Cours complet en economie generale pour debutant


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Cours complet en économie générale pour débutant

Chapitre :I               INTRODUCTION A L’ETUDE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE.

TERMINOLOGIE et notion.

Dans le langage courant, on rencontre le terme "économie", au sens de "faire des économies", "économiser ses forces", "économiser son argent", c’est-à-dire en dépenser le moins possible (des forces ou de l'argent pour parvenir au résultat souhaiter).

Exemple:

Le salarié qui veut faire des économies, fera attention à ce qu'il dépense, il n'achètera que ce qui lui parait indispensable, et au prix le moins élevé possible, autrement dit, il se donne un objectif; satisfaire tel ou tel besoin, il s'efforcera alors d'atteindre cet objectif en dépensant le moins possible.

OBJECTIF DE LA SCIENCE ECONOMIQUE.

La science économique, c'est d'abord cela; trouver des méthodes pour qu'une dépense quelconque (en énergie ou en argent) soit minimum pour arriver à un résultat maximum. L’économie est la science qui permet d’atteindre un objectif avec le moins d’efforts possible et le maximum de satisfaction. Le but de l’étude de la science économique est aussi d'arriver à fixer l'équilibre entre les besoins et ressources entre production et consommation, etc.

OBJET DE L’ECONOMIE.

Selon la formule d 'alfred marshall "économiste américain":

« l’économie examine cette part de l’activité individuelle et sociale qui est essentiellement consacrée à atteindre et à utiliser les conditions matérielles du bien être ».

On peut encore dire que la science économique a pour objet la connaissance des phénomènes économiques, conduite selon la méthode expérimentale, les phénomènes économiques sont des phénomènes qu’on peut observer et qu’on peut souvent mesurer. L’économie par son objet, est proche des sciences de la nature; Elle étudie des phénomènes matériels, la création et l’emploi de bien nécessaire à la satisfaction des besoins humains, elle est également une science humaine qui ne peut se désintéresser de ses propres fruits, elle est une étude de valeur puisqu’elle se propose de déterminer et de prévoir le jeu des phénomènes économiques pour une amélioration des conditions de vie.

La science économique a pour objet l’étude des besoins de l’homme. On distingue plusieurs besoins

Les besoins de l’homme.

Les besoins primaires.

Pour vivre ou plus simplement pour survivre, l’homme doit satisfaire impérativement certains besoins (le besoin d’oxygène, d’eau, de nourriture, de vêtements et de logement sont de ceux qui permettent la survie de l’espèce humaine et qui détermine les possibilités d’accroissement. De tel besoin, ont dit primaires ou vitaux.).

Les besoins secondaires.

L’homme se caractérise moins par son souci de survivre que par son souci de mieux vivre, et ceci en améliorant la qualité des biens primaires qui lui sont indispensables. Ces biens sont qualifiés de secondaire (vidéothèque, avion, piscine, etc.). L’expérience montre que l’on peut varier à l’infini les besoins de l’homme, dés lors qu’il s’agit de mieux vivre. Quel est celui d’entre nous qui estime avoir satisfait tous ses besoins et ne désir plus rien?

Pyramide de maslow hiérarchie des besoins

Les besoins.

L’objet de la science économique concerne aussi les biens. Nous distinguons plusieurs de biens, mais nous retenons en ce qui nous concerne deux (2) sortes de biens:

Biens économiques.

Il existe dans des biens qui ne peuvent être obtenus que moyennant un effort, une activité, parce qu’il n’existent pas en abondance, se sont ces derniers que l’on appelle biens économiques, parce que leur possession, à la satisfaction des besoins primaires, nécessite un effort que l’on ne peut mesurer. Un bien est donc appelé économique dès lors que sa possession exige un coût (en travail ou en argent).

2) Les besoins humaine :

Définition de la science économique.

On peut définir la science économique comme l’art d’utiliser au mieux les ressources existantes pour satisfaire les besoins de l’homme.

Ces ressources sont le travail humain, les ressources naturelles mises à la disposition de l’homme et les outils que l’homme a pu mettre au point au fil des années et des siècles. On peut donc compléter notre définition de la science économique comme suite:

C’est l’art d’utiliser au mieux, compte tenu de l’état des techniques et des biens que la nature met à notre disposition. L’effort que la collectivité consent à fournir pour satisfaire ses besoins.

Les économistes disent que l’économie permet d’obtenir les ressources dont dispose la société; cela signifie que ces ressources doivent être mises en œuvre de telle sorte que la satisfaction des besoins soit la plus complète possible.

RELATION économie politique.

L’économique est profondément lié au politique. Il est évident que le type de système économique influencera beaucoup sur les choix effectués. Pour satisfaire ses besoins chacun a droit à une part des biens économiques dont la collectivité dispose. Qui déterminera les parts?, Qu’elle est leur importance?, Et selon quel critère se fera le partage?, Selon les besoins, selon le travail fourni, ou selon une autre méthode pour affecté à chacun une part déterminée.

Cette relation du politique et de l’économique ne devrait cependant pas compromettre le caractère scientifique de la recherche économique dans la mesure où l’économiste n’a d’autres ambitions que de comprendre la réalité des phénomènes économiques et de proposer des moyens d’atteindre des objectifs dont le choix est laissé à l’homme politique.

L’économiste se doit néanmoins d’avoir toujours une claire conscience des éventuelles implications politiques de ses raisonnements économiques. Une attitude scientifique demande un effort de tous les instants.

