Cours sur la relation commerciale enjeux et pratiques


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Cours sur la relation commerciale enjeux et pratiques

  1. Nation

Il existe différentes définitions de la nation:

  1. Nation = firme: centre unique de décision ayant pour objectif la maximisation de la balance commerciale (démocratie= multitude de centres de décision).
  2. Nation= masse, espace administratif, juxtaposition d'individus. Administration des tâches collectives dans un espace donné. Conception néoclassique: Lieu d'immobilité des facteurs de production.
  3. La définition moderne Nation= groupe: ensemble d'agents partageant une solidarité de sacrifices pour atteindre des buts communs, et qui, pour ce faire, fonde un Etat qui met en œuvre les processus institutionnels nécessaires pour atteindre ses objectifs. La nation groupe est un concept politique représentant une solidarité entre ses membres.
  4. Compensation

C'est une opération commerciale qui n'est pas arbitrée par la concurrence. Elle est composée de deux contrats: un contrat de vente et un de contre-achat par lequel le vendeur s'engage à acheter dans le pays du vendeur (troc). Les raisons de la compensation sont l'absence de devises fortes, l'absence de débouchés et la création du besoin, l'indépendance politique par rapport à la devise, l'espérance d'un plus grand profit grâce à la contre-valeur, une dette extérieure élevée ou la diminution des incertitudes liées à l'instabilité des marchés financiers, monétaires ou de change.

  1. Contre achat

C'est le paiement d'une marchandise par l'acheteur par une fourniture de bien / service d'une même valeur.

  1. Avantage comparatif

Les avantages comparatifs sont à la base de la théorie ricardienne. Dans le cas d'une économie à deux biens, un pays a un avantage comparatif dans la production d'un bien par rapport à un autre pays lorsque la productivité relative de ce bien est plus élevée (ou son coût d'opportunité plus faible) que celle d'un autre bien. Selon Ricardo, les pays ont tendance à se spécialiser dans la production du bien pour lequel ils ont un avantage comparatif car ils obtiennent un gain à l'échange.

Exemple: Soit aLa, aLR les besoins unitaires en travail (pour l'alcool a et le réveil r) pour la Syldavie et a*La, a*LR,les besoins unitaires en travail pour la Bordurie. La Syldavie a un avantage comparatif dans la production d'alcool si aLa /aLR < a*La /a*LR

  1. Théorie de l'échange inégal

Théorie d'Emmanuel - 1972.

Cette théorie est basée sur une idée marxiste selon laquelle la valeur est seulement créée par le travail. Elle prétend que "l'échange international aboutit à l'exploitation d'un pays et en empire la situation s'il utilise plus de travail pour produire les biens exportés que les autres pays n'en utilisent pour produire les biens qu'il reçoit en échange" (K-O, 2.3.3).

C'est une manière trompeuse de voir si l'échange est réellement profitable. Pour voir si l'échange est réellement profitable, il faut comparer la quantité de travail qu'un pays consacre à la production d'un  bien d'exportation avec la quantité de travail qui lui aurait été nécessaire pour produire le bien d'importation.

  1. Croissance appauvrissante (voir K-O, 5.2.3)

Ce terme désigne une situation où la croissance est moins bonne pour un pays que sans croissance.

Ce phénomène est dû à la croissance biaisée qui détériore les termes de l'échange. Cette croissance biaisée est une croissance de la dotation d'un facteur de production qui étend plus les capacités de production du bien intensif en ce facteur. Une croissance biaisée à l'exportation détériore les termes de l'échange du pays en croissance. A l'importation, elle améliore ceux-ci.

(Cfr. Dutch desease: La découverte de gaz aux Pays-Bas a fait que la courbe des possibilités de production s'est déplacée vers les produits intensifs en gaz naturels plutôt que vers des produits industriels nécessitant du pétrole).

Cette croissance appauvrissante se produit suite à une croissance fortement biaisée et à des courbes d'offre et de demande relatives à pentes très raides (élasticité faible).

  1. Utilisation intensive d'un facteur de production

  Dans un système à deux biens (A et B) et deux facteurs (x et y), un bien A utilise intensément un facteur de production y lorsque, en comparaison au bien B, la production de A nécessite une plus grande quantité d'y que de x.

Ce concept est la base explicative de la théorie d'Hecksher-Ohlin. H-O dit que les pays exporteront les biens dont la production utilise intensivement les facteurs dont ils sont abondamment dotés.

