Comptabilité Analytique cours complet


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Introduction Général

La comptabilité des entreprises en situation concurrentielle, l’efficacité des organisations un période de limitation de leurs ressources pose par l’analyse et le suivi de leurs coûts.

La comptabilité analytique est un outil de gestion conçu pour mettre en relief les éléments constitutifs des coûts et des résultats de nature a éclairer les prises de décision. Le réseau d’analyse a mettre en place, la collecte et le traitement des informations qu’il suppose dépendant des objectifs recherchés par les utilisateurs.

Contrairement à la comptabilité générale, la comptabilité analytique n’a pas pour vacation d’être  des systèmes formel et universel car elle doit s’adopter à chaque situation. La liberté dont on bénéficie, s’accompagne cependant de contraintes la validité de l’outil impose que l’on observe une grande rigueur dans le raisonnement et que l’on accepte  la discipline d’un vocabulaire précis, c’est à ces conditions qu’on pourra mesurer la fiabilité ou les limites des éléments d’informations qu’elle fournit.

Alors que la comptabilité générale a essentiellement pour objet l’enregistrement des flux entre l’entreprise et son environnement (clients, fournisseurs, actionnaires…), la comptabilité analytique se préoccupe à titre principal des conditions d’exploitation interne de l’entreprise.

Néanmoins, cette comptabilité générale laisse sans réponse de nombreuses questions d’ordre économique et financier.

SECTION I : précisions général sur la comptabilité analytique.

I- Les caractéristiques de la comptabilité analytique.

L’analyse des coûts et du résultat analytique relève de la comptabilité analytique qui présente d’importante différence par rapport à la comptabilité générale.

1- la comptabilité analytique étudie la zone « interne » de l’entreprise :

Par opposition a la comptabilité générale, axée, elle, sur l’étude des flux externes les deux types de comptabilité ont des objectifs et des moyens différents :

♣ La comptabilité général s’efforce de mesurer le seul résultat global est constaté en fin d’exercice des variations de stock « inventaire intermittent »

♣ La comptabilité analytique s’attache ; à suivre tous les mouvements de valeurs des entreprises ; Ce qui implique une connaissance précise de celle-ci.

2- la comptabilité analytique doit être adopter à l’organisation de l’entreprise :

A sa structure à son fonctionnement il suppose donc une connaissance des fonctions et des services internes et de « l’organigramme de l’entreprise »

Alors que la comptabilité générale se ressemble (comptabilité clients, fournisseurs, paie…), la comptabilité analytique sont le reflet de l’organigramme et de l’activité technique de l’entreprise.

3- La comptabilité analytique est conçue pour l’information « interne » :

Celle des gestionnaires aux divers niveaux de responsabilité (direction générale, chefs de service, …), alors que la comptabilité générale est conçue pour l’information externe se traduisent pour les comptes annuels (bilan, compte de résultat….)

4- La comptabilité analytique est facultative :

Alors que la comptabilité générale est obligatoire, imposé par la loi, c’est pourquoi le plan comptable général n’impose pas aux entreprises un model de comptabilité analytique mais leu propose un éventail de méthodes entre lequel l’entreprise choisit celle qui sont le mien adopter à son organisation.

L’entreprise peut même choisir de ne pas créer de comptabilité analytique mais il se prise alors d’information précieuse pour la gestion.

SECTION II : Les objectifs de la comptabilité analytique :

Le plan comptable général on donne la définition suivante : (la comptabilité analytique et un mode de traitement des données) dont les objectifs essentiels sont les suivants :

  • recherche de résultat analytique :

Lorsqu’une entreprise commercialise ou fabrique des biens ou services : A, B, C, D…c’est le plus souvent le fruit de tout un historique de cette entreprise qui a la date considérer aurait sans doute avantage :

+ A pousser la vente de certains produits.

+ A freiner celle d’autre produit, sans les supprimer presque 

+ A supprimer certain pour prendre ces décisions pour arrêter ces choix doivent connaître :

Les prix de vente de A, B, C, D…

Les coûts de revient respectif de ces produits.