Cette attitude est d’autant plus difficile à tenir que la science économique est une science humaine et qu’elle travail donc sur une matière fort complexe où se mêlent le rationnel et l’irrationnel, en un mot sur une matière partiellement irréductible à l’analyse scientifique.

Aussi bien, la science économique doit-elle avoir conscience de ses limites, cette exigence semble d’autant plus utile à rappeler que l’économiste a volontiers recours à une formulation mathématique complexe.

Cette démarche se révèle sans doute souvent fort profitable, mais elle peut aussi lui faire prendre contact avec le réel humain et n’être plus qu’un jeu inutile.

Chapitre II                            LES AGENTS ECONOMIQUES.

Quel que soit le système économique en place, le problème central que doit résoudre une société est de chercher à satisfaire le mieux possible les besoins économiques de ses membres. Or pour cela il faut produire et la production ainsi réalisée va pouvoir donner naissance à une consommation. On trouve, dans toute économie, un certain nombre de fonctions identiques (production, consommation, épargne, investissement, répartition, etc.) accomplies par les acteurs de la vie économique que sont les individus, les entreprises, l’Etat, etc.

LES DIFFERENTS AGENTS ECONOMIQUES.

Pour comprendre le fonctionnement d’une machine un peu compliquée il est commode de tracer un schéma sur lequel sont représentés les principaux ensembles de pièces. Il en est de même pour la machine économique qui comporte cinq grands ensembles remplissant chacun une fonction différente; il s’agit des ménages, des entreprises, des administrations, des institutions financières et de l’extérieur.

LES MENAGES.

On groupe sous ce titre toutes les personnes dont le rôle est de consommer. Le ménage désigne l’unité de consommation. Au sens économique le ménage désigne tout groupe d’individus composé d’une ou plusieurs personnes vivant sous un même toit et mettant leurs ressources en commun.

Pour satisfaire leurs besoins économiques, les ménages achètent aux entreprises des biens de consommation ou des services. Leurs dépenses sont appelées dépense de consommation, par opposition aux dépenses des entreprises qui s'intitulent coût de production.

Les échanges d'entreprises: Les ménages apportent les facteurs de production qu'ils possèdent (travail, capital financier, terre) et les entreprises, en contrepartie, leur versent des revenus, salaire, intérêt ou profits, loyer, etc.

En régime libéral c'est le marché corrigé par les interventions de l'Etat qui détermine le montant de chaque type de revenu. Le salaire est fixé sur le marché du travail, en fonction de la loi de l'offre et de la demande, mais à l'intérieur de certaines limites légales (salaires minimum garantie).

Le montant des loyers ou des intérêts sont également déterminés sur le marché par la confrontation de l'offre et de la demande.

Classification des ménages: Pour bien distinguer les types de revenus, on classe les ménages par catégories socioprofessionnelles. Il s’agit de classer l’ensemble de la population en un nombre restreint de grandes catégories présentant chacune une certaine homogénéité sociale.

LES ENTREPRISES.

On appelle les entreprises tout groupe d'individus dont le travail concourt a accroître la production. Et on appelle production au sens de la comptabilité nationale. Toute activité dont le résultat aboutira à une vente.

On distingue habituellement dans la production vendue, les biens (du blé, un avion, etc.), les services, qui ne sont pas des biens matériels mais qui permettent aussi de satisfaire un besoin économique (le travail d’un coiffeur ou celui d’un médecin, etc.).

l’entreprise désigne tout groupement d’individus, dont l’activité se traduit par la fourniture de biens ou de services destinés à la vente. Pour pouvoir fonctionner, l’entreprise achète du travail, des machines des bâtiments, loue ou achète des terrains (ou des terres à cultiver dans le cas d’une entreprise agricole.).

L'entreprise utilise des facteurs de production (travail, capital "machine, bâtiment, etc." et les ressources naturelles "eau, ressources minières, fertilité naturelle des terres). Pour les obtenir l'entreprise verse des salaires pour payer le travail, des intérêts à ceux qui ont prêté l'argent, paye un prix au vendeurs ou verse un loyer au loueur d'équipements et de terrains et enfin elle verse le bénéfice aux propriétaires.

Tout cela représente pour l'entreprise, des dépenses appelées coût de production. Mais ces derniers s'ils sont une charge pour l'entreprise, sont des revenus pour les apporteurs de facteurs de production (salariés, propriétaires ou prêteur qui perçoivent des salaires, des bénéfices ou des intérêts.).

Grâce à ces facteurs de production, l'entreprise produit des biens et des services qu'elle vend aux consommateurs sur le marché. Le but de cette vente est de récupérer le montant des coûts de production.

L'entreprise joue donc deux (2) rôle économique essentiel:

Elle est le lieu ou s'élabore la production (création de richesse).

Elle distribue des revenus en achetant les facteurs de production nécessaire a son activité économique.

LES ADMINISTRATIONS.

On désigne sous ce nom l'ensemble des groupes d'individus dont le travail sert à fournir des services qui ne sont pas vendus.

Exemple:

l'Etat fournit aux citoyens les services de justice "tribunaux", d'ordre "police", de sécurité "armé", de route, d'hôpitaux, université, école, centrale électrique, centre culturel, etc.

La sécurité sociale et les organismes para-étatique, qui versent des revenus ou qui couvrent certain risque, etc.

