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Formation initiale en économie avec exercices

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L'activité de production.

Définitions

La production est l'utilisation des ressources humaines pour transformer des ressources matérielles et financières en biens et services.

De cette définition découlent plusieurs observations :

  1. Dans un sens courant, la production désigne l'activité économique qui consiste à créer des biens et services. Elle est donc le résultat d'un travail fourni par l'homme. Or, dans un sens économique, il faut que la production soit le résultat d'une activité rémunérée.

Exemples :

  • La culture du jardin potager par la ménagère, le tricotage ou le bricolage ne sont pas à considérer comme une production au sens économique du terme.
  • Le travail domestique n'est pas économiquement productif, s'il est bénévole ou gratuit.
  1. La majeure partie de la production au sens économique du terme est destinée à être échangée c. à d. vendue sur le marché à un prix couvrant au moins son coût de production. Il s'agit de la production marchande.

Exemples :

  • la coupe chez le coiffeur,
  • les fruits chez l'épicier,
  • les journaux chez le libraire,
  • les voitures chez le garagiste
  • la course de taxi

 Certains services sont fournis par l'Etat et les administrations à la collectivité soit gratuitement, soit à un prix inférieur au coût de production. Il s'agit de la production non marchande.

Exemples :

l'infrastructure routière, l'enseignement, les concerts sur la place publique, les soins à l'hôpital, les parcs et promenades publics, le prêt de livres à la bibliothèque municipale,

Document

  1. L'activité de production telle qu'elle a été définie plus haut, ajoute de la valeur au produit. Pour produire, l'entreprise a besoin de travail et de machines. Mais elle a aussi besoin de matières premières, de fournitures et de services offerts par d'autres entreprises.

La consommation intermédiaire désigne l'ensemble des biens et services nécessaires à la production ou utilisés au cours du processus de production. D'où la définition :

V.A. = Production — Consommation intermédiaire

Le schéma suivant illustre le calcul de la valeur ajoutée :

Impôts Salaires Intérêts, dividendes

1 810 € 5 500 E et bénéfices (dont 1 500 E cotisations soc.) réinvestis 1 080 €

La V.A. est répartie par l'entreprise entre les différents participants à la production, à savoir :

® salaires au personnel

® impôts à l'Etat

® cotisations sociales à l'office des assurances sociales

  • intérêts aux prêteurs
  • part de bénéfice, appelé dividende, aux bailleurs de fonds

Une partie de la V.A. n'est pas distribuée, mais gardée dans l'entreprise. Elle servira d'autofinancement ( cf. chapitre 2 ), soit en vue d'un investissement futur.

Exercice 1  Applications 1 et 2

  1. Tout comme la valeur ajoutée mesure la production réelle de l'entreprise, le PIB mesure la production réalisée par l'ensemble des entreprises sur un territoire donné au cours d'une année. D'où :

PIB = Somme des V.A.

Les économistes expriment souvent le PIB par tête d'habitant pour pouvoir comparer différents pays.

Le taux de croissance d'un pays se calcule également à partir du PIB de la manière suivante :

PIB N - PIB N-1

PIB N-1

La répartition du PIB mondial en 1999 était la suivante :

UE : 28,8% Etats-Unis : 26,8%

Japon : 18,0% Autres : 26,4%

L'étude du PIB par branche d'activité révèle l'importance de chaque branche dans l'économie d'un pays et montre la contribution de cette branche à la richesse d'un pays.

Suggestion de travail : Analysez les données chiffrées du STATEC qui concernent la valeur ajoutée, ainsi que l'évolution du PIB par branche d'activité. (cf. Le Luxembourg en chiffres)



  1. Définitions

En général, le capital désigne l'ensemble des moyens matériels et financiers utilisés par l'entreprise au cours du processus de production.

Le terme capital peut revêtir différents sens :

  1. a) Capital au sens technique

® il désigne l'ensemble des moyens de production durables et non durables.

