entre autre - une moyenne mobile 50 jours sur la valorisation (de son propre portefeuille) et TExSOL® déclenchera des procédures d'urgences (i.e. EMERGENCY rules) de sauvegarde des gains en cas de rupture de cette MM50 à la baisse dans des conditions précises.

SECURITY

TICKER

Nbre       B/S

Open MV Px Min D Price

Cap+or-

Cap+or- %

CMV

Open

Closed

Close MV

Brigham Exploration

BEXP

900       2,50

2269,95        2,54       5,75

2885,10

128,23

5175,00

06/03/00

02/10/00

5135,10

AMERITRADE

AMTD

140 17,00

2399,95

17,29

19,81

353,85

14,87

2773,75

23/08/00

18/09/00

2733,85

Nymox Pharm

NYMX

330       6,63

2206,20

6,75

5,50

-411,15

-18,81

1815,00

01/03/00

13/09/00

1775,10

Carrizo Oil & Gas Inc.

CRZO

700       3,13

2207,45

3,18

8,00

3372,60

154,18

5600,000&06/03/00

17/08/00

5560,10

Baxter (NVX)

BAX

30 80,13

2423,85

81,46

79,13

-70,05

-2,91

2373,75

21/09/99

04/08/00

2333,85

Novogen

NVGN

180 12,50

2269,95

12,72

12,44

-51,15

-2,27

2238,75

18/02/00

03/08/00

2198,85

People Soft

PSFT

150 17,34

2621,51

17,61

20,66

456,98

17,57

3098,44

04/10/99

31/07/00

3058,54

MIRAVANT MEDICAL

MRVT

200 11,31

2282,45

11,51

24,44

2585,10

114,26

4887,50

17/11/99

20/07/00

4847,60

Citation Computer

CITA

700       3,25

2294,95

3,31

4,38

747,60

32,86

3062,50

09/03/00

13/07/00

3022,60

Creative Biomolecules

CBMI

500       3,91

1973,08

3,99

11,44

3725,73

190,76

5718,75

06/10/99

13/07/00

5678,85

DURA PHARMS

DURA

170 13,38

2293,70

13,61

18,63

852,60

37,50

3166,25

16/11/99

13/07/00

3126,35

Resp Oncology

ROIX

1000      2,28

2301,20

2,32

2,63

303,85

13,32

2625,00

01/03/00

12/07/00

2585,10

Allstar System

ALLS

900       2,44

2213,70

2,48

2,41

-68,03

-3,10

2165,63

02/03/00

14/04/00

2125,73

AMERITRADE

AMTD

100 23,13

2332,45

23,52

19,88

-364,90

-15,78

1987,50

24/11/99

03/04/00

1947,60

AG BAG

AGBG

5000      0,50

2519,95

0,51

0,55

210,10

8,40

2750,00

10/01/00

31/03/00

2710,10

Alteon

ALTN

2000      1,06

2144,95

1,08

2,94

3710,10

174,59

5875,00

01/12/99

31/03/00

5835,10

Coyote Network

CYOE

250       7,63

1926,20

7,78

11,81

1006,98

52,82

2953,13

18/02/00

31/03/00

2913,23

Theragenics

TGX

200 11,31

2282,45

11,51

12,75

247,60

10,94

2550,00

20/10/99

31/03/00

2510,10

Aastrom Biosciences

ASTM

700       3,19

2251,20

3,24

3,98

517,91

23,21

2789,06

24/02/00

30/03/00

2749,16

Jetform

FORM

280       7,63

2154,95

7,77

6,94

-232,40

-10,89

1942,50

28/01/00

30/03/00

1902,60

Zitel

ZITL (FRTL)

700       3,13

2207,45

3,18

4,78

1119,48

51,18

3346,88

20/01/00

22/03/00

3306,98

Alliance Pharmaceutical

ALLP

500       4,88

2457,45

4,95

14,22

4631,98

190,03

7109,38

06/10/99

15/03/00

7069,48

Bentley Pharmaceuticals

BNT

450       4,94

2241,83

5,03

10,88

2631,98

118,46

4893,75

10/12/99

15/03/00

4853,85

Orthologic

OLGC

700       3,13

2207,45

3,18

7,00

2672,60

122,18

4900,00

11/01/00

15/03/00

4860,10

NABI

NABI

500       5,13

2582,45

5,20

8,63

1710,10

66,74

4312,50

06/10/99

15/03/00

4272,60

Objective sys

OSII

300       7,75

2344,95

7,88

16,25

2510,10

107,96

4875,00

13/12/99

15/03/00

4835,10

Micro Component Tech

MCTI

443       3,25

1459,70

3,34

11,25

3504,10

243,38

4983,75

05/01/00

15/03/00

4943,85

CYTOGEN

CYTO

1200      1,75

2119,95

1,78

11,66 11847,60

564,17 13987,50

29/11/99

15/03/00

13947,60

Repligen

RGEN

600       3,19

1932,45

3,25

9,94      4010,10

     209,68      5962,50

07/12/99

15/03/00

5922,60

Voxware

VOXW

700       3,13

2207,45

3,18

9,00      4072,60

     186,18      6300,00

15/02/00

15/03/00

6260,10

ATL Data SVCS

ADSC

350       6,13

2163,70

6,24

10,47    1480,41

       69,06      3664,06

14/01/00

15/03/00

3624,16

Biospecifics

BSTC

700       3,16

2229,33

3,21

6,44      2256,98

     102,15      4506,25

16/02/00

15/03/00

4466,35

SIGMA Circuits

SIGA

700       4,36

3071,51

4,42

6,81      1677,29

       54,96      4768,75

24/01/00

15/03/00

4728,85

Boston Life Sci

BLSI

400       5,11

2063,95

5,21

10,69    2191,10

     107,20      4275,00

12/01/00

15/03/00

4235,10

IIS Intelligent

IISLF

500       3,56

1801,20

3,64

8,44      2397,60

     134,60      4218,75

13/12/99

15/03/00

4178,85

AMBI INC

AMBI

900       2,44

2213,70

2,48

6,88      3953,85

     180,23      6187,50

28/12/99

02/03/00

6147,60

Sciclone

SCLN

600       3,56

2157,45

3,63

14,38    6447,60

     301,64      8625,00

07/12/99

29/02/00

8585,10

Bradley Pharms

BPRX

1500      1,50

2269,95

1,53

3,88      3522,60

     156,56      5812,50

11/01/00

25/02/00

5772,60

Bio Tech

BTGC

220 10,19

2261,20

10,37

17,75    1623,85

       72,45      3905,00

09/10/99

16/02/00

3865,10

ISIS PHARMS

ISIP

180 12,56

2281,20

12,78

11,38     -253,65

      -11,22      2047,50

15/10/99

10/02/00

2007,60

Inprise

INPR

360       6,06

2202,45

6,17

13,88    2772,60

     127,04      4995,00

17/11/99

07/02/00

4955,10

Digital Trans

DTSX

3000      0,75

2269,95

0,76

5,50 14210,10

631,56 16500,00

14/12/99

31/01/00

16460,10

Objective sys

OSII

300       8,13

2457,45

8,26

8,00        -77,40

        -3,18      2400,00

10/01/00

14/01/00

2360,10

Showpower Inc

SHO

400       5,31

2144,95

5,41

6,88       585,10

       27,53      2750,00

18/09/99

14/01/00

2710,10

SAP

SAP

60 34,44

2086,20

35,10

58,94    1430,10

       69,21      3536,25

20/10/99

11/01/00

3496,35

HYSEQ

HYSQ

500       4,09

2066,83

4,17

34,53 15178,85

741,56 17265,63

06/10/99

11/01/00

17225,73

AMBI INC

AMBI

900       2,56

2326,20

2,61

1,94      -602,40

      -26,12      1743,75

19/11/99

15/12/99

1703,85

Arrythmia Research tech

HRT

500       2,13

1084,95

2,21

2,13        -42,40

        -3,98      1062,50

29/09/99

06/12/99

1022,60

PROGENICS PHARM

PGNX

100 21,13

2132,45

21,52

29,88      835,10

       39,53      2987,50

22/10/99

06/12/99

2947,60

Reptron Electronics

REPT

400       5,13

2069,95

5,22

6,75       610,10

       29,76      2700,00

20/09/99

06/12/99

2660,10

Bentley Pharmaceuticals

BNT

500       3,19

1614,95

3,27

4,25       490,10

       30,73      2125,00

15/09/99

30/11/99

2085,10

Cholestech Corp

CTEC

350       5,91

2087,14

6,02

6,31       102,29

         4,95      2209,38

17/09/99

30/11/99

2169,48

Corel

CORL

400       5,69

2294,95

5,79

12,38    2635,10

     115,83      4950,00

06/10/99

24/11/99

4910,10

General Datacom

GDC

700       3,25

2294,95

3,31

6,00      1885,10

       82,86      4200,00

06/10/99

22/11/99

4160,10

Cabletron Sys

CS

120 16,63

2014,95      16,96    24,94      957,60

       48,00   2992,50     06/10/99 22/11/99

2952,60

Tableau 2: Quelques trades de weinsteiniennes US entre Oct 1999 et Mars 2000 - (USD).

Pour mémoire, il existe des valeurs:

•    qui sont en tendance très long terme, c'est à dire que l'analyse de leurs cours en utilisant une échelle semi-logarithmique montrera (ce que l'on ne voir pas du tout avec une échelle arithmétique) qu'elles vivent dans un canal (le plus souvent) haussier de très long terme et que les valorisations croissent continuement mais évoluent entre des extrêmes caractérisés par les bandes de haut de canal et des minima qui correspondent à des bas de canal semi-log. Des accidents majeurs comme le WTC le 11/09/2001 entraînent parfois la rupture du fond de canal haussier semi-log (e.g. Ericsson) mais ces accidents sur les cours le sont tout autant que l'événement en question ne l'était ;

•    qui sont cycliques (il peut en être de même de leur "business"), c'est à dire que leur observation selon une échelle semi-logarithmique ne montrera pas de différence majeure avec leur représentation selon une échelle arithmétique. En ce sens, elles connaissent les phases classiques décrites par Dow pour les marchés, mais transposées ici à une valeur, i.e. accumulation, hausse, distribution, chûte. Si on les observe sur plus d'une dizaine d'années, elles ne montrent pas de tendance long terme nette, on a l'impression que la perception de la valeur de l'entreprise par le marché est cyclique sans qu'il y ait accumulation de valeur long terme par l'entreprise ;

•    qui sont "weinsteiniennes", ce sont des valeurs souvent oubliées, des petites capitalisations, pour lesquelles surgit un brusque changement de contexte, e.g. découverte scientifique, signature d'un contrat majeur ayant des conséquences pluri-annuelles sur la vie et les perspectives de l'entreprise, etc. Quand ces évènements surviennent, ils ne sont bien sûr connus que des "insiders", les initiés de l'entreprise qui vont massivement acheter et provoquer une rapide hausse des cours avec une anomalie remarquable du volume, le tout retombant rapidement jusqu'à ce que ces éléments soient enfin connus du marché plus largement. Ce premier signal entraînera les traders qui sont des suiveurs (ils ne savent pas ce qui ce passe mais travaillent le signal technique), mais nombreuses sont celles qui avortent et retombent dans l'oubli avec des cours qui s'écroulent…

Il existe d'autres types de valeurs, mais ces exemples ont été fournis afin de montrer qu'il n'existe pas que des weinsteiniennes, elles sont même assez rares et nombreuses sont celles qui avortent, et on comprendra aisément qu'une stratégie de trading complète ne puisse être basée que sur la recherche de telles valeurs. Le tableau suivant fournit une liste de trades de valeurs weinsteiniennes effectués "manuellement" par patrice Poyet sur le marché US, principalement repérées à l'aide de l'explorateur pré-cité qui ont conduit à des gains en pourcentage élevés (très souvent plus de 100 % de gains). Certains trades comme HYSQ ont été clos malheureusement trop précocément (741%) mais auraient dépassé les 1500 % aisément si les nerfs avaient mieux tenu !

La colonne Cap+or-% du Tableau précédent donne les "capital gains" en pourcentage sur chacune des lignes. Sans rentrer dans le détail de la stratégie appliquée, la taille des lignes en ouverture de position était standardisée à 2200 USD et les stops dans la première phase laissaient un peu "d'air" à la valeur, faute de quoi de nombreux trades se seraient clos prématurément. La colonne "B/S" donne le cours d'achat (le S désigne Sold pour les ventes à découvert), "Open MV" donne la valeur de marché en ouverture de position en USD, "D price" donne le cours de clôture, "Close MV" donne la valeur de marché à la clôture de la position.

TITRE

SICOVAM Nbre            Achat Position       Vente

P&M

P&M % Valo

Ouverture

Cloture

La Tête dans les nuages

3100

1500         2,90          4387         4,25

1939

         45       6375

18-janv-00

06-avr-00

Western Telecom

6485

      300     7,40

2243

14,09

1948

88

4227

22-oct-99

06-avr-00

Cyrano

3922

300 11,12

3366

11,21

-33

-1

3363

10-janv-00

06-avr-00

Alpha Mos

6280

280 10,99

3106

11,43

65

2

3200

18-févr-00

16-mars-00

GEA

5303

200 16,10

3249

19,92

700

22

3984

07-oct-99

16-mars-00

Bull

5260

1000         9,40

9468

16,97

7386

79

16970

14-oct-99

15-mars-00

Astra

5985

      750     3,00

2273

3,31

184

8

2483

25-févr-00

15-mars-00

IDP

3522

      700     3,20

2263

12,00

6075

271

8400

10-janv-00

15-mars-00

Chemunex

6390

2000         1,00

2022

2,50

2938

147

5000

03-févr-99

22-févr-00

Big Ben Interactive

7407

100 23,00

2324

42,80

1920

83

4280

21-déc-99

17-févr-00

Cerep

6179

100 20,00

2022

43,00

2242

112

4300

10-janv-00

09-févr-00

Alpha Mos

6280

      400     6,15

2485

14,90

3429

139

5960

06-janv-00

08-févr-00

Hologram

6216

50 83,10

4190

106,80

1107

27

5340

21-déc-99

26-janv-00

Picogiga

5430

70 33,80

2390

48,99

1009

43

3429

10-janv-00

26-janv-00

Hologram

6216

50 46,00

2324

57,50

524

23

2875

02-déc-99

13-déc-99

Picogiga

5430

       175 17,30           3056       31,50

2413

         80       5513

    07-oct-99        10-déc-99

Tableau 3: Quelques trades de weinsteiniennes en France entre Oct 1999 et Mars 2000 - (Euros).

Les trades de valeurs "weinsteiniennes" réalisés sur le marché français montrent que les gains réalisés furent plus irréguliers (ne serait-ce que par faute d'avoir coupé puis repris certaines positions comme Picogiga ou Hologram qui étaient excellentes) et plus modestes. Seule IDP avec 271% de gains sur deux mois se compare favorablement avec les trades effectués sur le marché US. Quelques remarques peuvent être faites à ce sujet. D'une part le marché Français étant plus étroit et comprenant moins de petites capitalisations, en particulier technologiques, se prête moins bien que le marché US à la chasse aux "weinsteiniennes". D'autre part, ces valeurs dont les comportements semblent se matérialiser dans certaines phases du marché global, en particulier lors de la phase de maturité des grosses capitalisations, surviennent plus tardivement et avec un certain décalage par rapport à leurs homologues américaines, ce qui leur laisse moins de temps pour développer un mouvement majeur, entraînant par la même des profits plus modestes.

Fondation et "Breakout"

La fondation est indubitablement l'une des périodes les plus importantes dans le modèle de Stan Weinstein, c'est celle qui correspond à la période d'accumulation de la théorie de Dow. Incontestablement, les valeurs qui sont statistiquement les plus puissantes dans leur future phase de hausse sont celles qui forment une fondation longue pour la première fois, sans qu'un cycle préalable ne vienne introduire des résistances au développement ultérieur de la hausse. Il n'est pas rare que des variations de 100% soient observées lors de cette phase de fondation et il est même fréquent de confondre ces mouvements au sein de la fondation avec "la vraie vie" de la valeur. L'un des principaux problèmes de ces fondations est qu'elles durent un temps indéterminé et qu'il est donc peu judicieux de prendre position lors du développement de la fondation sous peine d'immobiliser des fonds inutilement. La méthode retenue par Stan Weinstein, consistant à placer des ordres d'achat stop au-dessus du plus haut atteint par la fondation, dans l'attente de la rupture haussière, n'est pas non plus totalement satisfaisante en ce sens ou pour la majorité des courtiers, ces ordres vont se déduire de la couverture ou pire du cash suivant les brookers s'il s'agit de positions potentiellement comptant ! Ainsi, si l'on surveille un ensemble assez vaste de telles valeurs et que l'on place les achats stops correspondants, il est tout à fait possible de quasiment "bloquer" un compte en défaut de couverture ou de liquidités sans que quasiment aucune position n'ait été prise ! C'est une situation évidemment désagréable, en ce sens où le compte ne fait à ce stade rien et où l'on voit les bons trades passer à côté, frustrant. Nous n'avons pas de véritable solution à ce problème, et il est probable que la seule technique satisfaisante soit un système informatique d'alertes qui préviendra le trader qu'un mouvement se déclenche, sachant que si la surveillance est journalière, l'exécution le lendemain peut être tout simplement rendue impossible par un déséquilibre du carnet d'ordre pour les valeurs les moins liquides, la valeur laissant alors des gaps derrière elle sans coter !, Jusqu'à ce que l'ordre soit exécuté dans les plus mauvaises conditions au terme de la première grande vague haussière après quelques jours. Comme nous le verrons dans le modèle de Bernstein, espérer des gains plus importants et plus rapides ne peut s'accompagner que de plus de volatilité et surtout plus de risques !

L'Ascension

L'ascencion est la partie savoureuse du trade, les gains devenant très rapidement souvent supérieurs à 200%, voire 300%. L'une des faiblesses classiques est de couper prématurément la position. Il est raisonnable de se fixer des critères, ce que TExSOL® fait lui très bien. A titre d'exemple, il est raisonnable d'édicter une règle qui voudra que le stop de protection des gains soit rapproché sous la moyenne mobile 50 jours dès que la plus-value latente sur la position dépasse X %, par exemple 150%. Objectiver les critères comme la gamme de systèmes experts TExSOL® le fait est une manière de ne pas céder à des impulsions qui à ces niveaux de gains et sur ces constantes de temps sont inévitables. Il est important de noter, que bien que TExSOL® ne recherche pas explicitement ce type de valeurs comme nous l'avons expliqué, il arrive vu les méthodes employées que de telles valeurs soient prises en protefeuille et il convient alors de les travailler au mieux en cherchant à maximiser les gains sur les grands mouvements haussiers des gagnantes !

La Culmination

La culmination est d'autant plus brutale et violente que la hausse en a été de même. Rien à voir entre un sommet construit par Ericsson sur plusieurs mois, même si la hausse du titre a été très soutenue et la culmination d'une HYSQ, DTSX ou IDP sur le nouveau marché par exemple. Soyons clair, ces valeurs retombent souvent comme elles sont montées, i.e. comme des fusées mais dans l'autre sens ! Une réactivité extrême est donc requise si l'on ne souhaite pas figurer au palmares des traders disqualifiés par des trades qui étaient de magnifiques gagnants !

La Chute

La chûte de telles valeurs est en général extrême et les pertes de 80 à 90% à la baisse ne sont pas rares. Il est cependant très difficile de concrétiser ces mouvements en gains en passant vendeur à découvert. L'une des raisons tient au fait qu'après une hausse comme une fusée, toutes les moyennes mobiles en encore des configurations haussière quand la chûte des dites fusées survient. Et il faut être un peu kamikaze pour shorter des valeurs qui viennent de faire de telles hausses sachant que l'on ne sait pas du tout à ce stade si l'on à engagé la baisse ou s'il s'agit juste d'un retracement plus brutal que les autres dans un mouvement haussier hypothétiquement encore intact. Qaund on se décide enfin à passer vendeur à découvert "short", le mouvement baissier est déjà bien avancé, et les retracement haussiers (mouvements secondaires de Dow) à venir sont souvent très violents et le nombre de stops sur lesquels on déboucle inopportunément les positions est élevé. Le gain maximal reste limité à 100% et en pratique, il dépasse rarement 75%, avec une volatilité telle que de nombreuses fausses manœuvre s'accumulent. Par rapport aux titres accrocheurs de Stan Weinstein, laissant penser que l'on peut faire fortune à la baisse aisément, nous pensons qu'il s'agit d'un mythe pour la majorité des traders, aussi dévastateur que de croire que la valeur temps puisse être avec vous quand vous intervenez sur des options !

En Image

Un résumé de l'ensemble des phases discutées et des concepts envisagés peut maintenant être illustré sur la figure suivante :

 

Les zones de résistance et de support définissent des canaux (i.e. Trading range) dans lesquels les valeurs forment en général leur phase sommitale en période de distribution (cf le top formé par Ericsson), où leur fondation en phase d'accumulation. La rupture du support à la baisse marque le début du mouvement baissier, montrant en général un retracement, un retour sur la ligne de cou ou le bas du canal, c'est le "remords du trader". Le mouvement baissier se poursuit jusqu'à la phase de désespérance, puis la fondation se forme lors su mécanisme d'accumulation, avant que la sortie ou rupture haussière de la fondation ne se manifeste, un retracement survient généralement, puis l'avancée ou phase 2 de Weinstein se développe. Et le cycle recommence… Cette description, un peu théorique peu néanmoins à quelques variantes près à chaque fois se retrouver dans l'observation de la vie d'un très grand nombre de valeurs. Les anomalies les plus notables sont mentionnées ci-après.

Quelques Anomalies

Fondation et sortie avortée

L'une des principales difficultés du modèle est que de nombreuses fondations conduisent à des sorties avortées, en particulier lors de la fin du marché haussier. Naturellement des stops doivent être mis, mais ils conduisent alors de nombreuses pertes, mais surtout ces stops entraînent parfois la liquidation de "grandes gagnantes" qui ont fait montre de plus de volatilité que les autres lors de la phase de sortie de la fondation. Il n'y a pas de solution à ce problème, sachant que si l'on éloigne les stops pour laisser un peu plus de marge de manœuvre afin d'éviter de liquider d'éventuelles grandes gagnantes, la somme des "petites" pertes va quand même s'accroître très sensiblement, si l'on serre les stops alors la somme des petites pertes restera effectivement limitée mais l'on aura sacrifié au passage quelques grandes gagnantes qui auraient été à l'origine d'une grande partie des gains, et si l'on ne met pas les stops en se disant que les gains sur les grandes gagnantes compenseront bien les pertes quasi totales sur les avortées, on part au massacre quand le marché haussier se termine et qu'il n'y a plus de grandes gagnantes mais plus que des grandes perdantes. La solution à ces problèmes requiert du doigté et suppose de serrer d'autant plus les stops que le marché avance en maturité, puis de limiter les ouvertures de position dans la phase avancée du marché haussier.

Reprise sur Culmination

L'un des principaux problèmes dans l'ascencion est qu'elle est souvent d'autant plus chaotique que le mouvement est brutal et puissamment haussier. Il est ainsi difficile de travailler la valeur dans la phase initiale en plaçant des stops de protection, il est aussi relativement improductif de prendre les gains à chaque mouvement haussier en replaçant des ordres d'achat stop au-dessus car la volatilité dans les "pénants" ou les "drapeaux" haussiers est telle qu'une bonne partie des gains est perdue ! C'est ce que l'on constate dans le tableau 15 pour les valeurs Picogiga ou Hologram dont les positions ont été coupées puis reprises sur achat stop au-dessus des drapeaux intermédiaires formés dans la hausse puissante, sachant que le gain final a été très inférieur à celui qui aurait été obtenu en étant moins aggressif.

Limites de l'Approche

La première remarque est qu'il est très difficile d'avoir un recul objectif sur la performance de "portefeuilles" construits sur de tels critères. Jean-Luc Monceyron, l'un de nos amis traders déjà cité s'est livré à un travail d'analyse rétrospective sur une large population statistique de telles valeurs repérées avec l'explorateur Metastock décrit en Table 1. Ce travail a été réalisé sur une période de 120 jours entre septembre 1999 et mars 2000, sur la dernière et meilleure phase du marché haussier sur les valeurs technologiques US. L'explorateur construit recherchait toutes les valeurs ayant déclenché une rupture de fondation avec une traversée de la MM200 dans un très fort volume, avec prise de position par achat stop (ASD) lors de la rupture haussière. Sur un marché surveillé d'environ 10.000 valeurs, l'explorateur a dénombré 764 valeurs qui ont déclenché un tel signal et qui se répartissent :

•    Pour 33,5 % à la baisse avec une moyenne de baisse de -22,5% (ce sont les avortées) ; ? Pour 66,5 % à la hausse avec une moyenne de hausse de 131,4 %.

On peut en arriver à la conclusion pour ce qui concerne la performance idéalisée sur un ensemble statistiquement représentatif que :

•    33.5 % du portefeuille va partir à la baisse en moyenne de 22.5 %

•    66,5 % du portefeuille va partir à la hausse en moyenne de 131.5 %

Ce qui au total donnera une performance globale proche de 80% sur une période de 6 mois. Naturellement, il est difficile de disposer d'un échantillon représentatif compte tenu du nombre de positions qui doivent être ouvertes, et d'autre part l'observation attentive de quelques autres particularités de ces valeurs permettra de biaiser favorablement le résultat, le tableau 2 montrant un résultat global très supérieur à 80% de gains sur la période considérée.

Ceci étant dit, il faut souligner que ce genre d'approche ne peut être mis en œuvre que sur des périodes de relativement courtes durées et sur des marchés adaptés et que les moyens informatiques à déployer sont assez lourds et très particuliers et que l'investissement en temps pour trier une par une toutes ces valeurs pour essayer d'identifier les grandes gagnantes est extrêmement consommateur de temps, toutes conditions qui paraissent difficiles à réunir pour une large gamme d'intervenants sur les marchés.

Au contraire, les systèmes TExSOL® vont demander un mimimum d'investissement en temps, avec une mise à jour hebdomadaire des positions et vont engendrer des gains réguliers sur des périodes de temps plus longues et des conditions de marchés bien moins particulières. Bien sûr, pimenter la recette avec une valeur "weinsteinienne" de temps en temps ne saurait nuire, et nos explorateurs le permettent, mais nous ne pensons pas que l'on puisse parler de la construction de portefeuilles avec des stratégies de gestion de risque en ne travaillant que ces valeurs bien spéciales. Néanmoins, le modèle de Stan Weinstein est très intéressant, d'abord parce qu'il attire l'attention sur des valeurs très intéressantes, ensuite car il rejoint totalement les approches par phases que nous avons vues et qui sont développées depuis Charles Dow, et d'autre part car il introduit tous les outils élémentaires nécessaires à la gestion de portefeuilles et du risque, même s'il ne décrit pas de stratégie complète pour y parvenir. Certains ont fait valoir que les résultats du "Professional Tape Reader", le service de Stan Weinstein, sont modestes et n'ont été que de 8.34% net par an en moyenne sur les 10 dernières années (Source Business Week March 9 1998) , et c'est peut être bien le manque d'une approche globale avec des techniques répétitives impliquant une extrême rigueur et beaucoup de discipline qu'offrent les systèmes de trading automatiques comme TExSOL® qui font défaut à l'approche. Il faut aussi dire que les mouvements exceptionnels dont font montre ces valeurs (il n'est pas rare de faire 80% de gains en une séance !) et donc la volatilité extraordinaire associée vont créer des défis propres qui ne seront pas rencontrés dans des conditions plus normales et qui in fine, si ils contribuent à certains résultats exceptionnels seront aussi à l'origine de pertes cumulées difficiles à éviter !

Tout en reconnaissant les mérites du modèle de Stan Weinstein, et c'est la raison pour laquelle nous l'avons brièvement présenté, les restrictions suivantes peuvent être ajoutées :

•    A trop écouter Stan Weinstein, l'on finit par croire que le marché n'est peuplé que de valeurs "weinsteiniennes" ;

•    Un portefeuille n'est pas une somme de telles actions, ce sont des valeurs trop particulières pour bâtir une stratégie gagnante long terme ;

•    La gestion du portefeuille (au sens money management) et du risque n'est pas une somme d'ordre stops sur des positions disparatres ;

•    Etre vendeur à découvert est un art difficile et le "short" ne mène pas aussi sûrement à la fortune que ce que Stan Weinstein le prétend, au mieux il peut permettre de réaliser quelques gains sur des marchés baissiers, au pire de reperdre un bonne partie de ce qui avait été gagné sur les "long" si l'on manque de méthode et de discipline et que la maîtrise de la gestion du portefeuille de "short" - dans sa globalité est insuffisante !

Ces limitations sont typiquement celles qui nous amené à nous interroger sur les échecs que nous avons expérimentés (et les succès !) et à développer des solutions de trading automatique à la TExSOL®.

Les quatre Piliers de William Bernstein's

Premier Pilier, le Couple Gains - Risque

L'un des points les plus importants soulignés par William Bernstein est que le gain (ou l'espoir de gain) va de pair avec le risque. Comme nous l'avons d'ailleurs vu dans la partie consacrée aux valeurs "weinsteiniennes", les titres qui montent de 900% sont aussi ceux qui le plus souvent reperdent aussi rapidement 90%. Il est clair que pour l'investisseur long terme une telle observation est particulièrement dérangeante alors que pour des systèmes de trading comme TExSOL®, seul le mouvement compte et le pire marché est celui où il ne se passe rien ! Bernstein souligne à très juste titre, que quel que soit le support d'investissement choisi, e.g. actions, obligations, immobilier, etc., le retour sur l'investissement est en fait la contrepartie d'un risque que vous acceptez. Bien sûr, il est important de savoir mesurer ce risque et de le comparer à l'espoir de gain, car un tel gain (ou espoir de) n'a de sens que s'il est ramené au risque encouru ! En matière de valeurs mobilières, Bernstein pose comme principe que le plus grand risque de tous est de manquer à la diversification requise. Nous rajouterons que l'on peut imaginer avoir un niveau de diversification satisfaisant alors que l'on se trouve en fait sur des positions corrélées (parfois de manière subtile et fort peu apparente au premier abord !).

Mais le point le plus important est certainement que c'est le comportement d'ensemble du portefeuille qui compte le plus et non pas celui des valeurs prises individuellement et qui le composent, sachant qu'un portefeuille suivant la manière utilisée pour le construire - ou l'absence de manière et de stratégie - peut se comporter en faisant montre d'une corrélation réduite vis-à-vis de ses composants, et que c'est cette maîtrise du portefeuille dans son ensemble qui compte le plus. L'art et la manière de savoir composer dans des proportions bien ajustées différents actifs dans un portefeuille est une valeur ajoutée essentielle, elle est relativement absente du modèle de Weinstein comme nous l'avons précédemment souligné.

Bernstein a une vision intéressante sur le couple gain / risque et souligne que même les économistes de renom font parfois la confusion entre les retours sur investissements attendus et les gains réalisés, confondant ainsi le futur et le passé. Bernstein insiste sur le fait, avec une dimension de temps quasi historique, que si une position a produit des gains très élevés de par le passé, elle ne génèrera que des profits médiocres dans le futur et inversement. Cette assertion surprenant est néanmoins en parfait accord avec les théories des marchés par phases, en effet lors de la période d'accumulation du modèle de Dow par exemple, la prise de position à des cours certes très bas est néanmoins perçue par la majorité comme une décision très risquée compte tenu du sentiment qui règne à ce moment là sur le marché, et en ce sens ces cours déprimés qui produiront de très gros gains ne seraient pas possibles sans les raisons noires, catastrophiques parfois (e.g. WTC, guerres, etc.) qui en sont à l'origine et le risque corrélatif naturellement.

En ce sens, Bernstein prétend et il convient d'y réfléchir si l'on regarde le marché dans son ensemble sur des périodes historiques (voir la figure suivante), que les gains très importants obtenus dans la période récente n'auraient pas été possibles sans la longue période de déprime qui suivi la grande dépression. A l'inverse, et la morale est cruelle, Bernstein soutient que l'environnement économique et politique relativement stable et sécurisant connu ces dernières décennies et ce jusqu'au WTC a conduit les marchés à des niveaux de valorisation historiquement extrêmes qui naturellement seront responsables de retours sur investissements faibles. Si l'on observe le S&P500 ou le DJIA sur une très longue période en semi-logarithmique on constatera que si les années 30 et leur dépression ont sûrement contribué à un retour sur investissement très favorable in-fine, la pente moyenne de la progression montre deux périodes, l'une avant 1980 et l'autre après très supérieure, pour lesquelles de nombreuses interrogations existent. Diverses publications traitent de la diminution constante de la prime de risque des actions sur les dernières décennies comme moteur des valorisations et y recherchent des explications, e.g. (Heaton et al., 1999), d'aucun en déduisant un Dow à 36.000 comme nous le verrons par la suite !

Notre sentiment est qu'en la matière, il convient de prendre en compte le fait que la technologie a changé la structure des activités humaines, des économies et a conduit à des gains de productivité extraordinaires qui se reflètent aussi dans les gains réalisés par les marchés. La figure suivante donne uen représentation semilogarithmique du Dow Jones Industrial Average (DJIA) sur la période 1929-2002. L'indice se trouve enfermé dans un canal de très long terme et il a touché les hauts de bande en 1929 et en 03/2000, les bas de bande ayant été touchés en 06/1932, 04/1933 et 08/1982. Un canal de pente beaucoup plus forte couvre les deux décennies de

1980 à 2000. Notez que le Krach de 1987 est modestement visible à cette échelle…

 

A ce stade Bernstein se livre à une intéressante comparaison des propriétés des obligations et des actions, puis des petites et des grosses capitalisations. Bien que nous n'intervenions pas sur les obligations avec TExSOL®, la discussion est intrinsèquement intéressante. Une obligation est simplement une reconnaissance de dette et fait montre la plupart du temps d'un potentiel de hausse extrêmement réduit. Le détenteur reçoit les intérêts au cours du temps, et le remboursement du principal à terme. Une action, à la différence, est un droit sur tous les bénéfices futurs de l'entreprise et en ce sens a un potentiel de hausse illimité. Une perte totale en capital est toujours possible avec l'un comme l'autre de ces actifs. Cependant la différence principale entre ces deux classes d'actifs survient lors des périodes d'inflation, les obligations ayant un rendement le plus souvent fixe qui va être amputé de l'inflation, et leur valeur peut considérablement chûter lors des épisodes inflationnistes. Les actions sont aussi touchées par l'inflation mais dans une proportion moindre car les prix des services et des produits montent en période d'inflation, contribuant ainsi à ce que les bénéfices (si l'entreprise est bien gérée) en fassent de même, entraînant une hausse du titre qui va accompagner l'inflation. L'un des points fondamentaux est que la distribution des rendements des obligations n'est pas centrée sur sa moyenne, et ainsi une série de mauvaises années est susceptible d'être suivie d'une série d'encore plus mauvaises années, comme survint dans les années 1970 ! Cette observation faite par Jeremy Siegel dans "Stocks For The Long Run" (des actions pour le long terme) est étayé par les données suivantes (aux US): les actions n'ont surperformé les obligations que lors de 61% des années postérieurement à 1802, mais sur des périodes de dix ans elles ont surperformé les obligations dans 80% des cas, et dans 100% des cas sur des périodes d'un siècle. Des exemples concrets sont donnés, et entre 1952 et 1981 (30 ans) les actions se sont apréciées de 9,9% en annualisé, alors que les obligations n'ont eu qu'un rendement de 2,3% alors que l'inflation est ressortie, toujours en annualisé à 4,3%. Ceci revient à dire que sur cette période le détenteur d'obligations a perdu 2% de son capital sur une base annualisée, alors que le porteur d'actions a gagné 5,6% en net annualisé. Les quinze dernières années de cette période correspondent à une période inflationniste marquée, et l'exemple pris vient à l'appui de ce qui a été avancé, à savoir que les actions soutiennent mieux le choc de l'érosion de l'inflation que les obligations. De nombreux autres auteurs le soulignent également, comme le fait Warren Buffet dans "The Warren Buffet Way".

Dans cette approche, Bernstein souligne un point important pour le détenteur de titres sur le très long terme. Ce qu'il qualifie de risques à très court terme, c'est à dire sur des périodes de quelques années - disons 2/3 ans - est ce qui impacte la vie de l'investisseur ou du spéculateur moyen, ce qui pourrit ses nuits et le fait douter le jour. C'est que qui fait aussi sortir la majorité des petits porteurs, entrés lors de la phase de distribution de la théorie de Dow, lors de la phase d'accumulation, c'est à dire pas loin du fond ! Ce alors que sur le très long terme, si l'appréciation annualisée de l'investissement est élevée, des variations de 50% sont même sans importance ! Naturellement un tel raisonnement est assez éloigné des méthodes mises en œuvre par TExSOL® qui ne laissera jamais filer une perte de cette façon, considérant que le capital est trop précieux pour rester dans la course, sachant qu'un système de trading automatique comme TExSOL® va chercher à maximiser le gains sur des périodes beaucoup plus courtes, en essayant d'automatiser ce qui réussit à certains traders magiciens décrits par J. Schwager.

Pour terminer d'illustrer cette relation entre le gain et le risque, les données suivantes, empruntées à Kenneth French de la "Tuck School of Business at Dartmouth", seront utilisées:

Nature de l'Actif

Rendement

Pire Perte sur 3 ans

Treasury Bills

4%

0%

Treasury Bonds

5%

-25%

Large Company Stocks

10%

-60%

Small Company Stocks

12%

-70%

Tableau 4 : Rendements historiques en risques corrélatifs des actions et obligations au 20 ème siècle.

On y voit naturellement la manière dont le rendement ou l'appréciation annualisée de l'actif est lié au risque encourru sur le même actif. Naturellement, un système de trading automatique comme TExSOL®, prennant pour la majorité de ses stratégies - de par la versatilité / réactivité même de son approche du marché - des risques supérieurs à la détention simple sur le très long terme cherchera aussi à générer des profits très supérieurs.

Deuxième Pilier, l'Histoire

Bernstein rappelle que les hystéries, qu'il s'agisse de fièvre acheteuse où l'on paie n'importe quoi n'importe quel prix, ou bien où bien de périodes de grande dépression durant lesquelles les meilleurs des titres et les plus solides des affaires continuent d'être bradés sans discernement surviennent de manire cyclique. D'ailleurs, au début de cette présentation de l'analyse par phase des marchés, nous rappelions l'histoire de la folie des tulipes, et un exemple cuisant et bien d'actualité est le désastre des .com, les valeurs internet, qui a fort judicieusement conduit à divers ouvrages dont de Larry Jonestowne. A la différence des sciences exactes ou même appliquées qui s'appuient sur un corpus de lois physiques et mathématiques et pour lesquelles l'expérience ou plus exactement son absence peut être surmontée par la rationalisation des procédures, la finance est un étrange mélange d'outils de calcul, de techniques et de sciences sociales pour lesquelles l'expérience est cruciale. L'expérience ou son absence peut être palliée par l'étude des situations historiques selon Bernstein et il est vrai que l'analyse du Krach de 1929 est riche d'enseignement pour tout trader débutant. Dans cette veine, l'étude des actifs, quelle qu'en soit la nature et ce sur de très longues périodes de temps - aussi longues que possible à vrai dire - est riche d'enseignement. L'une des manières de pouvoir se forger une expérience rétro-active et de tester certaines hypothèses et leur comportement / validité sur des marchés est de disposer de systèmes informatiques adaptés. Cette voie n'est pas vraiment développée par Bernstein, mais TExSOL® le permettant (e.g. SRD depuis 1993), il est important de mentionner à ce stade cette possibilité.

Troisième Pilier, la Psychologie

Bernstein souligne que la psychologie humaine n'est pas adaptée à la majorité des décisions à prendre en matière de choix d'investissements. L'un des exemples amusants est que les gens semblent attirés par des choix financiers qui ont une très faible probabilité de retour très élevés. L'exemple typique en est constitué par les lotteries en général et le loto en particulier. Bien sûr un champ d'études à part entière est de chercher à comprendre l'état d'esprit qui motivent les décisions d'investissement ou de trading. Parmi les nombreuses raisons cités qui mènent les opérateurs à s'enfoncer dans l'erreur, on notera une tendance à développer un excès manifeste de confiance (faisant suite en particulier à des périodes anormalement favorables), à vouloir à tout prix certaines actions et ce à des cours nettement trop élevés (aspect compulsif), à "bouger" beaucoup trop en pensant que plus on trade plus on gagne alors que l'on enrichit surtout son agent de change, à prendre des décisions d'achats ou de ventes totalement irrationnelles, dénuées de fondement réel et traçable, qui correspondent à des pulsions à diverses échelles de temps, ce depuis la feuille de marché (on ne va pas passer alors on achète ou on vend n'importe comment !) jusqu'au portefeuille où l'on se sent d'un coup trop exposé et où il faut absolument vendre quelque chose ou réciproquement pas assez engagé et où l'on a le sentiment de rater un mouvement et où il faut absolument acheter quelque chose. Ceci pour ne citer que quelques exemples de situations dans lesquelles des décisions sinon abérrantes, du moins à la légère, sont prises. Il est clair que notre démarche dans le développement d'un système comme TExSOL® est justement de totalement rationnaliser les décisions prises et de pouvoir les tracer, que ce soit en ouverture comme en cloture de position (long ou short).

Quatrième Pilier, l'Industrie de la Finance

Bernstein met en garde l'investisseur débutant contre la tentation de se découvrir de nouveaux amis en son agent de change, ses conseillers financiers et autres distributeurs de SICAVs et FCPs. En effet, le marché comme cela a déjà été mentionné est sur des périodes de temps limitées à un peu moins que "somme nulle", i.e. pour chaque intervenant qui gagne un autre perd, mais le courtier lui gagne à tous les coups car il encaisse les commissions et en ce sens fait que la somme gains / pertes n'est même pas nulle, mais légèrement inférieure car il prélève sa dîme sur le système. Il en va de même des fonds, pour lesquels des commissions diverses sont perçues que ce soit à l'entrée, la sortie, les deux ou lors des arbitrages entre supports, etc. tout ceci constituant un dispositif totalement biaisé où les profits des uns sont en quelque sorte garantis au détriment des autres. Naturellement dans la majorité des cas un service est offert en contre-partie mais que le client gagne ou perde, peu importe à ces intermédiaire qui font tourner la machine ! Enfin tous les bons conseils de ces intermédiaires ne les engagent nullement et ils ne prennent en aucune manière leur cote part des dégats quand ils en occasionnent !

Qu'en Penser ?

L'ouvrage de Bernstein est intéressant car il illustre l'irrationnalité de bon nombre de décisions en matière d'investissement, et il insiste sur le fait que seul un respect des quatre piliers de sa théorie peut conduire à une approche raisonnable, prudente et fructueuse sur le long terme. Cette approche se positionne d'une manière plus globale que ce que TExSOL® propose en ce sens où elle n'est pas uniquement focalisée sur le trading sur actions, et requiert un judicieux mélange de différents types d'avoirs, y compris des positions obligataires ou immobilières. En ce sens, là où TExSOL® se limitera à de la gestion de portefeuille, ce qui requiert déjà d'aller au-delà du modèle de Stan Weinstein, Bernstein s'intéressera à de la gestion de patrimoine qui sort du champ de ce travail. Néanmoins, quelques exemples montrent comment le non respect de l'un des piliers des fondements de l'approche de Bernstein peut conduire à des situations dramatiques.

Le cas de LTCM (Long Term Capital Management), qui a défrayé la chronique en grippant les marchés financiers et en légitimant un plan de sauvetage des banques organisé par la Réserve Fédérale Américaine, un fonds spéculatif à très fort effet de levier, n'aurait du avoir aucun problème avec le lemme 1, un certain nombre de ses gestionnaires étant des prix Nobel ! Leur compréhension des lemmes 3 et 4 était certainement aussi aboutie que possible également. Néanmoins, Bernstein prétend que leur connaissance historique des marchés financiers (au sens de Bernstein historique peut vouloir dire sur quelques siècles) était imparfaite. En se focalisant trop sur quelques années d'historiques, Bernstein avance que les gestionnaires de LTCM ont perdu de vue que les marchés financiers peuvent parfois complètement dérailler, et ce d'une manière totalement originale, c'est à dire d'une façon dont on a perdu le souvenir car ne s'étant pas produite sur des périodes relativement récentes. Quelles que soient les raisons de la faillite de LTCM et des raisons qui les ont amenés à développer des modèles les amenant à prendre les positions sur les spread de taux qui furent les leurs, force est de constater que les très gros investisseurs ou spéculateurs en l'espèce peuvent totalement se tromper !

Pour ce qui concerne les petits investisseurs, Bernstein avance que ce sont les lemmes 1 et 3 qui sont le plus souvent à l'origine des catastrophes, à savoir la connaissance minimale des marchés et des relations qu'entretiennent le risque et le gain, et d'autre part l'absence d'une psychologie adaptée. A ces deux problèmes, TExSOL® apporte des réponses, partielle pour le premier mais nous pensons suffisante et totale pour le second en déchargeant l'intervenant du poids psychologique lié aux prises (et clôture bien sûr) de positions. Il est vrai que les particuliers n'ont souvent qu'une perception confuse du lien qu'entretiennent les notions de risque et de gain, et que leurs nerfs craquent quand les situations deviennent temporairement adverses, même si leur vision était bonne.

Bien sûr Bernstein souligne que les deux exemples décrits sont des caricatures, les causes d'échecs des particuliers sur les marchés étant aussi diverses que leurs personnalités. Néanmoins, et toutes les sociétes industrielles actuelles le vivent, la difficulté d'organiser des systèmes de retraites satisfaisant quelles que soient les approches retenues est pour Bernstein une motivation essentielle qui doit pousser les petits investisseurs à aller de l'avant, à mieux maîtriser les concepts et à s'armer d'outils leur permettant de mieux intervenir sur les marchés. TExSOL® devrait être l'un d'entre eux.

Dow 36000 Revisited ?

Un veil adage à Wall Street dit que lorsqu'un taureau apparaît sur la couverture d'un magazine il est grandement temps de vendre ses actions et de se mettre à l'abri. Cependant, au cours des 17 années écoulées, le DJIA a cru de 1300% pour atteindre 11.000, ce malgré tous les taureaux qui ont été publiés en couverture des magazines, qu'il s'agisse de Business Week ou autres. C'est probablement ce genre d'observation qui conduit Glassman et Hassett à dire que le Dow Jones n'est non seulement pas surévalué à son niveau de 11.000 mais qu'il vaut 36.000 ! Naturellement, une telle assertion est intéressante dans ce qu'elle révèle des hypothèses faites pour les modèles de valorisation fondés sur des méthodes fondamentales, quelles qu'elles soient. En fait l'essentiel du débat, tient au niveau raisonnable fixé à la prime de risque pour la détention des actions, sachant qu'elle a une tendance historique à baisser pour diverses raisons supposées (Heaton et al., 1999) à juste titre ou non. Naturellement, l'hypothèse, selon laquelle la détention d'actions n'est pas plus risquée que celle d'autres actifs sur le très long terme, tient beaucoup aux travaux de Jeremy Siegel précédemment cité, mais aura du mal à prendre sens pour un investisseur moyen compte tenu de sa durée de vie effective en sa qualité d'investisseur (très inférieure à sa vie réelle) et aux conditions qu'il y rencontrera et qui pourront faire montre d'une grande inéquité suivant les périodes !

Rajesh Aggarwal porte un regard critique intéressant sur la conjecture de Glassman et Hassett qui rejoint celui de nombreux autres observateurs en acceptant la méthode classique de valorisation utilisée reposant sur les flux à venir (i.e. discounted cashflow) mais en rejetant l'assertion selon laquelle le marché finirait par considérer les actions comme des actifs pas plus risqués que les bons du trésor. Il est vrai que les deux dernières années auront surement tempéré l'optimisme des plus audacieux.

Le Dow de 1982 à 1999 a progressé à un ryhtme annualisé de 16,6% ce qui est très supérieur à sa pente historique plus proche de 12% (Figure 14). Pour mesurer la progression d'un actif entre une date t0 et t0+dt correspondant à un cours Ct0 à la date t0 et Ct0+dt à la date t0+dt sur un nombre d'années dt, la formule suivante - très commode et que l'on retrouve facilement - peut être utilisée:

???? Ct0 ???

?

?

Log?? Ct0dt?dt ?????

??

                                                                                  R%?10 ?                 ?

Équation 1: Calcul du rendement en % pour un accroissement de cours C entre t0 et t0+dt.

Nous utilisons ces méthodes graphiques pour mesurer la croissance des marchés, et pour en déduire des niveaux de valorisation à l'aide de TExSOL®. Il est clair que le marché semble progresser plus vite que la croissance des entreprises sous-jacentes, ce qui veut naturellement dire que soit le marché est surévalué, comme cela lui arrive périodiquement, soit qu'une modification dans les hypothèses de base qui président à la valorisation du marché est en train de survenir. Les fondamentalistes conclueront que le marché est surévalué sur la base des rendements offerts par les divendes servis en moyenne par les titres (1,51% pour le Dow qui est très inférieur à sa moyenne historique de 3-4%), et sur la base des PER ou P/E (Price/Earnings), i.e. ratio Cours / Bénéfices qui sont aux environ de 26 pour une moyenne historique de 12, situant la "vraie valeur" du Dow vers les 5.000. Glassman et Hassett font eux le pari que les hypothèses de base servant à la valorisation du marché sont en train de changer. En particulier ils avancent que la perception par le marché du risque encourru à détenir des actions évolue favorablement. Voyons tout d'abord comment il est possible de projeter une valeur pour le Dow à l'aide d'un modèle simple qui se fonde sur une croissance constante.

Valeur du Dow = FFF / (r - g)

Équation 2: Valorisation fondée sur les flux financiers futurs.

Où FFF sont les Flux Financiers Futurs (pour lesquels les bénéfices sont considérés être une approximation), r est le taux servi pour les dépôts monétaires (i.e. coût du capital), et où g est le taux de croissance des FFF (environ 5 % qui correspond à celui de l'économie en général en toutes hypothèses). Les FFF sont les flux futurs des entreprises du Dow et à 9000 avec un P/E de 25 cela donne des bénéfices de 360 $

Le côut du capital peut être calculé par un modèle simple qui est :

r = rf  +  b (rm  – rf )

Équation 3: Coût du Capital.

où rf est le taux servi sans risque par les obligations du Trésor (6% au moment du calcul), rm est le rendement attendu du marché dans son ensemble et b mesure la covariance du rendement du Dow vis à vis du rendement du marché en général. Pour simplifier nous considèrerons le Dow comme représentatif du marché (mais en restant raisonnable) et prendrons comme nous l'avons vu 12% pour rm avec b égal à 1.

Nous obtiendrons ainsi un coût du capital de r = 6% + (1 )(12% - 6%) = 12%, ce qui combiné avec le niveau des bénéfices des valeurs du Dow et un taux de croissance projetée long terme de 5% donne une valeur théorique pour le Dow de :

Valeur du Dow = 360/(12% - 5%) = 5.143

Qui est consistante avec les niveaux de PER historiques mais aussi avec le niveau moyen de valorisation graphique que l'on peut déduire des tracés de canaux long terme sur une représentation semi-log du DJIA (Figure 13).

En fait l'argument de Glassman et Hassett repose sur l'assertion que le rendement attendu du marché devrait converger vers 6% (et non 12%) au fur et à mesure que la perception se fera que la détention d'actions n'est plus risquée sur le très long terme que celle d'obligations du Trésor, pour autant que l'on respecte certaines règles de diversifications, ce que la majorité des fonds d'investissements qui servent de véhicules au grand public font. Dans ce cas le côut du capital devient be r = 6% + 1 (6% - 6%) = 6% et la valeur qui s'en déduit sur le Dow serait alors de :

Valeur du Dow = 360/(6% - 5%) = 36.000

Cette modification de la perception du risque - et la diminution corrélative de rm - et de ses conséquences en termes de niveau de valorisation du marché, au travers entre autre de la diversification des portefeuilles, est également avancée par (Heaton et al., 1999) dans " Stock Prices and Fundamentals" comme justification possible des niveaux atteints en mars 2000.

Cependant, allez donc dire aujourd'hui, après deux ans d'un marché "bear" dévastateur, aux détenteurs de titres technologiques et ce au mieux pour les valeurs qui n'ont pas fait faillite encore, que la détention d'actions n'est pas plus risquée que celle des obligations du Trésor ! Cette vision, qui s'inspire de raisonnements qui à l'échelle de la vie d'un investisseur n'ont pas trop de sens, a néanmoins le mérite de donner quelques pistes d'explication aux très grandes divergences d'approche dans les méthodes de valorisation fondamentale du marché. Quand un marché peut raisonnablement, ou du moins sur la base d'hypothèses que l'on peut au moins discuter, être évalué entre 5143 et 36000 il est clair que ce genre d'approche, aussi intéressante puisse elle être intellectuellement ne sera pas d'un grand secours pour l'opérateur cherchant un point d'entrée ou de sortie sur un tel marché !

La Théorie du Marché "efficient"

L'ouvrage de Burton Gordon Malkiel, publié en 1973 et intitulé "A Random Walk Down Wall Street" a engendré de nombreuses polémiques en ce sens où l'auteur y argumente du fait que la formation des cours est largement le fruit d'un processus chaotique qui tient du hasard en particulier sur de courtes périodes de temps. Cette théorie remet en question indirectement le travail d'un très grand nombre de gestionnaires professionnels, en ce sens où elle avance qu'un primate aux yeux bandés ferait aussi bien en matière de gestion de portefeuille et de sélection de valeurs que le plus averti des financiers. L'un des principaux arguments de l'auteur est qu'il est impossible de "battre le marché" et donc que les petits porteurs seraient bien mieux inspirés de détenir des parts de fonds indiciels qui sur le long terme seront supposés excéder les performances de portefeuilles activement gérés, y compris par des professionnels, ne serait-ce qu'en raison des frais de transactions et autres frais financiers.

Warren Buffet répond aux tenants de la "théorie des marchés efficients" par une question: "Si vous êtes si malins, pourquoi suis-je si riche ?". Il est clair que cette interrogation suffit à battre en brèche la crédibilité de cette approche, ainsi que les incroyables succès sur le long terme d'intervenants célèbres comme Lynch, Graham, Neff, Miller, ou encore Stan Drukenmiller qui géra le fond Quantum de Georges Soros, ou bien Bill Lipschutz, architecte de formation qui devint le trader de devises le plus renommé de chez Salomon Brothers. En fait, si nous avons abordé ce sujet, ce n'est certes pas pour polémiquer car ce qui a été dit de l'approche des marchés par phase devrait vous avoir prouv que les tendances existent et que les marchés n'obéissent pas vraiment au hasard, mais pour souligner certains des aspects qui découlent de l'approche de Malkiel, et qui peuvent présenter un intérêt pour l'investisseur individuel, en particulier en raison de l'apparition sur les marchés européens de nouveaux produits comme les trackers (ETFs Exchange Traded Funds) qui sont bien connus des opérateurs US.

Contrairement à ce que Malkiel pourrait laisser penser à son lecteur, il n'existe pas de marché mais des marchés, eux-mêmes caractérisés par leurs indices, indices larges comme le SP500 ou de petites capitalisations comme le RUSSEL 2000, ou bien plus étroits comme le Nasdaq 100 (NDX) qui regroupe les 100 plus grosses valeurs de technologies, ou très étroits comme le CAC40 ou encore davantage le Dow Jones (30 valeurs seulement !). Comment prétendre ou penser que le marché puisse être indifférement approché par un indice contenant 2000 valeurs comme le RUSSELL 2000 ou par une autre qui n'en contiendrait que 30 ! De plus les indices ressemblent à des portefeuilles, ils sont gérés naturellement et des valeurs y sont très régulièrement ajoutées ou retirées. En ce sens, ils sont le reflet d'une ingénierie financière, et non l'expression "naturelle" du marché. Chacun de ces indices connaît des croissances et des fortunes diverses, bien que nous retrouvions encore ici le ratio essentiel rentabilité / risque qui fera que les marchés les plus risqués se seront avérés les plus rémunérateurs pour l'investisseur, technologies, petites capitalisation, grosses capitalisations. Nous reviendrons sur ces aspects par la suite.

Il est clair que l'emergence de produits financiers permettant "d'acheter" à frais très réduits des indices - pour simplifier - (ou plus exactement les titres les composant dans les proportions de la composition des indices), que sont les trackers redonnent un intérêt à l'approche de Malkiel. Il devient en effet possible de "panacher" différents trackers pour composer un portefeuille diversifié, voire même de vendre à découvert ces produits pendant les périodes de baisse afin de justement surperformer le marché !

Les Trackers, également dénommés Exchange Traded Funds ou «ETF», sont de nouveaux produits financiers négociables en France sur les marchés d'Euronext. Les Trackers sont des sortes de fonds indiciels, négociables en bourse, qui se sont considérablement développés aux États-Unis ces dernières années. Ces produits offrent la performance d'un indice ou d'un panier d'actions en reproduisant leur performance et allient les avantages des actions (simplicité, cotation continue, …) à ceux des fonds traditionnels (accès à un vaste choix de valeurs, diversification). Euronext a créé plusieurs Trackers pour lancer cette offre de nouveaux produits financiers : sur le CAC 40 (e.g. Master Share CAC 40, Sicovam 41761) et sur les indices européens. Les frais de transaction, les échelons de cotation et les modalités d’ordres disponibles sont identiques aux actions.

Les Trackers permettent donc aux investisseurs d'investir sur les sous-jacents composant un indice, leur utilisation est très simple et il n’y a pas de valeur temps (contrairement aux produits dérivés ou options). Ces produits répliquent donc aussi parfaitement que possible l’évolution du sous jacent sur lequel ils sont bâtis. De même leur cotation est assurée en continu et permet une négociation facile et à tout moment compte-tenu de la liquidité de ces produits. De plus, deux teneurs de marché assurent en permanence une fourchette d’achat/vente dans le carnet d’ordres. Étant composés d’actions, les Trackers versent également un dividende à leurs détenteurs.

En ce sens ils constituent de parfaits instruments d'investissement indiciels qui seraient adoubés par les tenants de la théorie des marchés efficients ! Comme nous l'avons déjà indiqué, il est possible de travailler la baisse d’un marché puisqu’il est possible de les vendre à découvert (avec effet de levier). Ce faisant, ces Trackers seront utilisés comme une alternative à la vente à découvert de très nombreux titres sur les marchés baissiers par nos systèmes experts en ligne TExSOL® car ils éviteront ainsi des frais de report toujours très pénalisant à la baisse car ils représentent une part significative sur quelques mois des espoirs de gains sur les dites ventes à découvert.

