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Apprendre a trader les devises enjeux et pratique

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1. Les bases du trading de devises

Avec un roulement journalier de plus de 3 000 milliards, le marché des changes fait 5 fois la taille du marché des futures américain, ce qui en fait le plus grand marché au monde. Étonnamment, ce géant endormi est un terrain peu familier à la plupart des traders et des investisseurs. Jusqu’à la popularisation du trading grâce notamment à Internet il ya quelques années, le marché des changes (FOREX) était principalement le domaine de larges institutions financières, de compagnies multinationales et de hedge funds. Les temps ont désormais changé, le dollar américain a atteint des records de baisse et tout le monde, du boulanger au banquier subit l’impact de la variation des  monnaies.

EN QUOI CE MARCHE DIFFERE-T-IL  DES AUTRES ?

A l’instar des marchés d’actions, de futures ou d’options, le marché de devises n’est pas un marché physique centra

lisé. Les échanges se font à travers divers brokers spécialisés. A première vue, cela peut déconcerter les investisseurs habitués à des échanges structurés comme sur le NYSE ou le  CAC40. Pourtant cette façon de procéder fonctionne parfaitement en pratique : les négociants sur le forex doivent à la fois compétir et coopérer les uns avec les autres, le marché se régulant de par luimême. De plus, de nombreux intermédiaires sur le Forex aux Etats Unis deviennent membres de la NFA (National Futures Association), s’assurant ainsi l’arbitrage de l’organisme en cas de litige. De ce fait, il est essentiel que tous ceux qui envisagent d’échanger des devises, le fassent à travers une société membre de la NFA.

Voici une liste de 5 autres facteurs qui différencient le marché des changes des autres marchés

•   Pari simple : pro-dollar ou anti-dollar 

Lorsqu’il s’agit d’échanger une quelconque paire de monnaie basée sur le dollar, l’idée générale est simple: vous êtes pro-dollar ou anti-dollar. Parce que 80% de toutes les transactions impliquent le dollar américain, les perspectives du billet vert et des données économiques américaines ont tendance à dominer  le prix des paires de monnaies.

•   Echanges publics sur le forex. Pas de fraude 

Vu que les devises que nous proposons sont celles des pays les plus développés comme les Etats Unis, l’Angleterre, les états de la zone Euro ou l’Australie, les fraudes comptables ne sont pas une préoccupation pour le trading de devises. Les données économiques sont fournies à tout le monde en même temps, rendant impossible d’éventuels délits d’initié. Par exemple, CNBC publiera les chiffres de l’emploi à la minute où ils auront paru, uniformisant ainsi les règles du jeu pour tous les investisseurs.

•   La possibilité de gagner le rollover

Le rollover est l’intérêt perçu ou payé, pour chaque position maintenue ouverte d’un jour à l’autre. Chaque monnaie est associée à un taux d’intérêt. Les devises étant échangées par paires, chaque

2. TROIS FACONS FACILES D’ECHANGER DES DEVISES

Chaque personne est unique. Nous sommes différents les uns des autres de par nos goûts, nos tempéraments, nos styles…   Et quand il s’agit de trader, nous n’avons pas à nous limiter à une stratégie unique car il existe plusieurs façons de négocier sur le marché des devises. Dans le module qui suit, nous vous présentons 3 modèles  spécifiques qui  intègrent  des facteurs clés du trading des devises : fondamentaux, techniques et opinion du marché.

Les news font bouger les marchés

Qu’est ce qui fait varier les monnaies ? Les nouvelles. Les nouvelles économiques, politiques et les commentaires des autorités monétaires qui sont en contradiction avec les attentes du marché, peuvent avoir un fort impact sur le prix des monnaies. La spéculation est une question de ressenti, et les nouvelles peuvent renforcer celui-ci ou au contraire le retourner complètement.

L’une des erreurs les plus communément commises par les traders débutants, est de penser que toutes les nouvelles impactent immédiatement sur le prix. Pas tout à fait en réalité. Le forex est le plus grand et le plus liquide des marchés avec un volume de 3000 milliards par jour. Sur ce marché, il est impossible pour les prix de s’ajuster automatiquement suite à la parution des informations surprises. Quand les gros acteurs du marché comme les multinationales ou les hedge funds réagissent aux changements économiques ou politiques, cela peut prendre des jours avant que le prix ne s’ajuste complètement à la nouvelle réalité.

Le trading actif fait référence au fait de suivre le flux. Nul besoin de deviner le résultat à l’avance, ce qui est souvent difficile pour les traders sans grandes connaissances économiques. Mieux vaut observer et attendre. Si les données économiques sont pires ou meilleures que celles prévues, de bonnes opportunités de réaction peuvent se présenter. Cependant, il existe une règle clé à suivre  pour le trading actif : soit nous sommes dans le juste, soit nous sommes dans le faux. Si le prix n’a pas réagi comme prévu à une nouvelle information, et a été redéfini à de nouveaux seuils, pourquoi participer aux échanges ?  Le marché a jugé l’information peu importante, il ne faut pas s’attarder sur la perte enregistrée. 

Toutes les semaines, notre rapport Trading the News vous apprend comment trader de façon active. Nous choisissons les données de marché qui bougent le plus, et nous vous montrons comment prendre une position et à quels niveaux en sortir.

Suivre la tendance

Trader dans le sens de la tendance est un vieux proverbe qui a permis à beaucoup de traders de gagner des millions de dollars sur le marché des devises. Généralement, les devises développent de fortes tendances. Contrairement aux actions qui peuvent être impactées par pléthore de variables, allant de la conjoncture économique  à la démission d’un dirigeant, les monnaies sont influencées d’abord par des facteurs macro-économiques comme la croissance du pays ou la politique monétaire. Ainsi, une fois qu’elles sont dans une direction, elles ont tendance à la suivre et à y rester.

Pourtant, la direction prise par une devise n’est pas toujours claire. Sur une base journalière, les nouvelles économiques  et politiques ou nos positions spéculatives peuvent mettre les devises hors champ, rendant difficile le trading sur une tendance. Heureusement, nous pouvons profiter de l’analyse technique pour nous aider à définir la véritable tendance  d’un mouvement aléatoire. Les Bandes de Bollinger sont un bon moyen d’identifier  une tendance. Il s’agit de l’un des outils les plus populaires de l’analyse technique, très apprécié des traders et applicable à tous les marchés (actions, obligations, devises). Beaucoup de traders l’utilisent pour déterminer des seuils de sur- achat ou de survente ; lorsque le prix touche la bande supérieure, c’est un signal de vente et inversement quand le prix touche la bande inférieure, on achète. Nous avons une façon unique d’utiliser les bandes de Bollinger, créant des canaux de prix qui nous permettent de rester dans la tendance.

Initialement, les bandes de Bollinger mesurent un écart. C’est pourquoi  elles peuvent être très utiles pour la définition d’une tendance. En générant deux ensembles de bandes (l’un paramétré sur un écart type et le second paramétré sur deux écarts types), nous avons une bonne perspective de l’évolution  du prix. Sur le graphique suivant, nous voyons que tant que les canaux de prix sont  entre la bande de Bollinger  + 1 écart type(bande supérieure)  et la bande de Bollinger + 2 écart type  à partir de la moyenne, la tendance est haussière ; cette zone est définie comme zone d’achat. Inversement, si les canaux de prix  sont situés entre les bandes -1 écart type et -2 écart type, la tendance est baissière et nous sommes en zone de vente. Les autres zones sont appelées « no man’s land ».