  • connaissance des coûts internes :

L’entrepreneur doit connaître non seulement ces coûts de revient mais aussi tous les coûts alimentaires aux différents niveaux de leur formation. Il s’agit d’ailleurs d’un passage nécessaire pour obtenir les coûts de revient.

  • information de gestion :

La connaissance des coûts est capitale pour la bonne gestion de l’entreprise rôle essentiel de la connaissance des coûts dans ce problème du « faire quoi », la connaissance des coûts internes peut conduire à remettre en cause des choix d’organisation et de structure antérieure. C’est le problème de  « faire ou faire faire »

CE QU’IL FAUT RETENIR :

☺ Connaître les coûts des différentes fonctions assumées par l’entreprise.

☺ Déterminer les bases d’évaluation de certains éléments du bilan de l’entreprise.

☺ Expliquer les résultats en calculant les coûts des produits (biens et services)

Pour les comparer aux prix de vente correspondant.

D’autre part :

-Etablir les prévisions de charges et de produit d’exploitation (coûts préétablis et budgets d’exploitation par exemple)

 -En constate la réalisation et expliquer les écarts qui ont résulte (contrôle des coûts et des budgets par exemple)

D’une manière générale, elle doit fournis tous les éléments de nature à éclairer les prise de décision.

II - Elaborer une étude comparative entre la comptabilité générale et la comptabilité analytique :

La définition plus ambitieuse de la comptabilité analytique donnée par la nouvelle version du plan comptable appelle les commentaires suivants :

◊ IL s’agit d’un véritable outil de contrôle de gestion qui repose essentiellement sur le calcul des coûts en vue d’éclairer les prises de décision;

◊ Chaque entreprise à la possibilité et le devoir de choisir son propre système adapter à son activité, sa taille, son organisation, les besoins des responsables.

◊ Cependant, la recherche et le traitement d’une informations ont un coûts qu’ils convient de comparer à l’utilité (la valeur) de l’information.

A cet égard, le plan comptable rappelle deux principes fondamentaux :

- « Quelques chiffres significatifs sont plus efficaces qu’une documentation qui n’est pas consultée faute de temps ;

  • Un renseignement approximatif (mais suffisamment approché) et rapide est souvent plus utile qu’un renseignement plus exact mais comme trop tard. »

Ces remarques constituent, au demeurant, une règle à retenir pour la mise en place de tout système de contrôle de gestion.

Pour clore cette introduction sur la comparaison entre la comptabilité générale et la comptabilité analytique d’exploitation, on peut dresser le tableau suivant :

Critères de comparaison.

Comptabilité générale.

Comptabilité analytique.

En regard de la loi.

Obligatoire.

Facultative.

Vision de l’entreprise.

Globale.

Détaillée.

Horizons.

Passé.

Présent - futur.

Nature des flux observés.

Externe.

Internes.

Document de base.

Externe.

Externe et interne.

Classement des charges.

Par nature.

Par destination.

Objectifs.

Financières.

Economique.

Règles.

Rigides et nominatives.

Souples et évolutives.

Utilisateurs.

Tiers+direction.

Tous les responsables.

Nature de l’information.

Précise – certifié - formelle.

Rapide – pertinente - approché.

Section II : La méthode de centre d’analyse.

    I- Détermination des charges de la comptabilité analytique :

       1-Les charges supplétives :

    Il s’agit de charges fictives au sens de la comptabilité général (qui ne les enregistre pas) mais que l’on retient dans les calcules de coûts pour éliminer des différences dues au statut juridique de l’entreprise ou  à son mode de financement :

         -La rémunération de l’exploitant individuel.

         -La rémunération conventionnelle des capitaux propres.

Dans le premier cas, le montant à retenir doit être fondé sur les rémunérations pratiquées dans les entreprises de même importance.

Dans le second cas, le tour de rémunération à appliquer aux capitaux propres peut être le taux de l’argent sur le marché financier ou le taux moyen des capitaux empruntés par l’entreprise.