Les partis politiques qui fournissent au pays des services dans une démocratie.

Les syndicats, etc.

Les caractéristiques propres aux administrations: Le caractère propre aux administrations, c'est de ne rien vendre; par conséquent elles ne produisent pas. Les travailleurs des administrations sont improductifs au sens de la comptabilité national. C'est le cas en particulier des fonctionnaires. Les administrations utilisent cependant du travail et même du capital (machine, bureau, bâtiment, etc.) c'est-à-dire des facteurs de production qu'il faut rémunérer, or, il n'y a pas de vente, on est donc obligé de dévier vers les entreprises une partie du flux monétaire distribué par les entreprises ou les ménages (impôt et cotisation).

Cette opération n’est pas une vente mais il s’agit de contribution à une dépense car les services rendus par les administrations ne sont pas vendus sur un marché, mais leur coût est couvert par les contributions des usagers ou contribuables (ceux qui payent l’impôt).

LES institutions financieres.

Les flux qui circules d'un agent à l'autre sont appelés des flux monétaires. Pour alimenter ses flux, il faut une certaine quantité de monnaie. En regroupe, sous le nom d'institutions financières tous les organismes dont le rôle est d'effectuer les opérations financières, c'est-à-dire de faire varier la quantité de monnaie en circulation.

Relations institutions financières, ménages: Les ménages après avoir utilisés une partie de leur argent dans des dépenses de consommation, peuvent épargner ou thésauriser une partie de leur revenu. Il y a épargne lorsque la monnaie non dépensée est déposée auprès d'institutions financières et que son propriétaire renonce provisoirement a l'utiliser pour son propre compte.

Trois (3) parts sont perçues par les ménages:

Une partie est conservée en monnaie (billets ou pièces) et sort du circuit, il s'agit de la thésaurisation.

Une partie est dépensée en achat de bien de consommation et de service, en paiement d'impôts et en cotisation.

Une partie est déposée auprès des institutions financières (dépôt "C.C.P, Bancaire" ou épargne "CNEP", etc.).

Certains ménages peuvent avoir provisoirement besoin de plus de monnaie qu'ils n'en disposent du fait de leurs revenus. Dans ce cas ils peuvent retirer leurs épargnes ou emprunter auprès des institutions financières qui leur prêteront la monnaie que les épargnes leur ont confiés, ou qui créeront de la nouvelle monnaie.

Relations administratives, institutions financières:

Les administrations empruntent de l'argent auprès des institutions financières.

Les administrations prêtent de l'argent par l'intermédiaire de certaines institutions financières.

Relations entreprises, institutions financières:

Les entreprises possèdent une encaisse en grande partie déposer auprès des institutions financières.

Les entreprises collectent l'épargne des ménages par l'intermédiaire des institutions financières.

Les entreprises empruntent aux institutions financières les moyens financiers de l'investissement.

Le rôle des institutions financières:

Les institutions financières jouent deux (2) rôles essentiels:

Elles collectent l’épargne ou les encaisses déposés à vue.

Elles font crédit aux agents qui ont besoin de monnaie.

C’est-à-dire que les institutions financières sont chargées d’un double (2) rôles pour que la machine économique fonctionne normalement:

Alimenter le circuit économique en monnaie.

Assurer l'équilibre entre épargne et investissement.

Schéma d'un circuit économique simple

L'EXTERIEUR.

On regroupe sous ce terme tous les agents situés dans un pays étrange et qui ont des relations monétaires avec les agents économiques de l'intérieur. Les principales de ses relations sont:

Les importations qui viennent accroître l'offre de biens sur le marché national.

Les exportations qui ont l’effet inverse; qui vont d'accroître l'offre de biens sur le marché extérieur.

Les opérations qui relèves aux exportations nécessitent une monnaie appelée devise. L'ensemble des entrées et des sorties des devises d’un pays sont retracées dans un document comptable appelé balance des paiements, dressé généralement chaque année.

Le commerce avec l'étranger est indispensable pour se procurer les biens ou services que le pays ne produit pas lui même ou qu'il produit insuffisamment par rapport à la demande.

Les agents économiques sont:

Les Etats.

Les institutions financières (FMI, BM, BID, BAD, BAD, etc.)



Les entreprises multinationales (IBM, RENAULT, PEUGEOT, etc.)

Les organisations économiques internationales (OCDE "1961", OPEP "1960", GATT "1947", CNUCED "1964", OMC "1996", etc.

CONCLUSION.

Les agents économiques sont les entreprises (unités de production), les ménages (unités de consommation), les institutions financières (unités de financement), les administrations (unités dites non productives) et l’extérieur (unités d’Import/Export).

Le problème central que doit résoudre une société est de chercher à satisfaire les besoins économiques (besoins de consommation formulés par les ménages et besoins de financement des investissements formulée par les entreprises) grâce à la production des biens et des services réalisée par les entreprises (unités de production).

Cette production est financée, en plus de la part réservée à l’autofinancement, par les institutions financières grâce à l’épargne des agents économiques (ménages, entreprises, etc.)

l’épargne ne sert à rien s’il n’est pas injecté dans l’investissement, ce dernier est utilisé dans les actions de production. Le rôle des institutions financières est de collecter l’épargne et de faciliter et encourager son investissement.

Chapitre III                          LES AGREGATS DE LA COMPTABILITE NATIONAL.

