C'est quoi le commerce triangulaire support de cours


Télécharger C'est quoi le commerce triangulaire support de cours

★★★★★★★★★★3.5 étoiles sur 5 basé sur 1 votes.
Votez ce document:

Télécharger aussi :


C'est quoi le commerce triangulaire support de cours

LA MALEDICTION DE NOE (PAR GODWIN TETE) Agir ici - Survie - L'Harmattan

L'Ancien Testament raconte une curieuse histoire. Noé avait trois fils : Cham, Sem et Japhet. Un jour qu'il s'était saoulé et déshabillé, Cham s'est moqué de lui, tandis que Sem et Japhet l'ont couvert. Ayant appris cette scène une fois revenu à lui-même, Noé maudit Cham, plus exactement sa descendance : Canaan. Le contenu de cette fameuse malédiction ? Eh bien ! Canaan sera, ad vitam aeternam, l'esclave des descendants de ses frères !

Ainsi, seuls la traite et l'esclavage peuvent permettre aux Nègres d'être christianisés afin d'être lavés de la malédiction du patriarche Noé. A ce propos, voici un échantillon de la littérature chrétienne miséricordieuse de l'époque :

« Le plus grand malheur qui puisse arriver à ces pauvres Africains, serait la cessation de ce trafic. Ils n'auraient alors aucune ressource pour parvenir à la connaissance de la vraie religion, dont on les instruit à l'Amérique, où plusieurs se font chrétiens... Eh ! Plût à Dieu que l'on achetât tous ces misérables nègres, et qu'on en déportât l'Afrique ».

Il y a lieu de se demander aujourd'hui pourquoi une si évidente mythologie a pu faire couler tant de salive et d'encre à travers des siècles entiers ? Ne suffisait-il pas de se dire que non seulement la malédiction de Noé n'a pas généré la traite et l'esclavage négriers, mais que, bien au contraire, ce furent les protagonistes des traites et de l'esclavage négriers atlantiques qui ont dû inventer, pour se donner bonne conscience, cette infantile baliverne ? Au demeurant, comment des tenants d'une religion universaliste ont-ils pu soutenir, pendant aussi longtemps, une thèse aussi ignoble ?

L'INFERIORITE GENETIQUE DU NEGRO-AFRICAIN (PAR GODWIN TETE)

Cet homme a un cerveau mal, insuffisamment structuré. Il est sauvage, barbare, il est sale, il est laid ; il est paresseux, voleur, violeur ; il est anthropophage ; il n'a que des émotions et des instincts bestiaux ; ses sociétés sont ahistoriques : au mieux, c'est un sous-homme. Il est dès lors normal qu'il soit l'esclave des autres espèces de la race humaine.

Mais les travaux de Cheikh Anta Diop et d'autres chercheurs nous ont, il y a déjà belle lurette, restitué l'essence négro-africaine de la brillante civilisation de l'antique Egypte. Ici, laissons la parole au médecin togolais Charles Quist :

« Pour comprendre cette situation désastreuse que l'Afrique connaît aujourd'hui, il est nécessaire de remonter dans l'histoire. L'histoire de l'Afrique ne commence pas avec celle de sa découverte puis de sa colonisation par l'Europe.

Le continent que les Portugais vont trouver au XVIeme siècle, avait déjà, tout comme l'Europe, ses Etats souverains, des institutions originales, toutes choses que les colonisateurs vont méconnaître.

  1. Depuis Cheik-Anta Diop, nous savons que les Dynasties de l'Egypte ancienne étaient nègres. C'est dire que la civilisation Egyptienne avec ses grandes découvertes, ses pyramides, ses temples, a été construite par des Noirs. « Ce n'est pas un mythe compensateur, disait Anta Diop, mais au contraire, nous devons voir dans les dynasties des Pharaons-Bantous un exemple dans l'histoire dont aujourd'hui, nous Africains, allons et pouvons nous rendre dignes ».
  2. Entre le VIIIeme et le XVIeme siècle, l'Afrique aura connu une grande civilisation basée sur le développement des villes, une conception intégrée de l'Etat et l'organisation d'intenses échanges économiques.

Nous savons que l'Afrique peut être divisée en quatre zones historico-culturelles :

 L'aire soudanaise qui a connu successivement: le royaume de Tekroun, puis l'empire du

Ghana, puis l'empire Mali et l'Empire Songhai.

