Support de formation sur les outils de base pour maitriser l'essentiel du management des connaissances personnelles

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ORGANISER L’INFORMATION

« Classer, c’est penser. » Georges Perec

Rangez votre bureau

Respectez les règles de proximité

Les déplacements, même petits, consomment du temps. Pour organiser votre espace de travail, respectez le principe de proximité : le plus utilisé correspond au plus proche.

Circulez, il n’y a rien à voir

Observez une nouvelle fois votre bureau. Les dossiers s’accumulent-ils inexo­rablement au fil du temps ? Comment faire bouger l’information pour éviter qu’elle ne stagne ?

Un moyen simple de faire circuler l’information est de disposer de simples bannettes sur votre bureau avec différentes fonctions :

  • à transmettre : le but du jeu est de mettre le plus possible de documents dans cette bannette ;
  • à faire : placez dans cette bannette les documents à traiter ;
  • en attente ;
  • à classer : attention de ne pas laisser stagner vos documents dans cette bannette.

Naturellement, votre poubelle (ou votre boîte de tri sélectif) ne doit pas rester loin afin de jeter les documents devenus inutiles.

Ajoutez un peu de méthode GTD

GTD est une méthode d’organisation personnelle inventée par M. David Allen et popularisée par son livre S’organiser pour réussir : Getting Things Done1 (méthode GTD).

Ajoutez une autre bannette intitulée « boîte de réception » (inbox) : centralisez tous vos documents et tout autre élément (clés USB...) dans cette bannette. Prenez ensuite chaque élément un à un, et posez-vous la question : une action est-elle possible ? Si cela prend moins de deux minutes ; faites-le toute de suite. Sinon, classez le document dans une des quatre autres bannettes.

Mettez votre instinct de conservation en sourdine : réduire le volume de docu­ments est un bon moyen de simplifier votre organisation. Jetez donc les éléments devenus inutiles à la poubelle.

Une fois, deux mais pas trois

Lorsque vous traitez une information (que ce soit un document ou un fichier), imposez-vous la règle des « une fois, peut-être deux, mais pas trois ». Qu’est-ce que cela signifie ? Tout au long de votre journée, vous ne devez pas toucher un document plus de trois fois ! Ajouter cette petite règle du jeu à votre activité vous permettra de gagner un temps considérable.

Rangez au fur et à mesure

Pour un bureau propre, appliquez la méthode « wipe as you go » (littérale­ment, « nettoyer en allant », c’est-à-dire ranger au fur et à mesure). C’est un peu comme pour votre vaisselle, si vous attendez trop longtemps, les assiettes sales s’accumulent dans votre évier ! Respectez ce principe simple : quand vous prenez un dossier, rangez-le une fois terminé.

Numérisez vos documents

Scannez ses documents est un bon moyen pour en finir avec la tonne de papiers qui encombre nos bureaux. Avec la dématérialisation, la numérisation a en effet le vent en poupe.

Toutefois, numériser ses documents pose certaines questions. De quel matériel faut-il disposer ?

– Scanner un document prend du temps avec un matériel bas de gamme.

– Pour de gros volumes de documents, utilisez un scanner à défilement ou un copieur scanner.

Comment retrouver le document une fois numérisé ?

La numérisation accroît le nombre de documents de façon exponentielle. Comment retrouver le bon fichier rapidement ? Vous pouvez utiliser un scanner à défilement couplé avec un moteur de recherche desktop (moteur de recherche local, c’est-à-dire situé sur votre ordinateur, voir lexique).

La taille, c’est important ?

Que ce soit pour votre classement papier ou informatique, gardez toujours en mémoire la loi de Douglas : les dossiers et les documents s’entassent jusqu’à remplir l’espace disponible pour le rangement. Ainsi, plus la taille de votre disque dur sera importante, plus vous stockerez de fichiers. Limiter la taille de votre stockage, qu’il soit physique ou numérique, vous obligera à conserver l’essentiel.

Maintenir votre bureau propre

Pour ranger votre bureau la première fois, collectez tout ce qui s’y trouve, ainsi que le contenu de vos tiroirs et déposez le tout dans un grand carton. Puis prenez chaque élément de la pile du haut vers le bas. Traitez-le en fonction des différentes actions possibles : le jeter, le déléguer, le classer, agir.

