Support de cours d’initiation au commerce electronique comment ca marche


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Support de cours d’initiation au commerce électronique comment ça marche

  1. Historique du commerce électronique

C'est en 1960 qu'est apparu l'EDI (Electronic Data Exchange) afin d'échanger des documents dans un format standard mais qui n'étaient pas standard pour toute la planète. Puis l'EFT (Electronic Funds Transfer) a été utilisé par les banques pour optimi



ser la transmission numérique d'ordre de paiement. Depuis les trois dernières années de la fin du 20e siècle, Internet a peu à peu pris la place de l'EDI qui disparaîtra. Internet II devrait prendre la place d'Internet pour le commerce électronique mobile à haute vitesse.

  • Les Pères des premiers ordinateurs :

Babbage, Charles (1792-1871), mathématicien et théoricien de l'organisation industrielle britannique, dont les travaux sur la mécanisation du calcul sont à l'origine de l'ordinateur. Dans les années 1820, Il conçut une machine à différences, un appareil mécanique pouvant effectuer des calculs mathématiques simples avec une précision pouvant atteindre 31 chiffres. Cependant, il dut abandonner sa construction pour des raisons financières. Dans les années 1830, il conçut une machine analytique à cartes perforées, afin d'effectuer des calculs plus compliqués, mais à nouveau cet instrument ne vit jamais le jour. Cette réflexion sur la mécanisation du calcul annonce l'informatique.

Neumann, John von (1903-1957), mathématicien américain d'origine hongroise, qui, dès 1926, a posé les bases de la théorie des jeux, aboutissant en 1944 à la publication de son traité principal Théorie des jeux et du comportement économique. Son nom est également lié à la conception des premiers ordinateurs!; en 1952, il conçut le MANIAC I, le premier ordinateur utilisant un programme mémorisé. En 1956, la Commission de l'énergie atomique lui attribua la récompense Enrico Fermi pour ses contributions exceptionnelles à la théorie et à la conception d'ordinateurs.

  • 1969 : Premier échange de données entre deux ordinateurs

Deux scientifiques de l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), Stephen Crocker et Vinton Cerf étaient parmi les étudiants diplômés qui se sont joints au professeur Len Kleinrock dans un laboratoire le 2 septembre 1969, quand des données insignifiantes sont passées silencieusement d'un ordinateur à un autre avec un câble gris de 4,5 mètres.

En 2004, Stephen Crocker est responsable de la sécurité pour l'organisme qui veille sur Internet, il s'efforce de protéger le système de composition des adresses des menaces extérieures, notamment celle provenant d'un fureteur privé l'an dernier qui tentait de rapatrier chez lui tous ceux qui tapaient une mauvaise adresse.

Quant à Vinton Cerf, il a dit qu'il aurait aimé incorporer un système de sécurité à Internet dès sa conception. Microsoft, Yahoo et America Online essaient actuellement de configurer le réseau pour que les émetteurs de courriel puissent être authentifiés, afin d'endiguer les pourriels. Parmi les autres projets de Cerf, citons un système de numération, le IPv6, qui accommoderait le nombre sans cesse grandissant d'appareils sans fil, de consoles de jeu, voire de colliers de chien adaptés pour Internet. Cerf oeuvre également avec la NASA pour élargir le réseau dans l'espace afin de mieux communiquer avec les vaisseaux spatiaux.

  • Trois personnages importants liés à Internet

Jonathan Postel

L'informaticien Jonathan Postel, considéré comme l'un des principaux architectes du réseau Internet, est décédé le 16 octobre 1998 à Santa Monica, en Californie, à l'âge de 55 ans, des suites d'une opération au cœur.

Peu connu du grand public, Jonathan Postel avait été présent par l'hebdomadaire The Economist comme le "dieu " d'Internet en grande partie à cause de l'énorme travail qu'il avait fourni pour struc-turer le " Net" au tout début de son existence.

  "Il n'est pas suffisant de dire que Jonathan sera beaucoup regretté, a indiqué Herbert Schorr, le directeur de l'institut de l'information qu'il dirigeait à l'Université de Californie du Sud. " Il est irremplaçable ", a ajouté M. Schorr.

  Outre activités universitaires, M. Postel avait notamment dirigé la commission qui attribue les adresses numériques des millions de sites présents sur Internet.

