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FICHE MATIERE

Unité d’enseignement :Electronique 1

ECUE n° 1 : Electronique Générale

Chapitre 1

La Diode à Jonction

Nombre d’heures/chapitre : 4h

Cours intégré

Système d’évaluation : Continu

OBJECTIFS DE L’ENSEIGNEMENT :

- Connaître les composants élémentaires de l’électronique et leurs applications dans les fonctions de base

CONTENU THEORIQUE :

Dans se chapitre on s’intéresse à la base de fabrication et de fonctionnement d’une diode à jonction tout en caractérisant sa réponse pour différent méthode de polarisation.

De plus en détermines ses caractéristiques électrique de point de vu courant tension ou bien dynamique de point de vu résistance interne.

En fin en détaille ses schémas équivalent tout en improuvant tout ça avec des applications explicatifs.

Chapitre 1

La Diode à Jonction

1.  Introduction :

Une diode est un dipôle passif non linéaire, polarisé dont le fonctionnement macroscopique est assimilable à celui d’un interrupteur commandé qui ne laisse passer le courant que dans un seul sens.

Figure I-1

2.  La jonction PN :

Une jonction est la limite de séparation entre un semiconducteur de type N et un semiconducteur de type P.

2.2. Jonction PN non polarisée :

Au voisinage de la jonction, les électrons libres (porteurs majoritaires) de la zone N franchissent la jonction et diffusent vers les trous (porteurs majoritaires) de la zone P laissant en place des ions fixes (positif côté N, négatif côté P).

 Cette diffusion des électrons et des trous donne naissance à un courant de majoritaires IM appelé courant de diffusion. Ce phénomène va s’arrêter quand un champ électrique Ed, crée par les ions fixes sera suffisant pour s’opposer au mouvement des porteurs majoritaires. Il apparaît, alors, entre les semiconducteurs de type N et de type P, une différence de potentiel V0, appelée barrière de potentiel.

Celle-ci maintient les porteurs majoritaires dans leurs zones respectives, sauf pour ceux qui possèdent une énergie W0=eV0 nécessaire pour franchir la barrière. Le courant dû à ces porteurs est de la forme :

                                                                                  =           ?eV0

                                                                           IM         I0 exp(           )



KT

 

e : la charge de l’électron = - 1.6 10-19 C

K : constante de Boltzmann = 1.38 10 -23 J/K

T : température absolue, en °K

V0 : barrière de potentiel

Par contre, cette barrière de potentiel va favoriser le passage des porteurs minoritaires (les électrons côte P, les trous côté N) conduisant à un courant Is très faible, appelé courant de saturation Is. Ce courant ne dépend que du nombre des porteurs minoritaires se trouvant au voisinage de la jonction et indépendant de V0.

Les deux courants antagonistes (diffusion des majoritaires et conduction des minoritaires) s’équilibrent et leur somme est nulle en régime permanent et en absence de champ électrique extérieur.

                                                                                 I -IM    s = 0                                                          

Et le courant de saturation s’écrit alors :

I s = I 0 exp (? eV 0 )

KT

2.4. Polarisation directe :

Supposons que le potentiel du semiconducteur de type N restant constant, on relève, à l’aide d’une source d’énergie externe, le potentiel du semiconducteur de type P, la barrière de potentiel

passe, alors, de V0 à V0 - VD.

Le courant dû aux porteurs majoritaires devient :

I0 exp(? e(V0 ? VD)) = I0exp(? eV0 ) exp(eVD ) = Is exp(eVD )

                                                               KT                          KT           KT                   KT

En tenant compte du courant inverse (courant des minoritaires) il circule dans la diode (de P vers N) un courant appelé courant direct :

 

2.5. Polarisation inverse :

Si on branche le générateur dans le sens inverse du cas précédant, on renforce le champ électrique interne, et on empêche le passage des porteurs majoritaires : les électrons libres sont repoussés dans la zone N et les trous dans la zone P ; on assure la séparation des charges (zone de déplétion ou de transition). La barrière de potentiel s’établit à V0+VD. Il circule dans la diode (de N vers P) un courant Ii appelé courant inverse qui est dû aux porteurs minoritaires.

  Ii = Is [1-exp(-eVD )]? Is      KT

 



Figure I-4

2.4. Effet de la température :

 Pour VD positif, la diode à un coefficient de température négatif égal à -2mV/K. Pour VD négatif, le courant de saturation Is varie très rapidement avec la température. IL est plus important pour le germanium que pour le silicium, et croît plus vite, ce qui devient rapidement gênant. Dans le silicium, ce courant double tous les 6°C.

3.  Caractéristiques électriques :

3.1.  Caractéristique courant / tension :

On a vu précédemment que le courant était négligeable pour une tension VD= VP -VN négative (ceci est vrai jusqu’à une tension VC dite tension de claquage). Au-dessus d’un certain seuil V0, le courant direct croit très rapidement avec VD.