Un autre avantage de cet outil est qu’il s’adapte dynamiquement à l’expansion et  à la contraction des prix, à mesure que la volatilité baisse ou augmente. Ainsi, les bandes s’élargissent ou se rétrécissent naturellement  de façon synchronisée avec le prix créant ainsi une enveloppe précise autour de la tendance. 

Passivité

L’une des stratégies les plus communes sur le marché des changes est d’essayer de sélectionner les pics à la hausse et à la baisse, mais l’utilisation de l’analyse technique peut s’avérer difficile et frustrante. Cependant, la passivité a prouvé son efficacité pour identifier les pics hauts et bas. Une fois par semaine est publié le FXCM Speculative Sentiment Index qui mesure le positionnement d’un sous- ensemble de traders très spéculatifs. Cet indice repose sur des traders qui sont toujours pris du mauvais coté du marché en essayant de trouver les pics hauts et bas, au mauvais moment. Quand ils abandonnent, c’est souvent à ce moment qu’un retournement apparait.

Ici, un lien pour un exemple du Speculative Sentiment Index. La ligne noire est le prix EUR/USD, et les barres représentent les ratios des positions longues sur positions courtes (position longue = achat ; position courte = vente). En règle générale, quand la position est courte, le contre-signal est d’acheter  EUR/USD dans ce cas. Inversement, quand la position est longue, le contre-signal est  de vendre  EUR/USD. Quand le ratio  glisse du court vers le long, il faut s’attendre à une montée assez rapide, inversement quand il glisse du long vers le cours, il faut s’attendre à une baisse.

 

ANALYSE TECHNIQUE POUR LE MARCHE DES CHANGES : FONDEMENTS

La définition première de l’analyse technique est l’étude des prix historiques d’une action (graphiques) afin de prévoir les prix futurs de celle-ci. Ceux qui utilisent l’analyse technique reconnaissent certaines choses : les tendances et  les historiques des marchés se répètent. La tendance est un concept important car toutes les approches techniques reposent sur l’identification d’une tendance et des prises de positions dans le sens de celle- ci. L’histoire se répète, est une autre façon de dire que des modèles apparaissent de façon récurrente et ces modèles déterminent  les tendances haussières ou baissières.

Comment identifier des tendances et quelles sont les figures communes qui indiquent comment se placer ?

Les plus simples et plus communs des outils techniques comprennent des indicateurs simples  comme la moyenne mobile simple (SMA), le relative strength index (RSI) et les modèles graphiques comme les triangles ou la figure « tête  et épaules ».

L’exemple qui suit est celui d’un graphique journalier couvrant la période d’octobre 2004 à octobre 2006. La ligne rouge représente la moyenne mobile simple à 200 jours. La moyenne mobile simple ici, est la moyenne des 200 derniers prix de clôture. La moyenne mobile à 200 jours est un outil commun utilisé pour identifier une tendance à long terme. La tendance est considérée haussière lorsque le prix est en dessous de la moyenne mobile, inversement  lorsque le prix est au dessus de la moyenne mobile, la tendance est considérée baissière. L’oscillateur bleu en dessous des barres de prix  et de la moyenne mobile est le RSI à 14 jours (14 jours est le paramètre habituellement utilisé ; paramétré à 9, l’indicateur sera plus volatile et paramétré à 21 il sera moins volatile). Un RSI au dessus de 70 indique des zones de sur-achat ; en dessous de 30, il indique une zone de survente.

Traditionnellement, un franchissement au dessus de la ligne à 30 est un signal d’achat ; la cassure de la ligne 70 est un signal de vente. En combinant la moyenne mobile simple et le RSI pour la période allant d’octobre 2004 à octobre 2006, vous auriez pu faire d’énormes profits sur la paire EUR/USD.

Les modèles de graphiques indiquent si le prix est dans la direction de la tendance (modèles  de continuation) ou si celui-ci est dans une inversion de tendance. Un modèle courant de continuation est le modèle du triangle. Le triangle montré ci-dessous est un triangle contracté dans la mesure où les deux lignes qui forment le triangle convergent. Dans ce cas précis, la paire EUR/USD  est passée de 1.1757 à 1.2460 avant de former le triangle. Le triangle cède, face à une cassure haussière en septembre. Un  modèle « tête et épaules » inversé s’est déplié de début juillet 2005 à début avril 2006. Pour cette figure « tête et épaules » inversée, il ya :

1.   Une tendance à la baisse qui passe par A

2.   Une correction du marché au point B

3.   Une nouvelle chute vers le point C

4.   Une remontée qui s’approche du pic  B, c’est le point D

5.   Une troisième chute qui n’atteint pas la tête, c’est le point E

6.   Un rapprochement au dessus de la « ligne de cou » (ligne qui relie les points B et D) qui est le point F et un point d’achat

Ce modèle inversé marque le plus bas de l’année 2006 et le début d’une course à la hausse de la paire EUR/USD. Ces deux modèles de graphiques ont conduit à de belles prises de positions à l’achat. 

Trader est une affaire d’intuition ; plus nous avons de signaux indiquant que le marché va bouger dans un sens, plus avons-nous intérêt à trader sur ce marché. En d’autres termes, il faut associer les modèles graphiques aux indicateurs techniques pour trouver les meilleures trades.  Les cassures sur le graphique ci-dessus sont apparues quand le prix a franchi sa moyenne mobile à 200 jours. Avec ces techniques, vous aurez plus  de confiance en vos positions et serez plus enclins à augmenter la taille de votre position.

échange n’implique pas que deux monnaies, mais également deux taux d’intérêt. Si le taux d’intérêt de la devise que vous achetez est supérieur à celui de la devise vendue, votre rollover est positif et vous percevez les intérêts ; à l’inverse, si la devise achetée a un taux d’intérêt inférieur à celui de la devise vendue, votre rollover est négatif et vous paierez les intérêts. Le rollover représente un coût ou un profit supplémentaire à votre position.

Échanges  24h sur 24

Le marché des changes est le marché le plus liquide au monde. Avec FXCM, vous pouvez trader 24h sur 24 entre dimanche à  17h et vendredi à 16h. Sur le marché des devises, il ya relativement peu d’écarts de prix. Sa taille et son étendue en font le marché le plus accessible au monde. Vous pouvez échanger à tout moment et le marché est toujours ouvert.

3. LES 5 CHOSES QUI FONT BOUGER LE MARCHE DES CHANGES

Le marché des devises

Le marché des devises est l’un des marchés les plus sophistiqués du monde, avec un volume de 3000 milliards par jour. C’est un marché alimenté par des banques centrales, des compagnies, des hedge funds et des spéculateurs individuels. Il est actif 24h sur 24, les échanges commençant à Wellington en Nouvelle Zélande, puis Sydney en Australie, Tokyo au Japon, Londres en Angleterre pour finir par New York. Les entreprises utilisent le marché des devises pour se protéger du risque de change, mais il existe comme sur tous les marchés, des spéculateurs. Il apparait que sur le Forex, 80% des échanges sont à caractère spéculatif. De tous les facteurs qui influencent le marché des changes, il en existe cinq principaux que nous allons vous présenter par ordre d’importance. 