Exemples: , camions, ordinateurs, grues, machines, matières premières etc.

  • il désigne également les biens immobiliers

Exemples : immeubles, terrains, usines...

  • il se rapporte finalement aux équipements collectifs.

Exemples réseaux routiers, bâtiments scolaires, hall omnisports...

  1. b) Capital au sens comptable

® le capital fixe c'est à dire l'actif immobilisé

® le capital circulant c'est à dire les stocks, les valeurs réalisables et disponibles

® le capital social inscrit au passif du bilan

  1. c) Capital au sens financier

n le capital social : c'est l'apport initial fait par les associés au moment de la constitution ou ultérieurement lors d'une augmentation de capital.

n le capital financier : il s'agit de l'argent placé qui procure un revenu ( intérêts, dividendes) aux offreurs de capitaux et qui est prêté (crédits, prêts bancaires) aux demandeurs de capitaux.

Il sert à financer le capital technique.

  1. d) Capital humain.

Il désigne les salariés de l'entreprise et leurs capacités intellectuelles et professionnelles ( savoir et savoir-faire ).

Exercice 2 Document 6

  1. Les déterminants de l'investissement.

Investir est une opération coûteuse et risquée. Il importe donc d'analyser les facteurs qui influencent la décision d'investissement.

La décision d'investir dépend des perspectives d'avenir de l'entreprise.

Plus la demande (les commandes) s'adressant à l'entreprise est importante, plus l'entreprise sera disposée à investir, poussée par l'idée de réaliser un profit plus élevé (et de pouvoir supporter le coût de cet investissement).

n La décision dépend également du niveau d'endettement de l'entreprise. A cette fin, plusieurs ratios peuvent être calculés; un instrument de mesure de la situation financière de l'entreprise est son fonds de roulement.(cf. Chapitre 6)

  • De même, plus le taux d'intérêt pratiqué par les banques paraît suffisamment bas aux entreprises, plus elles investiront à l'avenir.
  • Par ailleurs, l'entreprise tiendra compte des perspectives économiques générales  de

la branche sur les marchés actuels ( conjoncture, crise, concurrence...).

  • Finalement, une capacité de production limitée, vétuste ou dépassée par le progrès technique, donc insuffisante pour répondre à une demande croissante, peut également constituer un facteur décisif d'investir.

Document 8

  1. Analyse des coûts

Guidée par la recherche d'un prix compétitif, l'entreprise cherche à produire au moindre coût c'est-à-dire en minimisant son coût total.

Schéma   Coûts fixes

Coûts variables

Coût total = Coûts fixes + Coûts variables

Il convient de distinguer entre deux types de coûts :

Type 1 : les coûts fixes, qui ne dépendent pas du volume de la production ou du chida :

loyers, assurances, impôts, entretien, rémunération du personnel administratif, amortissements, ...

Type 2 : les coûts variables, qui dépendent du volume d'activité et qui sont

plus ou moins proportionnels à ce volume: matières premières, électricité, frais de transport, ...

Application pratique

Soit un atelier de menuiserie fabricant des chaises. Voici le tableau des coûts (en €) pour différents volumes d'activité exprimés en unités de production.

  Niveaux d'activité (unités de production) en milliers

Coûts  0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000 6 000

variables  0 9 000 18 000 27 000 36000 45 000 54 000

fixes 30 000 30 000 30 000 30 000 30 000 30 000 300 000

totaux       

y = ax/x = a

y = a + b/x

Une grande partie des aoûts est liée au niveau d'activité ; l'entreprise cherchera à diminuer son coût moyen en augmentant ses quantités produites et vendues et à répartir ainsi les coûts fixes sur toute la production.

On parle alors d'économie d'échelle.

  1. Détermination du seuil de rentabilité (point mort, point zéro)

L'objectif principal de l'entreprise est la réalisation d'un bénéfice maximal. A la réalisation de ce bénéfice correspond l'idée de rentabilité.