  Il avait également récemment ré-digé pour le secrétaire américain au Commerce, Richard Daley, un rap-port recommandant le transfert du contrôle du réseau informatique mondial, actuellement administré par des organisations financées par des fonds publics, sous la tutelle d'une organisation internationale à but non lucratif.

  1. Postel était diplômé de I'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), où a été développé, à la fin des années 1960 et au début des années 1970 le réseau qui allait devenir l'Internet.

Vinton Cerf

Sur la question de la qualité et de la fiabilité de l'infrastructure d'Internet, Vinton Cerf un des «pères» d'Internet) confiait récemment au service de nouvelles Newsbytes avoir certaines appréhensions. Le problème, selon lui, est que dès qu'on utilise l'expression «infrastructure», on établit une connotation de fiabilité, de sécurité, et le public ne s'attend pas à ce qu'elle soit faillible. Or, l'infrastructure d'Internet est fragile, beaucoup plus que ne peut l'être celle du réseau téléphonique ou de distribution de l'énergie, ce qui confère au public un faux sens de sécurité. Cerf estime que les interventions gouvernementales dans le champ de réglementation d'Internet visent à rendre plus fiable l'infrastructure Internet, mais il met en garde contre des exigences imposées par les législateurs qui seraient, sur le plan technique, impossibles à mettre en oeuvre. En outre, tant et aussi longtemps qu'Internet demeurera vulnérable au «hacking», au craquage et autres formes de cybercriminalité, l'avenir semble précaire.

Malgré ses inquiétudes sur l'Internet terrestre et sa fiabilité, Cerf travaille depuis 1998 sur le concept d'un Internet planétaire, projet qui verra sa première manifestation en 2003 alors que la NASA enverra sur Mars deux robots baladeurs pour procéder à des explorations géologiques. Les scientifiques communiqueront avec ces explorateurs robotiques grâce à un nouveau mode de communication, les régions IPN (InterPlaNet), exploitant une technologie stockage/retransmission semblable à celle de certains satellites à basse orbite (lire à cet égard «Low Earth Orbiting Satellites and Internet-Based Messaging Services», Garriott, INET '96). Faute de communiquer en temps réel, on communiquera en «temps suffisamment réel».

Cette technologie aura recours à des protocoles différents de l'Internet terrestre et tiendra compte des difficultés inhérentes aux communications dans l'espace. Par exemple, sur la planète Terre, les distances sont moins... astronomiques, les délais de transmission sont courts, les transferts s'effectuent sur des canaux relativement exempts de brouillage. Dans l'espace, tout est différent : une communication aller/retour entre la Terre et Mars peut prendre 40 minutes, les émetteurs fonctionnent à faible puissance, les transmissions sont parfois intermittentes. L'IPN vise donc à trouver une solution efficace et à faible coût à ces difficultés (explications techniques sur le site InterPlaNetary Internet Project). Les recherches de l'InterPlaNetary Internet Project auxquelles participe Vinton Cerf peuvent nous sembler ésotériques et fort éloignées de nos préoccupations immédiates. On n'a cependant qu'à faire le tour des technologies mises au point pour l'exploration spatiale et qui, un jour, se sont retrouvées dans notre quotidien, pour voir la portée éventuelle de ces recherches.

Tim Berners-Lee est l'inventeur du World Wide Web. Il a également défini le langage HTML, le protocole HTTP et les URL. Il travaille aujourd'hui au Massachusetts Institute of Technology (MIT) où il dirige le World Wide Web Consortium, un groupe ayant pour mission de définir des normes techniques pour le Web.

En 1976, Tim Berners Lee est diplômé du Queen's college à l'université d'Oxford en Angleterre.

Il a passé deux ans dans une importante société de télécommunication anglaise "Plessey Telecommunications", travaillant sur les systèmes de transaction, sur les messages de relais et sur la technologie des codes barres.

En 1978, Tim Berners Lee quitta Plessey pour rejoindre l'entreprise D.G Nash où il écrit, entre autres, des programmes pour des imprimantes intelligentes, des systèmes d'exploitation multitâches. Durant cette période, il a écrit pour son usage personnel son premier programme pour stocker des informations en utilisant un système aléatoire de traitement. Nommé ENQUIRE, ce programme n'a jamais été diffusé et a été la base conceptuelle pour le développement du World Wide Web.

En 1984, il a développé un partenariat avec le CERN pour travailler sur des systèmes de distribution en temps réel pour l'acquisition de données scientifiques et de contrôle de systèmes informatiques.