Dans l'aire guinéenne, nous trouvons les royaumes côtiers (le royaume Ashanti, le royaume d'Abomey, le royaume Haoussa, le royaume du Bénin... ). Dans l'aire Bantoue, nous retrouvons le royaume du Congo et le royaume des Grands lacs.

Enfin dans l'aire orientale, nous avons le royaume d'Ethiopie, de Somalie et un certain nombre de royaumes qui sont plus en contact avec le Monde arabe.

Ces royaumes et ces empires qui se sont constitués entre le VIIIeme et le XVIème siècle avaient comme ressources l'agriculture, l'artisanat et les échanges commerciaux. Leurs structures étaient complexes : avec une armée, des fonctionnaires, un droit coutumier, une architecture urbaine très élaborée.

L'archéologue Mauny nous décrit ainsi la ville de Koumi-Saleh, capitale de l'empire du Ghana (XIIIème siècle) : « Le centre de la ville est articulé autour d'une grande place d'où partent plusieurs rues ; dallages sur le sol, plaques sur le sol, plaques épigraphes, peintures en inscription sur les murs, escaliers de pierres [...]. Tout ceci nous permet de nous faire une idée de ce que fut une civilisation qui fleurit en ces lieux ».

Tombouctou et Djénné, fondées entre les IXeme et Xeme siècles, devinrent au XVIeme siècle de grands centres d'échanges commerciaux (sel et or). Nous citerons également les villes de Ife, de Bénin, de Oyo qui étaient, à l'époque, bien plus importantes * * que celles que l'Europe connaissait.

Signalons également que Zimbabwe, qui est actuellement un Etat de l'Afrique australe signifie en langue bantoue : « grande maison en pierre ». Mais malheureusement, cette grande civilisation va s'arrêter au XVIeme siècle à partir de l'esclavage industriel que nous osons appeler le génocide africain ».

En d'autres mots, avant l'intrusion de l'Europe en Afrique, celle-ci n'avait pas grand'chose à envier à celle-là, hormis l'arme à feu...

A l'heure actuelle, la science a prouvé que l'être humain a vu le jour sur le continent africain. Si le phénotype - résultat de la dialectique de l'espace et du temps - est bien pluriel, le génotype, lui, est resté unique, identique, universel chez tous les hommes au sens sui generis du terme : c'est ce que les savants nomment la « conception homogénétique de l'humanité ». Au demeurant, s'il n'en était pas ainsi, le métissage entre les diverses espèces de la race humaine aurait été impossible...

Oui, la double mythologie ici évoquée a dérivé de la traite et de l'esclavage négriers et non l'inverse. Oui, les choses se passent généralement comme cela : la praxis précède l'idéologie qui essaie de la justifier a posteriori ; l'infrastructure devance la superstructure qui s'efforce de la fonder après coup. Bien que l'effet de renforcement et de résistance exercé par la seconde sur la première soit aussi souvent indéniable...

CHRONOLOGIE GENERALE DE L'ESCLAVAGE

1454, 8 janvier : le pape Nicolas V autorise le roi du Portugal à pratiquer la traite (itinéraire Afrique-Portugal)

1492 : premier voyage transatlantique de Christophe Colomb. Des Noirs sont embarqués dans les caravelles dès le deuxième voyage.

1493 : ligne de partage entre l'Espagne et le Portugal : Bulles du pape Alexandre VI Borgia.

1498 : mise en place des repartimentos. On attribuait aux colons espagnols des communautés indiennes qu'ils utilisaient comme force de travail et à condition de les nourrir et de les instruire dans la religion catholique.

1514 : - Requierimiento : document publié par Jean Lopez de Palacios Rubios pour éviter les abus commis par les colons dans l'esclavage des Indiens et convertir ces derniers à la religion catholique par la force et la menace. Las Casas se prononce contre l'esclavage des Indiens, mais pas pour celui des Noirs.

1530 : Charles V : première interdiction de l'esclavage indien. 1537 : le pape Jules III condamne toute mise en doute de la pleine humanité des Indiens.

1550 : Charles V : affranchissement de tous les esclaves des Indes occidentales.



1570 : le roi du Portugal, don Sebasiao, interdit la réduction des Indiens à l'esclavage.