  1. Le paradoxe de Léontieff (voir K-O, 4.3.1)

C'est un test empirique qui infirme la théorie des proportions de facteurs. Selon Hecksher-Ohlin, les pays exportent les biens dont la production utilise intensément les facteurs dont ils sont abondamment dotés. Léontieff a montré empiriquement en 1953 que les pays exportent des biens dont la production n'utilise pas nécessairement les facteurs dont ils sont abondamment dotés. Ainsi les USA abondamment dotés en capital (K) importent des biens intensifs en K et exportent des biens intensifs en travail alors qu'H-O prédit le contraire. Quelques explications avancées sont:

-L'inversion par la demande (voir infra)

-L'inversion de l'intensité des facteurs de production

-Dans le monde réel, on trouve plus de deux facteurs de production

  1. Courbe d'indifférence collective

Elle représente l'agrégation de toutes les courbes d'indifférence individuelles de la nation. La CIC représente les combinaisons de biens préférés pour la nation entière. C'est une hypothèse théorique car dans la pratique il n'existe pas de préférences identiques.

  1. Argument de l'industrie naissante

C'est un obstacle au libre échange développé par les PVD. Il justifie une protection temporaire du secteur manufacturier contre la concurrence des importations pour lui permettre d'acquérir l'expérience nécessaire. Cela constitue une dérogation au GATT pour les PVD mais limitée dans le temps.

  1. Inversion par la demande

L'inversion par la demande, c'est l'inversion du flux de commerce suite  à des préférences marquées pour un bien. Si, dans un pays, il y a une préférence marquée pour un bien utilisant intensément un facteur de production dont il est abondamment doté, alors au lieu d'exporter ce bien (comme le prédit H-O), le pays va encore en importer (c'est un cas très rare). L'inversion par la demande peut expliquer le paradoxe de Léontieff.

  1. Termes de l'échange

On peut les définir comme le prix des exportations. d'un bien divisé par le prix de ses importations ou le prix des biens qu'un pays exporte divisé par le prix des biens qu'un pays importe. Une augmentation des termes de l'échange augmente le bien-être d'un pays.

  1. Contingentement

Le contingentement ou quota est une barrière non tarifaire au commerce international. C'est un plafond aux quantités importées d'un bien spécifique. Le contingentement est soumis à l'octroi d'une licence délivrée par le ministère des Affaires Economiques.

  1. Accords  de restriction volontaire (V.R.A.: Volontary Restreind Agreement)

C'est un accord entre un importateur et un exportateur par lequel l'exportateur restreint volontairement ses exportations pour éviter les contingentements (ex: exportations de voitures japonaises) 

  1. Buy American Act

Cette loi américaine de 1933 permet aux pouvoirs publics de choisir pour leurs commandes un producteur local même si celui-ci est plus cher jusqu'à concurrence de 12-13% en plus par rapport à l'étranger. Cela donne la préférence aux producteurs locaux. C'est un instrument non tarifaire de politique commerciale.

(16. Le dumping (Voi K-O, 6.5)

Le dumping consiste à vendre à l'étranger à des prix inférieurs:

-soit aux prix pratiqués sur le marché domestique de l'exportateur

- soit à des prix inférieurs aux coûts moyens de production

- soit à des prix non réalistes

Raisons:

- pour créer une part de marché

- maintenir la rentabilité

- maintenir l'activité

- maximiser le profit)

  1. Dumping sporadique

Cette discrimination de prix, par une politique de prix à l'exportation inférieurs aux prix intérieurs ou aux coûts moyens de production, vise à liquider des stocks excédentaires (cfr. chemises pakistanaises). Ce dumping n'est pas considéré comme dangereux.

  1. Dumping prédateur

Cette discrimination de prix, par une politique de prix à l'exportation inférieurs aux prix intérieurs ou inférieurs aux coûts de production, vise à ruiner les concurrents et à acquérir une position monopolistique sur le marché. Lorsque cette position monopolistique est atteinte, les prix augmentent. Ce dumping est très dangereux et constitue la forme la plus combattue de dumping.

  1. Dumping persistant

Ou dumping compétitif. Cette discrimination de prix est pratiquée par les producteurs de matières premières ayant des produits peu différenciés. Il concerne généralement les surproductions de produits de base.