La naissance du World Wide Web

En 1989, il a proposé un projet du procédé hypertexte, connu sous le nom de World Wide Web. Basé sur ses travaux sur EMPIRE, il a été conçu pour permettre aux gens de travailler ensemble en mettant en commun leurs savoirs dans un réseau de document utilisant l'hypertexte. Il a développé le premier serveur du World Wide Web, et le premier client, un éditeur Wysiwyg (What You See It's What You Get) et un navigateur qui fonctionnait sur l'interface NetXATep. Il a commencé ce travail en octobre 1990, et le programme World Wide Web fut accessible au CERN en décembre et sur Internet à l'été 1991.

De 1991 à 1993, Tim Berners Lee continue à travailler sur le design du Web, coordonnant les impressions des utilisateurs d'internet. Ses spécifications initiales sur Ukis, http,html ont ensuite été rediscutées et redéveloppées sur le Web.

En 1994, il rejoignit le LCD (Laboratory for Computer Science) au MIT comme directeur du W3 consortium qui coordonne le développement du réseau mondial W3 , avec des équipes du MIT et de l'INRIA en France. Le consortium a pour but de montrer tout le potentiel du Web, assurant sa stabilité à travers une évolution rapide et des transformations révolutionnaires de son usage.

  Tim Berners Lee a reçu plusieurs récompenses:

  En 1995 : "Jeune inventeur de l'année" et le prix d'honneur Arts Electronica de la fondation Kilby, a été nominé pour le ACM, Software Systems Award.

En 1996 : Il a reçu un prix pour le ACM Kobayashi award et le IEEE, Computer Society Wallace McDowell et a été nominé pour le Computer and Communication award.

En 1997, il a été récompensé de la médaille Duddell of the Institute of Physics.

  1. B2C et B2B

Dans le jargon du "e-Commerce", on classe les affaires électroniques en deux catégories : B2C et B2B. Cependant, d'autres catégories se sont ajoutées : B2E, C2C, et C2B. Il s'agit d'un classement fait à partir de la qualité des deux parties à la transaction. Il y a cependant des sites qui n'entrent pas dans l'une ou l'autre de ces catégories parce qu'ils ne sont que des intermédiaires utilisés lors de la transaction ou lors de l'affichage de certaines composantes du site. Pour plus de détails, voir la leçon Sites corporatifs.

  • B2C : Business to consumers = commerce électronique entre un commerçant et un consommateur.
  • Tous les commerces de détails qui ont un site transactionnel entrent dans cette catégorie.
  • Exemples: CanadianTire, Sears,Wal-Mart, FuturShop...
  • B2B : Business to business = commerce électronique entre deux commerçants ou commerce interentreprises ou du commerce entre une entreprise et son fournisseur.
  • Le B2B pur implique qu'il n'y a pas d'intermédiaire. Jusqu'à présent, ces entreprises utilisaient surtout l'EDI (Échange de documents informatisés) pour s'échanger des données.
  1. Services électroniques :

L'ensemble des services offerts sur Internet sont des services électroniques.

Exemples: JobsOnline.com fait des affaires électroniques. HotJobs.com arrive en tête des sites les plus consultés avec 6,3 millions de visiteurs uniques, devant Monster.com que 6,2 millions de personnes ont consulté au mois de juillet 2001. Les autres sites en français sont ViaSite (Canoë), Monster, JobBoom (Netgraphe), CareerMosaic (headhunter.net), ou Repères Emplois

  1. Composantes du commerce électronique :

Le commerce électronique est la rencontre virtuelle d'intervenants (entreprises, acheteurs, vendeurs, recherchistes..) qui avec leurs équipements, logiciels, produits et services, culture, ressources et leur site Internet désirent échanger.

Les variables composant le commerce électronique sont multiples. Il suffit que l'une de ces composantes (convivialité du site, langue, valeur religieuse...) frustre l'acheteur pour que la transaction avorte.

 Tout le commerce électronique est paralysé si Internet est en panne. Tout le système d'adressage des numéros et noms de domaines (DNS: Domain Name System) repose sur 13 serveurs routeurs qui contiennent les noms de domaines de 255 suffixes (.com, .net, .ca, .fr, etc.) et leurs numéros IP (Internet Protocol) correspondants. De ces 13 points névralgiques du réseau, un est situé au Japon (Keio), deux en Europe (Londres et Stockholm) et dix aux États-Unis (quatre en Californie, quatre en Virginie, et deux au Maryland). Même si historiquement, l'armée américaine avait conçu Internet pour continuer à fonctionner lorsqu'un centre est en panne, on comprendra donc la vulnérabilité d'un tel système si plusieurs centres sont rendus inopérants.