Après avoir ventilé ses coûts en coûts fixes et coûts variables, l'entrepreneur se pose la questicn de savoir à partir de quel niveau de production ( chiffre d'affaires ) il commence à réaliser un bénéfice, en d'autres termes, à partir de quel niveau sa production sera rentable.



Les relations suivantes étant connues,

Résultat d'exploitation = Produits - Coûts

Coûts = Coûts fixes + Coûts variables

 donc

Résultat = (Produits — Coûts variables) — Coûts fixes

Nous pouvons dégager le résultat différentiel.

Schéma   

 CHIFFRE D'AFFAIRES

- coût d'achat des marchandises vendues * 

   *CAMV = Achats

+/

Variation des stocks

 = MARGE COMMERCIALE

- autres coûts variables - 

= MARGE SUR COÛT VARIABLE

- coûts fixes

= RESULTAT DIFFERENTIEL

Représentation graphique

Le seuil de rentabilité se situant au point où il n'y a ni bénéfice, ni perte, peut être déterminé à l'aide de deux relations qui découlent du schéma de calcul précédent.

(1) Marge sur coût variable = Coûts fixes

(2) Chiffre d'affaires = Coûts totaux

L'évolution des modes de .-.,roduction

Deux modes de production fondamentalement divergents se sont développés au fil du temps.

  1. Le mode de production traditionnel à flux poussés

Ce mode de production s'appuie sur les prévisions  des ventes.

A partir de ces prévisions, un programme de production est élaboré: on détermine sur la base des délais de fabrication, quel produit est lancé en production à tel moment.

Les différents services et postes de travail interviennent les uns à la suite des autres, mais ils restent indépendants.

La production est stockée pour être vendue.

Le schéma ci-dessous décrit ce mode de production à flux poussés

Prévisions des ventes

Fournisseurs et sous traitants Matières premières

  1. Le mode de production à flux tendus

Ce mode de production s'appuie sur ce qui est déjà vendu. On fabrique les produits finis juste-à-temps pour la vente. Dans l'entreprise, les postes de travail successifs dépendent les uns des autres: chaque poste produit ce que le poste suivant demande.

Le mode de production à flux tendus provient du Japon; la méthode du Kanban, représentée dans le schéma suivant en est un exemple.

Flux Flux des Kanbans des Kanbans

Flux Flux physique physique

Dans la méthode du Kanban, les informations entre les différents stades de production sont transmises à l'aide d'étiquettes (Kanbans) collées sur des conteneurs. Chaque Kanban décrit les pièces qui se trouvent dans le conteneur, le poste de travail qui les a produites et celui qui les utilise.

Lorsque, par exemple, le poste 2 a utilisé toutes les pièces d'un conteneur qui lui avait été remis par le poste 1, il retourne le conteneur vide au poste 1. l'étiquette qui s'y trouve devient ainsi un ordre de fabrication pour le poste 1.

Ainsi, les pièces sont fabriquées en amont au fur et à mesure de leur besoins en aval.

Ce mode de production fait pratiquement disparaître les stocks: - les produits finis sont fabriqués juste-à-temps pour la vente;

- les composants et les produits semi-finis sont fabriqués juste-à-temps dans les stades de production précédents pour leur transformation dans les stades de production suivants;

les matières et les composants des fournisseurs sont obtenus juste-à-temps pour être utilisés dans la production.

Le mode de production choisi aura évidemment une influence déterminante sur la politique d'approvisionnement de l'entreprise.

La gestion des achats s'est beaucoup transformée au cours des dernières années.

  • C'est surtout le développement du "juste à temps" (just in time) qui a bouleversé les relations entre l'entreprise et ses fournisseurs.

Alors qu'avant, l'entreprise sélectionnait les fournisseurs en tenant compte de leurs offres individuelles, elle recherche aujourd'hui le fournisseur capable de satisfaire à tout moment les besoins des consommateurs.