1. Les taux d’intérêt

Le taux d’intérêt est le premier des facteurs influençant les taux de change entre monnaies. Chaque banque centrale fixe un taux d’intérêt associé à sa monnaie. Ainsi, chaque mouvement du taux d’intérêt à la hausse ou à la baisse affecte le taux de change. Cela est dû au fait que les spéculateurs achèteront des monnaies à haut rendement, achats financés par des monnaies à faible rendement. La paire la plus utilisée pour ces opérations appelées carry trade (opération spéculative sur écart de rendement) est la paire USD/JPY. En automne 2006, les taux à court terme américains étaient de 5.25% contre 0.25% au Japon. Dans ce cas, les traders achetaient des dollars dans le but de percevoir 0.525 d’intérêts, et vendaient le yen pour ne payer que 0.025 d’intérêts, ce qui fait un spread (écart) de 0.500. Le profit provient à la fois des intérêts perçus et d’un éventuel gain en capital (vous payez un intérêt quand vous vendez une monnaie à haut rendement et achetez en échange une monnaie à faible rendement). De façon similaire, quand la Banque d’Angleterre augmente ses taux d’intérêt de 4.5% à 4.75% en août 2006, le spread de la paire GBP/JPY s’est élargi de 0.425 à 0.450, ce qui a mené la livre à un niveau de 700 points en juste trois semaines ; en effet les traders ont poussé la spéculation afin de tirer avantage des nouveaux spreads.

2. Croissance économique

La croissance économique exprimée par le produit intérieur brut (PIB) est le deuxième facteur influençant les monnaies. Cela est du au fait que, plus l’économie d’un pays se renforce, plus il ya de chances que la Banque Centrale dudit pays augmente ses taux afin de contenir l’inflation qui a tendance à apparaitre avec la croissance ; il ya également plus de chances que les flux de capitaux étrangers sur les marchés d’actions du pays augmentent. La paire EUR/USD illustre très bien cette relation pour la période entre 2005 et 2006. En 2005, la zone euro recule en termes de croissance économique, avec une faible moyenne de 1.5% sur l’année, contre 3% aux Etats Unis. Cela a conduit à une forte chute de la paire EUR/USD en 2005, pour revenir à des niveaux plus raisonnables en 2006 lorsque la zone euro est revenue en situation de croissance, dépassant même celle des Etats Unis.

3. Géopolitique

L’influence de la géopolitique sur les devises  est très grande et s’explique par le fait que les spéculateurs « tirent avant de poser des questions».  Ils se réfugient rapidement vers les valeurs secondaires jusqu’à ce qu’ils soient sûrs qu’il n’existe plus de risques. De manière générale, la politique l’emporte presque toujours sur les standards économiques. Un exemple de cette influence est la paire USD/CAD en mai 2005. Le Canada est le premier exportateur de pétrole brut vers les Etats Unis ; le Premier Ministre canadien  faisait face à un vote de censure en raison d’accusations de corruption du Parti Libéral. Malgré les fondamentaux économiques indiquant une montée, le dollar canadien est resté relativement faible face à son équivalent américain, jusqu’à ce que les traders spécialistes des devises se concentrent sur les données économiques canadiennes ; la paire USD/CAD avait plongé de 200 points.

4. Flux de capitaux et flux commerciaux

Les flux commerciaux (revenus apportés dans le pays à travers le commerce) et les flux de capitaux (investissements étrangers dans le pays) sont des composants essentiels des mouvements des monnaies. La raison pour laquelle il s’agit seulement du quatrième facteur, est que certains pays sont plus  sensibles aux flux commerciaux, quand d’autres sont plus dépendants des capitaux étrangers. Il est impossible d’accorder le même poids aux flux commerciaux et aux flux de capitaux pour un même pays. En général, les flux commerciaux sont à retenir pour les monnaies liées aux matières premières comme les dollars canadien, australien et néo-zélandais. Au Canada, le pétrole est la première source de revenu ; les échanges en Australie sont dominés par l’industrie et les métaux précieux ; et en Nouvelle-Zélande, les biens agricoles sont une source de revenus essentielle pour le pays. Les flux commerciaux sont primordiaux pour d’autres économies exportatrices comme le Japon et l’Allemagne.  D’autre part, les pays comme les Etats Unis ou le Royaume Uni ont des flux de capitaux plus importants en raison de leurs marchés de capitaux très grands et liquides. Ces pays ont des services financiers extrêmement importants. Les services financiers américains rapportent 40% du total des profits du S&P500. A première vue, le déficit record américain devrait pousser la monnaie à la dépréciation, mais l’histoire montre que ce n’est pas le cas. Les Etats Unis ont compensé leur déficit en attirant les capitaux excédentaires du reste du monde. Pour peu que les Etats Unis ne soient plus capables de compenser le déficit commercial par les flux de capitaux, la monnaie se trouvera affaiblie. Il est donc important d’étudier les flux du pays afin de connaitre sa sensibilité aux flux commerciaux ou de capitaux et ainsi déterminer dans quelle direction sa monnaie se dirige.

5. Les fusions-Acquisitions

Bien que ce facteur soit le cinquième en ordre d’importance, c’est l’influence la plus puissante à court terme. La définition première des fusions et acquisitions est quand une entreprise d’une région économique veut faire une opération transnationale et acheter une entreprise d’un autre pays. Par exemple, si une entreprise européenne veut acheter des actifs canadiens pour une valeur de 20 milliards de dollars canadiens, elle devra acheter du dollar canadien sur le marché des changes en raison des différences entre les deux monnaies.  En règle générale, ce type de transaction n’est pas sensible au prix des monnaies mais sensible à la durée dans la mesure où il existe une date butoire à laquelle l’acquéreur doit compléter la transaction. En raison de cette contrainte de temps, les flux de fusions acquisitions peuvent avoir un effet temporaire très fort sur le marché des changes et parfois fausser le cours naturel des flux de change. La paire USD/CAD a récemment bien illustré cet effet ; elle était censée monter avec les chiffres économiques désastreux du Canada, mais en raison d’une très grande demande d’actifs  canadiens en Asie, au Moyen Orient  et en Europe, le dollar canadien est resté sur les talons de son équivalent américain, même avec la correction subie par le pétrole.

6. CONCLUSION

Vous avez découvert les cinq facteurs qui font la base des mouvements du forex. Le trading de devises implique une forte et continuelle interaction de ces cinq éléments, et  se familiariser avec ces facteurs vous garantit de mieux comprendre comment fonctionne le marché des changes et ainsi de pouvoir y trader.


4.  LES FONDEMENTS DE L’ANALYSE TECHNIQUE

L’analyse technique se définit comme l’étude des prix historiques d’une action ou d’une monnaie pour le marché des changes, afin d’en prévoir les prix futurs. Ceux qui utilisent l’analyse technique considèrent que les tendances de marchés et l’histoire se répètent. La tendance est un concept important car la plupart des approches techniques reposent sur le fait de trouver une tendance et de trader dans le sens de celle-ci. Ce sont les mêmes modèles qui apparaissent sur le marché et ils indiquent les tendances haussières ou baissières. 

Comment identifier une tendance et quels sont les modèles courants qui nous indiquent comment trader ?

