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Apprendre à trader bitcoin cours complet


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Apprendre à trader bitcoin cours complet

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Les États ont depuis toujours souhaité émettre et contrôler la monnaie. Les monnaies locales, privées et complémentaires sont peu utilisées et surveillées ; de plus elles dépendent toujours d’une autorité centrale. La cryptographie moderne qui propose des protocoles sûrs et réalisant des opérations qu’on pensait impossibles (comme les signatures digitales), et l’installation dans le monde entier des infrastructures permettant le fonctionnement quasiment sans failles d’un système de réseaux mondiaux, changent la donne. Une nouvelle forme de monnaie (le terme est discuté mais nous l’accepterons) semble possible : purement numérique, gérée collectivement sans intervention d’aucune autorité centrale, permettant des transferts sûrs, instantanés et d’un coût minime d’un point du globe à un autre, ce sont les monnaies cryptographiques ou crypto-monnaies. Après quelques essais inaboutis, la première version robuste de ce nouveau type de monnaie, le Bitcoin (dont la capitalisation représente aujourd’hui 92% de la capitalisation de toutes les monnaies cryptographiques) est né en 2009. Il suscite la passion, aussi bien de ses détracteurs que de ceux qui veulent y croire et qui ont entrepris de construire un secteur économique lié à son existence. Cela pourrait à terme changer profondément l’économie et même nos sociétés.

N’est-il pas remarquable que le total des devises sorties d’un protocole cryptographique réussisse l’exploit de valoir aujourd’hui l’équivalent de plusieurs milliards d’euros (plus de 5 milliards d’euros le 27 août 2014, voir http://coinmarketcap. com/). Le Bitcoin est le résultat d’un subtil assemblage de protocoles cryptographiques élaborés fin 2008 et mis en œuvre le 3 janvier 2009 par un chercheur — ou peut-être plusieurs ? — caché sous le nom de Satoshi Nakamoto. Comprendre la logique de cette monnaie numérique et tenter de savoir si on peut s’y fier sera notre but. On va voir que le sujet est à la fois passionnant — du fait de l’originalité, du mystère et du succès et de cette construction mathématique et informatique — important — car il s’agit incontestablement d’un nouveau type de monnaie pouvant jouer un rôle central — et particulièrement délicat — personne aujourd’hui ne sait vraiment ce que ce montage numérique va devenir. Les avis les plus extrêmes s’expriment à son sujet 2 .

Les monnaies électroniques ne sont pas une nouveauté et, d’une certaine façon, toutes les monnaies sont déjà électroniques. Il y a longtemps en effet que la totalité des opérations bancaires ne sont plus que des jeux d’écritures opérés dans les mémoires des ordinateurs. C’est important de le noter car cela signifie que l’on sait faire des systèmes informatiques robustes manipulant l’argent même quand il s’agit de dizaines de milliards d’euros. Certes les pannes, les « bug », les virus, les pirates informatiques existent, mais on réussit assez bien à s’en protéger : l’informatisation du stockage et du transfert massif d’argent n’est pas la porte ouverte à de colossales catastrophes financières. Si on s’en donne les moyens — ce qui est le cas car quand il s’agit d’argent, c’est sérieux –, on y arrive très bien. Les crises financières comme celle de 2009 n’ont pas pour origine le dysfonctionnement ou la fraude informatique, mais des erreurs commises par des humains qui se trompent dans leurs analyses économiques et financières ou sont trop voraces, voire malhonnêtes.

Autorité centrale

Aujourd’hui toute monnaie repose sur une autorité centrale : une banque avec, derrière, un État ou un ensemble d’États associés. C’est le cas aussi de tous les systèmes de pseudo-monnaies électroniques privées, dénommées monnaies complémentaires ou alternatives. Elles permettent des paiements par internet, le commerce au sein d’un jeu sur le réseau (le dollar Linden de Second Life) ou la fidélisation des clients (les miles des compagnies aériennes, les points que votre supérette inscrit sur votre compte à chaque passage aux caisses).