Désormais, la politique d'achat passe par une étroite collaboration entre l'entreprise et ses fournisseurs dans le sens d'un partenariat ou d'un contrat de sous-traitance.

  • D'autre part, la fonction achat a évolué avec l'apparition des nouvelles technologies informatiques, par exemple la commande par Internet.

Document 12

  1. La gestion des stocks

Le stock est l'ensemble des biens conservés dans l'entreprise dans l'attente d'une utilisation ou d'une vente future.

Exemples : produits finis, semi-finis, en cours, emballages, matières premières, marchandises, fournitures etc.

Le stock est à considérer comme un réservoir qui permet de régulariser le flux de livraison (1) et le flux d'utilisation (2).

  1. 2. 

Fournisseurs  Stock  Utilisateurs:ateliers,

bureaux...

L'importance du stock dépend :



- de l'importance de la production ou des ventes,

- de la politique de gestion des stocks, - du mode de production choisi.

Ainsi, dans une entreprise à flux tendus où le JAT est appliqué, il n'existe pratiquement pas de stock.

La gestion des stocks consiste en premier lieu à déterminer les dates des commandes et les quantités à commander, d'où les deux questions "quand commander ?" et "combien commander ?"

La gestion des stocks s'occupe également de l'organisation matérielle de la réception et de l'entreposage des produits.

  1. a) Quand faut-il commander un produit ou une matière déterminée ?

- D'une part, l'entreprise veut continuer à vendre ou à produire pendant le délai de réapprovisionnement. Ainsi elle doit disposer d'un stock minimum pour continuer à fonctionner. Connaissant la quantité vendue ou consommée par jour, elle détermine son stock _minimum par article ou par matière de la façon suivante:

nombre d'articles vendus ou ,par jour x délai de réapprovisionnement (en jrs) unités de matière consommées

- D'autre part, l'entreprise fixe pour chaque produit ou matière consommable un stock de sécurité qu'elle veut garder pour faire face à des conditions exceptionnelles (retard de livraison exceptionnel ou vente accélérée)

Il faut donc passer commande d'un article ou d'une matière, lorsque son stock atteint la quantité critique = stock minimum + stock de sécurité.  On parle du  stock critique ou stock d'alerte.

  1. b) Combien faut-il commander ?

La quantité maximale à commander dépend de la place de stockage disponible pour l'article ou la matière en question.

La quantité optimale à commander peut varier suivant les conditions de vente du fournisseur.

La représentation graphique de l'évolution du stock donne lieu à un dessin "en dents de scie" plus ou moins régulier .

Quantités

stock maximum

date de commande date de livraison

Y délai d'approvisionnement temps (jours) livraison prématurée utilisation du stock de sécurité, dû à un retard de livraison

  1. I_Ds sources de .inancerne it de Fer t-eprise

Un créateur d'entreprise doit d'abord trouver une idée porteuse et assurer ensuite son financement. Il s'interroge alors sur les modalités de financement:

- des besoins liés au cycle d'investissement ;

- des besoins liés au cycle d'exploitation.

Le schéma suivant récapitule les différentes sources de financement à la disposition de l'entreprise.

Pour faire face à l'ensemble de ses besoins de financement, l'entreprise doit trouver des moyens de financement.

Ceux-ci peuvent être propres ou étrangers.

De plus, les moyens de financement doivent être adaptées à la nature des besoins à financer.

D'où la deuxième distinction selon la durée de financement:

les ressources à long et moyen terme regroupent les ressources qui permettent de financer les projets de l'entreprise ;

les ressources à court terme regroupent les ressources auxquelles l'entreprise va avoir recours pour financer son exploitation courante.

  1. Le financement propre de l'entreprise (« Eigenfinanzierung »)

Ce sont les moyens de financement que l'entreprise ne doit pas rembourser, soit parce qu'ils proviennent des propriétaires de l'entreprise, soit parce qu'ils proviennent de l'autofinancement.