Au-delà de cette discussion sur les Trackers, nous retiendrons qu'il existe des marchés (certains pouvant même en un sens se caractériser par les modes d'intervention possibles, e.g. le report sur le SRD), des indices euxmêmes construits sur des hypothèses précises, et que nos systèmes experts TExSOL® vont utiliser ces marchés et ces indices comme "univers du discours", c'est à dire comme ensemble de valeurs éligibles pour prendre des positions, le but principal étant de battre l'indice ou le marché de référence, on dira "surperformer" la référence.

Après ce panorama rapide de l'analyse par phase des marchés, qui nous l'espérons, aura convaincu plus d'un qu'il n'y a pas grand chose qui aille au hasard en bourse - contrairement aux dires de Malkiel, mais que tout est dans la tendance primaire et dans la phase dans laquelle l'on se trouve, il est désormais temps de peaufiner quelques concepts d'analyse technique pour mieux comprendre dans la partie consacrée à nos solutions informatiques, le comportement de TExSOL®.

L'Analyse Technique

Introduction

L'objectif de cette partie de cet ouvrage n'est pas d'écrire un livre de plus sur l'analyse technique. Il en existe d'excellents dans toutes les langues et nous ne citerons pour mémoire que le Béchu en Français qui est très complet ou bien celui de J. Schwager en Anglais "Getting Started In Technical Analysis" qui a l'avantage d'aller au-delà de l'analyse technique proprement dite et de discuter d'un certain nombre d'options pour la conception de systèmes de trading automatiques qui ont nourries notre pensée lors de la conception de TExSOL®. On trouve également de très nombreux sites internet qui traitent de ce sujet, vous pouvez encore consulter (Pring, 1991). La raison pour laquelle nous allons aborder un certain nombre de notions est de nous limiter à la présentation des concepts que nous jugeons soit les plus importants à la compréhension de la suite du texte, soit qui se sont montrés les plus adaptés à une automatisation pour un usage par un programme de type "système expert".

Nombreux sont ceux qui lorsqu'ils s'intéressent à l'analyse technique pensent qu'ils vont y trouver des réponses à des questions du type : Quand dois-je acheter ? Quels seront les prix de telle ou telle valeur demain, dans une semaine, dans un mois, dans un an ? etc. Si la réponse à de telles questions se trouve peut être dans les boules de cristal ou dans le marc de café - nous ne sommes pas spécialistes en la matière, une chose est sûre l'analyse technique n'apportera pas de réponse à de telles intérrogations. Cependant, elle constitue une technique rationnelle et offre un ensemble de moyens pour approcher de manière discplinée le marché qui reste un système présentant une forte dose d'aléatoire et qui a une réponse stochastique à plusieurs échelles.

Une chose est sûre et nous rejoignons à ce sujet complètement Stan Weinstein et de nombreux autres analystes techniques dans cette assertion, le cours et le graphe qu'il matérialise incorporent l'ensemble des informations disponibles sur la valeur, qu'elles soient accessibles uniquement aux initiés ou également aux autres et en ce sens, "The tape tells all", i.e. le graphe de cours dit tout. Il n'était point besoin de faire des études fondamentales poussées chez Morgan Stanley sur Enron pour comprendre qu'en pleine chûte historique, mais encore à 30 $, Enron n'était pas le meilleur du meilleur, i.e. "still the best of the best" comme les notes réservées aux clients le prétendaient, il suffisait de regarder l'aspect de la valeur, ses moyennes mobiles pour voir où le titre allait ! Les raisons qui ont amené les analystes à publier ce genre de notes sont peut être complexes, et il serait hatif d'en conclure que l'analyse fondamentale n'a aucun intérêt, mais une chose est sûre le graphe de la valeur disait que s'il y avait une chose à faire c'était de passer massivement "short" alors que pour les bons conseils, on se souviendra une fois de plus que les conseilleurs n'ont pas été les payeurs…

Concepts Essentiels

Historique

Le terme d'analyse technique est une dénomination complexe pour une approche simple et relativement intuitive, et trouve ses racines chez des auteurs anciens qui ont cherché à décoder les mouvements des cours et des marchés pour - non pas prédire ou essayer de prédire le futur ce que personne ne peut faire - mais pour mettre le maximum de chances de leur côté quand ils prenaient position sur le marché. En ce sens, Jessie Livermore au début du siècle ou Charles Dow sont les premiers analystes techniques, à des échelles de temps très différentes puisque Livermore a commencé en se focalisant sur la lecture du téléscripteur en intra-day chez les "boomakers" alors que Dow s'intéressait davantage aux grand mouvements, à la détermination de la tendance primaire afin d'être sûr de se trouver du bon côté du marché. En fait, et en simplifiant, l'analyste technique est une personne qui étudie tout graphique représentant un mouvement de cours en ordonnée selon une échelle de temps en abscisse. Le plus novice des boursicoteurs du dimanche agit comme un analyste technique en herbe quand il ouvre son journal financier favori et qu'il regarde une courbe. Pas besoin d'être grand clerc, en regardant ce graphique de la presse grand public, pour savoir si la tendance est haussière, baissière ou si les cours sont enfermés dans un canal de trading. En ce sens, l'analyse technique est une approche naturelle, inévitable, alors quant à en faire autant mieux savoir de quoi il s'agit. Ce d'autant plus que les ordinateurs sont tout à fait capables d'en tirer fort bien parti et que nos systèmes TExSOL® s'y emploient avec succès.

Les principes de base qui ressortent des pensées remontant au début du siècle sont les notions de tendance, de support et de résistance, de confirmation (entre indices par exemple) et de divergence, de confirmation par le volume des mouvements sur les cours, et bien sûr le fait que le cours reflète toute l'information connue par l'ensemble des parties à un instant donné. La contribution de Charles Dow à l'analyse technique moderne ne saurait être sous-évaluée, ses travaux ayant conduit à une approche complètement nouvelle pour l'époque, qui a été rapidement présentée.

Il est important de comprendre que le cours d'une action représente à un instant donné un curieux consensus entre des intervenants ayant une vision radicalement opposée de la situation, i.e. entre des vendeurs qui pensent que le cours va baisser et des acheteurs qui pensent eux naturellement le contraire. Le marché est là où l'offre et la demande s'équilibrent, sur la base de ces attentes opposées. S'agisant de comportements humains, il sera aisé d'admettre que la prévision de l'évolution de ces attentes sera - sinon impossible - du moins très difficile !

Comme les décisions en matière de trading ou d'investissement sont prises par des êtres humains, il n'est pas aberrant de penser que la plupart de ces décisions sont, soit fortement irrationnelles, soit au moins largement empreintes d'émotions qui sont sans rapport direct avec le marché. On peut citer les relations avec la famille, avec les voisins, avec l'employeur ou les employés, avec la circulation et les causes de stress en général, les revenus disponibles, les échecs et succès précédents, tous facteurs qui influencent la confiance que l'on a en soi, et donc l'état d'esprit et les décisions à venir. Moins l'émotionnel à de place, plus on discipline les décisions, plus les résultats sont réguliers et satisfaisants. Tous les traders connaissent l'auto punition, qui veut que plus leur situation se dégrade plus les décisions sont mauvaises alors même qu'elles enfreignent les règles de base du trading, règles parfaitement connues de celui qui les viole pour aller à sa perte dans une sorte de demi-conscience masochiste ! Un système de trading automatique comme TExSOL® sera un moyen de rationnaliser les décisions et de les subordonner à des critères précis. Ce sera aussi une manière de valider des stratégies de trading, ce que nous avons fait sur de longues périodes de temps pour doter TExSOL® des meilleures règles, et ce sans rechercher d'optimisation biaisée afin de disposer d'un outil ayant une réponse cohérente sur de nombreux marchés.

L'apport essentiel de l'analyse technique est d'essayer simplement de se trouver du bon côté du marché. Pour illustrer cette notion, nous allons utiliser une analogie météorologique. Nous allons imaginer deux stratégies de prévision, l'une très sophistiquée va essayer de prévoir le temps qu'il va faire et va tenter de déterminer avec précision les changements de temps. L'autre va se contenter de prédire pour le lendemain le temps qu'il a fait aujourd'hui en ayant pris note du fait que les changements surviennent rarement, i.e. quand il fait beau il fait soleil plusieurs jours, quand il pleut le temps est maussade plusieurs jours. La deuxième stratégie peut paraître sans intérêt, mais si on y réfléchit, elle suppose simplement qu'il existe une continuité dans la tendance comme dans les marchés. En ce sens, elle se montre extrêment efficace, non pas pour prévoir les changements mais pour simplement éviter de se mouiller - on prend majoritairement son parapluie quand il le faut (i.e. on est short quand le marché baisse) ou pour profiter du soleil quand il y en a (on est long quand le marché monte). En résumé, même si l'on se montre strictement incapable de prévoir quoi que ce soit, on met néanmoins toutes les chances de son côté d'être dans une situation favorable. Cette métaphore nous semble résumer la philosophie de l'analyse technique, en l'absence de possibilité de prévision, utiliser tout un ensemble de techniques permettant d'augmenter les chances de l'opérateur d'obtenir des trades gagnants.

Duo Prix / Volume

Quelles sont les données de base dont on dispose lorsque l'on souhaite utiliser un logiciel d'analyse technique ? Principalement des informations concernant les cours et les volumes associés :

•    Ouverture : est le premier cours auquel se traite la valeur pour la période considérée (i.e. la journée par exemple).Ce cours, lorsque l'on travaille sur des données journélières, est particulièrement important car c'est celui qui traduit le consensus après que les intervenants aient réflechi après une nuit de sommeil (pas toujours…)

•    Plus haut : c'est le point le plus haut atteint sur la période considérée, celui où plus de vendeurs sont apparus que d'acheteurs et où surtout les acheteurs se sont raréfiés au point où la hausse s'est arrêtée. Cela marque le point le plus haut où les acheteurs ont accepté d'acheter sur la période considérée.

•    Plus bas : c'est le point le plus bas atteint sur la période considérée, celui où plus d'acheteurs sont apparus que de vendeurs et où surtout les vendeurs se sont raréfiés au point où la baisse s'est arrêtée. Cela marque le point le plus bas où les vendeurs ont accepté de vendre sur la période considérée.

•    Clôture : C'est le dernier cours auquel la valeur s'est échangée sur la période considérée. Ce cours est très largement disponible dans la presse, et bien que TExSOL® dispose de toutes les autres informations (et bien d'autres…), c'est le cours qui sera utilisé dans les bilans synthétiques.

Les relations entretenues entre ces quatre notions sont très utilisées par les représentations en chandeliers japonais.

Volume : le volume est le nombre de titres échangés (ou de contrats pour les futures) pendant la période considérée (à titre d'exemple, un accroissement du volume accompagnant un important mouvement sur les cours est toujours plus significatif.

Les Types de Graphiques

En Ligne

Un graphique en ligne est la forme la plus simple de representation graphique possible. On peut décider par exemple de relier les cours de clôture, ce sur un graphe journalier. Les dates apparaissent en abscisses et les cours sont indiqués en ordonnées. L'intérêt d'un graphe en ligne est sa simplicité et la lisibilité immédiate.

Barres

Un graphique en bar-charts nécessite le premier cours, le plus haut, le plus bas et le cours de clôture pour une période donnée. Cette période peut être une journée, un multiple de jours, semaines ou mois, voire des minutes ou secondes. Cette représentation est très largement utilisée en particulier aux US. Il est très facile de visualiser le plus haut et le plus bas pour le jour considéré (ou la période correspondante). Une marque à droite indiquera le cours de clôture alors que si l'information est disponible, une marque à gauche indiquera le cours d'ouverture.

Chandeliers Japonais

Introduction - Construction

Les Japonais ont mis au point une représentation graphique particulière des cours dès 1654. A l'origine, cette méthode a été développée pour étudier le prix des contrats sur le riz.  Cette représentation est connue en anglais sous le nom de "CandleStick charting", traduit par "Chandeliers japonais" ou "Bougies". Un graphique en chandeliers est très similaire à un graphique en bar-charts et nécessite donc le premier, le plus haut, le plus bas et le cours de clôture pour une étude quotidienne.

Un chandelier quotidien se construit de la manière suivante : Chaque élément du graphique s'appelle une bougie. Celle-ci est constituée d'un corps délimité par les cours d'ouverture et de clôture. Si le cours de clôture est supérieur au cours d'ouverture, le corps est blanc et la séance est positive. Inversement, si le corps est noir, cela signifie que la clôture s'est faite en dessous du cours d'ouverture, la journée est donc négative. Les extrémités de la bougie sont les ombres qui donnent les plus hauts et les plus bas atteints.

L'apport essentiel des graphiques en chandeliers est de déceler, mieux que sur des graphiques en bar-charts, des formations de retournement possible qui, lorsqu'elles apparaissent à la suite d'une tendance marquée ou à proximité de supports ou de résistances, permettent d'anticiper les prochains retournements.

Les figures en chandeliers sont généralement formées sur une période de 1 à 3 jours. Leur caractéristique principale est donc de donner des indications de retournement à très court terme. Pour une présentation trtès complète des chandeliers japonais, on consultera utilement (Nison, 1991) et pour d'autres types de graphes comme les Kagi (Nison, 1994).

Les figures neutres

Doji (Doji en Anglais) :Cette figure indique une indécision. C'est une forme exceptionnelle de chandelier, où le corps est composé d'un trait : la valeur a une ouverture et une clôture identiques. Un double doji indique qu'un fort mouvement (haussier ou baissier) va se dégager après la sortie du motif. Un doji constitue une structure très forte, signalant un danger clair lancé par le marché contre la tendance existante.

Les figures baissières

Noir (Black Candlestick):  Cette bougie est réalisée quand il y a un écart important entre le plus haut et le plus bas et que la clôture et l'ouverture sont proches des extrêmes. La clôture est inférieure à l'ouverture

Gap à la baisse (Falling window): Un gap à la baisse marque un fort décalage des cours : le plus bas de la veille n'a en fait jamais réussi à être atteint. Le niveau du gap constitue ensuite une résistance à la hausse des cours. Généralement, le marché cherche ensuite à combler ce gap avant de rebondir à la baisse contre ce niveau de prix.

Englobante baissière (Engulfing bear): Ce motif est très baissier s'il arrive après une hausse significative et agit en fait comme une figure de retournement. Il se produit quand une petite bougie haussière est englobée par une grande bougie baissière : d'un jour à l'autre, la pression vendeuse l'a emporté sur la pression acheteuse.

Pendu (Hanging man): Cette figure se reconnaît par un corps très petit et une ombre très longue. Le corps peut être noir ou blanc. Un pendu apparaîtra suite à une phase de hausse.

Etoile du Soir (Evening Star): Cette figure comprend un Blanc, un Doji, un Noir, successivement, et constitue l'une des figures de retournement les plus remarquables qui soient, éminement baissière.

Figures Haussières

Blanc (white Candlestick):   Ce chandelier se produit quand on note un écart important entre le plus haut et le plus bas et que la clôture et l'ouverture sont proches des extrêmes. La clôture est supérieure à l'ouverture.

Gap à la hausse (Rising Window): Un gap à la hausse est le prélude à une forte hausse de la valeur : les cotations de la journée se sont effectuées au-dessus du plus haut de la veille. Le niveau du gap constitue ensuite un support à la baisse des cours. Généralement, le marché cherche ensuite à combler ce gap avant de rebondir à la hausse contre ce niveau de prix.

Englobante haussière (Engulfing Bull): Ce motif est très haussier s'il arrive après une baisse significative puisqu'il agit en fait comme une figure de retournement. Il se produit quand une petite bougie baissière est complètement englobée par une grande bougie haussière : les acheteurs ont pris le dessus sur les vendeurs.

Marteau  (Hammer): Cette figure se reconnaît par un corps très petit et une ombre très longue. Le corps peut être noir ou blanc. Un marteau apparaîtra suite à une phase de baisse.

Etoile du Matin (Morning Star): Cette figure comprend un Noir, un Doji, un Blanc, successivement, et constitue l'une des figures de retournement les plus remarquables qui soient, éminement haussière.

Conclusions

Nous utiliserons les graphes en chandeliers japonais (avec les volumes bien sûr) dans cet ouvrage car nous considérons que ce sont ceux qui véhiculent le plus d'information. Nous les produisons grâce à des "templates" particuliers qui comprennent des jeux de moyennes mobiles bien déterminés ainsi que la force relative par rapport au marché (ou entre marchés pour les indices), ainsi que d'éventuels indicateurs complémentaires.

Les chandeliers sont des informations très court terme, qui peuvent être utilisées pour préciser le "timing" d'une intervention. Ils peuvent ainsi confirmer d'autres indicateurs, mais nous ne conseillons pas de les utiliser indépendamment d'autres indicateurs. Le système expert TExSOL® ne les utilise pas, car il ne cherche pas à exploiter cette échelle de temps (i.e. journalière).

Supports et Résistances

Notion

Le cours d'une action est un combat entre des vendeurs et des acheteurs, les acheteurs poussent les cours à la hausse, tandis que les vendeurs ont l'effet contraire et les poussent à la baisse. Le sens dans lequel les cours vont aller donne clairement le vainqueur de ce combat. Les supports et les résistances sont la matérialisation de zones particulières d'affrontement, qui pour une raison ou une autre vont laisser une trace dans l'histoire de la valeur. A certains niveaux, les acheteurs viennent en masse - car ils pensent qu'à ce prix, investir dans le titre est une bonne affaire - et les vendeurs se raréfient, alors se forme un support, une zone qui matérialisera le fait que la demande soit alors supérieure à l'offre. A d'autres, les vendeurs affluent - éventuellement pour prendre leurs bénéfices - et les acheteurs se raréfient car à ce prix ils ne sont bien plus bien certains de vouloir prendre position, l'offre devient supérieure à la demande et se matérialise alors une résistance.

Support devient Résistance et vice versa

Il est toujours intéressant de remarquer la manière dont les résistances se transforment en support lorsqu'elles sont franchies à la hausse, et inversement la manière dont les supports se transforment en résistances lorsqu'ils sont franchis à la baisse. Cela correspond à un changement de perception du marché assez simple à expliquer. Si l'on prend le deuxième exemple, une fois le support cassé, l'ensemble des acheteurs qui ont acheté au-dessus du support sont tous des perdants et dès que le cours se rapproche de leur cours d'achat qui devient une résistance, ils se mettent à vendre créant ainsi le surplus d'offre qui bloque la progression des cours. L'explication est aussi simple pour les résistances, quand elles sont franchies, elles deviennent support, car tous ceux qui ont raté l'entrée à ce prix reviennent à l'achat sur la valeur à ce niveau en formant une demande qui matérialise le support.

Une autre manière de voir les supports et résistances est qu'au niveau du support se dégage un consensus pour penser qu'à partir de ce niveau les cours vont progresser et inversement, une résistance apparaît là où un consensus se matérialise pour laisser penser que les cours vont baisser.

Quand une résistance est brisée, elle l'est en général franchement ! Ce peut être la nouvelle d'un résultat inattendu, et le fait que la résistance soit brisée montre justement que cette information était inattendue. Il en va de même pour les supports, et lorsqu'ils sont cassés, le volume (comme souvent pour les résistances) croît brusquement. L'exemple récent d'Ericsson est édifiant… et les supports précédents vont devenir résistance, car tous ceux qui sont restés piégés en ayant payé un prix supérieur au support vont vendre dès qu'ils le pourront à ce niveau et transformer ainsi l'ancien support en résistance. Inversement, quand une valeur franchit son plus haut, et qu'elle n'a plus de résistance sur la tête, alors plus rien ne limite sa progression, car tout le monde est gagnant, et la hausse s'accélère…

Le remords du Trader

Le remords du trader est un phénomène curieux, mais très intéressant, c'est aussi un signal fiable et opportun pour confirmer la prise de position. Quand un support ou une résistance sont pénétrés, il est fréquent que le nouveau cours fasse l'objet d'un test de la part du marché. Si la résistance est pénétrée, le cours revient s'appuyer dessus en qualité de nouveau support, si c'est un support qui a été pénétré, un retracement haussier sur un mouvement secondaire ramène les cours au niveau de l'ancien support qui devient résistance. Puis le mouvement à la hausse dans le premier cas, à la baisse dans le second se poursuit.

Ce mouvement de remords est capital, car si à la suite de la rupture, le cours se replie dans la zone initiale, on concluera que l'on a eu affaire à un faux signal. Les faux signaux sont malheureusement plus fréquents depuis qu'un grand nombre de traders utilisent l'analyse technique, et nombreux sont ceux qui suivent le mouvement sans autre raison qu'il y ait eu mouvement. Cela n'est jamais suffisant - sauf circonstances particulières - pour entretenir durablement une nouvelle extension des cours, et dans ce cas, le retour sur les niveaux de cours précédents est inéluctable (on parle de "Bull trap", une chausse trappe pour les haussiers). Les faux signaux à la baisse sont moins fréquents, car la population des intervenants qui travaille le marché à la baisse avec des positions à découvert est un peu plus réduite (on parle de "Bear trap", une chausse trappe pour les baissiers). Il existe de nombreux types de chausses trappes, aussi bien Bull que Bear. Elles sont en général redoutables et il n'y guère d'autre moyen de les négocier sans trop y laisser de plumes que de couper ses pertes rapidement en acceptant de s'être trompé.

Qu'en faire ?

Les supports et les résistances s'observent sur les graphes de toutes les valeurs ou presque. Comme indiqué, certains niveaux sont liés à des raisons fondées, d'autres sont plus psychologiques, et se forment à des cours ayant valeur de symboles qui interpellent les investisseurs, 1000, 3000, 10.000 sur le Dow Jones par exemple. D'une manière générale ces supports et ces résistances sont des niveaux importants, qui lorsqu'ils sont franchis donnent un signal clair sur un nouveau potentiel de mouvement, à la hausse quand une résistance est brisée, à la baisse quand un support est enfoncé. Ils donnent donc des niveaux naturels pour le placement des ordres stops, voire pour la mise en place d'ordres de renversement de position. Par exemple, on achète sur le support et l'on place un stop à 10% en dessous, qui s'il est enfoncé va non seulement vendre la ligne mais doubler la vente pour initier une position en vente à découvert.

TExSOL® n'utilise pas trop les résistances et les supports issus de l'analyse graphique comme niveau de placement critique des stops, et ses résultats n'en sont clairement pas trop affectés.

Les Tendances

Définition

Deux petites citations que nous aimons bien en matière de tendance.

La première rappelle que la tendance est souvent si évidente qu'il faut être aveugle pour ne pas la voir. Comme le dit Bob Dylan, pas besoin d'un météorologue pour connaître le sens du vent, i.e. "You don't need a weatherman to know which way the winds blows". Le problème est que lorsque la tendance est évidente, au lieu d'essayer d'en tirer parti, il est fréquent de se trouver piégé dans une logique qui veut que l'on ait l'impression que la tendance ait duré si longtemps que l'on en cherche le retournement. A vouloir anticiper le changement de tendance, on se ruine assez efficacement…

La deuxième d'Ed Seykota dit que la tendance est votre amie, jusqu'à la fin quand elle change, i.e. "The trend is your friend except at the end whe it bends". Si vous avez bien pris la tendance, à la fin, les stops seront là pour vous aider à ce qu'elle ne vous soit pas trop adverse.

Nous avons déjà rencontré la notion de tendance dans la présentation de la théorie de Dow, et sa définition reste ici en tous points comparable. Notons que les tendances peuvent être visualisées par des lignes de tendance qui servent de support incliné à la tendance haussière ou de résistance à la tendance baissière. La pénétration de ces lignes de tendance engendre souvent des faux signaux, mais lorsque la ligne de tendance est brisée franchement et qu'un "pull-back",, retracement survient dans le cadre d'un "remords du trader", le signal est alors souvent très fiable.

Si t'TExSOL® n'utilise pas directement les lignes de tendance, le système expert est fondamentalement du type

"suiveur de tendance", mais utilisera pour ce faire les moyennes mobiles de diverses périodes (Appel et al., 1980) et la force relative. Pour une présentation détaillée des tendances vous pouvez consulter (Edwards, 1992).

Types de Tendances

La tendance peut être haussière (cf Graphe Dow) ou baissière (cf. graphe d'Alcatel). Caractériser la tendance peut faire appel à un certain nombre d'outils offerts par l'analyse technique, cela permet de rationnaliser la décision, mais ouvrir les yeux est souvent très suffisant ! Nous avons déjà vu quelques-uns de ces outils dans la présentation de la Théorie de Dow, qui se fondaient sur la position respective des plus hauts ou des plus bas par rapport aux précédents. Il en existe bien d'autres, comme les moyennes mobiles qui nous semble être l'outil le plus simple, le plus fiable et le plus adapté, mais nous mentionnerons également l'ADX qui provient du "Directional Movement System", dévellopé par J. Welles Wilder qui comprend en fait cinq indicateurs (i.e., CSI, +DI, -DI, ADX, and ADXR). Enfin, l'étude de la structure interne du marché, qui demande des moyens informatiques plus lourds, et qui est largement mise à profit par TExSOL®, est très instructive.

Le pire est l'absence de tendance claire, en général les systèmes qui utilisent les tendances pour initier des positions se trouvent alors en difficulté, et ne peuvent qu'engendrer des pertes, dans le meilleur des cas limitées par le résultat d'une politique stricte de gestion de portefeuille et du risque, mais des pertes. Comme la seule manière de dégager de larges profits est de prendre une tendance et de la laisser se développer suffisamment de temps, TExSOL® est un système expert qui donnera naturellement de bien meilleurs résultats sur les marchés en tendance, haussière ou baissière, que sur les autres. En fait, il est très simple de hiérarchiser les résultats qui sont obtenus, les marchés haussier engendrent les gains les plus importants, les marchés baissiers peuvent être travaillés à profit mais pour un rapport de gains / risque défavorable (il suffit de faire le rapport des gains réalisés dans ces épisodes au retracement expérimenté par les portefeuilles), et nous cherchons à éviter les marchés sans tendance sur lesquelles le système n'initie pas de positions nouvelles, à l'exception de la stratégie "agressive et opportuniste" qui peut commencer à ouvrir des positions vendeuses à découvert sur les sommets de marchés quand la tendance devient indécise, et avoir ainsi à la manière des fonds spéculatifs (i.e. hedge funds) des positions "Long" et "Short" ouvertes simultanément dans le portefeuille.

Moyennes Mobiles

Introduction

Vous trouverez une présentation détaillée du concept de moyenne mobile entre autre dans (Appel et al., 1980). Il s'agit d'un des outils les plus anciens et les plus populaires de l'analyse technique. Une moyenne mobile est la moyenne des cours d'une action sur une certaine période de temps. Une moyenne mobile requiert ainsi de donner une période sur laquelle elle doit être calculée. Une moyenne mobile "simple" est calculée en ajoutant les "n" derniers cours d'une valeur, en divisant le résultat par "n", qui devient la valeur de la moyenne mobile pour ce dernier jour. Le calcul est ainsi fait en remontant dans le temps, et l'on comprend que pour calculer une moyenne mobile 50 jours, il faille au moins 50 jours de cotation. Il est intéressant de "comprendre" une moyenne mobile donne le consensus des "n" derniers jours, et ainsi si une valeur est au-dessus de sa moyenne mobile cela signifie que les attentes des opérateurs sont supérieures à ce qu'elles ont été sur la période des 50 jours précédents (i.e. haussier donc), et inversement.

Quelles Moyennes Mobiles ?

La question qui se pose immédiatement est alors, quelles moyennes mobiles ? En effet, plus la période utilisée est longue, plus la tendance identifiée est également de long terme. Cependant, si vous n'utilisez que des moyennes mobiles de très long terme, les signaux seront tardifs et si la tendance ne se poursuit pas assez longtemps, vous serez pris à contre pied. Soyons clairs, il n'existe pas avec les seules moyennes mobiles de parade magique à ce problème. Notre approche est d'utiliser un ensemble de moyennes mobiles et de les coupler avec d'autres informations, l'ensemble fournissant un tout cohérent limitant les faux signaux. D'une manière générale, les moyennes mobiles ont l'inconvénient de donner des signaux un peu tardifs, en retard sur le marché (i.e. lagging), mais tendent à vous placer du bon côté du marché, ce qui nous semble essentiel. Dans la présentation des "templates", i.e. conventions graphiques, utilisées dans cet ouvrage, nous avons déjà décrit le jeu de moyennes mobiles que nous utilisons. Le système expert TExSOL® utilise les mêmes, en ce sens où les informations sur les signaux des valeurs et des secteurs lui sont transmises par des "explorateurs" du système Metastock (voir le site internet d'equis et consulter (Achelis, 1985)), explorateurs qui utilisent également les mêmes moyennes mobiles que celles affichées dans les représentations graphiques. Ce n'est pas seulement un souci d'homogénéïté, ce sont celles que nous croyons les plus adaptées aux échelles de temps auquel le système expert se place.

Le Remords et les Moyennes Mobiles

Le remords du trader dont nous avons déjà parlé est rendu très visible par l'usage des moyennes mobiles, en général la MM 200 jours simple. Après sa pénétration par le cours (suite une nouvelle tendance du marché), un remords se caractérise par un retracement qui ramène le cours (de la valeur ou de l'indice) vers cette moyenne mobile, avant de repartir - cette fois pour de bon - dans le sens de la nouvelle tendance. Les moyennes mobiles de courte période peuvent aussi servir à "lisser" les mouvements journaliers erratiques sur les cours, et aident ainsi à mieux visualiser l'action en éliminant partie du bruit.

 

La figure précédente donne une bonne illustration du concept sur un indice large, i.e. le CAC40, et le remords des moyennes mobiles, c'est à dire un retracement de l'indice vers sa moyenne mobile 200 jours après l'avoir cassée à la baisse et qu'elle ait intersecté la moyenne mobile 150 jours exponentielle est un très fort signal de retournement du marché. Il faut dire que ce signal était d'autant plus facile à percevoir qu'il faisait suite à la rupture du Nasdaq survenue plusieurs mois plus tôt, en mars 2000.

Les Indicateurs

Introduction

Un indicateur est un calcul mathématique (en général simple) qui est réalisé sur le cours de la valeur, son volume ou encore une combinaison des deux. Le résultat est une nouvelle information qui peut être utilisée pour essayer d'anticiper des évènements particuliers. Pour une discussion complète sur la performnce de la plupart des indicateurs et des oscillateurs populaires, consulter (Lebeau, 1991). Une moyenne mobile est un exemple d'indicateur très simple. De très nombreux autres indicateurs existent, et bien que de très nombreux analystes techniques leur attachent une importance primordiale, et que toute personne intéressée par les marchés se soit prise à rêver de l'indicateur "magique" qui constituerait un avantage décisif sur les autres opérateurs, nous ne pensons pas après mûre réflexion et ample expérience, ni que ce rêve puisse devenir réalité ni que ce soit - en définitive - la bonne approche du problème. Il nous semble que la bonne approche soit une philosophie complète du trading, reposant sur des outils logiciels adaptés, dont des systèmes experts de trading automatique.

Néanmoins, nous continuons, peut être par habitude, d'utiliser un certain nombre d'indicateurs, dont le MACD, que nous allons rapidement présenter ci-après.

L'exemple du MACD

Le MACD, i.e. Moving Average Convergence Divergence a été crée par Appel et décrit dans (Appel, 1979). Le

MACD est calculé en soustrayant la valeur d'une moyenne mobile exponentielle 26 jours du cours d'une valeur (e.g. action, indice) d'une moyenne mobile exponentielle 12 jours de cette même valeur. Une autre moyenne mobile 9 jours, dite le signal, est tracée sur l'indicateur et sert à déclencher les signaux d'achat et de vente. Quand le MACD tombe sous le MM 9 jours on obtient un signal de vente et inversement. Le résultat est un oscillateur qui varie au-dessus et en dessous de zéro.

On peut aussi dire que lorsque le MACD est au-dessus de zéro, la moyenne mobile 12 jours est au-dessus de la moyenne mobile 26 jours et ceci est une indication haussière, et inversement. Le MACD est peut être l'indicateur le plus utilisé par les amateurs d'analyse technique, il donne seul malheureusement de nombreux faux signaux. Couplé aux moyennes mobiles qui indiquent la tendance et évite de placer des trades contre-tendance, le MACD peut être considéré comme un outil de "timing" adapté, permettant de décider du moment de l'ouverture du trade.

Le système expert TExSOL® utilise une variante du MACD (pour des raisons de contraintes techniques), et s'en sert pour améliorer le "timing" de la prise de position sur les ventes à découvert, en vérifiant que l'ouverture du short se fasse après un retracement secondaire et après un signal du type de celui du MACD (passage du cours sous une moyenne mobile 28 jours).

Situations de Tendance ou de Trading ?

L'une des questions qui peut se poser est de savoir si l'on est en situation où une tendance se manifeste clairement, ou bien si l'on est dans un "trading range", une zone de congestion dans laquelle il n'y a pas de tendance affirmée et où les cours fluctent entre une résistance (borne haute) et un support (borne basse). En effet, un certain nombre d'indicateurs fonctionnent bien en tendance, e.g. les moyennes mobiles, alors qu'ils générent un grand nombre de faux signaux quand il n'y a pas de tendance nette. Inversement, certains oscillateurs dits de sur-achat et survente fonctionnent bien dans les zones de congestion mais donnent un mauvais résultat quand une tendance apparaît. Le "Directional Movement System" DMS, développé par J. Welles Wilder, est largement expliqué dans son ouvrage "New Concepts in Technical Trading Systems" (Wilder, 1978) et est sensé permettre de savoir si l'on dans une situation ou se développe une tendance ou non. Cet indicateur repose sur cinq composantes, i.e. +DI, -DI, ADX, ADXR, and DX et la différence donnée par +DI moins -DI (qui peut se calculer sur 14 jours par l'appel des fonctions PDI(14)-MDI(14) dans Metastock) est importante. En effet, si l'ADX ou l'ADXR est supérieur à un seuil on est alors en tendance, et si +DI moins -DI est positif on est en tendance haussière et inversement. On pourrait ainsi écrite la règle suivante:

SI ADX(14) > 10 alors il y a une tendance et

SI PDI(14)-MDI(14) > alors tendance haussière SINON tendance baissière

Pour être très honnêtes avec vous, nous trouvons le DMS difficile à utiliser même si l'idée est séduisante.

Divergences

Les divergences surviennent lorsque la tendance d'une valeur n'est pas en accord avec celle d'un indicateur. Par exemple, une valeur peut faire un nouveau plus haut, alors qu'un indicateur (e.g. MACD, stochastique), forme lui un sommet plus bas que le précédent. On a alors une divergence, qui en général est annonciatrice d'un changement de direction sur les cours. L'ennui avec ces divergences est qu'elles peuvent se poursuivre un certain temps avant que ne survienne vraiment le changement attendu sur les cours, ce dans le meilleur des cas. Une première divergence peut être suivie d'une seconde, et ensuite les cours peuvent ne pas vraiment changer de sens. Une divergence doit toujours éveiller l'attention, mais nous ne jugeons pas l'observation d'une divergence comme suffisante pour initier une position contraire à la tendance en cours.

Indicateurs de Marchés

Introduction

Tous les indicateurs techniques qui ont été présentés jusqu'à maintenant utilisent les informations d'une seule valeur (e.g. ouverture, plus haut, plus bas, clôture, volume). Il existe un autre groupe d'indicateurs techniques, qui eux s'intéressent non pas à une valeur en particulier, mais à tout un ensemble de valeurs, voire à un marché dans sa globalité. Ces indicateurs sont référencés sous le vocable d'indicateurs de marché, car ils s'intéressent à tout un ensemble de valeurs. Typiquement ces indicateurs de marchés sont utilisés pour les marchés d'actions, bien qu'ils puissent être utilisés pour d'autres marchés (e.g. futures). Pour un marché dans son ensemble, il existe un certain nombre d'autres informations, comme par exemple le nombre de titres qui ont fait des plus hauts (sur 5 semaines par exemple), ou des plus bas, le nombre de titres qui ont progressé, le volume associé aux titres qui sont montés ou qui ont baissé, etc.

Nous avons développé pour notre système expert TExSOL® un ensemble d'indicateurs de marché propriétaires qui nous donnent des renseignements essentiels. Ainsi en va-t-il de toutes les informations qu'il est possible de déduire de l'évolution du nombre de titres haussiers, versus le nombre de titres baissiers, et les dérivées de ces évolutions. Nous nous contentons d'indiquer ici que les indicateurs de marché ajoutent une dimension essentielle à l'analyse technique, et c'est la raison pour laquelle nous avons préféré présenter dans un autre chapitre ces notions. Elles n'utilisent pas les mêmes données, elles ne se travaillent pas de la même manière, elles n'utilisent pas les mêmes indicateurs. En ce sens, l'analyse de marché, qui s'intéresse également à l'analyse inter-marchés, aux relations avec les taux d'intérêt, etc., viennent compléter très utilement l'analyse technique, mais à notre humble avix, n'en font pas partie.

Les indicateurs de marché sont essentiels car ils confirment la tendance primaire. Une analogie est que quand la marée monte tous les bateaux montent. Quand le marché monte la majorité des titres qui le composent en font de même, et inversement quand il baisse.

Catégories d'Indicateurs de Marchés

Il est d'usage de répartir les indicateurs de marchés dans trois catégories: les monétaires, ceux qui reflètent le sentiment et ceux qui traduisent le momentum.

Les indicateurs monétaires se focalisent sur l'environnement économique global qui conditionne les conditions des affaires, comme les taux d'intérêts, les liquidités disponibles, les flux monétaires, les évolutions des devises, les déficits commerciaux, le niveau d'endettement des consommateurs et des entreprises, les situations des stocks des entreprises, l'inflation, etc. Ces forces externes influencent directement les conditions économiques générales dans lesquelles les entreprises opèrent, et influencent fortement leurs résultats, et donc indirectement les cours de leurs titres. Bien que tous ces indicateurs monétaires participent d'une tendance générale, il est difficile de les quantifier d'une manière qui les rendraient "mécaniquement" utilisables par un système expert. C'est pour cette raison que nous ne les utilisons pas directement.

Les indicateurs de sentiment se focalisent sur les attentes des investisseurs, et peuvent fournir une anticipation du mouvement des cours. Les ratios put / call (combien d'achats de put pour combien de call ?), le ratio d'analystes ou autres intervenants du marché qui sont haussiers versus ceux qui sont baissiers, etc. Les indicateurs d'opinion contraire tombent également dans cette catégorie. Les indicateurs fondés sur l'opinion contraire se basent sur le fait que si la majorité des intervenants sont haussiers, il n'en reste probablement plus assez pour acheter encore et ainsi faire tenir les cours, et inversement. Ceci se vérifie donc sur les sommets de marchés, où presque tous les opérateurs sont haussiers (et il ne reste plus personne pour continuer d'acheter..), alors qu'ils devraient vendre. Il se vérifie également sur les fonds avec une belle unanimité d'opérateurs baissiers qui ont tous vendu (et où les cours cessent donc de baisser car il n'y a plus de vendeurs). La majorité de ces indicateurs de sentiment sont aussi assez difficiles à quantifier, bien que certains comme les ratios put / call soient assez faciles à utiliser, et nous n'en ferons pas grand usage non plus pour TExSOL®.

Par contre, la dernière catégorie, celle des indicateurs de momentum, se prête fort bien à une utilisation par un système expert de trading automatique. Au-delà de l'usage des indicateurs techniques conventionnels appliqués à des indices, les plus intéressants ont déjà été cités comme le nombre de titres faisant un plus haut ou un plus bas sur un certain nombre de semaines, le nombre de titres qui avancent versus ceux qui reculent, les volumes associés aux hausses versus les volumes associés aux baisses, et tous nos indicateurs propriétaires qui donnent en plus d'une information essentielle sur le sens du marché, des éléments complémentaires permettant de mesurer la volatilité, etc., ce sont essentiellement ces indicateurs de momentum qui sont utilisés par notre système expert

TExSOL®.

En résumant, ces trois groupes d'indicateurs de marchés donnent des informations sur :

Les conditions monétaires et économiques générales qui disent ce que les cours devraient faire ; Le sentiment des opérateurs, indiquant ce que les investisseurs pensent que les cours vont faire ;

Le "momentum" du marché, qui nous dit ce que les cours et le marché fait !

Le troisième type d'indicateur est naturellement celui auquel TExSOL® prêtera la plus grande attention.

Configurations remarquables

Figures Baissières

Tous les ouvrages d'analyse technique donnent un grand nombre de configurations remarquables et au titre des baissières, il convient de citer les figures en "tête épaule", les doubles sommets, les triples sommets, etc. La formation d'une telle figure sur une valeur est en général de peu d'intérêt si elle reste isolée. En revanche, si un grand nombre de telles formations apparaissent en même temps et si elles correspondent à un changement d'atmosphère du marché et à une évolution de ses paramètres internes, alors le message est clair, la baisse est en vue. Les ouvrages d'analyse technique décrivent fort bien et s'étendent en général longement sur ces constructions, nous renvoyons donc le lecteur aux textes de référence en la matière.

 

La figure précédente qui illustre la formation d'une tête épaule sur Technip au règlement mensuel Français entre avril et juin 1998 est exemplaire, et s'est accompagnée de la formation d'un grand nombre d'autres "têtes epaules" synchrone, les ouvrages anglo-saxons utilisant souvent celle de Dupont (DD) qui est survenue en même temps, avec un gap de départ sur la baisse encore plus marqué que celui qui est visible ici sur Technip. On remarquera par contre ici le "remords du trader" avec un magnifique "pullback", un retracement sur la ligne de cou après sa rupture, qui donnait un parfait signal de vente à découvert pour le trader agressif. Au titre des triples sommets, le lecteur pourra regarder LVMH, ou Crédit National.

Figures Haussières

De même, un certain nombre de figures dites haussières sont également décrites dans les mêmes ouvrages d'analyse technique. On citera pour mémoire les doubles fonds, les triples fonds, les biseaux, triangles et drapeaux haussiers, etc. Encore une fois, l'existe d'une de ces constructions de manière isolée est assez peu significative, mais la présence d'un grand nombre de double fonds par exemple, associée à d'autres indications positives, laisse envisager un retournement de tendance. Le danger avec ces constructions est qu'elles reviennent à faire prendre position près des fonds, et vouloir acheter au plus bas se révèle souvent extrêmement coûteux. Il est indispensable dans ces cas de placer des stops assez serrés sous les doubles ou triples fonds si l'on souhaite essayer de travailler ces configurations. TExSOL® ne recherche pas ces configurations qui sont jugées trop précoces et préfèrera attendre une confirmation des moyennes mobiles et de la force relative.

Figures de Retournement

On peut également citer un certain nombre de figures de retournement, comme les diamants ou les "sell off", i.e. les ventes paniques qui s'accompagnent en général de la fin d'une baisse. On en voit sur nombre de valeurs, lors d'un épisode dévastateur où des nouvelles exceptionnellement mauvaises frappent la valeur ou le secteur (e.g. faillite, recapitalisation, défaut de paiement sur les obligations, etc.)

Figures de Continuation

Un certain nombre de constructions seront classées dans les figures de continuation, c'est à dire qu'elles confirment la tendance en cours, que ce soit à la hausse comme à la baisse. Parmi celles ci, on peut citer les fanions, les drapeaux, les pénants, etc. Les vagues homothétiques sont également à classer dans les figures de continuation (où un certain facteur d'homothétie permet de reproduire la construction précédente), les retracements de fibonacci (mouvements secondaires prélude à une extension du mouvement primaire), etc.

Configurations Remarquables Avortées

Il est intéressant de noter que toutes les figures référencées sous le vocable de "configurations remarquables" sont de nature à avorter, ce qui selon J. Schwager est une information alors extrêmement fiable. Une configuration remarquable qui avorte une une indication très sûre que le marché va faire exactement l'opposé de ce que la configuration remarquable initiale laissait supposer. Il existe ainsi des "têtes épaules avortées" (e.g. Galeries Lafayettes - tête du 6/11/98), des sorties par le haut avortées (e.g. comme celle du CAC40 de 09/00 voir la figure du remords des moyennes mobiles sur le CAC40), des doubles ou triples creux avortés (e.g. BIC 17/01/99), etc.

Conclusions

L'analyse technique peut faire l'objet de traits extrêmement détaillés comme celui de (Murphy, 1986), mais tous les techniciens s'accordent à penser qu'il vaut mieux savoir où va le marché que de savoir pourquoi (analyse fondamentale). Parmi les points les plus importants, notons les suivants :

•    Identifier la tendance et aller dans son sens. Il est clair que les tendances peuvent se développer à diverses échelles de temps, court terme, moyen terme et long terme. La tendance très long terme de la majorité des marchés est haussière, c'est manifeste d'un petit coup d'œil sur le DJIA sur 70 ans ou le S&P500. C'est finalement un résumé visuel de la théorie de Jeremy Siegel, mais ce n'est pas très utile de le savoir. En effet, il vrai qu'à ces échelles de temps, suivant la période de votre maturité en qualité d'investisseur (i.e. celle où vous avez assez d'argent pour investir), vous pouvez connaître 20 ans de marchés pourris, comme entre 1960 et 1980, ce dont vous vous remettrez difficilement. La tendance de moyen terme, i.e. quelques années est la plus intéressante, c'est celle du trading profitable, c'est aussi celle sur laquelle un système comme TExSOL® se focalise. La tendance court terme, e.g. celle des retracements secondaires, ne doit pas être négligée, mais elle est implicitement prise en compte par le système expert, en ce sens où les signaux qui vont dans le sens de la tendance primaire de moyen terme (i.e. achats sur un marché haussier, ventes à découvert sur un marché baissier) ne sont pas déclenchés pendant ces épisodes de retracement de court terme. Ceci met le système à l'abri de prises de positions intempestives. Quant aux mouvements de très court terme, souvent sans tendance réelle mais qui sont des impulsions de quelques jours, nous les ignorons au sens de la théorie de Dow. En résumé, nous retiendrons qu'il est impératif de connaître la tendance de moyen terme, celle qui dit dans quelle phase le marché se trouve au sens de Dow, et d'aller dans ce sens.

•    Nombreux sont les analystes techniques qui vous diront d'identifier les supports et résistances et de les utiliser comme points d'entrée ou de sortie. Nous ne sommes pas franchement de cet avis. Acheter sur un support est souvent le meilleur moyen, soit pour y rester à moisir longtemps soit pour sauter sur le stop dans une petite "Bear trap", trappe qui va vous déclencher le stop positionné sous le support, avant que celle là ne s'en aille vraiment à la hausse. Le même scénario ou presque à la hausse, vendre quand une résistance est atteinte est souvent la meilleure manière d'observer la valeur casser sa résistance et démarrer alors une vraie hausse. Comme il est rare que l'on accepte de payer 20% plus cher sur un achat stop au-dessus de la résistance, on est descendu du train pour la meilleure partie du voyage. TExSOL® a des règles d'entrée strictes, on n'essaie pas d'acheter au plus bas (ce qui est toujours très coûteux), ni sur les supports, mais quand la dérivée du mouvement s'accélère, en se plaçant du bon côté. On laisse filer, tant qu'il y a de l'écoute à laisser filer et du gain à prendre.

•    Nombreux sont aussi les analystes techniques qui vous dirons de surveiller les retracements et d'essayer de vous placer au niveau des retracements de Fibonacci. Les retracements sont une chose dangeureuse pour placer des ordres et espérer qu'en suite les choses se passeront comme prévu. Très souvent, où la valeur ne retrace pas, c'est une gagnante et vous vous contenterez de la regarder passer comme une fusée en étant resté sur le quai à chicaner le prix du billet. Ou bien elle retrace franchement, et si vous n'avez pas mis le stop, vous irez au tapis. Il ne faut ignorer les retracements, mais il faut les consommer avec modération. Il convient de les coupler à d'autres signaux et d'être intransigeant. Le MACD peut être intéressant, et prendre un signal un MACD haussier qui fait suite à un retracement de 68% et permet de placer un stop très près a un sens. Mais prudence !

•    Les droites de tendance sont également réputées importantes. Une droite de tendance doit s'appuyer sur trois points pour être valide. Elles peuvent souligner des mouvements haussiers ou baissier. Il faut être prudent en ce sens où les faux signaux sont finalement assez fréquents. Une fois de plus, la ligne de tendance seule peut être insuffisante, même si elle apporte une information indéniable. La rupture de tendances valides pendant de longues durées de temps, qui sont finalement brisées, avec un retracement qui ramène le cours vers la ligne de tendance mais ne parvient pas à le faire repasser du côté qui prévalait, avant qu'il ne poursuive vers sa nouvelle tendance est en général significative.

•    Les moyennes mobiles restent des outils importants pour l'analyste technique. Elles donnent des signaux objectifs d'achat et de vente, et pour autant que le marché soit en tendance vont permettre aux valeurs de franchir rapidement leurs stops de protection à perte nulle (ZLS), ce qui permettra d'avoir rapidement un portefeuille peu vulnérable. Elles donnent des signaux valables sur les marchés en tendance mais engendrent malheureusement des pertes à répétition sur les marchés en dents de scie. TExSOL® utilise tout un jeu de moyennes mobiles avec des critères assez stricts pour éviter au maximum les signaux "faibles".

•    Les oscillateurs donnent des signaux de sur-achat sur-vente, e.g le Relative Strength Index (RSI) ou le stochastique. Notons que le RSI ne doit pas être confondu avec la force relative (Relative Strength Comparative ou RSC). Les oscillateurs donnent de bons résultats quand les conditions ne montre pas de tendance particulière. Comme TExSOL® évite de prendre position sur de tels marchés qui ne permettent de réaliser que des gains modestes pour des risques accrus, nous n'utilisons pas les oscillateurs qui engendrent autrement de très nombreux faux signaux. La force relative est par contre un outil essentiel de la démarche de TExSOL®.

•    Des nombreux indicateurs, nous avons retenu et présenté le MACD et le "Average Directional Movement" (ADX). Le MACD peut servir à confirmer des prises de position court terme, et l'ADX est sensé confirmer l'existence d'une tendance. Un ADX croissant signale le renforcement d'une tendance (haussière comme baissière) et l'usage d'indicateurs de tendance (e.g. moyenne mobiles), alors qu'un ADX faible caractérisera un marché sans tendance dans lequel le trader devra privilégier les oscillateurs. TExSOL® travaille sur des marchés en tendance, et ne s'embarasse pas des oscillateurs qui donnent de nombreux faux signaux.

•    Les volumes sont très importants, en particulier pour confirmer la validité des changements importants qui surviennent, "breakouts", rupture de support ou franchissement de résistance, etc. Les positions de place (en déport, ou encore le nombre de titres à découvert "short interest") peuvent également donner une idée de l'importance de l'intérêt vendeur qui devra se racheter, ce qui pourra entraîner des mouvements brutaux de "squeeze".  Les volumes doivent être dans le sens du mouvement pour supporter la tendance, sur les hausses pour confirmer un mouvement haussier et inversement. L'importance des volumes est capitale sur les "breakouts", les sorties de fondations dans le modèle de

Stan Weinstein.

TExSOL® est un bon analyste technique car il ne s'attache qu'à l'essentiel mais s'y attache vraiment. Rien de pire qu'un analyste technique trop savant, qui ne sait plus où donner de la tête, quel indicateur écouter et qui finalement d'indécision en procrastination ne fait plus que des âneries. N'oubliez pas que les mauvaises habitudes de trading ne peuvent être que combattues et temporairement inhibées et que les périodes de succès conduisent à une complaisance avec soi-même nuisible, qui les laisse reprendre le pouvoir sur vous dès que possible, ce pour votre plus grand malheur.

Enfin, rien de pire non plus qu'un analyste technique qui interprète et veut en déduire ce que le marché ou bien telle valeur va faire ou devrait faire, et nous nous sommes tous fait prendre à ce travers. C'est à prendre ses désirs pour des realités que l'on commet ses plus belles erreurs. Le marché est dans un certain état, les secteurs et les valeurs aussi, et c'est sur la base de cet état de fait objectif à un instant donné que l'on prend des décisions qui sont les plus appropriées au vu de cette situation. Hebdomadairement, ce qui a le mérite d'éliminer le bruit ambiant journalier, on se repose les mêmes questions, avec la même discipline et l'on agit en fonction de ce qui est observé sans état d'âme.

C'est ainsi que TExSOL® construit ses portefeuilles et les gère avec méthode, discipline, rigueur et indifférence émotionnelle. Ainsi, il gagne !

L'Analyse Fondamentale

Principes Généraux

La Notion de Valeur Actuelle

Concept

Le concept de valeur actuelle de l'argent est essentiel dans l'évaluation des titres financiers (actions ou obligations), tout comme il l'est dans la vie quotidienne. Il se résume à une question: "Préférez-vous recevoir un franc aujourd'hui ou dans un an?". La réponse tombe sous le sens: un franc aujourd'hui vaut plus qu'un franc dans un an. Pour pouvoir comparer des paiements qui viendront à différentes échéances, il est donc essentiel de les ramener à la valeur qu'ils devraient avoir aujourd'hui.

Méthode de calcul

On peut calculer la valeur aujourd'hui d'un paiement différé en le multipliant par un facteur d'escompte, qui sera inférieur à 1. Ce facteur d'escompte est calculé en prenant l'inverse du taux auquel vous pourriez placer cette somme si vous la receviez aujourd'hui. L'exemple ci-dessous illustre ce concept.

Exemple

Si vous recevez 1000 francs aujourd'hui, nous faisons l'hypothèse que vous pouvez les placer sur un compte en banque pour un an à un taux d'intérêt de 10%. A la fin de l'année, vous disposerez donc de:

1000 + 10% x 1000 = 1000 + 100 = 1100

Autrement dit, si l'on vous promet de vous verser cet argent non pas aujourd'hui, mais dans un an, vous devriez accepter pour autant que la somme reçue soit identique. 1000 francs aujourd'hui correspondent donc à 1100 francs dans un an.  La formule de calcul qui en découle est simple:

VA = P / (1 + r)

Avec:

VA: valeur actuelle d'un paiement différé (VA < P bien évidemment). P: paiement à recevoir r: taux d'intérêt auquel un paiement pourrait être placé aujourd'hui

L'exemple du calcul de la valeur actuelle sur un an peut être étendu à plusieurs périodes. Supposons que l'on vous propose de recevoir de l'argent non plus dans une année mais dans deux ans. Vous pouvez placer aujourd'hui ces 1000 francs aux même conditions que si la durée de votre placement se limitait à un an. A la fin des deux ans, vous disposerez de:

 

Tableau 5: Calcul élémentaire de la Valeur Actuelle.

Sur deux ans, ce calcul peut être simplifié de la manière suivante:

[1000 x (1.10)] x (1.10) = 1000 x (1.10)^2 où (1.10)^2 signifie (1.10) à la puissance 2.

Et la formule de la valeur actuelle devient:

VA = P / (1 + r) puissance n

Équation 4: Calcul simplifié de la Valeur Actuelle.

VA: valeur actuelle d'un paiement différé

P: paiement à recevoir r: taux d'intérêt auquel un paiement pourrait être placé aujourd'hui n: nombre de périodes (d'années dans notre exemple) pendant lequel le paiement est retardé.

En appliquant cette formule à l'exemple ci-dessus, on obtient:

1210 / (1,10^2) = 1000

De manière générale, si vous devez recevoir plusieurs paiements à des dates différentes, vous pourrez calculer leur valeur actuelle en suivant la démarche suivante:

 

Équation 5: Calcul de la Valeur Actuelle sur plusieurs périodes.

VA: valeur actuelle d'un paiement différé Pi: paiement à recevoir à la période i ri: taux d'intérêt, pour la période i, auquel un paiement pourrait être placé aujourd'hui

Vous remarquerez que les taux d'intérêt (dénommés r1, r2, r3, et r4) peuvent ne pas être les mêmes dans le cas où les paiements viendraient sur plusieurs périodes. Ceci provient du fait que vous demanderez en général une rémunération plus élevée de votre argent si la durée du placement s'accroît (faites la comparaison dans votre banque: vous verrez que vous obtenez en général un taux d'intérêt plus élevé si vous acceptez d'immobiliser votre argent pour plus longtemps).

Inversement vous pouvez calculer combien vaudra votre investissement actuel (VA) dans n années avec un taux r, i.e. P :

P = VA * (1 + r) puissance n

Équation 6: Valeur d'un investissement au bout de n années avec un rendement r.

Et r est le facteur déterminant dans l'évaluation de la valeur de P au bout de n années

La Notion de PER (Price Earning Ratio)

Concept

Sur toutes les places boursières, vous entendrez parler de PER, i.e. Price/Earning ratio, où de ratio Cours/Bénéfices. Comme l'indique son nom, il s'agit simplement de diviser le cours de l'action par le bénéfice par action de la société.  Exemple

Si une action est vendue au prix de 1000, et que la société a fait un bénéfice par action (soit le bénéfice de la société divisé par le nombre d'actions) de 100, le P/E est de 10:

P/E = Cours/Bénéfices = 1000/100 = 10

L'action de cette société se paie donc 10 fois les bénéfices réalisés au cours de l'année.

Utilisation du P/E

Son utilisation la plus fréquente est dans la comparaison du prix relatif d'un titre par rapport aux autres titres de son secteur ou dans la comparaison de places boursières entre elles. A titre d'exemple, la place japonaise est considérée comme chère par rapport aux Etats-Unis, car les titres y ont des P/E beaucoup plus élevés. Dans le même temps, un P/E élevé peut signifier que les investisseurs sont d'accord pour payer un titre relativement cher, parce qu'ils s'attendent à ce que la société connaisse une forte croissance. Mais le P/E peut aussi être élevé parce que les bénéfices de la société en question sont faibles.

Il faut donc être prudent dans l'interprétation de ce ratio. D'autre part, le résultat obtenu dépend des chiffres utilisés pour les bénéfices par action. Selon les méthodes comptables utilisées, ils peuvent être difficilement comparables.

Impact des taux sur les cours des actions

Dans toutes les situations de récession, les cours des actions en bourse connaissent des baisses importantes. En effet, une récession plonge les entreprises dans de graves difficultés et leur inflige des pertes, les dividendes attendus par les actionnaires seront souvent en baisse et les cours des actions diminueront en conséquence. Toutefois, un autre facteur a une importance capitale dans les mouvements des cours des actions: les taux

d'intérêt.

D'après le concept de valeur actuelle, une hausse des taux utilisés pour calculer la valeur aujourd'hui de paiements futurs diminue cette valeur. Or, cette approche constitue la base de l'évaluation des actions. Cette dernière stipule que le rendement d'une action se détermine à partir du taux offert sur un investissement sans risque, plus une prime de risque offerte sur l'action. Dans un période de hausse des taux, tous les taux d'intérêt subissent une hausse consécutive, y compris ce fameux taux hors risque. De manière logique, les taux de rendement attendus sur les actions augmentent. La valeur actuelle de ces paiements, soit le cours de l'action, sera donc influencée à la baisse.