  1. Objectifs et stratégies en commerce électronique :
  • Pour certaines entreprises, l'objectif est d'accroître leur part de marché ou de prendre la part d'un nouveau marché qu'elles ne pourraient pas aller chercher dans les canaux de distributions traditionnels saturés par la concurrence. Quitte à perdre de l'argent durant les premières années (Québécor a englouti 10,7 millions dans Canoë et Nunrun), elles espèrent éliminer les concurrents (exemple: Bell contre Vidéotron) par leurs avantages (achalandage, marque forte, clients fidélisés, savoir-faire, ressources humaines et matériels).
  • À la limite, certaines entreprises se lancent dans l'aventure du commerce électronique pour ne pas perdre leur part de marché.
  • D'autres entreprises se lancent dans l'espoir d'être rachetées par une autre entreprise. L'important, c'est de faire peur ou d'être complémentaire. Les stratégies sont variées. Par exemple: vous pouvez offrir votre logiciel gratuitement durant trois ans dans l'espoir que vos clients l'achèteront après cette période parce qu'ils ne pourront plus s'en passer. Et si cela ne fonctionne pas, vous pourrez toujours vendre votre service à une autre entreprise qui veut utiliser votre logiciel pour attirer des visiteurs. C'est ce que Copernic fait.
  1. La veille

« Consiste à recueillir systématiquement les données pertinentes disponibles sur la concurrence et sur l’évolution des marchés, à les analyser, à les synthétiser, à les transformer en informations utiles et à les diffuser régulièrement, sous un format pratique, aux gestionnaires marketing. »

La veille stratégique consiste à utiliser Internet pour recueillir des informations stratégiques. Tandis que la veille technologique consiste à utiliser Internet pour recueillir des informations techniques. La veille, c'est un nouveau mot à la mode pour faire légalement de l'espionnage industriel avec l'aide d'Internet ou de tout autre système d'information. Une fois par mois, le comité de veille se réunit pour échanger des informations qui seront utiles aux gestionnaires de l'entreprise. Mais attention, à Pékin, la Cour suprême chinoise a déclaré que toute personne coupable de vol ou de divulgation de documents d'État sur l'Internet encourt désormais la peine de mort.

  1. Énoncé général des avantages recherchés

Pour survivre, le but ultime de l'entreprise est de générer constamment des profits. Trois ans sans bénéfice et c'est généralement la fin de l’entreprise. Pour y parvenir, l'entreprise se lance dans le commerce électronique dans le but d'augmenter la productivité ou l'efficience :

  • par une réduction des coûts ou une augmentation du volume d'activités en accélérant la rapidité des opérations non seulement avec les clients et les fournisseurs mais avec les concurrents par des alliances.
  1. Six bonnes raisons de faire des affaires électroniques
  • Accélérer les communications = Économie de temps

Le commerce exige une collaboration entre les services internes de l'entreprise, les fournisseurs et le client. La communication est la base de cette collaboration. Le commerce électronique facilite les communications en supprimant les délais d'acheminement et de séjour de l'information et en facilitant par des fonctions de recherche l'accessibilité de cette information. Le temps consacré par les employés à cette communication diminue tout en maintenant le même degré de satisfaction du client. En commerce électronique, le nombre de vecteurs de communications (poste, téléphone, télécopie, visite...) est concentré dans une seule base de données ou l'information est accessible à tous en tout temps.

Les appels téléphoniques, les courriels, les télécopies du client doivent être enregistrés dans la base de données pour que l'entreprise, le fournisseur et le client puissent savoir où ils en sont. Votre base de données devient accessible à tous, en tout temps et partout sur la planète. L'information disponible à tous les intervenants est plus riche et plus facilement accessible.Cela aura pris un certain temps mais la paperasse est pratiquement éliminée si tous se servent du clavier. Un plus pour l'écologie, pour un même nombre de transactions, nous utilisons moins de papier. Payer ses factures par Internet économise le papier.