2 -Les charges incorporables :

 

     Certaines charges seront incorporées dans les coûts mais pour un montant différent de celui qui figure en comptabilité générale. Cette correction concerne surtout les dotations aux amortissements que l’entreprise, à la recherche du coût économique, retiendra pour un montant différent de celui admis fiscalement :

          -si elle bénéficie de l’amortissement dégressif.

          -Si elle juge que la durée de vie réelle du bien sera différente de la durée retenue pour le calcul de l’amortissement fiscal.

          -Si elle souhaite calculer ses amortissements sur la base du coût de remplacement de son immobilisation.

Les charges incorporées = charges de la comptabilité générale – charges non incorporables – charges périodiques + abonnement des charges périodiques + charges supplétives.

3-Les charges non incorporables :

        Ces charges sont retenues par la comptabilité générale mais elles seront exclues du calcul des coûts. Il s’agit pour l’essentiel :



           -Des charges exceptionnelles.

           -Des charges ou dotations ne présentent pas un caractère habituel ou n’ayant pas de rapport avec les activités analyse.

           -Des charges ou dotations ne se rapportant pas à la période étudiée (exemple : provisions pour dépréciation des comptes clients qui ne sont connues que bien après).

          -Des charges constatées durant la période mais couvertes par des provisions  antérieures.

Sections homogènes : les sections correspondent à des services réels de l’entreprise. Sont des divisions comptable dans lesquelles sont regroupées les charges indirectes avant qu’elles soient imputées aux différents coûts et coût de revient.

II -L’abonnement des charges :

1-Le principe :

     L’enregistrement des charges en comptabilité générale connue une période annuelle. Des comptes de régularisation assurent la liaison entre deux périodes la fin d’exercice. Durant l’exercice la comptabilité générale se contente d’enregistrer les charges au moment ou elles interviennent.

      Si la comptabilité analytique ce qui est souvent le cas, cherche à calculer des coûts sur une période plus courte. (Chaque mois, chaque trimestre), il faut veiller à ce que les charges retenues concernent la période. On peut s’inspirer de ce qui se fait la comptabilité générale en fin de chaque période de calcul des coûts, il faut exclure la partie des charges enregistrées qui ne concerne pas la période et ajouter des charges qui concernant la période ne sont pas encore enregistrées.

       Il s’agit surtout des amortissements, des loyers, des assurances, des taxes et en règle générale des charges payées d’avance ou à payer.

         La technique de l’abonnement des charges consiste donc à incorporer aux coûts calculés périodiquement la quantité de ces charges qui revient à la période.

     2-Les problèmes à résoudre :

 

         A / les difficultés pratique : (nombre élevés de charges à abonner, estimation de ces charges, détermination de la qualité incorporable) sont nombreuses et il ne faut pas hésiter à faire d’importantes simplifications si le biais introduit n’est pas excessif, là encore, il faudra comparer le coût et la difficulté du traitement au degré de précision souhaité.

 

          B/ lorsqu’il s’agit de prévision :On constatera à peu près toujours des écarts entre le montant des charges retenues du fait de l’abonnement et les charges réelles enregistrées, plusieurs solutions peuvent être adoptées pour traiter ces écarts.

Revenons, à titre d’exemple, sur le problème de la taxe professionnellement de meuble supposons que l’entreprise ait estimé en début d’année le montant  de la taxe qu’elle acquittera en novembre à 12000 DH, par le jeu de l’abonnement, elle incorporé chaque mois de janvier en octobre 1000 DH. Au titre de la taxe professionnelle dans ses coûts.

       Début novembre, Meuble-co reçoit son avis  d’imposition qui s’élève à 13000 DH. (Hypothèse 1) ou 11000DH (hypothèse2).

  • Deux solutions principales :

           -pour ne pas fausser la comparaison de ses coûts mensuels Meuble-co continue à incorporer dans ses coûts 1000DH en novembre et décembre. Au total sur l’année il y aura une différence de 1000 DH sur charges incorporables. Qui s’analysera comme non incorporée dans les coûts dans l’hypothèse 1 (la charge à été sous-estimé) ou comme une charge supplémentaire dans l’hypothèse 2 (la charge a été surestimée. 