Ce raisonnement explique pourquoi, même hors d'une période de récession, les bourses peuvent connaître des mouvements brutaux de baisse sous l'influence d'une hausse des taux d'intérêt. De telles hausses de taux peuvent être décidées par les autorités monétaires qui craignent une poussée inflationniste qui peut provenir d'une inflation des actifs boursiers par exemple. En relevant les taux, et en déprimant les cours selon le raisonnement qui vient d'être décrit, le marché s'assagit (e.g. exhubérance irrationnelle d'Alan Greenspan) et les autorités monétaires atteignent leur objectif.

Les onze baisses de taux qui ont suivi l'éclatement de la bulle internet avaient pour objectif l'effet contraire, éviter de plonger les marchés dans une spirale baissières qui aurait entrainé la déflation, voire pire la stagflation (plus de croissance et déflation).

Modèle de Gordon-Shapiro

Concept

Le modèle de Gordon-Shapiro (du nom des deux chercheurs qui l'ont établi) n'est rien d'autre que l'extension à plusieurs périodes (ou années) du modèle relatif aux déterminants du prix actuel de l'action (calculé sur une seule période).

Le cours aujourd'hui (C0) d'une action dépend du taux de rendement attendu (lui-même déterminé par le risque de cette action), du dividende versé et du cours de l'année suivante:

C 0 = (DIV 1 + C 1) / (1 + r)

Avec:

Div i: Dividende reçu pendant l'année i C i: Cours de l'action (année i) r: taux de rendement

Mais de quoi dépend le prix de l'année suivante ? Le même raisonnement s'applique, et le prix de l'année 1 peut être calculé de la même manière:

C 1 = (DIV 2 + C 2) / (1 + r)

Bien entendu, le même raisonnement s'applique à P3, et ainsi de suite, jusqu'à l'infini. Sans entrer dans le détail, le développement des calculs aboutit à:

 

Équation 7: Modèle de Gordon Shapiro.

La formule indique que pour trouver la valeur actuelle, soit le prix aujourd'hui de ce titre, il faut faire la somme des valeurs actuelles de tous les dividendes de l'année 1 à l'année N, puis rajouter à cette somme la valeur actuelle du prix de revente dans l'année N. En fait, l'année N n'a pas grande signification. Partant de l'idée qu'une société ne vit pas pour faire un jour faillite mais pour continuer à exister aussi longtemps que possible, il faut quasiment examiner les flux de paiement à venir à l'infini. Mais on remarquera que, plus on s'éloigne dans le temps, plus la part représentée par le prix final diminue dans le prix actuel. A la limite, la part du prix de revente devient nulle dans le prix aujourd'hui, et ce dernier résulte uniquement des dividendes à venir.

 

Équation 8: Modèle de Gordon Shapiro sur les seuls dividendes futurs.

Cette formule signifie que le prix aujourd'hui d'une action correspond à la somme des valeurs actuelles de tous les dividendes à venir, et ce jusqu'à l'infini.

Formule simplifiée

La formule permettant de déterminer le prix actuel d'une action n'est guère commode à utiliser. En fait, elle peut être remplacée par une autre, qui dit la chose suivante: la valeur actuelle d'une somme versée à perpétuité est obtenue simplement en divisant cette somme par le taux de rendement exigé, ce qui nous donne l'expression suivante:  VA (rente perpétuelle) = Somme à recevoir / Taux de rendement exigé

Dans le cas d'une action, où les paiements à recevoir sont les dividendes versés, la formule s'écrit:

P 0 = DIV1 / r

P0: Prix d'achat de l'action (année 0) Div1: Dividende reçu pendant l'année 1 r: taux de rendement

Cette formule est clairement plus facile à manipuler, mais elle conserve un gros inconvénient: elle suppose que le dividende versé à l'infini sera le même que celui de l'année 1. Pour pouvoir tenir compte des changements dans les dividendes versés, il faut introduire le concept d'un taux de croissance du dividende. Tout d'abord, nous avons besoin de quelques définitions.

Le taux de dividende (dividend yield) est le dividende exprimé en pour-cent du prix de l'action (DIV1/P0) Le ratio de distribution (payout ratio) représente le pourcentage des bénéfices versés sous forme de dividende, calculé par la formule suivante:  Payout ratio = Dividende / BPA

Le ratio de réinvestissement (plowback ratio) est l'inverse du précédent: il mesure la part du bénéfice réinvesti dans l'entreprise. Il est donné par la formule:  plowback ratio = (1 - payout ratio)

La rentabilité des actions (return on equity, ROE) indique ce que rapporte (en pour-cent) un investissement dans une action de l'entreprise.

Nous pouvons maintenant expliquer la formule de Gordon-Shapiro, où formule dite à croissance constante:

P 0 = DIV1 / (r - g)

r: taux de rendement exigé g: taux de croissance du dividende

Cette formule permet de tenir compte d'un facteur g de croissance des dividendes (on considère donc que le dividende de l'année prochaine augmentera chaque année d'un facteur g). Il est important de noter que cette formule ne peut être utilisée que si le taux de croissance des dividendes est plus faible que le taux de rendement exigé sur les actions. Le problème essentiel est bien entendu de calculer ce facteur g.

Limites du modèle de Gordon-Shapiro

Le modèle de Gordon-Shapiro fournit une formule relativement simple d'évaluation d'actions. Toutefois ce modèle, en raison de sa simplicité, présente plusieurs inconvénients et reste limité dans son application: de nombreuses entreprises, souvent au début de leur existence, connaissent des taux de croissance très rapide. Elles versent peu de dividendes, pour pouvoir investir le plus possible, et le font à des taux de rendement important (souvent supérieurs à 15 ou 20%). Dans ce contexte, les taux de croissance calculés ne permettent plus d'appliquer le modèle de Gordon-Shapiro, qui est, rappelons-le, un modèle considérant des entreprises ayant un taux de croissance constant.

Les résultats du modèle dépendent des prévisions de dividendes et des calculs de ratios utilisés. Si les prévisions de dividendes sont inexactes ou que les données comptables sont difficiles à analyser, la formule sera faussée. Enfin, nous l'avons déjà mentionné, les taux de rendement exigés ne peuvent pas être précisément calculés à partir d'une seule action. Ils doivent correspondre à ce que le marché exige pour l'ensemble des actions de même risque, en moyenne.

Néanmois, et ces réserves étant faites, nous avons avec Jean-Luc Monceyron pu créer des modèles intéressants pour autant que les données aient une surface statistique. Quand le marché est haussier, que les BPA sont relativement bien anticipés, disons lors d'une phase principale d'un marché haussier, un modèle du type de celui de Gordon-Shapiro permettra sur une large base d'actions (par exemple un indice) de faire des projections raisonnables (en pondérant par les capitalisations) du niveau de l'indice à la fin du "Bull Run". Nous avions, et cela fut intéressant à postériori car nous n'y avons malheureusement pas trop cru quand le CAC était à 3000pts clairement projeté l'indice autour des 7000pts (selon les hypothèses faites sur les taux) sur la base d'un modèle de flux futurs basé sur un Gordon-Shapiro. Rien d'extraordinaire, un peu lourd à mettre en place (il faut saisir tous les BPA projetés à un, deux, trois ans), mais certainement porteur d'indications sur le niveau maximum que le marché sera en mesure d'atteindre, … si tout va bien !

Notion de Taux de Croissance des Bénéfices (PEG)

Introduction aux éléments comptables

Le cours des actions est sensé être corrélé aux fondamentaux des entreprises, c'est une vision rassurante car supposée logique et à la base du raisonnement de toute une partie de la communauté de la finance, celle des fondamentalistes. En fait, et vous l'avez sûrement observé, il n'y a au mieux qu'une relation (fort) indirecte entre les deux. Si la relation était aussi évidente, ce serait relativement simple de calculer une juste valeur de marché pour une action donnée, mais les fondamentaux ne sont que l'un des points de départ dans l'estimation de la valeur d'un titre. Un point de départ qui est au demeurant fort vite oublié dans le feu de l'action du marché, qu'il soit excessivement optimiste ou excessivement pessimiste, ce qu'il ne manque jamais d'être. Il est intéressant toutefois d'analyser la manière dont l'industrie de la finance arrive à recommander à l'achat des titres dont les PER sont de 200 et plus, et de voir comment on passe ainsi des éléments comptables supposés fiables (encore qu'après ENRON….), aux mirages proposés par les courtiers, analystes et autres experts.

Les schémas comptables de base sont fort simples (Lefebvre, 2000). Le bilan (i.e. "Book Value"), est une representation de l'actif (emplois) et du passif (ressources). Les emplois comprennent l'actif immobilisé, l'actif circulant et les régularisations alors que les ressources comprennent les capitaux propres, les provisions et les dettes. En simplifiant on peut retenir que:

Actif = Dettes + Capitaux_propres

ou encore,

Capitaux_propres (Equity) = Actif (Assets) - Dettes (Liabilities)

Cette formule élémentaire est à la base du bilan d'une entreprise, en retirant les dettes de l'actif on connait la valeur "matérielle" de l'entreprise, ce que les Anglo-saxons appellent la "book value", qui est une mesure statique permettant en un sens de connaître ce que les actionnaires se répartiraient en cas de liquidation (pour autant qu'il n'y ait pas de créanciers plus prioritaires…). Ce compte de bilan ne nous dit rien de la capacité de l'entreprise à générer des profits et encore moins de son business.

Pour ce faire existe un autre document comptable, dit le compte de résultat:

Produits (Revenue) - Charges (Expenses) = Résultat (Net Income or Loss)

Il convient de comprendre que le compte de résultat est influencé par les opérations provenant de l'activité normale de l'entreprise, par les opérations exceptionnelles, et par des éléments favorables ou défavorables antérieurs qui viennent changer ce résultat, Résultat qui sera la variation des capitaux propres de l'exercice. Ce résultat mesure la performance de l'entreprise sur une période déterminée, i.e. l'exercice. Wall Street, comme toutes les bourses et les boursiers et analystes font référence au résultat sous le terme impropre de bénéfices (i.e. earnings) On retiendra que le compte de résultat est un document d'ordre économique et que le bilan est un document d'ordre financier.

A partir de là, les analystes s'intéressent au ratio P/E précédemment exposée. Quand on divise le cours d'un titre par le bénéfice (au sens impropre où nous l'entendons) par action, nous obtenons le ratio P/E ou PER. Ainsi si une société se traite à 100 $ l'action et qu'elle affiche un résultat de 5 $ par titre, 100 / 5 donne un P/E de 20, qui est aussi un multiple en ce sens ou cette société se traite à un multiple de 20 fois ses bénéfices (on peut réfléchir aussi en termes de nombres d'années pour recouvrer son investissement si tous les bénéfices étaient distribués sous forme de dividendes…). Si vous réflechissez de cette manière et avec un PER de 20 (si tout est distribué…), il vous faudra 20 ans pour doubler la mise (100% de gains), alors que cela ne prendre que 12 ans si vous l'investissez sur une obligation ayant un rendement de 6% !

Vous commencez à vous poser des questions, vous vous demandez si cela a un sens d'acheter ce type de titre avec un PER de 20, et c'est fort justifié… ne parlons pas des titres ayant un PER de 200 ! Quel peut donc être le sens d'aller investir dans des titres dont le PER est de 20 (ce qui mettrait le S&P 500 à seulement 800 pts), alors que vous pouvez le placer sans risque sur le marché obligataire dans de bien meilleures conditions ? Cela peut avoir un sens, et ce uniquement dans ce cas, si l'on parvient à vous convaincre que vous êtes à l'aulne d'une progression majeure de l'entreprise qui va faire, qu'explosant sur son marché, les bénéfices vont être multipliés par, 5 par 10, par autant que de nécessaire pour vous convaincre d'acheter ! Bien sûr votre situation est très différente de celle de Warren Buffet, car losqu'il achète, ce n'est pas 100 titres mais la totalité de la société, ce qui lui en donne le contrôle. Il peut alors décider de ce qu'il va faire des bénéfices, les réinvestir dans l'entreprise, les distribuer, et si oui de quelle manière, etc. alors qu'en qualité de petit actionnaire, rien de tout cela ne vous sera permis !

Retombons sur Terre !

En attendant d'être Warren Buffet ou François Pinault, vous n'avez que 100 titres de l'entreprise et vous ne controlez rien du tout. Cependant, tout est fait pour vous laisser penser que vous et vos quelques titres, avez bien un pouvoir réel, on vous envoie les rapports annuels, et vous êtes sensé voter aux assemblées générales d'actionnaires. Notez bien que si le résultat ne convient pas aux grands manitous, ils iront jusqu'à dire que les votes ont été piratés, et reconvonqueront une assemblée, histoire de précipiter le cours dans les abysses un peu plus rapidement s'il en était besoin. Il est dommage que quand vous soyiez vendeur à découvert, l'on ne vous envoie pas les mêmes documents, comme le faisait remarquer avec une savoureuse ironie Jessie Livermore il y a presque un siècle !

Bien, revenons en à nos bénéfices; Les dirigeants ont un choix cornélien entre réinvestir ces résultats dans l'entreprise, à considérer dans ce cas qu'ils seront en mesure de faire croître l'entreprise assez vite pour que les gains qui vous ont été préemptés se retrouvent au moins dans la valeur accrue à terme de l'entreprise (si les investissement faits avec votre argent se sont avérés judicieux), ou les distribuer et dans ce cas avec quel taux de distribution. En pratique, seule une partie des bénéfices sont distribués sous forme de dividende, et vous espérez que la croissance des bénéfices s'accompagnera d'une valorisation des titres sur le marché. Mais il est important de bien comprendre que ce n'est qu'un espoir, car il n'existe aucune corrélation stricte entre ces bénéfices et le cours du titre qui peut être influencé par de multiples autres facteurs. Il peut même être vrai que le titre soit une remarquable affaire à ce prix, mais à moins encore une fois d'être Warren Buffet, et de pouvoir attendre des décennies que le marché vous donne raison, il n'est pas très intéressant pour un trader d'être assis sur un titre excellent, quand vous êtes le seul à le savoir ! Ce que vous espérez en qualité de trader, c'est que le titre bouge dans un sens comme dans un autre mais qu'il bouge.

Mais revenons à notre petit investisseur, et aux raisons qui vont faire qu'un PER de 200 n'est ni une bonne justification d'achat pour lui (vous vous en doutez déjà), ni une bonne raison pour vendre à découvert pour vous, le trader ! Nous dirons que les faits sont sacrés et que les interprétations sont libres. Les faits, ce sont les derniers bénéfices connus et le cours de l'action, celui qui se traite sur le marché. Les interprétations, ce sont les projections des analystes, sur la base des anticipations de bénéfices, des perspectives de la société, de ses marchés, de son secteur industriel, etc., le tout bien proprement ficelé dans ce que l'on appelle de la recherche fondementale sur la société. Ce n'est pas de la recherche, ce sont de pures spéculations sur le futur, et l'expérience montre que ces spéculations là, regardent bien plus souvent dans le rétroviseur, qu'au travers du pare-brise ce qui vous arrive droit dans la figure ! Si vous n'en êtes pas convaincus, pensez au sommet de la bulle internet ou aux recommandations des experts (devons nous les nommer ?) qui vous disaient d'acheter tant que vous le pouviez de l'ENRON, quand il côtait encore 35 $, "still the best of the best" et qu'il fonçait droit vers la radiation !

Pour retomber sur Terre, nous vous proposons une illustration tirée du site decisionpoint et adaptée. Ce graphe représente le S&P 500 depuis 1970, et affiche en même temps la valeur que le S&P 500 aurait si le PER moyen de l'indice était de 20 (en rouge), de 15 (en bleu), de 10 (en vert). Si le graphe était en échelle semilogarithmique, on verrait alors apparaître deux bandes (i.e. correspondant aux PER à 20 et 10). La valeur du milieu de bande pourrait pour le S&P500 se calculer de la même façon que ce qui a été fait pour essayer de déterminer la valeur raisonnable du Dow sur une base historique dans le paragraphe Dow 36.000 (valorisation fondée sur les flux futurs). En regardant ce graphe, on comprend mieux pourquoi Warren Buffet nous dit que les actions n'était pas chères en 1974 (PER < 10) et pourquoi aujourd'hui, même après un marché baissier de deux ans, un véritable fondamentaliste a du mal à s'enthousiasmer pour le niveau des cours…

En fait, et vous vous en souvenez, un PER de 20 ne peut se justifier sur un titre, pour un achat en qualité d'investisseur, que si les perspectives de l'entreprise sont suffisamment mirifiques pour que les bénéfices soit multipliés par un facteur très significatif, e.g. 5 ou 10 !, Sinon mieux vaut se placer sur de l'obligataire à 6%. Mais là, il ne s'agit pas d'une entreprise en particulier, mais de "corporate america", qui dans son ensemble doit offrir ces fantastiques perspectives. De plus, comme vous le voyez sur le graphe, le PER n'est pas de 20 mais de 35 !!! alors dans ce cas il faut inventer quelque chose pour faire acheter les gens, trouver une logique contorsionnée pour justifier de tels niveaux de cours, et laisser espérer les investisseurs que cela ne peut encore que monter. Le trader vous dira que si cela peut encore parfaitement monter (n'allez pas shorter des fusées), ce ne sont sûrement plus les fondamentaux qui justifient telle folie, mais tout simplement la loi de l'offre et dela demande, la loi des tulipes !

 

Il y a plusieurs raisons qui font que la discussion est significativement plus compliquée.

La première est qu'une période de récession peut anihiler les bénéfices des sociétés et engendrer des PERs qui n'ont plus de sens ou qui deviennent astronomiquement élevés ou négatifs. Ils ne veulent plus rien dire, et raisonner au cours de ces périodes sur les seuls PERs est totalement hasardeux, car les bénéfices réapparaissent à la sortie des récessions, et peuvent très rapidement faire passer de PERs détestables à des PERs beaucoup plus favorables. Le modèle est satisfaisant en régime établi, sa signification lors d'instabilité majeure devient relative.

La seconde est qu'il n'y a qu'une relation fort indirecte entre le cours d'une action et les bénéfices de la société. Naturellement tout est fait pour vous faire penser le contraire. Parvenir à vous convaincre du contraire est fondamental pour vous faire acheter sur une base supposée rationnelle. Ce que l'on cherche à vous faire croire, c'est d'une part que si les fondamentaux sont de nature à justifier le prix que vous allez payer, ces fondamentaux n'ayant aucune raison de se détériorer, vous avez payé un juste prix pour une juste fondation, et d'autre part que lorsque les fondamentaux vont encore s'améliorer (ils ne peuvent faire que cela), le cours de l'action va monter corrélativement. Rien de tout cela n'est vrai, et sur des périodes de quelques mois, sans que les fondamentaux ni le business d'une entreprise ne change grandement, les cours des actions sont fréquemment multipliés par deux ou… divisés par deux ! La réalité est tout simple, les cours montent quand la demande est supérieure à l'offre, qu'elle qu'en soit les multiples raisons, et inversement, sans que tout cela n'ait grand chose à voir avec les fondamentaux de l'entreprise. Si l'on veut gagner de l'argent, il faut être dans le mouvement, dans la tendance, acheter ce qui monte parce que les gens pensent que cela doit monter (qu'elles qu'en soient les raisons) et vendre ce dont ils pensent que cela doit baisser, ce que notre système expert TExSOL® fait fort bien.

La réalité est simple, quand un marché présente un PER de moins de 10, il est sous-évalué et quand il présente un PER de plus de 20 il est surévalué. Fallait-il rater tout le mouvement haussier depuis fin 1994, sous prétexte que le marché montrait un déjà un PER de plus de 20 au début de 1994. Sûrement pas, mais il ne faut pas se raconter des histoires, quand on achète un marché surévalué, quand on achète des titres avec des PERs de 200, c'est parce qu'ils montent et pas parce que ce sont de bonnes affaires sur un plan fondamental. Et quand on souffle pour aider à gonfler la bulle, il ne faut pas oublier en qualité de trader de retourner la veste, car plus haut sera le sommet, plus rude sera la chûte. Enfin, l'investisseur doit aussi savoir qu'acheter des titres présentant des PER de moins de 10 ne les empêche pas de chûter de moitié, ce qui leur laisse un PER de 5 qui permet encore de très belles baisses ! Rien ne sert d'avoir un tas de titre au fond d'un portefeuille qui ne sont pas chers, mais dont on est bien le seul à les vouloir.

Reste à savoir comment on peut convaincre de petits investisseurs d'acheter des titres avec des PERs de 200, vous vous souvenez de la phase de distribution de Charles Dow, telle qu'il l'avait décrite ? La réponse est simple, cela s'appelle la notion de taux de croissance des bénéfices, le Projected Earning Growth, le PEG, la tarte à la crème qui va vous coûter cher comme nous allons le voir maintenant.

Le PEG ou comment croire au Père Noël

Le Projected Earning growth, projection de croissance des bénéfices, est la baguette magique qui va permettre aux plus magiciens des fondamentalistes de vous convaincre - ou d'essayer - d'acheter des titres ayant des PERs de 200. Si les bénéfices actuels, ni les futurs anticipés à relativement court terme ne suffisent plus, il faut bien trouver autre chose pour soutenir les cours, ce seront les projections de croissance (décroissance ?). Et comme nous aimons bien une rationnalisation de nos attentes, et que le grand public dans son ensemble veut voir les marchés financiers monter, le PEG apparaît alors comme une bonne rationnalisation.

Le fait que les PERs soient anormalement élévés d'un point de vue historique n'a pas été l'avènement d'un nouveau paradigme de société ou d'économie, mais tout simplement comme l'avait bien noté (Swenson, 1999) dans ses analyses techniques, la mise en évidence d'un niveau de risque exceptionnellement élevé.

Bien sûr, quand on regarde le marché avec les yeux d'un analyste technique on a aussi tendance, comme tous les êtres humains, à vouloir y trouver ce que l'on y recherche. C'est l'une des erreurs les plus classiques commises et soulignées par les plus grands traders que de penser que le marché doit faire quelque chose et que de ne pas correctement réagir s'il fait naturellement autre chose. Il est beaucoup plus constructif de se dire que l'on ne sait pas ce qu'il va faire, de se contenter d'observer ce qu'il fait et d'agir en conséquence.

Naturellement, inutile de dire de dire aux gens dont les portefeuilles sont massacrés après deux ans de marché baissier, que le PEG ne devait pas être une très bonne idée, ni une notion très pertinente. La leçon est qu'il faut rester sur Terre, savoir qu'un titre présentant un PER de plus de 20 ne sera jamais un bon investissement sur une base fondamentale, surtout s'il est consommateur de capitaux, mais qu'il peut constituer un trader remarquable s'il monte jusqu'à 200. Quant à un marché qui a un PER de 35, inutile d'être grand savant pour comprendre qu'il est promis à une phase de réajustement…

Ces choses étant dites, tous les trades sont permis, pour autant que l'on soit du bon côté du trade.

TExSOL® est là pour ça.

Intervenir sur les Marchés

Les Marchés Français

Le Système de Règlement Différé

Le Service de Règlement Différé (S.R.D.) a été mis en place le 25 septembre 2000 par la Bourse de Paris. Il se substitue au Règlement Mensuel. Ce bouleversement du système de négociation et de règlement s'inscrit dans le cadre de l'harmonisation européenne des marchés financiers. La Bourse de Paris était en effet la dernière place financière à conserver un système de règlement / livraison différé pour les grandes valeurs de la cote. Désormais, toutes les transactions effectuées à la Bourse de Paris se font au comptant, c'est à dire à règlement / livraison immédiat.

A l'achat comme à la vente, l'investisseur doit préciser à son intermédiaire habituel qu'il s'agit "d'un ordre avec S.R.D.". Comme pour le Règlement Mensuel, la livraison et le paiement n'interviennent qu'à la fin du mois boursier, mais à 5 jours de bourse avant la fin du mois civil (contre 6 jours auparavant). Les demandes de report pourront être effectuées jusqu'au cinquième jour de bourse avant la fin du mois civil (au lieu du 6ème jour pour le RM). En revanche, le négociateur des titres, qui "portera" la position de l'investisseur demandera à ce dernier une commission, laquelle est fixée librement.  En ce qui concerne les ordres sans S.R.D., la livraison et le paiement interviennent à J+3, comme pour les marchés au comptant actuels (Second Marché, Nouveau Marché, etc.) Il est néanmoins possible de reporter sa position. Pour être valide, le report doit être signalé dans les 5 jours de bourse précédant la fin du mois civil, soit le jour même de la liquidation.

Il existe un certain nombre de critères d'éligibilité pour qu'une valeur puisse être traitée en SRD et parmi les deux plus importants, citons :

•    Le titre doit appartenir au SBF 120 et/ou ;

•    Sa capitalisation boursière doit au moins être égale à 1 milliard d'euros et son volume de transactions journalières doit dépasser 1 million d'euros.

Les valeurs étrangères satisfaisant ces critères peuvent bénéficier du S.R.D.

Du point de vue de la fiscalité de ces opérations, les reports au SRD ne sont pas admis dans le cadre d'un PEA, placement ayant pour vocation de favoriser l'investissement à long terme d'actions françaises. Les ventes et reports d'opérations SRD sont pris en compte dans le compteur fiscal des cessions. En cas de report sur les positions SRD, les plus ou moins values réalisées deviennent réelles et taxables, à la différence des positions sur titres détenus sous dossier, sur lesquelles les plus ou moins values restent latentes.

Les Marchés Comptants

Introduction

La Bourse de Paris regroupe près de 1.000 sociétés cotées, pour une capitalisation boursière de plus de 5.000 milliards de francs. Certaines réalisent plus de 100 milliards de CA, tandis que d'autres franchissent difficilement les 10 millions. Cette diversité explique la volonté originelle de la Société des Bourses Françaises (SBF) de créer des marchés dédiés en fonction du type d'entreprises.

Il existe actuellement quatre marchés actions en France : le Premier Marché, le Second Marché, le Marché Libre OTC et le Nouveau Marché. Sur ces quatre Marchés, les actions sont traitées au comptant.

Le Premier Marché et le SRD

Le Premier Marché regroupe les entreprises - de l'ancien Règlement Mensuel (RM) et du Comptant - ayant une capitalisation boursière d'au moins 750 à 800 millions d'euros et qui diffusent au moins 25 % de leur capital dans le public. Avant le 25 septembre 2000, le Premier Marché se répartissait entre le Règlement Mensuel, regroupant les sociétés les plus actives, et le Comptant. Cette distinction a perdu sa raison d'être depuis l'abandon du principe du marché à Règlement Mensuel et l'adoption du SRD. En effet, toutes les sociétés du Premier Marché sont désormais traitées au comptant, et certaines d'entre elles sont éligibles au Service de Règlement Différé (SRD). Le SRD est un système de passage d'ordres offrant aux investisseurs toutes les caractéristiques du marché à règlement mensuel, à la seule différence que le coût du portage leur est facturé sous forme de commission (la Commission de Règlement Différé). Ce marché fonctionnant comme un marché à terme, et induisant des mécanismes de gestion particuliers, il est géré par TExSOL® d'une manière également particulière.

Le Second Marché

Le Second Marché a été créé en 1983 afin de permettre aux sociétés de taille moyenne de se financer sur les Marchés financiers. En effet, seule une capitalisation boursière de 12 à 15 millions d'euros et une diffusion de 10% du capital dans le public sont nécessaires pour s'introduire sur ce marché. On compte sur ce marché près de 300 sociétés, qui se caractérisent par des taux de croissance plus élevés que la moyenne des sociétés du Premier Marché. Les années 1997 et 1998 ont été marquées par un afflux d'introductions sur ce marché. Mais à taux de croissance plus élevé correspondent souvent des risques plus élevés comme nous l'avons souligné dans le modèle de Bernstein. Il n'est pas rare que certaines sociétés soient mises en redressement judiciaire ou en dépôt de bilan.

Le Nouveau Marché

Ce marché est destiné aux entreprises innovantes, jeunes, à activités risquées (R&D). Ce marché s'apparente au capital risque. Les sociétés n'ont que très peu de vécu. Toute la valorisation d'une société est basée sur des prévisions. En cas de non atteinte des objectifs annoncés, le cours des actions a tendance à chuter très brutalement. L'indice du Nouveau Marché, après avoir atteint son plus haut historique en mars 2000 à 7867 points, a chuté en septembre 2001 en dessous des 700 points…

Les Marchés US

Règles Générales

Il existe un certain nombre de marchés aux Etats-Unis et nous citerons les principaux, à savoir l'AMEX, Le NYSE, le NASDAQ et le CME (Chicago Mercantile Exchange, pour les marchés de futures en particulier). Pour l'opérateur sur actions, le fait que le titre auquel il s'interesse soit côté sur l'un ou l'autre de ces marchés est sans réelle importance. Son ordre sera de toutes les manières transmis depuis son courtier (broker) vers un teneur de marché (market maker) sur le NYSE par exemple ou vers un système de cotations / transactions électroniques dans le cas du NASDAQ sans qu'il ne s'en rende vraiment compte.

Il est cependant important, pour certains types de valeurs comme celles côtées sur les "feuilles roses" (i.e. pink sheets) de vérifier la bonne exécution des ordres qui parfois peuvent entraîner des conséquences facheuses, à titre d'exemple je me souviens d'avoir été exécuté à plus de 30$ sur un titre qui ne cotait que 1$ (Barrister Information Services - BIS) alors que bien sûr cette action n'avait pas côté plus de 1 3/4$ le jour de mon exécution ! Une simple erreur d'un teneur de marché… Dans l'ensemble, il faut simplement considérer que 99,9% des exécutions se font dans de relativement bonnes conditions, bien qu'il soit toujours surprenant aux US de constater qu'un ordre d'achat ou de vente au prix du marché rentré bien avant la séance ne soit pas exécuté au cours d'ouverture… ce qui ne survient jamais en France par exemple.

Pour ce qui concerne les actions, il n'existe pas de marchés "comptant" ou "SRD", la capacité à être en report dépend d'une part du type de compte de l'opérateur (i.e. compte sur marge ou non), et d'autre part des valeurs qui peuvent être "on margin" ou non et avec un certain taux de marge (en général les actions côtant plus de 5$ peuvent être achetées en report avec un taux de marge de 2) pour les positions acheteuses, et de même pour les positions vendeuses à découvert qui supposent que le courtier parvienne à emprunter les titres et qu'il vous laisse "shorter" la valeur, ce qui peut être interdit pour différentes raisons. Dans l'ensemble, et à la différence en France où seul le SRD offre ces possibilités, la plus grande partie du marché américain permet au détenteur d'un compte titre sur marge de procéder à des reports avec un effet de levier néanmoins faible (fois deux seulement le cash, les plus values latentes ne donnant aucun effet de levier mais permettant de reprendre position à hauteur de leur simple montant - cf inéquation de la couverture et notion "d'Excess Equity"). De plus une règle étrange, celle dite de "l'uptick ou zero-plus tick" et héritée du désastre de 1929, suppose que vous ne puissiez vendre à découvert des actions qui s'enfoncent. La vente à découvert ne passera donc que si la dernière transaction s'est faite à la hausse (notion de tick) ou au moins inchangée. Le titre sur lequel la vente à découvert est placée doit être "marginable", i.e. éligible au report, et côter plus de 5$ au moment où vous engagez la vente à découvert. Le courtier peut décider de plus de déboucler votre position à sa guise s'il ne parvient plus à "emprunter" les titres qui servent de "support" à votre vente à découvert.

AMEX

L'American Stock Exchange (AMEX), offre sur un seul marché un accès à une très large panoplie d'actifs, i.e. actions, options, et une centaine d'ETFs (Exchange Traded funds). Grandes ou petites, à la pointe ou bien établies et reconnues, toutes sortes d'entreprises sont listées sur l'AMEX. Une remarquable diversité, qui va de leaders mondiaux à des acteurs de niches, l'AMEX offre des perspectives d'accès au capital pour tous les acteurs, et son indice, i.e. l'Amex Composite Index (XAX) est le reflet de cette diversité et fait montre de consistance même au cours de périodes de marchés difficiles. L'AMEX est aussi de le deuxième plus grand marché d'options au monde, et au travers une recherche constante de la qualité du service, des éxécutions et d'une technologie à la pointe, l'AMEX tente de s'imposer comme le leader sur le marché des options. Les "puts" et les "calls" sont traités sur les entreprises américaines ou sur les étrangères, i.e. ADRs (American Depositary Receipts), sur les indices sectoriels et internationaux, sur les ETFs (Exchange Traded Funds), et les HOLDRS. C'est aussi sur l'AMEX que se traitent les options "LEAPS" et "FLEX". L'AMEX est aussi un pionnier de la création des ETFs, types de valeurs qui s'est considérablement développé depuis pour atteindre 80 milliards de dollars en une décennie. L'AMEX reste un leader en matière d'ETFs, avec plus de 100 ETFs basés sur un panier d'actions conçu en général pour suivre un indice sectoriel ou international et s'échanger comme une simple action. Enfin, l'AMEX offre les HOLDRS (HOLding Company Depositary ReceiptS) qui permettent également un investissement liquide, transparent et efficace dans un groupe diversifié de titres.

NYSE

L'origine du NYSE remonte à plus de 200 ans, en 1792 exactement, quand un accord fut signé par 24 courtiers New-Yorkais connu sous le nom de "Buttonwood Agreement", à cette époque se traitaient 5 valeurs sur le marché ! Le premier bureau du NYSE remonte à 1817, un local au deuxième étage du 40, Wall Street, loué à l'année pour 200$. Le NYSE fut enregistré comme une bourse nationale auprès des autorités américaines, i.e. la SEC (Securities and Exchange Commission) le 1er octobre 1934. Un président fut nommé en 1938 et un bureau des dirigeants (Board of Governors) de 33 membre fut constitué également en 1938. En 1971, le NYSE fut enregistré comme une entreprise à but non lucratif et en 1972 le bureau fut remplacé par un conseil d'administration de 35 directeurs.

Le New York Stock Exchange (NYSE) est considéré comme le plus grand marché du monde, sur lequel s'échangent les titres de plus de 3.000 entreprises. Ces sociétés sont représentatives de la grande diversité des entreprises américaines, y compris les petites et moyennes capitalisations. Les entreprises étrangères jouent un rôle croissant sur le NYSE, et plus de 450 sociétés étrangères y sont listées.

NASDAQ

Le Nasdaq est une enterprise qui se charge de créer, animer et gérer un marché réglementé qui se veut le plus grand marché électronique de la planète. Le Nasdaq n'est pas physiquement localisé dans un seul endroit, mais fait appel à un réseau sophistiqué de calculateurs inter-connectés qui transmettent des données en temps réel sur les cotations et les transactions à plus de 1,3 millions d'utilisateurs dans 83 pays. Le marché Nasdaq comporte presque 4.100 entreprises parmi les plus grandes sociétés du monde et assure un grand nombre d'introductions chaque année.

Réaliser des transactions sur le Nasdaq n'est pas limité à un nombre fixé de participants. En fait, un très grand nombre d'entreprises avec des modèles et des techniques d'intervention différents se connectent au Nasdaq et entre en concurrence. Le Nasdaq permet aux utilisateurs finaux de choisir par quel intermédiaire ils vont placer leurs ordres sur le Nasdaq, tout en sachant que ces agents de change doivent être agréés par la SEC (Securities and Exchange Commission), i.e. la commission des opérations de bourse américaine.

L'un des points clefs de l'organisation du marché Nasdaq est la présence de "Market Makers", i.e. des animateurs de marché. Plus de 500 entreprises de ce type assurent une animation des transactions pour les sociétés côtées sur le marché Nasdaq, et travaillent avec leurs fonds propres en ajoutant ainsi de la liquidité et en permettant que les transactions s'effectuent dans de bonnes conditions.

Les Ordres

Marchés Français

L'investisseur ou le trader peut choisir parmi 6 ordres celui qui correspond le mieux au marché sur lequel il agit, et à l'intervention qu'il souhaite réaliser.

A tout prix

C'est l'ordre prioritaire par excellence. Seule importe la quantité et non le cours. Ainsi l'ordre "A tout prix" sera exécuté pour peu qu'il trouve la quantité suffisante en contrepartie. L'ordre n'aura que peu de risques (voire pas) d'être exécuté partiellement. Celà signifit que l'investisseur risque d'avoir des exécutions à des cours qui peuvent être très éloignés les uns des autres. Dans l'hypothèse d'une grosse quantité d'actions sur un marché peu liquide, l'ordre "A tout prix" peut être cause de réservation d'une valeur à la hausse comme à la baisse. Par conséquent cet ordre doit être utilisé avant tout sur des valeurs très liquides.

Au prix du marché

L'ordre "Au prix du marché" s'intéresse dans un premier temps à la quantité de l'ordre. Il se rapproche ainsi de l'ordre "A tout prix". Mais contrairement à l'ordre "A tout prix", une fois la première transaction exécutée sur votre ordre, dans le cas d'une exécution partielle, l'ordre "Au prix du marché" se transforme automatiquement en ordre à cours limité. Exemple : dans le cas d'une vente de 1000 actions "Au prix du Marché", l'ordre "Au prix du marché" se transforme en ordre à cours limité au prix de la meilleure demande quelle que soit la quantité demandée après exécution partielle. Il est clair que ce type d'ordre ne diffère pas sensiblement de l'ordre à tout prix s'il est passé juste avant l'ouverture du marché, par contre s'il est entré en cours de séance il peut se solder par une exécution partielle inachevée. Compte tenu de la manière dont travaille TExSOL®, c'est à dire hebdomadairement, c'est un ordre qui est tout à fait approprié s'il est entré avant l'ouverture du marché, le lundi matin par exemple, pour ouvrir et clore les positions.

A cours limité

Les ordres à cours limité garantissent au vendeur un cours minimum de vente et à l'acheteur un cours maximal d'achat. En contrepartie de cette garantie de cours, l'éxécution de l'ordre n'est pas garantie, même partiellement. Exemple : Un investisseur place un ordre d'achat à un cours limité de 10,5 Euros. Son ordre ne sera exécuté que si un ou plusieurs vendeurs décident de vendre à un cours de 10,5 Euros ou moins. C'est souvent une manière regrettable de ne pas être exécuté et de courir après l'exécution par la suite en se décalant progressivement d'un pourcentage alarmant !

Tout ou rien

L'objectif est de se protéger contre une exécution partielle.. L'opérateur connait à l'avance avec certitude (dans le cas où il existe une contrepartie) le cours d'exécution.  De plus, l'ordre ne peut être exécuté partiellement. L'ordre "Tout ou rien" nécessite une contrepartie identique en tous points : cours limite et quantité (au moins égale). Si aucune contrepartie n'est trouvée, l'ordre n'est pas exécuté (ce qui peut être un inconvénient majeur !). Un autre inconvénient (ou avantage suivant les cas !) de ce type d'ordre est qu'il n'apparait pas sur le carnet d'ordres. Il est impossible de savoir s'il existe une contrepartie contrairement aux autres types d'ordres (limite, prix du marché).

A seuil de déclenchement

L'ordre ne devient effectif que lorsque le cours franchit un certain seuil à partir duquel il se transforme en ordre à tout prix et est donc exécuté prioritairement. C'est un ordre qui permet de planifier ses achats et ses ventes en indiquant des seuils de déclenchements, ce qui permet de profiter de tout retournement de tendance. L'inconvénient de cet ordre comme pour "l'ordre à tout prix" c'est que l'on sait à quel cours l'ordre sera déclenché, mais on ne sait pas à quel cours il sera exécuté. Ceci peut entrainer des décalages importants entre le niveau de déclenchement et l'exécution, ce d'autant plus que la valeur est peu liquide ou insuffisamment liquide (e.g. second marché, nouveau marché). A titre d'exemple, vous avez des titres "X" à 100 Euros, qui ne cessent de progresser (derniers cours 112 Euros). Tant qu'ils montent, naturellement, vous les gardez, cependant vous souhaitez prendre votre bénéfice en cas de baisse. Vous allez par exemple passer un ordre de vente de 100 titres "X" à seuil de déclenchement à 98 Euros (en dessous d'un "chiffre rond"), validité révocation, c'est ce que l'on appelle un ordre de "protection trainant" (car il traine derrière la valeur qui progresse et sera relevé au fur et à mesure), i.e. un "Trailing Stop". Tant que la valeur ne cote pas 98 Euros votre ordre n'est pas exécutable, si ce seuil est franchi alors l'ordre se transforme en un ordre à tout prix. Pour un achat, la procédure est identique, sauf que dans ce cas le cours de déclenchement sera supérieur au derniers cours coté.

A plage de déclenchement

Cet ordre à plage de déclenchement présente des caractéristiques identiques à l'ordre "à seuil de déclenchement" puisqu'il se déclenche lorsqu'un seuil à la hausse ou à la baisse est atteint. Par contre au lieu de se transformer en "ordre à tout prix" dès que le seuil est atteint, il se transforme en "ordre à cours limité". On doit donc indiquer une limite maximale pour un achat et une limite minimale pour une vente.  Cet ordre permet donc de pallier à l'inconvénient de l'ordre "à seuil de déclenchement" et donc de limiter le prix de son achat ou de sa vente, cependant l'exécution n'est naturellement plus garantie, ce qui est principalement recherché avec les ordres stops.

Marchés Américains

Tickers et GTC

A la différence du marché français où les sociétés sont principalement repérées par des codes (e.g; RGA,

SICOVAM, etc.), les sociétés sont identifiées sur les marchés américains par des identifiants, i.e. dits "tickers". Un ticker peut être une lettre simple comme T pour ATT, un groupe GE pour General Electric ou une combinaison de 4 lettres comme AMZN pour Amazon. La principale différence avec les ordres passés sur les marchés français concerne l'absence d'ordre à tout à prix et l'absence d'ordre à révocation, qui sont remplacés par des ordres dits GTC "good till cancelled", c'est à dire valables jusqu'à annulation, ou plus simplement valables soixante jours calendaires à partir de leur saisie. Ce système conduit à ce qu'à la différence du marché français où tous les ordres "tombent" à la fin de la liquidation, suivant les jours où vous avez rentré vos ordres (stops) pour les différentes valeurs de votre portefeuille, il faudra vous souvenir que c'est soixante jours plus tard que votre ordre tombera.

Market Order

Le "market order" garantit une exécution au meilleur prix possible quand il touche le marché. Il ne grantit pas un cours d'exécution. Compte tenu de la manière dont travaille TExSOL®, c'est à dire hebdomadairement, c'est un ordre qui est tout à fait approprié s'il est entré avant l'ouverture du marché, le lundi matin par exemple, pour ouvrir et clore les positions.

Limit Order

Les ordres à cours limité garantissent au vendeur un cours minimum de vente et à l'acheteur un cours maximal d'achat. En contrepartie de cette garantie de cours, l'éxécution de l'ordre n'est pas assurée, même partiellement.

All or none

L'objectif est de se protéger contre une exécution partielle.. L'opérateur connait à l'avance avec certitude (dans le cas où existerait une contrepartie) le cours d'exécution.  De plus, l'ordre ne peut être exécuté partiellement. L'ordre "Tout ou rien" nécessite une contrepartie identique en tous points : cours limite et quantité (au moins égale). Si aucune contrepartie n'est trouvée, l'ordre n'est pas exécuté. Un minimum de 300 titres doivent être achetés ou vendus pour pouvoir préciser un ordre du type "all or none". Si les transactions se font par groupe de 100 on parle de "round lots" et si les transactions sont en nombre quelconque de titres on parle "d'odd lots". Les petits investisseurs sont réputés être à l'origine des "odd lots", alors que les "round lots" sont sensés provenir d'investisseurs institutionnels. Ainsi, les tenants de la théorie de l'opinion contraire, consistant à faire le contraire des petits investisseurs qui sont supposés se tromper majoritairement,

Stop et Stop Limit Order

L'ordre Stop ne devient effectif que lorsque le cours franchit un certain seuil à partir duquel il se transforme en ordre au prix du marché (i.e. Market Order). C'est un ordre qui permet de planifier ses achats et ses ventes en indiquant des seuils de déclenchements, ce qui permet de profiter de tout retournement de tendance. L'inconvénient de cet ordre est que l'on sait à quel cours l'ordre sera déclenché, mais on ne sait pas à quel cours il sera exécuté. Ceci peut entrainer des décalages importants entre le niveau de déclenchement et l'exécution, ce d'autant plus que la valeur est peu liquide ou insuffisamment liquide. A titre d'exemple, vous avez des titres "X" à 100 Euros, qui ne cessent de progresser (derniers cours 112 Euros).  Le "Stop Limit Order" présente des caractéristiques identiques à l'ordre "à seuil de déclenchement", i.e. le "Stop Order" puisqu'il se déclenche lorsqu'un seuil à la hausse ou à la baisse est atteint. Par contre au lieu de se transformer en "ordre au prix du marché" dès que le seuil est atteint, il se transforme en "ordre à cours limité".

Notions complémentaires importantes

Nous regroupons dans ce paragraphe quelques notions importantes relatives aux comptes sur marges aux Etats-

Unis qui sont bien sûr naturellement gérées par le système expert TExSOL®. La première notion est celle de valorisation ou "Current Market Value - CMV" qui correspond à la valeur de la somme des positions ouvertes sur le marché. L'effet de levier disponible sur un compte sur marge est de deux (2) et correspond à "l'Initial Margin Requirement - IMR" qui est de 50%, c'est à dire que vous devez investir au minimum 50% de la position prise. Le reste qui est prêté par votre agent de change, i.e. "broker" fait l'objet de la "Debit Balance DB" auquel vient s'ajouter les frais d'usure. La notion "d'Equity" correspond en fait à ce que vous possédez vraiment de la position, c'est à dire la différence entre la CMV et la DB et va croître ou décroître en fonction de l'évolution favorable ou défavorable de votre position.

Si l'évolution est favorable, apparaitra un excédent référencé sous le terme "d'Excess Equity - EE" qui est en fait la moitié de vos plus-values latentes sur la position. Cet EE peut être principalement utilisé pour reprendre des positions sur le marché avec le même effet de levier de 2. Comme vous avez droit à un effet de levier de 2 sur la moitié des plus values latentes, il ne vous est en réalité permis de reprendre position qu'à hauteur des plus values latentes. C'est un facteur limitatif très génant qui peut être contourné en liquidant les positions pour encaisser le cash, reprendre les mêmes positions, et disposer d'un effet de levier de 2 à nouveau sur le cash ainsi dégagé, mécanisme que nous référencerons sous le vocable de "Cash Out" que TExSOL® déclenchera si 2EE (soit les PMVL) devient supérieur à l'OMV (soit plus de 100% de plus values latentes sur le portefeuille) qui est un critère subjectif, mais un critère, justifiant la regénération d'un effet de levier accru.

Si l'évolution est défavorable, les moins values latentes vont être imputées sur la seule quote part vous appartenant, i.e. l' "Equity" et quand cette dernière représentera moins de 35% sur une position acheteuse (i.e.

"Long" et 40% en "Short") de la position (CMV) vous ferez l'objet d'un appel de marge (i.e. Margin maintenance Call) de la part de votre courtier. Tout ceci est calculé sur la somme de toutes vos positions, et le système expert TExSOL® surveille ces ratios et les affiche en veillant à ce qu'un défaut ne survienne pas grâce à la bonne gestion de l'inéquation de la couverture.

Quels Produits Financiers ?

Les Obligations

Définition

Une obligation est un contrat de dette, par lequel l'émetteur reçoit un certain montant qu'il promet de rembourser à l'échéance du contrat.  L'émetteur, une société ou une collectivité de droit public (un état ou un canton) se finance ainsi auprès du public plutôt qu'auprès d'une banque. L'obligation apparaît au bilan dans la catégorie des fonds étrangers.

Droits

L'obligataire (celui qui détient l'obligation) n'a pas de droits sociaux, au contraire de l'actionnaire qui a un droit de regard sur la société. Dans certaines circonstances, prévues dans le contrat obligataire (faillite ou autres), l'obligataire peut acquérir certains droits sociaux.

Risque

L'obligation est souvent considérée comme un titre à faible risque. En effet, si un investisseur détient une obligation d'Etat jusqu'à échéance, il n'a aucune incertitude puisqu'il connaît le montant des coupons ainsi que la valeur de remboursement. En revanche, et surtout depuis l'augmentation de la volatilité sur les taux d'intérêt, certaines obligations doivent être considérées comme autant risquées que les actions. D'une manière générale, l'investissement en obligation présente deux risques:

1)    Un risque de prix suite à une variation des taux d'intérêts lorsque l'on ne détient pas l'obligation jusqu'à échéance (on observe effectivement une relation inverse entre l'évolution du prix d'une obligation et l'évolution des taux d'intérêt: si les taux augmentent (baissent), le prix del'obligation diminue

(s'accroît));

2)    Un risque de crédit, c'est-à-dire un risque que l'émetteur ne rembourse pas à l'échéance ou ne paie pas les coupons.

La valeur de remboursement ou principal est le montant que l'emprunteur s'engage à rembourser à échéance. En général, la valeur de remboursement est égale à la valeur nominale. On dit, dans ce cas, que le remboursement s'effectue au pair. Si la valeur de remboursement est supérieure (inférieure) à la valeur nominale, on dit que le remboursement s'effectue au-dessus (au-dessous) du pair.

La maturité

Pour une obligation, plus la maturité est élevée, plus son prix sera faible. En effet, le plus grand flux à recevoir est le remboursement. Or, plus on éloigne ce remboursement dans le temps, plus sa valeur aujourd'hui sera faible (actualisation) et donc plus le prix de l'obligation sera faible aussi.  Le montant du coupon a une relation positive avec le prix. En effet, plus le montant du coupon est élevé, plus grand seront les flux à recevoir et donc l'obligation sera plus chère.

Influence des taux

Si la structure des taux:

•    Subit un mouvement vers le haut, c'est-à-dire que tous les taux augmentent, on peut sans autre affirmer que le prix de l'obligation diminuera.

•    Subit un mouvement vers le bas, c'est-à-dire que tous les taux diminuent, on peut sans autre affirmer que le prix de l'obligation augmentera.

Il faut cependant noter, qu'à certaines périodes, les taux courts peuvent baisser (augmenter) alors que les taux long peuvent augmenter (baisser). Dans ce cas de figure, on ne peut rien dire quant au mouvement du prix de

l'obligation.

Le rating de l'obligation

Le rating juge du risque que l'émetteur ne puisse faire face à ses engagements. Dès lors, une entreprise, qui jouit d'un bon rating, offre au marché un titre plus sûr que celui d'une entreprise comparable en tout point sauf en ce qui concerne le rating et pourra donc se contenter d'offrir au marché un rendement inférieur qui se traduira par un prix supérieur.

Le prix d'émission est le montant que l'obligataire paie pour détenir l'obligation lors de son émission. En général, il sera différent des valeurs nominales ou de remboursement. Pour fixer ce prix, l'émetteur doit tenir compte des autres caractéristiques (valeur de remboursement, maturité, coupon, clauses contractuelles) ainsi que des conditions régnant sur le marché (taux d'intérêt, rating de l'obligation).  Il essaiera de déterminer un prix qui lui permette de recevoir la totalité des fonds désirés sans pour autant obtenir un coût de financement trop élevé.

Les Actions

Définition

Une action est un titre de propriété à revenu variable. Cette définition contient deux aspects:

•    Titre de participation: l'action représente une part du patrimoine de la société qui l'émet, et confère à son détenteur un certain nombre de droits et d'obligations. L'actionnaire est donc l'un des propriétaires de la société.

•    Revenu variable: le revenu associé à une action n'est pas connu avec certitude, mais peut au contraire varier en fonction des décisions prises par le conseil d'administration de la société.

Les fonds levés par l'intermédiaire d'actions (rangés dans la catégorie des fonds propres) ne sont soumis à aucune obligation de remboursement de la part de la société, au contraire de ceux levés par endettement (appelés fonds

étrangers).

Droit des actionnaires

Les actions, en tant que titres de propriété, comportent un certain nombre de droits, classés en deux grandes catégories.

Les droits sociaux concernent le fonctionnement et le contrôle de la société, il s'agit essentiellement des droits:

•    de vote aux assemblées générales

•    de regard sur les comptes de la société

•    d'élire et de se faire élire au conseil d'administration

Les droits patrimoniaux se rapportent aux fruits de l'activité de la société:

•    droit à une part du bénéfice net

•    droit à une part du bénéfice de liquidation en cas de dissolution de la société

•    droit de souscription lors d'augmentations de capital

La valeur d'une action peut être définie de deux manières: on parle de valeur nominale et de valeur de marché (ou cours de l'action).

La valeur nominale

La valeur nominale ou faciale, est la valeur à l'émission de l'action -lorsque la société se crée, et correspond au montant payé par l'actionnaire à ce moment.  La valeur nominale permet aussi de calculer la part que détient chaque actionnaire dans la société:                    part = (nombre d'actions x valeur nominale) / (nombre total d'actions x valeur nominale)

La valeur de marché

Une fois que les actions ont été émises, au fur et à mesure que la société croît et que son patrimoine augmente, la valeur à laquelle se traitent les actions s'éloigne de la valeur nominale, chaque action donnant droit à une part d'un patrimoine plus important. Cette valeur est dite valeur de marché de l'action, elle est aussi le cours ou le prix de cette dernière.

Les Options, Bons et Warrants

Que sont les marchés dérivés?

Les produits dérivés, aussi appelés actifs contingents, tirent leur nom du fait que leur prix dépend de celui d'un autre actif, dit actif sous-jacent. Par exemple, le prix d'une option sur actions Alcatel dépend du cours de cette dernière, il est contingent au prix de l'action. Les produits dérivés les plus courants comprennent les forwards, les futures, les options et les swaps. Par extension, les marchés où se traitent ces produits sont appelés marchés dérivés.

Rôle

Le rôle essentiel, souvent mal compris, des marchés dérivés est le transfert des risques liés aux variations de prix des actifs sous-jacents (actions, taux d'intérêt etc.). Chaque agent économique peut ainsi réaliser une structure de risque correspondant à ses désirs et ses anticipations sur l'évolution du marché. Le principe est le même que celui de l'assurance: lorsque vous vous assurez, vous vous débarrassez par le paiement d'une prime d'un risque que vous ne souhaitez pas assumer. La compagnie d'assurance supporte alors ce risque à votre place. Elle peut le faire parce que c'est son métier, et qu'elle dispose des moyens de faire face et de contrôler les risques liés à ses contrats, notamment par la diversification de ses activités. De nombreuses stratégies peuvent être construites avec les produits dérivés et les options en particulier, e.g. call spread, put spread, straddle, strangle, etc.

Qu'en faire ?

Nous ne pensons pas que les produits dérivés, qui peuvent avoir un intérêt évident pour l'investisseur dans une logique de couverture des risques, aient un réel intérêt pour les traders qui souhaitent des niveaux de risques acceptables. En effet, les dérivés rajoutent à la difficulté d'avoir raison celle d'avoir raison dans un certain délai sous peine de perte de valeur temps, et de perte totale du prémium, ce qui est encore le cas le plus favorable lorsque l'on n'est pas en situation de vendeur d'options. D'aucuns prétendront qu'il peut être intéressant de vendre des options sur des titres que l'on détient en portefeuille, et sans rentrer dans la discussion, nous ne le pensons pas. Ce ne sont donc pas des produits adaptés pour les investisseurs ou traders particuliers, et ils ne seront pas davantage décrits, car ils ne sont pas utilisés par notre système de trading automatique. Il existe un modèle très connu pour calculer la valeur des options, le modèle de "Black & Scholes", qui en fonction de la valeur du sousjacent, du prix d'exercice, de la date d'échéance, de la volatilité du sous-jacent donne une estimation de la valeur de l'option. Il existe d'excellent calculateurs pour ce modèle qui sont disponibles sur internet sous forme de feuilles excel que vous pouvez télécharger pour réaliser quelques simulations. Vous pouvez aussi consulter l'ouvrage de (Natenberg, 1988).

Le Système de Trading Automatique TExSOL®

Concepts de Base des Systèmes de Trading Automatiques

Introduction

Il est souvent amusant pour le trader actif d'observer des connaissances lui dire qu'elles s'entraînent sur le papier avec de commencer à intervenir sur le marché. Bien sûr, rien ne saurait être reproché à ceux qui procèdent de la sorte mais il y a probablement aussi peu de comparaison possible entre prendre des positions et être dans le marché (quel que soit le sens, short étant plus difficile…) et le "paper trading" - comme disent nos amis anglosaxons - qu'il n'en existe entre le meilleur jeu de "Formule Un" sur la meilleure console de jeu et s'installer au volant d'une monoplace pour une course véritable !

Moins on dispose de capital et plus les pertes faites seront irréversibles (par exemple par absence d'autres revenus) et plus il est important de savoir ce que l'on fait, et en ce sens le "paper trading" est uen manière de percevoir les erreurs que l'on aurait faites mais ce n'est certainement pas une manière d'anticiper celles que l'on va faire une fois que l'on sera réellement dans le marché, sachant que ces dernières s'ajouteront à celles que l'on n'avait pas faites quand on se contentait de "faire semblant" !

Quelle sont donc les raisons de cette divergence ? Elles tiennent à ce que sur le papier l'opérateur qui gagne (certains perdent aussi sur le papier !) va majoritairement appliquer les règles qu'il s'est fixé avec discipline et sans émotions, alors que dès qu'il se retrouvera effectivement en situation il commencera à y déroger.

Des exemples ? Disons que nous avons un trader "papier" qui analyse le marché une fois par semaine, prend ses décisions, place ses ordres "papier" et suppose d'ailleurs souvent qu'ils sont exécutés aux conditions qu'il note (i.e. sans slippage), puis vaque à ses occupations hebdomadaires avant de se reposer les bonnes questions le week-end suivant. Croyez-vous que dès que cet opérateur aura pris la plus petite position sur le marché il va être en mesure de continuer de s'en désintéresser totalement pour le restant de la semaine ?. Si sa position évolue favorablement - il aura juste jeté un petit coup d'œil - il reviendra la voir car il sait le plaisir que cela lui fait que cela se passe tout de suite aussi bien. S'il perd, il reviendra encore plus car il sait qu'il ne doit pas laisser filer la perte, que cela lui est insupportable mais qu'il n'arrive pas à couper cette position, victime de procrastination qu'il est. D'ailleurs, il n'a pas mis d'ordre stop, car quand il était sur le "papier" il n'en mettait pas et quand la perte dépassait le seuil fixé, il se contentait de simuler d'avoir coupé la position au cours de cloture du vendredi soir. Mais là, cette position il la porte, cette perte c'est la sienne (avec son argent) et je vous parie à au moins une chance sur deux pour que loin de couper cette position, il la regarde s'enfoncer encore une semaine avant de décider qu'à ce prix là - si la décision était bonne quand la valeur était 30% plus cher - cela ne peut être que l'affaire de sa vie - euh ! de son portefeuille. En rien de temps, ce "trader papier" devenu véritable intervenant est déjà à des années lumières de la bonne discipline qu'il avait sur le papier, et ensuite quand il sera vraiment au trou avec cette position qui aura perdu vite plus de 40% il se dira - en rationalisant - que ce n'est pas grave, c'est une position pour le long terme ! et hop ! un cadavre pour le fond du portefeuille ! Trois erreurs majeures sur une seule position, laisser filer la perte, moyenner à la baisse, porter une position perdante pour l'éternité qui immobilise ce qui aurait pu rester du capital pour faire des choses intelligentes !

