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Apprendre marché des changes enjeux et pratique

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Apprendre marché des changes enjeux et pratique

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Partie 1 : Cadre Général sur le marché de change

Chapitre 1 : Évolution historique du marché des changes

Afin de mieux comprendre les différents développements traités dans notre travail, il est nécessaire d’avoir une présentation sur l’évolution historique du système monétaire internationale. Le Système Monétaire International : « est constitué de l’ensemble des règles permettant de gérer, de contrôler ou d’émettre des formes monétaires utilisées régulièrement dans des transactions, de manière a assurer l’intégralité des foncti

ons de la monnaie internationale par les institutions destinées a faire respecter ou a mettre en œuvre ces règles ».on distingue quatre périodes dans l’organisation monétaire international.

  1. L’étalon or, la seconde moitie du 19e siècle dans lequel :

Ce système monétaire international en vigueur entre 1870 et 1914 a permit de garantir la fixité des cours de change et la stabilité des prix :

             L’or restait comme monnaie universelle de règlement.

             Les parités étaient calculées en fonction du poids d’or respectif de différentes monnaies.

             Les liquidités détenues par les banques centrales étaient constitues par les encaisses or.

  1. Le système de Bretton-Woods (1944) :

Dans ce système il suffisait de maintenir la parité des monnaie par rapport a une monnaie de réserve, elle même convertible en or.

             L’étalon était constitue théoriquement par l’or mais en réalité par le dollar américain.

             Les liquidités étaient constituées de dollar et d’or.

             Les accords entre les pays on permit de donner une valeur à chaque monnaie exprimée en or ou en dollar (jusqu’à 1973).

  1. Régime de flottement :

A la suite de crises très importantes, le système monétaire mis en place a Bretton-Woods en 1944, s’est finalement effondré. Ceci fait du au fait que les Etats-Unis avaient accumulé, en raison de déficit de leur balance de paiement, « un stock d’engagement vis-à-vis de l’étranger, sans commune mesure avec leur stock d’or. Cela jusqu'au moment (aout 1971) ou ils se résolurent à fermer le guichet de l’or, quelques mois avant de dévaluer leur monnaie. Après quelque mois après l’étalon papier (décembre 1971-1973) ou étalon dollar, le dollar devint flottant en mars 1973 ».A partir 1973 chaque pays est libre de choisir le régime de son choix.

  1. Le fond monétaire international:

     C’est une institution internationale regroupent 188 pays, qui a pour mission d’assurer la stabilité du système monétaire internationale « SMI », et la gestion des crises monétaires et financiers des Etats membres.il fournit aussi des crédits aux pays qui connaissent des difficultés financiers.

Chapitre 2 :        caractéristiques et composantes du marché de change

Le marché des changes est le marché sur lequel se retrouvent tous les participants désireux de vendre ou d’acheter une devise en échange d’une autre devise. Dans le jargon financier, il est souvent question du marché Forex pour désigner le marché des changes ; contraction des termes anglais FOReign EXchange.

Le marché de change est aussi le lieu abstrait (non géographique) où s'effectuent les transactions sur les devises. Intégré au plan mondial, impliquant toutes les places financières, il fonctionne de façon permanente 24 heures sur 24 pendant les 5jours sur 7.

A- Les principales caractéristiques :

  • Un marché de taille importante de transactions

Selon le rapport 83e de la BRI (Banque des Règlements Internationaux), le marché des changes est le plus vaste et le plus liquide au monde du point de vue du volume des transactions. Selon la même source, Ces trois dernières années (2010-2013), les échanges sur le marché des devises ont augmenté de 30%, Le volume d'échange quotidien atteint un niveau record en 2013, s’élevant à 5300 milliards de dollars de moyenne quotidienne.