Recommencez l’opération périodiquement si vous n’arrivez pas à maintenir votre bureau propre

Ajoutez une date de péremption

Dans son livre Mind Performance Hachs, l’auteur Ron Hale-Evans1 présente une astuce pour pré-supprimer les documents (papiers ou numériques). Chaque fois que vous créez ou recevez un document, posez-vous la question : combien de temps vais-je avoir besoin de ce document ? La réponse peut être une date précise, ou une durée (avec la date de création ou de réception du document) : une semaine, un mois, un an. Soyez constant dans la façon de marquer la péremption de vos documents. Si votre document est « éternel », conservez-le de manière classique, avec une date de création mais sans date de péremption.

Pour les documents papiers

Marquez vos documents avec la date (mois, année) à laquelle vous pouvez le détruire.

Si vous travaillez sur un document le 13 juillet et que vous savez que vous en aurez besoin deux ou trois semaines, placez-le dans une pochette marquée « juillet ». Une fois le mois écoulé, vous savez que vous pourrez détruire le contenu de cette pochette.

Pour les documents électroniques

Créez un répertoire temporaire (nommé par exemple « Tmp »). Lorsque vous travaillez sur un document temporaire pendant la journée, placez-le dans ce dossier. Une fois la journée écoulée, supprimez le contenu de ce dossier.

Si vous devez travailler plus longtemps sur un document, créez un dossier pour le mois ou l’année. Exemple : « Tmp_juillet » pour le mois en cours. « Tmp_2010 » pour l’année en cours.

Pour les fichiers permanents, sauvegardez-les à l’endroit habituel dans l’arbo­rescence de votre ordinateur.

Gérez vos contacts

Tout comme une entreprise, vous devez gérer vos différents contacts. Inspirez-vous des évolutions des entreprises et transformez votre gestionnaire de contacts en un véritable CRM.

Qu’est-ce qu’un CRM ?

L’acronyme CRM signifie en anglais Customer Relationship Management. En français, il se traduit par Gestion de la relation clients, soit GRC. C’est une typologie de logiciels pour gérer la relation clients, une sorte de super carnet d’adresses avec de multiples fonctionnalités. L’objectif est de parvenir à fidéliser ses clients en répondant le mieux possible à leurs attentes. Certains CRM sont payants, d’autres gratuits (Sugar CRM par exemple est gratuit et libre).

Là encore, respectez la règle du « faire au fur et à mesure ». Ajoutez dès que possible les nouveaux contacts dans votre gestionnaire. Ajoutez les précisions nécessaires en fonction de vos besoins : notez si le numéro de ligne est direct, ajoutez des commentaires sur la personne rencontrée, etc.

Comment choisir votre gestionnaire de contacts ?

Prêtez attention aux éléments suivants :

  • formats d’import et d’export ;
  • synchronisation avec les terminaux mobiles ;
  • coût ;
  • options disponibles, notamment le nombre de champs disponibles pour qualifier votre contact.

Au choix, vous pouvez opter pour un gestionnaire de contacts en ligne (Plaxo1, Google Contacts) ou sur votre poste de travail. Avec le gestionnaire en ligne, vous pouvez accéder à vos contacts n’importe où et n’importe quand à l’aide d’une simple connexion Internet. C’est l’outil idéal pour les travailleurs nomades. Avec un client de messagerie, vous restez maître de vos données : elles sont stockées sur votre ordinateur.

Optimisez le rangement de votre ordinateur

Perdez-vous un temps fou à rechercher vos fichiers ? Ils sont pourtant bien rangés. Mais avec le temps, face à la masse d’informations à trier et à organiser, vous vous laissez vite déborder. La recherche classique de votre système d’exploitation ne suffit plus. Les progrès des moteurs de recherche desktop vont-ils bientôt vous affranchir de tout rangement ?

Comment ranger vos fichiers ?

Tout d’abord, afin de faciliter la sauvegarde de vos données, stockez vos fichiers dans un seul dossier racine.

Pour Windows, le dossier K Mes documents » est-il adéquat ?

Pas forcément, car de nombreux logiciels l’utilisent par défaut pour stocker leurs informations (exemple : les fichiers reçus par Windows Live Messenger). Or, bien souvent, les données en prove­nance de ces logiciels n’ont pas besoin d’être sauvegardées.