Il est souvent utile de mesurer les flux qui circulent d'un agent à l'autre. Ces flux la comptabilité nationale les appelles des agrégats. On distingue deux (2) principaux agrégats; La production et le revenu national.

LA PRODUCTION.

Elle est l'activité économique socialement organiser constitue à créer les biens et les services s'échangeant habituellement sur le marché ou obtenu à partir des facteurs de production (travail, machine, etc.), s'échangeant sur le marché, la production regroupe l'ensemble des biens et des services destinés à la vente.

La Production Intérieur Brut (PIB).

C’est une production intérieure brute parce qu’on y compte la production de toutes les entreprises installées à l’intérieur du pays, qu’elles soient algériennes ou étrangères. Il peut cependant être utile de savoir quelle est la production proprement algérienne (production nationale).

PIB = Production des entreprises nationales en Algérie + Production des entreprises étrangères en Algérie.

La Production Nationale (PN).

Une partie de la production antérieure brut est réalisée par des entreprise étrangères installées en Algérie et une partie de la production des entreprises Algériennes est obtenue grâce au travail des travailleurs étrangers. A l’inverse, des entreprises Algériennes sont installées à l’étranger (filiales SONATRACH) et des travailleurs Algériens travaillent à l’étranger.

PN = Production des entreprises nationales + Production réalisée par les Algériens à l'étranger.

La Production Nationale Brute ( la PNB).

La PNB =La PIB + Revenus reçus en Algérie - Revenus expédies ver l'étranger par des étrangers.

Le Produit National Brut (le PNB).

Le PNB =la PNB + Traitements des fonctionnaires.

LE REVENU NATIONAL.

C'est l'agrégat qui mesure le total des revenus touchés par les agents économique durant l'année.                  La production peut être représentée par l'ensemble des flux qui entre dans les entreprises, à l'exception toute fois des prêts ou retraits en provenance des institutions financières.

Pour les entreprises la production est une ressource, puisque c'est ainsi qu'elles se procurent les sommes nécessaires au paiement de leurs coûts de production. Ces derniers représentent des emplois pour les entreprises.

Les types d’emploi l’entreprise

Une partie des dépenses de l’entreprise sert simplement à reconstituer le capital usé dans les opérations de production (amortissement). Une autre partie sert à payer les impôts et cotisations. Une dernière partie que les ménages reçoivent à titre de revenus est considérée comme la plus importante, elle est versée sous forme de:

Salaires pour les travailleurs.

Intérêts et profits pour les capitalistes.

Mais ces revenus de facteurs ne sont pas les seuls qui sont perçus par les ménages. Il s’y ajoute les traitements et prestations versés par les administrations, ainsi que les salaires versés par les institutions financières à leur personnel.

Méthode de calcul du revenu national.

Le revenu national ou ensemble des revenus perçus par les agents économiques durant l’année peut se calculer de deux (2) manières:

Méthode de calcul directe: Il s'agit de faire la somme des différents revenus de facteurs, de traitements et de prestations et des revenus non distribués par les entreprises.

RN = Revenu des travailleurs + Revenu du capital (intérêt et profit)+ Revenu non distribué par les entreprises + Traitement des fonctionnaires.

Méthode de calcul indirecte: A partir de la production nationale, de laquelle on ôte les amortissements (on obtient alors la production nationale nette) et on ôte les impôts indirects payés par les entreprises sur leur production (on obtient alors la production nationale nette au coût des facteurs). Puis on ajoute à ce montant les traitements versés aux fonctionnaires (on obtient ainsi le produit national net au coût des facteurs, qui est identique au revenu national.)

Calcul dela Production NationaleNette

La PN nette =la Production Nationale - les Amortissements du Capital.

Calcul dela Production NationaleNette au Coût des Facteurs.

La PNnette au CF =la PNnette - Impôts indirects.

Calcul du Produit Nationale Net au Coût des facteurs.

Le PN net au CF =la PNnet au CF + traitements des fonctionnaires.

Le Produit Nationale Net au coût des facteurs.

Le PN net au CF = Revenu National.

N.B:

Revenus des facteurs = salaires des travailleurs + Intérêts et profits pour les capitalistes

LE REVENU DISPONIBLE.

Les ménages ne reçoivent pas la totalité du revenu national; une partie de ces revenus est versée aux administrations qui peuvent être propriétaires d’une partie du capital national et qui à ce titre, perçoivent des loyers, intérêts, profits.

Les ménages n’ont pas la libre disposition de la totalité des revenus qu'ils perçoivent, ils doivent payer des impôts et des cotisations sociales obligatoires (retraite, part ouvrière de la sécurité sociale, etc.). Le revenu disponible est donc la somme d'argent destiner à la consommation.

Calcul du revenu disponible.

Le revenu disponible "R.D." = revenu des ménages "RM" -( impôts + cotisations S.S)

Importance du revenu disponible.

L'importance de ce revenu est grande car de son montant dépend le montant des dépenses que les ménages peuvent effectuer, ou de l’épargne qu’ils peuvent réaliser, c’est ce revenu disponible qui mesure le pouvoir d’achat des habitants d’un pays.

LIMITES DES AGREGATS.

La comptabilité nationale est accusée de trahir la réalité, c’est là l’insuffisance de toutes les statistiques, car les chiffres sont impuissants à décrire la réalité, avec ses nuances car:

Seules sont prises en compte, dans la production, les quantités vendues (de biens et de services). Or, dans les pays sous développés plus particulièrement une partie importante des besoins des habitants est satisfaite grâce à l’autoconsommation (population agricole) ou par les échanges de troc qui ne font pas intervenir la monnaie. La production et le revenu sont donc fortement sous estimés.