La caractéristique principale des Bitcoins est qu’à l’inverse, ils ont été conçus comme devant s’autoréguler sans autorité centrale. Le bon fonctionnement des échanges est garanti par une organisation générale que tout le monde peut examiner car tout y est public : les protocoles de bases, les algorithmes cryptographiques utilisés, les programmes les rendant opérationnels et — c’est plus étonnant — les données des comptes. À tout instant, chacun peut savoir combien il y a de Bitcoins sur chaque compte existant et participer à la vérification des nouvelles transactions. Cette publicité totale des outils et du contenu des comptes n’empêche pas l’anonymat puisque les propriétaires des comptes ne sont pas tenus de se déclarer. C’est presque un paradoxe : tout mouvement de Bitcoins est public et pourtant le système produit un certain anonymat des détenteurs (dont il faut préciser qu’il est parfois imparfait).

Porte-monnaie virtuel

Posséder des Bitcoins, c’est connaître une suite de chiffres et de lettres qui constituent un compte. Une personne peut bien sûr posséder plusieurs comptes. Chaque compte comporte le montant en Bitcoins de l’argent qu’il contient, une clef publique qu’on peut laisser circuler (c’est le numéro de compte), et une clef privée qui doit absolument rester secrète car quiconque en dispose peut dépenser l’argent du compte.



Voici des numéros de compte :

1FxkfJQLJTXpW6QmxGT6oF43ZH959ns8Cq

13cia2KGVASavNmRs4niK5RSRfwkB1uLAu

1A6dpTWvoLWmTgwezLmyQti8oDUcLtjTKX

Voici aussi un exemple de clef secrète 3

:

E9 87 3D 79 C6 D8 7D C0 FB 6A 57 78 63 33 89 F4 45 32 13 30 3D A6

1F 20 BD 67 FC 23 3A A3 32 62

Tout support est bon pour conserver la suite de symboles définissant votre compte, y compris un papier, une clef USB ou votre mémoire si vous le souhaitez et êtes capable de retenir les séries de chiffres et de lettres des numéros. Vous pouvez gérer vos comptes à l’aide d’un logiciel appelé « wallet » ou « porte-monnaie ». Vous pouvez aussi confier la gestion de vos comptes à un site internet de confiance, mais alors vous renoncerez à l’anonymat puisque le site en question aura besoin de savoir qui vous êtes. De plus — et c’est arrivé — les gestionnaires du site peuvent s’emparer de votre argent et disparaître avec ou se le faire voler. Le plus prudent sera donc peut-être de gérer soi-même ses comptes sur son ordinateur ou son smartphone. Les logiciels permettant cela, et plus généralement permettant le contrôle des Bitcoins, sont souvent développés dans le cadre de projets « open source » (licence MIT) : les programmes ne sont pas secrets et ceux qui le veulent contrôlent ce qu’ils font ou contribuent à leur amélioration.

Aujourd’hui les logiciels permettant de gérer sur sa machine des comptes Bitcoins sont disponibles gratuitement (le plus souvent) pour tous les types de machines. Pour une liste de porte-monnaie, voir …. Pour avoir des Bitcoins sur un compte, il faut qu’un détenteur de Bitcoins vous en ait donnés — par exemple en échange d’un bien. Autre possibilité : passer par une plateforme de change qui accepte de convertir des devises classiques (euros, dollars, etc.) en Bitcoins (il faut donner son identité). Il existe aussi des machines distributeurs de Bitcoins (ATM-Bitcoin : Automated Teller Machine Bitcoin, voir …). Vous entrez un ou plusieurs billets (en euros par exemple) dans la machine ; la machine envoie la somme convertie en Bitcoins (moins quelques frais) sur le compte Bitcoin que vous lui avez indiqué (par exemple en présentant le QRcode du numéro de compte à un lecteur optique). Quelques minutes plus tard vous pouvez vérifier que la somme a été ajoutée au compte en question. Une telle machine (que j’ai testée) se trouve à la Maison du Bitcoin, 35 rue du Caire à Paris. Dernière possibilité pour avoir des Bitcoins : vous les gagnez en participant aux opérations de contrôle collectif de la monnaie appelé « minage ». On verra plus loin comment.