  1. Politique des ciseaux (squeeze)

Il s'agit d'une politique améliorée du dumping prédateur. Elle consiste à coincer le concurrent des deux côtés à la fois: d'une part, les prix des matières premières sont très élevés et d'autre part, les prix des produits finis sont très faibles, inférieurs au coût de production. (ex: disparition de l'industrie française des éponges en titane).

  1. Paradoxe du dumping

Le paradoxe du dumping, c'est qu'en vendant à perte sur les marchés extérieurs (prix de vente < coût moyen de production), il est possible de maximiser son profit. Cela arrive souvent avec des coûts variables faibles et des coûts fixes élevés. Cela est dû à une forte élasticité de la demande. On vend de plus grandes quantités et on parvient à amortir les coûts fixes. Les marchés sont segmentés et les ventes à l'exportation sont plus sensibles aux prix que les ventes intérieures.

  1. Taux effectif de protection

(Voir K-O, 9.1.3)

C'est le taux réel de protection qu'offre un droit de douane aux producteurs nationaux d'un bien. Il est exprimé par un coefficient qui indique la hausse permise en % du coût des activités nationales par rapport aux coûts des importations concurrentes.

  1. Paradoxe du taux effectif de protection

C'est le fait que les pays en voie de développement s'opposent à la réduction des droits sur les matières premières qu'ils exportent puisque la taxe améliore la compétitivité de leurs sociétés exportant des produits finis.

  1. Droit de douane - forfaitaire - ad valorem - mixte

Le droit de douane est une taxe levée sur un bien lorsqu'il passe à la frontière (autant à l'entrée qu'à la sortie).

Il est forfaitaire si c'est un montant fixe par unité de bien importé (par ex: 3$ le baril)

Il est ad valorem si c'est une fraction de la valeur du bien importé (ex: 2% sur les importations de camion)

Il est mixte s'il est à la fois ad valorem et forfaitaire.

  1. Pratique d'évaluation du droit de douane

C'est un instrument de commandes publiques pour donner la priorité aux producteurs nationaux.

La pratique d'évaluation du droit de douane est typique des USA et est maintenant interdite par le GATT.

Elle consiste à utiliser le prix domestique fixé forfaitairement, et supérieur au prix mondial, pour calculer le droit de douane et ainsi limiter les importations de certains biens (ex. de l'interdiction des cabines téléphoniques anglaises).

  1. Structure en cascade des droits de douane

Les droits de douane peuvent avoir des effets différents sur les différents stades de production d'un bien (droits nominaux). Les politiques commerciales qui visent à promouvoir le développement économique aboutissent souvent à des taux de protection effectifs beaucoup plus élevés que les droits de douane (tarif bas pour les importations de matières premières, moyen pour les produits intermédiaires et tarif élevés à l'égard des produits finis afin de protéger les secteurs où ils sont actifs).

  1. Effet de protection d'un droit de douane

Distorsion du fait que le droit de douane amène les producteurs domestiques à produire une trop grande quantité du bien. Ils augmentent leur offre jusqu'à ce que le coût marginal égalise le nouveau prix (prix mondial + taxe). Le droit de douane joue un rôle de protection pour les secteurs qui subissent la concurrence des importations étrangères. Il amène une perte d'efficience car les coûts de production domestiques sont supérieurs aux coûts mondiaux. Il y a également surproduction gaspillage car le prix intérieur est supérieur au prix mondial (Voir K-O, 9.1.3).

  1. Effet revenu d'un droit de douane

C'est l'ensemble des revenus de l'Etat suite à l'instauration d'une taxe. Il se décompose en , d'une part un prélèvement sur le surplus du consommateur (augmentation du prix intérieur) et d'autre part, un effet de mendicité prélevé sur l'étranger car le droit de douane abaisse les prix étrangers d'exportations. pour un petit pays, cet effet est nul car il ne peut affecter les prix mondiaux.

Le bien-être de la nation est positif si cet effet de mendicité est supérieur aux effets de protection et de consommation.

  1. Effet de consommation d'un droit de douane

C'est une perte de distorsion de consommation du fait que les consommateurs consomment une quantité trop faible du bien par rapport à la situation de libre échange. La raison est que le prix intérieur est supérieur au prix mondial (voir K-O, 9.2.2).

  1. GATT (General Agreement on Tariffs and Trade)

(Voir K-O, 10.42 et 10.4.3)

L'accord général sur les tarifs et le commerce entre nations différentes date de 1947. Il était provisoire et s'appelle depuis 1995 l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Ce traité édicte des règles de comportement en matière de politique commerciale qui sont contrôlées par une administration dont les bureaux sont à Genève. Il a pour but de diminuer les conflits de commerce international, de favoriser le libre échange par la non-discrimination (c-à-d éviter les préférences vers certains pays) et la réciprocité des concessions.