Le courriel est plus rapide et plus efficace que le courrier, le fax ou les boîtes vocales. Il facilite le travail en équipe par les copies conformes et copies cachées. De plus, il accélère l'échange de tous documents numérisés avec ou sans protection contre une modification. Le courriel diminue les coûts de confection (pas besoin de retaper ou photocopier) et d'expédition (timbres, enveloppes, messagerie, manipulation et distribution du courrier interne).

  • Le marketing, un outil simple et puissant

Pour faire connaître en tout temps votre entreprise, vos services-conseils, vos produits et vos prix, un site Web est l'outil par excellence. Pour informer le client de vos analyses de marché, d'un rappel de produit ou d'une contre-indication, c'est rapide et légal. Un courriel peut informer instantanément le client des nouveautés ou des changements suite à la mise à jour de la base de données reliée au site.

Un catalogue électronique permet de présenter les produits et services offerts par votre entreprise. Plus votre entreprise procède au lancement sur le marché de nouveaux produits/services, plus le catalogue devient une option intéressante et rentable. Le site Web diminue les coûts de mise à jour du catalogue et des prix. Le catalogue électronique réduit les charges de l'entreprise car Internet est un outil de communication moins dispendieux que les interurbains ou le courrier.

  • Nouvelle clientèle

Les clients qui s'intéressent à vos produits ou services ne sont pas tous dans votre région. Arontec Inc. de Ste-Agathe a ainsi vendu en Jamaïque et au Japon tellement de maisons pièce sur pièce à queues d'arondes qu'un village y a été érigé. Consulter leur site pour le voir.

Le commerce électronique vous permet de pénétrer tous les groupes de clients et tous les segments du marché par la personnalisation de vos produits et services. Vous avez théoriquement accès rapidement au marché mondial et à tous les consommateurs.

  • Service à la clientèle

Pour fidéliser un client et établir un rapport durable, vous devez lui offrir du service sans lui dédier un employé à temps plein. Un site Internet est l'outil approprié. Dès que le client désire une information supplémentaire sur le produit qu'il vient d'acheter, c'est sur votre site ou par courriel qu'il obtient sa réponse. Devenez la référence pour vos clients dans le domaine où vous œuvrez. Vous deviendrez l'endroit incontournable où le client doit aller pour obtenir l'information, les produits ou les services qu'il désire ou pour rencontrer d'autres personnes qui ont le même intérêt, la même passion.

... ... ...

  1. SITES WEB
  2. Introduction

Parmi toutes les décisions liées aux affaires électroniques, ouvrir un premier site est sans doute une décision importante. Vous devrez choisir le type de premier site à lancer et ensuite, le rythme de son évolution vers les autres types de sites. Ne pas faire évoluer son site est la meilleure façon d'échouer son projet Internet. Les visiteurs n'y reviendront que s'ils y voient des changements et surtout une amélioration du contenu. Vous devez prévoir des budgets récurrents de fonctionnement pour faire évoluer le site et de 10% à 25% du budget d'implantation pour le lancement et la promotion.

  1. Plan d'affaires

Avant de passer à l'action, un plan d'affaires doit être fait. Il doit décrire les produits et les services rendus, identifier les compétiteurs, cerner le créneau du marché, enfin, tout ce qu'un bon plan d'affaires doit inclure.

  1. Contenu minimal d'un site

Pour qu'un public cible devienne des clients, le visiteur désire minimalement savoir :

  • les coordonnés et le profil de votre entreprise;
  • les différents moyens pour contacter la bonne personne;
  • les produits et/ou services que vous auriez à lui proposer;
  • comment se procurer ces produits et services.
  1. Nom de domaine

L'une des premières étapes consiste à choisir un nom de domaine (exemple : michel.laflamme.net), de l'enregistrer ainsi que les principales variantes (michellaflamme.net) à cause des fautes de français ou des variantes dans le domaine (michel.laflamme.info ou .ca ou .com ou .qc .ma).

Pour savoir si le nom de domaine .com est réservé, plusieurs vendeurs de nom de domaine offrent le service de recherche sur Internet. C'est l'ICANN qui conserve le registre des propriétaires de noms de domaines .com.

Il peut y avoir deux causes lorsque le nom de domaine n'est pas disponible même s'il n'est pas fonctionnel («Page not found" ou "The page cannot be displayed»):

  • La première cause, le serveur est en panne.
  • La seconde raison, le nom de domaine n'a pas été mis en fonction sur un serveur.