Par contre, vous pouvez très bien utiliser le dossier bureau d’un utilisateur ; ainsi, vous sauvegar­derez également les raccourcis vers vos principaux programmes.

Le rangement des fichiers peut suivre principalement quatre structures, au choix.

  • Chronologique (quand ?) : les fichiers sont rangés dans des dossiers par année. Cette organisation est facile à mettre en place. Elle fonctionne parti­culièrement bien pour les activités récentes. Toutefois, sur le long terme, cette approche est moins efficace. Vous devez en effet vous rappeler la date de création du fichier plutôt que de penser en termes de contenu.
  • Fonctionnelle (quoi ?) : la structure se base sur le contenu, en fonction de la catégorie, de la personne ou du projet. Cette approche fonctionne particulière­ment bien avec un petit nombre de catégories. Par contre, si le nombre de données à gérer devient trop important, vous devrez créer des sous-catégories, au risque de vous perdre par la suite dans les fins fonds de l’arborescence. Par ailleurs, certains contenus peuvent être transdisplinaires et appartenir à plusieurs catégories en même temps, ce qui peut poser problème.
  • Par rôle ou comment l’information va être utilisée (comment ?) : vous créez des fonctions qui correspondent aux différents rôles que vous occupez dans votre vie. Par exemple, vous êtes membre d’une association. Au sein de ce système d’organisation, vous retrouvez plus facilement l’information archivée car elle est organisée en contexte d’utilisation. Le plus difficile reste bien souvent de déter­miner les différents rôles que nous tenons. Par ailleurs, ces rôles évoluent au fil du temps. Les catégories des dossiers devront donc être mises à jour régulière­ment. Cette organisation par rôle s’apparente aux principes de gestion de temps développés par Steven Covey (voir chapitre 11 page 195).
  • Par outil (avec quoi ?) : certaines personnes sauvegardent leurs fichiers en fonction de l’outil utilisé. Les fichiers Word ensemble, les fichiers Excel ensemble, etc. Cette forme de classement est particulièrement inefficace.

Aucune de ces quatre formes d’organisation n’est efficace utilisée seule. Idéale­ment, vous devez mixer les structures selon la logique suivante :

Vous pouvez compléter l’organisation de vos fichiers en fonction de votre acti­vité courante. Vous créez par exemple un dossier « Documents » dans lequel vous stockez temporairement les fichiers sur lesquels vous travaillez. Une fois le projet terminé, vous le basculez dans un dossier « Archives » en reprenant l’organisation citée ci-dessus : Par rôle > Fonctionnelle > Chronologique.

Cartographier votre disque dur

Certains logiciels de mind mapping (comme Freemind1 ou Freeplane, son fork) offrent la possibilité d’importer une arborescence de fichiers. Vous obtenez une carte avec vos différents dossiers et fichiers que vous pouvez recomposer à loisir sous la forme d’une carte. La structure et l’importance des dossiers deviennent plus visibles.

Attention, la plupart des logiciels de mind mapping créent uniquement des liens hypertextes vers vos fichiers. Si vous déplacez les fichiers sources, le logiciel ne les retrouvera pas.

Sur les sites MindManagement2 et le blog de Xavier Delengaigne Collectivité Numérique, vous trouverez des tutoriels vidéos gratuits pour appendre à vous servir de Freemind.

Limitez la profondeur d’arborescence de vos fichiers. Au-delà d’une hiérarchie de quatre niveaux, se repérer devient difficile.

Les nouveaux systèmes d’exploitation offrent désormais la possibilité de compléter votre rangement hiérarchique par dossier par un marquage de vos différents fichiers, à l’instar des tags sur le web. L’intérêt est évident : grâce à un mot-clé, un fichier peut être virtuellement à plusieurs endroits différents. Certains logiciels (comme Tag2Find3) offre également ce système de tags particulièrement utile pour les systèmes d’exploitation dépourvus de cette fonctionnalité (Windows XP par exemple).

Quelle que soit votre méthode, décelez une arborescence modèle par rôle, par projet et par année. Ensuite, installez un logiciel comme Treecopy4. Il recopie l’arborescence de vos dossiers en laissant de côté leur contenu.

Bien ranger ses photos devient vite également un véritable casse-tête. Si vous ne disposez pas d’un logiciel professionnel pour gérer vos photos, utilisez un logiciel de photothèque gratuit comme Picasa2 par exemple.