  1. Les apports des propriétaires (capital social)

Quelle que soit la forme juridique de l'entreprise, les propriétaires doivent apporter des fonds pour financer le démarrage (la création) et le développement de l'entreprise (p.ex. l'implantation sur de nouveaux marchés). En contrepartie l'entreprise leur attribue une partie du bénéfice.

  1. L'autofinancement

L'autofinancement est une ressource stable, dégagée par l'entreprise en vue de financer ses propres investissements. Il s'agit des DAP et des bénéfices mis en réserve. Selon la règle de l'équilibre financier, l'autofinancement est une ressource stable, destinée à financer des besoins stables.

L'autofinancement se calcule de la manière suivante : DAP + Résultat net — Bénéfice distribué aux propriétaires  Le bénéfice non distribué est mis en réserve

L'autofinancement constitue une source de financement interne avantageuse car:

son coût de collecte est nul ; il se renouvelle annuellement ;

il accroît les capitaux propres de l'entreprise, donc sa capacité d'emprunt.

L'entreprise doit arbitrer entre une politique généreuse de distribution des bénéfices, qui satisfait les actionnaires mais diminue les possibilités d'autofinancement ;

une politique restrictive de distribution des bénéfices, qui a l'effet opposé.

Exercice 8, 9 Document 1

  1. Le financement étranger de l'entreprise (« Fremdfinanzierung »)

Le financement interne est rarement suffisant, donc l'entreprise est amenée à faire appel au financement étranger.

Comme les moyens de financement doivent être adaptés à la nature des besoins à financer, on distingue les ressources selon la durée du financement, à long terme ou à court terme.

  1. Le financement étranger à long terme

Lorsqu'une entreprise ne possède pas suffisamment de fonds propres pour financer ses investissements, elle peut recourir à des fonds étrangers stables, qui entraînent cependant une diminution de l'autonomie financière:



- l'emprunt ;

- le crédit-bail.

  1. a) L'emprunt

L'emprunt est un moyen de financement dont les conditions sont fixées dans un contrat. L'entreprise sait qu'elle devra périodiquement :

o rembourser le montant du capital emprunté ; ce remboursement périodique est appelé amortissement ;

payer les intérêts courus, calculés suivant un taux fixé d'avance.

D'où la relation : annuité = amortissement + intérêts

On distingue deux types d'emprunt:

Emprunt-indivis Opération par laquelle l'entreprise se procure des capitaux auprès d'un prêteur unique. Il s'agit d'un crédit à moyen ou à long terme (2 à 20 ans)

Emprunt-obligations Opération par laquelle l'entreprise se procure des capitaux auprès d'une multitude de prêteurs qui reçoivent en échange des titres de créance appelés obligations.

 Il s'agit d'un crédit à long terme (7 à 15 ans).

Exercices 10, 11

Remarque

Action et obligation : deux titres avec des caractéristiques opposées.

Il faut bien distinguer entre action et obligation !

Le tableau suivant met en évidence les différences essentielles :

Comparaison action / obligation

 Action Obligation

Définition Titre de propriété Titre de créance

Droits des détenteurs participer:

 - à la prise de décision dans la SA

 - à la distribution des - encaisser chaque bénéfices année un intérêt fixe

 - à la distribution des - être remboursé sur la actifs en cas de dissolution somme prêtée

Risques pour les ne pas toucher de  détenteurs dividende en cas de perte

 - perdre sa mise en cas ne pas être remboursé  de faillite de l'entreprise à 100%

  1. b) Le crédit-bail (« leasing »)

Au lieu de contracter un emprunt pour acheter un équipement, l'entreprise peut choisir de louer cet équipement par l'intermédiaire d'un crédit-bail. C'est un contrat de location par lequel une société de crédit-bail met un bien neuf (bien meuble ou immeuble) à la disposition de l'entreprise contre paiement d'un loyer.