L’exemple qui suit est celui d’un graphique journalier couvrant la période d’octobre 2004 à octobre 2006. La ligne rouge représente la moyenne mobile simple à 200 jours. La moyenne mobile simple ici, est la moyenne des 200 derniers prix de clôture. La moyenne mobile à 200 jours est un outil commun utilisé pour identifier une tendance à long terme. La tendance est considérée haussière lorsque le prix est en dessous de la moyenne mobile, inversement  lorsque le prix est au dessus de la moyenne mobile, la tendance est considérée baissière. L’oscillateur bleu en dessous des barres de prix  et de la moyenne mobile est le RSI à 14 jours (14 jours est le paramètre habituellement utilisé ; paramétré à 9, l’indicateur sera plus volatile et paramétré à 21 il sera moins volatile). Un RSI au dessus de 70 indique des zones de sur-achat ; en dessous de 30, il indique une zone de survente. Traditionnellement, un franchissement au dessus de la ligne à 30 est un signal d’achat ; la cassure de la ligne 70 est un signal de vente. En combinant la moyenne mobile simple et le RSI pour la période allant d’octobre 2004 à octobre 2006, vous auriez pu faire d’énormes profits sur la paire EUR/USD.

Les modèles de graphiques indiquent si le prix est dans la direction de la tendance (modèles  de continuation) ou si celui-ci est dans une inversion de tendance. Un modèle courant de continuation est le modèle du triangle. Le triangle montré ci-dessous est un triangle contracté dans la mesure où les deux lignes qui forment le triangle convergent. Dans ce cas précis, la paire EUR/USD  est passée de 1.1757 à 1.2460 avant de former le triangle. Le triangle cède, face à une cassure haussière en septembre. Un modèle « tête et épaules » inversé s’est déplié de début juillet 2005 à début avril 2006. Pour cette figure « tête et épaules » inversée, il ya :

1.   Une tendance à la baisse qui passe par A

2.   Une correction du marché au point B

3.   Une nouvelle chute vers le point C

4.   Une remontée qui s’approche du pic  B, c’est le point D

5.   Une troisième chute qui n’atteint pas la tête, c’est le point E

6.   Un rapprochement au dessus de la « ligne de cou » (ligne qui relie les points B et D) qui est le point F et un point d’achat

Ce modèle inversé marque le plus bas de l’année 2006 et le début d’une course à la hausse de la paire EUR/USD. Ces deux modèles de graphiques ont conduit à de belles prises de positions à l’achat. 

Trader est une affaire d’intuition ; plus nous avons de signaux indiquant que le marché va bouger dans un sens, plus avons-nous intérêt à trader sur ce marché. En d’autres termes, il faut associer les modèles graphiques aux indicateurs techniques pour trouver les meilleures trades.  Les cassures sur le graphique ci-dessus sont apparues quand le prix a franchi sa moyenne mobile à 200 jours. Avec ces techniques, vous aurez plus  de confiance en vos positions et serez plus enclins à augmenter la taille de votre position.

5. COURS CROISES DE MONNAIES

Dans le marché des actions, un trader a la possibilité de choisir parmi plus de 5000 entreprises ; une centaine d’entre elles seront dans la tourmente des marchés baissiers (bearish), et un bon millier d’entre elles s’effondreront dans les plus forts moments des marchés haussiers (bullish). Toutefois, dans le marché des devises, ces possibilités divergentes n’ont pas tendance à se produire, et trouver des opportunités devient plus simple en raison de la sélection très étroite des investissements. Dans cet article, nous verrons comment les traders utilisent des combinaisons pour faire une grande variété de trades qui ne sont guère affectés par les fluctuations journalières du billet vert.

Toutes les positions sur les monnaies ne se ressemblent pas

Lorsqu’il s’agit d’échanger les monnaies, les traders sont face à deux choix : acheter le dollar ou vendre le dollar. Indifféremment du choix du trader de prendre une position longue sur GBP/USD ou EUR/USD, ou une position courte sur USD/CHF ou USD/JPY, le résultat est que le trader anticipe une hausse du dollar. Par conséquent, le choix entre ces quatre trades est en quelque sorte immatériel dans la mesure où ils sont tous liés aux mouvements du dollar américain. Certes, il s’agit là d’une grossière simplification du marché des changes. Tous les mouvements des monnaies ne s’adaptent pas à ce paradigme. Le dollar néo-zélandais a bien illustré cela durant l’été 2008. Compte tenu de sa croissance bâtie sur les exportations, et de sa proximité avec l’Australie, le taux de change du dollar néo-zélandais est fortement corrélé aux prix des matières premières et au dollar australien (qui a lui-même une forte dépendance vis-à-vis de l’or). Alors que les monnaies majeures comme l’euro sont restées fortes face au dollar américain, la chute des prix des matières premières a pesé durement sur le dollar néo-zélandais. D’autre part, lorsque les marchés sont prêts à prendre des risques et que les opérations de carry trade se multiplient, le dollar néo-zélandais a tendance à écraser le dollar américain, quand les autres monnaies comme le yen et le franc suisse en pâtissent.

Les cours croisés de monnaies offrent plus de possibilités

Trader simplement de son propre chef sur le dollar contre les autres monnaies aura des résultats rarement uniformes. Certaines monnaies s’apprécient nettement face au dollar, tandis que d’autres peinent à gagner quelques points. Cette disparité de performance des monnaies face au dollar, offre de belles opportunités pour les traders qui choisissent une large gamme de cours croisés. Lorsqu’ils sont simplifiés, les cours croisés mesurent la force relative d’une monnaie par rapport à une autre, et se distinguent par le fait que le dollar américain n’apparait pas dans la paire. Ainsi, ils offrent aux traders d’énormes possibilités au-delà de la simple stratégie d’achat ou vente du dollar.

Différents cours croisés pour différents types de trading

Pour les traders qui aiment la prise de risque, les cours croisés avec le yen peuvent être intéressants car ils peuvent être aussi volatiles que le DJIA, et permettent des ventes à découvert pendant les périodes baissières. En même temps, lorsque le marché financier est à la recherche de risque, trader sur les cours croisés peut mener à des stratégies de carry trade qui consistent à tirer profit des écarts de taux d’intérêt entre différentes monnaies.  Par ailleurs, certains cours croisés comme l’EUR/USD peuvent adopter une tendance pendant des mois. En effet cette paire a chuté continuellement depuis juin 2008 et les traders qui se sont positionnés dans la tendance en ont grandement profité. Pendant ce temps, d’autres se trouvent en situation de range pendant des semaines voire des mois, comme l’EUR/GBP depuis mars 2003. En bref, les possibilités avec les cours croisés sont infinies.

Le commerce économique

Les disparités des performances économiques peuvent souvent offrir des opportunités dans le trading de cours croisés. La performance de la paire EUR/CHF pour le troisième trimestre 2008, illustre bien cela. La peur grandissante sur les marchés américains s’est étendue à l’Europe durant la première moitié de l’année. Dès août, il était devenu clair que l’Europe n’était pas à l’abri de la faiblesse généralisée des banques et du rétrécissement du crédit. Pourtant, le petit et agile pays qu’est la Suisse n’a pas souffert de la désorganisation politique et institutionnelle qui a secoué les 15 membres de la zone Euro à la suite de la crise bancaire. En outre, avec de meilleurs statistiques sur le taux de chômage (2,4% en Suisse contre 7,5% en zone Euro) et les ventes au détail (0.0% contre -1,8%), la Suisse s’en est nettement mieux tiré que son plus grand voisin. Alors que le marché commençait à peine à intégrer ces faits dans les prix, la paire EUR/CHF (l’une des paires les moins volatiles du marché à l’époque) s’est effondrée de plus de 700 point pour le troisième trimestre seulement.