La gestion d’un compte doit être menée très soigneusement. Si vous effacez les clefs par mégarde, alors son contenu sera définitivement perdu, exactement comme quand vous lancez par-dessus bord une pièce de monnaie au milieu de l’océan. De nombreux Bitcoins ont ainsi déjà été perdus par des utilisateurs imprudents ou négligents. Il n’est pas impossible non plus qu’on vous vole vos Bitcoins en allant fouiller votre ordinateur et en y dénichant la clef secrète d’un de vos comptes : celui qui la connait peut dépenser le contenu du compte. Cela peut se produire à l’occasion de l’intrusion d’un hacker accédant aux données de votre machine par l’intermédiaire du réseau. Pour éviter cela, certains porte-monnaie contenant d’importantes sommes en Bitcoins sont gardés « au froid », c’est-à-dire sur des ordinateurs non connectés au réseau, ou même que l’on éteint. Sur ces questions consulter …

L’argent, c’est la mémoire

La cohérence des comptes — et donc la solidité de la monnaie Bitcoin — se fonde sur un principe général qui est l’application moderne de la théorie « Money is memory » de Narayana Kocherlakota.

Ce principe général s’exprime ici sous la forme suivante :

— toutes les transactions faites depuis le début des Bitcoins le 3 janvier 2009 sont publiques, et donc, à chaque instant, la somme totale des Bitcoins émis est connue de tous, ainsi que le contenu de chaque compte qui en détient ;

— seul celui qui connaît la clef secrète d’un compte peut dépenser son contenu en envoyant tout ou une partie de celui-ci à un autre compte, cela publiquement sur le réseau à la vue de tous, ce qui permet à tous de connaître à chaque instant le contenu de chaque compte ;

— tous ceux qui le souhaitent participent au calcul général de la répartition des Bitcoins créés, cela à l’aide de logiciels — open-source et gratuits —, dont la correction et le comportement sont contrôlables par tous.

La cryptographie mathématique à clef publique n’est pas utilisée ici pour cacher de l’information, mais seulement pour signer les transactions, autrement dit, pour que personne ne puisse dépenser à votre place les Bitcoins qu’il y a sur vos comptes 4 . Une transaction est irréversible (sauf en cas d’accord explicite des deux contractants pour faire une transaction inverse). En effet, une fois que vous avez dépensé l’argent d’un compte, personne n’a l’autorité pour demander à celui qui a reçu l’argent de le rendre. Lui seul connaît la clef privée de son compte qui est nécessaire pour faire une dépense de l’argent du compte. C’est là une grande différence avec les monnaies numériques à autorité de contrôle centralisée où, assez fréquemment, des transactions sont annulées, parfois plusieurs jours après qu’elles ont été opérées, ce qui donne lieu à toutes sortes d’escroqueries. L’absence d’autorité centrale et l’anonymat des comptes ont cette conséquence dont il faut être conscient : l’échange est rapide et sans frais, mais une fois effectué, il sera impossible d’agir sur celui qui possède le compte ayant reçu vos Bitcoins... même s’il ne vous livre pas l’achat que vous pensiez régler.



Un système simplifié pour comprendre

Pour bien saisir l’idée des Bitcoins nous allons décrire un système simplifié des Bitcoins. Nous énumérerons ses défauts avant de voir comment il a été perfectionné par Satoshi Nakamoto pour aboutir au véritable protocole.

Le système simplifié des Bitcoins consiste en un fichier de comptes que tous les utilisateurs — dont la liste est fixée à l’avance et ne peut pas évoluer — calculent chacun de leur côté et mettent à jour en permanance, sur une feuille de papier, ou à l’aide de leur ordinateur. Ce fichier de comptes tenu à jour par tous les utilisateurs contient toutes les opérations de transfert (transactions) d’un compte vers un autre et permet donc de savoir quelles sommes sont présentes sur les comptes. Ce fichier de comptes pourrait ne conserver à chaque instant que l’information du solde de chaque compte, mais s’il contient l’historique des toutes les transactions, c’est plus précis et cela permet aussi le calcul du solde de chaque compte. Les seules transactions possibles sont du type « le compte A verse la somme S au compte B ». Seul le détenteur du compte A peut enclencher une telle transaction. À chacune d’elles, tous les utilisateurs sont consultés, et donnent leur accord, après avoir contrôlé en utilisant leur fichier de comptes que celui qui dépense l’argent, A, le possède bien. Une fois l’accord unanime obtenu, la transaction a lieu, ce qui signifie que chacun met son fichier de comptes à jour : le solde du compte A est diminué de la somme S, le solde du compte B est augmenté d’autant.