  1. Principe de la nation la plus favorisée

C'est un principe de non-discrimination en matière de tarifs douaniers. Ce principe garantit que les exportateurs ne seront pas soumis à des droits de douane plus élevés que les pays payant les droits de douane les plus bas. Celui qui a la clause de nation plus favorisée paie le même droit de douane qu'un autre qui a la clause (voir Droit MFN).

  1. Droits MFN (Most Favoured Nation)

Ce droit résulte du principe de la nation la plus favorisée. Le droit MFN fait partie du principe de non-discrimination du GATT. Il garantit que les exportateurs ne seront pas soumis à des droits de douane plus élevés que les pays payant les plus bas. Les pays qui bénéficient de la clause MFN paient tous le même droit de douane ( meilleure politique commerciale appliquée à tous).

  1. Droits GSP (Système Généralisé des Préférences- 1964)

Le système généralisé des préférences est un droit instauré en faveur des exportations de produits manufacturés en provenance des PVD vers les pays industrialisés. Ils permettent aux PVD de bénéficier de facilités d'entrée de leurs produits dans les pays importateurs (droit GSP= réduction des droits MFN en faveur des PVD). En pratique, on estime qu'ils ont eu peu d'effets réels.

  1. Réciprocité des concessions

C'est un des principes de base du GATT. Il vise à éliminer les entraves au libre échange. Sa mise en œuvre repose sur la négociation bilatérale, produit par produit. Si un pays réduit le tarif douanier d'un bien importé, en contrepartie, une diminution de taxe douanière lui est accordée pour un bien exporté. Rem: cela peut aussi être des négociations multilatérales (round).

  1. Droits antidumping

Cette taxe, appliquée aux entreprises accusées de dumping, vise à éviter qu'elles ne pratiquent des prix plus élevés sur le marché interne que pour leurs exportations. C'est une sorte de droit de douane compensatoire. C'est la différence entre le prix réel et le "juste prix" des importations (estimé sur base des coûts de production étrangers).

  1. Zone de libre échange

C'est une zone de liberté commerciale à l'intérieur de laquelle le commerce est libre entre les membres. Il y a autonomie des membres en matière de droits de douane vis à vis des non-membres. Le problème est que les produits des non-membres transitent par le pays qui applique le tarif le plus avantageux, d'où nécessité de règles. Une solution à ce problème est de taxer le produit en fonction du pays destinataire (règle d'origine).

  1. Unions douanières

C'est une zone de liberté commerciale à l'intérieur de laquelle le commerce est libre entre les membres et les membres adoptent une politique commerciale commune envers les pays non-membres (ex: Bénélux). Le problème de cette forme d'union est l'entrave à la liberté de circulation des facteurs de production (ex: travail).

  1. Effet de diversion du commerce

C'est un effet pervers qui détériore la situation d'un pays rejoignant une union douanière. C'est l'effet statique d'une union douanière lorsque celle-ci conduit au remplacement d'une importation à faible coût de l'extérieur de l'union par des importations plus coûteuses de pays à l'intérieur de l'union.

  1. Marché commun

C'est une union douanière agrémentée de la liberté de circulation et d'établissement des facteurs à l'intérieur des frontières communes (ex: CEE). Il existe cependant une tendance à aller là où la législation fiscale est la meilleure.

  1. Politique de substitution à l'importation

En utilisant comme justification l'argument de l'industrie naissante, beaucoup de PVD ont développé une industrie locale derrières des barrières douanières comme les droits de douane et les quotas. Le but de cette politique est de répondre aux besoins locaux et d'éviter une trop grande dépendance vis à vis de ces produits. Cette politique a eu pour effet de détourner des flux de ressources consacrés habituellement à l'agriculture vers l'industrie. Cela a ralenti le développement agricole des PVD, aggravant leur situation.

  1. Accord STABEX

Il fait partie des accords de Lomé et concerne les marchés des produits agricoles. Il vise à stabiliser les revenus d'exportation de produits agricoles des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) contrant ainsi l'instabilité des cours. Il consiste en un transfert de revenus de l'Union Européenne vers ACP égal à la différence entre les revenus d'exportation de l'an t et la moyenne des revenus d'exportation des 4 années précédentes. Cela fait partie des tentatives de solution au problème de dépendance, de diminution des termes d'échange et à l'absence de dynamisme.