  • Un marché-réseau dominé par quelques places financières :

A la différence des marchés boursiers, qui ont une localisation géographique précise, le marché des changes ne connait pas de frontières : il y a un seul marché e change dans le monde .les transactions sur devises se font aussi bien et en même temps à TOKYO.LONDRES ou NEW YORK. De part son caractère planétaire, le marché des changes et donc une organisation économique sans véritable réglementation ; elle est auto-organisé par les instances public et privée qui y intervient.

S’agissant des places financières les plus actives en matière de change, ce sont toujours les mêmes. Le Royaume-Uni, les États-Unis, Singapour et le Japon contribuent à eux seuls à 71% des transactions quotidiennes sur les devises étrangères, contre 66% en 2010 il y a trois ans. Hong Kong s'est hissé au cinquième rang des plus grandes places financières pour les transactions en devises, détrônant ainsi la Suisse.

  • Un marché dominé par quelques monnaies :

Les opérations sur les marchés de change sont concentrées sur un petit nombre de monnaies, et très majoritairement sur le Dollar.

Selon la Banque des règlements internationaux (BRI) dans son rapport tri-annuel 2013. Le dollar reste ultra-dominant et renforce même sa position. Le billet vert était en effet présent d'un côté dans 87% des transactions. Malgré une progression des échanges de 15% depuis 2010, l'euro a quant à lui vu sa part de marché se contracter en étant présent dans 33,4% des échanges mondiaux à la faveur du yen, qui est désormais présent dans 23% des échanges.

  • Un marché risqué dominé par les opérations à terme :

Le risque de change est le risque de perte en capital lié aux variations futures du taux de change. Depuis les années soixante-dix, ce risque s'est fortement accru avec le flottement généralisé des monnaies et le développement des transactions commerciales et financières internationales. Le contrat de change à terme est le principal moyen de se couvrir ou de spéculer sur le marché des changes. Ce qui explique pourquoi il domine le contrat de change au comptant : en 1998 63 % des opérations des marchés des changes sont des opérations à terme et 37 % seulement des opérations au comptant. Un contrat de change à terme est un accord pour échanger une monnaie contre une autre à comptant. Un contrat de change à terme est un accord pour échanger une monnaie contre une autre à change à terme : les contrats basés sur les opérations traditionnelles, terme bancaire et "swap"cambiste, sont les plus répandus (57 % des opérations des marchés des changes en 1998) ; ceux basés sur les autres produits dérivés, "futures" et options sur devises restent encore marginaux (6 % des opérations en 1998).

  • Un marché dominé par les banques :

Trois groupes d'agents opèrent sur le marché des changes :

             le premier groupe est constitué par les entreprises, les gestionnaires de fonds et les particuliers ;

             le deuxième réunit les autorités monétaires (banques centrales) ;

             le troisième groupe rassemble les banques et les courtiers qui assurent le fonctionnement quotidien du marché.

Les agents du premier groupe n'agissent pas directement mais transmettent aux banques des ordres dits "de clientèle" pour l'achat ou la vente de devises. C'est le marché de détail (transactions entre les banques et leurs clients) Les autorités monétaires interviennent sur le marché pour réguler les cours (achat-vente de devises) et éventuellement réglementer les opérations de change (contrôle des changes). Les cambistes des banques et les courtiers sont les seuls intervenants privés à opérer directement sur le marché. Pour cette raison, le marché des changes est d'abord un marché interbancaire de gros. En 1998, près de 90 % des opérations cambiaires réalisées entre les banques et les autres intermédiaires financiers.

B- Les composantes du marché de changes 1- Le marché au comptant :

L’objet du marché au comptant est de permettre l’échange de devise instantanément. Concrètement, la livraison des devises a lieu deux jours après la date de négociation, sauf pour échange entre les dollars canadien et américain, livrés un jour plus tard.

Le prix auquel l’échange se fait entre deux devises est le taux de change au comptant ou le cours de change au comptant d’une devise exprimé en unités de l’autre devise.