Bien, je n'ai pris qu'un exemple simple pour une seule position. Faites le produit cartésien des erreurs possibles par les positions prises, et vous aurez vite une idée des dégats ! En général, le "trader papier" celui qui ne s'était pas aventuré d'emblée sur le marché faisait montre d'une réserve supplémentaire - irais-je jusqu'à dire une faiblesse ? - qui l'avait amené à privilégier cette démarche, et cette réserve (caractère prudent, cash limité, etc.) se retournera contre lui dès que la situation s'envenimera. Car si la situation vécue peut être euphorisante (méfiez-vous de ces moments est l'une des règles de psychologie que l'on développera plus tard) elle peut être aussi totalement déprimante ! Si vous décidez d'intervenir sur le marché, vous seriez bien le premier à ne pas connaître ces sensations.

Une des manières de gérer ces (ses) émotions est de transférer la responsabilité des décisions, après avoir validé que ce transfert présentait - autant que faire se pouvait - toutes les garanties de bon fonctionnement, à un système de trading automatique. Bien sûr pour les traders qui aiment ce qu'ils font et aiment être précis sur les point d'entrée, le positionnement des stop-loss, etc., les trades effectués par le système expert TExSOL® seront probablement sous-optimaux pris individuellement, mais ce qui fera la différence sera la capacité du système de ses tenir à ses règles (à condition que vous les respectiez à la lettre !) et à ne quasiment jamais manquer un grand mouvement favorable. Bien sûr, il n'en reste pas moins que le marché sur de courtes périodes de temps est un système à somme nulle, ou plus exactement un peu moins (en raison des frais de fonctionnement du marché lui même), ce qui veut naturellement dire que pour chaque gagnant il doit y avoir un perdant. Dans un tel environnement, il est admis que les opérateurs, quels qu'ils soient qui disposent d'un système de trading automatique qui fonctionne ont tendance à rester très discrets sur de tels systèmes.

Avantages

Surexposition (le SRD s'y prête bien!), fermeture prématurée de positions gagnantes dues aux désinformations permanentes qui circulent sur les marchés (on appelle cela de l'information habituellement ! - ou bien lisez les chapitres 23 et 24 du livre de Lefèvre), essayer de s'obstiner à obtenir un cours d'entrée plus favorable qui finalement vous fait soit rater la vraie position gagnante (celle qui justement ne retrace pas et part comme une fusée !, e.g. ericsson le 22/10/99) soit charger du double sur celle qui vient de trop retracer (fort mauvais signe) avant de s'enfoncer inexhorablement vers le stop, s'accrocher à une position perdante, aller placer un "short" sur un plus haut car à ce prix là cela ne peut que baisser, on s'arrêtera là mais je crois que vous avez compris si vous ne l'avez pas vécu, que ces maux ne sont que quelques-uns uns de ceux que le système expert ne commettra pas pour la bonne raison qu'il est insensible aux émotions ! Il est froid comme un code, et s'il n'optimise peut être pas les points d'entrée et les stops, il ne commet pas les erreurs majeures qui vous - euh… - nous guettent tous !

La seconde grande qualité d'un système expert est qu'il assure une consistance à l'approche suivie. Il est important de comprendre que même des stratégies de trading profitables peuvent générer des pertes si elles sont appliquées sélectivement. Un biais est introduit dans la sélection et les "grands gagnants" comme dirait Stan Weinstein peuvent être exclus de la sélection faite par l'opérateur, hors ce sont justement eux qui feront la différence. Quand vous regarderez les portefeuilles construits sur plusieurs années d'un grand marché haussier ou d'un grand marché baissier par TExSOL® vous pourrez être amenés à vous dire que vous n'êtes pas en mesure de porter autant de positions, quelles qu'en soit les raisons (cash insuffisant, pas assez de temps, trop d'exposition, etc.). Nous verrons alors quelles sont les stratégies permettant de garder consistance de la méthode en limitant le nombre et si besoin la taille des positions.

Le troisième grand mérite d'un système expert est qu'il fournit une méthode élaborée de contrôle du risque. La gestion du risque est l'une des composantes essentielles du succès qui est mésestimée par la plupart des opérateurs occasionnels ou débutants et parfois aussi les autres Il est toujours amusant ou plutôt surprenant de voir le soin avec lequel la majorité du grand public relit dans les moindres détails les conditions d'octroi des garanties pour des engagements financiers de quelques centaines d'euros (achats d'appareils ménagers, etc.) et comment ces mêmes personnes s'engagent sur simple avis d'un conseiller financier de leur banque ou d'un intermédiaire quelconque dont ils n'ont aucune idée de la compétence sur la quasi-totalité de leurs économies sans aucune compréhension des risques ni aucune politique de gestion de ce risque ! Sans gestion du risque, un seul gros trade à la Larry Livingstone (les exemples plus récents ont même fait mettre la clef sous la porte à de nobles et fort anciennes institutions britanniques !) ou deux ou trois grosses positions malheureuses abandonnées à leur sort par dépit peut conduire au désastre, ou plus exactement conduit assurément au désastre. Il est d'usage de penser que le débutant se ruine lors de la phase de distribution par absence de stratégie de contrôle des risques et de maîtrise des pertes et que le trader plus averti en fait de même par excès de mobilité sur ses positions (la maladie qui consiste a vouloir trader tous les jours quelque chose !) et suite aux prises de bénéfices précoces et intempestives sur ce qui serait devenu de grands gagnants ! Mettre des stops évitera d'être décimé, mais croire que mettre des stops suffira à une politique de gestion des risques serait naif. L'un des facteurs clefs sera la vitesse avec laquelle les positions seront construites, le risque maximum accepté sur chacune de ces positions et le contrôle strict de la surexposition qui conduit même les opérateurs avertis a devoir liquider toutes leurs positions sur un retracement (i.e. mouvement secondaire) bien avant qu'elles ne soient rendues sur les stops !

Types de Systèmes et Inconvenients

Il est difficile de classifier les systèmes existants pour différentes raisons. D'une part ils ne sont pas tous connus car à la différence d'autres domaines où les publications sont un facteur de communication et de progrès largement utilisé par la communauté concernée (références bibliographiques), les enjeux en matière d'investissement et de marchés sont trop grands pour que les recherches ou travaux financés par des institutions soient fréquemment rendus publics et j'ai tendance à croire - pour avoir travaillé au développement de systèmes militaires - que les secrets sont en l'espèce encore mieux gardés que dans ce dernier secteur d'activités !

Bien que nous n'ayons pas conduit une étude de l'existant exhaustive - trop accaparés que nous sommes dans une logique proactive de développement de TExSOL® - nous pouvons néanmoins avancer que trois grands types de systèmes existent, eux même faisant montre de nombreuses nuances.

1.    Les systèmes qui cherchent à suivre une tendance. Ils cherchent à repérer une direction de mouvement et sont construits sur l'hypothèse que la tendance se poursuivra. Quand on a compris le sens de l'analyse par phase des marchés, on se ralliera à l'hypothèse que cette voie est sûrement raisonnable.

2.    Les systèmes qui vont contre la tendance. Ils font l'hypothèse que le mouvement a été excessif et qu'une correction doit survenir. Essayez donc un "short" sur un plus haut et vous verrez si les excès sont toujours punis comme vous le pensiez ! peut être mais rarement de suite…

3.    Les systèmes de reconnaissance de configurations caractéristiques "pattern recognition", qui peuvent être implémentés probablement avec un certain succès grâce à des technologies de type réseaux neuronaux. On pourrait y faire également rentrer les techniques dites à "base de cas" (i.e. case-based reasoning) qui cherchent à classifier les configurations rencontrées dans un certain nombre de cas types et à faire ensuite de la reconnaissance de cas pour les décisions futures. L'un des auteurs de TExSOL® a écrit une thèse sur ces sujets.

Les options 1 et 2 requièrent des moyens technologiques comparables. L'option trois pour être viable doit faire appel à des machines particulières (réseaux de neurones, machines à processeurs multiples et architectures particulières, etc.) qui ne sont pas courantes, et la maintenance et la traçabilité de tels systèmes (mais qu'est ce qu'il fait ??? !) ne sont pas faciles à garantir, entrainant donc une validation difficile pour le moins.

Pour ces raisons, nous nous sommes orientés vers le développement de systèmes experts relativement conventionnels, i.e. à base de règles et sans retour arrière sur les décisions (on ne fait pas celà une fois les ordres exécutés ! et la sur-optimisation n'a pas de sens), manipulant des données aussi compactes que possibles compte tenu de la taille des marchés concernés et des longues périodes sur lesquelles nous souhaitions procéder aux validations, à savoir des champs de bits préalablement préparés par des explorateurs construits à partir de notre base boursière connectée à Reuters. Inutile de vous dire que nous avons plutôt opté pour l'option 1 que pour la 2, vous l'auriez deviné de la place que nous avons consacrée à la présentation de l'analyse par phase des marchés, mieux vaut être dans la tendance que contre. Si vous n'êtes pas de notre avis, essayez contre la tendance et regardez combien vous tiendrez !

Les systèmes TExSOL® sont donc des systèmes experts à base de règles qui travaillent sur des données préalablement préparées par un long traitement des valeurs et des marchés et qui conduit à la fourniture d'informations synthétiques sous forme de champs de bit, et de données connexes (force relative, MM, etc.) utiles aux prises de décisions. Ces systèmes implémentent quatre stratégies qui sont des variantes, mais se conforment à des axiomes intangibles et seront dans le sens du marché selon l'acception de Dow, Hamilton, Elliott, Weinstein et chercheront à profiter de mouvements survenant sur les titres en veillant à ne prendre que des positions qui iront dans le sens du marché. On n'ira pas "shorter" les retracements d'un marché Bull ou tenter de trader "long" les sursauts haussiers d'un marché baissier, ni tenter de trouver des valeurs ayant une exceptionnelle tenue dans un marché baissier pour essayer de rester "long", etc., toutes décisions qui peuvent être parfois gagnantes mais qui sont statistiquement - quand on en fait la somme - désastreuses !

Maintenant que nous avons indiqué les bases ayant servi au développement de TExSOL® nous allons voir les forces et les faiblesses inhérentes de l'approche et mentionnerons comment nous proposons de surmonter certaines de ces faiblesses sans rentrer dans de l'adaptation outrageusement "particularisée" à des situations ou à des marchés spécifiques. Il est toujours possible d'arriver à faire gagner un système automatique sur un marché où pas même un putois s'aventurerait, mais ces systèmes sont alors ceux qui vous feront perdre (Schwager, 1999) dans toutes les autres circonstances ! Nous rentrerons dans les détails de conception spécifiques des systèmes TExSOL® et verrons plus précisément les choix retenus.

TExSOL® en Quelques Mots

Introduction

Le maître mot est la discipline. Il n'est pas possible de gagner durablement sans employer une méthode précise qui détermine un fondement rationnel aux actions prises. Tous les opérateurs célèbres sont unanimes sur le sujet et  les ouvrages de Jack D. Schwager que ce soit "Getting Started In Technical Analysis" ou "Stock Market Wizards: Interviews with America's Top Stock Traders", le confirment. Obtenir des résultats réguliers sur de longues périodes de temps sur divers marchés requiert de s'astreindre à l'usage d'une méthode bien rodée avec discipline.

Croire que l'on puisse rencontrer le succès en prenant des positions selon l'inspiration du moment est un leurre et conduit tout droit au désastre. Disposer d'une méthode, bien qu'infiniment plus satisfaisant que de s'aventurer sans, n'est malheureusement pas suffisant. Pour preuve, je prendrai la méthode décrite par Stan Weinstein dans son ouvrage "Stan Weinstein's Secrets For Profiting in Bull and Bear Markets", qui est une excellente présentation du comportement d'un certain types de valeurs - que l'on nommera Weinsteiniennes par la suite caractérisées par des situations de rupture de fondations, mais n'offre malheureusement que de très succintes indications en matière de gestion de portefeuille, limitant la gestion des risques à des stratégies d'ordres stops, ce qui ne saurait être suffisant.

En effet, les prises de positions se suivent, certaines conduisent à des pertes rapides sur déclenchement d'ordres stops, d'autres engendrent des plus-values latentes, le portefeuille grossit, et vient le moment où l'opérateur qui gère son compte sur des heuristiques n'a plus aucune idée des conséquences d'un retracement sur sa situation, et ne peut plus affirmer qu'il sera en mesure d'y faire face sans injection d'argent frais ou débouclage massif. Il est naif de croire que les stops bien placés suffiront à déboucler les positions à temps, car dans la phase haussière du mouvement, le trader se sera sûrement exposé davantage - fort de son succès - sur le cash généré par ses plus values latentes qui lui auront été créditées, il aura laissé au passage une partie du cash initial sur des ordres stops qui auront certes coupé les pertes mais débité le compte d'autant, et in fine quand survient le retracement (car il survient toujours), l'expérience montre que la porte de sortie quand il en existe une, passe par un massacre des positions qui n'a plus rien à voir avec de la gestion mais tient de la survie.

Plus l'opérateur est aggressif et plus l'espoir de gain est grand, qu'il prenne des positions "longues" ou "short", plus le désastre est au rendez-vous. Il est donc indispensable, en plus d'une méthode permettant de prendre des décisions au niveau des valeurs, de disposer d'une analyse plus globale du marché - on verra par la suite - et d'outils - préférablement logiciels - permettant de simuler l'évolution de tout un ensemble de paramètres en fonction des positions prises.

La solution à ces problèmes ne survient pas par hasard, et bien qu'il en existe de très diverses, chaque opérateur gagnant ayant un "angle d'attaque" précis sur le marché qui le conduit à gagner, ne saurait être autre chose que le fruit d'un dur travail, permettant de bien identifier et comprendre les raisons qui conduisent à gagner ou à perdre. L'approche qui est proposée ici n'est certainement pas la seule ni probablement pas la meilleure, mais elle a le mérite d'être parfaitement formalisée, et d'avoir été testée de manière très étendue.

L'expérience acquise conduit à formaliser de la manière la plus claire et la plus explicite les règles qui constituent la méthode (que ce soit au niveau du marché ou des valeurs), à les programmer dans un système informatique de type "système expert" ou système à base de connaissances ou d'aide à la décision pour lesquels les auteurs ont une expérience d'une quinzaine d'années, à valider cet ensemble sur de longues périodes de temps (plusieurs années) et sur de larges marchés (centaines de valeurs) ayant des caractéristiques diverses, puis à s'en tenir strictement à ce que le système propose, ce qui minimise les déconvenues et états d'âmes inopportuns, les plus sévères adversaires sur votre route de la bourse. Comme le disait Larry Hite fondateur de Mint Management en réponse à l'un de ses amis lui disant que cela devait être terriblement ennuyeux de trader de la manière qu'il employait en suivant un système prédéterminé de règles automatisées, "je ne trade pas pour m'amuser mais pour gagner !'".

A vous de choisir votre route…

Notions de Stratégies

Introduction

La première étape consiste à choisir une stratégie qui corresponde à son caractère, à sa situation personnelle, et qui entraîne un profil de risque correspondant acceptable pour l'opérateur. Comme nous l'avons déjà souligné, il existe une corrélation étroite entre les gains et le risque, et le rendement d'une stratégie n'est pas significatif s'il n'est pas ramené au risque pris par cette stratégie. En fait seul des couples (résultat, risque) ou ratios correspondants, sont significatifs.

Un exemple très simple que l'on pourrait donner pour illustrer le propos, serait le suivant: un opérateur décide d'acheter en report du "mastershare CAC 40" avec un effet de levier de 2, il obtiendra bien sûr le double du rendement affiché par un opérateur qui suivra un fond indiciel (aux frais de report près…) mais avec un risque significativement accru lié à l'exposition et aux points d'entrée retenus ainsi qu'aux ordres stops nécessairement utilisés. En définitive, la deuxième approche montrera un ratio rendement / risque qui sera peut être moins bon que la première, même si elle délivre très probablement un rendement supérieur. En tout état de cause, il sera indispensable de comprendre que le surcroit de rendement ne sera pas obtenu sans un surcroît de risque !

Ces préliminaires étant faits, nous avons retenu d'exposer quatre grandes stratégies, qui sont aussi mises en œuvre par le système expert TExSOL® disponible en ligne, et qui recouvrent des approches impliquant des niveaux de risques croissants pour des gains attendus également plus importants. Les désignations en Anglais des stratégies correspondent également aux items de l'interface du système.

Buy and Flush

"Buy and Flush" qui est un clin d'œil à une approche élémentaire nommée par les Anglo-saxons "Buy and Hold" et qui consiste, elle, à acheter et à s'accrocher à ses positions pour l'éternité Cette première stratégie "Buy and Flush"  va conduire l'opérateur à acheter des positions longues, c'est à dire à détenir des titres en portefeuille au comptant, et à les garder tant que les conditions générales de marché seront considérées haussières par le système. Le système proposera néanmoins de protéger chaque position ouverte par un ordre stop initial, qui sera ensuite relevé au niveau de perte nulle lorsque la position aura favorablement évoluée d'un certain pourcentage.

A la différence d'une stratégie de portage indéfinie de titre "Buy and Hold" qui consiste à être précipité dans les marchés baissiers (j'ai même entendu dire, je ne sais plus quel invité de Jean-Pierre Gaillard, que pour faire toutes les hausses, il faut faire toutes les baisses, sic!), le système va déclencher la vente de tous les titres en portefeuille quand les conditions de marché vont changer et que ce dernier ne va plus être clairement haussier mais devenir incertain. Nous reviendrons sur les éléments qui permettent au système de déclarer le marché dans l'un des quatre états fondamentaux "haussier" "incertain faisant suite à un marché haussier", "baissier", "incertain faisant suite à un marché baissier".

Prudential

"Prudential" est une stratégie prudentielle comme son nom l'indique. Elle s'inspire fortement de la précédente, mais ne réagit pas aussi brutalement au changement des conditions générales du marché. Elle substituera à une vente radicale de toutes les positions longues la mise en place progressive d'ordres stops qui seront progressivement relevés, i.e. Trailing stops, et littéralement traineront sous la valeur en accompagnant la hausse, jusqu'à ce que chaque position soit éventuellement débouclée quand le retournement - s'il survient - se matérialisera.

Cette approche est prudentielle - on ne peut pas dire qu'elle conduise à prendre de grands risques - mais se propose à la différence de la première de laisser filer les gains si possible, en acceptant néanmoins de rendre un certain pourcentage des plus values latentes si les conditions de marché se détériorent brutalement et conduisent l'ensemble des titres en portefeuille à être vendus sur les ordres stop rapidement. On conçoit donc qu'en espérant un niveau de gain accru on accepte également des risques supérieurs. Cette stratégie exclut les ventes à découvert, le report et autres techniques qui vont être introduites dans les stratégies suivantes.

Buy and Flush & Short and Flush

"Buy and Flush & Short and Flush" est une version en quelque sorte symétrique de la première approche en introduisant la vente à découvert sur les marchés baissiers. Il est fondamental de bien comprendre que si la vente à découvert est techniquement une action totalement symétrique de l'achat  et ne présente aucune difficulté particulière elle est néanmoins profondément asymétrique dans les espoirs de gains, les risques encourus en l'absence d'ordre stop de rachat (i.e. perte potentiellement infinie), et surtout en ce qui concerne l'évolution générale de la position qui malheureusement engendre des profits de plus en plus modestes au fur et à mesure de son évolution, ce dans le cas le plus favorable s'entend bien sûr !.

Tout ceci fait, et les évolutions de valorisation des portefeuilles proposés en illustration par le système expert le montrent bien, que les gains réalisés sur la baisse restent limités - en comparaison de ceux réalisés sur des marchés haussier - comportent des risques spécifiques, et ne permettent le plus souvent au mieux que de rattraper la perte des plus values latentes qui se sont évaporées lors du temps de latence entre le sommet atteint par le portefeuille et le moment où la décision de déboucler les positions longues a été prise (i.e. le "drawdown"). Une façon de rattraper partie du chemin perdu… Cette stratégie "Buy and Flush & Short and Flush" sera identique sur les marchés haussiers à celle du même nom, mais initiera des ventes à découvert sur les marchés baissiers, ventes qui seront brutalement débouclées par un rachat global qui surviendra lorsque les paramètres internes du marché amèneront le système à juger que la dérivée du mouvement baissier est en train de s'inverser. Nous reviendrons également sur les techniques utilisées pour identifier ce point crucial des marchés baissiers et déclencher les rachats de couverture.

Aggressive and Opportunistic

La stratégie "Aggressive and Opportunistic", agressive et opportuniste comme l'on s'en doute sera la plus risquée, mettra en œuvre les moyens et techniques les plus sophistiquées avec un espoir de gain corrélativement plus important.

Elle utilisera le report, des positions dont la taille sera adaptée à la situation du compte en général et du cash disponible en particulier, sera opportuniste en ce qu'elle acceptera sur les sommets de marchés des positions simultanément dites "long" et "short" (on dira que l'on fera reporter les achats et que l'on reportera les ventes), utilisera des techniques d'auto-évaluation du portefeuille pour déclencher des situations d'urgence dans l'éventualité où la valorisation du portefeuille viendrait à se dégrader brutalement, etc.

Tout un ensemble de techniques qui vont permettre de travailler aussi bien la hausse que la baisse du marché, en essayant de tirer le meilleur parti d'une forte exposition aux moments les plus importants, tout en essayant de garder un bon contrôle du risque. Sur le fond cette stratégie utilise les mêmes mécanismes de base que ceux implémentés pour les systèmes experts précédents, mais repoussera certaines limites en acceptant parfois des risques accrus, parfois en gérant mieux les risques aussi compte tenu d'une dynamique de portefeuille plus rapide.

Naturellement, la première information essentielle pour n'importe laquelle de ces méthodes est de connaître le sens du marché, c'est ce que nous allons étudier maintenant.

Le Marché vu par TExSOL®

De quoi s'agit-il ?

Le marché est un lieu public de rencontre entre acheteurs et vendeurs de valeurs mobilières ou de contrats à terme, sur lequel le négoce prend place.  Pour être efficace, un marché organisé doit satisfaire à certaines conditions:

•    Les transactions doivent pouvoir s'effectuer facilement et rapidement ;

•    L'offre et la demande de valeurs mobilières doivent être suffisantes pour satisfaire à la condition de liquidité ;

•    L'information doit être largement et facilement disponible afin de satisfaire à la condition de transparence ;

•    Seules se négocient les valeurs mobilières admises à la cotation par l'organe de bourse responsable ;

•    Un organe de surveillance doit être mis en place pour veiller au déroulement correct des transactions et éviter toute malversation (e.g. COB en France, SEC aux US).

Le marché primaire met en relation les entreprise désireuses d'obtenir des capitaux et les investisseurs désireux d'en placer. C'est sur ce marché que prennent place les émissions de nouveaux titres.  Le marché secondaire met en relation entre eux des investisseurs désireux d'acheter ou vendre des titres préalablement émis sur le marché primaire. C'est sur ce marché que vous transmettrez les ordres après analyse des options de TExSOL®.

Le marché est souvent soit haussier soit baissier, les périodes indéterminées étant le plus souvent de courtes durées. Pour fixer les idées en des termes généraux:

•    Un marché haussier est sufisamment fort pour interprète favorablement les mauvaises nouvelles, la croissance économique est supposée forte, l'inflation est contenue, les taux lui sont favorables (certaines hausses peuvent avoir pour objet de calmer ses ardeurs et la prudence ou au moins la vigilance s'impose alors car le cercle n'est alors plus vertueux…). Les marchés haussiers connaissent parfois des accidents (i.e. chûte brutale d'environ 20% sur 2/3 mois) qui sont liés à des déséquilibres monétaires (entre devises de différents pays), budgétaires, obligataires (non paiement par un Etat comme lors des GKO Russes, etc.).

•    Un marché baissier n'a rien à voir avec un accident d'un marché haussier, il est durablement baissier souvent entre 1 et 2 ans et ne cesse de s'enfoncer relativement lentement, ce qui est véritablement destructeur si l'on va contre la tendance ! C'est un marché qui réagit peu ou pas aux bonnes nouvelles, qui correspond à une période de récession économique ou supposée telle, qui peut être affecté par des tensions inflationnistes ou des craintes de telles tensions (e.g. sur les matières premières, le pétrole, etc.) et qui a souvent été déclenché par des hausses de taux.

Analyse Hebdomadaire du Marché

Introduction

Notre approche est hebdomadaire et élimine ainsi les écarts et autres mouvements journaliers qui peuvent être abberrants comme nous le soulignons dès le début dans l'identification des mouvements de la théorie de Dow. Il importe d'avoir une vision globale d'un marché, et de préférence d'un certain nombre de marchés, sur la base des cours de clôture du vendredi de l'ensemble des valeurs constituant des indices ou marchés de référence. Tout un ensemble de paramètres est a prendre en considération pour disposer de la vision la plus synthétique et la plus objective de l'état d'un marché.

Pour le système TExSOL®, le marché ne peut être que dans l'une des trois phases principales suivantes, haussier, baissier, indéterminé (à la suite d'un mouvement haussier ou d'un mouvement baissier). Pour établir avec la meilleure certitude possible l'état du marché qui va avoir une influence considérable sur les décisions prises par le système expert, TExSOL® va avoir recours à un ensemble de trois vues complémentaires sur la situation hebdomadaire :

•    Vision issue de l'analyse technique (configuration des indices en termes de moyennes mobiles, et de positionnement relatif des plus hauts et des plus bas au sens de la théorie de Dow);

•    Vision issue de l'analyse des paramètres internes du marché selon une méthode exhaustive originale ; ? Vision "fondamentaliste" mais graphique.

Chacunes des ces vues vont contribuer à une synthèse qui va permettre de caractériser, jusqu'à preuve du contraire conformément à la théorie de Dow, l'état du marché.

Analyse technique du marché

La majorité des praticiens des marchés se livre à une analyse technique des indices de référence, et dans notre cas, pour chacun des marchés considérés et des indices correspondants (le Dow Jones Euro STOXX50 pour le SRD) il conviendrait de s'attacher aux croisements des moyennes mobiles 200 jours simple et 150 jours exponentielle, à la position de l'indice par rapport à ses moyennes mobiles, à l'existence de configurations graphiques particulières, aux situations relatives des derniers plus hauts et derniers plus bas (cf. la théorie de Dow), et aux inter-relations avec d'autres indices ou éléments de références (e.g. taux, etc.).

Cette approche a un gros inconvénient, c'est qu'elle laisse encore place à une certaine subjectivité dans une prise de décision qui a un impact très important sur le comportement ultérieur du système. De plus, les situations critiques qui ne manquent pas de survenir (e.g. trappe de 1973, Krachs de 97 et 98, etc.) mettent beaucoup de pression sur l'utilisateur du système s'il doit décider d'une manière encore potentiellement trop subjective du sens du marché, surtout quand il est conscient de l'impact d'une telle décision sur le comportement du système expert. C'est la raison pour laquelle, nous avons préféré éliminer toute intervention humaine et lui substituer à ce stade une règle décisionnelle simple qui repose sur les moyennes mobiles et la "rate of change", i.e. le ROC sorte de vecteur directeur de la courbe (de l'indice) à un moment donné.

Mov(CLOSE,20,E) >

Mov(CLOSE,200,S) AND

Roc(CLOSE,200,%) > 0

ALORS Marché Haussier

Mov(CLOSE,20,E) <

Mov(CLOSE,200,S) AND

Roc(CLOSE,200,%) < 0

ALORS Marché Baissier

AUTREMENT Marché indécis.

Tableau 6: Détermination objective du sens du marché basée sur l'AT.

La règle précédente permet avec un "bruit minimum", c'est à dire très peu de faux signaux, de disposer d'une indication objective sur le sens du marché. L'utilisation du ROC comme vecteur directeur permet de "connaître le sens du vent" et de savoir quelle que soit la configuration locale des moyennes mobiles si la tendance à 200 jours est à la hausse ou à la baisse, ce qui reste une information capitale, en particulier dans les périodes difficiles. Si vous observez le krack de 97, la MM20 ne vient même pas intersecter la MM200, et si vous regardez celui de 98, la MM200 reste haussière tout au long de l'événement. C'est bien ce qui distingue ces évènements brutaux d'un marché durablement baissier, un vrai "bear market" comme celui qui s'engage fin 2000 sur le CAC 40.

Analyse des paramètres internes du marché

L'analyse des paramètres internes d'un marché est conduite d'une manière entièrement automatique par TExSOL® et ce de façon très exhaustive. De manière hebdomadaire, et ce pour l'ensemble des valeurs du marché ou de l'indice considéré, le système va classer les titres en trois catégories: les valeurs haussières, les baissières et les indéterminées. A titre d'exemple, en utilisant le "langage de script" de Metastock, les valeurs haussières peuvent être repérées de la manière suivante :

(CLOSE >

Mov(CLOSE,200,SIMPLE) AND

Mov(CLOSE,50,EXPONENTIAL) >

Mov(CLOSE,150,EXPONENTIAL) AND

Mov(CLOSE,150,EXPONENTIAL) >

Mov(CLOSE,200,SIMPLE)) AND

((CLOSE/INDICATOR >

Mov(CLOSE/INDICATOR,150,E)) AND

(Mov(CLOSE/INDICATOR,150,E) >

Mov(CLOSE/INDICATOR,200,S)))

Tableau 7: Repérage des valeurs haussières à l'aide d'un explorateur Metastock

Cet explorateur, qui n'est qu'un exemple relativement simple, déduit qu'une valeur est haussière si son cours de clôture est supérieur à sa moyenne mobile simple 200 jours, si la moyenne mobile exponentielle 50 jours est supérieure à la moyenne mobile exponentielle 150 jours, si la moyenne mobile exponentielle 150 jours est supérieure à la moyenne mobile simple 200 jours, si la force relative de la valeur par rapport à un indice de référence (CLOSE/INDICATOR) est supérieure à la moyenne mobile exponentielle 150 jours de la force relative et si la moyenne mobile exponentielle 150 jours de la force relative est supérieure à la moyenne mobile simple 200 jours de la force relative. Un autre explorateur comparable sera défini et permettre d'identifier les valeurs baissières. Les valeurs qui ne seront classifiées ni comme étant haussière, ni comme étant baissières seront considérées indéterminées. A partir des résultats de l'exploration hebdomadaire, le système va calculer le nombre de valeurs baissières, le nombre de valeurs haussières, le nombre de valeurs indéterminées, le ratio haussières sur baissières, la différence entre les haussières et les baissières, la dérivée d'une semaine à la suivante de ces différences, et la somme des dérivées des différences sur une certaine "fenêtre de temps".

Selon une procédure comparable, qui se rapproche de la notion de ligne des avancées et des déclins que nous ne trouvons pas très utilisable pour des raisons que nous détaillerons ailleurs, le système expert TExSOL® va pour toutes les valeurs considérées, et de nouveau de manière hebdomadaire, regarder si la valeur est montée ou si elle a baissé sur l'intervalle d'une semaine en comparant les cours de clôture, va compiler toutes les hausses et toutes les baisses, puis va de même que précédemment calculer la somme des hausses, la somme des baisses, le ratio, la différence entre celles qui montent et celles qui baissent, puis la dérivée d'une semaine à la suivante de ces différences, et la somme des dérivées des différences sur une certaine "fenêtre de temps".

Selon une procédure comparable à la précédente, le système va réaliser les même calculs mais en pour cents cette fois, en regardant pour toutes les valeurs considérées, et de nouveau de manière hebdomadaire, de combien de pour cents la valeur est montée ou a baissé, puis va réaliser une synthèse sur le marché, le ratio, la différence entre celles qui montent et celles qui baissent (sorte d'avancée ou de baisse de l'indice non pondéré par les capitalisations), puis la dérivée d'une semaine à la suivante de ces différences, et la somme des dérivées des différences sur une certaine "fenêtre de temps".

Enfin, le système fera de même pour ce qui concerne un indicateur plus classique qui concerne les plus hauts et les plus bas sur 52 semaines, en calculant hebdomadairement le nombre de plus hauts sur 52 semaines, le nombre de plus bas sur 52 semaines, le ratio, la différence, la dérivée d'une semaine à la suivante de ces différences, et la somme des dérivées des différences sur une certaine "fenêtre de temps".

Ce travail extrêmement pénible sur de grands marchés est réalisé automatiquement par TExSOL® et conduit à avoir une vision très objective de la situation interne d'un marché.

Analyse fondamentaliste "graphique"

Enfin, tous les indices ou quasiment, lorsqu'ils sont représentés selon une échelle semi-logarithmique montrent une tendance haussière de long ou très long terme. Cette tendance s'exprime la plupart du temps par des canaux à deux ou trois bandes qui donnent de précieuses informations, bien qu'implicites, sur le prix du marché, c'est à dire le PER moyen des valeurs le constituant (si l'on prend le soin de caler ces représentations). En prenant pour exemple le cas d'une tendance long terme à deux bandes, elles mêmes délimitées en semi-log par trois droites de tendances (le haut, le milieu et le bas de canal) on voit le marché évoluer entre des niveaux de valorisation anormalement élevés (le haut du canal), intermédiaires, ou très bon marché (le bas du canal). Naturellement, en coupler cette visualisation du prix du marché aux autres informations est très intéressant.

Alors qu'est-ce qu'il fait mon marché ?

TExSOL® se charge de savoir pour vous ce que fait le marché de référence considéré, information fondamentale et essentielle pour mettre en œuvre la plus petite stratégie ! Pour ce faire, il utilise un grand nombre de règles et il ne saurait être question de toutes les détailler ici. Néanmoins et à titre d'exemple pour illustrer, nous signalerons que lorsque la somme des dérivées des différences entre le nombre de valeurs haussières et de valeur baissières redevient positif au beau milieu d'un marché puissamment baissier (sans parler du lien avec l'évolution des plus hauts et plus bas sur 52 semaines et des calculs associés). TExSOL® fait ainsi un gros travail hebdomadaire sur tous les marchés de référence pour aboutir à une simple conclusion, mais essentielle, l'état du marché !

Que faire du Sens du Marché ?

Le sens du marché est une information fondamentale et qui va grandement influencer le fonctionnement du système expert TExSOL®. Il est essentiel de n'ouvrir que des positions qui vont dans le sens du marché, c'est à dire qui sont en harmonie avec la tendance primaire au sens de la théorie de Dow.  En particulier, on retiendra que:

•    Si le marché est haussier eu égard aux informations issues de l'analyse technique de l'indice de référence et de l'analyse des paramètres internes du marché (cf paragraphe précédent) les seules positions en portefeuille sont des achats, i.e. des "long". Les positions qui sont mises en portefeuille sont soit celles qui sont haussières quand le marché devient haussier, soit celles qui déclenchent un signal à l'explorateur en devenant haussières (cf règles ci-après). Les positions qui sont vendues sont celles qui étaient en portefeuille et déclenchent un signal de vente (signal indéterminé ou baissier selon la stratégie) soit sur le secteur, soit sur les valeurs ;

•    Si le marché est baissier eu égard aux informations issues de l'analyse technique de l'indice de référence et de l'analyse des paramètres internes du marché (cf paragraphe précédent) les seules positions en portefeuille sont des ventes à découvert, i.e. des "short". Les positions qui sont mises en portefeuille sont soit celles qui sont baissières quand le marché devient baissier, soit celles qui déclenchent un signal à l'explorateur en devenant baissières (cf règles ci-après). Les positions qui sont rachetés pour se couvrir sont celles qui étaient en portefeuille et déclenchent un signal de rachat soit sur le secteur (signal haussier entraine un rachat de tous les shorts du secteur), soit sur les valeurs (signal indéterminé) ;

•    Si le marché était haussier et devient neutre vente immédiate de toutes les positions en portefeuille pour les approches "Buy & Flush" ou "Buy & Flush and Short &Flush", et resserement des trailing stops pour les stratégies "Prudential" et "Aggressive and Opportunistic".

Ce que nous qualifierons par des "postures" sur le marché, seront à la base de toutes les prémisses des règles d'inférence utilisées par le système expert TExSOL®.

Secteurs et GICS

Introduction

L'utilisation des secteurs est une manière très efficace de "segmenter" le marché. Bien sûr le marché dans son ensemble a une tendance bien définie comme nous l'avons vu, mais certaines périodes montrent des marchés présentant une structure plus complexe, et Stan Weinstein cite le marché deux-tiers de 1977 où les "blue chips", i.e. les plus grosses capitalisations, connurent un marché baissier alors que les petites valeurs avançaient. De manière plus conventionnelle, quand un marché a une tendance bien définie, il le doit à ce certain nombre de groupes qui sur-performent (à la hausse comme à la baisse) le mouvement d'ensemble et impriment en fait la tendance primaire. Il est clair, qu'il y aura moins de risques à acheter des titres forts, dans un secteur fort, dans un marché haussier ou de vendre à découvert des titres faibles dans un secteur faible et ce dans un marché baissier.

Encore une fois, le but de TExSOL® est d'automatiser le bon sens et d'éviter d'aller contre les règles de base que les traders connaissent mais que l'on enfreint tous pour d'innombrables raisons ! Le secteur agit ainsi comme un filtre sur le marché qui permet de se focaliser sur les "groupes d'industries" qui montrent les meilleures caractéristiques pour l'action recherchée. Il existe de nombreuses classifications sectorielles, mais il est évident qu'un très large marché comme le marché US, qui comprend environ 19.000 valeurs, permet de faire un travail de premier plan. En ce sens, les classifications US sont probablement plus significatives et porteuses de plus d'informations que les autres classifications nationales. D'autre part, il est rare voire exceptionnel compte tenu de la mondialisation, qu'un secteur se porte bien ou mal d'un côté de l'atlantique et inversement de l'autre. Parfois, de légers décalages temporels se font jour, mais les tendances sont bien en phase. C'est la raison pour laquelle, nous privilégions et utilisons la classification GICS de Standard & Poor's qui est celle qui nous semble s'imposer en la matière.

La classification GICS

Le 2 janvier 2001, Standard & Poor's ont officiellement mis en place un nouveau système de classification des valeurs, nommé GICS pour Global Industry Classification Standard, i.e. Système de Classement Global des Industries, qui comprend des indices de références pour des niveaux de détail croissants qui comprennent : les secteurs, les groupes d'industries, les industries, et les sous-groupes d'industries. Ce nouveau système de classification global et les indices associés a pour objet de se substituer à tous les systèmes préexistants de chez Standard & Poor's, et compte tenu de la pré-éminence de S&P en la matière, a pour vocation de s'imposer comme un standard de fait. Cette classification a été développée en collaboration avec Morgan Stanley Capital International, i.e. MSCI. En résumé, le GICS comprend :

•    10 secteurs ;

•    23 groupes d'industries ; ? 59 industries ; ? 123 sous-industries.

Chaque entreprise US est assignée à une seule sous-industrie en fonction de la détermination pas S&P et MSCI de son activité principale, qui est elle-même évaluée en fonction des revenus mais aussi des sources de bénéfices et de la perception par le marché de l'entreprise. Cette classification a été développée par S&P comme une réponse à un besoin d'une définition globale et consistante de secteurs et des industries. S&P indique que le système peut être utilisé très largement, que ce soit pour les marchés matures ou pour les marchés émergents et qu'il est fondé aujourd'hui sur un univers de 19.000 entreprises. Le mode de calcul utilisé par S&P normalise les indices concernés en base 100 au 31 décembre 1994.

L'ancien système de classification de S&P avait deux niveaux de détail et comprenait 11 secteurs économiques et 115 groupes d'industries. Un certain nombre de règles ont été établies par S&P pour tenter de développer une compatibilité ascendante entre l'ancien et le nouveau système. Pour ce qui concerne le développement de TExSOL® nous avons eu une approche pragmatique qui a consisté à rétablir la continuité des données, dans la mesure du possible - c'est à dire pour tous les "Industry Groups" sauf l'immobilier (i.e. Real Estate) avec les anciens indices correspondants. Nous avons procédé à une petite adaptation en séparant au niveau des IG les valeurs biotechnologiques des pharmaceutiques.

Chaque entreprise se voir assigner une place à chacun des niveaux de la classification, mais ne peut appartenir qu'à un seul groupe à la fois à chaque niveau.

Utiliser les secteurs

L'utilisation des secteurs doit permettre d'avoir une approche plus détaillée du marché, mais néanmoins à un degré de granularité adapté. En ce sens, la nouvelle classification GICS est un bon compromis, en tous cas plus satisfaisant que l'ancienne qui proposait soit un niveau très macroscopique (11 secteurs) ou déjà très (trop ?) détaillé avec 115 groupes. La nouvelle approche propose 23 IG (nous en avons 24 après avoir décomposé les Pharmaceutiques et Biotechnologiques) sachant que l'immobilier n'est pas pris en compte par TExSOL® en raison de l'absence d'un historique adapté à des méthodes d'analyse techniques automatiques. Ces 24 groupes qui correspondent à des activités industrielles ou commerciales bien distinctes sont globalement suffisants pour filtrer le marché dans son ensemble. Un "explorateur" adapté a permis de réaliser la "rétro-ingénierie" jusqu'en 1995 afin de pouvoir valider sur ces IGs la méthode employée par TExSOL®. Les groupes industriels sont ainsi classés en haussier, baissier ou indéterminé selon les principes retenus en Figure 17. A titre indicatif, les groupes utilisés sont listés dans le tableau ci-dessous.

Industry Group

Sector Symbol

 

Air Freight & Couriers IG

.GSPAC

 

 

Automobiles & Components IG

.GSPAU

 

 

Banks IG

.GSPBK

 

 

Biotechnology IG

.GSPBIOT

 

 

Capital Goods IG

.GSPIC

 

 

Commercial Services & Supplies IG

.GSPCS

 

 

Consumer Durables & Apparel IG

.GSPLP

 

 

Diversified Financials IG

.GSPDF

 

 

Energy IG

.GSPEN

 

 

Food & Drug Retailing IG

.GSPFD

 

 

Food Beverage & Tobacco IG

.GSPFBT

 

 

Health Care Equipment & Services IG

.GSPHC

 

 

Hotels Restaurants & Leisure IG

.GSPHR

 

 

Household & Personal Products IG

.GSPHHPE

 

 

Insurance IG

.GSPINSC

 

 

Materials IG

.GSPMA

 

 

Media IG

.GSPME

 

 

Pharmaceuticals IG

.GSPCARG

 

 

Retailing IG

.GSPMS

 

 

Software & Services IG

.GSPIS

 

 

Technology Hardware & Equipment IG

.GSPTEHW

 

 

Telecommunication Services IG

.GSPTS

 

 

Transportation IG

.GSPTRN

 

 

Utilities IG

.GSPUL

 

         

Tableau 8: Les "Industry Groups" IG utilisés pour la gestion des secteurs ("tickers" reuters).

Quand le système expert TExSOL® dispose des informations adaptées, il utilise les secteurs pour "filtrer" les trades potentiels qu'il a identifiés. Il est clair qu'il n'achètera pas "long" une valeur présentant toutes les bonnes caractéristiques si elle se trouve dans un secteur manifestement baissier (le trade peut être placé si le secteur est neutre, car la valeur peut être l'une des prémisses d'une future envolée du secteur) et inversement il ne vendra pas à découvert "short" dans un secteur qui est haussier, ce qui reste l'une des manières les plus efficaces de faire de très lourdes pertes, si en plus l'on oublie de placer le rachat stop ! En ce sens, et une fois de plus, le système se contente de mettre un maximum de chances de son côté et d'être capable de reconnaître très vite quand il se trompe !

Conclusions

L'expérience montre qu'il vaut toujours mieux se tromper en achetant une valeur faible dans un secteur fort, ce qui ne se traduit quasiment jamais par des pertes, plutôt qu'une valeur semblant très forte dans un secteur affaibli ou pire dans un marché baissier, ce qui se solde toujours par de cuisantes pertes. Prenez le contraire de l'assertion pour une vente à découvert et la conclusion est symétrique. L'importance du secteur est donc souvent primordiale.

Marché

Ligne en

Drawdown en

Durée

Date

Date

Résultat

Résultat

Nb

Gagnants

Gagnants

Réf.

% valo

% valorisation

(ans)

Début

Fin

Total

Annuel

Trades

"Long"

"Short"

S&P100

15%

sans limitation

4,87

27/06/97

10/05/02

81,37%

13,00%

90

40,82%

34,15%

S&P100

15%

sans limitation

4,87

27/06/97

10/05/02

291,19%

32,31%

86

58,82%

37,14%

Tableau 9: Impact des secteurs GICS sur la performance globale du système

Le tableau précédent donne une mesure quantitative de cette perception que l'on pourrait qualifier de subjective. L'étude est réalisée sur le S&P 100, avec un jeu de règles absolument identique, la seule différence étant l'usage ou non des secteurs GICS. La simulation dure un peu moins de cinq ans et l'impact des secteurs est déterminant à la fois sur les résultats globaux et sur les niveaux de succès sur les trades. Le résultat total passe de 81,37% à 291,19% et les taux de succès sur les trades passent de 40,82% à 58,82%.

L'usage des secteurs et de la classification GICS mise en place en 2002 par S&P est l'un des points forts du système expert TExSOL®.

Les Stratégies TExSOL®

Points Communs aux quatre Stratégies

Les deux premières stratégies "Buy and Flush" et "Prudential" sont plutôt conçues pour des investisseurs. Ces derniers ne prendront que des positions acheteuses 'long", i.e. ils seront porteurs de titres et n'utiliseront pas le report. Les deux autres stratégies "Buy and Flush & Short and Flush" et "Aggressive and Opportnistic" sont plus risquées et utilisent la vente à découvert (i.e. positions "short") pour profiter des épisodes baissiers des marchés et le report comme technique procurant un effet de levier. Ces deux dernières stratégies s'adressent plus particulièrement aux traders, qui sont assez opportunistes sur le sens du marché. Enfin, les pyramides ne seront que marginalement construites (et uniquement à la hausse) car elles nous semblent concerner principalement les spéculateurs, qui ne sont pas concernés par cet ouvrage et notre système expert.

Il faut bien comprendre que la vente à découvert entraine un ratio gains / risque défavorable, en conduisant à une exposition importante pour des profits toujours limités en pratique. De plus, l'approche TExSOL® ne place pas les ordres stops sur le marché, analyse les positions de manière hebdomadaire, et en ce qui concerne les shorts rachète les positions vendeuses à découvert dont le cours de clôture en fin de semaine ont dépassé le niveau du stop de protection. Cette approche qui a ses mérites, en particulier lors de mouvements volatiles brutaux (i.e. spikes) a l'inconvénient de laisser filer les pertes parfois très au-delà des 15% fixés lors de la mise en place du stop-loss initial, dans les cas défavorables où les mouvements secondaires sont puissants. Pour toutes ces raisons, la mise en œuvre de ventes à découvert ne sera possible que pour les stratégies 3 et 4, à savoir " Buy and Flush & Short and Flush " et "Aggressive and Opportunistic".

Enfin, dans les règles reproduites ci-après et ce pour toutes les stratégies, l'acception des notions "haussier", "baissier" ou "indécis" est nullement arbitraire et repose sur des critères objectifs présentés dans le paragraphe traitant de l'analyse hebdomadaire du marché, qu'il s'agisse du marché, des secteurs ou des valeurs.

"Buy and Flush"

Introduction

Cette stratégie vise la simplicité, en minimisant le risque et en ne tirant profit que des épisodes de marchés haussiers. Les positions "long" ne seront prises qu'au comptant dans cette stratégie. La vente du portefeuille sera brutale, d'où le nom de "Flush", il s'agira d'une "vidange" des positions quand les conditions de marché ne seront plus jugées suffisamment haussières.

Ouverture des Positions

Les positions ouvertes sont donc uniquement de type "long". La situation d'urgence l'emporte sur toutes les autres règles. Il s'agit d'une stratégie pour le système expert d'auto-analyse de l'évolution de la valorisation du portfeuille en gestion et de déclenchement d'une situation d'urgence sur un marché haussier quand la valorisation du portefeuille intersecte (à la baisse) sa moyenne mobile 50 jours dans des conditions particulières. Ceci conduit à la fermeture de tous les trades "long". Les trades sont déclarés éligibles dans un premier temps et lors d'une seconde étape, en fonction de critères de gestion de portefeuille (sélection sous contrainte des valeurs présentant les meilleures forces relatives), le trade est effectivement placé ou non, si la liquidité est suffisante bien sûr pour placer le trade au comptant

Situation d'Urgence:

Règle de détection d'une situation d'urgence "A&O EMERGENCY":

Si on est en situation d'urgence ALORS

Fermer toutes les positions "long"

Ouverture des positions "Long":

Le marché devient haussier "A&O - M:0->1;V:1;S:0|1":

SI le marché devient haussier ET

SI la valeur est haussière ET

SI la valeur n'est pas déjà en portefeuille ET

SI on n'est pas en situation d'urgence ET

SI le secteur de la valeur est haussier OU neutre ALORS La valeur est éligible pour un trade "long"

Le marché est haussier "A&O - M:1;V:0->1;S:0|1":

SI le marché est haussier ET

SI la valeur devient haussière ET

SI la valeur n'est pas déjà en portefeuille ET

SI on n'est pas en situation d'urgence ET

SI le secteur de la valeur est haussier OU neutre ALORS

La valeur est éligible pour un trade "long"

Clôture des Positions

Les positions closes sont uniquement des ventes de titres détenus au comptant en portefeuille. Cette stratégie étant la moins risquée de toutes, elle achète comptant pendant toute la phase de progression du marché haussier, puis vidange le portefeuille brutalement quand le marché devient neutre (ou indéterminé) afin de minimiser les risques pris. Cette stratégie utilise des ordres stops élémentaires, ISL (i.e. Initial Stop Loss) lors de l'ouverture de la position à -20% et ZLS (i.e. Zero Loss Stop) qui vise à refuser de perdre quand la valeur s'est à un moment ou un autre  favorablement décalée d'au moins 20% en remontant alors l'ordre de protection au niveau de l'achat plus les frais.

Fermeture des positions "Long" (vente):

Règle de marché - Le marché devient neutre "A&O - M:1->0":

SI le marché devient neutre ALORS Fermer toutes les positions "long"

Règle de secteur - Le secteur devient baissier "A&O - M:1;S:0->-1":

SI le marché est haussier ET

SI la valeur est "long" en portefeuille ET

SI le secteur de la valeur devient baissier ALORS Fermer la position "long"

Règle de valeur - La valeur devient baissière "A&O - M:1;V:1->-1":

SI le marché est haussier ET

SI la valeur est "long" en portefeuille ET

SI la valeur est baissière ALORS

Fermer la position "long"

Conclusions

Cette stratégie est une approche simple qui permet de travailler au comptant des marchés haussiers en limitant les risques au maximum. En un sens, elle est bien adaptée à un outil comme le PEA (Plan d'Epargne en Action) qui permettra de défiscaliser partiellement les gains au bout de 5 ans (hors CSG et CRDS). Les trailing stops mis en œuvre dans la méthode suivante sont jugés trop contraignants pour les intervenants qui ont recours à cette méthode. Fondamentalement, cette stratégie vise à minimiser le risque, ce qui convient bien à de petits portefeuilles qui donnent peu de marge de manœuvre dans leur phase initiale.

"Prudential"

Introduction

La stratégie "Prudential" comme son nom l'indique est une stratégie prudentielle, qui cherche le meilleur gain pour le plus petit risque, à la différence de la première qui recherchait uniquement à minimiser le risque. En essayant de gagner davantage, cette méthode s'expose à des retracements de la valorisation du portefeuille plus importants (i.e. le "drawdown") car elle ne coupera pas toutes les positions dès que le marché va faire montre d'indécision, mais va utiliser le mécanisme des stops trainants (i.e. trailing stops) pour protéger les positions, tout en acceptant plus de risques (à savoir que le retracement se confirme et que les positions "sautent" sur les stops) pour se donner la chance de permettre au portefeuille de développer plus de gains, si la phase d'indécision du marché n'est que temporaire.

Les ordres trainants sont des ordres qui sont progressivement relevés au cours de la progression haussière de la valeur. La figure suivante illustre cette notion.

 

La figure montre que les ordres stops sont progressivement relevés derrière les moyennes mobiles, en fonction des mouvements de la valeur, depuis le niveau de C, puis en E, G, I et enfin K et M, jusqu'à ce que la valeur "saute" sur le stop quand elle va franchir dans cet exemple à la baisse le support formé en son sommet. Cette modification des stops suppose de "visualiser" le graphe, ce que notre système expert TExSOL® ne fait pas. Il s'en sort néanmoins très bien en considérant qu'à défaut de rechercher des points "techniquement significatifs", e.g. C, E, G, I, K, il va appliquer deux principes essentiels dans la gestion des stops. Le premier est fondé sur le fait que l'on ne peut que relever (abaisser) le niveau des stops sur un trade long (short) et le deuxième est que le stop est placé en fonction de la dynamique de la valeur. Ce faisant, le système va protéger les gains en utilisant des moyennes mobiles de plus en plus courtes que la dynamique du mouvement est plus rapide. C'est une erreur que de croire que le stop doit être d'autant plus serré que le gain est important, le stop doit être d'autant plus serré que la dynamique a été puissante. Le positionnement du stop est une conséquence des caractéristiques cinétiques de la valeur et non des gains affichés par la position. Il est très fréquent de commencer à stresser sur une position montrant des gains importants et d'interrompre le mouvement sans raison en serrant le stop (e.g. au niveau de MM50) alors que la dynamique de la progression ne le justifiait nullement. Les niveaux utilisés sont d'abord MM200 quand elle passera au-dessus du ZLS (le niveau où en cas de vente il n'y a plus de perte, i.e. "breakeven"), puis successivement MM50 (exponentielle) et enfin MM20 (exponentielle) quand la dynamique est extrême et que les gains seront très importants. La dynamique du mouvement est appréciée par TExSOL® eu égard aux positions relatives du cours, de MM50 et de MM200, ce qui permet de mesurer la cinétique de la progression (à la hausse comme à la baisse). TExSOL® est capable de laisser filer longtemps les gains et les positions car il ne se préoccupe justement pas des gains mais analyse la dynamique du mouvement et s'y adapte. Cette logique vaut pour le positionnement des ordres trainants sur les ventes à découvert ("short") - à quelques nuances près - qui seront détaillées lors de la présentation de la stratégie "Agressive et Opportuniste".

Ouverture des Positions

L'ouverture des positions se fait exactement dans les mêmes conditions que pour la stratégie précédente. Il conviendra donc de se reporter au pragraphe correspondant de la stratégie précédente "Buy and Flush" à toutes fins utiles.

Clôture des Positions

Les positions closes sont uniquement des ventes de titres détenus au comptant en portefeuille. Cette stratégie utilise des ordres stops élémentaires, ISL (i.e. Initial Stop Loss) lors de l'ouverture de la position à -20% et ZLS (i.e. Zero Loss Stop) qui vise à refuser de perdre quand la valeur s'est à un moment ou un autre  favorablement décalée d'au moins 20% en remontant alors l'ordre de protection au niveau de l'achat plus les frais, elle utilise aussi le mécanisme des ordres trainants derrière les moyennes mobiles 200 jours (simple) , 150 jours (exponentielle) et 50 jours (exponentielle). Cette stratégie attendra que le marché devienne baissier, à la différence de la première, pour déclencher la vente massive de tous les titres en portefeuille.

Fermeture des positions "Long" (vente):

Règle de marché - Le marché devient baissier "A&O - M:0->-1":

SI le marché devient baissier ALORS Fermer toutes les positions "long"

Règle de secteur - Le secteur devient baissier "A&O - M:1;S:0->-1":

SI le marché est haussier ET

SI la valeur est "long" en portefeuille ET

SI le secteur de la valeur devient baissier ALORS Fermer la position "long"

Règle de valeur - La valeur devient baissière "A&O - M:1;V:1->-1":

SI le marché est haussier ET

SI la valeur est "long" en portefeuille ET

SI la valeur est baissière ALORS

Fermer la position "long"

Conclusions

Cette stratégie est celle qui devrait offrir le meilleur gain pour le plus petit risque. C'est celle que nous recommanderons à tout opérateur qui souhaite gérer un portefeuille (même important) en s'assurant d'une bonne progression sans avoir à assumer les risques et retracements correspondants engendrés par des approches plus agressives. L'usage des trailing stops est déjà un pas franchi en direction de l'univers du trading qui commencera vraiment avec la stratégie suivante.

"Buy and Flush & Short and Flush"

Introduction

Cette méthode vise à tirer parti des épisodes haussiers comme des épisodes baissiers, tout en recherchant à minimiser le risque grâce à une vente brutale du portefeuille quand les conditions de marché paraissent ne plus être suffisamment haussières, et grâce à un rachat brutal de tous les titres vendus à découvert quand les conditions de marché ne paraissent plus suffisamment baissières. L'usage du report est permis.

Ouverture des Positions

L'ouverture des positions "long" est identique à celle des deux méthodes précédentes sauf que le report sera un mécanisme utilisé. Les positions vendeuses à découvert sont par contre rajoutées à cette stratégie.

Ouverture des positions "Short":

Le marché devient baissier "A&O - M:0->-1;V=-1;S:-1|0"

Si le marché devient baissier ET

SI la valeur est baissière ET

SI la valeur est proche de sa MM200 et

SI la valeur n'est pas déjà short en portefeuille ET

SI le secteur de la valeur est baissier OU neutre ALORS La valeur est éligible pour un trade "short"

Le marché est baissier "A&O - M:-1;V:0->-1;S:-1|0;PB""

Si le marché est baissier ET

SI la valeur devient baissière ET

SI la valeur est proche de sa MM200 et

SI la valeur n'est pas déjà short en portefeuille ET

SI le secteur de la valeur est baissier OU neutre ALORS

La valeur est éligible pour un trade "short"

L'ensemble des trades éligibles à chaque étape du raisonnement du système expert est conservé et peut faire l'objet d'une analyse ultérieure.

Clôture des Positions

La cloture des positions "long" est identique à ce qui est entrepris pour la stratégie "Buy and Flush". La clôture des positions "short" est soit brutale (le marché devient indécis) soit très prudentielle en intervenant dès qu'un secteur se montre indécis ou qu'une valeur se montre indécise.

Fermeture des positions "Short" (rachat - buy to cover):

Règle de marché - Le marché baissier devient indécis "A&O - M:-1->0"

SI le marché était bassier et devient indécis ALORS

Fermer (i.e. racheter) toutes les positions "short"

Règle de secteur - Le secteur devient haussier "A&O - M:-1;S:0->1"

Si le marché est baissier ET

SI la valeur est "short" en portefeuille ET

SI le secteur de la valeur devient indécis ALORS Fermer la position "short"

Règle de valeur - La valeur devient haussière "A&O - M:-1;V:1":

SI le marché est baissier ET

SI la valeur est "short" en portefeuille ET

SI la valeur est indécise ALORS Fermer la position "short"

Conclusions

Cette stratégie est la première qui aborde véritablement le domaine du "trading". Nous lui préférons, tant qu'à prendre des risques, la suivante !