Mais comme les revenus courants des exportations se dégradent de plus en plus, le paiement des transferts est de plus en plus élevé. En outre, ils ne sont pas toujours utilisés dans le but souhaité (les transferts de l'UE vont au gouvernement local et non pas aux firmes locales). En réaction, l'UE opère les transferts s'ils sont utilisés afin de réaliser des infrastructures propices à l'exportation des produits locaux.

... ... ...

  1. Modalités

La durée des stages est de 16 semaines.

Ils se déroulent obligatoirement au sein d’entreprise(s) ou d’organisation(s) dont l’activité principale est la commercialisation de biens et de services auprès d’une clientèle de particuliers ou de professionnels (utilisateurs, prescripteurs, revendeurs).

Pour des raisons liées aux spécificités de l’environnement de l’établissement de formation ou du projet professionnel personnel de l’étudiant, tous les stages pourront être réalisés au sein d’entreprise(s) appartenant à un seul et même secteur d’activité économique.

Une période minimale de 6 semaines consécutives est obligatoire. Les semaines restantes peuvent être fractionnées en plusieurs périodes en fonction du projet pédagogique de l’établissement de formation.

Ces périodes doivent être prévues de façon à être intégrées dans la progression pédagogique afin d’éviter une simple juxtaposition des temps de formation en entreprise et en centre de formation.

Ces stages peuvent se situer pour partie sur temps scolaire et pour partie pendant les vacances scolaires (pour une durée de 4 semaines au maximum) sous réserve du respect d’une période de 4 semaines consécutives de repos pendant les vacances d’été.

PROJETS COMMERCIAUX ET MISSIONS PRÉPARATOIRES

Les projets commerciaux sont des modalités de formation en relation directe avec le milieu professionnel, tel qu’il est décrit dans le référentiel des activités professionnelles.

Les organisations ou entreprises concernées peuvent être de toute taille et proposer des biens et/ou des services à une clientèle de particuliers ou de professionnels (utilisateurs, prescripteurs, revendeurs).

La fonction commerciale de ces entreprises ou organisations s’organise de façon privilégiée autour d’une équipe de vente interne et/ou externe développant une démarche active en direction de la clientèle.

Pour des raisons liées aux spécificités de l’environnement de l’établissement de formation ou du projet personnel de l’étudiant, tous les projets pourront être réalisés au sein d’un seul et même secteur d’activité économique.

Garants de la qualité de la formation et de son adaptation aux évolutions commerciales, ces projets constituent un gage d’insertion professionnelle durable, dimension qui devra systématiquement être prise en compte dans la réalisation de ceux-ci.

Objectifs pédagogiques

La finalité de ces projets commerciaux est double et équilibrée :

  • pour l’étudiant, ils permettent d’acquérir et / ou d’approfondir des compétences professionnelles en situation réelle de travail,
  • pour l’organisme commanditaire, ils se traduisent par une réalisation utile à son activité ayant un impact sur son chiffre d’affaires.

Complémentaires des autres modalités (cours, méthode des cas, travail en classe dédoublée…), ils reposent sur une approche interdisciplinaire qui combine des savoirs et savoir faire issus de la mercatique, de la gestion commerciale, de la communication – négociation, du management commercial et de la gestion de projet.

En outre, ils nécessitent une maîtrise constante des technologies commerciales dont ils sont un moyen privilégié d’apprentissage et d’approfondissement

Modalités

Les projets commerciaux reposent sur une relation à caractère pédagogique entre trois partenaires :

  • l’organisation ou l’entreprise commerciale qui confie des activités de type professionnel à l’étudiant en fonction de ses besoins dans un but de formation ;
  • l’étudiant, seul ou en petit groupe, qui acquiert et approfondit des compétences grâce à une intervention directe en milieu professionnel ;
  • l’équipe pédagogique qui encadre, conseille, met en cohérence et articule les différentes modalités d’appropriation des savoirs.

L’équipe pédagogique veille notamment à ce que les compétences progressivement acquises soient transférables à d’autres situations professionnelles comparables.

Un projet peut être réalisé pendant les heures hebdomadaires de gestion de projet et/ou pendant les périodes de stage en continu.

La durée d’un projet est indiquée dans la convention signée entre les différents partenaires. Elle inclut la ou les périodes de stage en continu prévues pour la réalisation du projet. 