6.LES SESSIONS DU FOREX

Si le marché des changes Forex fonctionne 24h sur 24, il existe des moments où les prix sont plus volatiles que d’autres. Lorsqu’on échange sur le Forex, il est essentiel de connaitre ces périodes car elles peuvent offrir des opportunités de trading ou présenter des risques pour les traders à long terme qui entrent ou sortent du marché. Nous allons vous présenter les principales sessions Forex, les périodes les plus actives et les raisons pour lesquelles ces relations devraient perdurer à l’avenir.

Il existe trois places financières majeures dans le monde ; ce n’est pas une coïncidence que l’activité sur le marché des changes augmente quand ces places financières sont ouvertes. En fait, il est normal que les opérations des principales institutions financières, des traders et autres opérateurs se fassent aux heures de travail de chaque centre. Les trois principales sessions pour les marchés financiers couvrent les activités en Asie, en Europe et les marchés nord?américains, balayant ainsi la plupart des fuseaux horaires du monde.

La session Asie est centrée sur les heures des trades à Tokyo. Officiellement, cela englobe les périodes où le Tokyo Stock Exchange est ouvert entre 7H00 pm et 4H00 am, mais il va de soi que le marché des devises se tient une heure ou deux avant et après que les marchés d’action aient commencé et terminé. En tant que place financière, la session de Tokyo n’inclut pas que la liquidité du Japon, mais aussi celle de la Chine, de l’Australie, de la Nouvelle?Zélande, de l’Inde, de Hong Kong, Singapour et beaucoup d’autres pays d’Asie Pacifique.

L’Europe est très dense en termes de population et de richesse accumulée. Alors que la zone Euro est centrée sur sa plus large économie, la capitale financière européenne est Londres. Les échanges au Royaume Uni débutent officiellement entre 3H00 am et 11H30 am, mais une fois de plus, la présence de traders de toute l’Europe et la continuité des échanges sur le Forex augmente l’étendue de celuici. Quand la session de Londres est ouverte, la liquidité de l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, les Pays Bas, la Suisse, plus l’Afrique et le Moyen Orient contribuent à la liquidité du marché tout entier des devises.

Enfin, c’est la session nord?américaine qui clôt les échanges avec une activité concentrée aux heures d’ouverture de New York. Les échanges se font entre 9H00 am et 4H30pm, mais de nombreux traders se connectent quelques heures avant l’ouverture pour voir l’évolution des prix avant l’ouverture officielle des marchés aux USA, de même que pour voir les publications économiques qui sont faites la plupart du temps à 8H30. Lors de la session nord?américaine, c’est la liquidité des Etats

Unis, du Canada, du Mexique, du Brésil et des autres pays sud américains qui est échangée.

SESSION

MARCHE PRINCIPAL

HORAIRES

HORAIRES GMT

ASIE

Tokyo

19 :00pm ?04 :00am

00 :00am?09 :00am

EUROPE

Londres

02 :00am? 12 :00pm

07 :00am?17 :00pm

AMERIQUE DU NORD

New York

08 :00am?16 :00pm

13 :00pm?21 :00pm

Moyenne horaire de réaction de l’EUR/USD

En faisant un retour sur les trois dernières années, nous avons constaté que la volatilité des majeures augmente et baisse pendant certaines périodes. Vu que les fluctuations des majeures basées sur le dollar sont plutôt uniformes, nous avons utilisé l’EUR/USD comme référence pour les majeures. Le graphique ci?dessous, montre le range moyen pour chaque heure de trading sur une base de 24h. Les résultats montrent clairement des périodes de hausse et des périodes de réduction d’activité. La période la plus active (2 :00 pm GMT) pour les marchés couvre plus de trois fois le range moyen de la période la moins active (10 :00pm GMT). Nous pouvons observer que les prix augmentent généralement aux heures d’ouverture des trois sessions majeures. A l’ouverture de la session en Asie, l’EUR/USD se situe dans un range moyen de 13 points ; au début de la session Europe, l’EUR/USD bouge de 23 points et au début de la session nord américaine les prix touchent les 31 points.

RANGE HORAIRE MOYEN EUR/USD

Les périodes clés de mouvements sur le forex

Compte tenu du fait que les prix augmentent de pair avec le nombre de traders présents sur le marché, il n’est pas surprenant de voir que le marché des devises est plus actif quand les sessions se chevauchent. Sur le graphique horaire ci?dessus,  la paire EUR/USD atteint son plus haut niveau quand les sessions européenne et américaine se chevauchent entre 9 :00am et 12 :00pm.  La réaction au cours des deux heures qui suivent est comparable mais nettement plus réservée. Cependant, la simple présence  des traders n’est pas la seule composante de l’activité de la période.

Un autre élément qui explique la forte volatilité durant cette période, est le rythme auquel les indicateurs économiques américains sont publiés. De nombreux indicateurs de mouvements de marché comme les chiffres du chômage, l’indice des prix à la consommation et les ventes de détail entre autres sont publiés aux environs de 8h30 am. Ce schéma se répète vers 4 :00 am quand la première partie de la session Europe coïncide avec la fin de la session Asie et lorsque de nombreuses données sur l’Allemagne et la zone Euro sont publiées. La forte hausse à  4 :00 pm est unique à l’euro  et est largement due à la fermeture des marchés américains. Cette réaction est particulièrement reflétée dans cette paire car c’est la plus échangée

RANGE HORAIRE MOYEN POUR LES MAJEURES ENTRE 9 :00AM ET 11 :00 AM

Utilisation de ces connaissances pour trader

Savoir quand les marchés sont actifs ou au ralenti est vital pour les traders sur le Forex. Pour les traders à cout terme, baser ses positions autour des périodes les plus volatiles de la journée augmente la probabilité que le trade sorte de nos objectifs pendant que nous sommes encore devant l’ordinateur. Inversement pour les traders à long terme, une accalmie dans les fluctuations des prix présente une période stable pour prendre position sur un trade.  Au final, reconnaitre les périodes


actives d’une session permettra au trader d’être plus en confiance lors du choix de la période idéale pour trader.


7. CHANDELIERS

L’une des stratégies les plus populaires sur le Forex implique l’utilisation des graphes en chandeliers japonais. Selon un modèle de formation de chandeliers, les traders essaient d’acheter et vendre des devises en anticipant sur des périodes de continuation ou de renversement de situation.

Morning Star : ce modèle signale un retournement à la hausse pour une tendance générale qui était à la baisse. La première bougie doit être négative et très pleine, ce qui indique de fortes pertes. La deuxième bougie commence au niveau de clôture ou légèrement en dessous de la première, les mouvements se situant dans une étroite fourchette, le point le plus haut étant en dessous du point médian de la première bougie. La troisième bougie est fortement positive et se ferme au dessus du point médian de la première bougie. Cela indique que le sentiment baissier ne peut pousser le prix en dessous des bas niveaux précédents et le risque d’un retournement de tendance demeure.