           -Meuble-co corrigé ses abonnements ultérieurs de façon à rendre nul l’écart.

           -Dans l’hypothèse 1, on enregistra 1500 DH en novembre et décembre pour atteindre 13000 DH de charges incorporées au titre de la taxe professionnelle pour l’année dans l’hypothèse 2. Meuble-co qui a déjà incorporé 10000 DH.

           -Depuis le mois de janvier n’enregistrera que 500 DH en novembre et décembre.

III-Le rapprochement  entre les deux comptabilités :

      1-Des charges de la comptabilité générale aux charges incorporées :

En résumé, on peut dresser le schéma suivant, conduisant des charges de la comptabilité générale aux charges incorporées dans les coûts.

PRINCIPE DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE.                                             

REMARQUE :

       -On assimilera les différences sur charges incorporables à des charges non incorporables ou à des charges supplétives suivant le sens de la correction.

        -Si l’abonnement n’est pas pratiqué en comptabilité générale, les différences entre le montant enregistré en comptabilité générale et le montant incorporé dans le calcules des coûts s’analyseraient de la même façon.

       2-La concordance :

      Du fait de toutes ces différences d’incorporation, la somme algébrique des résultats analytique ne sera plus nécessairement égale au résultat apparaissons en comptabilité générale, on peut écrire :

                         Résultat analytique global

                         +  Charges supplétives.

                         +  Produits non incorporés.

                          -  charges non incorporables.

                                      = résultat de la comptabilité générale

       N.B : bien entendu, il faudrait également tenir compte d’éventuelles différences d’inventaire à la fin d’exercice.

VI-définir le coût :

         A-les notions des prix et de coût :

Un coût est la somme des charges afférentes à un produit ou à un service à un stade donné : stade de l’achat, stade de vente, stade de production.

      Le terme de coût ne doit pas être confondu avec celui de prix.  « le prix est l’expression monétaire de la valeur d’une transaction ( achat ou vente) . il s’applique uniquement aux relations de l’entreprise avec le milieu extérieure (prix d’achat, prix de vente) » (P.C.G)

Un coût, parce qu’il est une somme de charges, et propre a l’entreprise qui le calcul.

          Les coûts :

  • Un coût est une somme de charge relative à un élément défini au sein du réseau comptable.
  • Un coût réel calculé après les faits qui en sont à l’origine.
  • Un coût prévisionnel est calculé avant les faits qui en sont à l’origine.
  • Un coût direct est la somme des charges directes.
  • Un coût indirect est la somme des charges indirectes.
  • Un coût variable est la somme des charges variables.
  • Un coût fixe est la somme des charges fixe.
  • Un coût complet et la somme des charges incorporées.
  • Un coût partiel est la somme de charge concernant un stade intermédiaire.

  B- Caractéristiques d’un coût :

Trois dimensions sont nécessaires pour caractériser un coût : son champ d’application son contenu et le moment de son calcul.

      1-Le champ d’application du coût :

         La comptabilité analytique permet d’obtenir selon les besoins de chaque entreprise les regroupements des charges suivants :

  • par fonction économique :
    • Coût de la production.
    • Coût de la distribution.
    • Coût de l’administration.
  • par moyen d’exploitation :
  • Coût par usine.
  • Coût par magasin.
  • par activité d’exploitation :
  • Coût par produit ou famille de produits.
  • Coût des services rendus.
  • par centre de responsabilité :
    • Coût de l’entretien.
    • Coût du service après vente.
    • Coût de l’atelier X.
  • Par circuit de distribution.
    • Coût par famille de client.
    • Coût par secteur géographique.

Pour chacun de ces ensembles, il est possible de déterminer le coût de sous-ensemble ; par le coût d’un magasin peut se décomposer en coût du rayon A, coût du rayon B, etc.

 2-le contenu des coûts :

Pour une période déterminer, la comptabilité analytique permet de calculer des coûts soit en y incorporant toutes les charges de la comptabilité générale avec ou sans ajustement on  ajout, soit en n’y incorporant qu’une partie seulement des charges.