1600 : fondation de la Compagnie de l'Inde orientale anglaise

1602 : Compagnie des Indes orientales hollandaise

1617 : Compagnie des Indes occidentales hollandaise.

1620 : premiers arrivages d'esclaves africains dans les colonies continentales anglaises.

1626 : Richelieu autorise la colonisation de la Guyane.

1633 : Création en France d'une compagnie ayant le privilège au Sénégal, Cap-Vert et Gambie.

1637 : la Hollande s'organise pour importer des Noirs.

1642 : Richelieu crée la Compagnie française de l'Orient.

1643 : fondation de Fort Dauphin à Madagascar par les Français.

1664 : Colbert crée les Compagnies des Indes occidentales et orientales.

1672 : en Angleterre, organisation de la Royal African Compagny.

1673 : en France, création de la Compagnie du Sénégal qui conduit des noirs aux Antilles et à la Guyane.

1678 : 27000 esclaves aux Antilles françaises.

 1684 : en France, création de la Compagnie de Guinée qui transporte des Noirs aux Antilles et en Guyane.

1685 : Le Code Noir en France.

1698 : Création de la Compagnie de St Domingue. Convention signée avec la Compagnie de Guinée pour activer la traite à St Domingue.

1701-1713 : La France récupère l'asiento (exclusivité de la fourniture d'esclaves noirs pour les colonies espagnoles).

1713 : l'Angleterre obtient l'asiento.

1715 : la France récupère l'Ile Maurice qui devient l'Ile de France.

1719 : création en France de la Compagnie des Indes. Monopole effectif de la traite.

1725 : fin du monopole effectif. En France, la traite privée est libre en échange de droits payés.

1726 : sur 130000 habitants, 100000 esclaves à St Domingue.

1734 : en Hollande, abolition des privilèges sur la traite sauf en Guyane. 1763-1792 : intensité maximale de ('importations d'esclaves noirs.

1767 : en France, liberté totale de la traite sans droits à payer. La Compagnie des Indes rétrocède les Mascareignes au roi; début de la croissance économique et intensification de l'esclavage.

1769 : abolition de l'esclavage en Pensylvanie par les Quakers. 1777 : à l'île de France : 29760 habitants dont 25154 esclaves. 1778 : à St Domingue : 288000 habitants dont 249000 esclaves. 1783 : abolition de l'esclavage au Massachusetts.

1785 : restructuration de la Compagnie française des Indes.

1787 : fondation de la société anglaise pour l'abolition de la traite. 1788 : à Paris, création de la société des amis des Noirs.

1789 : 700000 esclaves aux Antilles françaises. Martinique : première insurrection des esclaves sous la Révolution française.

1791 : insurrection des esclaves à St Domingue.

1793 : Sonthonax et Polverel (commissaires civils) abolissent l'esclavage à St Domingue. Menace anglaise dans les colonies françaises.

1794,4 février : la Convention décrète l'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies.

1796 : aux Mascareignes, les colons n'appliquent pas l'abolition et renvoient les commisaires de la Républiques.

1798 : St Domigue est libérée de l'occupation Anglaise.

1801 : départ de l'expédition Leclerc pour la reconquête de l'île.

1802 : rétablissement de l'esclavage et de la traite.

1803 : Haïti : proclamation d'indépendance.

1806 : loi anglaise interdit l'introduction de nouveaux esclaves dans les colonies conquises.

1807 : abolition de la traite aux Etats-Unis et en Angleterre.

1809-10 : Les Anglais s'emparent des colonies françaises, il y interdisent la traite, mais pas l'esclavage. Cependant, affranchissements en masse.

1811 : abolition de la traite et de l'esclavage au Chili.

1814 : la France récupère la Guyane, Martinique, Guadeloupe, Sénégal et Réunion, et les comptoirs de l'Inde. Elle y maintient l'esclavage. Traité unilatéral des belligérants pour l'abolition immédiate de la traite.

1815 : abolition de la traite en France, mais maintient effectif.

1817 : abolition de l'esclavage en Argentine.

1821 : abolition de la traite et Ide l'esclavage au Pérou

1824 : abolition de l'esclavage en Amérique Centrale

1829 : abolition de l'esclavage au Mexique

1830 : abolition de l'esclavage en Uruguay et en Bolivie

1831 : accord franco-anglais pour le contrôle de la traite illicite.