"Aggressive and Opportunistic"

Introduction

Cette stratégie est la plus évoluée de toutes celles offertes par le système expert TExSOL®. Nous l'avons déjà rapidement présentée mais il convient de retenir que le risque encouru par l'opérateur proviendra en fait du produit cartésien entre le choix d'une méthode de trading et un marché de référence choisi pour l'appliquer. Il est clair que le choix de cette méthode "Agressive et Opportuniste" couplée avec un marché du type Nasdaq-100 (NDX) ou IT-CAC50 maximisera les risques pris. On se rappellera également que le risque et les gains (au moins les espoirs) sont fortement corrélés. Nous allons décrire les règles d'ouverture de positions, puis les règles de clôture et enfin les règles générales.

Ouverture des Positions

Les positions ouvertes peuvent être indifféremment de type "long" ou "short". La situation d'urgence l'emporte sur toutes les autres règles. Il s'agit d'une stratégie pour le système expert d'auto-analyse de l'évolution de la valorisation du portfeuille en gestion et de déclenchement d'une situation d'urgence sur un marché haussier quand la valorisation du portefeuille intersecte sa moyenne mobile 50 jours dans des conditions particulières. Ceci conduit à la fermeture de tous les trades "long". Les trades sont déclarés éligibles dans un premier temps et lors d'une seconde étape, en fonction de critères de gestion de portefeuille (sélection sous contrainte des valeurs présentant les meilleures forces relatives, vérification de couverture, nombre maximum de lignes en portefeuille pour éviter un défaut de couverture, etc.) le trade est effectivement placé ou non.

Situation d'Urgence:

Règle de détection d'une situation d'urgence "A&O EMERGENCY":

Si on est en situation d'urgence ALORS Fermer toutes les positions "long"

Ouverture des positions "Long":

Le marché devient haussier "A&O - M:0->1;V:1;S:0|1":

SI le marché devient haussier ET

SI la valeur est haussière ET

SI la valeur n'est pas déjà en portefeuille ET

SI on n'est pas en situation d'urgence ET

SI le secteur de la valeur est haussier OU neutre ALORS La valeur est éligible pour un trade "long"

Le secteur devient haussier "A&O - M:1;V:1;S:0->1":

SI le marché est haussier ET

SI la valeur est haussière ET

SI la valeur n'est pas déjà en portefeuille ET

SI on n'est pas en situation d'urgence ET

SI le secteur de la valeur devient haussier ALORS La valeur est éligible pour un trade "long"

La valeur devient haussière "A&O - M:1;V:0->1;S:0|1":

SI le marché est haussier ET

SI la valeur devient haussière ET

SI la valeur n'est pas déjà en portefeuille ET

SI on n'est pas en situation d'urgence ET

SI le secteur de la valeur est haussier OU neutre ALORS La valeur est éligible pour un trade "long"

Ouverture des positions "Short":

Le marché devient baissier "A&O - M:0->-1;V=-1;S:-1"

Si le marché devient baissier ET

SI la valeur est baissière ET

SI la valeur est proche de sa MM50 (pullback) et

SI la valeur n'est pas déjà short en portefeuille ET

SI le secteur de la valeur est baissier ALORS

La valeur est éligible pour un trade "short"

La valeur devient baissière "A&O - M:-1;V:0->-1;S:-1|0;PB""

Si le marché est baissier ET

SI la valeur devient baissière ET

SI la valeur est proche de sa MM50 (pullback) et

SI la valeur n'est pas déjà short en portefeuille ET

SI le secteur de la valeur est baissier OU neutre ALORS

La valeur est éligible pour un trade "short"

La valeur est baissière et elle pullback "A&O - M:-1;V:-1;S:-1|0;PB""

Si le marché est baissier ET

SI la valeur devient baissière ET

SI la valeur est proche de sa MM50 (pullback) et

SI la valeur n'est pas déjà short en portefeuille ET

SI le secteur de la valeur est baissier OU neutre ALORS

La valeur est éligible pour un trade "short"

L'ensemble des trades éligibles à chaque étape du raisonnement du système expert est conservé et êut faire l'objet d'une analyse ultérieure.

Clôture des Positions

Les positions closes peuvent être indifféremment de type "long" ce qui entraine une vente, ou bien "short" ce qui entraine un rachat de couverture (i.e. "Buy to cover").

Fermeture des positions "Long" (vente):

Règle de marché - Le marché devient baissier "A&O - M:0->-1":

SI le marché devient baissier ALORS Fermer toutes les positions "long"

Règle de secteur - Le secteur devient baissier "A&O - M:0|1;S:0->-1":

SI le marché est indécis ou haussier ET

SI la valeur est "long" en portefeuille ET

SI le secteur de la valeur devient baissier ALORS Fermer la position "long"

Règle de valeur - La valeur devient baissière "A&O - M:0|1;V:0->-1":

SI le marché est indécis ou haussier ET

SI la valeur est "long" en portefeuille ET

SI la valeur devient baissière ALORS Fermer la position "long"

Fermeture des positions "Short" (rachat - buy to cover):

Règle de marché - Le marché baissier devient indécis "A&O - M:-1->0"

SI le marché était bassier et devient indécis ALORS

Fermer (i.e. racheter) toutes les positions "short"

Règle de secteur - Le secteur devient haussier "A&O - M:-1;S:0->1"

Si le marché est baissier ET

SI la valeur est "short" en portefeuille ET

SI le secteur de la valeur devient haussier ALORS Fermer la position "short"

Règle de valeur - La valeur devient haussière "A&O - M:-1;V:0->1":

SI le marché est baissier ET

SI la valeur est "short" en portefeuille ET

SI la valeur devient haussière ALORS

Fermer la position "short"

Bien sûr, à ces règles d'inférences, vient s'ajouter la gestion des ordres stops et la gestion globale du portefeuille comme nous l'avons déjà décrit.

Conclusions

Dans cette stratégie "Agressive et Opportuniste" l'ouverture des positions va se faire en report dans la mesure du possible, c'est à dire si la valeur est éligible au SRD (et l'effet de levier dépendra de si la valeur est jugée volatile ou non) ou de si elle cote plus de 5 USD (en simplifiant) ce qui permet de l'acheter "on margin" aux US. Naturellement avant toute ouverture de position, le système vérifie sa couverture, et en fonction des liquidités vérifie que le nombre de positions maximums qu'il est permis d'ouvrir sans mettre la couverture en danger ne soit pas atteint.

La gestion des ordres stops se fait selon une méthode commune avec la stratégie "Prudential". Dès qu'une position est ouverte, un ordre stop initial est placé (i.e. ISL pour Initial Stop Loss) en général à 20% de perte sur les positions "Long" et à 15% de perte pour les positions "Short" (ce niveau est paramétrable et peut dépendre du marché ou de sa volatilité). Dès que 20% de gains se sont concrétisés sur la position, le système n'accepte plus de perdre et remonte l'ordre stop au niveau de l'achat long plus les frais ou le rabaisse au niveau de la vente short plus les frais (i.e. juste en dessous de l'ouverture short). Ensuite, et en commun avec la stratégie "Prudential" les trailings stops seront mis en place et les gains seront progressivement protégés en relevant les stops sur les positions acheteuses "Long" et en les rabaissant sur les ventes à découvert, les positions "Short". La séquence d'ordre stops peut être un peu compliquée: e.g. un ordre initial ISL est posé, puis quelques temps après le trailing stop sur la moyenne mobile 200 jours (en fait 10% en dessous) s'avère être meilleur et donc vient remplacer l'ISL, puis la valeur progresse de plus de 20% (paramétrable également) par rapport au niveau d'entrée et un ZLS est alors placé, puis la valeur progresse et le système décide de remplacer le ZLS par un TS200 de nouveau (toujours 10% en dessous de MM200) qui devient meilleur que le ZLS précédent, etc. et le remplace enfin par un TS50 voire un TS20 tout à la fin, sur un mouvement de très forte dynamique. L'essentiel est de comprendre qu'un stop ne peut en remplacer un autre que s'il est plus favorable. On n'abaisse (relève) jamais les stops sur une position acheteuse (vendeuse à découvert).

Pour ce qui concerne les ventes à découvert, le mécanisme d'ordres stops trainants est comparable à ce qui a été décrit pour les positions "long" mais en symétrique !

 

L'ordre stop, initialement placé en F, sera progressivement abaissé en H, J, K, L, et déclenchera en théorie le rachat en M. Cette modification des stops suppose de "visualiser" le graphe ce que notre système expert TExSOL® ne fait pas. Il s'en sort néanmoins très bien en utilisant une méthode comparable à celle mise en œuvre sur les positions acheteuses "longues", en considérant qu'il va protéger les gains en utilisant des moyennes mobiles de plus en plus courtes que les gains seront importants. D'abord MM200 quand elle passera au-dessous du ZLS (le niveau où en cas de rachat de la position à découvert, il n'y a plus de perte), puis successivement MM50 (exponentielle) et enfin MM20 quand les gains seront très importants.

Pour ce qui concerne les pyramides, cette stratégie peut occasionnellement se laisser aller à en mettre en place (rarement il est vrai tant les critères à satisfaire sont nombreux), mais en respectant les règles d'or des pyramides, i.e. ne pas ajouter plus de deux niveaux à la base de la pyramide, les proportionner en taille décroissante en veillant à pouvoir supporter un retracement de 50% à partir du dernier point d'ajout de la pyramide. Par exemple, 400 titres X sont en portefeuille, TExSOL® pourra en ajouter d'abord 200 au maximum, puis 100 pour terminer, sachant qu'à chaque ajout le prix de revient final ne doit pas avoir été déplacé de plus de la moitié de la distance parcourue par le titre entre le point d'entrée initial et l'ajout en cours, permettant de supporter des retracements de 50% de cette distance depuis le dernier point d'ajout.

Pour conclure, cette stratégie "Agressive et Opportuniste" donne d'excellents résultats, y compris dans les épisodes de marchés baissiers en travaillant les ventes à découvert qui sont plus difficiles et pour lesquelles les gains sont intrinsèquements plus limités, mais expose natuellement le trader à des "drawdown", c'est à dire à des retracements de la valorisation de son portefeuille qui sont substantiels, autour de 30% dans les pire des cas.

Synthèse sur les Stratégies

L'ensemble des stratégies et les principales règles utilisées peuvent se résumer dans le tableau qui est proposé cidessous. Les deux premières stratégies ne permettent pas l'usage de ventes à découvert et les zones correspondantes du tableau sont donc grisées.

Méthode

Open position

Close position

Stop

LONG

SHORT

LONG

SHORT

Buy & Flush

M:0->1;V=1;S:1

M:1;V:0->1;S:1

 

M:1->0

M:1;S:1->0

M:1;V:1->0

 

Non

Prudential

M:0->1;V=1;S:1

M:1;V:0->1;S:0|1

M:1;V:1;S:0->1

 

M:0->-1

M:0|1;S:0->-1

M:0|1;V:0->-1

 

Oui

Buy and Flush &

Short and Flush

M:0->1;V=1;S:1

M:1;V:0->1;S:1

M:0->-1;V:-1;S:-1;PB

M:-1;V:0->-1;S:-1|0;PB

M:-1;V:-1;S:-1|0;PB

M:1->0

M:1;S:1->0

M:1;V:1->0

M:-1->0

M:-1;S:0->1

M:-1;V:0->1

Non

(L) /

Oui

(S)

Aggressive            &

opportunistic

M:0->1;V=1;S:1

M:1;V:0->1;S:0|1

M:1;V:1;S:0->1

M:0->-1;V:-1;S:-1;PB

M:-1;V:0->-1;S:-1|0;PB

M:-1;V:-1;S:-1|0;PB

M:0->-1

M:0|1;S:0->-1

M:0|1;V:0->-1

M:-1->0

M:-1;S:0->1

M:-1;V:0->1

Oui

Tableau 10 : Synoptique des principales règles utilisées par les stratégies TExSOL®

D'une manière générale, les règles utilisées mettent à profit les "transitions", c'est à dire des changements d'états survenant sur le marché, les secteurs, les valeurs. Le seul cas où l'on déroge à ce principe est celui des ventes à découvert, pour lesquelles le système recherche les situations de retracement secondaires "pullback", avant d'engager la vente à découvert. Pour cette raison, la valeur peut être baissière depuis un certain temps, mais on attendra qu'elle se rapproche de sa MM50 avant d'engager la vente à découvert. Ainsi, la règle suivante ne recherche pas un changement d'état M:-1;V:-1;S:-1|0;PB mais vérifie qu'un retracement rende une action possible.

La Gestion de Portefeuille par TExSOL®

Introduction

Le Capital

Vous venez d'ouvrir votre compte et vous avez décidé de commencer à intervenir sur les marchés. Vous réfléchissez à quelle(s) position(s) vous allez prendre et vous vous focalisez sur les valeurs, comme d'ailleurs l'ensemble de la communauté financière vous incite à le faire, en émettant des recommandations sur les titres, du type achat, conserver, vendre, etc. Ce faisant, vous passez à côté de l'un des facteurs essentiels du succès, la perception qu'un portefeuille est une construction complexe qui n'est pas une somme plus ou moins équilibrée de positions.

C'est dans la gestion de portefeuille que réside le succès sur le long terme et dont dépend la régularité des résultats, ce que les auteurs anglo-saxons appellent le "Money Management". Il est très fréquent, qu'un ensemble de positions qui vont se révéler à terme excellentes, conduise néanmoins au désastre à un instant de retracement puissant du marché en raison d'une sur-exposition mal gérée. 90% des traders pour ne pas dire plus ont connu cette situation. La gestion d'un portefeuille suppose de gérer, certes des positions individuelles, mais également de maîtriser la dynamique d'ensemble tout en contrôlant le risque global.

C'est beaucoup plus difficile qu'il n'y paraît. En général, cela se solde rapidement par deux situations extrêmes:

•    Dans la première l'opérateur est d'un naturel prudent, accumule lentement les erreurs jusqu'à ce qu'il se dise que les résidus qu'il a au fond de son portefeuille constituent justement ce que l'on appelle un fond de portefeuille et que cela s'arrangera bien avec le temps…

•    Dans la seconde, l'opérateur est d'un caractère audacieux et avance par à coups; il se surexpose dans les périodes euphoriques, puis resserre les stops de protections sur les positions car il ne peut perdre plus que quelques pourcents (sur beaucoup plus que son capital) compte tenu de sa sur-exposition, et il ne va pas manquer de les perdre… En quelques coups d'accordéon il sera disqualifié aussi sûrement que le premier attendra fort longtemps avant de revendre dès qu'il aura retrouvé sa mise !

Pessimiste me direz-vous ? Non réaliste et malheureusement parlant d'expérience ! Mais alors, quelle solution ? Justement le "Money Management", la gestion du portefeuille, et c'est en prenant en charge cet aspect que le système expert TExSOL® apporte au-delà du choix des positions une aide décisive au succès, en construisant progressivement le portefeuille, en proportionnant la taille des positions au capital global disponible, en déterminant le niveau de risque de chaque position selon le risque maximal acceptable sur le capital et sur la position, en gérant la couverture, et protégeant le portefeuille dans son ensemble, etc.

 

IT-CAC50

Nasdas-100

SRD

 

 

 

 

Taille minimale d'une position au comptant

1000

1000

1000

Taille minimale d'une position en report

2500

2000

2500

Nombre de titres du Marché / Indice

50

100

156

Nombre de titres max en Portefeuille

22

45

70

 

 

 

 

Exposition totale min sur Portefeuille Prudentiel

22000

45000

70000

Exposition totale min sur Portefeuille Agressif

44500

90000

175000

Couverture min requise Portefeuille Agressif

25750

54000

87500

Tableau 11 : Quelques repères sur le capital minimum requis pour travailler un marché / indice.

Le capital de départ dont vous disposez, et l'approche que vous allez retenir, vont grandement déterminer le marché sur lequel vous allez pouvoir vous aventurer. Ceci est lié au fait qu'il est difficile de prendre des positions inférieures à une taille critique, disons 1000 Euros au comptant et 2500 Euros en report au SRD, et 2000 en report sur "Margin" aux US, ce pour des raisons liées aux frais. Ensuite, l'usage du système expert sur de longues périodes de temps nous a montré que la méthode conduit au plus fort d'un mouvement (haussier comme baissier) à mettre en portefeuille (en long ou en short) jusqu'à 40 à 45 pour cents du marché ou de l'indice considéré, ce qui est un facteur de succès essentiel pour au moins deux raisons: la diversification et la sélection des grands gagnants (e.g. soit environ 22 titres de l'IT-CAC50, 45 du NDX et 70 du SRD). Enfin, et d'expérience, il est difficile pour un particulier de gérer des portefeuilles de plus de 100 titres, et nous avons donc éliminé pour cette raison le S&P500 dans un premier temps des marchés / indices offerts au grand public sur notre site . Ces éléments étant posés, il est possible de résumer la situation par le tableau précédent. En résumé de cette introduction:

•    Le portefeuille prudentiel minimal suppose que tous les titres sont payés comptant, et l'on voit appraître les montants minimum en capital requis pour travailler correctement chacun des Marchés / Indices concernés, soit respectivement 22.000 Euros pour l'IT-CAC50, 45.000 USD pour le NDX et 70.000 Euros pour le SRD, si l'on souhaite bénéficier de tous les avantages offerts par TExSOL® en matière de gestion de portefeuille.

•    Le portefeuille agressif minimal sur l'IT-CAC50 suppose qu'un tiers des titres sont achetés au comptant sur le nouveau marché principalement (1000 Euros la ligne minimum) et que les deux tiers sont en report (2500 Euros la ligne minimum) avec un taux de couverture en expèces minimum de 50% (20% seulement sont requis par les courtiers mais le désastre est alors assuré !), ce qui conduit à une exposition de 45.000 Euros et une couverture de 26.000 Euros, ce pour le portefeuille minimum.

•    Le portefeuille agressif minimal sur le Nasdaq-100 conduit à une exposition maximale de 90.000 USD avec une couverture minimale requise de 54.000 USD (60% des positions, sachant que les brokers US demandent 50% mininimum sur les titres que l'on peut reporter "marginable", i.e. qui côtent plus de 5$).

Bien sûr, si l'on dispose de davantage, il suffit de multiplier par un facteur homothétique la taille des lignes, pour approcher le capital que l'on a décidé d'affecter aux opérations sur le Marché ou Indice concerné. Tout ceci ne donne que des ordres de grandeurs pour fixer les idées, sachant que le système expert TExSOL® réalise lui une gestion très fine de tous ces paramètres et vous présente ses portefeuilles de référence pour les marchés concernés, en intégrant bien d'autres critères dont nous allons brièvement parler maintenant.

La Taille des Positions

La taille des positions est un facteur important comme vous pouvez facilement le comprendre de la courte introduction qui vient d'être faite. Elle l'est en réalité bien plus qu'on ne pourrait le penser des éléments que nous avons déjà exposés. Les positions doivent être équilibrées et proportionnées au capital disponible. Il est fréquent que l'opérateur crée des dysymétries et elles lui sont rarement favorables, car ce ne sont pas statistiquement les positions les plus grosses qui évoluent le plus favorablement (nous reviendrons sur les pyramides qui sont des dysymétries intentionnelles).

Dans l'introduction précédente, nous avons raisonné en partant d'une hypothèse sur la taille des lignes minimales possibles et sommes remontés vers le capital minimum requis, pour donner des ordres de grandeur à la discussion. Souvent c'est le chemin inverse qui sera fait, on dispose d'un capital et l'on veut en déduire une stratégie, i.e. taille des lignes, risque maximum acceptable, etc. De nouveau, et sans que les chiffres que l'on donne maintenant soient gravés dans le marbre, ils doivent servir à préciser les idées: chaque position ne doit pas représenter plus de 5% du capital global (et nous conseillons plutôt 2%), sachant que la perte maximale acceptable étant de 20% par position, elle représentera en fait au maximum 1% du capital initial. C'est en dérogeant à ces règles élémentaires que la majorité des opérateurs se met en difficulté à un moment ou à un autre, par simple méconnaissance ou plus cruellement quasi consciemment mais par perte des repères essentiels.

Deux mots du Risque

La prise de risque est donc inhérente au trading, et vous vous souvenez que c'est elle in-fine qui est rémunérée. Sur la base des éléments précédents, vous avez déterminé un certain niveau de risque acceptable, à la fois sur le capital global et sur chaque position, en ayant choisi un marché ou un indice de référence qui va servir de mesure à votre performance et qui conditionnera également en un sens le nombre de positions que vous allez ouvrir. Il est très probable que vous commenciez avec un capital réduit et de petites positions.

Si vous suivez à la lettre ce que TExSOL® fait ou que vous en respectez simplement l'esprit, votre capital va croître, très probablement selon une progression fortement non-linéaire. Cependant, même en démarrant vos opérations en phase avec un cycle de marché (haussier de préférence, c'est bien plus facile à travailler avec profit) et nous vous le conseillons ardemment, les débuts sont toujours difficiles et assez lents engendrant même souvent une perte initiale en capital (i.e. "drawdown") qui peut atteindre 15-20% au pire moment, c'est à dire dans les quelques mois qui suivent votre entrée progressive dans le marché (entre les moins values latentes sur les positions ouvertes et les moins values réalisées sur les positions coupées sur stops de protection). Si vous analysez attentivement les historiques de trades fournis par TExSOL® vous constaterez qu'il en est ainsi sur presque tous les marchés. Ensuite votre capital va retrouver son niveau initial, puis va le dépasser et croître par à coups, qui seront de plus en plus marqués. Se pose alors une question clef, faut-il maintenir les tailles des positions à la taille initialement choisie eu égard au capital initial ou bien faut-il accroitre les tailles des positions proportionnellement aux gains effectués et au capital disponible à l'instant d'ouverture de la position ?

C'est une question difficile, pour laquelle il faut clairement distinguer les marchés haussiers des marchés baissiers:

•    Dans un marché baissier, les positions à découvert engendrent des gains d'autant plus réduits qu'elles sont profitables, mais qu'elles s'éloignent du point d'ouverture. En effet, si vous vendez à découvert un titre 100 Euros et qu'il perd 10% vous gagnez 10 Euros quand il côte 90 Euros. L'ennui, c'est que lorsque vous gagnez 50% et qu'il ne côte plus que 50 Euros, lorsqu'il perd alors 10% - soit 5 Euros vous ne gagnez plus que 5%, etc. Les gains finissent par tendre vers zéro ! C'est l'une des causes principales d'échec sur marché baissier: l'opérateur ayant pleinement conscience de cette situation, il va accroître la taille des positions gagnantes au fur et à mesure de la baisse en pyramidant ainsi les shorts gagnants. Le problème va survenir quand la valeur ou le marché va réaliser un sursaut haussier en général brutal, les dernières positions ouvertes ou ajoutées étant les plus vulnérables car les plus grosses et celles sur lesquelles les gains sont minimes ou encore inexistants et qui vont ruiner la stratégie. Grossir la taille des positions au fur et à mesure de la progression d'un marché baissier et du succès de vos shorts ou pyramider dans un marché baissier est de notre expérience la plus sûre manière d'en sortir en ayant perdu les gains qui ont été patiemment construits au début, ce dans le meilleur des cas !

•    Dans un marché haussier, grossir la taille des positions au fur et à mesure de l'avancement du marché et des gains que vous y avez réalisés et de l'accroissement de votre capital ne vous exposera pas à une aussi grande vulnérabilité que ce qui vient d'être décrit dans le cas d'un marché baissier. Cependant, vous allez prendre de grosses positions sur des valeurs tardives, c'est à dire celles qui vont partir dans une phase avancée du marché et qui ne sont en ce sens probablement pas les meilleures. Notre expérience, et toutes les simulations faites avec TExSOL® montrent que si l'on est prêt à augmenter sensiblement le risque, il vaudra mieux accroître la taille des positions dès le début du marché, quitte à devoir gérer sous contraintes la phase d'apogée du marché en raison d'un manque de liquidités. En tout état de cause, nous ne recommandons pas cette approche et pensons qu'il vaut mieux accepter l'idée que le marché va se travailler par cycle (souvent de quelques années) et que chaque début de cycle sera une nouvelle histoire avec un nouveau capital de départ et de nouvelles tailles de lignes.

La prise de risque et sa gestion, comme nous l'avons vu en diverses occasions, est clef dans une stratégie de trading qui réussit. En la matière, s'appuyer sur un système de trading automatique, un système expert en particulier sera un plus décisif pour diverses raisons : vous accroitrez votre diversification, vous diminuerez votre charge de travail en lui confiant la gestion des positions, et vous rendrez votre vie plus facile en vous appuyant sur ce compagnon électronique discipliné. En fait, à partir de l'instant où l'opérateur a confiance dans le système qu'il utilise, se produit un transfert de stress entre l'homme et le système, et bien qu'une évolution défavorable sur le portefeuille ne soit jamais agréable ou que la prise d'une perte soit toujours une frustration, les décisions qui doivent être prises le seront, sans qu'une longue agonie nourrie d'indécision ne vienne ruiner tous vos expoirs, voire davantage ! Les personnes capables de s'asseoir en face de la machine et de prendre des décisions rigoureuses, indépendamment de tous les facteurs externes qui les influencent, sont extrêment rares. De nouveau, s'appuyer sur un système expert sera une manière de s'affranchir de la majorité des influences néfastes qui empoisonnent nos actions et prises de décisions sur les marchés et nourissent nos doutes pour notre plus grand malheur en général. Nous avons tous de très nombreux exemples de décisions remarquables par leur pertinence et leur timing, qui se concrétisent pas par les gains qui auraient du être au rendez-vous, pour de nombreuses raisons, dont les influences externes, e.g; baisses de taux agressives alors que l'on est massivement short, etc.

En fait, il est plus raisonnable d'admettre l'évidence, à savoir que la majorité des êtres humains et quel que soit leur niveau d'études ou leur vécu sont mal armés psychologiquement pour s'aventurer avec profit sur les marchés. Quand l'argent est en jeu avec la volatilité qui caractérise les marchés, de très nombreuses pulsions difficiles à contrôler voient le jour et interfèrent avec l'objectivité ou la rationalité. L'un des défauts déjà cité consiste à prendre ses pertes trop tard et ses gains trop tôt, le dernier point étant particulièrement critique en ce sens ou 80% des gains vont reposer sur les 5% des trades les meilleurs. La fermeture prématurée d'une position gagnante qui se retourne localement (souvent car l'on est en difficulté par ailleurs, et pour ne rien arranger surexposé !) est fréquente car c'est ce gain qui psychologiquement permettait de tenir les positions perdantes (une autre erreur fréquente !).

TExSOL® est conçu pour vous soulager de ces épreuves psychologiques et émotionnelles !

Notions de base du Portefeuille

La couverture

La couverture est une notion indispensable à la prise de position sur des marchés à terme. Prendre une position suppose d'avoir une couverture positive et suffisante. Le système TExSOL® va calculer à chaque itération hebdomadaire la couverture disponible pour prendre des positions en report (qu'elles soient "long" ou "short"). Pour ce faire, il va calculer la couverture créditrice (CC) et la couverture débitrice (CD). La somme des deux CC + CD doit être positive et suffisante pour la position envisagée.

La couverture créditrice est calculée par TExSOL® de la manière suivante :

(E + PMVLPR) * 5 + (VPCO) * 2,5 = CC avec

•    E = espèces ;

•    PMVLPR = plus_ou_moins_values_latentes_positions_report qui désigne la somme des plus ou moins values latentes enregistrées sur toutes les positions ouvertes en report ;

•    VPCO = valorisation_positions_compant_ouvertes désigne la dernière valorisation des positions ouvertes au comptant ;

La couverture débitrice est calculée par TExSOL® de la manière suivante :

Somme [PR * (FE / L)] = CD avec

•    PR = Positions_report qui désigne la somme des positions en report sur un marché à terme qu'elles soient "long" ou "short" ;

•    FE le facteur_exposition = 5 * P avec P la Prudentielle (P vaut 1 si l'on n'utilise pas une approche prudentielle et P>1 si l'on introduit une approche prudentielle) ;

•    L le levier vaut 2,5 pour les valeurs volatiles et 5 pour les valeurs classiques ;

La couverture C = CC - CD, doit être positive et suffisante à la prise de position envisagée. TExSOL® vérifie systématiquement que ces conditions sont satisfaites. En réalité le système fait davantage, et s'assure qu'en cas de retracement maximum du portefeuille (i.e. "Drawdown"), toutes les positions venant sur les stops quelle qu'en soit la nature, le compte ne connaitra pas de défaut de couverture. Pour cela, le système utilise l'inéquation suivante et vérifie la satisfaction de la contrainte :

((Espèces + PMVR) - Retracement) * FE > (Exposition - Retracement)

Équation 9: Inéquation pour éviter le défaut de couverture (en France).

Avec:

Espèces comme défini ci-après ;

PMVR sont les Plus ou Moins Values en Report ;

FE est le facteur d'exposition (5 en France, 2 "on margin" aux US) ;

L'exposition est la somme des positions ouvertes en report (PR) sur le marché, auxquelles on ajoute la position supplémentaire à ouvrir, qui ne doit pas entraîner le défaut de couverture.

n

Exposition ??PRi ? Position_à_ajouter

i?1

Le retracement est la somme des retracements sur les positions ouvertes (sur tous les types de stops), auxquels on ajoute le retracement sur la position à ajouter (ISL) qui ne doit pas entraîner le défaut de couverture.

n

Retracement ??Ri ?Retracement _ position_à_ajouter

i?1

Il est à noter que le retracement obtenu est majoré d'un certain pourcentage selon une approche prudentielle qui tient compte d'un éventuel décalage d'exécution sur les stops (i.e. slippage). Cette approche est très puissante puisqu'elle permet de s'assurer que le compte peut être poussé à son maximum sur la stratégie "Agressive et Opportuniste" sans pour autant ne jamais déclencher de défaut de couverture.

L'inéquation précédente doit être légèrement adaptée pour tenir compte des modes de gestion de la couverture sur les comptes sur marge dits "on margin" aux Etats-Unis. Ainsi, elle devient :

((Espèces + (PMVL / 2)) - Retracement) * FE > (Exposition - Retracement)

Équation 10: Inéquation pour éviter le défaut de couverture (aux US sur comptes sur marge).

La principale différence provient du fait que les plus ou moins values en report deviennent des plus values latentes et qu'elles ne doivent être prises en compte que pour la moitié de leur valeur dans l'inéquation de la couverture. Ceci peut amener l'opérateur à un "cash out", c'est à dire une opération au cours de laquelle il vend les positions sur lesquelles il a des plus values latentes importantes pour matérialiser la plus value avant de reprendre exactement les mêmes positions pour disposer de l'effet de levier maximum.

De plus, existe aux US des appels de marge "Margin Maintenance Call", qui visent à maintenir certains ratios au-dessus de minimums définis. La valeur d'ouverture des positions prises sera référencée sous le terme "d'Open Market Value" ou OMV et si la valorisation de votre compte est désignée par "Current Market Value - CMV" alors la notion "d'Equity" (en fait la part de votre portefeuille qui vous appartient vraiment en quelque sorte) peut se calculer comme:

(CMV - (OMV /2)) = Equity (position "Long")

( (OMV /2) - CMV) = Equity (position "Short")

Équation 11: Notion "d'Equity" sur les comptes sur marge US.

Le compte doit en permanence satisfaire les deux inéquations suivantes (selon que l'on soit "short" ou "long") :

Equity / Valorisation > 0,35 si "Long" et Equity / Valorisation > 0,40 si "Short".

Équation 12: Ratios d'appel de maintenance sur marge sur les comptes sur marges US.

Le système TExSOL® vérifie bien sûr que ces conditions soient satisfaites.

Les espèces

Le solde espèces est débité du montant correspondant à l'achat des positions au comptant et crédité du montant de la réalisation des ventes au comptant. Il est aussi crédité / débité des plus / moins values réalisées lors de la cloture des positions à terme lors du débouclage des positions. Enfin, les frais de transactions lors des ouvertures / cloture de positions ainsi que les frais de report sur les marchés à termes (e.g. 0,015% par jour de report au SRD) sont également imputés sur le solde espèces par le système TExSOL®.

La valorisation

La valorisation est le montant qui correspondrait à la réalisation de tous les actifs de votre compte. Le système TExSOL® va calculer à chaque itération la valorisation en faisant la somme des :

•    Espèces (qui sont détaillées après)

•    Positions au comptant à la dernière valorisation connue ;

•    Plus ou moins values latentes sur toutes les positions en report.

Si toutes les positions étaient réalisées et débouclées, la réalisation des actifs donnerait la valorisation.

Risque et Portefeuilles Théoriques

Approche plus théorique du risque

La notion de risque est essentielle dans le domaine financier, comme nous avons eu l'occasion de le souligner lors de la présentation de la théorie de Bernstein. Elle est à la base des choix d'investissement, des évaluations des performances. Elle est le moteur essentiel des évolutions récentes de la finance, notamment le progrès des instruments dérivés et des nouvelles techniques de gestion. Un investissement est dit risqué lorsque ses résultats espérés (son rendement espéré) sont incertains. Parce que les rendements espérés reposent sur des prévisions et des probabilités plutôt que des certitudes, les rendements réalisés peuvent être très différents de ceux qui étaient projetés. Le risque est donc intimement lié à cette incertitude. La mesure du risque est donnée par l'écart des différentes possibilités de gains ou de pertes, sur une certaine période, autour de la valeur espérée.

Si vous estimez qu'un investissement vous rapportera 40% dans un cas sur deux, et vous fera perdre 10% dans l'autre cas, son rendement espéré est de 15%. Ce chiffre est une moyenne, ce qui signifie que vous pouvez aussi bien être au-dessus qu'au-dessous à la fin du projet. Si les gains ou les pertes maximum possibles sont loin de cette moyenne, on dit qu'ils sont très dispersés autour d'elle. C'est cette dispersion qui vous donne la mesure du risque de votre investissement.

A titre d'exemple, vous hésitez entre deux investissements A et B. Le projet A vous rapportera dans un cas 50%, dans l'autre 10%. Le projet B, lui, vous rapportera dans un cas 70%, mais vous fera perdre 10% dans l'autre. Les deux projets ont une rentabilité espérée de 30%. Cependant, le projet B risque de vous faire perdre 10%, alors que le projet A vous permet de gagner à tous les coups. Le projet B est donc bien le plus risqué. Logiquement, vous devriez choisir le projet A, puisqu'il vous offre le même rendement que B, avec un risque inférieur. Pour un investisseur rationnel, l'augmentation du risque doit s'accompagner d'une augmentation de rendement: c'est la prime de risque.

                                                                              1                   2                   3                   4

Résultats Possibles

Probabilités

[R-E(R)]2

[R-E(R)]2 * p

                                                      R                   p

 

58

0,25

324

81,00

 

50

0,50

100

50,00

 

20

0,10

400

40,00

 

-10

0,15

2500

375,00

 

E(R)

40

 

Variance

546,00

écart-type

23,37

 

             

Tableau 12: Notion de Variance et d'Ecart-Type.

La mesure qui résume ce risque est l'écart-type, ou son carré, la variance. L'écart-type donne l'ampleur de la dispersion des résultats possibles autour du résultat espéré. Le tableau suivant donne un exemple simple, permettant de comprendre le calcul d'un écart-type. Il se base sur un projet ayant les résultats possibles suivants: 58 (avec une probabilité de 25%), 50 (50%), 20 (10%), -10 (15%), soit E(R) = (58*0,25+50*0,50+20*0,10+(10*0,15)) = 40

La variance est la somme des chiffres de la colonne (4), et l'écart-type est la racine carrée de la variance. Les unités de l'écart-type sont les mêmes que celles des résultats possibles, soit des % dans cet exemple: l'écart-type est donc de 23.37%. L'interprétation de l'écart-type est la suivante:  l'investissement en question rapporte en moyenne 40% (rentabilité attendue) et selon les propriétés reliées à la loi normale, le résultat final se trouvera dans 65% des cas entre 40% plus ou moins une fois l'écart-type, et dans 99% des cas entre 40% et plus ou moins deux fois l'écart-type. Dans notre exemple, ceci signifie que le rendement final sera compris dans les intervalles suivants:

-  dans 65% des cas entre +16% et +63%: 40 - 23.37 = + 16.63% et  40 + 23.37 = + 63.37%

-  dans 99% des cas entre -7% et +87%: 40 - (2 * 23.37) = - 6.74%  et 40 + (2 * 23.37) = + 86.74%

On comprend mieux maintenant pourquoi un écart-type important signifie un projet risqué: plus l'écart-type est grand, plus les résultats probables de l'investissement seront distribués sur un espace large comprenant des possibilités de perte majeures.

Risque systématique et spécifique

En ce qui concerne les titres individuels, on définit deux notions de risque: le risque spécifique et le risque systématique.

Le risque spécifique est celui qui est uniquement dépendant du titre lui-même, donc de la manière et des conditions dans lesquelles est gérée la société. Par exemple, si l'on compare deux sociétés d'exploitation pétrolière, l'une opérant en Afrique et l'autre en Mer du Nord, la première sera certainement plus risquée, à cause du contexte dans lequel elle exerce son activité. Des entreprises de même nature et de mêmes dimensions peuvent donc être différentes au plan de leur risque spécifique. On parle aussi de risque d'entreprise.

Le risque systématique d'un titre représente la manière dont ce titre est susceptible d'être influencé par les mouvements de l'ensemble du marché. Il est clair que, si la Bourse baisse, c'est parce que les titres qui y sont cotés ont baissé. Tous ne baissent toutefois pas dans les mêmes proportions, et certains titres ont même tendance à mieux se porter en période de conjoncture difficile (les sociétés pétrolières par exemple voient le cours de leurs actions grimper à chaque hausse du pétrole, alors que l'inverse se produit pour la majeure partie de l'économie). Les mouvements de la Bourse peuvent donc à leur tour soit amplifier, soit diminuer les mouvements des titres. Un titre qui aurait tendance à bouger plus que les mouvements du marché est un titre risqué, et vice versa. Cette notion se rapproche de la notion de force relative (relative strength comparative) qui est l'un des paramètres essentiels utilisés par le système TExSOL®, sachant que nous recherchons des titres qui montent plus que le marché quand le marché est haussier et que nous recherchons des titres qui baissent plus que le marché quand le marché est baissier, c'est à dire des titres plus risqués que le marché.

Cette distinction entre les deux sources de risque n'est pas de pure forme. Le risque spécifique pouvant être éliminé par une bonne diversification, seul le risque systématique d'un titre est rémunéré par le marché. Le rendement espéré d'un titre dépend donc uniquement de son risque systématique. Il est intéressant de noter qu'une diversification par la sélection d'un certain nombre de titres tous individuellement plus risqués que le marché, assure néanmoins une quasi-élimination de l'impact du risque spécifique tout en assurant un meilleur rendement que le marché. C'est l'approche retenue par TExSOL®.

Beta

La mesure du risque systématique est donnée par le coefficient Beta de chaque titre. Ce facteur permet de savoir si un titre monte (baisse) plus ou moins que le marché lorsque celui-ci monte (baisse). Un coefficient Beta plus grand que 1 indique un titre très sensible aux mouvements du marché (amplification des mouvements), une valeur de 1 indique un titre neutre (réactions de même ampleur), et une valeur inférieure à 1 un titre peu sensible à ces mouvements. Par exemple, si une action a un Beta de 1,2, ceci signifie que si le marché monte de 10%, l'action en question montera, elle, de 12% (1,2 x 10) et inversement, si le marché chute de 10%, l'action perdra 12%. Le facteur Beta est calculé en mesurant, sur une période historique, le lien statistique existant entre les rendements du marché et ceux de chaque titre, c'est-à-dire la covariance entre les deux rendements. La formule ci-dessous est donnée à titre indicatif.

Beta = covariance (Ri,Rm) / Variance (Rm)

Équation 13: Calcul du Béta.

avec:

i: bêta du titre i

Ri: le rendement du titre i

Rm: le rendement du marché

Cov(Ri, Rm): covariance entre Ri et Rm Var(Rm): variance de Rm

Risque associé à une Position

Pour un seul titre, il existe deux dimensions de risque: un risque spécifique lié à la société elle-même, et un risque systématique, non-diversifiable, résultant de la manière dont le titre réagit aux mouvements du marché. Ce dernier risque est dit non-diversifiable car il ne peut pas, comme dans le cas du risque spécifique, être éliminé en augmentant le nombre de titres dans un portefeuille (diversification). De manière logique, si une source de risque peut être éliminée par un bonne politique de placement, il n'y a aucune raison pour qu'elle soit rémunérée. La seule source de risque qui sera rémunérée par le marché sera en conséquence le risque systématique. Le rendement d'un titre sera donc lié aux sources de risques auxquelles il est exposé, et qui ne peuvent pas être éliminées par une simple diversification. En fait, le rendement d'un titre risqué doit être composé du rendement d'un titre sans risque (en général une obligation d'Etat) plus une prime de risque croissante avec le niveau de

risque.

A partir de cette constatation, plusieurs modèles ont été établis pour essayer de prévoir le rendement des titres en fonction de leur niveau de risque. Les plus connus sont le modèle de marché, le CAPM (Capital Asset Pricing Model), et le modèle APT (Arbitrage Pricing Theory).

Le modèle de marché a pour but d'expliquer le rendement d'un titre sur une certaine période selon le rendement du marché pendant la même période. Son expression est la suivante:

Ri = Alpha i + Beta i * Rm + Epsilon I

Équation 14: Rendement d'un titre selon le modèle de marché.

Avec:

Ri: rendement du titre i pendant la période t

Alpha i: rentabilité du titre i dans la cas où le rendement du marché est nul

Beta i: sensibilité des fluctuations du titre i aux mouvements du marché

Rm: rendement du marché pendant la période t

I: variabilité spécifique du titre

Le modèle de marché exprime l'idée que la rentabilité d'un titre est liée aux mouvements du marché selon qu'il les amplifie ou les réduit, et à des facteurs spécifiques. Il est obtenu en observant la manière dont sont reliés les rendements d'une action et ceux du marché, et en traçant une droite (dite droite de régression) passant par les points étudiés dans un plan où les rendements de l'action sont en ordonnée et les rendements du marché en abscisse.

Le paramètre essentiel de ce modèle est le bêta: il mesure justement dans quelles proportions un titre réagit plus ou moins fort que le marché à la hausse ou à la baisse, et est donné par la pente de la droite de régression. Un titre avec un bêta supérieur à 1 (pente de plus de 45°) réagit plus fortement que le marché, un titre avec un bêta de 1 réagit de la même manière et un titre avec un bêta de moins de 1 (pente de moins de 45°) atténue les mouvements du marché.

Cette vision du risque associé à une position peut paraître très théorique, néanmoins elle se rattache bien à la manière dont TExSOL® gère individuellement ses positions en choisissant des titres qui vont dans le sens du marché et qui ont une force relative adaptée et donc un Béta amplifiant les mouvements dans le sens observé du marché, et d'autre part en y ajoutant des ordres stops de différentes natures, selon la phase dans laquelle la valeur se trouve, afin de couper les positions qui évoluent de manière totalement inattendue.

Risque associé à un Portefeuille

Les portefeuilles efficients sont un ensemble de portefeuilles qui, pour un risque donné, présentent un rendement maximum ou qui, pour un rendement donné, présentent un risque minimum. Nous mentionnerons pour mémoire deux modèles, le CAPM et l'APT.

Le CAPM (Capital Asset Pricing Model) est le modèle le plus utilisé au monde, tant pour le choix de titres que dans l'évaluation de la performances des portefeuilles, et ses principes de base furent énnoncés par William Sharpe (Jounal of Finance, 1964), lauréat du prix Nobel d'économie en 1990, avec H Markowitz cité par la suite. Le modèle énonce quel devrait être le rendement d'un titre en fonction de son niveau de risque systématique, donné par le bêta. Le rendement d'un titre se décompose donc en rendement d'un actif sans risque, plus une prime de risque par unité multipliée par la quantité de risque de l'actif (le bêta). La formule de base en est la suivante:

Ri = Rf + Beta i * (Rm - Rf)

Équation 15: Le modèle CAPM.

Avec:

Ri: rendement du titre i

Rf: rendement du titre sans risque

i: sensibilité des fluctuations du titre i aux mouvements du marché Rm: rendement du marché

Le CAPM reste difficile d'emploi lorsqu'il s'agit de prévoir la rentabilité d'un titre précis, à cause des nombreuses sources de risque spécifiques à chaque titre, mais présente un grand intérêt dans le cadre des politiques de placement et dans l'évaluation de ces dernières.

L'APT (Arbitrage Pricing Theory) repose sur l'absence d'opportunité d'arbitrage. En d'autres termes, il devrait être impossible de réaliser des profits excessifs de manière régulière, compte tenu du risque d'un actif. Cette démarche est assez bien vérifiée sur les marchés financiers, puisque de nombreux professionnels scrutent en permanence les instruments d'investissement à la recherche de nouvelles opportunités. Si un actif offre un rendement supérieur à la moyenne des autres actifs de même risque, il y a fort à parier que les demandes d'achat seront vite suffisamment nombreuses pour faire monter le prix de cet actif, entraînant par conséquent une baisse de son rendement.  d'autre part, il a permis de décomposer le risque systématique d'un actif en différentes sources, permettant ainsi d'évaluer sa sensibilité à un certain nombre de facteurs.  Son expression mathématique est donnée par la formule:

Ri = Alpha i + Beta 1i * Delta 1 + Beta 2i * Delta 2 + … + Beta ki * Delta k + Epsilon I

Équation 16: Le modèle de l'APT.

Avec:

Ri: rendement du titre i ji: sensibilité du titre i au facteur j j: facteurs communs influençant la rentabilité de tous les titres; j allant de 1 à k

L'idée de base de l'APT est qu'il existe un petit nombre de facteurs communs influençant le rendement de tous les titres. Intuitivement, un certain nombre vient à l'esprit: les taux d'intérêt et d'inflation, la croissance de la production industrielle, les prix des matières premières etc.

L'application de ce modèle pose un certain nombre de problèmes, notamment dans l'estimation des facteurs communs, mais il permet en revanche d'affiner la sélection de titres en fonction des sources de risque spécifiques auxquelles l'on est exposé. Ainsi, les banques sont très dépendantes des variations des taux d'intérêt; un titre qui présenterait une faible sensibilité à ce facteur (avec un coefficient bêta pour les taux d'intérêt faible, c'est-à-dire un rendement réagissant peu aux variations de taux d'intérêt) sera plus intéressant qu'un autre pour ce type d'investisseur.

Diversification et théorie du portefeuille

Lorsque l'on constitue un portefeuille de titres, on achète un certain nombre de titres en utilisant des critères précis. L'un des grands principes de la constitution de portefeuilles repose sur un adage de pur bon sens: la diversification. Le pionnier de la finance moderne, Markowitz, inventeur de la théorie moderne du portefeuille, est en fait arrivé à démontrer en termes mathématiques la réalité des mérites apportés par la diversification. Il a établi de manière irréfutable que le risque total d'un groupe de titres est inférieur à la somme des risques de ces titres individuels. En d'autres termes, investir dans un groupe de titres permet de diminuer le risque.

Harry Markowitz, né à Chicago en 1927 et lauréat du prix Nobel d'économie en 1990 avec Sharpe (et pour mémoire Merton H. Miller) rapporte que les concepts de base de la théorie du portefeuille lui sont venus en lisant le livre de John Burr Williams "Theory of Investment Value". Markowitz mit en lumière le lien étroit existant entre l'espoir de gain et le risque, et proposa la variance comme mesure du risque (cf approche théorique du risque), sachant que la variance du portefeuille dépendait de la covariance des titres. Markowitz démontra qu'un portefeuille optimal est une combinaison de titres qui maximise le rapport gain / risque.

Cette découverte repose sur le fait que les risques spécifiques de chaque titre se compensent et finissent par disparaître complètement à partir d'un certain nombre de titres. Le seul risque qui subsiste pour ce type de portefeuilles, dits portefeuilles bien diversifiés, est la combinaison des risques systématiques des différents titres.

 

Le graphique ci-dessus illustre la réduction du risque issue de la diversification. Pour trois niveaux différents du bêta, on constate que le risque diminue lorsque le nombre de titres augmente. Il est à noter qu'à partir d'un certain nombre de titres (500 dans notre exemple) le risque ne baisse plus même si l'investisseur en acquiert davantage.

Le rendement et le risque d'un portefeuille

Pour illustrer la notion et le calcul de rendement et de risque associé à un portefeuille, nous allons utiliser un exemple extrêmement simple. Supposons qu'il n'existe que deux titres sur le marché avec les caractéristiques suivantes:

•    le titre A avec un risque de 12% et une espérance de rendement de 10%

•    le titre B avec un risque de 17% et une espérance de rendement de 20%

Le rendement espéré du portefeuille est défini comme suit:

E (R p) = a E( R a) + b E( Ra)

Équation 17: Calcul (simplifié) du rendement d'un portefeuille.

Avec :

E(Rp): l'espérance de rendement du portefeuille

E(Ra): l'espérance de rendement du titre A E(Rb): l'espérance de rendement du titre B a: la part investie dans le titre A en pour-cent b: la part investie dans le titre B (b = 100% - a)

Si l'on reprend notre exemple et que l'on investit 60% dans le titre A, nous obtenons une espérance de rendement qui est de 14%:

0.6 x 10% + 0.4 x 20% = 14%

Le risque du portefeuille est défini comme suit:

 

Équation 18: Calcul du risque d'un portefeuille.

Avec:

Sigma p: le risque du portefeuille (volatilité des rendements du portefeuille)

Sigma a: le risque du titre A Sigma b: le risque du titre B

ab: le coefficient de corrélation entre les rendements du titre A et du titre B a: la part investie dans le titre A en pour-cent b: la part investie dans le titre B (b = 100% - a)

Dans notre exemple, si l'on suppose un coefficient de corrélation de -0.2, nous obtenons un risque du portefeuille de 8.8%. Notre portefeuille présente donc un risque de 8.8% et un rendement de 13%: on remarque qu'il est moins risqué et plus rentable qu'un investissement dans le titre A. Il vaut donc mieux investir dans le portefeuille que dans le titre A. Le coefficient de corrélation mesure la relation entre les variations des titres composant un portefeuille, pris deux à deux. Il est compris entre -1 et 1.

Un coefficient de corrélation AB de:

? -1, signifie que la hausse d'un titre (A) est totalement compensée par la baisse de l'autre titre (B) ? 0, signifie qu'il n'existe aucune relation entre les mouvements d'un titre par rapport à l'autre titre ? 1, signifie que les deux titres varient dans le même sens et exactement pareil.

Dans notre exemple, le coefficient de corrélation est de -0.2: la réduction du risque est d'autant plus importante que les actifs ne varient pas dans le même sens. En effet, si le titre A baisse lorsque le titre B augmente, le portefeuille variera peu et donc son risque sera faible.

Au terme de cette introduction quelque peu théorique, qui donne des bases de réflexion, nous allons aborder le sujet sous un angle plus pratique.

Risque et Réflexions Pratiques

Quelques questions simples

L'avènement de l'internet a plus que jamais donné la possibilité à des millions de particuliers de découvrir les joies et les peines de la bourse et du trading. Néanmoins, force est de constater que la longue période d'euphorie haussière résultant d'un des plus puissants marchés "Bull" connus de l'histoire de la bourse  - ce jusqu'en mars 2000 - avait fait perdre de vue à nombre d'intervenants les risques et la difficulté de mettre en œuvre des méthodes qui conduisent à des profits réguliers, quelles que soient les conditions de marché rencontrées. La nécessité d'une gestion de bon niveau du risque et du portefeuille dans son ensemble s'est imposée comme la leçon durement apprise du marché baissier extrêmement destructeur qui s'est développé depuis.

TExSOL® est un système qui va prendre en charge de très nombreux aspects épineux liés à la dynamique de construction du portefeuille et à sa gestion, et pour ne citer que les principales:

•    Quelle est la taille des lignes en fonction du marché considéré et du capital initial ? ;

•    Quel est le niveau de perte maximale acceptable par position ? ;

•    Comment gérer les stops, doivent-ils être placés sur le marché ou constatés (et à quelle fréquence) et manuellement déclenchés ;

•    A quelle vitesse les positions sont-elles mises en portefeuille (en utilisant également la cinétique implicite interne du marché) ? ;

•    Comment se restreindre pour éviter le défaut de couverture et quel lien avec la perte maximale acceptable par position ? ;

•    Que faire si l'on doit faire des choix sous contraintes (e.g. la situation ne permet de mettre en portefeuille qu'un sous-ensemble des valeurs éligibles au vu des critères retenus par le système expert, comment les trier) ? ;

•    etc.

De la brêve liste qui vient d'être dressée devrait aisément ressortir que la gestion en pratique du risque et du portefeuille ne saurait se limiter à une somme d'ordres stops ! Bien sûr, la notion d'ordre stops intervient dans l'approche retenue pour assurer la gestion du portefeuille par TExSOL® (quatre types d'ordres stops sont d'ailleurs utilisés), mais il ne s'agit que de l'un des moyens d'une politique globale de préservation du capital. Il est en effet important de comprendre que la gestion de portefeuille (i.e."Money Management" des auteurs anglosaxons) est une notion défensive, c'est par une bonne gestion que vous restez d'abord dans la course, que vous n'êtes pas disqualifié par des pertes incontrôlées, et que vous pouvez espérer réaliser par la suite des profits. La gestion de portefeuille traite in fine de la gestion des risques pris, acceptés et maîtrisés, ce qui fera toute la différence entre le succès ou l'échec. Au-delà des prises de positions, qui sont faites par TExSOL® sur la base de critères objectifs et de choix rigoureux, c'est dans la gestion du portefeuille que se fera une grande partie de la différence entre le désastre et la fortune. Peu de gens comprennent le sens et la portée d'une gestion avancée du portefeuille et la majorité des opérateurs ne va percevoir leur portefeuille que comme une somme plus ou moins heureuse de positions.

La gestion de portefeuille est aussi une sorte d'optimisation de l'utilisation du capital, en fonction des conditions de marché et des risques acceptés et donc pris. Comme nous l'avons déjà souligné, peu nombreux sont ceux qui parviennent à disposer d'une bonne perception de leur portefeuille dans son ensemble et de la séquence normalement raisonnée et rationnelle de décisions qui conduit à son état instantané. De plus, et dans le meilleur des cas, la gestion du portefeuille est comprise dans son acception défensive ou réactive par rapport aux risques encourus (préservation du capital), sans mesurer que la gestion du portefeuille et des risques peut avoir une dimension pro-active visant à une optimisation de l'usage du capital. Il est clair que les différentes stratégies proposées par TExSOL® ont de ce point de vue des attitudes différentes, l'approche prudentielle n'utilisant pas d'effet de levier (i.e. pas de report en France, pas de margin aux US) n'ayant pas recours aux ventes à découvert, alors que la stratégie agressive et opportuniste utilisera ces mécanismes et pourra détenir à la fois des positions "long" et des positions "short" en même temps lors de phases de marché indéterminées (un peu à la mode des "hedge funds").

Un certain nombre de points sont difficiles à traiter objectivement en fonction de la nature même des choix effectués dans l'usage du système:

•    Sur les quatre marchés de référence sur lesquels TExSOL® est employé "en routine", deux sont des marchés sectoriellement larges comprenant des groupes industriels diversifiés, i.e. le S&P100 et le SRD et deux sont des marchés sectoriellement étroits principalement orientés sur la technologie, i.e. l'ITCAC50 et le Nasdaq-100. Il est clair que les coefficients de corrélation entre les titres des portefeuilles construits sur un ensemble de valeurs toutes technologiques seront très élevés et en conséquence les risques que ces portefeuilles véhiculent sont très supérieurs à ceux qui seront affichés par des sélections effectuées dans des indices plus larges. Il est aussi vrai que les retours sur investissements seront normalement également plus élevés ;

•    La volatilité de ces marchés, et des titres les composants, est très différente, donc les amplitudes des variations journalières ou hebdomadaires sont également très contrastées. De ce point de vue, la stratégie du système TExSOL® qui ne place pas les stops sur le marché mais vérifie hebdomadairement que le cours de clôture du vendredi soir soit supérieur (inférieur) à un stop "long" ("short") peut être avantageuse en évitant un débouclage intempestif sur une nouvelle induisant un mouvement brusque (spike) comme il peut être très pénalisant sur un marché comme le Nasdaq-100 ou 50% peuvent facilement être perdus en une semaine (on parlera de slippage) ;

•    La taille des lignes peut être un paramètre fixe lié au capital initial lors de l'initialisation du portefeuille au début d'un cycle de marché. Ce peut aussi être une variable ajustée en pourcentage, par exemple à la valorisation courante du portefeuille, ceci ayant un impact non négligeable sur le résultat final.

A toutes ces questions, pour lesquelles les réponses apportées sont plus des choix de conception du portefeuille que des vérités gravées dans le marbre, nous pourrons présenter des simulations qui montrent l'impact des ces paramètres, tout en sachant qu'il ne s'agit encore une fois que de moyens de faire varier le ratio gains / risque. A partir de ces simulations, les deux portefeuilles de référence pour chacun des marchés / indices choisis sont des optimum relatifs en termes d'espoirs de gains et de risques associés.

Il est clair que le choix d'un certain nombre de ces paramètres (e.g. taille des lignes, fixe ou variable, report ou non, etc.) ne changeront rien sur des ratios comme le nombre de trades gagnants sur le nombre de trades perdants (car les positions ouvertes ou fermées seront les mêmes), mais le résultat final sera néanmoins profondément modifié par la méthode de gestion de portefeuille. Dans tous les cas, il est important de se souvenir qu' TExSOL®, comme Dow l'analysait, il y a un siècle, cherche à tirer parti des grands mouvements pour en faire le meilleur profit. Réduire les échelles de temps par exemple, d'une fréquence hebdomadaire dans l'analyse à une journalière, n'améliore pas les profits, à part ceux de votre agent de change !

L'un des points les plus critiques pour les utilisateurs d'un système expert comme TExSOL® a trait au pourcentage maximum de retracement que l'utilisateur peut avoir à endurer sur son capital, ce que les auteurs anglo-saxons appellent le "drawdown". Quand un portefeuille retrace, c'est qu'il rend du capital ou des gains (plus values latentes ou réalisées, peu importe) au marché. Il faut tout d'abord accepter l'idée que cela surviendra immanquablement et que le portefeuille est d'autant plus vulnérable qu'il est de constitution plus récente. En début d'un cycle de marché, quand le système construit les positions, il n'est pas rare que pendant une période de quelques mois, la valorisation du portefeuille fluctue autour du point mort (avec un retracement maximum dans cette phase de 15-20%) avant qu'un véritable décollage ne s'opère. A partir de l'instant où le portefeuille a sensiblement quitté ce stade critique, les retracements les plus sournois sont ceux qui correspondent à des corrections brutales de marchés haussiers, comme celui survenu en octobre 1998. La raison en est que le marché reste objectivement haussier au vu de tous ses paramètres internes, ce qui ne justifie donc pas un changement majeur d'attitude de la part d'TExSOL®, mais comme le retracement peut être brutal et que les portefeuilles construits recherchent un fort Béta, le "drawdown" sera alors également supérieur au retracement du marché, i.e. autour de 30% maximum pour l'événement d'octobre 1998 (sans jamais passer en dessous du point mort défini par le capital initial investi).