  • Coûts complets :

Le coût complet traditionnel est obtenu en incorporant sans modification toutes les charges de la comptabilité générale.

Le coût complet économique est obtenu en incorporant les même charges mais après ajustement de certaines d’entre elle, par majoration ou minoration en vue d’une meilleure expression économique de ce coût.

  • Coûts partiels :

Le coût variable ne comprend que les charges qui varient avec la production ou la vente (excluant donc les charges de structure qui sont en principe fixe).

Le coût direct est obtenu par incorporation des seules charges s’appliquant immédiatement (sans calcul intermédiaire) ou directement au coût recherché.



                         3-Le moment du calcul :

Les coûts peuvent être calculés :

- Postérieurement aux faits qui les ont engendrés : ce sont alors des coûts constatés, ils sont aussi appelés coûts réels ou coûts historiques.

- Antérieurement aux faits qui les engendrant : ce sont alors des coûts préétablis.

       Il s’agit de coût de références ayant pour base des normes, des objectifs ou de simples prévisions. Selon l’optique de leur calcul ils sont désignés par coûts standards, coûts prévisionnels, devis, budgets de charges.

       La comparaison des coûts préétablis et des coûts constatés fait apparaître des écarts qui ont parfois pour le gestionnaire plus de simplification que la connaissance des coûts comme on pourra s’en rendre compte sur se schéma extrait du P.C.G, il est possible pour chaque entreprise de calculer en grand nombre de coûts.

... ... ...

V- Les centres d’analyse :

Le PCG propose d’utiliser une méthode qui consiste à compartimenter les charges indirectes de façon à trouver pour chaque compartiment un critère de répartition satisfaisant. Le PCG propose là encore, une normalisation du vocabulaire. Ainsi chaque compartiment de charges indirectes est appelé « centre d’analyse » et le critère de répartition « unité d’œuvre ».

« Un centre d’analyse est une division de la comptabilité de l’entreprise dans laquelle sont analyses des éléments de charges indirects préalablement à leur imputation aux comptes de coûts de produits intéressés » (plan comptable général)

« Il est souvent autant de centres d’analyse correspondent en principe à un centre de travail. Toutefois, un centre de travail peut être scindé en plusieurs sections : à chaque section correspond alors un centre d’analyse.

  • Définir centre principale et centre auxiliaire.

On classe les centres d’analyse en deux catégories :

  • les centres d’analyses dont les charges peuvent être imputées, grâce aux unités d’œuvre retenues, dans les coûts. Ces centres correspondant généralement aux principales fonctions de l’entreprise (approvisionnement, production, distribution).Ils sont appelés centres principaux.
  • Les centres d’analyse dont les charges doivent être cédées aux autres centres d’analyse. Ces centres correspondant généralement aux services travaillant pour l’ensemble de l’entreprise (administration, entretien, gestion du personnel, transports…). Ils sont appelés auxiliaires.
  • La saisie des charges par les centres d’analyse.

Les centres d’analyse étant définis, il faut ensuite regrouper les charges indirectes dans ces derniers. Une charge indirecte saisie peut :

  • soit concernes un seul centre d’analyse : C’est par exemple le cas des salaires du personnel.
  • soit concernes plusieurs centres d’analyse dans les proportions aisément mesurables, c’est le cas de l’énergie électronique lorsque l’entreprise dispose de compteur divisionnaires.
  • soit concernes plusieurs centres d’analyse, mais dans des proportions difficiles à mesures, c’est le cas par exemple du chauffage, des assurances, des fournitures de bureau. Dans ce cas, ou sera conduit à faire un partage selon des critères de répartition tels que les surface occupées, les valeurs assurées.

L’opération qui consiste à ventile les charges indirectes dans les centres d’analyse est appelée répartition primaire. Elle se présente sous la forme d’un tableau à double entrée ou l’on trouve en ligne les charges indirectes classées par nature et en colonne les centres d’analyse. (Voir schéma).