2 – le marché a terme interbancaire :

C’est le second compartiment du marché des changes interbancaires où des contrats sont traités entre deux opérateurs : le prix de la devise est fixé immédiatement mais le règlement de l’opération s’accomplit ultérieurement ; à une échéance spécifiée. Le terme peut varier entre 1, 3 ou 6 mois jusqu’à un an. On peut assimiler ce taux au prix d’une marchandise livrable      dans      le            futur.

Ce contrat est donc "un accord pour échanger une monnaie contre une autre monnaie à          une        date      future                à             un          prix        fixé        aujourd’hui        " L’échange ultérieur de monnaie s’accompagne du taux de change futur qui peut être bénéfique (si le taux de change est en hausse), ou pénalisant (si le taux de change est en baisse) ; c’est le concept "du risque de change".

Chapitre 3: Indicateurs économiques influant sur les taux de change

Les indicateurs économiques permettent de mesurer de façon objective certaines dimensions de l'activité économique. De nombreuses publications économiques paraissent régulièrement. Certaines d’entre-elle sont particulièrement suivies et étudiées par les intervenants du forex. Selon leur degré de pertinence, elles vont avoir une influence plus ou moins marquées sur l’évolution des taux de change.

Ces grands indicateurs ou parutions sont essentiellement concentrées sur l’économie américaine du fait de la prédominance économique de cette dernière. Toutefois, un certain nombre d’indicateurs économiques des principaux pays industrialisés peuvent aussi avoir une influence conséquente sur le marché de change mondial.

Ces indicateurs peuvent être issus de publications d’autorités officielles, comme ils peuvent émaner d’institutions privées. Il convient de noter aussi que la lecture de ces indicateurs ne dois pas se faire d’une manière brutale, mais doivent replacés dans le contexte actuel et comparés avec la même statistique sur la période précédente, sans oublier de tenir compte d’éventuels révisions.

Il est possible de procéder à une catégorisation de ces indicateurs en trois blocs :

             Indicateurs de l'offre et de la demande

  • indicateurs d'activité intérieure : Produit Intérieur Brut (PIB), emploi production industrielle, l’indice IFO de l’Allemagne, l’indice ISM aux Etats unis,…etc
  • Importations : balance commerciale et des transactions courantes.
  • consommation des ménages : ventes en détail, revenus des ménages, indices de confiance des ménages, taux d'épargne, …etc
  • investissement : commandes de biens durables, niveau des stocks, ventes, nouvelles commande… etc

             Indicateurs des prix et salaires

  • Emploi : les revendications de chômage, taux de chômage, Nouveaux emplois, emplois non agricoles, …etc.
  • Prix : taux d’inflation, Indicateur des prix à la consommation (CPI), L'indice des prix à la production (PPI), Indice des Coûts Salariaux (ICS)

             Indicateurs monétaires

  • les taux d'intérêt.
  • Masses monétaires,
  • variables de crédit et d'endettement
  • ..etc

Ces indicateurs permettent de se faire une idée précise sur l'économie d'un pays : récession, croissance, inflation, production, risques, etc. Le tableau ci-dessous indiquent les grandes tendances sur les cours mais ne doivent en aucun cas être lus au premier degré.

En résumé, une économie « saine » (inflation contenue, croissance affirmée, budget équilibré, absence de conflit) provoque la confiance des cambistes dans ce pays et entraîne une évaluation du cours de sa devise.

Partie2: Fonctionnement du marché de change

Chapitre 1 : Les régimes de change

Un régime de change est l'ensemble des règles qui déterminent l'intervention des autorités monétaires sur le marché des changes, et donc le comportement du taux de change. Il existe une très grande variété de régimes de change, qui se distribuent entre deux extrêmes : changes fixes et changes flexibles

A- Régime de change fixe :

Un régime de change fixe suppose la définition d'une parité de référence entre la monnaie du pays considéré et une devise (ou un panier de devises), à laquelle la banque centrale s'engage à échanger sa monnaie. Lorsque le marché des changes est libéralisé, le respect de cet engagement lui impose d'intervenir sur le marché des changes dès que le taux de change s'éloigne de la parité établie, par l'achat de la monnaie nationale si la monnaie tend à se déprécier sur le marché des changes, par sa vente dans le cas contraire. Lorsque le marché des changes est contrôlé, la monnaie est inconvertible, la parité est définie arbitrairement et soutenue artificiellement.