Ce système simplifié fonctionnerait très bien pour gérer une caisse entre une dizaine d’amis qui décideraient par exemple aussi que l’unité de compte de leur système vaut un euro. S’ils sont honnêtes et attentifs, ces amis seront toujours unanimes pour dire à chaque instant quelle somme se trouve sur chaque compte. Ils seront donc toujours d’accord pour valider les demandes honnêtes de dépense d’un compte vers un autre. L’argent des comptes dans ce système simplifié serait purement virtuel : ce serait la mémoire que le fichier de comptes commun en a. Cette caisse permettrait par exemple aux dix amis de vivre ensemble dans un appartement en contribuant inégalement aux dépenses communes (faites avec de vrais euros), que le fichier de comptes rééquilibrerait.

Quand Jean dépense 100 euros (véritables) pour les courses de l’appartement, ses 9 amis lui versent chacun 10 unités sur son compte. Au démarage des comptes, il n’y aurait pas besoin de faire le moindre versement, chacun se voyant attribuer par exemple 500 unités. Si les dix amis souhaitent mettre fin au système, ils rééquilibrent les comptes en faisant de vrais échanges entre eux. Une fois l’équilibre atteint, ils oublient la caisse et le fichier de comptes. Transposer cela sur le réseau et à une échelle plus grande est difficile. Les échanges électroniques ne sont ni parfaits ni instantanés. Certaines parties d’un réseau sont parfois temporairement déconnectées du reste du réseau.

De plus, tous les utilisateurs de Bitcoins ne souhaitent pas participer à la vérification continue des transactions et au re-calcul permanant du solde des comptes, car cela demande une puissance informatique non négligeable et beaucoup de mémoire. Faire l’hypothèse que personne ne voudra jamais tricher (par exemple en se retirant après avoir vidé son compte) est un peu naïf. Il est aussi très ennuyeux que la liste des utilisateurs du modèle simplifié soit fixée au départ et ne puisse pas évoluer. Il faut donc perfectionner le modèle simplifié pour l’adapter et lui donner plus de souplesse et de robustesse. Insistons sur le fait que le système simplifié des Bitcoins réalise le plus simplement possible l’idée que « l’argent c’est la mémoire ». Admettre qu’il fonctionne parfaitement pour gérer une caisse entre une dizaine d’amis est le premier pas pour saisir précisément la nature du Bitcoin, et pourquoi cela fonctionne et ne constitue en rien une escroquerie.

Les insuffisances du système simplifié ont contraint Satoshi Nakamoto à proposer un système plus compliqué, organisé autour d’une série de dispositifs cryptographiques, mais l’idée économique est celle de la caisse des dix amis, gérée par un fichier de comptes que chacun suit, opération après opération, en déplaçant des unités monétaires virtuelles.

Pannes, tricheurs, nouveaux arrivants

Bien des avantages résultent des perfectionnements de Nakamoto. En effet le système des Bitcoins mis en place en janvier 2009 possède les propriétés suivantes.

— Des nouveaux utilisateurs (comptes) peuvent s’introduire à chaque instant ou se retirer.

— Les utilisateurs ne sont pas tous contraints de suivre une à une les opérations faites d’un compte à un autre.

— Les opérations peuvent être plus complexes que le seul versement d’une somme S du compte A vers le compte B.

— Un change flottant de l’unité de compte (le Bitcoin) permet à sa valeur d’évoluer : aucune valeur n’est attribuée au départ au Bitcoin ; celle-ci s’établit progressivement, puis une fois adoptée, évolue en fonction de l’offre et de la demande.

— Les pannes de certaines machines du réseau, la coupure et même l’isolement de certaines parties du réseau, de longs délais de transmission entre nœuds du réseau, le désaccord de certains nœuds, les tentatives de tricheries



— par exemple les doubles dépenses — n’auront pas d’effet sur le fonctionnement général du système.