Les évaluations se font au prix du marché, par conséquent, il n y a aucun moyen de contrôle l’utilité sociale des productions réalisées.

Exemple 1:

La production d’un (1) litre d’alcool facturé à 200 DA gonfle la production d’avantage que la production d’un bien moins coûteux (le pain à 10 DA), mais très utile

Exemple 2:

La multiplication des intermédiaires commerciaux, des filles e joie ou des marchands d’armes ne bénéficie en rien au pays et pourtant leur activité contribue à augmenter la production ou le revenu.

Les flux monétaires ne sont pas connus avec la même précision,

les chiffres du commerce extérieur sont exacts sauf s’il y a fraude douanières. Les salaires sont facilement mesurables mis à part le travail non déclaré, peu important.

En revanche le montant des profits, des amortissements et la plupart des flux financiers ne sont connus que par approximation. Les insuffisances de données amènent d’ailleurs les comptables nationaux à renoncer à certains comptes considérés pourtant de très importants (le tableau des patrimoines "ou richesse possédées" par type d’agent, ou par catégorie socioprofessionnelle).

La comptabilité nationale ne nous donne que les variations d’une année à l’autre (les flux), mais elle n’établit pas de compte patrimoniaux, c’est-à-dire les richesses de chacun.

Chapitre IV                    LES FACTEURS DE PRODUCTION.

Nous pouvons maintenant distinguer les entreprises des autres agents économiques. Nous savons que leur activité est orientée vers la production de biens et de services destinés à la vente. Cependant quels sont les éléments nécessaires à toute entreprise pour assurer une production; ressources naturelles, capital technique et travail sont les trois (3) facteurs nécessaires pour assurer une production de biens et de services.

Les trois (3) facteurs sont nécessaires. Il est en effet possible de produire, dans une technique moderne, avec beaucoup de capital technique (machines très perfectionnées) et peu de travail ou, au contraire, de manière artisanale avec beaucoup de travail et peu de capital technique (outils rudimentaires). Mais, dans les deux (2) cas, travail et capital technique sont nécessaires.

Il faut souligner que le travail des hommes, les ressources naturelles, le capital sont les trois (3) facteurs sans lesquels il ne pourrait y avoir de production. Le travail humain est sans conteste, le facteur de production primordial.

LE TRAVAIL.

Les caractéristiques du travail.

Le travail se caractérise par:

Un effort, c'est-à-dire une dépense d'énergie qu'elle soit physique ou intellectuelle.

Cet effort est répété et contraignant, et la contrainte peut provenir d'un lieu de subordination ou de la nécessité de se procurer un revenu pour subsister.

Cet effort est productif d’un bien de service.

Les formes du travail humain.

A travers les exemples que l'on trouve dans la pratique, on peu distinguer quatre (4) formes de travail:

Le travail de direction, qui consiste pour une autorité responsable à choisir ente plusieurs solutions et à prendre des décisions.

Le travail de recherche et d'invention.

Le travail d'organisation.

Le travail d'exécution qui peut être intellectuel ou manuel (Un tourneur exécute un travail manuel, un aide comptable exécute un travail intellectuel.).

L'étude quantitative de travail.

L’étude du nombre des travailleurs dans un pays est l’une des branches d’une science appelée démographie ou étude quantitative de la population d’un pays. Nous donnerons tout d’abord les grandes notions utilisées par la démographie, avant de nous pencher sur les problèmes liés au nombre des travailleurs.

Le concept de démographie.

Le chiffre de la population d’un pays à un moment donné est la résultante de trois (3) grandeurs:

Le nombre de naissance (ou natalité).

Le nombre de décès (ou mortalité).

Les échanges ou flux humains d’un pays à un autre (émigration et immigration).

Il est évident que la population d’un pays ne signifie rien en soi. Ce chiffre ne peut avoir de signification que par rapport à une autre grandeur; la superficie du pays (ce qui donne la densité par Km2), la surface cultivable, etc.

De même chacune des grandeurs qui expliquent le chiffre de population d’un pays à un moment donné ne prend un sens que relativement à un autre chiffre. Ainsi le nombre de naissance en un an ne signifie que peu de choses, à l’inverse du taux de natalité qui s’obtient en divisant ce chiffre par la population mesurée en milieu d’année.

Le taux de natalité.

Le taux de mortalité.

Le taux de croissance naturelle de la population.

Le taux d’immigration.

Le taux d’émigration.

Le taux de croissance naturelle.

Le taux de croissance réel.

Le taux de croissance réel a, évidemment, un intérêt primordial; il indique quel est le rythme d’augmentation annuel du nombre de parts entre lesquelles se partage le gâteau qu’est la production. Si dans le même temps, la taille du gâteau n’augmente pas au même rythme, il est aisé de comprendre que la part de chacun sera plus faible au fur et à mesure que le temps s’écoule. Autrement dit, si le taux de croissance de la production n’est pas au moins égal au taux de croissance réel de la population, le niveau de vie moyen diminue.

Le taux de mortalité par âge.