Les projets sont réalisés par un étudiant seul ou en petit groupe.

Ces projets sont encadrés et suivis par un membre de l’équipe pédagogique assurant l’enseignement de gestion de projet et / ou de gestion de clientèle, de relation client, de management de l’équipe commerciale.

Le suivi pédagogique d’un projet nécessite de la part de l’enseignant ou de l’équipe responsable une disponibilité tant auprès de l’étudiant que des partenaires professionnels. Il implique nécessairement la définition des modalités de suivi et de rencontre, pendant l’horaire hebdomadaire de gestion de projet et pendant les périodes de stage en continu.

Cette formation - accompagnement concerne plusieurs domaines, notamment :

  • l’accès aux ressources et la sélection d’informations pertinente ;
  • la mobilisation et l’approfondissement des savoirs et savoir faire pertinents au regard de l’objectif à atteindre,
  • la méthodologie de résolution de problèmes et la gestion du temps ;
  • l’apprentissage et le développement d’un comportement professionnel et principalement d’une communication verbale et non verbale adaptée.

Ce suivi pourra prendre plusieurs formes :

  • des séances de travail planifiées en petit groupe autour de thèmes tels que l’organisation et la gestion du temps, la sélection de l’information, la définition des objectifs…, en début de période ;
  • des réunions non planifiées en réponse à une demande spécifique de l’étudiant et du groupe d’étudiants ou du professionnel commanditaire, tout au long du déroulement de la mission ou du projet ;
  • des rencontres sur le terrain ;
  • des phases d’évaluation formative planifiées, dont certaines en présence des professionnels impliqués, destinées à organiser le contrôle pédagogique.

Il est à noter que, comme pour tout enseignement, le temps consacré par les étudiants aux missions professionnelles et aux projets ne se limite pas au strict horaire de formation mais se prolonge par un temps de travail personnel.

Pour ces projets, une convention sera établie conformément  aux dispositions réglementaires en vigueur et aux recommandations pédagogiques décrites dans la rubrique “ stages en milieu professionnel ”.

Le projet

Un projet est défini et mis en œuvre en réponse au besoin d’une organisation ou d’une entreprise commerciale. Il implique un objectif et des actions à entreprendre avec des ressources données et des contraintes identifiées. C’est une démarche spécifique qui permet de structurer méthodiquement et progressivement une réalité à venir.

Un projet commercial se définit comme :

  • un besoin repéré pour une organisation ou une entreprise dans l’environnement délimité
  • un but, un objectif à atteindre à partir d’une analyse des opportunités. Cette offre faite à ou pour une clientèle spécifique aura nécessairement comme finalité un impact sur le chiffre d’affaires de l’organisation sur la période considérée ;
  • un ensemble cohérent d’actions mis en œuvre en tenant compte des contraintes identifiées.

Il se traduit par un objectif délimité et mesurable, notamment en termes de chiffre d’affaires.

Il nécessite l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’actions cohérent, organisé et programmé sur une période relativement longue, mais toujours inférieure à la durée de formation de l’étudiant.

Il nécessite impérativement la mise en œuvre de technologies commerciales et notamment de TIC.

Il est évalué au regard des objectifs fixés initialement et il est donc nécessairement achevé ou en voie d’achèvement à la fin de la période de formation. Le projet diffère de l’action ponctuelle par son ampleur, sa durée, les compétences qu’il mobilise pour sa mise en œuvre et, à titre principal, par le degré de responsabilité pris par l’étudiant.

Il vise en effet plus particulièrement à développer chez l’étudiant l’autonomie, le sens de l’initiative et de la responsabilité, la capacité à gérer son temps et à organiser son travail (éventuellement celui d’une petite équipe), à travailler en équipe et à produire de l’information pertinente. Il permet également de développer l’aptitude à tirer les enseignements de l’expérience et à les formaliser.

De la conception à l’évaluation, une démarche de projet passe nécessairement par différentes phases :

  • l’identification du besoin ou des attentes,
  • la délimitation du thème,
  • l’élucidation des contraintes,
  • la définition et la formulation de la solution,
  • la programmation et l’organisation,
  • la mise en œuvre : animation coordination, régulation, action,
  • l’évaluation.

Un projet peut être précédé d’un certain nombre de missions préparatoires dont l’objectif est d’acquérir les compétences et les informations minimales à la réalisation de celui-ci.



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