Exemple : L'ONU tranche en faveur de Céline Dion

Céline Dion détient bel et bien les droits sur son domaine Internet. Un centre d'arbitrage de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (un organisme de l'ONU) a tranché en sa faveur concernant la propriété du site www.celinedion.com. Cette instance a établi que l'Albertain Jeff Burgar n'avait pas le droit d'enregistrer ce nom de domaine. M. Burgar affirmait qu'il s'en servait comme site d'un fan club et qu'il était clairement indiqué qu'il s'agissait d'un site non autorisé. L'organisme de l'ONU a entrepris d'éradiquer les enregistrements des noms de domaine effectués de mauvaise foi.

  1. Le choix des noms de domaine

Après avoir choisi le nom de l'entreprise comme premier nom de domaine, l'entreprise doit ensuite choisir des noms de domaine évoquant les produits et services qu'elle offre. La substitution du nom d'entreprise à celui de son objet commercial est importante. "Puisqu'un site Web peut posséder plusieurs noms de domaines secondaires redirigeant l'Internaute vers le site Web «officiel» de l'entreprise, il est facile de choisir une variété de noms de domaines traitant des produits, des services et des noms commerciaux. Puisque tant de recherches sont faites sur le Web, il est plus que souhaitable d'utiliser les avantages concurrentiels et rentables des moteurs de recherche."

  1. Enregistrement des noms de domaine

Plusieurs entreprises peuvent enregistrer et héberger votre site. Voici une liste de sites qui peuvent vous permettre d'enregistrer vos noms de domaine:

  1. Types de classement des sites

Il existe plusieurs façons de classer ou regrouper des sites d'entreprises dans le secteur du commerce électronique. En voici quelques-unes.

  1. B2B, B2C, B2E et C2C

Classement selon les parties en présence à partir de la première lettre du mot anglais

B= Business, C = Consumers et E = Employees

  • B2C : Business to consumers = commerce électronique entre un commerçant et un consommateur.

Tous les commerces de détails qui ont un site transactionnel entrent dans cette catégorie.

Exemples: CanadianTire, Sears,Wal-Mart, FuturShop...

  • B2B : Business to business = commerce électronique entre deux commerçants ou commerce interentreprises ou du commerce entre une entreprise et son fournisseur.

Le B2B pur implique qu'il n'y a pas d'intermédiaire.

Ces entreprises utilisent surtout l'EDI (Échange de documents informatisés) pour s'échanger des données. Exceptions : Voir les intermédiaires

  • B2E : Business to employees = affaires électroniques entre une entreprise et ses employés ou affaires électroniques d'employé à employé ou E2E (employees to employees).

Ces affaires électroniques se font à l'aide d'un intranet, c'est-à-dire d'un site réservé aux employés. Ce site n'est utilisé que par les employés pour s'échanger, classer ou consulter des documents qu'ils mettent à la disposition de d'autres employés. L'intranet facilite ainsi la collaboration lors de la production d'un document par une équipe de travail.

Chaque employé peut disposer de trois sections dans l'intranet :

  • la section remise qui sert de boîte aux lettres à l'employé pour recevoir le courrier interne ;
  • la section privée qui ne peut être accessible qu'à l'employé ;
  • la section commune où l'employé peut mettre des fichiers à la disposition de l'ensemble des autres employés. L'employé peut cependant partager cet espace commun avec d'autres employés qui peuvent aussi y déposer des fichiers. Cette section de l'Intranet sert au travail collaboratif lorsque plusieurs personnes travaillent en même temps sur un même document.
  • C2C : Consumers to consumers = commerce électronique entre un consommateur et un autre consommateur. Le site pur de C2C serait le site du consommateur lui-même qui indique sur son site qu'il désire vendre un ou des produits et services sans en faire le commerce. Ces sites sont rares. Pour aider les transactions entre consommateurs, il existe des sites "Marchés aux puces virtuels" que l'on désigne aussi comme sites de petites annonces classées virtuelles.
  • C2B : Consumers to business = commerce électronique entre un ou des consommateur(s) et une entreprise (fabricant) Il y a les courtiers-fournisseurs. Ces sites regroupent des commandes d'acheteurs désirant acheter chacun des petites quantités. Provenant des particuliers ou des entreprises, ce regroupement de petites quantités sert à négocier un prix d'achat chez le fabricant.
  1. Les intermédiaires

Classement des entreprises qui jouent le rôle d'intermédiaires lors d'une transaction entre deux parties.