Les démographes vont plus loin dans leurs calculs, ils s’efforcent de déterminer un taux de mortalité par âge, ils peuvent en déduire l’espérance de vie à chaque âge, c’est-à-dire le nombre moyen d’années restants à vivre à un individu ayant atteint tel ou tel âge. Plus ce nombre est élevé, meilleur est l’état sanitaire de la population. L’espérance de vie à la naissance mesure le nombre moyen d’années de vie que chaque nouveau né, né en telle année, a devant lui.

Le taux de mortalité infantile.

Un des taux de mortalité par âge les plus significatifs est le taux de mortalité infantile ou proportion des nouveaux nés qui meurent avant d’atteindre l’âge d’un an. On constate qu’une espérance de vie à la naissance élevée va de pair avec une faible mortalité infantile; toutes deux sont révélatrices du niveau sanitaire d’une population.

Parmi tous les concepts utilisés par les démographes, l’un d’entre eux nous intéresse/c’est celui du nombre de personnes en âge de travail.

 La population active.

On nome la population active, le nombre de personne qui travaillent  effectivement ou qui sont en chômage et désire travailler.

Les chômeurs font partie de la population active, se sont ceux qui sont désireux d'occupé un emploi par rapport à leur qualification, mais qui n'en trouves pas.

Une personne d’âge actif ne travaillant pas, n’est donc pas forcément un chômeur elle peut simplement ne pas désirer travailler.

Statistiquement, la mesure exacte du chômage est difficile, le seul fait de ne pas travailler ne suffit pas. Il faut en plus le désir de travailler au taux de rémunération habituel pour la profession. Aussi, de nombreuses polémiques naissent périodiquement sur l’étendu du chômage.

La population active d’un pays.

Il est évident que, plus nombreux seront les travailleurs, plus la production, risque d’être importante. Cela n’est pas automatique puisque tous les emplois ne sont pas productifs.

Aussi à l’intérieur de la pyramide des âges, une catégorie d’individus nous intéresse particulièrement, celle des 20 - 64 ans ou 18 - 60 ans, selon les pays. On considère généralement qu’entre ces deux âges se situent l’immense majorité de ceux qui sont en âge de travailler. Il peut y avoir des travailleurs de moins de 18 ans, mais les progrès de la scolarisation, l’existence de la formation professionnelle et du service national pour les garçons en réduisant le nombre.



De même, au delà de 60 à 65 ans (selon les pays), on ne rencontre plus guère de travailleurs, du fait de la retraite pour les salariés, de la fatigue ou du remplacement par les enfants pour les non salariés.

La population d’âge actif.

Parmi les personnes en âge de travailler, toutes ne travaillent pas. Les raisons sont diverses:

Le chômage pour des personnes désireuses de travailler.

Les maladies.

Les enfants à élever pour les femmes.

Les habitudes sociologiques.

Mesure de la population active.

L'étude qualitative de travail.

La croissance du niveau de vie est nécessaire pour que les besoins soient de mieux en mieux satisfait. Or, pour qu’il en soit ainsi, il faut que la production par tête "d’habitant" s’accroisse et cela n’est possible que deux façons, il s’agit:

Soit en augmentant le temps de travail de chacun, sans rien changer dans les techniques ou les méthodes de travail.

Soit en augmentant la production par heure de travail (productivité) grâce à des changements dans les techniques ou les méthodes de travail, sans augmenter le temps de travail.

Cette dernière méthode est évidemment la meilleur et c’est elle qui est la cause de l’élévation du niveau de vie que connaissent les pays développés.

Elévation du niveau de vie et croissance de la productivité sont deux (2) phénomènes lies le premier dépendant étroitement du second.

Le rôle du progrès technique.

Qu’est ce qui a permit l’accroissement de la productivité?

En vérité c’est le progrès technique.

Mais qu’est ce que le progrès technique?

C’est l’accroissement  du savoir de certains hommes, c’est-à-dire l’accroissement de leur qualification.

Conclusion.

Il ne peut y avoir de progrès de productivité qu’à cause des progrès de qualification. Dans la plupart des branches de l’économie depuis le début de la révolution industrielle, l’invention des machines, leur mise au point, leur perfectionnement, leur utilisation, etc. n’ont pu être réalisés que grâce à des milliers de chercheurs, de savants, d’ingénieurs, de techniciens, de dessinateurs, etc.

Le rôle de la formation

La formation est le moyen d’accroître la productivité, c’est pourquoi on utilise fréquemment un terme d’investissement immatériel ou investissement humain pour designer la formation intellectuelle des hommes. On parle aussi de capital humain pour designer l’ensemble des connaissances qui permettent à un homme de produire plus que ce que sa seule force physique le lui permettait. Cependant, il convient de remarquer que toute formation ne se traduit pas automatiquement en progrès de productivité; certaines études sont plus utiles que d’autre.

LE CAPITAL TECHNIQUE

l’homme puise dans la nature les éléments de base nécessaires à la production des biens et services. Il les transforme, les adapte grâce à son travail et en utilisant du capital technique.

Le capital envisagé sous son aspect économique est l’ensemble des biens indirects qui par un détour de la production accroissent l’efficacité de travail humain.

Constitution du capital technique

Le capital technique comprend:

Les constructions, les machines, les outils, les installations, les canalisations, etc.

Les ressources naturelles aménagées (le barrage sur la rivière, la conduite qui mène l’eau à la centrale électrique, etc.).

Les matières élaborées (les lingots d’or, d’argent, les planches de bois, etc.).

Le rôle du capital technique

Le capital technique augmente la productivité du travail.