En fin de période, l'entreprise dispose d'une option. Elle peut:

- soit restituer le bien à la société de crédit-bail (qui est restée propriétaire) ;

- soit renouveler le contrat de location à des conditions plus favorables ;

- soit acheter le bien aux conditions convenues.

L'attitude adoptée par la direction est généralement une question de mentalité, de "culture d'entreprise". Cependant, même les directions les plus ouvertes au changement ne sont pas toujours en mesure de mettre ce changement en pratique. Très souvent en effet, il est impossible de s'adapter à court terme.

Ainsi, il peut arriver qu'une entreprise soit dans l'incapacité de remplacer immédiatement une installation coûteuse dont il apparaît, contre toute attente, qu'elle ne répond pas à telle ou telle norme rigoureuse en matière de protection de l'environnement. Car elle sera obligée de faire tourner l'installation pour amortir les grosses dépenses qu'elle lui a occasionnées.

Les directions qui choisissent l'attitude de l'adaptation active ont donc fréquemment d'épineux conflits d'objectifs à résoudre.

  1. c) Déterminer les objectifs, les moyens et les méthodes du concept social

Sur la base de ses constatations et réflexions , la direction fixera ses objectifs de politique sociale, qui comportent deux domaines:

le domaine des objectifs de société (concept social externe) qui correspondent à la contribution apportée par l'entreprise à la résolution de problèmes de société;

le domaine des objectifs humains (concept social interne), qui définissent les besoins des salariés de l'entreprise.

Le tableau ci-dessous dresse la liste des objectifs les plus courants dans ces deux domaines.

Objectifs sociaux de l'entreprise

Objectifs de société

prévention des atteintes au milieu naturel

(produits et procédés de fabrication respectueux de l'environnement, utilisation plus économe des ressources, recyclage);

atténuation des influences négatives sur le milieu social

(amélioration de l'information touchant les produits, commercialisation responsable, politique des prix raisonnable, sécurité des produits);

actions utiles à la collectivité (soutien des efforts de l'Etat, coopération avec des organismes, appui à toutes sortes d'activités privées - mécénat -, encouragement des collaborateurs à participer à certaines activités politiques ainsi qu'à des initiatives privées).

Objectifs humains

collaborateurs efficaces et satisfaits

(sécurité et prise en compte des besoins individuels au poste de travail, rémunération convenable, couverture contre l'accident, la vieillesse, la maladie ou le décès, stimulation des travailleurs par l'information et la formation, sécurité de l'emploi); possibilités d'épanouissement des collaborateurs (participation à la vie de l'entreprise, formation, loisirs).



  1. Les conditions d'une bonne productivité du travail

La motivation nous permet d'agir et d'être productifs. Même si chacun d'entre nous n'éprouve pas la même motivation vis-à-vis du travail, - en fait, la plupart d'entre nous n'ont pas le choix, puisqu'ils ne disposent guère d'une autre ressource financière notable que de leur salaire -, nous réagissons tous positivement ou négativement aux conditions sous lesquelles ce travail a lieu.

Application 3

L'entreprise sait bien que sa productivité dépend de la qualité de son personnel et des

conditions de travail; elle vise donc :

- à recruter du personnel compétent et à encourager sa formation continue;

- à lui offrir un salaire et des conditions de travail convenables;

- à le soutenir au-delà de la vie professionnelle.

Les sources de recrutement sont multiples: candidatures spontanées; annonces publiées dans la presse; organismes officiels (ADEM); stages; associations d'élèves, d'étudiants, d'écoles; cabinets de recrutement; cooptation ou recommandation.

L'engagement du personnel peut avoir lieu sous forme de

- contrat de travail à durée déterminée: le contrat prend fin après x mois ;

- contrat de travail à durée indéterminée: aucun terme n'est fixé; il prend fin si une des parties au contrat prend l'initiative et donne son préavis.

Au cours des dernières années, la proportion des contrats de travail à durée déterminée - moins favorable pour le salarié - a nettement augmenté.



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