             Les avantages :

Dans les régimes des changes fixes les agents économiques qui réalisent des transactions extérieures ne s’exposent à aucun risque de change dans la mesure ou ils connaissent avec précision le cours avec lequel ils vont convertir le montant de leurs encaissements ou décaissement à terme en devises. Les régimes des changes favorisent de ce fait le développement des échanges internationaux et permettent aux différents pays de profiter des gains qu’ils procurent.

             Les limites :

-              Le cours de référence retenu dans un régime de change fixe ne reflète pas toujours la valeur réelle de la monnaie nationale (la valeur compatible avec les parités des pouvoirs d’achat et des taux d’intérêt) Cette dernière peut être surévaluée ou sous-évaluée. Il s’ensuit le développement d’un marché de change parallèle avec des cours différents des cours officieux déclarés.

-La banque centrale ne peut défendre la parité déclarée que si elle dispose des avoirs en devise nécessaire pour ajuster le cours de référence

-Si le cours de référence retenu ne reflète pas la valeur réelle de la monnaie nationale, une surévaluation de cette dernière peut pénaliser les exportations et aggraver le déficit commercial.

B- Régime de change flottant

Dans un régime de change flexible, à l'inverse, aucun engagement n'est pris au sujet du taux de change, qui flotte librement (flottement pur), en fonction de l'offre et de la demande sur le marché des changes. La politique monétaire retrouve alors son autonomie, mais la banque centrale abandonne le contrôle du taux de change nominal, qui est déterminé sur le marché des changes. Le flottement s'applique donc, en principe, à un marché des changes libéralisé, même si l'on peut imaginer un régime de flottement impur encadré par un contrôle des changes.

             Avantages

             Dans un régime de change flexible la balance des paiements s’équilibre automatiquement à travers le marché de change. En effet, les opérations qui s’enregistrent au crédit de cette balance correspondent à une offre de devises contre la monnaie nationale, alors que les opérations de débit correspondent à une demande de devises contre la monnaie locale.

- rééquilibre automatique : un déficit extérieur entraîne une demande excédentaire de devises étrangères, ce qui déprécie la monnaie nationale = amélioration de la compétitivité. Exportations stimulées, importations freinées = solde commercial se rétablit.

             La politique interne est libérée des contraintes de stabilisation : la politique monétaire peut s’occuper de l’équilibre interne de l’économie.

             Les banques centrales ne sont plus obligées de disposer de réserves : n’intervenant plus sur les taux de change, les banques centrales n’ont plus à détenir des réserves de change coûteux pour les rééquilibrer. Les encaisses contre la spéculation n’étant plus nécessaires, elles servent d’encaisses de transaction. Ainsi, l’adoption des taux flottants lors des crises pétrolières a permis d’utiliser les réserves pour payer la note pétrolière plutôt que pour défendre un taux fixe !

             Les limites :

             Les cours de changes dans un régime de change flottant enregistrent une volatilité plus grande et cela peut avoir une influence négative, notamment sur les entreprises et le commerce international.

             L’adoption d’un régime de change flottant s’accompagne par une incertitude quant à l’évolution future des taux de change. il s’ensuit un risque de change qui perturbe les transactions extérieures réglées à terme.

C- Les régimes intermédiaires

Les régimes intermédiaires se déterminent en fonction des fluctuations que la Banque Centrale du pays concerné autorise autour de sa parité de référence et selon la fréquence des réalignements de sa parité.