Evening Star : c’est l’opposé parfait du morning star, dans la mesure où les prix commencent dans une tendance haussière et que la première bougie est fortement positive. La deuxième bougie s’ouvre en dessous du prix de clôture précédent, le point le plus bas étant au dessus du point médian de la première bougie. La troisième bougie est fortement négative et se ferme en dessous du point médian de la première bougie. Il s’agit ici d’un avertissement car les prix n’arrivent pas à remonter à leurs plus hauts niveaux.

Hammer : un hammer se forme quand le prix est dans une tendance baissière et que les fluctuations se font en dessous de l’ouverture, mais un retournement laisse le prix inchangé à la clôture. Ce chandelier se distingue par sa longue mèche vers le bas, un petit corps et une petite mèche, voire du vide au dessus, signalant que le prix a clôturé  près du plus haut point de la bougie. C’est une information optimiste car elle nous indique que les hausses ont dépassé les baisses initiales.

Shooting star : il s’agit du parfait opposé du Hammer. Le prix est dans une hausse à l’ouverture et il fluctue fortement à la hausse dans la bougie, mais un retournement laisse le prix en dessous des niveaux d’ouverture. Le shooting star se distingue par sa longue mèche vers le haut, une petite bougie, et peu ou pas de mèche vers le bas. Ce signal indique que la course à la hausse a permis d’atteindre de hauts niveaux de prix, mais un épuisement par la suite a conduit les prix vers le bas avant la fermeture.

Comment trader sur le forex en utilisant les chandeliers

La clé de l’utilisation des chandeliers sur le Forex, est de garder à l’esprit les aspects techniques, particulièrement des quatre modèles présentés plus haut.  En effet, le risque d’interprétation des chandeliers augmente considérablement si on prend en compte les niveaux de support et résistance. Par exemple, si un trader qui travaille sur la paire EUR/USD, anticipe un éventuel changement de tendance, il ya des chances que les chandeliers attendent d’atteindre une ligne de tendance spécifique ou un niveau de Fibonnaci. En regardant le chandelier, le trader a un outil supplémentaire pour l’aider à prendre position.

Quand on emploie des modèles de chandeliers, il est important d’utiliser des règles de gestion. Le trader peut le faire en ayant recours à des ordres stop serrés. Si la paire tradée ne suit pas la direction indiquée par les chandeliers, il ya des chances qu’elle ne le fasse pas du tout. En plaçant un ordre stop, le trader peut éviter d’être pris du mauvais coté de la position si la paire casse. Ainsi il limitera ses pertes.


8.LA GESTION DU RISQUE

LA CLE D’UNE STRATEGIE REUSSIE SUR LE FOREX

Même la meilleure des stratégies peut faiblir avec le temps ; sans une bonne gestion  du risque, une petite perte peut se transformer en fermeture de compte par appel de marge. La gestion du risque fait référence à l’effort effectué pour réduire l’incertitude autour d’une opération. Cette description simpliste, ne rend pas justice à une discipline qui a atteint des niveaux de complexité qui rivalisent avec ceux des stratégies elles?mêmes.  Dans ce module, nous évoquerons ce vaste sujet en présentant les règles les plus importantes pour tout type de trade, incluant les façons d’arrêter ses pertes, de se fixer des cibles, de calculer la taille de sa position  et comprendre son exposition.

CONNAITRE SA SORTIE AVANT MEME D’ENTRER

De la sagesse collective des marchés, il ya une règle qui domine toutes les autres en matière de commandements de gestion : placer des stops. Un stop est simplement un niveau auquel un trader sortira d’une position qui va dans le sens contraire de sa volonté. Ce niveau peut être mental ou effectif (avec un ordre automatique de sortie quand le taux spot atteint un certain niveau). En général, un stop effectif est préférable car il élimine le risque d’une émotion qui s’infiltre dans le trade, changeant ainsi toute la stratégie. Toutefois, il existe des situations où la composante mentale peut être utile. Il ya deux types de stops sur le marché des changes : un indicateur stop et un stop monétaire.

Stop monétaire : le stop monétaire est la stratégie de sortie la plus utilisée dans le monde de l’investissement. Ce niveau est basé sur un montant prédéfini qu’un trader est prêt à risquer sur chaque trade. En décidant en amont du montant que le trade peut éventuellement perdre, l’investisseur peut ainsi poursuivre son trade si sa position échoue. Alors que le stop est préalablement calculé en pourcentage du capital total, ou sur une base aléatoire, on peut également prendre en considération des facteurs techniques lors du choix du niveau de sortie. Prenons un exemple hypothétique de trade sur le la paire EUR/USD. Dans une perspective haussière de la paire, on peut entrer dans le marché quand le prix amorce une tendance haussière autour de 1.5525. Avec un niveau de risque acceptable à 150 pips ou 1 500$ pour un compte standard, le stop aurait été placé à 1.5375, largement en dessous de la ligne de tendance haussière.

Indicateur Stop : l’indicateur stop est une autre stratégie de sortie. Contrairement aux autres stops qui reposent majoritairement sur le prix, cette méthode utilise un indicateur technique seul ou en conjonction avec le prix spot, pour définir une sortie. Cela se matérialise par un indicateur qui atteint un certain niveau, deux indicateurs qui franchissent un niveau, ou par une interaction entre le prix et l’indicateur pour définir un point de sortie.  Théoriquement, les possibilités d’intégration de facteurs techniques dans le stop sont illimitées. L’un des indicateurs stops les plus courants sur la plupart des marchés,  est l’utilisation de la moyenne mobile. Ci?dessous un exemple de l’utilisation de la moyenne mobile simple à 100 jours comme outil de sortie pour la paire EUR/USD. Supposons que le trader prenne une position longue sur la paire juste au dessus de la moyenne mobile à 100 jours. Le trader peut alors décider de « trainer «  son stop en utilisant la moyenne mobile et sortir de sa position uniquement quand le prix sera en dessous de sa moyenne mobile. Dans cet exemple, le trade est pris à 1.55 et ne se fermera pas avant seule réserve est que cette méthode de stop ne marche pas bien avec des ordres commandés, le trader doit garder un œil sur l’indicateur technique.

Avoir un stop et s’y maintenir est la règle fondamentale de trading qui différencie les traders disciplinés des dissipés.


9.ANALYSE TECHNIQUE POUR LE FOREX : NIVEAU AVANCE

Peu importe la technique utilisée, le but est de mettre en place une position à la hausse, à la baisse ou neutre. Les moyennes mobiles, les oscillateurs, les modèles de prix, les lignes de tendance et les points pivot sont autant d’outils techniques qui ont un point commun : tous ces outils aident le trader à déterminer un point de référence contre lequel le trade est fait. En d’autres mots, tous ces outils aident le trader à choisir une position  à la hausse, à la baisse ou neutre. Les exemples qui suivent illustrent comment utiliser des méthodes avancées d’analyse technique.

Un outil qui fournit un support et une résistance, et de ce fait minimise le risque, est la méthode des points pivot. Les points pivot sont calculés à partir du point le plus haut, du point le plus bas et du prix de clôture.

Point pivot de la période : plus haut prix*+plus bas prix*+prix de clôture

3

Une fois ce calcul effectué, le point pivot peut être utilisé pour calculer les supports (S1, S2, S3) et les résistances (R1, R2, R3) pour la période considérée.