Ces entreprises spécialisées ont un site et jouent le rôle d'intermédiaire entre un ou des vendeurs et un ou des acheteurs.

 iii. Sites web corporatifs

Classement des sites d'entreprises en fonction de leur complexité et de leur objectif (promotionnel, transactionnel...).

La très grande majorité des sites d'affaires sur Internet sont des sites corporatifs ou d'entreprises. Avant de penser à ouvrir dès le départ un site transactionnel où les clients pourront acheter vos produits, vous pouvez commencer par un site corporatif de premier niveau, c'est-à-dire la version web améliorée de votre carte d'affaires servant à identifier votre entreprise. On désigne ce premier niveau comme étant un site institutionnel ou une présence corporative. Mais même à ce premier niveau, demandez-vous à quoi servira votre site et en avez-vous vraiment besoin? Quels sont les avantages que ce petit site me procurera compte tenu de ses coûts de fonctionnement mensuels d'au moins une centaine de dollars et d'un coût initial d'investissement équivalent au coût annuel de fonctionnement ?

  • Catégories et niveaux de sites corporatifs

Il y a deux catégories de sites corporatifs comportant plusieurs niveaux. On peut regrouper ces sites en deux catégories : les sites passifs ou informatifs (en bleu sur le schéma) et les sites actifs ou interactifs (partie du haut de la pyramide en jaune).

  • Types de site corporatif Sites informatifs ou passifs
  • Site institutionnel ou présence corporative : Le niveau présence institutionnelle indique les coordonnées de l'entreprise et comment s'y rendre, les produits et services qu'elle offre, qui fait quoi et comment les contacter.
  • Site de notoriété : Le niveau notoriété tente de passer le message que le visiteur peut faire confiance à l'entreprise parce qu'elle fait très bien ce qu'elle prétend pouvoir faire. On met l'accent sur l'image en insérant sur le site sa mission, ses objectifs, ses valeurs, son historique et ses engagements économiques, sociaux, culturels et environnementaux.

Sites interactifs

  • Site promotionnel ou de marketing électronique : Le site promotionnel ou de marketing électronique incite le visiteur à entrer en contact avec l'entreprise immédiatement pour analyser la possibilité d'acheter un de ses produits ou services. C'est un site d'incitation à l'achat sur le site, en magasin ou en réclamant la visite d'un représentant.
  • Site pour le service à la clientèle : Le client veut retourner un produit, le faire réparer ou acheter un produit connexe. Où en est rendu le traitement de sa commande? Votre site peut-il répondre à ses questions?
  • Site transactionnel avec des applications interactives : Le client peut passer une commande et faire un paiement en ligne. Ce site doit afficher le calcul des taxes qui sera réexpliqué au moment de la transaction, les politiques de confidentialité, de retour (renvoi par la poste, au magasin) et d'échange (remboursement du produit, échange, crédit pour un autre achat en ligne ou dans une succursale, prise en charge ou non du retour par l'entreprise), ce qui est gratuit comme les frais d'envoi des produits retournés, la garantie liée à la vente, la procédure pour les produits en rupture de stock, le(s) mode(s) de livraison avec les frais et les options à choisir, un formulaire permettant aux clients de motiver la raison du renvoi, les étapes de la procédure d'achat (le client reçoit-il un courriel de confirmation avec un numéro de commande?), une fonctionnalité de suivi de la commande (Order tracking, order tracing) ou au moins une adresse de courriel permettant un suivi du dossier.
  • Site avec marketing personnalisé avec une communication interactive : La première personnalisation consiste à demander aux visiteurs d'ouvrir un compte lui accordant ainsi certains privilèges mais vous permettant d'obtenir de lui des informations précieuses pour mieux le servir et lui vendre d'avantage de produits et services. La personnalisation coûte cher et exige le travail d'une équipe à temps plein.

Internet. Vaut mieux prendre le temps de se renseigner avant d'agir. Vous ne pouvez plus dire: "Je ne pouvais pas le savoir..."

  • Achats

Pour accélérer vos commandes d'achats ou trouver rapidement de nouveaux fournisseurs, le Web est l'outil idéal. Vous pouvez simplifier vos approvisionnements en utilisant Internet et ses moteurs de recherche. Vous pouvez rechercher de nouveaux fournisseurs sans frais de voyage ou de représentation en "pitonnant" bien au chaud chez vous.

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