  • Le traitement des charges dans les centres d’analyse.

A l’issue de la répartition primaire, on totalise les charges saisies dans chaque centre ; On obtient ainsi le coût de chaque centre.

Il faut donc, dans une deuxième étape appelée répartition secondaire, transfères le coût des centres auxiliaires dans les centres principaux. Pour opérés ce transfert ou tient évidemment compte des prestations fournies par le centre prestataire aux centres récepteurs.

Ce transfert se fait :

  • sur la base des unités d’œuvre lorsqu’elles existent.
  • sur la base d’une assiette conventionnelle (taux de frais) en l’absence d’unité d’œuvre.

Le transfert des charges des centres auxiliaires devrait se faire en escalier, sans retour en arrière, pour que tous les centres auxiliaires soient bien vidés dans les centres principaux. (Voir schémas).

A l’issue de la répartition secondaire toutes les charges indirectes doivent se dans les centres principaux avant leur imputation dans les coûts et coût de revient

... ... ...

VI -L’unité d’œuvre :

Quand a été déterminé le coût d’un  centre d’analyse, on peut, d’après la nature de ce centre, calculer le coût d’une unité d’oeuvre, c qui permet d’évaluer les transferts en provenance de ce centre.

  1. Définition de l’unité d’œuvre :

L’unité d’œuvre est l’unité permettant d’imputer le coût d’un centre d’analyse à d’autres centres d’analyses ou à des coûts de produits.

2-Qu’entend-t-on par unité d’œuvre ?

Distinguons tout d’abord les unités d’œuvre physiques, des unités d’œuvre monétaires.

Les unités d’œuvre physiques les plus couramment utilisée sont :

  • L’heure de main-d’œuvre quand on peut pointer les temps de travail (ex : l’heure de travail par ouvrier).
  • L’heure machine (ex : l’heure de fonctionnement de machine).
  • L’unité de quantité de la matière ou du produit travaillé dans le centre travail (longueur, volume, poids,… ; ex : la tonne de la matière première utilisée).
  • L’unité de produit élaboré dans le centre travail (loguer, poids,… ; ex : l’hectomètre du ruban produit, la ligne d’imprimé).

3-Calcul du coût de l’unité d’œuvre :

Coût de l’UO= montant en dh des charges du centre d’analyse/Nombre d’unités d’œuvre du centre

Ex : de détermination du coût d’unit d’œuvre

Pour un centre de travail « usinage », le coût du mois de novembre est 96000 dh

L’unité d’œuvre est l’heure de main- d’œuvre directe du centre et au cours du mois, le nombre e ces heures est de 3200.Quel est le coût e l’unité d’œuvre ?

                           Coût du centre d’analyse :        96000 dh

                           Nombre d’unité d’œuvre :          3200 dh

                           Coût de l’unité d’œuvre   : 96000/3200=30 dh

4-L’imputation aux coûts :

Montant à imputer au coût concerné= coût de l’unité d’œuvre*Nombre d’unité d’œuvres fournis

Ex : Pour le mois de décembre, le centre d’analyse « Atelier finition » a un coût de 180000 dh.Ce coût concerne la fabrication de trois produits A, B, C. Pour chaque produit fabriqué, on connaît le nombre de travail consacrées à sa fabrication, dans l centre d’activité de finition, on a ainsi enregistré pour :

                      +Le produit A      : 8000 heures de travail

                      +Le produit B      : 5000 heures de travail

                      +Le produit C      : 3000 heurs de travail

                           Total         16000 heurs

L’unité d’œuvre étant l’heure de travail, le coût de l’unité d’œuvre est :

                         180000 dh : 16000= 11.25 dh

Les imputations aux coûts de production seront les suivants :

  • Coût de production A, 11.25 dh *8000 =90000 dh
  • Coût de production B, 11.25 dh *5000 =56250 dh
  • Coût de production C, 11.25 dh* 3000 =33750 dh

                                                                            --------------

                           Vérification total                          180000 dh

  • La valorisation des stocks :

 

Le calcul des coûts d’achat ne pose aucun problème. Pour le calcul des coûts suivants, en revanche, on rencontre une incertitude pour l’évaluation des sorties de stock.