             Le régime de change avec une parité glissante est un régime dans lequel le taux de change est fixé périodiquement avec des ajustements qui peuvent répondre aux changements de certaines variables prédéterminées

             Le régime de change avec un glissement actif permet un ancrage sur les anticipations de prix et d’annoncer à l'avance le taux de dévaluation pour plusieurs mois (exemple dans les pays d'Amérique latine dans les années 1980 afin d'enrayer leur inflation galopante).

             Le régime de change avec un flottement administré consiste à avoir un taux de change flottants où les Banques Centrales informent les marchés sur la parité considérée comme souhaitable et pour laquelle elles réalisent des interventions ponctuelles ou coordonnées (c’est le cas notamment de nombreux pays émergents avec entre autre l'Argentine ou Singapour).

Chapitre 2 : Les taux de change

A- Les modalités de cotation

Il existe plusieurs modalités de cotations sur le marché de change au comptant :

*les cotations sur le marché interbancaire des changes : toutes les monnaies sont cotées contre le dollar .cela est du au fait que la plus grande partie des échanges internationaux s’effectuent en dollars.

*les cotations au certain et à incertain : Ce dernier terme est issu d'une mauvaise traduction et il ne signifie pas du tout que la cotation est moins rigoureuse.

Au certain, une unité de la monnaie nationale est exprimée en une quantité variable de la devise étrangère, et inversement, en mode de cotation incertain, on indique quelle quantité de monnaie nationale il faut pour échanger une unité d’une devise

*cours acheteur et vendeur : il existe en fait deux types de cours : le cours auquel la banque achète la devise et le cours auquel la banque vend la devise.ces cours aussi dépendent du support de change utilisé.

B- Les types de taux de change

  1. Le taux de change bilateral nominal :
  • Définition :

-Prix d’une monnaie exprimée dans une autre/cotation qui donne la valeur d’une monnaie par rapport à une autre.

-Etabli sur le marché des changes par confrontation entre O et D.

Dans un système (ou régime) de change flottants ( Libre confrontation entre O et D de monnaie) , le taux de change va varier au cours du temps. Il existe deux types de Variations :

-             Dépréciation de la monnaie.

-              Appréciation de la monnaie.

  • Dépréciation :
  • Lorsque le prix de la monnaie domestique en monnaie étrangère diminue, on parle d’une dépréciation de la monnaie domestique par rapport à la monnaie étrangère.
  • Dépréciation de la monnaie domestique se traduit par une diminution du taux de change de la monnaie domestique cotée au certain et par une augmentation du taux de change de la monnaie domestique cotée à l’incertain.
  • Appréciation :
  • Lorsque le prix de la monnaie domestique en monnaie étrangère augmente, on parle d’une appréciation de la monnaie domestique par rapport à la monnaie étrangère.
  • Appréciation de la monnaie domestique se traduit par une augmentation du taux de change de la monnaie domestique cotée au certain et par une diminution du taux de change de la monnaie domestique cotée à l’incertain.

L’appréciation et la dépréciation d’une monnaie est uniquement d’application lorsqu’on est en régime de taux de change flottants.

NB :

Régime de taux de change flottants : régime où la valeur des monnaies les unes par rapport aux autres évoluent librement en fonction de l’offre et de la demande sur les marchés.

Régime de taux de change fixes : régime où la valeur des monnaies les unes par rapport aux autres sont définies par un acte gouvernemental.

  1. C) TCN et compétitivité :

Appréciation et dépréciations donnent une première intuition sur compétitivité-prix :

  • Lorsque monnaie domestique se déprécie, X sont meilleur marché pour RDM ( biens domestiques et X libellés en monnaie étrangère sont moins cher) et les M sont plus chères pour résidents (importations libellées en monnaie domestique sont plus chères).

Dépréciation de monnaie domestique diminue prix relatif des X et augmente le prix relatif des M.