Personne ne peut tricher, à la seule condition qu’un nombre minimum de participants acceptent de suivre le fichier de comptes. Les améliorations faisant passer du modèle simplifié au modèle réel du Bitcoin se fondent sur une série de protocoles particuliers qui font la nouveauté du système des Bitcoins et qui aboutissent à un montage subtil et complexe — sinon il aurait été inventé bien avant ! — mais qui rend la monnaie Bitcoin résistante à toutes sortes de dysfonctionnements en même temps qu’à toutes sortes de tentatives de manipulation de la monnaie. La participation au contrôle ne sera menée que par les nœuds du réseau qui le souhaitent. Pour éviter que trop peu de nœuds du réseau participent au travail de contrôle un système de rémunération est prévu. Ce délicat agencement a étonné les spécialistes et prouve que l’auteur anonyme qui a conçu les Bitcoins est, très probablement, un cryptologue averti ou un groupe incluant au moins un cryptologue averti.

Il ne faut jamais oublier que cette monnaie ne tient que par la cohérence et l’accord général et unanime de ceux qui y participent et s’entendent sur le contenu de chaque compte que rien ne matérialise, et qu’aucune autorité ne garantit. Il faut donc que la construction logicielle et cryptographique assure par elle-même que personne ne peut augmenter le total des Bitcoins détenus, ni modifier des comptes sans que tout le monde le découvre dans un délai très court. Il n’y a pas de police, la conception même de la monnaie doit empêcher seule la fraude et les dysfonctionnements.

Cela semble impossible et c’est pourquoi la construction conçue par Satoshi Nakamoto est parfois qualifiée de géniale. Personne avant lui n’avait imaginé un système robuste réalisant cette gestion infalsifiable d’un fichier de comptes. Le scepticisme sur la robustesse de la nouvelle monnaie, assez fort au départ, tend à s’atténuer. Le fait que la monnaie ait résisté plus de cinq ans malgré les attaques qu’elle a eu à subir est une preuve par l’expérience que le protocole tient. C’est l’une des explications de la valeur actuelle du Bitcoin.

Une page toutes les 10 minutes

L’idée pour l’amélioration du modèle simplifié consiste à gérer dans le cadre d’un réseau pair à pair (P2P) un fichier de comptes numérique (dont le nom technique est Blockchain) qui est complété progressivement par ajout de nouvelles pages de transactions (nommées block) toutes les 10 minutes environ. Cette Blockchain est le fichier de comptes du modèle simplifié. Il ne sera pas modifié à chaque opération, mais seulement toutes les 10 minutes. Chaque ajout d’une page est validé par ceux qui participent à la gestion et à la surveillance décentralisée des comptes et qui détiennent chacun une copie de la Blockchain. Pour inciter à participer à la vérification, un concours se déroule en permanence. Une sorte de tirage au sort désigne toutes les dix minutes environ celui des participants qui ajoute la nouvelle page à la Blockchain, et qui est rémunéré pour cela par 25 Bitcoins créés ex nihilo. Lorsque la nouvelle page est ajoutée à la Blockchain, cela valide les transactions qui y apparaissent.

La création de Bitcoins pour rémunérer le gagnant déterminé toutes les dix minutes est la seule création de Bitcoins possible. Tous les Bitcoins existants sont apparus de cette façon. Lors d’une transaction en ma faveur, mon ordinateur connecté au réseau consulte la Blockchain qui est un fichier commun partagé par tous les nœuds vérificateurs du réseau P2P du Bitcoin. En consultant la Blockchain, mon ordinateur contrôle que le compte qui m’envoie des Bitcoins ne les a pas déjà dépensés. Cependant, à cause de la possibilité d’une double dépense simultanée, une transaction n’est considérée comme valide que si elle apparaît dans la Blockchain, et donc pour être assuré de l’irréversibilité (par exemple avant d’envoyer le livre qu’on vient de vous acheter en vous faisant parvenir un paiement en Bitcoins), il faut attendre dix minutes et voir la transaction sur la nouvelle page du cahier. Les problèmes sont assez rares, et pour de petites transactions, on n’attend donc même pas les 10 minutes.



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