Résistance  1  = (2 x Point Pivot) – Point le plus bas*

Support  1 = (2 x Point Pivot) - Point le plus haut

Résistance 2  = (Point Pivot – Support 1) + Résistance  1

Support 2 = Point Pivot – (Résistance  1 – Support 1)

Résistance  3 = (Point Pivot – Support 2) + Résistance 2

Support  3 = Point Pivot – (Résistance  2 – Support  2)

R1 et S1 constituent le canal normal pour la période sélectionnée ; R2 et S2 projettent un canal extrême pour la période. Chaque niveau peut être utilisé comme point d’entrée ou de sortie comme le montre le graphique horaire de la paire USD/JPY avec les points pivots par semaine. 

Tout au long de la période, R1 et R2 ont fourni des points de résistance assez précis, de même que des points de support avec S1 et S2. Comment utiliser cette information pour développer une stratégie ? Considérons que pour la paire USD/JPY, nous cherchions des entrées à la vente, car la paire est en dessous de sa moyenne mobile à 200 jours. Plutôt que de se positionner de façon arbitraire, on place l’ordre à R1 qui s’arrête  au dessus de R2. Dans cet exemple, il se pourrait que vous couvriez votre position short à S1 ou même S2 si cela est possible.

Les oscillateurs fournissent également de bons points de référence, quoique plus subtils. Les oscillateurs tels que le RSI nous signalent les sur-achats et les surventes. Ces conditions sont quelque peu trompeuses car une paire peut rester surachetée ou survendue pendant de longues périodes. Un novice peut vendre une paire, en se référant au RSI qui signale du sur-achat, mais sans tenir compte du RSI, la paire peut continuer de grimper, ce qui conduirait à la démoralisation du trader. Une façon de trier les périodes de sur-achats et de surventes et d’ainsi trouver les meilleurs signaux est de regarder la divergence. La divergence se produit quand le prix et l’oscillateur (ici le RSI) divergent. En d’autres termes, quand l’indicateur ne peut confirmer de nouveaux points pour le plus haut et le plus bas.

Divergence à la hausse : un nouveau prix plus bas mais pas dans l’indicateur.

Divergence à la baisse : un nouveau prix plus haut mais pas dans l’indicateur.

Pourtant, le RSI ne fournit pas un point de référence clair en termes de prix. C’est pour cela qu’il est important de combiner cet outil avec d’autres comme les points pivots avec signaux de divergence, afin de générer un signal de trading réel.

Le graphique ci-dessus est à 60 minutes pour la paire GBP/USD, et présente des points pivot de la semaine ainsi d’un RSI à 14 heures.  Un point haut significatif apparait à 2.1160, ce qui est signalé par une divergence à la baisse avec le RSI et un décrochage à R2. De façon similaire, une divergence à la hausse à S3 indique que la chute initiale da la paire GBP/USD est probablement terminée. Durant les deux semaines suivantes, la paire s’est négociée dans un canal ascendant.

Les points pivot et le RSI fournissent de bons points de référence qui aident à identifier de fortes probabilités dans les trades. Après tout, trader revient à faire un jeu de probabilités, et en utilisant les outils techniques comme expliqué ci-dessus, vous augmentez vos chances de succès.

10.CONSEILS DE TRADING

Chez DailyFX, nous avons l’habitude de dire que nous sommes d’abord traders avant d’être analystes. Chacun des membres de l’équipe de DailyFX trade activement sur les marchés, et nous avons résumé ici quelques unes des leçons tirées de notre expérience.

Leçon 1 : ne pas ignorer les signaux d’avertissement

Il faut écouter les signaux d’avertissement. L’un de nos analystes a senti  le tremblement de terre résultant de la crise des subprimes, et a pris des positions short sur les taux d’intérêt américains, en anticipant une réduction des taux. Pourtant, il a échoué dans sa couverture quand les premières vagues de destruction ont frappé l’économie américaine (Merrill Lynch, Bear Stearns et UBS avaient commencé à révéler des pertes colossales liées à la crise des subprimes). Il est parti du fait que le marché actions remonterait dans les mois à venir en raison de la réduction des taux et de ce fait a pris une position longue sur la paire USD/JPY.  Evidemment, la paire s’est effondrée de plus de 1000 pips depuis, mais ce trader sait maintenant que quand la mer se retire de la cote, il faut s’attendre à un tsunami, se couvrir et revenir sur le marché quand la volatilité est revenue à des niveaux normaux.

Leçon 2 : Si vous n’êtes pas sûrs de votre analyse, ne faites pas de trade

Si vous avez fait une analyse approfondie et que vous êtes confiant quant au rendement d’un trade, alors prenez position ! N’attendez pas, car vous pourriez être entrain de manquer des profits. Par exemple, l’un de nos analystes a entrevu une hausse potentielle de la paire EUR/USD de 1.34 à 1.48 et une chute de la paire USD/CAD en dessous du niveau de parité. Pourtant, elle n’a pas pris position, et au moment où sa stratégie indiquait des signaux d’achat et de vente, les stops étaient plus grands que ceux avec lesquels elle est habituellement confortable (100 pips ou moins). Les récompenses furent pourtant supérieures aux 150 à 200 points de risque associé ; de plus, en ajustant la taille de sa position au risque et avec un stop plus large, elle aurait pu enregistrer de gros profits.

Leçon 3 : Faites confiance à votre méthodologie

Vous devez avoir une méthodologie à laquelle vous tenir et faire confiance ; autrement vous n’opérez pas de façon managériale mais plutôt chaotique. Par exemple, l’un de nos analystes identifie des points extrêmes sur le marché en se basant sur la théorie des vagues d’Elliott et sur l’opinion de marché. La position du COT (commitment of traders) indiquait que le yen japonais était survendu, et la livre surachetée. Le décompte des vagues (étendu avec la théorie de Fibonacci) indiquait que le point le plus haut de la paire GBP/JPY devrait être autour de 250.00. Suivant cette stratégie, le trader plaça des ordres à la vente à 250.50 et pour tous les 50 pips, jusqu’à 252 avec un stop au dessus de 253. Comme la paire GBP/JPY approchait 250, il annula tout pour suivre la foule et prendre une position longue. Il se trouve que le point le plus haut de la paire fut 251.10 et en l’espace d’un mois, la paire s’effondra à 219.30. S’il s’en était tenu à sa stratégie initiale, il aurait fait un énorme profit, tandis qu’il eu droit à un appel de marge car il avait une position longue.

Leçon 4 : Prenez votre temps pour trouver le meilleur trade

Tenez un journal : cela vous forcera à repenser à votre idée car vous l’aurez écrite. En repensant fortement le trade plutôt que de s’y précipiter, vous serez plus critique et plus sélectif dans le choix du trade. De plus, des notes écrites vous donnent l’opportunité de revoir votre processus de réflexion et ainsi le répliquer en cas de succès ou de le modifier en cas d’échec. Par exemple, un analyste qui voulait vendre le dollar canadien a choisi la paire AUD/CAD à la place de USD/CAD, car il était pressé de prendre position et oublia de regarder le calendrier des évènements qui n’était pas en faveur du dollar australien. Désormais, il s’assure de vérifier le calendrier dans son processus de réflexion.

Leçon 5 : Savoir quand arrêter ses pertes

Ne soyez pas entêté: les conditions changent tout le temps qu’elles soient fondamentales ou techniques. Il est aisé de rester concentré sur une chose en particulier, comme les niveaux de support ou de résistance jusqu’à ce que l’on soit en confiance dans notre position. Quand on ne l’est pas, il faut abandonner. Il faut établir des niveaux de stops à l’avance, savoir quand fermer sa position.