Ainsi  par exemple, 159000 m e tubes ont été consommés en février. Or sur les 166500 unités disponible durant le mois, 6500 m  (stock initial) unités valent 3.20 dh le m et les  160000 m achetés en février valent 3.35 dh le m en moyenne.

A quel prix faut-il valoriser les sorties stock 

3.20 Dh, 3.35 dh, ou 3.344 dh (moyenne pondérée) ?

          A- Les différentes méthodes :

              1- coût moyen unitaires pondéré périodique (préconisé par le PCG)

                  a- Principe



Les sorties de stock ne sont valorisées q’en fin de période.Elles le sont toutes au même coût unitaire donné par la formule :

               Valeur du stock initial +valeur des entrées

CMUP=___________________________________

               Quantité en stock initial + quantité entrée

La période retenue est celle qui correspond au calcul des coûts (le mois par exemple)

Durant la période, on enregistre les entrées en quantité.Ces dernières sont valorisées en fin de période par le calcul des coûts du stade prédédent.Les orties et le stock final ne sont valorisées et connus q’en fin de période

  • Critiques :

-Les calculs sont simples dans cette méthode mais sont forcément tous effectués au même moment.

-Elle est couramment utilisée en pratique.

           2-Premier entré, premier sorti (préconisé par le PCG)

                 a- Principe :

Dans cette méthode appelé également IFFO (first in first out), chaque lot entré est fictivement individualisé .Les sorties sont ensuite valorisées en épuisant les lots en stock du plus ancien au plus récent.

  • Critiques :

-Elle pose qu’on connaît séparément le coût de chaque entrée, ce qui st assez théorique en dehors des valorisations de MP aux prix d’achat quant les frais d’approvisionnement peuvent êtres tenus pour négligéables.Une méthode simplifiée consisterait à considérer que l’ensemble des entrées d’un mois représente un lot et que toutes les sorties sont faites en fin de mois.

-Elle conduit à valoriser les sorties à des coûts qui peuvent être ancien est à valoriser les stocks finals à des coûts récents.

-Si on évalue sur cette base les variations de stock, il en résulte qu’en période d’inflation, le résultat d’exploitation est surévalué et qu’on risque de distribuer des dividendes fictifs, ce qui est contraire à la règle de prudence. Cette méthode conduit l’Ese à payer plus d’impôt.

Les coûts sont alors sous-estimés et on enregistre l’inflation avec un retard dangereux. La détérioration des résultats risque d’être perçue tardivement.

-Elle est cependant préconisée par le PCG, sans doue parce que l’on connaît que l’Ese ne majore pas ses prix de vente dès qu’elle s’aperçoit que ses coûts augmente.

                 3-Coût moyen unitaire pondéré après chaque entrée :

                    Principe :

On calcul un coût moyen unitaire pondéré après chaque entrée et, entre deux entrées, toutes les sorties sont évaluées au dernier coût moyen calculé.

                            Valeur du stock avant l’entrée +valeur d’entrée

            CMUP=----------------------------------------------------------

                         Quantité en stock avant l’entrée + quantité entrée

                   Critiques :

-Cette méthode suit l’évolution es prix e des coûts de très prés et a l’avantage de répartir les calculs tout au long de la période.

-Elle est difficile à mettre en œuvre car il n’est possible que si on connaît l coût de chaque lot entré

-Elle exige en outre des calculs longs et fastidieux, mais l’informatique peut les faciliter.

4-Dernier entré premier sorti :

Principe :

Dans cette méthode également appelée LIFO (last in first out), les lots entrées sont individualisés mais on les épuise du plus récent jusqu’au plus ancien.

           Critiques :

-Elle présente les caractéristiques symétriques de la méthode premier entre, premier sorti : les sorties, et par conséquent les coûts, sont valorisés à partir des derniers prix les stocks à partir des anciens.

-Elle est plus satisfaisante en période d’inflation car on est plus vite alerté en cas de dégradation des coûts.