Le capital technique permet l’exploitation des richesses naturelles d’une façon rationnelle et économique.

Les différentes formes du capital technique

Pour fabriquer les chaises, l’entrepreneur installe une usine, il achète des machines et utilise du bois comme matière première. Son capital technique est constitué par l’usine, les entrepôts, les machines, le bois.

Nous distinguons le bois entièrement utilisé dans la fabrication de nombreuse série de chaise. Nous noterons donc une différence entre deux (2) formes de capital technique:

Le capital circulant qui n’intervient qu’une seule fois dans le cycle de production (le bois).

Le capital fixe qui intervient plusieurs fois, sans transformation dans le cycle de production (les machines).

Selon Raymond barre:

« C’est à Adam smith que remonte la distinction des capitaux fixes et des capitaux circulants pour lui, est capital fixe celui qui produit un revenu tout en demeurant dans le patrimoine de son possesseur (machines, constructions, outillages.).

Est capital circulant le bien qui produit un revenu, mais sort du patrimoine de son possesseur. Ainsi de bétail de labour est-il un capital fixe, le bétail vendu sur le marché, un capital circulant.

L’analyse moderne fait reposer sa distinction des capitaux fixes et circulants, non pas sur des critères de mobilité des capitaux (les capitaux fixe peuvent être mobilisés), mais sur un critère de transformation technique et économique du bien.

Le capital fixe est celui qui intervient dans plusieurs cycles de production sans transformation de sa structure technique, le capital circulant est celui qui ne peut intervenir qu’une seule fois dans le cycle de la production. »

La formation du capital technique

Le capital technique ne peut être réalisé sans l'épargne des ménages et d'autre agent économique. Il ne sert à rien s'il n'est pas injecté dans le processus d'investissement.

La nécessité de l'épargne.

Dans les civilisations modernes pendant que certains travailleurs produisent du capital technique, il faut mettre à leur disposition les biens de consommation dont ils ont besoin. En principe, il faut donc que l’on ait mis ait mis de côté (épargne) des biens de consommation pour pouvoir produire des capitaux technique utile pour la réalisation des investissement.

L'investissement.

L'épargne ne sert à rien si on la consomme en cas de besoin, mais au contraire il est très utile si l'on l'injecte dans l'investissement. Dans les société moderne l'épargne est utilisée pour la création du capital technique. L'opération par laquelle un agent économique applique des ressources ou des forces à la construction ou au maintien du capital technique, s'appelle l'investissement.

Nous distinguons plusieurs formes d'investissement, il s'agit:

L'investissement de remplacement ou amortissement qui sert à maintenir le capital technique.

L'investissement net qui sert à constituer un nouveau capital technique.

L'investissement brut qui regroupe l'investissement net et l'investissement.

LES RESSOURCES NATURELLES.

Les richesses d’un pays proviennent en principe de ses ressources naturelles à savoir; l’eau, la terre, les richesses minières, etc.

La terre.

La terre sert à deux  (2) usages à savoir l’agriculture et l’implantation urbaine.

L’agriculture

En matière agricole, la question de la quantité de terre disponible fait l’objet de considérations pessimistes. Certains pays et certains économiste ont craint que le manque de terres cultivables ne condamne l’humanité à une famine plus au moins prochaines. Mais le progrès technique et ses grandes possibilités (procédés de culture sans sol, production d’aliments d’origine purement industrielle "protéines produites par l’industrie du pétrole") peuvent trouver des solutions à ces phénomènes.

Cependant dans les pays sous développés, le rendement agricole ne progresse guère, à cause de la mauvaise gestion de la corruption, du manque de formation et d’éducation, de méfiance envers les procédés étrangères à la culture et aux traditions d’où le problème de déficit agricole et de pénuries permanentes. Alors que dans les pays développés ils se posent plutôt des problèmes d’excédant agricole (plus de 1 000 000 tonnes de beurre par an dans la seule Europe du marché commun avant 1980).

L’implantation urbaine et les problèmes d’urbanisation

Le problème foncier se pose en matière urbaine d’une extrême importance. Le problème d’urbanisation est aujourd’hui universel et l’on assiste tous les 6 ans à un doublement de la population urbaine dans le monde entier.

L’urbanisation accélérée ne va pas sans poser beaucoup de problème du sol nécessaire à l’accueil d’une population nouvelle ( école, commerce, voies ferrés, transport, parking, hôpitaux, centres commerciaux, centre culturels, etc.) à la construction des logements et des voies d’accès.

Or, le sol n’est pas reproductible. Il n’existe qu’en quantités données. L’offre de terrains à bâtir est donc fixe sur une superficies donnée. La demande en revanche s’accroît au rythme de l’urbanisation. Si la loi du marché s’applique, le résultat ne peut être qu’une hausse rapide des prix.

Quelles sont les conséquences qui vont résulter de la loi du marché?

D’une part, le prix des terrains va augmenter considérablement, devenant spéculatif et, par son coût élevé, interdira la construction de logement bon marché.

D’autre part, la population non logée va tenter de se procurer des terrains bon marché, là où la demande est faible, c’est-à-dire au delà e la ville. Or, une urbanisation de ce type; dite concentrique (les plus riches étant bien logés à proximité immédiate du centre, les autres étant refoulés à grande distance) est à la fois antisociale (ségrégation dans l’habitat) et anarchique.