11. CARRY TRADES

La monnaie est constamment en mouvement dans et en dehors des marchés, guidée par la loi économique de l’offre et de la demande ; les marchés qui offrent généralement le plus grand retour sur investissement attireront en général plus de capitaux. Les pays fonctionnent de la même façon dans ce monde de flux de capitaux : les pays qui offrent les plus hauts taux d’intérêt  attireront en général plus d’investissements et créeront de ce fait une plus grande demande de leur monnaie.

Dans le commerce de change, le carry trade (opération spéculative sur écart de rendement)  est une façon aisée de prendre avantage de ce principe économique de base. Cette stratégie très populaire est facile à maitriser. Si effectuée correctement, un investisseur peut avoir un énorme retour sans prendre beaucoup de risques.  Pourtant, le carry trade comporte des risques majeurs et les chances de pertes sont grandes si on ne s’assure pas de comprendre comment l’opération marche.

Comment marche le carry trade ?

Le carry trade se réfère  à l’achat d’une monnaie qui offre un taux d’intérêt élevé pendant que l’on vend la monnaie à faible taux d’intérêt.  Le carry trade est profitable car l’investisseur peut gagner la différence d’intérêt ou le spread entre les deux monnaies.*

Par exemple, considérons que le dollar australien offre un intérêt de 7.25% quand le taux d’intérêt  du franc suisse est de 2.75%. Pour exécuter l’opération de carry trade, l’investisseur achète le dollar australien et vend le franc suisse. Ainsi, il peut enregistrer un profit de 4.5% (7.25% d’intérêt gagné moins 2.75% d’intérêt payé) tant que le taux de change entre les deux monnaies est le même. 

Pourquoi le carry trade marche ?

Le carry trade marche en raison du flux constant de capitaux à l’intérieur et hors des pays ; de plus, les taux d’intérêt sont une des raisons pour lesquelles certains pays attirent beaucoup d’investissement par opposition aux autres. Si l’économie d’un pays est bien portante (forte croissance, forte productivité, faible chômage, hausse des revenus), alors celui-ci sera en mesure d’offrir aux investisseurs un plus grand retour sur investissement. Une autre façon de d’illustrer cela est de dire que les pays avec de meilleures perspectives de croissance peuvent se permettre de payer un taux plus élevé sur la monnaie investie chez eux.

Les investisseurs préfèrent gagner des taux d’intérêt supérieurs et ceux d’entre eux qui veulent maximiser leurs opérations de trading rechercheront naturellement des investissements qui leur offrent un plus haut taux de  rendement.  Lors de la prise de décision  d’investir dans une monnaie spécifique, un investisseur est plus enclin à ne pas choisir celui qui offre le plus haut taux de rendement ou d’intérêt. Si plusieurs investisseurs prennent exactement la même décision, le pays  connaitra un afflux de capitaux de ceux qui cherchent à obtenir un rendement plus  élevé.

Qu’en est-il des pays qui n’ont pas une bonne situation économique ? Les pays à faible croissance et faible productivité, ne pourront offrir aux investisseurs un haut taux de retour sur investissement. Il existe des pays qui ont des économies tellement faibles qu’ils ne peuvent offrir aucun retour sur investissement, ce qui signifie que les taux d’intérêt sont nuls ou proches de zéro.

Quand une opération de carry trade marche-t-elle le mieux ?

Les opérations de carry trade fonctionnent mieux durant certaines périodes de temps. En réalité, le carry trade est plus prometteur quand les investisseurs ont une attitude spécifique face au risque.

Les humeurs des personnes changent avec le temps, parfois ils sont plus enclins à saisir leurs chances, et d’autres fois ils sont plus timides et ont une attitude plus conservatrice. Les investisseurs agissent de la même façon dans la mesure où ils sont parfois enclins à faire des investissements qui comportent une bonne dose de risque et d’autres fois ils sont craintifs à l’idée d’essuyer des pertes et de ce fait recherchent des actifs surs.

Dans le jargon financier, quand les investisseurs dans leur ensemble sont enclins à prendre du risque, on dit qu’ils ont une faible aversion au risque. Inversement, lorsqu’ils sont attirés vers des investissements plus conservateurs ou moins disposés à prendre des risques, on dit qu’ils ont une forte aversion au risque.

Les opérations de carry trade sont plus intéressantes quand on a une faible aversion au risque. Cette affirmation prend tout son sens lorsque l’on considère tout ce qu’une opération de carry trade implique. Le carry trade implique l’achat d’une devise qui paie un fort taux d’intérêt et la vente d’une devise qui paie un faible taux d’intérêt. En achetant la monnaie à fort taux d’intérêt, l’investisseur prend un risque (il existe une bonne part d’incertitude autour de la question de savoir si l’économie continuera ses performances et sa capacité à payer des forts taux d’intérêt). En effet, il ya des chances que quelque chose empêche le pays de payer des hauts taux d’intérêt. L’investisseur doit être prêt à saisir cette chance.

Si les investisseurs dans leur ensemble ne sont pas prêts à prendre le risque, le capital ne passera jamais d’un pays à l’autre et l’opportunité de carry trade ne se présentera pas.  Par conséquent, pour qu’il marche, le carry trade requiert une faible aversion au risque de la part des investisseurs dans leur ensemble ou leur volonté de prendre le risque d’investir dans une monnaie à fort taux d’intérêt.

Les opérations de carry trade sont les moins rentables quand les investisseurs ont une forte aversion au risque. Ils sont dans ce cas moins enclins à prendre des risques sur leurs investissements. De ce fait, ils sont moins prêts à investir dans des devises risquées qui offrent des taux d’intérêt plus élevés. En revanche, lorsque les investisseurs ont une forte aversion au risque, ils préfèrent placer leur argent dans des monnaies dites refuges « safe haven  currencies », qui paient des taux d’intérêt plus bas. Il s’agit là du parfait opposé du carry trade, c'est-à-dire que les investisseurs achètent la devise à faible taux d’intérêt et vendent celle à fort taux d’intérêt.

Comment connaitre le niveau d’aversion au risque des investisseurs ?

Malheureusement, il est assez difficile de mesurer l’aversion au risque d’un investisseur avec un chiffre unique. Une bonne façon d’avoir une large idée de l’aversion au risque, est de regarder les rendements des obligations. Plus large est la différence ou le spread entre différentes obligations notées différemment, plus grande est l’aversion au risque de l’investisseur. Les rendements des obligations peuvent se trouver sur la plupart des documents financiers. De plus, de nombreuses grandes banques ont développé leurs propres outils de mesure d’aversion au risque qui signalent les moments où les investisseurs sont prêts à prendre des risques ou pas.

En général, le carry trade est considéré comme risqué, comme une stratégie de long terme, car un investisseur doit être prêt à tenir sa position avec des stops très larges pour éviter d’être pris dans le « bruit » des mouvements des monnaies à court terme. Cependant, en utilisant le carry trade aux moments opportuns, les traders peuvent profiter du différentiel de taux d’intérêt, ce qui explique la popularité de cette stratégie.

*Veuillez noter que lorsque vous tradez contre un carry trade, ou que vous vendez une devise à taux d’intérêt élevé contre l’achat d’une autre à taux faible, vous payez l’intérêt, de ce fait vous augmentez votre perte sur le trade.


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