1833 -1838 : abolition de l'esclavage dans les colonies anglaises.

1844 : abolition de l'esclavage au Paraguay

1846 : abolition de l'esclavage en Tunisie.

1847 : abolition de l'esclavage par le Danemark

1848, 27 avril : abolition de l'esclavage par la France

1850 : fin officielle du trafic d'esclaves au Brésil. Le Brésil a importé 3,6 millions d'esclaves noirs.

1851 : abolition définitive en Colombie.

1854 : au Venezuela

1860 : la traite continue clandestinement en Amérique.

1863 : abolition dans les colonies hollandaises

1863-65: aux Etats-Unis

1873 : abolition de l'esclavage dans la colonie espagnole de Porto-Rico.

1880 : abolition à Cuba, colonie espagnole.

1888 : abolition au Brésil.

1890 : Deuxième Conférence de l'esclavage en Afrique.

1926 : Convention internationale sur l'esclavage

1929 : ouverture à Vincennes de l'exposition sur la colonisation française.

1948 : article 4 de la Déclaration Universelle des droits de l'homme, confirmée par la convention de 1956. On transfert les cendres de Victor Schoelcher, le père de l'abolition en France, au Panthéon en même temps que celle de l'abbé Raynal et de Félix Eboué.

1985 : tricentenaire du Code Noir ignoré par la france.

1992 : exposition à Nantes sur la traite des Noirs : " les Anneaux de la Mémoire".

216 à 334

- 216 : Enrôlement de deux légions d'esclaves volontaires dans l'armée romaine.



- 138 à -132 : Première révolte servile de Sicile.

- 104 à -101 : Seconde révolte servile de Sicile.

- 73 à – 71 : Révolte de Spartacus.

Vers 14 : Loi Petronia interdisant aux maîtres de vendre leurs esclaves pour les combats de gladiateurs.

41 à 54 : Edits de Claude permettant de poursuivre un maître qui a tué un esclave.

83 : Sénatus-consulte interdisant aux maîtres de castrer leurs esclaves.

138 à 161 : Constitution d'Antonin le Pieux punissant le maître ayant tué son esclave.

 334 : Constitution de Constantin interdisant de vendre séparément les esclaves d'une même famille.

Piliers de l'activité économique dans l'Antiquité, les esclaves sont parfaitement assimilés. Comme les hommes libres, ils exercent toutes les fonctions du haut en bas de l'échelle sociale. Cette condition disparaîtra au profit du servage médiéval, avant de laisser la place à la traite des Noirs sous l'Ancien Régime.

En France, le Gouvernement provisoire républicain constitué en février 1848 a Paris a l'issue des journées d'insurrection a dans un premier temps décidé de satisfaire les revendications des délégations de colons des Caraïbes en maintenant le système esclavagiste. En mars, a l'issue d'une entrevue avec François Arago, alors ministre de la Marine, Victor Schoelcher devient président d'une Commission d'abolition de l'esclavage et le principe de l'émancipation est adopte. Le décret français d'abolition de l'esclavage, très inspire du précèdent britannique, est signe par les membres du Gouvernement provisoire le 27 avril. II confie à l'Assemblée nationale et a une commission spécifique le soin d'évaluer le montant de l'indemnité a verser aux propriétaires d'esclaves (120 millions de francs sont votes en 1849). Les esclaves des colonies françaises sont déclares libres de manière immédiate dans les deux mois qui doivent suivre l'arrivée du décret dans chaque territoire, et citoyens appeles a designer leurs représentants a l'Assemblée nationale au suffrage universel (masculin). Les conseils coloniaux, assemblées locales de planteurs, sont supprimes, de même que leurs délégations auprès du pouvoir central. Les gouverneurs sont toutefois contraints, sous la pression des esclaves, de «décréter la liberté» avant l'arrivée du décret, le 23 mai en Martinique, le 27 en Guadeloupe.