-Les stocks finals étant sous-évalués, le résultat est plus faible, c qui entraîne moins d’impôts mais aussi moins de bénéfice distribuable (règle de prudence)

                 5-Evaluation à un coût de replacement :

                      Principe :

Dans cette méthode parfois appelée NIFO (next in first out), on ne tient pas compte de la valeur réelle des entrées.On évalue les sorties à une valeur de remplacement (à partir du cours du jours pour les MP par exemple)

  • Critiques :

-Elle présente l’énorme avantage d’éviter les calculs de moyenne pondérée ou la nécessité d’individualiser les lots.

-En toute logique, cette méthode ne peut cependant s’appliquer qu’aux matières et produits achetés à l’extérieur et n se justifie que sur les marchés spéculatifs ou très fluctuants (ou pour le calcul de coûts prévisionnels servant de base à l’élaboration de devis)

    B- Remarques sur la valorisation des stocks :

  • Il importe e bien voir que chaque méthode de valorisation des sorties de stock conduit à :

      1-Un montant différents des coûts de reviens,

      2- Un montant différents des stocks finals

      3-Un montant différents des résultats analytiques,

      4- Un montant différents des résultats comptable si on calcule les variations de stock à partir           des évaluations faites en CAE

Tous ces aspects sont intimement liés.

Il s’agit donc de choisir une méthode qui soit, significative compte tenu des circonstances. L’influence sur ils résultats_ et par suite sur l’impôt_ dans différentes méthodes est importante à court terme. A long terme, par le jeu des variations de stock, cette influence est moindre puisque le stock final de l’année N devient obligatoirement le stock initial de l’année N+1. C’est la raisin pour laquelle le PCG précise « que tout changement éventuel de méthode doit être expressément signalé… »

  • Quelle que soit la méthode utilisée, une règle essentielle doit être respectée. Il faut toujours observer l’égalité (en Q et en valeur

                   Stock initial+ entrées- Sorties=Stock final

Cette règle impérative conduit à des coûts unitaires différents du fait des arrondis. Elle implique que la valeur du stock final soit déterminée par différence entre le disponible (SI+entrées) et la valeur des sorties.

  • L mie en place d’une CG qui vise à calculer des coûts sur des périodes plus courtes que l’année (mois, trimestre…) et partant à connaître pour chaque période les sorties de magasin par destination, exige que l’on tienne des fiches de stocks régulièrement mises à jour.Il est donc nécessaires de tenir un inventaire permanent.
  • Certains méthodes de valorisation des sorties de stock exigent que et inventaire se fasse tout à la fois en quantité t en valeur (CMUP après chaque entrée, FIFO, LIFO), d’autres ne nécessitent q’un inventaire permanent en quantité avec une valorisations simplement périodique (CMUP, coût de remplacement)

 

Cette tenu de l’inventaire permanent représente un travail presque toujours considérable.Même un Ese de petite taille risque d’avoir des certaines de fichs de stock à tenir.

C’est pour cette raison qu’il est nécessaire lors de mise e place d’une CA de :

  • Préférer la méthode qui n’exigent qu’un inventaire physique en quantité.
  • Supprimer, si cela st possible, l’inventaire permanent au profit e l’inventaire physique,
  • Imputer de façon approché et même forfaitairement aux coût et coût de revient des consommations de matières ou de produits ayant peut d’influence sur le montant de ces derniers. On peut ainsi évite la tenue fastidieuse de nombreuses fiches de stock tout en conservant un degré de précision très satisfaisant.
  • En CG, on pratique l’inventaire intermittent obligatoire une fois par an. Cela permet de mettre à jour la valeur des stocks au bilan et de chiffrer la variation annuelle des stocks nécessaire pour le calcul du résultat.

                  B-les en cours de production :

                               1-Définition :

Les en-cours sont es produits en voies de formation au travers d’un processus de production, ils sont invendables et inutilisables en l’état, exemple :

  • Une vis non filetée en cours de craquage
  • Un rouleau de tissu en voie de tissage.


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