Le seuil V0 (barrière de potentiel) dépend du semiconducteur intrinsèque de base utilisé. Il est d’environ 0.2 V pour le germanium et 0.6 V pour le silicium. La caractéristique est représentée  à la figure  I-5.

•   Caractéristique directe (VD > 0)   ID = IM = Is [exp(VD )] avec VT = KT                                     

                                                                                                                            VT                                              e

                                                              e          1.59.10?19

pour t = 27 °C, T = 300 °K, = ?23                ? 39 soit,         VT ? 26 mV KT           1.38.10 x300

•   Caractéristique inverse (VD < 0). Phénomène de claquage : ID = -IS

Quand la tension appliquée dépasse la valeur spécifiée par le fabricant, le courant décroît très rapidement. S’il n’est pas limité par des éléments externes, il y a destruction rapide de la diode.

Figure I-5

3.2.  Résistance différentielle (ou dynamique) :

La résistance dynamique étant l’inverse de la pente en un point de fonctionnement de la caractéristique. C’est la résistance dynamique au point de fonctionnement (Vd, Id). Elle est fonction du courant de polarisation Id au point étudié.

 La figure I-6 donne la valeur de rd en fonction de la tension de la diode : les variations sont très importantes :



 

Figure I-6

On peut la déduire par dérivation de la relation suivante :

i = Is [exp (e VD )-1]  ; 1 = di = e Is                                       exp (e VD ) . Donc r = dv = KT 1       exp (- e VD )

                                  KT              r     dv     KT                  KT                     di       e   Is                                  KT

4   Schéma équivalent :

Plusieurs schémas équivalents simplifiés sont proposés pour la représentation de la diode.

4.1.  Diode idéale :

Dans ce cas, on néglige la tension de seuil et la résistance interne de la diode. La caractéristique est alors celle de la figure I-7.

 

Figure I-7

4.2.  Diode avec seuil :

On peut continuer à négliger la résistance interne, mais tenir compte du seuil de la diode. La caractéristique devient :

Figure I-8

Ce schéma est le plus utilisé pour les calculs :

*  Si la diode est polarisée en directe : v = V0

*  Si la diode est polarisée en inverse  (v < V0) : i = 0.

4.3. Diode avec seuil et résistance :

Ici, on prend en compte de la résistance de la diode. Ceci peut être utile si on utilise la diode en petits signaux alternatifs et qu’on a besoin de sa résistance dynamique.

 

Figure I-9

Remarque : Dans ce cas, on considère que la résistance dynamique est constante. Ce qui n’est vrai que si la variation du signal alternatif est très petite autour du point de polarisation en continu.

5. Point de fonctionnement :

Considérons le circuit de la figure I-10. La caractéristique I = f(V) d’une diode réelle étant non linéaire, le point de fonctionnement peut être déterminé graphiquement. En traçant sur un même graphique la droite de charge statique définit par l’équation  :

I = E ? V

R

Le point de fonctionnement de la diode, définit par (IM, VM) est l’intersection des deux courbes (figure I-11)

                 Figure I-10                                                          Figure I-11       

Si la caractéristique de la diode est linéaire, le point de fonctionnement peut être déterminé analytiquement. Les coordonnées du point de fonctionnement (VM, IM) seront déterminées, dans ce cas, comme suit :



D’une part on a VM = V0 + r IM (caractéristique de la diode) et d’autre part VM = E - R IM

(loi des mailles), d’où :  

 

 

IM = E ? V0

R + r

6. Application :

et

VM = E.r + V0RR + r

Soit le circuit à diode suivant : Figure I-12.

Avec Is =10?11A, e =?1.6*10?19C , K =1.38*10?23K et T =179C

 

Figure I-12

On veut imposer un courant I0 = 1 mA à partir d’une source U0 = 2 V. 1/En utilisant le modèle exponentiel de la diode, calculez 

a)   la chute de tension aux bornes de la diode 

b)  la résistance R nécessaire pour imposer le courant I0 

c)   la résistance dynamique de la diode au point de fonctionnement 

2/ En utilisant le modèle simplifié de la diode (UD = Uj = 0.7 V), calculez le courant I0 en prenant la même résistance que celle trouvée précédemment.  Corrigé :

1/ a) De l'équation de la diode I = Is (exp(eUD ) ?1) ? Is exp(eUD ) on obtient 

                                                                                                KT                          KT

UD = KT Ln(ID )d’où  UD = 0.72 V e       Is

b)  Comme UD = U0 - RI0, on obtient pour R :

U0 ? KT Ln(ID )

                                                    R = U0 ?UD =             e          Is       

                                                                  I0                                             I0



R = 1.28 k?

c)   Résistance dynamique :   rd = KT   ;        rd = 39 ? 

eI0

• 1.2 Avec le modèle simplifié de la diode, Ud = 0.7V 

=> I0 = = 1.016 mA. 

soit une différence de 1.6% au résultat donné par le modèle exponentiel.



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