Bien sûr, nul ne peut perdre de vue que de nouveau existe, quelle que soit l'habileté des décisions prises par le système, une relation entre les gains espérés et le retracement maximum qu'il faut se préparer à endurer. Sur un marché comme le Nasdaq-100, faisant montre d'une grande volatilité et sur lequel les gains annualisés réalisés par le système sont supérieurs à 100%, il est évident qu'un "drawdown" de 30% est relativement innévitable. Si l'on vous prétend autre chose, sachez que l'expérience et le backlog de TExSOL® sur des années et des centaines de trades prouvent le contraire. Si quelques traders font peut être mieux, ce sont des magiciens et le livre de J. Schwager les présente d'ailleurs comme tels ! Ne cherchons pas à rejoindre les magiciens, mais simplement à atteindre des résultats de bonne facture, pour des risques contrôlés, selon une approche régulière et disciplinée. Ce sera déjà très profitable !

Parmi les critères que nous avons privilégiés lors du développement du système TExSOL® se trouve être le ratio nombre de trades gagnants sur le nombre de trades perdants, ne serait-ce qu'en raison de son impact sur le moral et la psychologie de l'opérateur qui s'en remet au système expert. Ce paramètre n'est pas nécessairement celui qui a l'impact le plus fort sur le résultat bien final (bien qu'il y contribue fortement comme vous le supposez naturellement), mais c'est surtout son impact sur le moral de l'utilisateur qui est déterminant, en ce sens où la confiance est essentielle pour s'en tenir avec froideur et lucidité aux indications fournies par le système. De ce point de vue, chaque marché a en quelque sorte sa physionomie et le Nasdaq-100, est indubitablement le plus difficile, la volatilité entrainant la fermeture de positions qui se seraient avérées gagnantes à terme. Néanmoins, l'usage des secteurs de la classification GICS permet d'améliorer de quelques points les pourcentages obtenus sur tous les marchés, pour permettre de passer au-dessus de la barre des 66% dans tous les cas, et d'atteindre les 75% de trades gagnants dans certaines conditions !

Evitez la Ruine, TExSOL® est là !

La ruine est une approche aussi convergeante que la fortune. Il existe certainement de très nombreuses manières de se ruiner en bourse, mais pour en avoir expérimenté deux nous reviendrons plus longuement sur ces dernières. La première peut être rattachée à une absence de connaissances ou à un corpus de connaissances insuffisant et inadapté aux décisions prises et aux échelles de temps concernées. La deuxième est auto punitive est survient lorsque l'opérateur est parfaitement compétent, mais après avoir connu le succès ne parvient plus à faire machine arrière et continue de prendre des positions disproportionnées par rapport à son capital restant et où il accélère sa perte tout en sachant que ce qu'il fait n'est nullement correct. Cela devient une espèce de masochisme psychologique qui ne correspond plus à une approche rationnelle et sensée mais où l'on cherche à retrouver le capital perdu en accroissant le risque, jusqu'à ce que le "trade qui tue" survienne et disqualifie l'opérateur.

Capital perdu

Gains nécessaires

10%

11,11%

20%

25,00%

30%

42,86%

40%

66,67%

50%

100,00%

60%

150,00%

70%

233,33%

80%

400,00%

90%

900,00%

Tableau 13: Relation entre la perte subie et le gain nécessaire pour revenir au point mort.

Le tableau précédent illustre bien le problème qui vient d'être décrit et qui conduit aux pires comportements. On y voit que si l'opérateur perd 20%, il devra sur le capital restant en gagner 25% pour revenir au point mort, c'est à dire à la situation de départ, i.e. au capital investi. Naturellement, la situation ne cesse de se dégrader et à 80% de perte (ce qu'il a été facile de faire sur le Nasdaq-100 dont l'indice lui-même a perdu plus de 70% si l'on est resté en croyant au Père Noël assis sur ses positions…), il faudra alors gagner 400% pour se "refaire" ! On comprend mieux pourquoi, l'opérateur accroit par rapport au capital restant la taille des positions (en général en report) et donc corrélativement les risques, jusqu'à ce que le désastre final survienne, inexorablement ! Tout le but de la gestion de portefeuille est d'éviter ce genre de situation, et le système expert TExSOL® est conçu pour cela.

  TE  xSOL® un Bon Gestionnaire de Portefeuille

Introduction

Il est très intéressant de remarquer que des travaux de recherche (Brinson, Singer, and Beebower, 1991) ont montré que la gestion de portefeuille (i.e. référencé sous le vocable de "asset allocation" en l'espèce), rendait compte de 91,5% des (différences de) résultats obtenus par les 82 plus larges fonds de pension américains sur une période de 10 ans ! L'étude a aussi montré que, toujours dans le cas des fonds de pension, les décisions d'investissement faites ayant trait à la sélection des titres ainsi que le moment des prises de décisions ne rendait compte que de seulement 10% des résultats obtenus. La conclusion évidente de ces observations est que la gestion de portefeuille est le facteur qui pris individuellement reste le plus critique en matière de trading et conditionne largement le succès ou d'échec de toutes les décisions prises.

Notre expérience rejoint largement ces études, surtout en ce qui concerne les traders individuels, qui seront d'autant plus surexposés qu'ils seront téméraires, et en général, leur mortalité sur le marché en sera d'autant plus rapide. L'ouvrage d'Alexander Elder expose sa théorie des 3M, Mind, Method and Money, i.e. le mental, la méthode et l'argent. Ce sont des prérequis essentiels pour réussir. Le mental est en général fortement corrélé à la situation de votre compte, qui elle-même dépend beaucoup de la méthode que vous employez et de la rigueur avec laquelle vous vous y tenez, quant à l'argent, c'est à dire la gestion des positions et du portefeuille, nous pensons qu'en l'absence d'outils adaptés qui ne sont fournis par aucun courtier, nombreux sont ceux qui à un moment où à un autre vont s'enfoncer dans un trou noir, fruit d'une série d'erreurs, dont ils ne ressortent pas.

TExSOL® apporte des solutions à ces problèmes.

TExSOL® un Bon Gestionnaire

TExSOL® déroge parfois à l'une des règles qu'un excellent gestionnaire se fixera, à savoir chercher à diversifier au maximum ses positions et à veiller à ce qu'elles soient, autant que faire se peut, décorrélées. La raison en est liée à notre philosophie de trading, et il s'agit d'un choix de conception qui est parfaitement conscient. Ce choix entraîne un niveau de risque qui dépend du couple marché / méthode que vous allez choisir, mais qui est tout à acceptable, maîtrisé et validé par les très nombreuses simulations qui ont été faites. Bien sûr, cela suppose que toutes les autres règles de la gestion de portefeuille soient respectées, et elles le sont !

 

La figure précédente montre quelques-uns uns des paramètres qui sont automatiquement pris en compte, surveillés et visualisés par le système. Nous citerons la couverture (échelle de droite), les liquidités, et les plus values latentes et réalisées. Ces éléments sont utilisés par le système expert pour optimiser la gestion du portefeuille et des positions et les graphiques sont fournis par souçi de lisibilité pour l'utilisateur.

Les règles du marché américain présentent la particularité de conduire à une situation dans laquelle les plusvalues latentes sont pénalisantes sur la couverture disponible en ce sens où elles ne permettent pas de reprendre position avec effet de levier de 2 (T margin de 50%), mais autorisent simplement à reprendre position à hauteur des plus-values latentes sans effet de levier (pour mémoire les plus-values sur les positions en report sont créditées / débitées sous forme de cash mensuellement à la liquidation et se voient créditées d'un effet de levier de 5 !). Pour ces raisons, le système réalise un mécanisme dit de "cash out" au cours duquel il liquide toutes les positions du portefeuille pour en matérialiser les plus-values latentes sous forme de plus-values réalisées en cash avant de reprendre exactement les mêmes positions - mais en bénéficiant de l'effet de levier - au travers d'une reprise de position identifiée sous le terme de "cash in", i.e. ré-emploi du cash. C'est ce qui conduit à cette purge brutale avec reprise immédiate de position dans certains cas sur les marchés américains, sachant que le facteur de déclenchement, basé sur le ratio en pourcentage des plus-values latentes par rapport à la valorisation est paramétrable mais qu'un facteur de 100% est généralement admis comme correct.

TExSOL® à l'œuvre sur les Marchés

Marché Français

L'indice CAC 40

Composition de l'indice CAC 40

Le CAC en mai 2002 comporte une grande diversité de secteurs (IGs), à savoir 17 "Groupes d'Industries" sur les 24 que nous avons retenus dans la classification GICS, ce qui en fait un indice large défini sur les plus grosses capitalisations de la place de Paris, les nombres entre parenthèses donnant le nombre de valeurs dans chaque secteur:  .GSPAU (3), .GSPBK (4), .GSPCARG (2), .GSPCS (1), .GSPEN (1), .GSPFBT (1), .GSPHC (1), .GSPHHPE (2), .GSPIC (6), .GSPINSC (2), .GSPIS (2), .GSPMA (2), .GSPME (2), .GSPMS (3), .GSPTEHW (3), .GSPTS (2), .GSPUL (2)

Nom de la Valeur

SICOVAM

Sector

Découvert

Taux Report

                    ACCOR                                          X12040                .GSPHC                                     1                          5

                   AGF                                                X12592                .GSPINSC                                 1                          5

                     AIR LIQUIDE                                 X12007                .GSPMA                                     1                          5

                    ALCATEL A                                   X13000                 .GSPTEHW                               1                          5

                    AVENTIS                                        X13046                .GSPCARG                               1                          5

                   AXA                                                 X12062                .GSPINSC                                 1                          5

                     BNP PARIBAS                              X13110                .GSPBK                                     1                          5

                     BOUYGUES                                  X12050                .GSPIC                                       1                          5

                     CAP GEMINI                                 X12533               .GSPIS                                       1                          5

                     CARREFOUR                               X12017                .GSPMS                                     1                          5

                      CASINO GUICHARD                   X12558                .GSPMS                                     1                          5

                      CREDIT LYONNAIS                    X18420                .GSPBK                                     1                          5

                    DANONE                                        X12064                .GSPFBT                                   1                          5

                       DASSAULT SYSTEMES             X13065               .GSPIS                                       1                          5

                   DEXIA                                             X12822                .GSPBK                                     1                          5

                   EADS                                             X5730                  .GSPIC                                       1                          5

                      FRANCE TELECOM                    X13330                .GSPTS                                     1                          5

                    L'OREAL                                        X12032                 .GSPHHPE                               1                          5

                    LAFARGE                                      X12053                .GSPIC                                       1                          5

                       LAGARDERE GROUPE              X13021                .GSPME                                     1                          5

                   LVMH                                              X12101                 .GSPHHPE                               1                          5

                    MICHELIN                                     X12126                .GSPAU                                     1                          5

                    ORANGE                                       X7919                  .GSPTS                                     1                          5

                    PEUGEOT                                     X12150                .GSPAU                                     1                          5

                      PINAULT PRINTEMPS                X12148                .GSPMS                                     1                          5

                    RENAULT                                      X13190                .GSPAU                                     1                          5

                     SAINT-GOBAIN                            X12500                .GSPMA                                     1                          5

                      Sanofi-Synthelabo                        X12057                .GSPCARG                               1                          5

                       SCHNEIDER ELECTRIC            X12197                 .GSPTEHW                               1                          5

                      SOCIETE GENERALE                X13080                .GSPBK                                     1                          5

                    SODEXHO                                     X12122                .GSPCS                                     1                          5

                      STMicroelectronics                       X12970                 .GSPTEHW                               1                          5

                      SUEZ LYONNAISE                      X12052                .GSPUL                                     1                          5

                   TF1                                                 X5490                  .GSPME                                     1                          5

                    THALES                                         X12132                .GSPIC                                       1                          5

                      Thomson Multimédia                    X18453                .GSPIC                                       1                          5

                     TOTAL FINA ELF                         X12027                .GSPEN                                     1                          5

                    Vinci (SGE)                                    X12548                .GSPIC                                       1                          5

                      Vivendi Environnement                X12414                .GSPUL                                     1                          5

                     Vivendi Universal                          X12777                .GSPME                                     1                          5

Tableau 14: L'indice CAC 40, les valeurs et les secteurs GICS correspondants (d'après Poyet).

Il est bien sûr possible de discuter dans certains cas de l'affectation d'un secteur à une valeur, un exemple typique étant le cas de BOUYGUES qui en sa qualité de leader mondial du secteur de la construction a été rattaché au secteur des "Capital Goods" même si aujourd'hui une part essentielle de la valorisation de l'action est dûe aux activités dans le secteur télécoms et même si le comportement de l'action est probablement plus à rattacher de celui des valeurs TMT (Technos, Media, Télécoms), que de celui de titres du secteur de la construction comme VINCI par exemple.

Par ailleurs si l'on revient à la notion de risque associé à un portefeuille, on constate que la diversification instrinsèque d'un indice comme le CAC 40, couplée aux méthodes de sélection de valeurs et de gestion de portefeuille de TExSOL® vont permettre de construire de très petits portefeuilles présentant des niveaux de risques faibles eu égard au nombre limité de valeurs les composant. C'est la raison pour laquelle, le portefeuille de référence " BATTEZ LE CAC 40 avec TE   xSOL®" se prète bien à l'entrée en bourse de petits investisseurs qui disposent de fonds limités.

Etude de Paramétrisation

L'étude de paramétrisation sur la CAC 40 a été conduite en mettant en œuvre la même méthodologie que sur les autres marchés. Dans un premier temps le "calage" du système est effectué avec des lignes fixées à 1% du capital initial, puis de la valorisation (taille de lignes variable). Ce faisant, le système ne rencontre pas de restrictions dans ses choix liés à la gestion du portefeuille, de la couverture et du drawdown. Il exécute toutes les règles qui peuvent l'être et réalise donc le nombre maximum de trades - eu égard au jeu de règles utilisées - sur la période concernée. Dans ce cas, 62 trades sont placés (long et short compris). Ensuite la taille des lignes (exprimée en % de la valorisation) est progressivement augmentée jusqu'à ce que cela ait un impact négatif (i.e. sélectif) sur le nombre de trades. Nous avons pour ce marché retenu le seuil - un peu arbitraire - de 15%. A partir de ce point, le "drawdown" est ensuite progressivement augmenté.

Le "drawdown" est le retracement maximum acceptable par le détenteur du portefeuille en cas de débouclage de toutes les positions ("long" ou "short") sur les stops, il est indiqué par l'utilisateur. Si le système détecte que l'ouverture d'une position supplémentaire est rendu possible par la situation de la couverture (c'est à dire que même en cas de retracement sur tous les stops, les positions seront toutes débouclées avant que le défaut de couverture ne survienne), il vérifie que l'accroissement  du "drawdown" que cette nouvelle position engendre ne soit pas supérieur au pourcentage de la valorisation indiqué par l'utilisateur. Si tel est le cas, la position n'est pas ouverte. On constate que pour un pourcentage de "drawdown" fixé à 30%, le système retrouve une performance comparable à ce qui est obtenu en l'absence de contrainte. Différemment, pour 20% et surtout 10% de drawdown maximum, les performances chûtent très sensiblement.

Marché

Ligne en

Drawdown en

Durée

Date

Date

Résultat

Résultat

Nb

Gagnants

Gagnants

GM / PM

GM / PM

Réf.

% valo

% valorisation

(ans)

Début

Fin

Total

Annuel

Trades

"Long"

"Short"

"Long"

"Short"

CAC40

1%

sans limitation

6,43

04/12/95

10/05/02

17,53%

2,54%

62

60,78%

63,64%

6,09

14,94

CAC40

5%

sans limitation

6,43

04/12/95

10/05/02

110,56%

12,27%

62

60,78%

63,64%

5,54

15,16

CAC40

10%

sans limitation

6,43

04/12/95

10/05/02

292,30%

23,66%

62

60,78%

63,64%

5,00

15,25

CAC40

15%

sans limitation

6,43

04/12/95

10/05/02

535,04%

33,27%

61

60,00%

63,64%

4,65

15,17

CAC40

20%

sans limitation

6,43

04/12/95

10/05/02

713,86%

38,51%

58

44,68%

63,64%

4,50

15,01

CAC40

15%

10%

6,43

04/12/95

10/05/02

142,79%

14,78%

29

38,10%

62,50%

7,98

37,41

CAC40

15%

20%

6,43

04/12/95

10/05/02

356,77%

26,62%

44

63,64%

63,64%

5,94

15,01

CAC40

15%

30%

6,43

04/12/95

10/05/02

496,75%

31,99%

50

56,41%

63,64%

5,18

15,18

CAC40

15%

40%

6,43

04/12/95

10/05/02

621,67%

35,95%

53

61,90%

63,64%

4,80

15,16

Tableau 15: Paramétrisation (taille des lignes et "drawdown") de TExSOL® sur le CAC 40.

Chaque ligne correspond à un "run" complet du système expert, qui prend environ une heure sur un pentium III avec 256 MO de RAM. Ce tableau est construit en l'absence de protection globale du portefeuille par des stops trainants sous la valorisation du portefeuille, afin de ne pas perturber l'étude entreprise qui se focalise sur l'impact de la taille des lignes et du drawdown. Il convient de remarquer à ce titre que l'usage de stops trainants placés sur la valorisation du portefeuille (dans certaines conditions) permet d'améliorer en moyenne de 7% le résultat annuel sur la simulation, et de franchir le cap symbolique des 1000% dans le cas où les lignes atteignent 20% de la valorisation.

Un choix raisonnable est donné pour une taille de ligne de 15% de la valorisation, avec un drawdown maximum acceptable de 30%, qui conduit à un résultat annualisé de 32% pour 50 trades placés sans protection globale du portefeuille par stop sur la valorisation (sur 62 potentiellement en tout). Les rations Gains Moyens / Pertes Moyennes sont meilleurs en "short" qu'en "Long", mais l'analyse du tableau montre que les pourcentages de trades gagnants (aussi bien en "long" qu'en "short") ou les ratios de Gains Moyens sur Pertes Moyennes n'ont pas d'impact majeur sur le résultat. Le plus fort impact sur le résultat est la taille des lignes, ce qui peut se résumer par: quand on gagne il faut gagner "gros" et quand on perd on coupe vite !

Exemple d'Historique des Trades sur le CAC 40

L'historique des trades est construit pour des raisons didactiques sur les valeurs du CAC 40 actuelles, bien que nous disposions bien sûr des évolutions du CAC 40 au cours du temps et des historiques correspondants. Il peut exister un certain slippage dans l'exécution des ordres et le capital initial était fixé arbitrairement à 20.000 euros, avec des lignes de 15% du capital, afin de fournir un modèle réaliste pour de très petits portefeuilles.

Bilan

Security name

NB

Open d.

Price

Close d.

Price

Cap. +or-

%

OPEN RULE

CLOSE RULE

STOP T.

Margin

Trade Type

SCHNEIDER ELECTRIC

86

22/05/96

36,48

25/07/96

36,10

33

-1,04%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

ISL

5

LONG

MICHELIN

82

06/05/96

37,33

16/09/96

39,65

190

6,21%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

5

LONG

BOUYGUES

386

08/08/96

8,05

23/09/96

7,15

347

-11,17%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS200

5

LONG

PINAULT PRINTEMPS

67

06/05/96

46,28

31/01/97

70,64

1 632

52,64%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

5

LONG

CARREFOUR

91

06/05/96

33,63

31/01/97

42,13

773

25,27%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

ZSL

5

LONG

CASINO GUICHARD

111

06/05/96

27,64

31/01/97

37,20

1 061

34,58%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

5

LONG

THALES

147

26/04/96

21,16

20/06/97

22,96

264

8,50%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS200

5

LONG

CARREFOUR

109

21/07/97

53,17

09/09/97

44,46

949

-16,37%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

5

LONG

Vivendi Universal

132

08/04/97

38,77

23/09/97

35,47

436

-8,52%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

Sanofi-Synthelabo

242

17/01/96

12,39

28/10/97

20,24

1 900

63,38%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

PEUGEOT

281

23/09/97

20,56

28/10/97

17,20

942

-16,32%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

5

LONG

LAFARGE

91

11/08/97

66,68

04/11/97

54,65

1 095

-18,04%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

5

LONG

STMicroelectronics

445

04/12/96

8,70

13/11/97

9,91

537

13,87%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS200

5

LONG

DASSAULT SYSTEMES

188

22/04/97

25,42

13/11/97

25,61

36

0,75%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ZSL

5

LONG

RENAULT

217

30/09/97

27,20

13/11/97

22,38

1 045

-17,71%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

5

LONG

SCHNEIDER ELECTRIC

100

29/04/97

48,91

12/01/98

49,77

87

1,78%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

TOTAL FINA ELF

58

27/03/96

52,64

02/02/98

97,11

2 579

84,48%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

5

LONG

SODEXHO

142

14/10/96

24,75

09/06/98

47,64

3 250

92,46%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

5

LONG

AVENTIS

160

06/03/96

18,95

06/08/98

46,31

4 378

144,41%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

CAP GEMINI

107

06/05/96

28,66

06/08/98

136,14

11 500

375,00%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

DEXIA

50

26/08/96

63,36

06/08/98

128,06

3 235

102,12%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

L'OREAL

126

30/09/96

26,68

06/08/98

50,05

2 945

87,60%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

AGF

169

11/12/96

22,62

06/08/98

55,72

5 593

146,29%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

AXA

322

03/01/97

12,58

06/08/98

29,46

5 437

134,24%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

ALCATEL A

278

28/02/97

17,19

06/08/98

33,85

4 633

96,93%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

ACCOR

185

22/04/97

25,86

06/08/98

48,81

4 247

88,80%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

Vinci (SGE)

261

11/07/97

22,41

06/08/98

41,16

4 894

83,67%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

PINAULT PRINTEMPS

67

21/07/97

86,44

06/08/98

146,96

4 055

70,02%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

CASINO GUICHARD

110

28/10/97

45,81

06/08/98

75,31

3 245

64,39%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

SOCIETE GENERALE

190

04/12/97

30,60

06/08/98

47,49

3 208

55,17%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

RENAULT

215

11/12/97

25,15

06/08/98

47,72

4 851

89,70%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

PEUGEOT

307

18/12/97

17,84

06/08/98

28,46

3 261

59,54%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

Vivendi Universal

148

19/01/98

42,63

06/08/98

64,89

3 294

52,21%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

TF1

760

16/02/98

9,80

06/08/98

14,41

3 499

46,97%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - TSV50

ZSL

5

LONG

DASSAULT SYSTEMES

293

22/04/98

37,43

06/08/98

44,21

1 988

18,13%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

ZSL

5

LONG

CAP GEMINI

91

10/09/98

145,44

17/09/98

106,71

3 524

-26,62%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

5

LONG

CAP GEMINI

94

24/09/98

131,11

01/10/98

84,00

4 428

-35,93%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

5

LONG

CAP GEMINI

74

28/01/99

173,00

11/03/99

142,10

2 287

-17,86%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

5

LONG

Vivendi Universal

149

14/01/99

84,40

25/05/99

71,00

1 997

-15,88%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

ISL

5

LONG

Sanofi-Synthelabo

324

11/02/99

37,25

28/07/99

37,25

0

0,00%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

5

LONG

CASINO GUICHARD

172

13/08/98

75,08

04/08/99

79,00

674

5,22%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

FRANCE TELECOM

203

17/09/98

61,36

04/08/99

64,90

718

5,77%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS200

5

LONG

TF1

722

14/01/99

17,35

18/08/99

22,80

3 935

31,41%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

ZSL

5

LONG

CARREFOUR

269

24/09/98

45,86

15/09/99

75,30

7 919

64,19%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

5

LONG

LAFARGE

126

04/08/99

101,50

02/02/00

87,00

1 827

-14,29%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

TS200

5

LONG

SAINT-GOBAIN

82

08/06/99

161,50

09/02/00

150,00

943

-7,12%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS200

5

LONG

TOTAL FINA ELF

113

29/06/99

128,00

09/02/00

141,00

1 469

10,16%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

5

LONG

BOUYGUES

550

17/05/99

24,17

01/03/00

89,35

35 849

269,67%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS50

5

LONG

Vinci (SGE)

296

29/09/99

47,30

01/03/00

43,70

1 066

-7,61%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

5

LONG

LVMH

237

15/09/99

57,86

15/03/00

87,10

6 930

50,54%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

5

LONG

PINAULT PRINTEMPS

97

04/01/00

223,00

15/03/00

196,30

2 590

-11,97%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

ISL

5

LONG

TF1

497

19/01/00

49,89

22/03/00

77,90

13 921

56,14%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS50

5

LONG

LAGARDERE GROUPE

298

19/01/00

83,00

22/03/00

81,60

417

-1,69%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS50

5

LONG

STMicroelectronics

912

21/01/99

13,57

13/04/00

60,67

42 955

347,17%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS50

5

LONG

ALCATEL A

574

15/06/99

24,45

13/04/00

42,84

10 553

75,18%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS200

5

LONG

SCHNEIDER ELECTRIC

220

21/07/99

60,10

13/04/00

66,65

1 441

10,90%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

ZSL

5

LONG

DASSAULT SYSTEMES

353

13/10/99

38,45

13/04/00

77,10

13 643

100,52%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

TS50

5

LONG

CAP GEMINI

98

13/12/99

210,00

13/04/00

230,00

1 960

9,52%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

ZSL

5

LONG

STMicroelectronics

407

06/06/00

68,90

03/10/00

55,55

5 433

-19,38%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

5

LONG

Thomson Multimédia

429

28/08/00

70,00

03/10/00

57,00

5 577

-18,57%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

5

LONG

CREDIT LYONNAIS

624

21/08/00

47,77

17/10/00

40,09

4 792

-16,08%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

5

LONG

ALCATEL A

447

06/06/00

62,85

24/10/00

76,45

6 079

21,64%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

ZSL

5

LONG

SCHNEIDER ELECTRIC

380

18/09/00

77,00

24/10/00

67,30

3 686

-12,60%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

ISL

5

LONG

TOTAL FINA ELF

172

23/06/00

166,50

28/11/00

170,80

740

2,58%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

AXA

672

30/06/00

40,93

28/11/00

41,05

84

0,31%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

ISL

5

LONG

AVENTIS

352

07/07/00

79,25

28/11/00

88,35

3 203

11,48%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

ISL

5

LONG

Sanofi-Synthelabo

538

24/07/00

52,05

28/11/00

66,95

8 016

28,63%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

ZSL

5

LONG

SOCIETE GENERALE

458

21/08/00

64,95

28/11/00

64,30

298

-1,00%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M:0->-1

ISL

5

LONG

Vinci (SGE)

528

28/08/00

56,90

28/11/00

56,50

211

-0,70%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

ISL

5

LONG

ACCOR

637

28/08/00

47,00

28/11/00

47,17

108

0,36%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

ISL

5

LONG

DEXIA

157

26/09/00

164,00

28/11/00

185,00

3 297

12,80%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

DANONE

162

03/10/00

155,60

28/11/00

153,80

292

-1,16%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M:0->-1

ISL

5

LONG

Tableau 16: Exemple d'historique des trades TExSOL® sur le CAC 40 pour VL 15%, stratégie agressive.

Le résultat total est de 964% sur 6 années 1/2 (i.e. du 4/12/1995 au 07/06/02), soit 43,79% en annualisé sur la période considérée. Les règles d'ouverture et de cloture des positions sont bien sûr indiquées, ainsi que le stop en place au moment de la fermeture de la position. Seulement dans le cas où la règle de fermeture est indiquée comme étant "STOP", il s'agit bien du déclenchement du stop qui termine la position. La règle de cloture indentifiée par "TSV50" désigne le déclenchement d'un stop sur la valorisation du portefeuille - une urgence (i.e. "emergency"), c'est à dire une protection globale du portefeuille et non par valeur (les stops par valeur sont néanmoins en place). Il en existe de trois types, des TSV25 au niveau de la moyenne mobile 25 jours du portefeuille, TSV50 au niveau de la MM50 du portefeuille en "Long" et TSV 100S qu niveau de la MM100 du portefeuille pour les épisodes de "Shorts". Les dynamiques du portefeuille ne sont pas les mêmes en "Long" et en "Short" et les modes de protection tiennent compte de ces différences. Le choix d'un TSV25 ou d'un TSV50 dépend également de la dynamique de progression du portefeuille (comme on le voit en janvier 200 des TSV25 peuvent être remplacés par des TSV50 s'ils ne conduisent pas à abaisser le niveau du stop et si la dynamique du portefeuille ralentit).

Ceci n'est qu'un exemple, la mise en œuvre complète de la gestion du portefeuille, avec stops sur la valorisation du portefeuille, permet d'améliorer les résultats obtenus, ce qui est exposé dans le paragraphe suivant.

Gestion du Portefeuille sur le CAC 40

L'objectif est clairement notre slogan "BATTEZ LE CAC40 ET GAGNEZ A LA HAUSSE COMME A LA BAISSE" avec un portefeuille de référence de départ de seulement 20.000 Euros !

La figure suivante illustre la surveillance de différents paramètres lors du fonctionnement du système, l'expositions sur le marché (courbe rouge) qui traduit l'effet de levier utilisé dans la stratégie "agressive et opportuniste" et sa MM50 (en pointillés rouge), la valorisation du portefeuille (courbe bleue sombre) et sa MM50 (en vert), le drawdown potentiel maximum si tous les stops sur les positions individuelles venaient à sauter (courbe noire) et la mise en place de stops trainants sur la valorisation du portefeuille (TSV) qui apparaissent dans certains épisodes de la progression de la valorisation du portefeuille et sont indiqués en bleu soutenu. Les chûtes brutales de l'exposition sur le marché peuvent être dues à des débouclages sur rupture de stop sur le portefeuille dans son ensemble comme le 6/08/1998, ou fin mars 2000, mais peuvent aussi être liées à des changements de tendance du marché (28/11/2000).

 

xSOL® le 7/06/02 !

Dans cet exemple, 20.000 Euros investis le 4/1/1995 avec le système sur un univers de valeurs limité au CAC 40 se transformait en 212 888 Euros au 7/06/2002 en étant resté en report sur toutes les positions et en ayant absorbé 58 809 Euros de frais (achat/vente/reports), soit un gain total de 964 % !

L'indice IT-CAC 50

Composition de l'indice IT-CAC50

L'indice de l'IT-CAC50 est un indice orienté sur les valeurs technologiques et qui regroupe les 50 valeurs les plus remarquables parmi les petites ou moyennes sociétés dans le domaine de la technologie. C'est un indice beaucoup plus étroit que la CAC puisqu'il ne contient que 7 secteurs, à savoirs les "groupes d'Industries" suivants: .GSPCS (1), .GSPDF (1), .GSPHR (4), .GSPIS (21), .GSPME (5), .GSPEHW (12), .GSPTS (6) pour lesquels seuls 5 présentent un poids significatifs dont deux sont franchement dominants, i.e. logiciels et services informatiques .GSPIS et matériels, hardware et semi-conducteurs .GSPEHW.

Nom de la Valeur

SICOVAM

Sector

Découvert

Taux Report

 

A NOVO

X7249

.GSPTEHW

1

5

 

 

ALTEN

X7194

.GSPIS

1

5

 

 

ALTRAN TECH

X3463

.GSPIS

1

5

 

 

ATOS ORIGIN

X5173

.GSPIS

1

5

 

 

Aubay Technology Nom.

X6373

.GSPIS

0

1

 

 

AVENIR TELECOM

X6605

.GSPTS

1

5

 

 

BRIME TECHNOLOGIE

X7414

.GSPCS

0

1

 

 

BULL

X5260

.GSPIS

1

5

 

 

BUSINESS OBJECT

X12074

.GSPIS

1

5

 

 

BVRP

X5478

.GSPIS

0

1

 

 

CEGID

X12470

.GSPIS

0

1

 

 

COMPLETEL EUROPE

X5728

.GSPTS

1

5

 

 

CONSODATA

X7398

.GSPME

0

1

 

 

Cryo Interactive Entertainement

X6678

.GSPHR

0

1

 

 

DEVOTEAM

X7379

.GSPIS

0

1

 

 

EGIDE

X7237

.GSPTEHW

0

1

 

 

EQUANT

X12701

.GSPTS

1

5

 

 

EXPAND S.A.

X3246

.GSPME

0

1

 

 

FI SYSTEM

X6588

.GSPIS

0

1

 

 

Fimatex

X7522

.GSPDF

1

5

 

 

GEMPLUS INT

X5768

.GSPTEHW

1

5

 

 

GENESYS

X3955

.GSPTS

1

5

 

 

GFI INFORMATIQUE

X6337

.GSPIS

1

5

 

 

Groupe Stéria SCA - SM

X7291

.GSPIS

0

1

 

 

HIGH_CO

X5423

.GSPME

0

1

 

 

Highwave Optical Technologies

X7639

.GSPTEHW

1

5

 

 

ILOG SA

X6673

.GSPIS

0

1

 

 

INFOGRAMES

X5257

.GSPHR

1

5

 

 

INFOSOURCE

X5416

.GSPIS

0

1

 

 

Infovista

X7667

.GSPIS

0

1

 

 

INGENICO

X12534

.GSPTEHW

1

5

 

 

M6 - METROPOLE TELEVIS

X5322

.GSPME

1

5

 

 

MEMSCAP

X7939

.GSPTEHW

0

1

 

 

METROLOGIC GROUP

X7397

.GSPIS

0

1

 

 

Netgem

X7537

.GSPTEHW

0

1

 

 

NRJ Group (Ex. Groupe Sonopar) X12169

.GSPME

1

5

 

 

Oberthur Card Systems                                    X12413

.GSPTEHW

1

5

 

 

PICOGIGA                                                      X5430

.GSPTEHW

0

1

 

 

PROLOGUE_SOFTWARE                               X6446

.GSPIS

0

1

 

 

Prosodie                                                         X6596

.GSPTS

0

1

 

 

Sagem SA Ech.                                               X7327

.GSPTEHW

1

5

 

 

SOI TEC Silicon                                              X7206

.GSPTEHW

1

5

 

 

SOPRA CONSEIL                                           X5080

.GSPIS

1

5

 

 

TITUS                                                             X5012

.GSPHR

0

1

 

 

N.V.                                              X5729

.GSPME

0

1

 

 

TRANSICIEL                                                   X6271

.GSPIS

1

5

 

 

UBI SOFT ENTERTAIN                                   X5447

.GSPHR

1

5

 

 

UMANIS                                                         X6677

.GSPIS

0

1

 

 

UNILOG                                                          X3466

.GSPIS

1

5

 

 

VALTECH                                                       X7248

.GSPIS

1

5

 

 

Wanadoo                                                        X12415

.GSPTS

1

5

 

 

WAVECOM                                                     X7306

.GSPTEHW

1

5

 

                     

Tableau 17: L'indice IT-CAC50, les valeurs et les secteurs GICS correspondants (d'après Poyet)*.

*A noter que les valeurs Infosources et Consodata ont été sorties de l'indice lors de sa dernière révision.

Exemple d'Historique des Trades sur l'IT-CAC50

L'indice de l'IT-CAC50 donne accès à un univers de valeurs risquées, dont seulement un certain nombre sont susceptibles d'être travaillées en report. C'est néanmoins un terrain d'intervention qui permet de procurer des gains très importants si des techniques de trading rigoureuses sont employées (noter l'usage fréquent de TS25 sur les valeurs qui traduisent des dynamiques exceptionnelles).

Security name

NB

Open d.

Price

Close d.

Price

Cap. +or-

%

OPEN RULE

CLOSE RULE

STOP T.

Margin

Trade

UBI SOFT ENTERTAIN

1957

24/02/99

25,56

03/03/99

25,56

0

0,00%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O - M:-1->0

ISL

5

SHORT

BULL

5511

31/05/99

9,12

20/07/99

7,34

9 810

-19,52%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

ISL

5

LONG

BULL

6103

27/07/99

8,11

03/08/99

6,83

7 812

-15,78%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

ISL

5

LONG

EQUANT

632

21/05/99

79,00

03/08/99

73,00

3 792

-7,59%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

ZSL

5

LONG

GENESYS

3494

12/07/99

14,65

07/09/99

16,00

4 717

9,22%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O - M=0|1;S:0->-1

ISL

5

LONG

ALTEN

494

10/11/99

132,70

14/03/00

210,00

38 186

58,25%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS50

5

LONG

UMANIS

4351

21/09/99

12,00

14/03/00

96,20

366 354

701,67%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS25

1

LONG

Aubay Technology Nom.

1797

14/06/99

28,00

21/03/00

205,50

318 968

633,93%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS25

1

LONG

FI SYSTEM

4500

27/07/99

11,00

21/03/00

118,00

481 500

972,73%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS25

1

LONG

ILOG SA

6302

19/10/99

8,50

21/03/00

69,20

382 531

714,12%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS25

1

LONG

INGENICO

5452

17/12/99

16,33

21/03/00

63,50

257 198

288,97%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS25

5

LONG

PICOGIGA

12454

24/08/99

4,00

21/03/00

22,88

235 069

471,88%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS25

1

LONG

UNILOG

1148

21/05/99

43,50

28/03/00

133,90

103 779

207,82%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

TS50

5

LONG

ALTRAN TECH

1597

28/09/99

33,10

04/04/00

75,70

68 027

128,68%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS50

5

LONG

BULL

12265

14/03/00

17,20

04/04/00

11,89

65 127

-30,87%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

ISL

5

LONG

GFI INFORMATIQUE

3372

21/05/99

14,81

04/04/00

37,00

74 816

149,79%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

TS50

5

LONG

WAVECOM

1588

21/03/00

116,00

04/04/00

96,60

30 807

-16,72%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS50

5

LONG

ATOS ORIGIN

443

07/09/99

118,10

12/04/00

118,50

177

0,34%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS200

5

LONG

PROLOGUE_SOFTWARE

7614

21/09/99

6,86

12/04/00

28,00

160 975

308,28%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS25

1

LONG

TRANSICIEL

1833

21/05/99

27,25

12/04/00

74,50

86 609

173,39%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

TS50

5

LONG

Groupe Stéria SCA - SM

840

28/03/00

218,50

28/04/00

193,10

21 336

-11,62%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

TS50

1

LONG

CEGID

297

21/09/99

176,00

15/05/00

168,00

2 376

-4,55%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

ZSL

1

LONG

EGIDE

1156

21/03/00

160,00

06/07/00

237,30

89 359

48,31%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O - M:0->-1

TS50

1

LONG

UNILOG

1791

21/07/00

96,00

11/08/00

115,90

35 641

-20,73%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;PB

STOP

ISL

5

SHORT

SOPRA CONSEIL

2165

04/08/00

79,50

24/08/00

91,15

25 222

-14,65%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

STOP

ISL

5

SHORT

TRANSICIEL

2757

11/08/00

61,65

24/08/00

73,00

31 292

-18,41%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;PB

STOP

ISL

5

SHORT

ALTEN

1151

13/07/00

149,20

08/09/00

170,50

24 516

-14,28%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;PB

STOP

ISL

5

SHORT

INFOGRAMES

5232

15/09/00

31,60

18/12/00

19,40

63 830

38,61%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;PB

A&O - M=-1;S:0->1

ZSL

5

SHORT

A NOVO

4312

23/10/00

39,50

28/12/00

45,18

24 492

-14,38%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;PB

STOP

ISL

5

SHORT

ALTEN

1060

15/09/00

156,00

24/01/01

172,80

17 808

-10,77%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;PB

STOP

TS200

5

SHORT

SOPRA CONSEIL

2052

23/10/00

83,00

10/05/01

85,80

5 746

-3,37%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

STOP

ZSL

5

SHORT

A NOVO

4776

31/05/01

35,00

21/09/01

13,34

103 448

61,89%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O EMERGENCY

TS50

5

SHORT

ALTRAN TECH

2451

08/06/01

68,00

21/09/01

38,60

72 059

43,24%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O EMERGENCY

ZSL

5

SHORT

ATOS ORIGIN

1399

08/09/00

118,00

21/09/01

68,60

69 111

41,86%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O EMERGENCY

TS200

5

SHORT

GFI INFORMATIQUE

6305

31/05/01

26,51

21/09/01

9,33

108 320

64,81%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O EMERGENCY

TS200

5

SHORT

TRANSICIEL

2413

15/09/00

68,50

21/09/01

23,10

109 550

66,28%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;PB

A&O EMERGENCY

TS200

5

SHORT

BRIME TECHNOLOGIE

4459

05/04/02

41,70

03/05/02

33,40

37 010

-19,90%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O - M:0->-1

ISL

1

LONG

Fimatex

54297

19/04/02

3,42

03/05/02

2,85

30 949

-16,67%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O - M:0->-1

ISL

5

LONG

Tableau 18: Historique des trades TExSOL® sur l'IT-CAC50 pour VL 5%, D 30%, stratégie AO

Gestion du Portefeuille sur l'IT-CAC50

L'objectif est clairement notre slogan "BATTEZ L'IT-CAC50 ET ECRASEZ L'INDICE DU NOUVEAU MARCHE" avec un portefeuille de référence de départ de seulement 25.000 Euros !

Marché

Ligne en

Drawdown en

Durée

Date

Date

Résultat

Résultat

Nb

Gagnants

Gagnants

GM / PM

GM / PM

Réf.

% valo

% valorisation

(ans)

Début

Fin

Total

Annuel

Trades

"Long"

"Short"

"Long"

"Short"

IT-CAC50

1%

sans limitation

3,36

06/01/99

17/05/02

67,64%

16,61%

42

75,00%

42,86%

18,53

4,35

IT-CAC50

5%

sans limitation

3,36

06/01/99

17/05/02

379,37%

59,40%

39

72,00%

42,86%

10,47

4,26

IT-CAC50

10%

sans limitation

3,36

06/01/99

17/05/02

391,61%

60,60%

34

55,00%

42,86%

5,89

4,15

IT-CAC50

15%

sans limitation

3,36

06/01/99

17/05/02

448,96%

65,96%

31

52,94%

42,86%

6,27

4,03

IT-CAC50

20%

sans limitation

3,36

06/01/99

17/05/02

502,97%

70,65%

29

53,33%

42,86%

4,82

3,91

IT-CAC50

5%

10%

3,36

06/01/99

17/05/02

211,23%

40,18%

30

62,50%

42,86%

12,58

4,26

IT-CAC50

5%

20%

3,36

06/01/99

17/05/02

234,74%

43,25%

36

59,09%

42,86%

8,42

4,26

IT-CAC50

5%

30%

3,36

06/01/99

17/05/02

264,38%

46,91%

38

62,50%

42,86%

7,66

4,26

IT-CAC50

5%

40%

3,36

06/01/99

17/05/02

379,37%

59,40%

39

72,00%

42,86%

10,47

4,26

Tableau 19: Paramétrisation (taille de lignes en % de la valorisation et Drawdown) sur IT-CAC50.

Une étude de paramétrisation similaire à celle conduite sur le CAC a permis de dégager les mêmes informations en montrant le même impact pour ce qui concerne les tailles de lignes (en % de la valorisation) et le "Drawdown" que pour le CAC 40.

L'exemple donné fait appraître pour des tailles de lignes de 15% du capital (en taille de ligne variable bien sûr) un résultat de 448% sur 3,36 annnées soit 66% en annualisé.

Bien que l'IT-CAC50 en tant qu'indice de référence n'ait pas existé sur la totalité de la période considérée, les valeurs composant l'indice ont été tradées par le système sur une période relativement courte de 3 ans, commençant le 6/01/99 et se terminant le 17/05/02

 

xSOL® le 17/05/02 !

Les mécanismes mis en œuvre sont un peu moins sophistiqués que pour les scénarios précédents et le débouclage du portefeuille ne repose pas dans ce cas sur la mise en place de stops sur la valorisation globale du portefeuille mais sur la surveillance du croisement de la moyenne mobile 50 jours de l'exposition et de l'exposition ellemême, sachant qu'un croisement baissier déclenche la liquidation des positions.

Le résultat est correct sachant qu'il n'est pas possible de vendre à découvert la totalité des valeurs éligibles à l'ITCAC50, et que par voie de conséquence, les gains à la baisse sont limités aux seules valeurs de l'IT-CAC50 éligibles au SRD.

 Le Marché du Système à Règlement Différé, i.e. SRD

Composition du Marché SRD

Le Système à Règlement Différé, i.e. SRD est un marché très large qui regroupe toutes sortes de sociétés se traitant selon un mécanisme similaire de report, permettant de prendre des positions "LONG" dites acheteuses (pour gagner à la hausse), comme des positions "SHORT" dites de vendeur à découvert (pour gagner à la baisse). C'est donc plus un marché défini par les mécanismes de trading qui y sont permis que par une sélection très particulière comme celle qui conduit à la définition d'un indice de référence, bien que les critères d'éligibilité au SRD fassent en définitive un tri comparable en un sens à la définition d'un indice implicite !

Pour TExSOL®, ce sera surtout un marché sur lequel les stratégies de vente à découvert pour les stratégies 3 et 4, et en particulier l'agressive et opportuniste, pourront être mises en œuvre.

C'est un marché qui regroupe aussi bien des valeurs françaises, qu'européennes ou internationales, pour un ensemble de 157 titres éligibles au début mai 2002. La répartition des secteurs est la suivante: .GSPEN (1), .GSPAC (2), .GSPAU (4), .GSPBK (7), .GSPCARG (4), .GSPCE (1), .GSPCS (6), .GSPEN (5), .GSPFBT (8), .GSPFD (1), .GSPHC (1), .GSPHHPE (11), .GSPHR (5), .GSPIC (27), .GSPINSC (6), .GSPIS (15),

.GSPMA (9), .GSPME (9), .GSPMS (7), .GSPTEHW (17), .GSPTS (9), .GSPUL (2), c'est à dire que 22 "Groupes d'Industries" sur 24 IGs présents dans la classification GICS sont représentés.

Gestion du Portefeuille sur le SRD

Les différentes observations faites en matière de constitution de portefeuille et de capital minimal requis ont été naturellement à la base des portefeuilles types qui sont données pour illustrer les différentes méthodes mises en œuvre par TExSOL®, et les résultats obtenus sur le SRD.

 

xSOL® le 31/05/02 !

Dans cet exemple, 50.000 Euros investis le 4/1/1993 avec le système sur l'univers de valeurs du SRD se transformait en 893 239 Euros au 31/05/2002 en étant resté en report sur toutes les positions et en ayant absorbé 216 586 Euros de frais (achat/vente/reports), soit un gain total de 1686 % !

Historique des Trades sur le SRD

La liste complète des valeurs éligibles au SRD n'a pas été fournie pour des raisons de place, mais il convient de noter que l'analyse des trades montre que plus de 157 valeurs ont été utilisées, car cartaines valeurs ont été éligibles au SRD à un certain moment, puis en ont été sorties et d'autres sont y sont entrées. A la différence du CAC 40, nous avons effectivement utilisé le SRD avec ses évolutions, tout en sachant que la projection dans le passé au-delà de septembre 2000, à presque 10 ans, a été obtenue par continuité avec l'ancien marché correspondant, à savoir le règlement mensuel.

On trouvera un exemple d'historique complet des trades placés sur ce système expert, pour un capital initial de 50.000 euros et une taille de ligne de 15% du capital dans le tableau suivant.

Bilan

Security name

NB

Open d.

Price

Close d.

Price

Cap. +or-

%

OPEN RULE

CLOSE RULE

STOP T.

Margin

Trade Type

VALEO

389

11/01/93

19,27

25/01/93

21,62

913

-12,18%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

STOP

ISL

5

SHORT

CANAL +

8754

11/01/93

0,86

08/02/93

0,98

1 050

-14,03%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

STOP

ISL

5

SHORT

SIEMENS

379

11/01/93

19,56

15/02/93

22,46

1 098

-14,81%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

STOP

ISL

5

SHORT

Vinci (SGE)

276

25/01/93

26,91

15/02/93

30,70

1 048

-14,11%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

STOP

ISL

5

SHORT

CARREFOUR

760

11/01/93

9,78

22/02/93

11,04

953

-12,81%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

STOP

ISL

5

SHORT

PERNOD-RICARD

161

11/01/93

46,24

01/03/93

53,74

1 207

-16,21%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=?(-1);PB

STOP

ISL

5

SHORT

Vivendi Universal

270

11/01/93

27,31

01/03/93

29,99

724

-9,81%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=?(-1);PB

STOP

TS200

5

SHORT

SEB

139

18/01/93

51,07

01/03/93

57,40

879

-12,39%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

STOP

ISL

5

SHORT

CGIP

484

18/01/93

14,56

01/03/93

16,46

922

-13,09%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

STOP

ISL

5

SHORT

BEGHIN SAY

223

11/01/93

33,14

15/03/93

37,23

911

-12,33%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=?(-1);PB

STOP

ISL

5

SHORT

GALERIES LAFAYE

T       283

11/01/93

26,39

05/04/93

25,15

349

4,68%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

ISL

5

SHORT

PEUGEOT

511

11/01/93

14,61

05/04/93

13,95

338

4,52%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

ISL

5

SHORT

LVMH

394

11/01/93

18,89

05/04/93

20,63

688

-9,25%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

ISL

5

SHORT

SUEZ LYONNAISE

515

11/01/93

14,39

05/04/93

14,57

94

-1,27%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

ISL

5

SHORT

SAINT-GOBAIN

99

11/01/93

74,70

05/04/93

77,44

272

-3,67%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

ISL

5

SHORT

BAYER

540

11/01/93

13,64

05/04/93

14,18

288

-3,91%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

TS200

5

SHORT

GUYENNE GASCOG

158

18/01/93

44,67

05/04/93

49,03

689

-9,76%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

ISL

5

SHORT

DANONE

102

18/01/93

69,21

05/04/93

75,31

622

-8,81%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

ISL

5

SHORT

PINAULT PRINTEMP

391

18/01/93

18,04

05/04/93

19,50

572

-8,11%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

ISL

5

SHORT

MERCK

433

25/01/93

17,17

05/04/93

14,62

1 106

14,87%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

ISL

5

SHORT

UNILOG

2221

01/02/93

3,36

05/04/93

3,35

3

0,04%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

ISL

5

SHORT

CLUB MEDITERRAN

124

01/02/93

60,20

05/04/93

58,53

208

2,79%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=?(-1);PB

4 - M:0->1

TS200

5

SHORT

EUROTUNNEL

948

05/04/93

5,30

19/05/93

4,43

821

-16,35%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

STOP

ISL

5

LONG

INGENICO

697

05/04/93

7,32

14/06/93

5,64

1 169

-22,92%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

STOP

ISL

5

LONG

THALES

199

05/04/93

25,17

19/11/93

23,77

279

-5,57%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

SR Téléperformance

1707

05/04/93

2,95

26/11/93

2,77

302

-6,00%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

SOPHIA

65

05/04/93

76,22

31/12/93

77,75

99

2,00%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

AXA

499

05/04/93

10,16

18/03/94

10,90

369

7,28%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

NATEXIS

L         50

05/04/93

99,85

25/03/94

97,41

122

-2,44%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

SCOR

242

05/04/93

21,00

05/04/94

21,30

74

1,45%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

Vinci (SGE)

147

05/04/93

34,45

19/04/94

39,33

717

14,16%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

ERICSSON

5508

05/04/93

0,92

26/04/94

1,20

1 522

29,90%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

AGF

123

05/04/93

40,93

26/04/94

45,35

544

10,80%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

CGIP

284

05/04/93

17,50

03/05/94

17,70

56

1,13%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

STOP

ZSL

5

LONG

EURAZEO

196

05/04/93

25,87

10/05/94

30,95

995

19,62%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

BOUYGUES

477

05/04/93

10,56

26/05/94

9,97

284

-5,63%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

5

LONG

REXEL

258

05/04/93

19,55

02/06/94

24,32

1 229

24,37%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

SPIR COMMUNICAT

91

05/04/93

54,88

02/06/94

114,03

5 383

107,78%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

TELEFONICA

1610

05/04/93

3,10

02/06/94

3,78

1 088

21,77%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

ALTRAN TECH

5058

05/04/93

0,99

02/06/94

1,99

5 052

101,20%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

IMERYS

84

05/04/93

58,97

02/06/94

82,78

2 000

40,38%

A&O - M:0->1;V=1;S=?(1)

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

MARINE WENDEL

207

28/06/93

24,91

02/06/94

30,73

1 204

23,35%

A&O - M=1;V:0->1;S=?(1)

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

BAYER

401

22/09/93

15,99

02/06/94

19,27

1 314

20,50%

A&O - M=1;V:0->1;S=?(1)

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

VALLOUREC

228

04/11/93

31,56

02/06/94

44,29

2 902

40,34%

A&O - M=1;V:0->1;S=?(1)

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

CASINO GUICHARD

241

26/11/93

27,14

02/06/94

25,47

400

-6,12%

A&O - M=1;V:0->1;S=?(1)

4 - M:0->-1

TS200

5

LONG

L'OREAL

410

31/12/93

18,09

02/06/94

15,58

1 028

-13,87%

A&O - M=1;V:0->1;S=?(1)

4 - M:0->-1

ISL

5

LONG

CIMENTS FRANCAI

S 145

18/02/94

57,40

02/06/94

48,94

1 227

-14,74%

A&O - M=1;V:0->1;S=?(1)

4 - M:0->-1

ISL

5

LONG

IBM

625

18/03/94

12,66

02/06/94

13,68

638

8,07%

A&O - M=1;V:0->1;S=?(1)

4 - M:0->-1

ISL

5

LONG

HERMES INTL

275

25/03/94

27,69

02/06/94

27,69

0

0,00%

A&O - M=1;V:0->1;S=?(1)

4 - M:0->-1

ISL

5

LONG

Vinci (SGE)

175

02/06/94

35,60

18/10/94

32,01

627

10,06%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;S:0->1

ISL

5

SHORT

SIMCO

77

02/06/94

80,65

18/10/94

64,71

1 227

19,75%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;S:0->1

ZSL

5

SHORT

EURAZEO

227

16/06/94

29,26

18/10/94

28,28

221

3,34%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;S:0->1

ISL

5

SHORT

GENERAL ELECTRI

C 1111

30/06/94

6,38

18/10/94

6,63

274

-3,86%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;S:0->1

ISL

5

SHORT

MARINE WENDEL

227

25/07/94

28,36

18/10/94

26,99

310

4,81%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;S:0->1

ISL

5

SHORT

SOPHIA

92

01/08/94

67,69

18/10/94

54,12

1 248

20,05%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;S:0->1

ZSL

5

SHORT

MERCK

480

02/06/94

13,02

10/11/94

14,03

483

-7,73%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;V:0->1

ISL

5

SHORT

UNILEVER

279

02/06/94

22,30

30/12/94

24,01

478

-7,69%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;V:0->1

ISL

5

SHORT

SUEZ LYONNAISE

491

27/09/94

14,72

30/01/95

12,67

1 009

13,96%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1;PB

4 - M=-1;S:0->1

ISL

5

SHORT

LAPEYRE

180

16/01/95

41,24

13/02/95

41,01

41

0,55%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;S:0->1

ISL

5

SHORT

LAFARGE

151

16/01/95

49,17

13/02/95

49,82

98

-1,32%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;S:0->1

ISL

5

SHORT

Vinci (SGE)

255

16/01/95

28,89

13/02/95

25,46

875

11,87%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;S:0->1

ISL

5

SHORT

KLEPIERRE

174

16/01/95

42,30

13/02/95

42,91

106

-1,44%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;S:0->1

ISL

5

SHORT

DANONE

130

16/01/95

56,48

03/04/95

62,05

723

-9,85%

A&O - M=-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - M=-1;V:0->1

ISL

5

SHORT

RALLYE

198

02/06/94

31,92

10/04/95

23,78

1 611

25,49%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - TSV100S

TS200

5

SHORT

ALCATEL A

342

02/06/94

18,39

10/04/95

13,33

1 731

27,52%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - TSV100S

TS200

5

SHORT

GUYENNE GASCOG

139

02/06/94

45,12

10/04/95

41,47

509

8,11%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - TSV100S

TS200

5

SHORT

NATEXIS

L         73

02/06/94

86,13

10/04/95

51,83

2 504

39,82%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - TSV100S

TS200

5

SHORT

SOCIETE GENERAL

261

02/06/94

24,05

10/04/95

20,96

806

12,84%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - TSV100S

TS200

5

SHORT

AXA

653

02/06/94

9,58

10/04/95

9,09

321

5,13%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - TSV100S

TS200

5

SHORT

Vivendi Universal

204

02/06/94

30,44

10/04/95

25,25

1 058

17,05%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - TSV100S

TS200

5

SHORT

DEUTSCHE BANK

160

02/06/94

38,87

10/04/95

35,54

534

8,59%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=?(-1);PB

4 - TSV100S

TS200

5

SHORT

LAGARDERE GROU

337

16/06/94

19,64

10/04/95

17,12

848

12,81%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=?(-1);PB

4 - TSV100S

TS200

5

SHORT

Tableau 20: Exemple d'historique des trades TExSOL® sur le SRD pour VL 15% stratégie AO

Marché Américain

L'indice Standard and Poors' S&P 100

Compositions de l'indice S&P 100 (OEX)

Le S&P 100 a été introduit en 1983 et comprend les plus belles "Blue Chips" des valeurs américaines, sousensemble du S&P 500, indice large utilisé par tous, avec la volonté par ailleurs de maintenir la composition de l'indice aussi stable que possible en évitant autant que faire se peut les mouvements de valeurs en son sein. Il est clair qu'assurer une bonne cohérence de l'indice avec les conditions de marché tout en minimisant les entrées et sorties de valeurs peut se révéler un objectif contradictoire. En 2000, suite aux conditions difficiles de marché rencontrées, Standard and Poor's ont annoncé la plus importante modification survenue en une seule fois au sein du S&P 100, avec un mouvement de 10 titres.

Au 30 novembre 2000, le S&P 100 représente environ 53% de la capitalisation boursière du S&P 500 (SPX), et est formé des leaders dans leurs secteurs respectifs, avec une représentativité sectorielle voisine de celle du S&P 500.  En ce sens et pour l'usage qui en est fait par TExSOL®, le S&P 100 est un "univers du trade" adapté à la construction de portefeuilles visant à minimiser le risque en profitant de la diversification (ce que n'offre pas le Nasdaq-100 par exemple), tout en offrant un large choix de valeurs pour la sélection du système expert en vue d'un objectif de sur-performance par rapport à l'indice de référence. Du point de vue des secteurs, les écarts les plus importants surviennent pour deux secteurs, i.e. les technologies de l'information (avec une surreprésentation de 5,3% pour le S&P 100) et les services de télécommunications (avec une sous représentation de 2,7% pour le S&P 100). Enfin, il est bon de remarquer que le nouvel indice est en fait encore plus proche en termes de poids sectoriels du S&P 500 que ne l'était l'ancien.