La meilleure solution réside dans l’appropriation publique des terrains et sa distribution équitable et équilibrée.

Les ressources eonières.

L’eau est une ressource naturelle rare, cette affirmation est justifiée à un double titre:

tout d’abord, les régions qui reçoivent moins de600 mmd’eau par ans ne peuvent satisfaire leurs besoins en eau par leurs seules ressources pluviales; cela est d’autant plus vrai que l’urbanisation provoque un accroissement de la consommation d’eau par habitant et que l’augmentation de la productivité agricole exige une irrigation développée.

Ensuite, l’eau n’arrive généralement pas à ceux qui en ont besoin sans que soient installés des canalisations, éventuellement des stations d’assainissement, de captages, d’épuration, un système de distribution, etc. toutes choses qui nécessite un capital important et coûteux.

En conséquence, l’eau qui semble à première vue être un don du clément, n’est pas gratuite. La civilisation industrielle étant grosse consommatrice d’eau, en moyenne chaque habitant du tiers monde utilise environ40 litresd’eau par jour contre1500 litrespour un Européen et4 000 litrespour un nord américain (USA et le CANADA).

Ces besoins croissent, mais moins vite cependant que les besoins d’eau pour l’industrie; il faut20 litresd’eau raffiné pour produire1 litrede pétrole et500 litrespour obtenir 1 kilo de papier.

Les grandes agglomérations urbaines "villes" doivent chercher leurs eau de plus en plus loin (Constantine; l’eau vient des Aurès).  Chaque jour, l’eau devient un bien peu plus rare et un peu plus coûteux. Aussi, tout comme pour les autres biens, doit-on veiller à ce que les gaspillages soient réduits au minimum, en particulier grâce à une tarification adaptée.

Chapitre V      LA MONNAIE, FONCTION ET FORMES.

LES FONCTIONS DELA MONNAIE.

La monnaie est un instrument de mesure des valeurs.

Comment comparé la valeur d’un kilo de sucre, d’un mètre de tissu, d’un litre d’huile, de 200 m2 d’un lot de terrain, de 100 m3 d’eau?

La seule unité qui permet de faire facilement cette comparaison est l’unité monétaire, c’est ainsi que chaque bien ou service se voit attribuer un prix, exprimé en unité monétaire, qui permet de comparer des produits différants.

La monnaie est un instrument d'échange.

La monnaie facilite les échanges. L'économie moderne se caractérise par une division du travail et une production de masse, sont une quantité croissante de transaction.

La monnaie permet la multiplication des échanges, c'est la raison pour laquelle les Etats modernes imposent des monnaies sous forme de billets qui ont cours légal, c'est à dire qu'aucun acheteur ou vendeur ne peut refuser à titre de paiement. L'utilisation d'une monnaie comme instrument d'échange dépend donc de son acceptation universelle.

La monnaie est un instrument de réserve.

La monnaie joue un rôle de réserve, celui qui la détient peut choisir le moment propice ou il utilisera. Il peut la dépenser si tôt qu'il la perçu, il peut au contraire l'épargner pour plus tard. C'est ainsi que la monnaie permet l'épargne, celui-ci permet à l'épargnant de confier cette monnaie à une autre personne qui l'utilisera pour investir et pour accroître la production.

LES FORMES DELA MONNAIE.

La monnaie fiduciaire.

La monnaie fiduciaire est l'ensemble des billets de banque émis par la banque centrale. L'origine du terme fiduciaire est "fides" en latin qui signifie la confiance par ce qu'elle repose sur la confiance que les citoyens accordent au pouvoir public qui la garantissent.

La monnaie scripturale.

Le terme scripturale vient de "scriptus" qui veut dire écrit. En effet la monnaie chèque repose sur un jeu d'écriture, chaque chèque remit en paiement par le titulaire d'un compte bancaire ou postal, dés qu'il est authentifié par la signature de son titulaire, fait l'objet d'un débit dans le compte de la banque ou du CCP. Si cette inscription sur les comptes qui constituent l’authentification du paiement.

La monnaie divisionnaire

La monnaie divisionnaire est l'ensemble des pièces de métal ordinaire (se sont des alliages d'aluminium, de cuivre et de nickel). Lorsqu'on parle de monnaie métallique, on désigne par là les pièces d'or ou d'argent et non les pièces de monnaie divisionnaire dont le coût de fabrication est généralement bien inférieur à leurs valeur monétaire (1,00 DA ne coûtait en 1963 que 0,10 DA à fabriquer).

Chapitre VI         LA MONNAIE ET LES PROBLEMES DE L'INFLATION.

DEFINITION, MESURE ET CONSEQUENCE DE L'INFLATION.

Définition et formes d'inflation.

Chaque économiste peut avoir sa propre définition de l'inflation, nous retiendrons en général la définition suivante:

L'inflation est une hausse générale et durable des prix des produits. On distingue plusieurs formes d'inflation, il s'agit de:

L'inflation rampante (3% à 5% par an).

L'inflation galopante (plus de 5% par an).

L'inflation légère ( 1% et <3% par an).

Hyper inflation; C'est une augmentation générale est durable des prix des produits chaque jour.

Inflation importée; C'est une inflation dite importée à cause de l'augmentation des prix des produits provenant du commerce avec l'extérieur (pour les pays sous développé la hausse des prix des équipements et de produits manufacturés, pour les pays développés l'augmentation du prix du pétrole ou de certaines matières premières).



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