Les décrets d'abolition concernent environ 800 000 esclaves dans les colonies britanniques, 250 000 dans les colonies françaises. On dénombre au moment des abolitions successives 45 000 esclaves dans les colonies néerlandaises, 450000 à Cuba, 30000 à Puerto Rico, 4 millions aux Etats-Unis et 750 000 au Brésil. Dans les colonies anglaises, les assemblées locales de colons élaborent une réglementation destinée a limiter rétablissement d'anciens esclaves en tant qu'exploitants agricoles indépendants. Ils déterminent une superficie maximum des terres que les «nouveaux libres » seront autorises a louer ou a acheter en controlant les cultures pratiquées, en plaçant les vagabonds dans des ateliers de discipline, les workhouses et en augmentant la pression fiscale qui pèse sur le free holding (petite propriété rurale). II s'agit pour les colons de maintenir un maximum de main-d'oeuvre sur les plantations, de freiner l'accession des anciens esclaves a la propriété qui peut leur permettre de devenir électeurs et éligibles aux assemblées locales.

Source "Les Caraibes" Oruno Denis Lara - Edition : Que sais-je?

1635 - 1848

  • 1635 : Débuts de la colonisation française aux Petites Antilles, Martinique et Guadeloupe.
  • 1697 : Annexion par la France de la partie occidentale de Saint-Domingue.
  • 1760-1763 : Occupation de la Guadeloupe par l'Angleterre.
  • 1791 : Révolte des esclaves de Saint-Domingue.
  • 1793 : Guerre maritime franco-anglaise.
  • 1794 : Abolition de l'esclavage par la Convention.
  • 1802 : Rétablissement de l'esclavage par Bonaparte, Premier Consul.
  • 1804 : Indépendance de Saint-Domingue, devenue Haïti.
  • 1807 : Abolition de la traite par l'Angleterre.
  • 1817 : La traite est déclarée illégale par la France.
  • 1848 : Abolition.

(Historia thématique – novembre - décembre 2002 )

TOUSSAINT LOUVERTURE

  • 1743 - 20 mai : date supposée de la naissance de Toussaint Louverture.
  • 1776 Toussaint Louverture est affranchi.
  • 1791 - 14 août: cérémonie du bois Caïman. 22 août: début du soulèvement.
  • 1794 Mai : Toussaint Louverture se rallie à la République.
  • 1796 - 17 août: il est nommé général de division.
  • 1798 II négocie le départ des Anglais et chasse le représentant du Directoire.
  • 1802 - 7 juin : arrestation de Toussaint.
  • 1803 - 7 avril : décès de Toussaint au fort de Joux.
  • 1804 - 1" janvier: proclamation de l'indépendance d'Haïti.
  • 1825 - 17 avril: Charles X reconnaît l'indépendance d'Haïti.

CHRONOLOGIE SOMMAIRE

  • VIe - IVe siècle av. J.-C. : l'essor de l'esclavage à Athènes accompagne le développement économique et l'instauration de la démocratie.
  • VII siècle ap. J.-C. : début de la traite négrière vers l'empire musulman.
  • 1454 : le pape Nicolas V autorise le roi du Portugal à pratiquer la traite et l'esclavage des Africains.
  • 1518 : autorisation par Charles Quint d'importer des esclaves africains en Amérique.
  • 1642 : Louis XIII autorise la traite et l'esclavage.
  • 1685 : adoption du Code noir, qui définit le statut juridique des esclaves dans les colonies françaises.
  • 1791 : insurrection des esclaves à Saint-Domingue, qui obtiennent l'abolition de l'esclavage dans la colonie le 29 août 1793.
  • 1794 : en France, la Convention décrète l'abolition de l'esclavage. Il sera rétabli par Bonaparte en 1802.
  • 1807 :l'Angleterre abolit a traite et prend la tête du mouvement abolitionniste.
  • 1815 : au congrès de Vienne, les puissances européennes condamnent la traite.
  • 1833 :l'Angleterre interdit l'esclavage.
  • 1848 : la IIe République abolit l'esclavage dans les colonies françaises.
  • 1865 : aux États-Unis, fin de la guerre de Sécession et abolition fédérale de l'esclavage.
  • 1888 : le Brésil est le dernier pays d'Amérique latine à abolir l'esclavage.
  • 1948 : l'article 4 de la Déclaration universelle des droits de l'homme condamne l'esclavage.
  • 2003 : d'après Anti-Slavery International, 20 millions d'adultes sont asservis ; d'après le Bureau international du travail, 250 à 300 millions d'enfants sont exploités. (L’histoire N°280 octobre 2003 - )



49