Il est intéressant de noter que les 10 plus grosses capitalisations du S&P 100 sont aussi parmi les 15 plus grosses du S&P 500 et que les plus 10 plus petites valeurs (toujours par capitalisation) du S&P 100 sont aussi parmi les dernières du S&P 500. En ce sens, le S&P 100 représente un sous-échantillonnage représentatif du S&P 500.

Parmi les autres critères utilisés par S&P pour l'inclusion ou la réjection de l'indice (au-delà des considérations d'équilibre voire de relative isomorphie sectorielle entre le S&P 100 et le S&P 500), figurent les volumes de transactions, la liquidité et les volumes d'options traités sur les valeurs.

La corrélation entre les mouvements du S&P 100 et du S&P 500 est très forte et ressort à plus de 96%. Il existe enfin un Tracker sur le S&P 100, dont le Ticker est le OEF, le Tracker sur le S&P 500 etant le SPY.

Il apparaît dans le tableau suivant, que le S&P100 est un indice sectoriellement très large puisqu'il comprend des sociétés classées dans les secteurs suivants: .GSPAC (1), .GSPAU (2), .GSBIOT (2), .GSPBK (2), .GSPCARG (4), .GSPDF (10), .GSPEN (5), .GSPFBT (7), .GSPHC (4), .GSPHHPE (5), .GSPR (3), .GSPIC (7), .GSPINSC

(1), .GSPIS (3), .GSPLP (2), .GSPMA (8), .GSPME (3), .GSPMS (6), .GSPTEHW (12), .GSPTS (4),

.GSPUL(6) soit 21 secteurs sur les 24 que nous avons retenus de la classification.

Historique des Trades sur le S&P 100

L'historique des trades montrent une exécution sur une très longue période qui remonte à avant le krach de 1987 et permet de mesure la stabilité de la méthode développée dans des conditions de marchés très différentes. Il est certain que les meilleurs résultats sont obtenus sur des marchés en tendance avec des mouvements significatifs et que les marchés en dents de scie avec des mouvements globaux de l'ordre de 15 à 20% sont incontestablement les plus redoutables car ils ne permettent pas aux positions d'évoluer suffisamment pour dégager des gains qui viennent couvrir les inévitables pertes qui, même si elles sont coupées tôt, ne sont alors qu'à peine compensées par les gains dégagés sur les mouvements d'ampleur limitée.

Néanmoins, l'un des principaux avantages comme nous l'indiquions est de confirmer la stabilité de la méthode et de vérifier que sur des marchés ayant aussi des dynamiques très diverses, typiquement le Nasdaq 100 et le S&P100 ont des volatilités et des ampleurs de mouvements peu comparables, les résultats soient toutefois consistants et satisfaisants. Ce n'est pas l'un des moindres mérites que sur des milliers de trades possibles et des centaines d'exécutés de converger vers un résultat stable et satisfaisant, qui fournit une preuve statistique du bien fondé de l'approche.

Bilan

 

 

 

Security name

NB

Open d.

Price

Close d.

Price

Cap. +or-

%

OPEN RULE

CLOSE RULE

 

STOP T.

Margin

Trade Type

AVON PRODUCTS

201

03/07/97

37,50

05/09/97

29,97

1 514

-20,08%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

 

ISL

2

LONG

GILLETTE

156

27/06/97

48,06

05/09/97

40,50

1 180

-15,73%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

ISL

2

LONG

HONEYWELL

173

25/07/97

46,84

24/10/97

38,50

1 443

-17,81%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

 

ISL

2

LONG

TEXAS INSTRUMENT

627

11/07/97

12,03

14/11/97

11,81

137

-1,82%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

 

ZSL

2

LONG

TOYS R US

200

05/09/97

35,88

19/12/97

29,88

1 200

-16,72%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

 

ISL

2

LONG

LEHMAN BROS HLD

325

25/07/97

24,91

28/08/98

22,84

670

-8,28%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

TS200

2

LONG

MERRILL LYNCH

242

25/07/97

33,50

28/08/98

36,75

787

9,70%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

TS200

2

LONG

CITIGROUP

459

13/02/98

18,88

04/09/98

24,31

2 496

28,81%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

TS200

2

LONG

COLGATE

227

27/06/97

33,00

04/09/98

35,00

454

6,06%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

TS200

2

LONG

PROCTER & GAMBLE

108

27/06/97

69,66

04/09/98

75,63

645

8,57%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

TS200

2

LONG

US BANCORP

250

03/07/97

30,13

04/09/98

37,94

1 953

25,93%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

TS200

2

LONG

AMER ONLINE

1502

14/11/97

4,58

18/09/98

12,23

11 494

167,01%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

TS200

1

LONG

AMER INTL GROUP

238

09/04/98

45,33

02/10/98

39,47

1 396

-12,94%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

TS200

2

LONG

ORACLE

1962

24/12/98

6,86

19/03/99

6,89

51

0,38%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

 

ZSL

2

LONG

AMER ONLINE

394

24/12/98

34,16

11/06/99

49,75

6 144

45,65%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

 

TS50

2

LONG

BRISTOL MYERS

208

31/12/98

66,91

23/07/99

70,25

696

5,00%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

ISL

2

LONG

MEDTRONIC

331

11/07/97

22,81

30/07/99

36,03

4 375

57,94%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

TS200

2

LONG

RadioShack

412

02/07/99

52,81

06/08/99

44,69

3 348

-15,38%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

ISL

2

LONG

AT&T

317

26/03/99

55,38

20/08/99

46,88

2 695

-15,35%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O - M=0|1;V:0->-

1

TS200

2

LONG

HOME DEPOT

337

24/12/98

40,00

10/09/99

45,17

1 741

12,92%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

TS200

2

LONG

WAL MART STORES

422

25/07/97

19,19

10/09/99

47,69

12 027

148,53%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

TS200

2

LONG

IBM

158

11/07/97

47,88

22/10/99

93,94

7 278

96,21%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

 

TS200

2

LONG

INTL PAPER

362

06/08/99

53,56

03/12/99

53,09

170

-0,88%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

ISL

2

LONG

LUCENT TECH

332

09/04/99

63,63

07/01/00

54,00

3 196

-15,13%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

ZSL

2

LONG

El Paso

632

10/09/99

39,13

28/01/00

31,25

4 977

-20,13%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

 

TS200

2

LONG

COLGATE

452

10/09/99

54,75

25/02/00

48,25

2 938

-11,87%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

TS200

2

LONG

GENERAL ELECTRIC

564

20/08/99

37,60

25/02/00

42,04

2 503

11,80%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O - M=0|1;S:0->-

1

ZSL

2

LONG

NORTHERN TELECOM

1153

19/03/99

15,02

14/04/00

45,81

35 509

205,10%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

STOP

 

TS50

2

LONG

CISCO SYSTEMS

572

24/12/98

23,55

19/05/00

53,44

17 097

126,94%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

A&O EMERGENCY

 

TS200

2

LONG

EMC

1331

11/07/97

5,67

19/05/00

59,00

70 980

940,22%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O EMERGENCY

 

TS200

2

LONG

INTEL

431

24/12/98

31,25

19/05/00

58,94

11 933

88,60%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

A&O EMERGENCY

 

TS200

2

LONG

MEDIMMUNE

898

24/12/98

15,00

19/05/00

54,92

35 845

266,11%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

A&O EMERGENCY

 

TS200

2

LONG

TEXAS INSTRUMENT

627

24/12/98

21,47

19/05/00

69,75

30 272

224,89%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

A&O EMERGENCY

 

TS200

2

LONG

TEXAS INSTRUMENT

421

09/06/00

83,75

30/06/00

68,69

6 341

-17,99%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

ISL

2

LONG

NATL SEMICONDUCT

537

09/06/00

65,63

07/07/00

53,00

6 780

-19,24%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

ISL

2

LONG

HEWLETT PACKARD

550

09/06/00

64,00

28/07/00

53,63

5 706

-16,21%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

ISL

2

LONG

INTEL

555

09/06/00

63,53

22/09/00

47,94

8 655

-24,54%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

ISL

2

LONG

VIACOM STK B

571

04/08/00

74,50

22/09/00

57,31

9 814

-23,07%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

ISL

2

LONG

CISCO SYSTEMS

547

09/06/00

64,38

29/09/00

55,25

4 991

-14,17%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

TS200

2

LONG

NORTHERN TELECOM

593

09/06/00

59,38

29/09/00

60,38

593

1,68%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

ZSL

2

LONG

STANLEY DEAN WITTER

M 445

09/06/00

79,25

13/10/00

78,19

473

-1,34%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

 

ZSL

2

LONG

AMER INTL GROUP

450

09/06/00

78,37

20/10/00

95,06

7 509

21,29%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M:0->-1

 

TS200

2

LONG

CIGNA

375

07/07/00

99,69

20/10/00

113,90

5 330

14,26%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M:0->-1

 

ISL

2

LONG

CITIGROUP

734

09/06/00

48,00

20/10/00

50,94

2 156

6,12%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M:0->-1

 

TS200

2

LONG

EMC

512

09/06/00

68,75

20/10/00

100,00

16 000

45,45%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M:0->-1

 

ZSL

2

LONG

Exxon Mobil

886

22/09/00

43,25

20/10/00

44,22

858

2,24%

A&O - M=1;V:0->1;S=1|1

A&O - M:0->-1

 

ISL

2

LONG

HARTFORD FINL

656

09/06/00

53,69

20/10/00

71,69

11 808

33,53%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M:0->-1

 

ZSL

2

LONG

LEHMAN BROS HLD

823

09/06/00

42,81

20/10/00

62,75

16 409

46,57%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M:0->-1

 

TS200

2

LONG

MERRILL LYNCH

653

09/06/00

53,97

20/10/00

66,56

8 224

23,34%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M:0->-1

 

ZSL

2

LONG

PHARMANETICS

2421

14/07/00

17,06

20/10/00

16,00

2 572

-6,23%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M:0->-1

 

ISL

2

LONG

PHILIP MORRIS

1334

29/09/00

29,44

20/10/00

33,25

5 086

12,95%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

A&O - M:0->-1

 

ISL

2

LONG

SEARS ROEBUCK

1270

10/11/00

28,05

01/12/00

32,68

5 880

-16,51%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;P

STOP

 

ISL

2

SHORT

WAL MART STORES

784

24/11/00

45,19

01/12/00

51,19

4 704

-13,28%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

STOP

 

ISL

2

SHORT

ALUM CO OF AMER

1295

17/11/00

27,00

08/12/00

30,56

4 613

-13,19%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

STOP

 

ISL

2

SHORT

VIACOM STK B

623

01/12/00

52,88

08/12/00

54,19

818

-2,48%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O - M=-1;S:0->1

 

ISL

2

SHORT

MCDONALDS

1086

08/12/00

29,50

15/12/00

31,50

2 172

-6,78%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O - M=-1;S:0->1

 

ISL

2

SHORT

DUPONT

821

17/11/00

42,56

22/12/00

48,00

4 464

-12,78%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

STOP

 

ISL

2

SHORT

WEYERHAEUSER

839

17/11/00

41,69

22/12/00

51,88

8 547

-24,44%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

STOP

 

ISL

2

SHORT

IBM

345

01/12/00

95,63

19/01/01

111,25

5 391

-16,34%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

STOP

 

ISL

2

SHORT

DELTA AIRLINES

628

19/01/01

45,44

26/01/01

44,88

353

1,24%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O - M=-1;S:0->1

 

ISL

2

SHORT

WILLIAMS

820

12/01/01

36,25

26/01/01

38,94

2 204

-7,41%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O - M=-1;S:0->1

 

ISL

2

SHORT

UNISYS

1898

19/01/01

15,00

02/02/01

17,25

4 271

-15,00%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;P

STOP

 

ISL

2

SHORT

HOME DEPOT

617

26/01/01

44,75

09/02/01

44,43

197

0,72%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O - M=-1;S:0->1

 

ISL

2

SHORT

FORD MOTOR

1438

20/10/00

25,06

23/02/01

28,35

4 727

-13,12%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=-1;PB

STOP

 

ISL

2

SHORT

GM

534

09/02/01

54,45

16/03/01

54,75

160

-0,55%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O - M=-1;S:0->1

 

ISL

2

SHORT

EMC

378

02/02/01

72,20

20/04/01

45,10

10 244

37,53%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;P

A&O - M:-1->0

 

TS50

2

SHORT

GENERAL ELECTRIC

637

09/02/01

45,66

20/04/01

48,10

1 554

-5,34%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O - M:-1->0

 

ISL

2

SHORT

MICROSOFT

491

09/02/01

59,13

20/04/01

69,00

4 849

-16,70%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O - M:-1->0

 

ISL

2

SHORT

ORACLE

909

26/01/01

30,38

20/04/01

19,75

9 658

34,98%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1|-1;P

A&O - M:-1->0

 

TS50

2

SHORT

SARA LEE

1484

13/07/01

19,09

24/08/01

22,16

4 556

-16,08%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

STOP

 

ISL

2

SHORT

Raytheon

1085

13/07/01

26,11

21/09/01

34,04

8 604

-30,37%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

STOP

 

ISL

2

SHORT

CAMPBELL SOUP

1019

27/07/01

27,01

05/10/01

27,80

805

-2,92%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1|0;PB

A&O - M=-1;S:0->1

 

ISL

2

SHORT

Tableau 21: Exemple d'historique des trades S&P100 du 25/06/97 au 10/05/02.

Pour des raisons de concision, le tableau précédent donne le seul exemple d'historique des trades sur le S&P100 du 25/06/97 au 10/05/97 sur une période qui est de plus intégralement couverte par les secteurs disponibles et renseignés de la classification GICS (après notre travail de ré-ingénierie dans le passé des dits secteurs). Sur un peu moins de 5 ans la performance totale est de 291%, soit un résultat annualisé de 32% en 86 trades clos.

Gestion du Portefeuille sur le S&P 100

Le S&P 100 offre un univers de valeurs assez large et surtout une excellente diversification sectorielle qui peut être travaillé avec un capital de départ de seulement 50.000 $.

La figure suivante donne une représentation de la progression de la valorisation sur la période considérée.

 

xSOL® le 10/05/02 !

La performance indiquée est réalisée sans mécanisme de "cash out" et sans trailing stop sur la valorisation du portefeuille. Il est clair qu'elle est juste indicative de l'emploi du système sur un marché relativement lent et très diversifié comme le S&P 100.

Security Name

Sector

Ticker

 

AES

.GSPUL

AES

 

 

Allegheny Technologies

.GSPMA

ATI

 

 

ALUM CO OF AMER

.GSPMA

AA

 

 

AMER ELEC PWR

.GSPUL

AEP

 

 

AMER INTL GROUP

.GSPINSC

AIG

 

 

AMER ONLINE

.GSPME

AOL

 

 

AMERICAN EXPRESS

.GSPDF

AXP

 

 

AMGEN

.GSPBIOT

AMGN

 

 

ANHEUSER BUSCH

.GSPFBT

BUD

 

 

AT&T

.GSPTS

T

 

 

AVON PRODUCTS

.GSPHHPE

AVP

 

 

BAKER HUGHES

.GSPEN

BHI

 

 

BANC ONE

.GSPBK

ONE

 

 

BANKAMERICA

.GSPBK

BAC

 

 

BAXTER INTL

.GSPHC

BAX

 

 

BLACK & DECKER

.GSPLP

BDK

 

 

BOEING

.GSPIC

BA

 

 

BOISE CASCADE

.GSPMA

BCC

 

 

BRISTOL MYERS

.GSPCARG

BMY

 

 

BURLINGTON NORTH

.GSPTRN

BNI

 

 

CAMPBELL SOUP

.GSPFBT

CPB

 

 

CIGNA

.GSPDF

CI

 

 

CISCO SYSTEMS

.GSPTEHW

CSCO

 

 

CITIGROUP

.GSPDF

C

 

 

CLEAR CHANNEL

.GSPME

CCU

 

 

COCA COLA

.GSPFBT

KO

 

 

COLGATE

.GSPHHPE

CL

 

 

COMPUTER SCIENCE

.GSPIS

CSC

 

 

DELTA AIRLINES

.GSPAC

DAL

 

 

DOW CHEMICAL

.GSPMA

DOW

 

 

DUPONT

.GSPMA

DD

 

 

EASTMAN KODAK

.GSPHHPE

EK

 

 

El Paso

.GSPEN

EP

 

 

EMC

.GSPTEHW

EMC

 

 

ENTERGY

.GSPUL

ETR

 

 

Excelon

.GSPUL

EXC

 

 

Exxon Mobil

.GSPEN

XOM

 

 

FEDERAL EXPRESS

.GSPTRN

FDX

 

 

FORD MOTOR

.GSPAU

F

 

 

GENERAL DYNAMICS

.GSPIC

GD

 

 

GENERAL ELECTRIC

.GSPIC

GE

 

 

GILLETTE

.GSPHHPE

G

 

 

GM

.GSPAU

GM

 

 

HALLIBURTON

.GSPEN

HAL

 

 

HARRAHS ENTER

.GSPHR

HET

 

 

HARTFORD FINL

.GSPDF

HIG

 

 

HEWLETT PACKARD

.GSPTEHW

HWP

 

 

HJ HEINZ

.GSPFBT

HNZ

 

 

HOME DEPOT

.GSPMS

HD

 

 

HONEYWELL

.GSPIC

HON

 

 

IBM

.GSPTEHW

IBM

 

 

INTEL

.GSPTEHW

INTC

 

 

INTL PAPER

.GSPMA

IP

 

 

JOHNSON & JOHNS

.GSPCARG

JNJ

 

 

JP MORGAN

.GSPDF

JPM

 

 

LEHMAN BROS HLD

.GSPDF

LEH

 

 

LIMITED

.GSPLP

LTD

 

 

LUCENT TECH

.GSPTEHW

LU

 

 

MAY DEPT STORES

.GSPMS

MAY

 

 

MCDONALDS

.GSPHR

MCD

 

 

MEDIMMUNE

.GSPBIOT

MEDI

 

 

MEDTRONIC

.GSPHC

MDT

 

 

MERCK & CO

.GSPCARG

MRK

 

 

MERRILL LYNCH

.GSPDF

MER

 

 

MICROSOFT

.GSPIS

MSFT

 

 

MMM

.GSPMA

MMM

 

 

NATL SEMICONDUCT

.GSPTEHW

NSM

 

 

NEXTEL COMMS STK A

.GSPTS

NXTL

 

 

NORFOLK SOUTHERN

.GSPTRN

NSC

 

 

NORTHERN TELECOM

.GSPTEHW

NT

 

 

ORACLE

.GSPIS

ORCL

 

 

PEPSICO

.GSPFBT

PEP

 

 

PFIZER

.GSPCARG

PFE

 

 

PHARMANETICS

.GSPHC

PHAR

 

             

Tableau 22: Sociétés appartenant au S&P100 (04/02) et classement GICS (d'après Poyet).

L'indice Nasdaq-100

Compositions de l'indice du Nasdaq-100 (NDX)

L'indice du Nasdaq-100 (NDX) regroupe 100 des plus larges entreprises américaines et étrangères qui ont un domaine d'activité en dehors du monde de la finance, et sont sélectionnées entre autre en fonction de leur capitalisation boursière. L'indice comprend des entreprises appartenant à des groupes d'industries (au sens de la classification GICS de S&P) importants, entre autre le matériel informatique et les semiconducteurs, le logiciel, les télécommunications, la distribution et le commerce (en particulier électronique), et les biotechnologies. Cet indice ne comprend pas d'entreprises de la finance, de la banque ou du monde de l'investissement. Pour information, le tracker du Nasdaq-100, i.e. le QQQ réplique au mieux la réponse de l'indice auquel il est rattaché, tout en sachant qu'il peut faire montre de déviations minimes pour différentes raisons (e.g. frais, indisponibilité de certains titres sur le marché secondaire dans les proportions souhaitées, etc.).

L'indice du Nasdaq-100 a été créé en 1985 et représente donc les plus grosses entreprises non-financières par capitalisation. Son calcul fait l'objet d'une pondération particulière par les capitalisations des entreprises dont l'objectif est de conserver les bénéfices d'une pondération par les capitalisations tout en assurant une meilleure diversification que la simple pondération par les capitalisations. Pour ce faire, la composition de l'indice est analysée tous les trimestres et les poids des valeurs dans l'indice sont recalculés par un algorithme propriétaire, en particulier si certains critères de répartition des pondérations ne sont pas satisfaits.

•    Les critères d'éligibilité à l'indice, outre requérir d'être listé sur le marché Nasdaq, sont les suivants:

•    L'entreprise ne doit pas être une société financière ;

•    Un seul type de valeur mobilière doit être émis par société ;

•    La société ne doit pas être en redressement judiciaire ;

•    Le volume quotidien de transactions doit dépasser 100.000 titres ;

•    La société doit avoir fait l'objet d'au minimum deux ans de présence sur le marché concerné, à moins qu'elle ne fasse partie des entreprises éligibles parmi les 25% plus grosses par capitalisation, auquel cas la durée de présence peut être réduite à un an ;

•    Si l'entreprise est étrangère, elle doit disposer d'une valeur de marché supérieure à 10 milliards de dollars, et avoir une valeur sur le marché US d'au moins 4 milliards de dollars, et faire l'objet de transactions supérieures à 200.000 titres par jours, et de plus les valeurs étrangères doivent être également éligibles sur les marchés réglementés d'options ;

•    L'entreprise ne doit pas avoir passé d'accord qui pourrait conduire à sa suppression du marché Nasdaq dans les 6 mois qui suivent.

Les entreprises listées dans l'indice font l'objet d'un processus d'évaluation annuel, sauf raisons exceptionnelles, qui est le suivant: les sociétés éligibles au sens des critères précédemment énoncés, sont alors classées par ordre de capitalisation décroissante, en prenant le cours de clôture de la fin du mois d'octobre et le nombre d'actions disponibles au public à la fin novembre. Les valeurs éligibles qui sont déjà contenues dans l'indice et qui font partie des 150 les mieux classées sont maintenues dans l'indice ipso-facto pour antant qu'elles aient été dans les 100 mieux classées lors du précédent processus de sélection.

Les sociétés qui ne satisfont pas ces critères sont tout simplement remplacées par des entreprises qui sont éligibles et qui ne sont pas dans l'indice, ce par ordre d'inclusion basé sur les capitalisations décroissantes. En général, les modifications apportées à l'indice font l'objet de publications dans les médias au mois de décembre et les changements deviennent effectifs à la clôture du troisième vendredi du mois de décembre.

Security Name

Ticker Symbol

Sector

ABGENIX

ABGX

.GSPBIOT

ADC TELECOM

ADCT

.GSPTS

ADELPHIA STK C

ADLAE

.GSPME

ADOBE SYS

ADBE

.GSPIS

ALTERA

ALTR

.GSPTEHW

AMAZON COM

AMZN

.GSPMS

AMGEN

AMGN

.GSPBIOT

ANDRX

ADRX

.GSPBIOT

APOLLO GROUP

APOL

.GSPCS

APPLE COMPUTER

AAPL

.GSPTEHW

APPLIED MATERIAL

AMAT

.GSPTEHW

APPLIED MICRO

APMC

.GSPTEHW

ATMEL

ATML

.GSPTEHW

BEA SYSTEMS

BEAS

.GSPIS

BED BATH BEYOND

BBBY

.GSPMS

BIOGEN

BGEN

.GSPBIOT

BIOMET

BMET

.GSPHC

BROADCOM STK A

BRCM

.GSPTEHW

BROCADE COMMS

BRCD

.GSPTEHW

CDW COMPUTER CEN

CDWC

.GSPMS

CEPHALON

CEPH

.GSPBIOT

CHARTER COMMUNICATIONS IN

CHTR

.GSPTS

CHECKPOINT SYS

CKP

.GSPIS

CHIRON

CHIR

.GSPBIOT

CIENA

CIEN

.GSPTEHW

CINTAS

CTAS

.GSPCS

CISCO SYSTEMS

CSCO

.GSPTEHW

CITRIX SYSTEMS

CTXS

.GSPIS

COMCAST STK A

CMCSA

.GSPTS

COMPUWARE

CPWR

.GSPIS

COMVERSE TECH

CMVT

.GSPTEHW

CONCORD EFS

CEFT

.GSPDF

CONEXANT SYS

CNXT

.GSPTEHW

COSTCO CO INC

COST

.GSPMS

CYTYC

CYTC

.GSPHC

DELL COMPUTER

DELL

.GSPTEHW

EBAY

EBAY

.GSPCS

ECHOSTAR COMM STK A

DISH

.GSPCS

ELECTRONIC ARTS

ERTS

.GSPIS

EXPRESS SCRIPTS

ESRX

.GSPHC

FISERV

FISV

.GSPIS

FLEXTRONICS INTL

FLEX

.GSPTEHW

GEMSTAR INTL

GMST

.GSPME

GENZYME

GENZ

.GSPBIOT

GILEAD SCIENCES

GILD

.GSPBIOT

HUMAN GENOME

HGSI

.GSPBIOT

I2 TECNOLOGIES

ITWO

.GSPIS

ICOS

ICOS

.GSPBIOT

IDEC PHARMS

IDPH

.GSPCARG

IMCLONE

IMCL

.GSPCARG

IMMUNEX

IMNX

.GSPCARG

INTEGRATED DVC

IDTI

.GSPTEHW

INTEL

INTC

.GSPTEHW

INTUIT

INTU

.GSPIS

INVITROGEN CORP

IVGN

.GSPBIOT

JDS UNIPHASE

JDSU

.GSPTEHW

JUNIPER NETWRKS

JNPR

.GSPTEHW

KLA INSTRUMENTS

KLAC

.GSPTEHW

LINEAR TECH

LLTC

.GSPTEHW

LM ERICS TEL

ERICY

.GSPTEHW

MAXIM INTEGRATED

MXIM

.GSPTEHW

MCI - WORLDCOM

WCOM

.GSPTS

MEDIMMUNE

MEDI

.GSPBIOT

MERCURY INTRACT

MERQ

.GSPIS

MICROCHIP TECH

MCHP

.GSPTEHW

MICROSOFT

MSFT

.GSPIS

MILLENNIUM PHARM

MLNM

.GSPCARG

MOLEX

MOLX

.GSPTEHW

NETWK APPLIANCE

NTAP

.GSPTEHW

NEXTEL COMMS STK A

NXTL

.GSPTS

NOVELLUS SYS

NVLS

.GSPTEHW

NVIDIA

NVDA

.GSPTEHW

ORACLE

ORCL

.GSPIS

PACCAR

PCAR

.GSPAU

Tableau 23: Sociétés appartenant au NDX (04/02) et classement GICS (d'après Poyet).

En janvier 1994, les options sur le Nasdaq-100 sont apparues au Chicago Board Option Exchange et le Chicago Mercantile Exchange a commencé à offrir des futures et des options sur les futures sur l'indice en avril 1996. Le tracker de l'indice, le QQQ a commencé à faire l'objet de transactions sur l'American Stock Exchange (AMEX) en mars 1999.

Le tableau précédent fournit la classification par secteur GICS selon les auteurs des sociétés qui font partie du Nasdaq-100. Il apparaît que le Nasdaq-100 est un indice focalisé puisqu'il comprend des sociétés classées dans les secteurs suivants: .GSPAU (1), .GSBIOT (13), .GSPCARG (5), .GSPCS (6), .GSPDF (1), .GSPHC (3), .GSPR (1), .GSPIS (18), .GSPMA (1), .GSPME (4), .GSPMS (5), .GSPTEHW (35), .GSPTS (6), et une société que nous n'avons pas classée, soit 13 secteurs seulement sur les 24 que nous avons retenus de la classification, et encore si l'on retient les secteurs ayant plus de cinq sociétés seuls 7 "Groupes d'Industries" sur 24 IGs présents dans la classification GICS sont véritablement représentés ! En ce sens, et bien que les capitalisations des svaleurs du NDX ne soient pas comparables à celles des sociétés de l'IT-CAC50, cet indice a une structure qui le rapproche plus en termes de risques de portefeuilles construits de ceux de l'IT-CAC50 que de tout autre indice / marché utilisé par TExSOL®.

Historique des Trades sur le Nasdaq-100

L'historique des trades proposés dans le tableau suivant est construit sur la base de 50.000 $ investis avec des tailles de lignes de 15% et un "drawdown" à priori illimité sur la période du 26/06/1997 au 7/06/2002 soit presque 5 ans. Le résultat global est de 1436% soit 73,66% annualisés, ce avec protection globale du portefeuille mais sans mécanisme de "cash out" visant à regénérer de la couverture.

 

Bilan

 

Security name

 

NB

Open d.

Price

Close d.

Price

Cap. +or-

%

OPEN RULE

CLOSE RULE

STOP T.

Margin

Trade Type

SDL

 

1118

03/07/97

6,71

15/09/97

5,38

1 491

-19,88%

A&O - M=1;V:0->1;S=?(1)

STOP

ISL

2

LONG

SUN MICROSYS

 

1373

25/07/97

5,81

20/10/97

4,80

1 394

-17,47%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

ALTERA

 

557

11/07/97

13,47

27/10/97

10,34

1 741

-23,20%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

COMVERSE TECH

 

441

11/07/97

16,96

03/11/97

13,75

1 415

-18,92%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

TELLABS

 

253

11/07/97

29,69

16/12/97

24,00

1 439

-19,16%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

VITESSE SEMICON

 

739

25/07/97

10,78

16/12/97

8,22

1 894

-23,77%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

SIEBEL SYSTEMS

 

1840

25/07/97

4,34

23/12/97

4,28

115

-1,44%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ZSL

1

LONG

CONCORD EFS

 

1180

15/09/97

6,38

08/01/98

5,13

1 467

-19,50%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

HERMAN MILLER

 

374

03/07/97

20,00

17/06/98

23,06

1 145

15,31%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS200

2

LONG

PACCAR

 

106

16/12/97

55,81

09/07/98

50,63

550

-9,29%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

2

LONG

YAHOO

 

819

30/01/98

7,73

03/09/98

19,44

9 585

151,31%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

TS50

2

LONG

USA NETWORKS

 

525

30/01/98

12,06

11/09/98

10,52

812

-12,82%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

TS200

2

LONG

ADELPHIA STK C

 

309

30/01/98

20,56

25/09/98

40,94

6 296

99,09%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

2

LONG

BROADVISION

 

3989

17/06/98

1,81

25/09/98

1,56

1 025

-14,17%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ZSL

1

LONG

LEGATO SYSTEMS

 

366

11/09/98

24,69

09/10/98

17,03

2 802

-31,01%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

2

LONG

METROMEDIA FIBER

 

2628

25/09/98

3,45

11/02/99

9,63

16 220

178,74%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS_BOOST

1

LONG

IMMUNEX

 

1277

11/02/99

10,24

21/07/99

18,25

10 229

78,23%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS50

2

LONG

BIOMET

 

807

11/07/97

9,31

04/08/99

16,36

5 694

75,82%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

2

LONG

COMCAST STK A

 

395

25/09/98

22,94

09/09/99

33,25

4 073

44,96%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

2

LONG

NEXTEL COMMS STK

A

856

11/02/99

15,25

09/09/99

34,70

16 652

127,56%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

2

LONG

INKTOMI

 

454

11/08/99

50,97

28/10/99

48,28

1 220

-5,27%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ZSL

2

LONG

QUALCOMM

 

1569

11/02/99

8,31

01/02/00

127,00

186 221

1427,82%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

TS_BOOST

2

LONG

NETWK APPLIANCE

 

2069

27/10/97

3,39

05/04/00

67,00

131 608

1876,05%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

TS_BOOST

1

LONG

INTEL

 

383

16/10/98

21,14

05/04/00

66,38

17 325

213,97%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS200

2

LONG

I2 TECNOLOGIES

 

2955

09/09/99

9,36

05/04/00

47,22

111 875

404,51%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

TS_BOOST

2

LONG

MOLEX

 

1049

16/09/99

27,05

05/04/00

57,38

31 811

112,11%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

TS200

2

LONG

NETWORKS ASSOC

 

3134

01/02/00

24,06

05/04/00

24,13

196

0,26%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

ISL

2

LONG

ELECTRONIC ARTS

 

1842

01/02/00

40,88

05/04/00

32,91

14 679

-19,50%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

TS200

2

LONG

JUNIPER NETWRKS

 

716

12/04/00

111,63

19/04/00

99,00

9 040

-11,31%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

TS50

2

LONG

COMVERSE TECH

 

939

19/04/00

83,38

11/05/00

65,25

17 019

-21,74%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

QLOGIC

 

809

04/05/00

94,63

11/05/00

60,75

27 405

-35,80%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

QUALCOMM

 

688

04/05/00

110,94

25/05/00

76,75

23 521

-30,82%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

RF MICRO DEVICES

 

1537

04/05/00

49,75

16/06/00

47,63

3 266

-4,27%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ZSL

2

LONG

CIENA

 

1155

09/06/00

67,56

31/07/00

67,22

397

-0,51%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ZSL

2

LONG

XILINX

 

908

09/06/00

85,69

31/07/00

71,81

12 599

-16,19%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

2

LONG

SANMINA

 

2833

27/04/00

27,47

03/10/00

46,81

54 801

70,42%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

TS200

2

LONG

AMGEN

 

1139

11/05/00

59,81

03/10/00

65,75

6 763

9,93%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

ZSL

2

LONG

MEDIMMUNE

 

1339

11/05/00

50,79

03/10/00

56,75

7 978

11,73%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M:0->-1

TS200

2

LONG

GENZYME

 

2474

25/05/00

26,81

03/10/00

32,81

14 844

22,38%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

ZSL

2

LONG

PMC SIERRA

 

424

09/06/00

184,38

03/10/00

212,75

12 031

15,39%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M:0->-1

ZSL

2

LONG

JUNIPER NETWRKS

 

655

09/06/00

119,00

03/10/00

206,13

57 067

73,21%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M:0->-1

ZSL

2

LONG

ALTERA

 

1517

09/06/00

51,22

03/10/00

46,44

7 253

-9,34%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M:0->-1

ISL

2

LONG

LINEAR TECH

 

1444

14/08/00

61,69

03/10/00

62,31

903

1,01%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M:0->-1

ISL

2

LONG

PACCAR

 

2142

03/10/00

38,13

07/11/00

43,13

10 710

-13,11%

A&O - M:0->-1;V=-1;S=-1;PB

STOP

ISL

2

SHORT

EBAY

 

1328

10/10/00

60,94

20/12/00

32,31

38 014

46,97%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1;PB

4 - M=-1;S:0->1

ZSL

2

SHORT

MICROSOFT

 

1249

14/11/00

66,44

26/04/01

67,55

1 390

-1,67%

A&O - M=-1;V=-1; S=-1;PB

STOP

ZSL

2

SHORT

NETWORKS ASSOC

 

3811

14/11/00

21,81

03/05/01

8,03

52 520

63,18%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1;PB

STOP

TS50

2

SHORT

VITESSE SEMICON

 

1527

12/02/01

62,13

10/05/01

36,35

39 358

41,49%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1;PB

STOP

TS50

2

SHORT

ORACLE

 

2943

29/01/01

30,38

29/06/01

18,04

36 302

40,61%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1;PB

STOP

TS50

2

SHORT

QUALCOMM

 

1682

08/06/01

62,48

09/07/01

61,41

1 800

1,71%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1;PB

STOP

ZSL

2

SHORT

MAXIM INTEGRATED

 

1534

05/02/01

59,55

15/11/01

54,14

8 294

9,08%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1;PB

STOP

TS200

2

SHORT

MOLEX

 

1999

06/12/00

43,25

08/01/02

33,29

19 910

23,03%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1;PB

4 - TSV100S

TS200

2

SHORT

LINEAR TECH

 

2433

22/06/01

45,87

08/01/02

41,90

9 659

8,65%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1;PB

4 - TSV100S

ZSL

2

SHORT

STARBUCKS

 

6256

23/11/01

17,31

08/01/02

22,69

33 657

-31,08%

A&O - M=-1;V:0->-1;S=-1;PB

STOP

ISL

2

SHORT

Tableau 24: Exemple d'historique des trades TExSOL® sur le Nasdaq 100.

Gestion du Portefeuille sur le Nasdaq-100

L'indice du Nasdaq-100 (NDX) regroupe 100 des plus larges entreprises américaines et étrangères qui font montre d'une forte corrélation sectorielle, créant un univers de valeurs boursières dangeureux mais qui est générateur de très gros gains s'il est correctement travaillé. La figure suivante illustre suivant les mêmes conventions graphiques que pour les autres marchés la surveillance de différents paramètres lors du fonctionnement du système, l'expositions sur le marché (courbe rouge) qui traduit l'effet de levier utilisé dans la stratégie "agressive et opportuniste" et sa MM50 (en pointillés rouge), la valorisation du portefeuille (courbe bleue sombre) et sa MM50 (en vert), le drawdown potentiel maximum si tous les stops sur les positions individuelles venaient à sauter (courbe noire) et la mise en place de stops trainants sur la valorisation du portefeuille (TSV) qui apparaissent dans certains épisodes de la progression de la valorisation du portefeuille et sont indiqués en bleu soutenu. Les chûtes brutales de l'exposition sur le marché peuvent être dues à des débouclages sur rupture de stop sur le portefeuille dans son ensemble comme le 5/04/2000, mais peuvent aussi être liées à des changements de tendance du marché (3/10/2000).

Compte tenu des règles de calcul de couverture sur les comptes sur marges aux Etats-Unis, on notera qu'en l'absence du mécanisme de "cash out" permettant de regénérer de la couverture par matérialisation des plusvalues latentes en espèces sonnantes et trébuchantes, le système s'étouffe doucement jusqu'à ce que l'exposition sur le marché finisse même sur le sommet du 15/03/2000 par être inférieure à la valorisation du compte. C'est un facteur limitatif sévère, et TExSOL® propose une option qui lorsque les plus values latentes deviennent supérieures à un certain facteur, e.g. à la valeur en ouverture des positions (100% de plus values latentes) déclenche la matérialisation en espèces des plus-values avant reprise immédiate des positions, même si cela entraine 2% de frais de transactions…

 

xSOL® en cinq ans sur le NDX sans "cash out".

Le déclenchement de la regénération de la couverture est un pis-aller - néanmoins efficace - qui permet au système expert de maintenir une exposition avec bon effet de levier sur le marché en maîtrisant bien évidemment la couverture (on dira les appels de marge aux US, plus exactement en veillant à ce qu'il n'y en ait pas !).

Le résultat global présenté ici en 54 trades, qui est de 1436% soit 73,66% annualisés, ce avec protection globale du portefeuille est obtenu sans mécanisme de "cash out" visant à regénérer de la couverture.

Avec mécanisme de "cash out" on atteint 2236% sur la période en 97 trades soit 89% en annualisé et dans ce cas 50.000$ deviennent 1.168 201 $ entre le 26/06/97 et le 07/06/02. les trades correspondants sont alors donnés dans le tableau suivant, en prenant note du fait que les "cash out" et "cash in" surviennent sur des niveaux de 100% de plus-values latentes par rapport à la valorisation.

Bilan

Security name

NB

Open d.

Price

Close d.

Price

Cap. +or-

%

OPEN RULE

CLOSE RULE

STOP T.

Margin

Trade Type

SDL

1118

03/07/97

6,71

15/09/97

5,38

1 491

-19,88%

A&O - M=1;V:0->1;S=?(1)

STOP

ISL

2

LONG

SUN MICROSYS

1373

25/07/97

5,81

20/10/97

4,80

1 394

-17,47%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

ALTERA

557

11/07/97

13,47

27/10/97

10,34

1 741

-23,20%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

COMVERSE TECH

441

11/07/97

16,96

03/11/97

13,75

1 415

-18,92%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

TELLABS

253

11/07/97

29,69

16/12/97

24,00

1 439

-19,16%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

VITESSE SEMICON

739

25/07/97

10,78

16/12/97

8,22

1 894

-23,77%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

SIEBEL SYSTEMS

1840

25/07/97

4,34

23/12/97

4,28

115

-1,44%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ZSL

1

LONG

CONCORD EFS

1180

15/09/97

6,38

08/01/98

5,13

1 467

-19,50%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

HERMAN MILLER

374

03/07/97

20,00

17/06/98

23,06

1 145

15,31%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS200

2

LONG

PACCAR

106

16/12/97

55,81

09/07/98

50,63

550

-9,29%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

2

LONG

YAHOO

819

30/01/98

7,73

03/09/98

19,44

9 585

151,31%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

TS50

2

LONG

USA NETWORKS

525

30/01/98

12,06

11/09/98

10,52

812

-12,82%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

STOP

TS200

2

LONG

ADELPHIA STK C

309

30/01/98

20,56

25/09/98

40,94

6 296

99,09%

A&O - M:0->1;V=1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

2

LONG

BROADVISION

3989

17/06/98

1,81

25/09/98

1,56

1 025

-14,17%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ZSL

1

LONG

LEGATO SYSTEMS

366

11/09/98

24,69

09/10/98

17,03

2 802

-31,01%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

2

LONG

BIOMET

807

11/07/97

9,31

29/12/98

16,89

6 120

81,49%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

TS200

2

LONG

NETWK APPLIANCE

2069

27/10/97

3,39

29/12/98

10,88

15 485

220,74%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

TS200

1

LONG

METROMEDIA FIBER

2628

25/09/98

3,45

29/12/98

8,66

13 674

150,68%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

CASH_OUT

ZSL

1

LONG

COMCAST STK A

395

25/09/98

22,94

29/12/98

28,75

2 296

25,34%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

CASH_OUT

ISL

2

LONG

INTEL

383

16/10/98

21,14

29/12/98

30,53

3 597

44,42%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

ZSL

2

LONG

YAHOO

182

29/12/98

68,88

21/01/99

71,80

532

4,24%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS_BOOST

2

LONG

METROMEDIA FIBER

2628

29/12/98

8,66

11/02/99

9,63

2 546

11,19%

CASH_IN

STOP

TS_BOOST

2

LONG

CMGI

760

29/12/98

16,44

11/02/99

23,02

4 999

40,02%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS_BOOST

2

LONG

VERISIGN

787

29/12/98

15,89

10/05/99

26,75

8 546

68,34%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

TS50

2

LONG

INTEL

383

29/12/98

30,53

01/06/99

25,34

1 987

-16,99%

CASH_IN

STOP

ISL

2

LONG

NETWK APPLIANCE

2069

29/12/98

10,88

15/06/99

9,91

2 004

-8,91%

CASH_IN

STOP

ZSL

2

LONG

CNET

568

15/06/99

42,50

22/06/99

49,38

3 905

16,18%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS50

2

LONG

IMMUNEX

1393

11/02/99

10,24

21/07/99

18,25

11 158

78,23%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS50

2

LONG

BIOMET

807

29/12/98

16,89

04/08/99

16,36

426

-3,13%

CASH_IN

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

2

LONG

GEMSTAR INTL

872

29/12/98

14,30

18/08/99

29,13

12 930

103,72%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS50

2

LONG

COMCAST STK A

395

29/12/98

28,75

09/09/99

33,25

1 778

15,65%

CASH_IN

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

2

LONG

NEXTEL COMMS STK A

934

11/02/99

15,25

09/09/99

34,70

18 169

127,56%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - M=0|1;S:0->-1

TS200

2

LONG

LINEAR TECH

596

29/12/98

20,91

28/10/99

32,00

6 612

53,06%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

TS200

2

LONG

QUALCOMM

1711

11/02/99

8,31

28/10/99

52,03

74 803

525,94%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

TS50

2

LONG

TELLABS

386

19/02/99

37,59

28/10/99

58,56

8 094

55,78%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

TS200

2

LONG

BROADVISION

4161

15/06/99

5,79

28/10/99

22,13

67 963

282,01%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

CASH_OUT

TS50

2

LONG

LEGATO SYSTEMS

871

21/07/99

37,28

28/10/99

48,38

9 663

29,76%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

ZSL

2

LONG

INKTOMI

584

11/08/99

50,97

28/10/99

48,28

1 570

-5,27%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

ZSL

2

LONG

I2 TECNOLOGIES

3900

09/09/99

9,36

28/10/99

18,56

35 892

98,33%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

ZSL

2

LONG

MOLEX

1338

16/09/99

27,05

28/10/99

28,55

2 007

5,55%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

TS200

2

LONG

LINEAR TECH

596

28/10/99

32,00

03/01/00

35,78

2 254

11,82%

CASH_IN

CASH_OUT

TS200

2

LONG

QUALCOMM

1711

28/10/99

52,03

03/01/00

176,13

212 324

238,50%

CASH_IN

CASH_OUT

TS50

2

LONG

TELLABS

386

28/10/99

58,56

03/01/00

64,19

2 171

9,61%

CASH_IN

CASH_OUT

ZSL

2

LONG

BROADVISION

4161

28/10/99

22,13

03/01/00

56,69

143 815

156,21%

CASH_IN

CASH_OUT

TS_BOOST

2

LONG

LEGATO SYSTEMS

871

28/10/99

48,38

03/01/00

68,81

17 801

42,25%

CASH_IN

CASH_OUT

TS50

2

LONG

INKTOMI

584

28/10/99

48,28

03/01/00

88,75

23 634

83,82%

CASH_IN

CASH_OUT

TS200

2

LONG

I2 TECNOLOGIES

3900

28/10/99

18,56

03/01/00

48,75

117 731

162,63%

CASH_IN

CASH_OUT

TS_BOOST

2

LONG

MOLEX

1338

28/10/99

28,55

03/01/00

45,35

22 478

58,84%

CASH_IN

CASH_OUT

ZSL

2

LONG

PARAMETRIC TECH

2794

28/10/99

17,25

03/01/00

27,06

27 416

56,88%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

ZSL

2

LONG

BMC SOFTWARE

1285

04/11/99

45,38

03/01/00

45,50

161

0,28%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

CASH_OUT

TS200

2

LONG

LEGATO SYSTEMS

871

03/01/00

68,81

10/01/00

61,31

6 533

-10,90%

CASH_IN

STOP

TS50

2

LONG

PARAMETRIC TECH

2794

03/01/00

27,06

10/01/00

19,31

21 654

-28,64%

CASH_IN

STOP

ISL

2

LONG

QUALCOMM

1711

03/01/00

176,13

18/01/00

140,44

61 060

-20,26%

CASH_IN

STOP

ISL

2

LONG

BROADVISION

4161

03/01/00

56,69

18/01/00

44,98

48 718

-20,65%

CASH_IN

STOP

ISL

2

LONG

BMC SOFTWARE

1285

03/01/00

45,50

25/01/00

44,88

803

-1,37%

CASH_IN

4 - M=0|1;V:0->-1

TS200

2

LONG

TELLABS

386

03/01/00

64,19

01/02/00

54,00

3 932

-15,87%

CASH_IN

STOP

TS200

2

LONG

DOLLAR TREE

3184

10/01/00

34,38

15/02/00

26,96

23 615

-21,58%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

ISL

2

LONG

CMGI

1057

25/01/00

110,63

23/02/00

104,75

6 210

-5,31%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS50

2

LONG

YAHOO

719

25/01/00

162,16

23/02/00

153,81

5 999

-5,15%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

STOP

TS50

2

LONG

COSTCO CO INC

2345

10/01/00

46,53

15/03/00

43,31

7 548

-6,92%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

ISL

2

LONG

GEMSTAR INTL

1620

25/01/00

72,06

22/03/00

86,61

23 566

20,19%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - M=0|1;S:0->-1

ZSL

2

LONG

LINEAR TECH

596

03/01/00

35,78

05/04/00

48,69

7 692

36,07%

CASH_IN

4 - TSV50

ZSL

2

LONG

INKTOMI

584

03/01/00

88,75

05/04/00

158,00

40 442

78,03%

CASH_IN

STOP

TS_BOOST

2

LONG

I2 TECNOLOGIES

3900

03/01/00

48,75

05/04/00

47,22

5 972

-3,14%

CASH_IN

STOP

TS_BOOST

2

LONG

MOLEX

1338

03/01/00

45,35

05/04/00

57,38

16 089

26,52%

CASH_IN

4 - TSV50

ZSL

2

LONG

ALTERA

4124

10/01/00

26,50

05/04/00

42,63

66 500

60,85%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

ZSL

2

LONG

NOVELL

3278

18/01/00

33,69

05/04/00

26,19

24 585

-22,26%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

ISL

2

LONG

MICROCHIP TECH

3720

18/01/00

29,64

05/04/00

38,63

33 428

30,32%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

ZSL

2

LONG

NETWORKS ASSOC

5672

01/03/00

24,56

05/04/00

24,13

2 482

-1,78%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

ISL

2

LONG

AMGEN

2459

22/03/00

61,13

05/04/00

56,44

11 527

-7,67%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

4 - TSV50

ISL

2

LONG

MEDIMMUNE

2825

22/03/00

53,13

05/04/00

56,71

10 123

6,75%

A&O - M=1;V=1;S:0->1

4 - TSV50

ISL

2

LONG

JUNIPER NETWRKS

1034

12/04/00

111,63

19/04/00

99,00

13 054

-11,31%

A&O - M=1;V:0->1;S=1

STOP

TS50

2

LONG

Tableau 25: 50.000 $ deviennent 1.168 201 $ en 97 trades avec TExSOL® sur le NDX avec "cash out"

Le tableau précédent donne l'historique des trades sur le Nasdaq 100, i.e. NDX, sur la période du 26/06/1997 au 7/06/2002 (soit environ 5 ans), avec mécanisme de "cash out" et "cash in" afin de regénérer la couverture par matérialisation des plus-values latentes. Le résultat atteint alors 2236%, sachant que les frais d'environ 2% pour la liquidation et reprise des positons sont comptabilisés mais négligeables devant le potentiel offert par l'accroissement de couverture qui est alors possible.

Maintenant, Echec ou Succès ?

Quelques Règles Intangibles

Introduction

En matière de "trading" comme en bien d'autres domaines, existent un certain nombre de règles qui sont quasiment connues de tous. La difficulté principale ne réside pas dans l'acceptation de ces règles, bien que certaines puissent faire l'objet de discussions, mais dans leur application. Il est en effet très fréquent de déroger à l'une d'entre elles et de se rendre compte par la suite que telle perte est dûe au fait d'avoir enfreint telle règle. Il serait même possible de dire que chaque perte respectable est liée à une règle précise qui n'a pas été respectée. C'est d'ailleurs précisément ce type de constatation, et l'incroyable difficulté de s'en ternir à un corpus de règles et de les appliquer sans se poser trop de questions, qui fut à l'origine de notre démarche pour essayer de rationaliser les connaissances et de développer un système expert. C'est ainsi que TExSOL® est né ! Progressant dans notre démarche, sont apparues bien d'autres notions qui font que l'usage discipliné de règles - bien qu'indispensable - soit néanmoins insuffisant, et le chapitre sur la gestion de portefeuille montre la richesse du domaine. Cependant, il est interessant de revenir à certaines de ces règles de base et de mentionner l'usage qui en est fait par TExSOL® ou l'approche que nous avons adaoptée vis à vis de ces règles.

SIX Règles d'Or

Richard Rhodes indique sur le site internet de http: un certain nombre de règles qui sont de bon sens et ont fait leurs preuves ! De ses quinze années d'expérience, il insiste sur le fait que les règles les plus simples et ayant recours aux outils les plus "basiques" sont les meilleures. C'est probablement vrai lorsque l'on est forcément très limité en raison de méthodes qui ne s'appuient pas ou peu sur des outils informatiques, probablement moins lorsque l'on peut utiliser l'ordinateur pour lui faire vérifier un très grand nombre de paramètres et de règles.

Néanmoins, TExSOL® essaie de ne recourir qu'à des procédés que l'on pourrait qualifier de simples, même si leur grand nombre et si la vérification conjointe de la satisfaction de ces critères sur le grand nombre de valeurs concernées en rendrait la mise en oeuvre manuelle strictement impossible. En fait, il s'agit d'une transposition de la volonté de simplicité à la machine, et en ce sens nous soutenons le parti pris par Richard Rhodes, en particulier en ce qui concerne la complexification inutile des indicateurs techniques qui n'apportent pas à notre sens grand chose. Nous utilisons bien sûr les moyennes mobiles, la force relative par rapport au marché, etc. mais restons simples dans les grands principes. Il faut que les décisions prises le soient sur des règles simples, à savoir celles qui ont été exposées lors de la présentation des  stratégies TE   xSOL®. Des règles édictées par Richard Rhodes, nous n'avons retenu que SIX, celles qui nous paraissent essentielles, les avons reformulées en fonction de notre vécu et surtout nous avons indiqué la manière dont le système expert TExSOL® les utilise.

1.    La première règle et peut être également la plus importante est: dans un marché haussier seules des positions acheteuses, i.e. "long", doivent être recherchées. Cela peut sembler évident, mais combien d'entre nous ont vendu au terme du premier mouvement haussier se développant en pensant que le marché était allé trop loin, trop vite, alors que les gains ne faisaient que commencer à apparaître ! Non content de liquider des positions gagnantes trop rapidement (faites moi penser à vous parler de "De Beers"…), nous avons probablement tous également à un moment jeté notre dévolu sur un titre faisant un plus haut en pensant qu'une vente à découvert serait à ce point justifé ! et… nous en sommes tous revenus affublés d'une perte bien méritée pour cette insolense. Ces erreurs impardonnables, TExSOL® est là pour vous les éviter. Souvenez-vous bien, dans un marché haussier, l'on ne peut être que "long" ou en attente (ce que font toutes les stratégies TExSOL®), sachant que de ne pas avoir de position est une position ! D'une manière générale, TExSOL® veille à ce que vous soyiez du bon côté du marché.

2.    La deuxième est d'acheter ce qui présente de la force et de vendre ce qui fait montre de faiblesse. En simplifiant, le grand public achète quand les cours chutent et les professionnels achètent quand les cours font montre de vigueur. C'est souvent une approche qui peut paraître illogique, mais acheter à la baisse est une démarche qui porte en elle les germes du désastre, les anglos saxons comparent cela à essayer d'attraper un couteau dans sa chûte (i.e. to catch a falling knife). La règle de la survie sur le marché n'est

pas d'essayer d'acheter en bas pour vendre en haut, mais d'acheter ce qui fait montre de force, à la hausse, pour le vendre encore plus haut ! De plus, quand l'on s'intéresse à un secteur, il convient de sélectionner au sein d'un groupe fort les valeurs les plus puissantes (positions "long"), ou de ne retenir que les plus faibles dans les secteurs les plus mals orientés (positions "short"). En fait, si l'on finit par s'habituer à l'idée et par se convaincre que c'est ce qu'il faut faire, l'expérience montre qu'il est toujours très difficile de s'y tenir pour des raisons essentiellement psychologiques, qui font que même les opérateurs expérimentés s'y font prendre. Quand vous avez raté la hausse sur un titre de premier plan, immanquablement, vous allez vous faire pièger à essayer de le ramasser à ce qui vous paraît maintenant un niveau à partir duquel il va entamer un rebond (et vous ne manquez pas de trouver l'indicateur technique qui va vous donner raison !). Immanquablement également, vous allez partir avec votre titre de premier plan au "trou" !. TExSOL®, lui, va rester de marbre face à ces pulsions psychologiques indésirables, et selon le sens du marché sélectionnera les valeurs les plus fortes dans les meilleurs secteurs ou les plus faibles dans les pires, ce toujours sur la base de la force relative par rapport au marché. Quand il se trompera, sans état d'âme, il coupera les positions sur les stops !

3.    Le troisième est d'être patient !. Si vous avez raté une entrée, passez à un autre trade. Si vous avez placé un trade, laissez le tranquille, et attendez que les profits se matérialisent. Le proverbe selon lequel prendre ses gains n'a jamais ruiné personne ("you never go broke taking a profit"), est sûrement la manière la plus sûre de terminer avec des pertes. En effet, seuls de grands trades gagnants sont en mesure de compenser un ensemble de trades perdants, dont les pertes ont été coupées à temps. Si vous ne laissez pas vos gagnants se transformer, quand ils le peuvent en grand gagnant, l'addition finale sera perdante ! Il faut avoir la patience de précieusement garder ses positions gagnantes pour leur permettre de matérialiser les gains dont vous aurez besoin pour compenser de multiples petites pertes. TExSOL® fait tout cela fort naturellement, en prenant ses positions progressivement selon des règles strictes qui lui permettent de mettre à profit la dynamique interne du marché, en gérant les ordres stops, etc. Sachez être aussi patient que lui, si vous suivez son approche du marché, comprenez bien comment il travaille et n'allez pas plus vite que la musique ! Sachez aussi que si vous avez raté l'un de ses trades (lui ne manque jamais rien !), ne courez pas après, c'est comme les trains si vous avez manqué celui-ci, d'autres viendront ! C'est aussi un syndrome du débutant que de croire que le moment est venu et qu'il faille d'un coup bouger brutalement ou prendre absolument une position. Enfin, il faut savoir que la moitié des gains se matérialisera pendant le dernier dixième du marché haussier, temporellement parlant (regardez les courbes de valorisation des portefeuilles dans le Chapitre   TE  xSOL® à l'œuvre) ce qui requiert patience pendant les 9/10 de la lente progression initiale et sang froid pendant le dernier 1/10 basé sur l'observation réflexive du portefeuille. L'expérience montre que l'impatience a un coup très élevé. TExSOL® est là pour gérer vos ardeurs, il joue la partition en observant le marché, ne mettez pas la charrue devant TExSOL® !!!

