Exercices sur la balance commerciale


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Exercices sur la balance commerciale

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Résidents et non-résidents Résidents :

- Personnes physiques, quelle que soit leur nationalité, qui ont leur domicile principal en dans le pays domestique ;

- Personnes morales établies sur le territoire domestique, quelle que soit leur nationalit&e



acute;. Ex : filiale d'une firme étrangère.

Comptabilité en partie double

Toute transaction économique donne lieu à deux écritures de sens inverse. La première correspond au type d'opération effectuée, et la seconde à sa contrepartie (la plupart du temps financière).

- Crédit : on y enregistre toutes les ventes ou cessions d'actifs par les résidents aux non-résidents (biens, services, actifs financiers) ; diminution des avoirs ou augmentation des engagements.

- Débit : corresponds aux acquisitions d'actifs par les résidents auprès des non-résidents; augmentation des avoirs ou diminution des engagements.

Exemples d'écritures Echanges de biens et services :

Exportation de marchandises ou services (millions d'euros) :

                Crédit   Débit

Exportation de marchandises ou de services     100        

Avoirs et engagements en devises étrangères                 100

Importation de marchandises ou services (millions d'euros) :

                Crédit   Débit

Importation de marchandises ou de services                    100

Avoirs et engagements en devises étrangères 100        

Transactions gratuites : certaines opérations sont faites à titre gratuit et ne comportent donc a priori aucune contrepartie. On enregistre cependant ces opérations dans le compte des transferts (transferts courants ou exceptionnels, transferts en capital).

Transfert au profit de non-résidents au titre de l'aide publique au développement (millions d'euros) :

                Crédit   Débit

Transfert                            100

Avoirs et engagements en devises étrangères 100        

Revenus : transactions résultant du versement de revenus des facteurs, utilisés par des résidents ou des non-résidents. Ex : la rémunération d'un salarié résident par une firme non résidente conduit à une entrée de devises.

Rémunération d'un salarié résident par une firme non résidente:

                Crédit   Débit

Revenus des salariés     100        

Avoirs et engagements en devises étrangères                 100

Versement de dividendes par une firme résidente à un investisseur étranger :

                Crédit   Débit

Revenus des investissements                  100

Avoirs et engagements en devises étrangères 100        

Investissements : depuis 1996, on distingue dans la balance des paiements les investissements directs, des investissements de portefeuille. Les investissements sortant correspondent à une augmentation des actifs détenus par des résidents, ils sont donc enregistrés en débit. Les investissements sortants correspondent à une diminution des actifs détenus par des résidents et sont par conséquent enregistrés en crédit.

Prise de participation >10% du capital d'une firme non résidente, par des résidents :

                Crédit   Débit

IDE sortant                         100

Avoirs et engagements en devises étrangères 100        

Investissement de portefeuille entrant :

                Crédit   Débit

Investissement de portefeuille entrant               100        

Avoirs et engagements en devises étrangères                 100

Désinvestissement (réduction des actifs étrangers détenus par des résidents) :

                Crédit   Débit

IDE sortant (désinvestissement)             100        

Avoirs et engagements en devises étrangères                 100

Réserves : la balance des paiements présente les variations d'avoirs de réserves du pays (or, DTS, devises) qui soldent les comptes de telle sorte que la balance des paiements soit équilibrée, hors erreurs et omissions.

2 - Les soldes de la balance des paiements

Les soldes de la balance des paiements sont obtenus par l'opération (crédit - débit) pour chaque ligne.

Balance des paiements de la Zone Euro (milliards d'euros)

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+ Pour 2003 et 2004 : la balance des transactions courantes est largement excédentaire et permet une sortie nette de capitaux (acquisition d'actifs financiers à l'étranger par des agents résidant dans la zone euro).

+ Pour 2005 : le renversement du solde des transactions courantes induit une entrée nette de capitaux.

+ A noter: le solde du compte erreurs et omissions est large et s'accroît dans le temps (sur ou sous déclarations de marchandises, fuites de capitaux etc., problème d'harmonisation)

 Le solde de la balance globale correspond à la somme de tous les soldes, moins les réserves.

- Lorsque le solde de la balance globale est équilibré, le déséquilibre du solde courant est exactement compensé par les mouvements de capitaux, une fois prises en compte les erreurs et omissions.

- Un solde global excédentaire (déficitaire) signifie que la banque centrale a accumulé (perdu) des réserves de change au cours de la période. Dans le premier cas, le signe du solde des variations de réserves de change est négatif, dans le cas contraire le signe est positif pour indiquer une perte de réserves.

- Si la banque centrale accumule des réserves de change, cela signifie que l'excédent du compte des transactions courantes n'est pas compensé par une sortie de capitaux ; par conséquent, l'accroissement des réserves de change induit une hausse de la masse monétaire, et inversement.

+ Le solde de la balance globale est toujours négatif pour la zone euro sur la période 2003¬ 2005, ce qui implique une diminution des réserves de change (solde positif du compte des réserves en devises).

Contrairement à la balance globale, la balance des paiements est par construction toujours équilibrée.

Exercice 1.1

  1. En économie ouverte, le marché des biens est en équilibre si l'offre totale (revenu national + importations) est égale à la demande totale (demande interne + exportations).

Y+M=C+I+G+X (1)

Le revenu national est distribué entre consommation, impôts et épargne. On note :

Y=C+T+S              (2)

Avec (1) et (2) on obtient :

X − M = (S. − I) + (T − G)               (3)

Le solde de la balance commerciale est donc lié à la fois à la capacité de financement privée, (S. −I) , ainsi qu'à la capacité de financement publique, (T −G) . Par conséquent, une balance commerciale (ou balance courante si l'on prend en compte les échanges de services) excédentaire traduit une capacité de financement des agents domestiques, de manière agrégée. Cette capacité de financement peut toutefois être le fait des seuls agents publics ou privés ; il est donc possible d'observer à la fois une balance commerciale excédentaire et un déficit budgétaire, si les seuls agents privés dégagent une capacité de financement. Il est à noter que cette capacité de financement peut à la fois générer un accroissement des investissements à l'étranger, ou un accroissement de la masse monétaire domestique si les devises sont conservées.

  1. Il est possible de réécrire (3) sous la forme suivante : SP =I+(X−M)+(G−T)

L'épargne privée répond aux besoins de financement privés, I, ou publics, G - T. L'épargne privée est aussi positivement corrélée au solde du compte courant : davantage d'épargne implique moins de consommation, et donc moins d'importations.

Une baisse de l'épargne privée domestique doit donc générer une réduction de la valeur du solde du compte courant. En outre, elle a pour conséquence de réduire la capacité de financement des agents domestiques ; les projets d'investissements sont donc davantage financés par de l'épargne étrangère. Si les entrées de capitaux ne compensent pas le déficit du compte courant, la sortie de devises qui en résulte doit générer une dépréciation de la monnaie domestique.

Extension: interrogations sur la « soutenabilité » du déficit courant américain (voir aussi TD2).

Exercice 1.2

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