  • Lorsque monnaie domestique s’apprécie, X sont plus chères pour RDM (biens domestiques et X libellés en monnaie étrangère sont plus chers) et M sont meilleur marché pour les résidents (M libellés en monnaie domestique sont moins chères).

Appréciation de monnaie domestique augmente le prix relatif des X et diminue le prix relatif des M .

  • TCN limité pour cpté-prix : ne prend pas en compte prix relatifs entre deux pays, raison pour laquelle on introduit le taux de change bilatéral réel TCR .
  1. Le taux de change bilatéral réel :
  2. A) Définition :

TCR mesure le pouvoir d’achat relatif de deux monnaies. C’est un meilleur indicateur de compétitivité d’une économie que le TCN .

  • Q : taux de change réel (au certain).
  • E : TCN au certain (nbre d’unités de monnaie étrangères pour une unité de monnaie nat).
  • P : prix domestique (en monnaie domestique) d’un panier de biens.
  • P* : le prix etranger de ce même panier de bien .

Réecriture :

TCR sous forme Logarithmique :

q= e + p – p* (5)

  • Q le log du taux de change réel (au certain)
  • E le log du taux de change nominal au certain,
  • P et p* les log du prix domestique et du prix etranger du panier de biens.
  1. B) Lien entre TCN et TCR :

-TCN sert à exprimer le prix domestique et étranger dans une même unité de mesure, et par la même à pouvoir les comparer.

  • Si TCN au certain, il convertira le prix domestique en monnaie étrangère.
  • Si TCN à l’incertain, convertira le prix étranger en monnaie domestique.

-TCR mesure le prix relatif de deux paniers de biens, des produits nationaux par rapport aux produits étrangers en monnaie nationale ; il correspond au rapport de deux pouvoirs d’achat ; c’est donc un indicateur de la compétitivité-prix du pays* et cette dernière(*) est liée positivement au niveau des prix étrangers et négativement au niveau des prix nationaux et au taux de change nominal.

-Le taux de change réel est stable si les variations du taux de change nominal compensent exactement l’écart d’inflation => théorie de la PPA.

  1. Taux de change au comptant et taux de change à Terme :
  • Taux de change au comptant =taux de change utilisé dans les opérations de change au comptant ; c’est celui qui a été défini ci-dessus, appelé aussi taux nominal ou taux courant.

Les cotations sur le marché au comptant se traduisent concrètement par deux prix : un cours acheteur et un cours vendeur. En prenant l’exemple de la paire EUR/USD, tous bureau de change affiche en effet à la fois le prix auquel il est disposé à acheter de l’eurocontre dollar,c’est son prix <bid> et c’est le cours acheteur, et le prix auquel il est prêt à vendre l’euro contre dollar,c’est son prix <ask>et c’est le cours vendeur .Le cours acheteur est toujours inférieur au cours vendeur et la différence correspond à la marge du courtier qui vent évidemment plus cher qu’il n’achète.

  • Taux de change à Terme = taux de change défini pour les opérations de change à terme entre deux devises.

Le taux de change à terme (T) est défini à partir du taux au comptant € en fonction de la relation suivante :

T= E* (1+r’ / 1+r) , où r et r’ sont respectivement les taux d’intérêt pour le terme convenu dans chacun des deux pays.

-              Quand r = r’ , T = E : il y a parité des deux taux.

-              Quand r > r’ , T > E : le taux à terme cote un « report »

soit une banque qui emprunte pour trois mois au taux r des euros pour pouvoir acheter des dollars de manière à les placer pendant trois mois sur le marché américain au taux r’ : pour éviter que l’opération ne soit déficitaire pour elle, la banque revend à terme ces dollars à un taux –le taux à terme- qui doit être supérieur au taux au comptant.

-Quand r < r’, T < E : le taux à terme cote au contraire un « déport ».

L’intérêt des contrats à terme, est qu’il prévoit le taux de change à terme, cette prévision présente deux intérêts simultanés : celui de protéger contre le risque de change et celui d’en


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