4.    La quatrième est de gérer les pertes sans complaisance, sachez être aussi rigoureux que notre système expert TExSOL®. Pas de procrastination, quand le stop est enfoncé en clôture (que vous travailliez en journalier ou en hebdomadaire), vendez la position "long" ou rachetez la position "short" au plus tard au cours d'ouverture du jour de bourse suivant. Ne commencez pas à chicaner avec la feuille de marché en disant, je passerais bien à ce niveau là, etc. immanquablement les pertes ne font que s'accroître et en général vite, la feuille de marché se décale sans vous attendre, vous courez après, et plus loin on trouve enfin sa contrepartie, plus ça fait mal ! Enfin, le fin du fin, c'est la "moyenne à la baisse" ou l'addition des positions vendeuses à découvert "shorts" à la hausse.  Par conception notre système expert

TExSOL® ne peut s'aventurer dans des décisions aussi dévastatrices, car c'est de cela dont il s'agit. JAMAIS au grand jamais, quand une position est perdante vous ne devez en "remettre une couche", c'est pourtant l'erreur la plus courante et la plus coûteuse qui soit. Le novice se dit, "c'est moins cher et à ce prix là j'en rachète", cela ne peut que remonter ! Ou bien, quand l'on a affaire à un trader débutant qui s'aventure dans les ventes à découvert, "à ce prix là, çà ne peut plus que baisser… ah ! c'est encore monté, j'en revends encore un peu à découvert !". Accroître sa position ne peut s'appliquer qu'à des positions gagnantes, dans une logique de pyramide et selon une stratégie bien précise, visant à ce que le dernier ajout se fasse toujours dans des conditions telles que la pyramide totale ne soit pas en danger, c'est à dire en diminuant progressivement la taille des ajouts et en veillant à ce que le stop reste gagnant sur la totalité de la position après pyramide ! Notre sentiment est que les pyramides présentent des dangers particuliers, même lorsqu'elles sont réalisées de manière orthodoxe, et que nous considérerons qu'elles seront réservées à l'usage des spéculateurs, troisième catégorie d'intervenants après le trader et l'investisseur ! TExSOL® n'aura que très peu recours aux pyramides, car il obtient déjà d'excellents résultats sans cela !

5.    La cinquième règle est de faire ce qui vous réussit et d'arrêter ce qui échoue et vous nuit ! Nombre de nos connaissances, quelles que soient leurs professions, leur niveau d'instruction ou leur connaissance des marchés au demeurant parfois excellente, ont fini par nous avouer: nous ne sommes pas faits pour le trading ! Les raisons en sont multiples, nous en avons mentionné certaines au long de cet ouvrage, mais l'absence de discipline est l'une des causes majeures d'échec, ces opérateurs refont les mêmes erreurs, même quand ils savent que ce sont des erreurs ! Pour ceux là, qui furent les premiers clients de notre système expert TExSOL®, ce dernier est apparu comme le sauveur, celui dont on sait exactement ce qu'il fait, qui applique des règles auxquelles l'on croit pleinement et que l'on connait, et auquel on fait confiance car il est froid comme un programme informatique et ne possède pas la vulnérabilité qui nous vient de notre richesse émotionnelle qui nous dessert tant en matière de trading. Un exemple typique de vulnérabilité émotionnelle que nous avons tous vécue survient quand nous connaissons une longue série de trades perdants, alors la pulsion de se "refaire" devient très grande et au lieu d'ajuster à la baisse les positions prises en proportion du capital perdu (technique de base du système expert TExSOL® lors des périodes de retracement par exemple), l'opérateur va se mettre à placer des trades qui dérogent à toute raison, sur des bases strictement émotionnelles et pulsionnelles en augmentant la dimension des positions et les risques acceptés, qui d'un coup ne sont plus de 1 à 2% de perte acceptable par trade mais de 30% à 50%, jusqu'au "trade qui tue" ("to bet the ranch" selon l'expression de Druckenmiller !) et qui disqualifie l'opérateur parfois pour toujours ! On est alors passé du trading rationnel à la roulette russe financière, rien de moins ! et… rien de tel que de l'avoir vécu pour en parler. Si vous doutez encore, revenez au paragraphe sur les réflexions pratiques sur le risque.

6.    La sixième règle d'or, est d'engager des positions en proportion de la valorisation de son compte. C'est l'un des conseils important que vous retrouverez chez (Schwager, 1999). Si l'on observe le livre d'opérations d'un "amateur", le plus souvent au bout d'un certain temps, cela se termine dans la plus totale anarchie. Je moyenne à la baisse un peu par-là, je prends un peu des gains pas ici pour couvrir les pertes par la bas, j'ai une rentrée de liquidités alors j'en achète un peu, etc. Ce syndrome entropique est l'un des pires qui soit ! Les positions s'ajoutent ou disparaissent au petit bonheur la chance, et l'on finit dans des pertes abyssales au milieu d'un sinistre désordre, sans plus trop se souvenir de pourquoi l'on a fait ceci ou cela. TExSOL® vous permettra de savoir pour chaque position la règle appliquée en ouverture et la règle appliquée en clôture, qu'il s'agisse d'une position "long" ou "short". Ces règles sont énnoncées dans les stratégies correspondantes, ont des identifiants précis, et sont repérées de la sorte dans le livre de positions qui est produit par le logiciel. Et surtout, TExSOL® sera auto-adaptatif à la situation du portefeuille, et règlera la taille des positions prises en pourcentage de la valorisation du portefeuille, l'une des règles essentielles du succès.

Pas de magie dans ces règles, le plus dur est de s'y tenir encore une fois, le système expert est heureusement là pour çà. Chacun doit connaître ses forces et ses faiblesses. Transférer sa charge émotionnelle sur le système est une manière d'accepter ses faiblesses et d'avoir un effet de levier sur ses forces, i.e. concevoir un système qui marche et s'en servir. C'est notre démarche, vous en faire profiter ne fera que nous aider et si au pire J un très grand nombre d'utilisateurs venait à se servir de cet outil, cela ne ferait que contribuer à l'auto-réalisation des positions, c'est une démarche gagnant-gagnant ! Si l'on tient une bonne position sur le marché, elle ne sera bonne que lorsque la majorité des intervenants sera aussi convaincue qu'elle est bonne et qu'ils l'auront aussi prise.

Quelques Citations des Meilleurs Traders

Introduction

Ces quelques citations empruntées et traduites de l'ouvrage "Market Wizards" de Schwager ou de divers sites internet sont une nourriture pour l'esprit et permettent de structurer un référentiel, en particulier quand vous vous êtes trompés et que le sol se dérobe sous vos pieds, ce que vous ne devriez pas avoir à connaître.

Un peu comme les règles de trading de Richard Rhodes ont alimenté notre inspiration, ces citations ne sont pas étrangères à la conception de notre système expert TExSOL®, elles ont enrichi notre pensée, fixé notre expérience, rationnalisé parfois notre démarche. Le système en bénéficie déjà grandement et devrait, au fur et à mesure de ses perfectionnements dans le futur, être en mesure d'en tirer encore davantage parti, pour notre plus grand bénéfice à tous.

Nous devons beaucoup à J. Schwager, que nous remercions ici, pour nous avoir - au-delà de ce que Stan Weinstein nous a apporté en démystifiant les marchés financiers - fait comprendre que la gestion de portefeuille (i.e. le "Money Management") est la clef du succès (ou de l'échec) et que des systèmes de trading automatiques pouvaient être construits pour mettre en musique et tester des corpus de connaissances. Notre expérience du trade avec six années de succès et d'échecs et deux décennies d'informatique nous ont permis de créer le système expert TExSOL®. En tout bien tout honneur la première citation sera donc de J. Schwager.

Quelques citations

Jack D Schwager

Le trading fournit l'une de ces dernières grandes frontières d'opportunité dans notre système économique. C'est l'une des très rares manières qui permette à un individu de partir d'un petit compte et de devenir multimillionnaire (en dollars J). Bien sûr, seule une poignée d'individus réussira à transformer cet espoir en réalité, mais au moins l'opportunité existe. Une discipline stricte en matière de gestion des pertes est un ingrédient essentiel de l'approche des traders qui réussissent. Les succès répétés conduisent à l'auto-satisfaction, qui ellemême conduit à manquer de rigueur et à trader négligemment.

Michael Marcus

Tirer parti des positions gagnantes majeures potentielles n'est pas seulement important pour votre équilibre mental, mais est tout simplement critique pour votre succès. Laisser courir les gagnants est tout aussi essentiel que de couper court aux perdants. Si vous ne tenez pas vos gagnants, vous n'aurez pas de quoi payer pour vos perdants. En plus de ne pas se surexposer, il est essentiel de s'en tenir à un point de sortie, ce pour chaque opération. Les stops de protection sont importants car ils vous forcent à respecter cet engagement.

Bruce Kovner

Michael Marcus m'a enseigné entre autres choses essentielles, que vous devez être prêt à faire des erreurs régulièrement; il n'y a rien d'anormal à cela. Michael m'a enseigné à prendre ma meilleure décision, à me tromper, à prendre la meilleure suivante, à me tromper à nouveau, à prendre ma troisième supposée meilleure décision, et là à doubler ma mise. Avant de prendre une position, toujours avoir un stop prédéterminé. C'est la seule manière de pouvoir dormir. Il faut savoir où sortir avant même d'être entré. La taille de la position est déterminée par l'emplacement du stop de protection, lui-même fonction de critères techniques. Je ne me soucis pas que d'autres puissent utiliser le même stop, car le marché ne devrait pas aller là si j'ai raison. Placez vos stops à un endroit qui indique clairement - si la position va jusque là - que le trade est très probablement incorrect, non pas en fonction du montant maximal de perte que vous êtes prêt à encaisser sur cette position. Si vous personnalisez les pertes, vous ne pouvez pas trader.

Richard Dennis

Quand les choses tournent mal, il ne faut pas faire l'autruche. Il faut toujours envisager le pire, avec pour seul choix d'en sortir vite. La pire erreur est de manquer une opportunité de profit majeure. 95 pourcents des gains proviennent de seulement 5 pourcents des trades.

Bernard Baruch

Montrez-moi les courbes et je vous dirai quelles sont les nouvelles. J'ai mon opinion sur ce que le marché devrait faire, mais ne décidez pas de ce que le marché va faire. Contentez-vous d'un certain pourcentage du mouvement.

Paul Tudor Jones

Ce trade sur le coton fut quasiment le "trade qui tue" pour moi. J'en suis arrivé à me dire "Mr. l'Idiot, pourquoi tout risquer sur une position ? Pourquoi ne pas faire de la vie une recherche du bonheur plutôt que de la souffrance ? Il fallait que j'apprenne la discipline et la gestion de mon capital. Je décidai que j'allais devenir très discipliné et considérer mes activités de trading comme un business. Je passe mes journées en essayant d'être aussi détendu et heureux que possible. Si j'ai des positions qui vont contre moi, je les ferme immédiatement; Si elles vont dans mon sens je les garde. Je pense toujours à l'argent que je peux perdre avant celui que je peux gagner. Le contrôle du risque est la chose la plus importante dans le trading. Tant que mes trades sont perdants, je réduis la taille de mes positions, ce qui me permet d'avoir la plus petite exposition quand mes dispositions sont les pires. Si vous avez une position perdante qui vous met mal à l'aise, la solution est très simple: sortez, car vous pourrez toujours la reprendre. Il n'y a rien de mieux qu'un nouveau départ. La règle la plus importante du trading est de se tenir sur la défensive pas l'offensive. Tous les jours, je fais l'hypothèse que mes positions soient incorrectes. Je sais où mes points de sortie se trouvent. Je fais cela pour connaître mon retracement maximum. Avec un peu de chance, je passe le reste de ma journée à profiter de positions qui vont dans mon sens. Si ce n'est pas le cas j'ai un plan de repli pour sortir. Ne soyez pas un héros. N'ayez pas d'ego. Remettez-vous ainsi que vos capacités en question. Ne vous croyez pas très bon. A la seconde même où vous le ferez, vous serez mort. Je sais que pour réussir, j'ai besoin de me faire peur. Ne vous focalisez pas sur l'argent que vous allez gagner, protégez celui que vous avez.

Gary Bielfeldt

La chose la plus importante est d'avoir une méthode pour garder vos gagnantes et vous débarasser de vos perdantes. En ayant réfléchi votre objectif, et ayant une stratégie pour sortie dans l'éventualité ou la tendance irait contre vous, vous augmentez considérablement vos chances de garder vos positions gagnantes. Les caractéristiques d'un Trader qui gagne ? La chose la plus importante est la discipline - je suis sûr que tout le monde dit çà. Ensuite, la patience; si vous avez un bon trade il faut savoir le garder. Troisièmement, vous avez besoin de courage pour vous aventurer sur le marché, et le courage provient d'un capital adapté. Cnquièmement vous devez avoir un puissant désir de gagner. Vous devez être en mesure, si une position est perdante, de surmonter l'épreuve et de passer à la position suivante. Vous ne devez pas vous laisser atteindre émotionnellement par un trade perdant. Si une position ne marche pas, je prends une petite perte et je sors.

Ed Seykota

Si vous n'acceptez pas de prendre de petites pertes, un jour ou l'autre vous prendrez la Mère de toutes les pertes. Il y a de vieux traders, il y en a d'intrépides, mais il y en a très peu qui soient vieux et intrépides. Les expériences de trading qui sont émotionnelles et dramatiques ont tendance à être négatives. L'honneur est un piège, comme le sont l'espoir, la peur et l'avidité. Mes plus grosses gaffes sont arrivées juste après que je me sois impliqué émotionnellement dans mes positions. Je ne m'étends pas sur les situations passées. Je cherche à fermer les mauvais trades aussi vite que possible, les oublie, et puis, je passe à de nouvelles opportunités. Les bases d'un bon trading sont: 1) couper les pertes, 2) couper les pertes, 3) couper les pertes. Si vous êtes capables de suivre ces trois règles, vous avez une chance. Essayer de trader dans une mauvaise passe est émotionnellement dévastateur. Essayer de se "refaire" est mortel, tout simplement létal. Je place des stops de protection dès l'instant où j'entre dans la position. Normallement, je les déplace pour garantir le bénéfice au fur et à mesure que la tendance se confirme et se développe. J'essaie de ne pas risquer plus de 5% par trade, en tenant compte des décalages liés à d'éventuelles mauvaises exécutions. Les règles de trading auxquelles je me tiens sont: 1) couper les pertes, 2) laisser filer les gagnants, 3) faire de petites positions, 4) s'en tenir aux règles sans discuter, 5) savoir quand les règles peuvent être enfreintes. Ne confondez pas vos désirs et vos réalités, chacun ne récoltant que ce qu'il mérite du marché.

Larry Hite

Au long de ma carrière financière, j'ai rencontré en permanence des exemples de gens qui se sont ruinés pour ne pas avoir reconnu et respecté le risqué. Si vous ne prétez pas l'attention qui convient au risque, il s'occupera de vous. Si vous cherchez à avoir raison avec le marché, vous perdrez. Vous pouvez devenir incroyablement riche en n'étant pas parfait. Ne risquez jamais plus 1% de votre capital par opération. En ne risquant qu'un pourcent, vous êtes immune à chaque trade pris individuellement. Gardez votre risque minimal et constant est véritablement critique. J'ai deux règles de bases pour gagner en matière de trading comme dans la vie: si vous ne pariez pas vous ne gagnez pas, si vous perdez tous vos avoirs, vous ne pariez plus. Franchement, je ne vois pas les marchés, je vois les risques, les récompenses, et l'argent.

Michael Steinhardt

Le mot "trading" n'est pas la façon dont je regarde les choses. Je suis peut être un trader dans le sens où la fréquence de mes transactions est élevée, mais le terme "investisseur" conviendrait tout aussi bien, voire mieux. Dans mon esprit, le trading implique de disposer d'une anticipation de la vente au moment de l'achat. Bien trader, c'est un équilibre entre la conviction requise pour suivre vos idées et la flexibilité pour reconnaître vos erreurs. L'équilibre entre la confiance et l'humilité est le fruit d'une longue expérience et des erreurs. On doit toujours avoir du respect pour celui qui se trouve de l'autre côté du trade. Demandez-vous: pourquoi veut-il vendre ? que sait-il que je ne sache ? Tous les grands traders sont des chercheurs de vérité. Les marchés ne cessent de changer, il faut savoir s'adapter à ces changements.

William O'Neil

Ma philosophie est que toutes les ations sont mauvaises. Il n'y a pas de bonnes actions tant que leur cours ne monte pas. S'il descend, au contraire, il faut couper la perte au plus vite. Le secret pour gagner en bourse ne passe pas par avoir raison à chaque fois. Je me suis donné pour règle de ne jamais perdre plus de 7% sur n'importe qu'elle action que j'achète. Si une action perd 7% depuis mon cours d'achat, je la vends automatiquement au prix du marché, sans discuter, sans hésitation, aucune. Certains disent, "je ne peux pas la vendre car je vais faire une perte", si l'action est en dessous de votre cours d'achat, ce n'est pas de la vendre qui va vous occasionner une perte, la perte vous la faites déjà !

Laisser courir les pertes est l'erreur la plus grave faite par la plupart des investisseurs. Pour chaque titre, vous devez avoir un ordre stop de protection, car vous ne savez jamais jusqu'où il peut descendre. Je me souviens d'avoir vendu un titre à 100 $, et en définitive il est descendu jusqu'à 1 $. Je n'avais aucune idée qu'il allait aussi bas, mais que se serait-il passé si je m'étais accroché. Une erreur de ce type, vous ne vous en remettez pas.

La plupart des investisseurs débutants s'accrochent avec obstination à leurs pertes, quand les pertes ne sont encore que minimes et raisonnables. Ils pourraient s'en sortir d'en de bonnes conditions, mais s'impliquant sur le plan émotionnel et régissant comme la plupart des humains le font, ils attendent en espérant jusqu'à ce que leurs pertes leurs coûtent bien davantage. Ils prennent en général de petits gains, dès qu'ils apparaissent et tiennent sur leurs pertes, ce qui est exactement l'opposé de ce qu'il convient de faire. Ils commenceront par vendre une position qui montre un profit au lieu de commencer par celle qui affiche une perte. Les commissions des agents de change sont mineures par rapport aux conséquences des bonnes ou mauvaises décisions. Les débutants mettent des ordres à cours limité et utilisent rarement des ordres au prix du marché. Ils cherchent à s'accrocher à quelques centimes au lieu de se focaliser sur le mouvement général. Ce type d'ordre contribue à vous faire manquer un mouvement quand il faudrait rentrer et à vous empêcher de sortir quand le besoin en est le plus grand pour éviter que les pertes ne se creusent. Il faut avoir un plan très clair sur ce que vous faites, et tout le secret est de perdre le moins possible quand vous vous trompez.

David Ryan

Plus vous allez être discipliné, le mieux vous allez réussir sur le marché. Plus vous écouterez les conseils et les rumeurs, plus vous allez perdre d'argent. Mon pourcentage de gagnants n'est que de 50/50, la raison en étant que je coupe mes pertes très vite. La plus grosse perte que je m'autorise est de 7%, et en général je sors d'une perdante bien plus tôt. Je gagne tous mes bénéfices sur les quelques titres qui doublent ou triplent chaque année. Les gains sur ces grandes gagnantes compensent largement toutes les petites pertes. Si vous pensez vraiment que le titre va faire un grand mouvement, et c'est bien la seule raison qui fasse que vous l'achetiez, alors il n'y a pas de raison de chicaner sur quelques centimes. Achetez, un point c'est tout. Même chose dans l'autre sens, si vous pensez que le titre va baisser, vendez le c'est tout. Le meilleur conseil que je puisse donner, est d'apprendre de vos erreurs pour devenir un bon trader.

Marty Schwartz

Le marché est une arène où les autres traders sont les adversaries. Je suis passé des perdants dans le camp des gagnants, quand j'ai réussi à dissocier mes problèmes d'ego de l'argent. Quand j'ai accepté de me tromper ! Auparavant, l'idée d'avoir tort était pire que de perdre de l'argent. Je suis devenu un gagnant que je suis passé de "Cela doit être comme cela et je ne peux pas me tromper" à " Cela doit être comme cela, mais si je me trompe, je m'en sors très vite, car je dois sauver mon argent et passer au trade suivant". En laissant mes gagnantes devant moi, ce n'est plus si dur de prendre une perte. Si me je me trompe, et puis alors ! Ne mettez jamais en danger l'argent de votre famille.

Chaque fois que vous prenez un mauvais coup, vous êtes touchés sur le plan émotionnel. La plupart des traders essaient de se refaire sur-le-champ, et jouent plus gros. Chaque fois que vous essaierez de refaire toutes vos pertes en une fois, vous êtes condamné à échouer. Après une perte dévastatrice, je fais de très petites positions, et je tente d'être dans le vert, dans le vert. Ce n'est pas tant l'argent qui est gagné, c'est plutôt une question de retrouver le rythme et la confiance. Avant de prendre une position, sachez toujours combien vous êtes prêt à perdre.

La chose la plus importante est le "money management", la gestion de portefeuille, et encore la gestion de portefeuille. Tous les gens qui gagnent vous diront la même chose. Je prends toujours mes pertes très vite, c'est probablement la clef du succès. Le meilleur conseil que je puisse donner à quelqu'un qui veuille essayer de devenir trader est d'apprendre à prendre ses pertes. Le plus important pour gagner de l'argent est de ne pas perdre le contrôle de vos pertes.

James B Rogers, Jr.

La première perte, la plus rapide, sera la meilleure.

Mark Weinstein

La plus grosse erreur que j'ai commise était d'avoir un objectif précis de ce que j'attendais d'un trade. Je pense qu'il y a beaucoup de gens dans ce métier qui prennent du plaisir à regarder les autres perdre de l'argent. Je ne crois pas que personne ne soit jamais fait balayé du marché par manque de chance; Il y a toujours une bonne raison à cela. J'ai remarqué que les meilleurs traders sont ceux qui ont le plus peur du marché. Ne vous endormez pas sur vos lauriers quand vous aurez fait des gains. La chose la plus dure au monde est de préserver les profits. Vous devez aussi apprendre à perdre, c'est plus important que d'apprendre à gagner. Limitez les pertes rapidement. La plupart des traders s'accrochent à leurs pertes en espérant qu'elles ne s'aggraveront pas. Ils prennent les profits trop tôt, car ils ont peur de les voir diminuer au lieu d'espérer que les profits croissent et de craindre que les pertes s'aggravent.

Tom Baldwin

Les meilleurs traders n'ont pas d'ego. Il en ont juste assez pour avoir confiance en eux. Mais ne laissez jamais votre ego se mettre en travers de vos trades, des perdants, il faut ravaller votre orgeuil et sortir !

Tony Saliba

Quand j'ai un perdant, je m'en débarasse. Quand vous avez une voie d'eau dans un bateau, vous ne faites pas un deuxième trou pour que l'eau ressorte !

Van K Tharp

Mon opinion est que vous n'avez pas de méthode de trading tant que vous ne savez pas où vous sortirez avant même d'être entré. Le scénario le pire, conçu pour préserver votre capital, doit être déterminé à l'avance. Vous devez aussi avoir une stratégie pour prendre vos gains, et une méthode pour les laisser filer. Les gens n'aiment pas les stops car ils ne donnent aucun contrôle sur le marché. Cependant ils déterminent beaucoup de choses, en particulier si vous allez faire un profit ou une perte, et surtout quelle sera l'ampleur de ce profit ou de cette perte.

Dans la mesure où les stops font tant, ils valent bien d'être étudiés un peu plus. Il y a de nombreux problèmes à régler avec les stops. Si le cas le pire ne survient pas (et vous ne serez pas sorti sur le stop), le but du jeu est alors de vous permettre de faire le plus de bénéfice possible et de ne pas les rendre. Il y a bien d'autres stops que le stop de départ (ISL), des stops qui engendrent une perte mais réduisent votre risque, ceux qui maximisent les bénéfices, ceux qui évitent que vous ne rendiez trop d'argent et les stops "psychologiques".

Afin de maximiser vos gains, il faut malheureusement que vous soyiez prêt à l'idée d'en rendre une partie importante. Vous ne pouvez pas gagner si vous n'êtes pas prêt à perdre. Il y a quatre types de stops: minimiser la perte initiale, maximiser les gains, minimiser les gains rendus, les sorties psychologiques. Quand vous prenez la position vous devez savoir où sortir si cela évolue mal, afin de préserver votre capital. Si vous risquez jusqu'à 3% de vos avoirs, vous êtes un bandit et devez bien peser les risques que vous prenez et les attentes en retour.

Jesse Livermore

Les investisseurs sont les plus grands des parieurs. Ils font un pari, s'y tienent, et si ça tourne mal, ils perdent tout.

Richard Harding

Votre stop c'est comme un feu rouge. Vous pourvez le traverser, le brûler, mais ce n'est pas très malin. Si vous faites un tour en ville en brûlant tous les feux rouges, vous n'arriverez probablement pas à destination.

Alexander Elder

La gestion de portefeuille est essentielle pour trader correctement. Un trader discipliné coupe ses pertes rapidement et bat un perdant qui s'accroche en espérant à ses mauvais trades. Dès que vous prenez position, mettez un ordre stop. La cupidité et la peur démolissent les traders en déstabilisant leurs esprits. La seule manière de réussir en matière de trading est d'utiliser votre intellect. Nous aimerions tous que notre trade réussisse, mais le stop est une manière d'éviter de s'accrocher à de vains espoirs. Apprendre à mettre des stops, c'est apprendre à conduire prudemment. Ce n'est pas un instrument parfait, mais c'est le meilleur que nous ayions.

Jack D Schwager

Ne tradez pas si vous ne pouvez pas vous permettre de perdre. Il y a quelques autres manières d'être certain de perdre que de trader de l'argent que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre. Si vous avez trop d'argent, vous êtes condamné à un certain nombre d'erreurs fatales. Nos instincts naturels nous trompent. La première chose à faire est de se reprogrammer, apprendre à faire ce qui est correct plutôt que ce que l'on trouve confortable. Mes objectifs actuels sont de faire du 30% par an avec des "drawdown" qui ne dépassent 10%.

Edwin Lefevre

Ils faisaient tous pareil. Ils n'acceptaient pas une petite perte au début et s'y étaient accrochés, dans l'espoir qu'une petite amélioration leur permettrait de s'en tirer au point mort. Et les cours avaient baissé, et encore baissé si bien que la perte était maintenant si grande que la seule chose raisonnable semblait de s'y accrocher, un an s'il le fallait, car à la longue les cours devaient finir par remonter. Mais le marché cassa et les déstabilisa complètement, et les cours continuèrent de baisser tant il y avait de gens qui devaient vendre, qu'ils le veuillent ou non. Les pires ennemis du spéculateur sont en lui. Il est dans la nature humaine d'espérer et de craindre. En matière de spéculation quand le marché va contre vous, vous espérez que chaque jour sera le dernier - et vous perdez bien davantage que si vous n'aviez pas écouté les sirènes de l'espoir - espoir qui est le si puissant allié des pioniers et bâtisseurs d'empire, grands et petits. Et quand le marché va dans votre sens, vous commencez à craindre que le jour d'après vos gains s'évaporent, et vous sortez des positions - trop tôt. La peur vous empêche de gagner autant d'argent que vous le devriez. Le trader qui réussit doit se battre contre ces deux instincts. Il doit renverser ses impulsions naturelles. Au lieu d'espérer, il doit craindre, au lieu de craindre, il doit espérer. Il doit craindre que sa perte ne se transforme en une perte bien plus grave, et espérer que ses gains deviennent bien plus grands. Ce n'est jamais d'avoir beaucoup réfléchi qui m'a fait gagner beaucoup d'argent, c'est de mettre assis sur mes positions, vous comprenez ?, Bien fermement assis !

Bill Lipschutz

Quand vous êtes dans une mauvaise passe, votre capacité à assimiler et analyser correctement l'information se détériore, votre jugement est déformé par une altération de votre confiance, qui est la conséquence de cette mauvaise passe. Vous devez travailler très dur pour restaurer cette confiance en vous, et réduire la taille des positions est une manière d'y parvenir. Je n'ai pas de problème à laisser courir mes profits, alors que la majorité des traders en ont. Vous devez être en mesure de laisser filer les gains. Je ne crois pas que vous puissiez être un gagnant si vous partez du principe que vous allez avoir raison plus de 50% du temps. Vous devez trouver une manière de gagner de l'argent en n'ayant raison que seulement 20 à 30% des fois. Les traders qui gagnent se demandent sans arrêt: Que fais-je de correct ? Que fais-je de travers ? Comment puis-je améliorer ce que je fais ? Comment ammasser davantage d'information ? Le courage est une qualité également importante, il ne suffit pas de voir ce que le commun des mortels n'a pas vu, il faut savoir s'y tenir. C'est très dur de faire le contraire de tout le monde la plupart du temps, ce qui par définition est ce que vous faites si vous êtes un bon trader. Tellement de gens veulent la reconnaissance qu'apporte le succès en trading sans être en mesure de s'astreindre à l'engagement et aux déconvenues requises. Et de la peine, il y en a ! Evitez la tentation de vouloir avoir raison.

Randy McKay

Quand trader est facile, je veux être dans le marché. Quand ce n'est pas le cas, je le fuis. En fait, c'est partie intégrante de ma philosophie du trading. Je veux prendre les choses par le bon bout. Je n'essaie jamais d'acheter sur un fond ou de vendre sur un sommet. Même si vous aviez la chance d'attraper le fond, vous pourriez attendre là pendant des années en immobilisant votre capital. Vous n'avez aucune raison d'avoir une position avant que le mouvement ne se soit matérialisé. Trop nombreux sont les traders qui essaient d'avoir une opinion de ce qui va se passer avant que le marché ne se décide. Quand je prends un mauvais coup, je sors pour de bon. Je me moque de savoir où le marché en est. Je sors, car une fois que vous avez pris un mauvais coup, vos décisions vont s'en ressentir et seront bien moins objectives qu'elles ne sont lorsque tout va bien. Si vous vous entêtez quand le marché va contre vous, tôt ou tard, il vous balaiera. Quand je suis dans une mauvaise passe, je réduis la taille des positions, et ce aussi longtemps que je perds. Mes techniques de gestion du portefeuille sont très conservatrices. Je ne risque jamais de mettre en péril la totalité de mon compte et encore moins l'ensemble de mes fonds. Vous devez être plus attentif aux mouvements dans lesquels vous avez des positions que ceux dans lesquels vous n'êtes pas. Vous devez sortir instantanément de vos pertes. Ce n'est pas seulement une question de combien vous pouvez vous permettre de perdre sur un trade, vous devez penser au nombre de gagnants que vous allez manquer en raison de l'impact de cette large perte sur votre condition mentale et sur les taille de positions à venir. Aujourd'hui, si vous regardez les breakouts, il y a davantage de faux signaux que de trades gagnants. Chaque trader va avoir des tonnes de gagnants et de perdants. Vous devez essayer de savoir pourquoi les gagnants le sont et pourquoi les perdants le sont. Le meilleur conseil que je puisse donner est de ne jamais laisser un perdant prendre le dessus sur vous.

William Eckhardt

J'ai le sentiment que de rater un trade important est une erreur bien plus grave que de faire un mauvais trade. Acheter sur un retracement est psychologiquement séduisant car vous avez l'impression de faire une affaire en comparaison du cours qu'il côtait un peu plus tôt. Cependant, je pense que cette approche contient plus qu'une goutte de poison. Vous ne devriez jamais envisager de perdre plus de 2% sur un trade, bien que vous puissiez perdre plus si le marché fait un gap adverse par rapport au point que vous vous étiez fixé pour sortir.

Je n'ai pas vu une grande corrélation entre le fait de bien trader et l'intelligence. Un certain nombre de traders exceptionnels sont tout à fait intelligents, quoique d'autres ne le soient pas. Parmi les individus exceptionnellement intelligents, nombreux sont ceux qui sont de piteux traders. Une intelligence normale est suffisante, mais au-delà une bonne condition émotionnelle est plus importante. La réponse à la question de savoir si le trading peut être enseigné est un oui sans réserve. N'importe qui ayant une intelligence normale peut apprendre à trader. Ce n'est pas de la science de haut vol. Si vous approchez le trading avec des tendances et des habitudes humaines conventionnelles, vous graviterez dans la majorité et inévitablement, perdrez. Que vous regardiez sans ne rien faire des opportunités qui se présentent de prendre des profits n'est pas un problème, mais face à l'adversité détalez comme un lapin. Un proverbe qui est complètement stupide est que vous ne vous ne ruinerez pas en prenant des gains. C'est précisément la manière dont les traders se ruinent. Les amateurs se ruinent en succombant à de larges pertes, les professionnels se ruinent en prenant de petits profits.

Ce qu'il paraît bien de faire est souvent le contraire de ce qu'il faut faire. La nature humaine ne fonctionne pas pour maximiser le gain mais plutôt pour maximiser l'espoir de gain.

L'envie de maximiser le nombre de trades gagnants (ou de minimiser le nombre de perdants) joue contre le trader. Le taux de succès des trades (gagnants/perdants) est la statistique la moins importante qui soit et peut même s'avérer corrélée négativement au résultat, à la performance. Deux des péchés cardinaux du trading, lacher la bride aux pertes et prendre les gains prématurément - sont deux tentatives d'essayer d'augmenter les chances de succès des positions ouvertes, ce au plus grand détriment de la performance à long terme.

Ne pensez pas à ce que le marché va faire, vous n'avez absolument aucun contrôle la-dessus. Pensez plutôt à ce que vous allez faire si le marché va jusque là. C'est une idée banale de penser qu'une fois que vous avez des gains, vous pouvez commencer à prendre plus de risques, car maintenant c'est avec "leur argent" que vous jouez, vous avez sûrement déjà entendu cela. C'est une idée rassurante. Ce ne peut être aussi dur de perdre "leur argent" que le vôtre. Juste ? FAUX ! Qu'est ce que celà peut bien faire de savoir à qui l'argent pouvait bien appartenir ? Ce qui importe est de savoir à qui il appartient maintenant et ce qu'il faut en faire. Et en l'espèce, c'est à vous qu'il appartient.

Victor Sperandeo

La clef du success est la discipline émotionnelle. Si l'intelligence était la clef, il y aurait beaucoup plus de gens qui gagneraient de l'argent en tradant. Je sais que cela va paraître comme un cliché, mais la raison la plus importante, qui prime sur toutes les autres, qui fait que les gens perdent de l'argent en tradant est qu'ils ne coupent pas leurs pertes assez tôt.

Michael Carr

Ne vous demandez pas ce que les marches vont faire, demandez vous ce que vous allez faire en réponse à ce qu'ils font.

Howard Seidler

La chose la plus importante qui soit pour trader avec succès est d'avoir un plan. Avoir un plan force à être discipliné, qui est l'un des ingrédients essentiels du succès en trading. De plus, avoir un plan vous donne un référentiel vis à vis duquel vous pouvez mesurer votre performance. Il faut faire la distinction entre avoir du respect pour le marché et craindre le marché. Bien qu'il soit essentiel de respecter le marché pour préserver votre capital, vous ne pouvez gagner si vous avez peur de perdre. La peur vous empêchera de prendre les bonnes

décisions.

Monroe Trout

Il n'y a pas à avoir d'interrogation sur ce qu'il faut faire, car l'une de mes règles de gestion de portefeuille est que si je perds plus de 1,5% de mon capital sur un seul trade, je le ferme. Si je perds plus de 4% de mon capital en tout, globalement, en une seule journée, je ferme toutes les positions et j'attends le jour suivant avant de retoucher à quoi que ce soit. Le marché n'est pas une chose personnelle, il n'essaie pas de m'avoir. J'essaie de maîtriser ma colère, car pour trader correctement, il faut absolument controler ses émotions et être rationnel. J'essaie d'être prudent en matière de gestion de risque. Je veux faire en sorte d'être là pour continuer de jouer demain. Nous nous fixons un maximum de perte de 10% par mois.

Si d'aventure nous en venions à perdre autant, nous fermerions toutes nos positions et attendrions le début du moi suivant pour recommencer à trader. Au début de chaque mois, je détermine la taille maximum des positions que je compte prendre sur chaque marché, et je ne dépasse pas cette limite, aussi haussier ou baissier que je puisse être. Cette règle me sert de borne. Les caractéristiques d'un trader qui réussit sont d'être rationnel, analytique, capable de contrôler ses émotions, pratique et dirigé par les gains. La plupart des spéculateurs risquent trop sur leurs trades. Si vous avez une approche qui génère des gains, alors la gestion de portefeuille peut faire toute la différence entre le succès ou l'échec.

Tom Basso

J'ai compris que chaque fois que j'enregistrais une perte, il fallait que j'en apprenne quelque chose et vois la perte comme une leçon de la grande école du trading. Pour autant que vous appreniez quelque chose d'une perte, ce n'est pas vraiment une perte. Arrêtez de regarder les pertes comme des problèmes et commencez à les regarder comme des opportunités d'atteindre le prochain niveau.  Fixez-vous de ne jamais engager un trade qui puisse vous mettre en danger de ne pouvoir continuer de trader.

Maîtrisez vos émotions en gérant votre exposition. En pensant que chaque trade n'est que l'un du prochain millier que vous allez faire. Si vous commencez à raisonner en termes de milliers de trades, chaque trade pris séparément, devient sans importance. Qu'est-ce que cela peut bien faire qu'un trade particulier soit gagnant ou perdant ?, C'est juste un trade de plus. Avoir une psychologie adaptée à l'investissement est de loin l'élément le plus important, suivi par les techniques de contrôle du risque, l'aspect le moins important étant la question de savoir où vous achetez et où vous vendez.

Qui sont ces gens ?

Alexander Elder

Il est trader professionnel; un expert de renommée mondiale en analyse technique, et psychiatre en exercice. Sa croyance est que le trading fructueux repose sur la théorie des 3M (Mind, Method, and Money), i.e. l'exprit (au sens dispositions pszychologiques), la méthode (en avoir une), l'argent (savoir gérer son capital, son portefeuille). Il est né à Leningrad et grandit en Estonie où il entra à l'Université de Médecine à 16 ans. A 23 ans, alors médecin embarqué sur un navire soviétique, il s'échappe en Afrique et demande l'asile politique aux USA. Il continue d'exercer en qualité de psychiatre à New York, éditeur de l'ouvrage "The Psychiatrist Times", il est aussi enseignant à la "Columbia University". Après s'être passionné de finance et de trading, il a publié plus de 50 articles, écrit des logiciels et autres ouvrages et intervient dans de nombreuses conférences. En 1988, il créa " Financial Trading Seminars, Inc", une entrepise de formation pour les traders. Il est connu pour son ouvrage désormais devenu un classique 'Trading for a Living'

Bill Lipschutz

En commencant avec 12.000 $ laissés par sa grand-mère, il grimpa à 250.000 $ en quatre ans. Il travailla pendant huit ans pour Salomon Brothers, et l'on pense qu'il y était responsable de la gestion d'un demi-milliard de dollars.

Bruce Kovner

Peut être le plus grand trader de devises en matière de transactions inter-bancaires et de futures. En 1987, il réalisa des profits de plus 300 millions de dollars pour lui-même et les chanceux investisseurs de ses fonds. Pour imager, deux milles dollars investis par Kovner début 1978 se transforment en plus d'un million de dollars dix ans plus tard.

David Ryan

En 1982 il a commence à travailler pour William O'Neil et en 1985 connu la gloire quand il remporta le championnat d'investissement de l'Université de Stanford, en gagnant 161% cette année là. L'année suivante en 1986, il gagna 160% et dépassa encore les 100% en 1987. Sur ces trois années, les gains cummulés s'élèvent à un incroyable 1379%.

Ed Seykota

L'un des meilleurs traders de notre époque. A réussit un gain de 250.000% sur ses comptes sur une période de 16 ans (ce en tenant compte des retraits sous peine de quoi le compte serait en gains de plusieurs millions de pourcents !).

Gary Bielfeldt

En commencant avec 1000 $ et en ne pouvant prendre position que sur un contrat, son succès fut si phénoménal qu'il atteint le stade où le gouvernement introduit des limites spéculatives qui génèrent ses transactions.

Howard Seidler

L'un des membres à l'origine du groupe des "Turtles". Il a une moyenne de 34% l'an depuis qu'il a commencé à trader en 1984.

Jack Schwager

Après un Master (MA) en économie de la Brown University, il a commencé sa carrière comme un analyste financier de matières premières, puis poursuivit sa carrière comme analyste financier. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les marchés de futures 'A Complete Guide to the Futures Markets', l'analyse technique, etc. Il est très connu pour ses deux livres 'Market Wizards' et  'The New Market Wizards' dans lesquels il amène les plus grands traders à se confier.

James B Rogers, Jr.

Il commença à trader en 1968 avec 600$. En 1973, il constitua le "Quantum Fund" avec le très célèbre George Soros, qui se montra l'un des fonds spéculatifs (i.e. "hedge fund") les plus fructueux qui soit. En 1980, à la tête d'une véritable fortune, il prit sa retraite et fit le tour du monde en moto.

Jesse Livermore

Le personage principal des "Mémoires d'un spéculateur". Auteur de  'How to Trade in Stocks' un des classiques de son époque.

Larry Hite

Commença avec 2 millions de dollars en gestion et huit ans plus tard était à la tête de 800 millions.

Marty Schwartz

Il a obtenu des gains en pourcentage proprement énormes depuis qu'il est trader à temps plein en 1979. Et il y est parvenu sans jamais perdre plus de 3% de son capital sur une base mensuelle. Il participa aussi au championnat d'investissement de l'Université de Stanford, et sur les 9 des 10 périodes de 4 mois où il disputa le championnat, il gagna plus d'argent que tous les autres traders réunis. Sa performance moyenne dans chacun de ces championnats est de l'ordre de 210% (sur quatre mois) non annualisée bien sûr ! En une fois, lors d'une édition du championnat il fit du 781% !!!

Michael Carr

L'un des membres à l'origine du groupe des "Turtles", il fit du 57% sur une base annuelle, en moyenne.

Michael Marcus

Sur une période de dix ans, il multiplia son compte par un incroyable facteur de 2500, si, si 2500 fois la mise ! il transforma 30.000$ en 80 millions de dollars.

Michael Steinhardt

Si vous lui aviez confié mille dollars en 1967, vous auriez eu 93.000 $ en 1988. Pour mieux réaliser, la même somme investie dans un panier d'actions du S&P aurait donné 6.400 $.

Monroe Trout

A maintenu une moyenne de 67% par an pendant cinq ans, avec un "drawdown" de seulement 8% au maximum pendant cette période.

Paul Tudor Jones

Il a fait ce que beaucoup croyaient impossible: réaliser cinq années de gains de plus de 100% avec un retracement très faible de la valorisation. Il partit d'un compte avec 1,5 millions $ et le transforma en 330 millions en 1988.

Randy McKay

Des estimations prudentes lui attribuent des gains de plusieurs dizaines de millions de dollars.

Richard Dennis

Commença avec 500 $ et en fit une fortune de 200 millions ! Le premier des Turtles.

Tom Baldwin

A quitté un poste d'encadrement avec un "package" de 25.000 $ et trade quotidiennement aujourd'hui jusqu'à 2 milliards de $ sur les futures des obligations "T-bond".

Tony Saliba

70 mois consécutifs de gains dépassant les 100.000 $. Un des rares traders capable de faire des profits exceptionnels tout en maintenant des résultats réguliers et consistants.

Van K Tharp

Agit en qualité de formateur et de "coach" pour les investisseurs et les traders depuis 1982. Il est le président fondateur de l'"International Institute of Trading Mastery". Son objectif est d'aider ses élèves à devenir les meilleurs traders possibles, en maîtrisant tout, depuis le développement d'un système de trading, en passant par l'auto-destruction, juqu'à la gestion du risque. Il a un doctorat en psychologie et est spécialiste de neuro linguistique. Il a réuni plus de 5000 fiches d'identité de traders qui ont réussi, en contact avec les meilleurs. Il est le seul "coach" a qui Schwager donne la parole dans "The Market Wizards: Interviews with Great Traders".

William Eckhardt

Partenaire du plus grand trader de future de notre époque, Richard Dennis, il est le fondateur du groupe de traders très connu, les "Turtles".

William O'Neil

En 1962, il pyramida ses gains dans trois trades successifs d'anthologie, et transforma ses 5.000 $ de départ en 200.000 $.

Situations Redoutables, Krachs

Introduction

Le système expert TExSOL® devrait être là pour vous éviter d'avoir à connaître les affres des nombreux désastres qui vous guettent si vous partez trop opportimiste vous aventurer sur les marchés financiers. Après tout, c'est un "jeu" à somme nulle sur le court terme et pour que les plus expérimentés gagnent, il faut bien que les autres se trompent et leur donnent leur argent. Nous ne reviendrons pas sur des erreurs aussi élémentaires mais graves que couper les positions gagnantes ou laisser filer les pertes, nous nous sommes assez répétés pour que la vaccination et ses rappels aient été effectués (parfois le vaccin ne prend pas L). Nous allons évoquer un certain nombre de situations assez redoutables, car malgré ce qu'en disent d'aucuns, somme toutes quasiment impossibles à voir venir même par les meilleurs (Stanley Druckenmiller n'était-il pas passé "Long" la veille du Krach de 1987 ?), et qui demandent une réaction très rapide voire immédiate pour ne pas avoir des conséquences néfastes.

Aussi inconfortable que puisse être la pensée et l'évocation de ces situations, il convient de rappeler que le risque est un facteur inhérent à l'investissement et que nombre d'investisseurs qui privilégient d'autres formes de placement que l'investissement boursier, comme l'immobilier par exemple, sont totalement aveugles au risque, qui est pourtant bien présent. Sans aller jusqu'à évoquer le risque sismique quasiment totalement négligé de tous, il est rare que l'investisseur immobilier soit très sensible aux mésaventures qui sont arrivées à d'autres, comme l'expropriation ou pire, la voie rapide ou encore la décharge à ordures publique qui s'étend dans votre direction ou toute autre nuisance qui ne justifie pas que l'on vous indemnise mais qui enlève une grande partie de la valeur de votre investissement et le prive également de sa valeur d'usage ! Sans parler des maisons construites dans des zones à risques (e.g. innondables, glissements de terrain, avalanches, etc.) où là vous ne risquez pas que votre capital mais aussi votre vie !!!

Les marchés ont quelques surprises dans leur sac, mais au moins on n'y risque pas sa vie !

Le Krach de 1929

Les krachs sont des baisses brutales des marchés, des accidents, et doivent être distingués des marchés durablement baissiers. En ce sens, le krach de 1929 fut suivi par 3 ans de marché baissier qui fut incomparablement plus destructeur pour les détenteurs de positions longues que ne le fut le krach lui-même, au sens strict. Le krach de 1987 est un véritable krach, avec une baisse extrêmement soudaine qui ne s'est pas suivie d'un marché baissier. Le krach de 1998 est aussi un krach, plus modeste et qui a rapidement été absorbé par le marché haussier qui lui a fait suite. En ce sens, les trois évènements partagent des similitudes, i.e. une baisse très rapide de 25 à 50% de la valorisation du marché dans son ensemble, mais les conséquences du premier, celui de 1929 furent rendues incomparablement plus sévères par le très long marché baissier qui suivit et qui anéantit 90% de la capitalisation boursière d'antant !

 

Ces mouvements sont relativement difficiles à anticiper, et en tout état de cause ce n'est pas la presse financière qui est d'une grande aide. Le sommet en 1929 fut atteint le 4 septembre, et le lendemain le Wall Street Journal de l'époque disait "Bien que le sentiment général soit assez optimiste, il est à noter qu'un grand nombre de charges (de courtiers) conseillent fortement à leurs clients de prendre des gains sur les progression des actions qu'ils détiennent. Cependant de telles recommandations ayant conduit par le passé les clients à perdre leurs positions qu'ils durent racheter plus chères, il est clair que peu nombreux sont ceux qui suivent de tels conseils. Beaucoup par contre s'attendent à des corrections techniques mais ne pensent pas qu'elles seront de nature à perturber durablement le mouvement haussier" - Wall Street Journal, 4 septembre 1929.

Cependant, le 24 octobre 1929, le Dow marquait une baisse de 20% depuis son sommet du 3 septembre. Le 25, le marché était en hausse et le Wall Street Journal rapportait "Le bon sens reignait sur le marché vendredi en lieu et place de l'hystérie de jeudi. Le sentiment s'est globalement amélioré, l'atmosphère s'est assainie et une période de normalité s'est installée de nouveau. Le sentiment est prudent, et bien que la plupart des observateurs pensent que pire soit derrière, ils ne s'attendent pas à une reprise immédiate. Il est de l'avis général que rien de mieux qu'une consolidation ne puisse être attendue à ce point. Ensuite, si les conditions sont favorables, le terrain peut être établi pour une nouvelle progression" - Wall Street Journal, 26 octobre 1929.

La normalité ne dura pas longtemps. Le marché chûta durement le lundi 28 octobre. Le Dow termina en chûte de 13,5%. Le titre du Wall Street Journal semblait exprimer quelque espoir : "Le marché chûte en bon ordre - La continuité des opération d'un pool de banquier évite la répétition de l'hystérie de jeudi". Wall Street Journal, 29 octobre 1929

Le mardi 29 octobre, le marché chûta de 11,5% supplémentaires. De nouveau le journal fit de son mieux pour paraître encourageant. "Les actions sont fermes après la chûte - Le soutien des banques continue - un porteparole émet l'opinion que l'hystérie est derrière". Wall Street Journal, 30 octobre 1929. Au 29 octobre au soir, le Dow avait perdu 39,6% depuis son plus haut du 3 septembre (rond sur la figure suivante), mais le rebond qui suivit ne fut pas durable et fin novembre le Dow avait rechuté vers de nouveaux plus bas.

 

Quand le marché baissier qui s'ensuivit toucha le fond, en juillet 1932, le Dow avait perdu 90% de sa valeur ! Très exactement, de 386 le 3/09 à 40,56 en juillet 32 le Dow a perdu 89%.

Il est clair que dans un marché de ce type, une stratégie du type j'achète et j'attends, i.e. "buy and hold" conduit à la ruine. Le marché ne retrouva son niveau du 3 septembre 1929 qu'en 1954 !

Si l'on en vient aux deux principales stratégies du système TExSOL®, la prudentielle aurait fermé toutes les positions sur les stops dans la première partie du mouvement et n'aurait pas ouvert de nouvelles positions sur le marché avant 1933, et la seconde l'agressive et opportuniste aurait travaillé le marché baissier qui suivit en prenant des positions vendeuses à découvert. En tout état de cause, la fin du marché baissier aurait été prononcée le 26/08/1932 sur la base de l'explorateur décrit dans le paragraphe traitant de l'analyse technique des marchés (basée sur les MM et le ROC) et le marché est redevenu haussier le 28/04/1933 sur la base du même explorateur. Clairement l'une comme l'autre n'auraient pas rencontré de problème majeurs même si la durée de non intervention sur le marché se serait avérée longue sur la première et même si les gains à réaliser à la baisse avec la seconde auraient certainement été limités.

Enfin, en termes d'analyse technique, il est à remarquer que le retracement haussier secondaire du 15 octobre 1929 sur la moyenne mobile 200 jours ("pullback") était du plus mauvais effet, et particulièrement annonciateur de la chûte à venir. Nous avons déjà vu ce phénomène dans le "remords des moyennes mobiles".

Ce marché de 1929 reste le plus destructeur de l'histoire des marchés, même si la baisse de 70% du Nasdaq depuis mars 2000 est tout à fait remarquable, et seules de bonnes stratégies de trading, associées à la discipline d'un système expert permettent d'aborder avec une relative sérénité de tels évènements. Cependant, il est essentiel de les avoir étudiés et de les considérer comme pouvant mettre à l'épreuve les stratégies employées.

Le Krach de 1987

Le krach de 1987 est le "prototype" même du krach, c'est à dire un événement extrêmement brutal, survenu sans trop de signes annonciateurs. Le titre du Wall Street Journal du 20 octobre est révélateur de la brutalité de l'événement "Stocks Plunge 508 Amid Panicky Selling; Percentage Decline Greater Than in 1929", littéralement, les actions plongent de 508 points (sur le Dow) dans des ventes de panique - La chûte en pourcentage est pire qu'en 1929" - Wall Street Journal, 20 octobre 1987. Ce qui est intéressant est de noter le contraste avec l'indifférence dans laquelle le marché toucha son sommet du 25 août 1987, sans que ce plus haut ne fasse même l'objet d'une mention en première page du même journal ! La seule indication figurait sous la rubrique ""What's News" - quoi de neuf - qui mentionnait en page 41 "Les actions progressent sur la fermeté du dollar, le Dow Jones Industrials gagne 25 points et touche un record à 2722.42" - Wall Street Journal, 26 août 1987.

Un trader qui était interviewé disait "Dans un marché comme celui-ci toutes les nouvelles sont bonnes. Il est quasiment acquis que maintenant le marché ne peut que monter" - Wall Street Journal, 26 août 1987.

 

Le 6 octobre, le Dow perdit 91,55 points, soit 3,5%. Il s'agissait d'une nouvelle chûte record en points, mais la presse souligna que cela ne constituait même pas l'une des 100 plus fortes chûtes enregistrées en pourcentage. Ce fut pourtant le moment ou quelques réelles inquiétudes commencèrent à poindre, le nouveau patron de la SEC " Securities and Exchange Commission", i.e. la COB US, donnant son premier discours sur "le contrôle de la volatilité des marchés en cas de déconfiture du marché". Au cours des sept sessions suivantes, le marché continua sa chûte jusqu'à 2355, soit 10,8% depuis le sommet relatif du 22 septembre et 13,5% depuis le 25 août.

Le 16, le Dow ouvrit 16 points plus haut mais commenca immédiatement à dégringoler, pour terminer sur un plus bas, 130 points en dessous, et termina 108,35 points plus bas que la veille, soit -4,6%, dans un volume record de 338 millions d'actions. Cette fois les titres montraient le désarroi "Et après ? d'aucuns prévoient un plongeon des actions; d'autres restent haussiers mais les "ours" se déchainent". "C'était la troisième baisse majeure, mais certains analystes techniques disent que le volume record qui accompagnait la journée de vendredi pourrait laisser augurer du mieux pour la suite" - Wall Street Journal, 19 octobre 1987.

 

La figure précédente montre ce qui pouvait être attendu de mieux pour la suite… Comme le Wall Street Journal ne paraît pas le samedi ni le dimanche, les nombreuses questions soulevées dans l'édition du lundi trouvèrent une réponse rapide dès l'ouverture de la bourse le 19 octobre comme le graphe intraday précédent le montre.

Le 19 octobre 1987, la bourse s'effondra. Le DJIA termina en baisse de 22,6% dans un volume proprement incroyable de 604,3 millions de titres soit quasiment le double du record établi le vendredi précédent ! Le DJIA venait de perdre 36,7% depuis son plus haut atteint seulement deux mois auparavant !

Les ventes massives commencèrent dès l'ouverture, 11 des 30 titres constituant le "Dow Jones Industrials" ne purent pas ouvrir en raison de déséquilibres des feuilles de marchés, écrasées par les ventes. En raison de nombreux titres sur le NYSE qui ne cotaient pas pour les mêmes raisons, les traders se tournèrent vers les marchés de futures pour se couvrir: Chicago, c'est là où la panique commença vraiment.

"Un vent mauvais s'installa sur les futures sur indices au Chicago Mercantile Exchange de bonne heure hier, alors que les traders regardaient le début du pire lessivage de l'histoire des bourses. Les échanges étant retardés sur nombre de titres du NYSE en raison de déséquilibres des feuilles de marchés, les marchés miroirs de Chicago sur les futures sur l'indice Standard & Poor's 500 furent pendant quelques minutes les indicateurs directeurs pour les marchés d'actions occidentaux. En exauçant les pires cauchemards de certains traders et universitaires, les futures - vieux de seulement cinq ans - plongèrent dans une chûte libre empreinte de panique et envoyèrent un sentiment de crise au travers des marchés financiers américains - Wall Street Journal, 20 octobre 1987.

Les paramètres interne du marché sont peut être ceux qui donnent la meilleure indication que ce qui est survenu ce jour là :

 

NYSE

 

NASDAQ

 

Hausses

52

 

Hausses

137

Baisses

1973

Baisses

3573

Inchangés

56

Inchangés

1152

Plus Hauts

10

Plus Hauts

10

Plus Bas

1068

Plus Bas

1315

Volume à la Hausse (000)

1129

Volume à la Hausse (000)

4763

Volume à la Baisse (000)

602781

Volume à la Baisse (000)

201077

             

Tableau 26 : Paramètres internes du marché le 19 octobre 1987 (Krach de 1987).

C'est une véritable dévastation qui a sévi surtout si l'on regarde le nombre de plus hauts et de plus bas sur 52 semaines !

La raison pour laquelle nous donnons tous ces détails est liée à une discussion sur les stops. La courbe en intraday montre clairement malgré la brutalité du mouvement une relativement bonne continuité des cotations, qui plaide très clairement en faveur de la mise en place des ordres stops sur le marché, pour ce qui concerne l'usage d'un système expert comme TExSOL®. Pour le marché primaire, s'entend, car sur un marché "secondaire" comme ceux que nous travaillons en europe, il est naturel que l'ouverture se fasse dans des conditions désastreuses qui essaient d'intégrer le résultat de la seance à New-York. L'ouverture se fait alors sur le pire gap baissier et les stops sur le marché peuvent alors problème.

La conclusion est très claire:

•    Si vous tradez sur les marchés américains, sans nul doute, les stops doivent être en place aux niveaux déterminés par TExSOL® ou par vos soins. Vous serez entrainés par le mouvement et votre situation ne s'en portera que mieux. Vos positions acheteuses seront débouclées dans des conditions raisonnables, et à moins d'être très agressif il est difficile de travailler à la baisse ce genre de situations, en vendant à découvert, pour la simple et bonne raison qu'il ne s'agit pas de marchés baissiers et que l'épisode est en général assez court pour qu'il soit très difficile de mettre en place des "shorts" de manière profitable.

•    Si vous travaillez un marché secondaire, e.g. marché parisien, les stops dans ces circonstances auront soit été touchés les jours précédents car TExSOL® les aura rapprochés en fin de mouvement, soit si vous êtes trop loin, et cela surviendra sûrement pour quelques positions, vous risquez d'être débouclés tout en bas du gap d'ouverture dans les pires conditions. Ceci étant, la présence des stops sur les positions aura assuré la liquidation de la majorité des positions dans des conditions acceptables en évitant la procrastination du trader indécis, ce qui compensera largement la mauvaise exécution sur quelques positions résiduelles potentielles.

A vous de voir !

Les Krachs de 1997 et 1998

L'analyse d'Alan Greenspan de la crise asiatique préparée dans le cadre d'une audition le 13 novembre 1997 devant la "House Banking Committee" est fort instructive. Alan Greenspan insiste tout d'abord sur les conséquences d'une informatisation des flux financiers qui entraîne entre autres conséquences le fait que des difficultés en une région du monde se propagent rapidement à d'autres. Il insiste ensuite sur le fait que bien que les économies asiatiques concernées par la crise diffèrent sensiblement, les croissances rapides observées et les problèmes qui en ont découlés sont partagés en un sens par presque toutes. Les politiques dans la région, à la suite de la deuxième guerre mondiale, ont favorisé une inflation faible, une ouverture des marchés et des économies, des niveaux d'épargne et d'investissement élevés, qui ont favorisé des croissances rapides, accrues pendant les années 80. Les flux financiers extérieurs sont allés croissants, qu'il s'agisse de la dette extérieure, d'investissements étrangers directs ou de prises de positions sur des sociétés cotées, passant de 25 milliards de $ en 1990 à plus de 110 milliards de $ en 1996 (estimation de la Banque Mondiale pour la région Asie-Pacifique).

Les flux financiers se sont encore accrus vers ces pays où la croissance et les retours sur investis