Ajouter de l’information à l’information

Comme le remarque justement David Weinberger dans son livre Everything is Miscellaneous, The power of the new digital disorder, paradoxalement, « la solution à l’abondance d’information, c’est plus d’informations3 ».

L’auteur prend l’exemple des photos que nous prenons avec notre appareil numérique. Une photo prise d’une personne en vacances nommée DSC0125.jpg ne permet pas de la retrouver facilement dans la masse de données que nous engrangeons. Dans l’attente de techniques de plus en plus avancées de reconnaissance de forme, nous devons en effet ajouter des tags pour compléter : nom de la personne, nom du lieu, etc.

Comment ranger votre bureau d’ordinateur ?

Pensez également à ranger votre bureau d’ordinateur. En effet, c’est votre premier contact avec l’ordinateur. Respectez les règles suivantes :

  • limitez au maximum le nombre d’icônes présentes ;
  • organisez votre espace de travail en zones : par exemple, dans une zone, regroupez les raccourcis vers vos logiciels de PAO (Publication assistée par ordinateur) et de retouches d’images ; dans une autre zone, regroupez les raccourcis vers vos dossiers en cours ; etc.

Comment bien nommer vos fichiers ?

À ce jour, aucune norme (AFNOR, ISO, CNE) n’existe sur le nommage des fichiers. Pourtant, avec un partage des fichiers toujours plus important via Internet, le nommage des documents est important. En effet, qu’observons­nous ? Les documents sont désormais élaborés non seulement à partir d’une pluralité de logiciels (Word, OpenOffice) mais également à partir de systèmes d’exploitation différents (Linux, Windows, Mac). Bien nommer un document demande donc des précisions résumées dans le tableau ci-dessous.

Bien nommer vos documents*

* Adapté d’un mail du 23/06/2010 reçu de la liste de diffusion de l’ADBS, rédigé par Caroline Tete, documentaliste.

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Trouver un intitulé explicite est important. Grâce à lui, vous retrouverez plus facilement un fichier. De plus, vous n’aurez pas forcément besoin de l’ouvrir pour obtenir une idée de son contenu.

Plusieurs solutions sont possibles pour nommer vos fichiers (une fois votre choix effectué, conservez-le pour éviter la confusion) :

  • date_sujet.extension
  • initiales_date_sujet.extension

Ainsi, un fichier de Xavier Delengaigne du 15 janvier 2009 avec pour objet un bon de commande pour des imprimantes pourra se nommer : « XD_09-01- 15_Bdc_Imprimante ».

La plupart des logiciels permettent de connaître l’auteur du document grâce à ses propriétés. Toutefois, marquer les initiales de l’auteur du document repré­sentera un gain de temps important. En un coup d’œil, vous verrez par exemple que vous êtes l’auteur du document.

Indiquez la date en commençant par l’année puis le mois et le jour permettra de trier vos fichiers par ordre croissant ou décroissant au sein de l’affichage de votre explorateur de documents.

Vous pouvez codifier les différentes fonctions : L pour lettre, etc. Attention toutefois de vous souvenir du sens de vos abréviations. Bannissez les espaces. Avec un tiret ou un tiret bas, le nom de votre fichier sera conservé quel que soit le système d’exploitation : Windows, MacOS, Linux, etc. Pour les fichiers à destination du net, suivez le même principe. En effet, sur le web, les espaces sont remplacés par « %20 ».

Naturellement, vous pouvez déroger à votre règle de nommage, notamment pour les fichiers modèles.

Si vous êtes un adepte de la méthode GTD, vous pouvez ajouter un « @ » au début du nom de votre fichier pour :

  • identifier l’importance d’un fichier ; – un @ peut signifier « peu important » ; – @@ « important » ;

– @@@ « très important ».

Cette méthode peut s’avérer particulièrement intéressante si vous collectez de nombreux fichiers sur une thématique particulière par exemple. Elle vous permettra de constituer une hiérarchie entre vos différents fichiers.

  • indiquer le dernier fichier sur lequel vous avez travaillé ;

En effet, les fichiers avec un @ en début de nom s’afficheront en premier lors d’un affichage en mode croissant.

Si vous travaillez en équipe, pensez à définir une charte de nommage. Ainsi, en votre absence, vos collègues pourront s’y retrouver dans vos fichiers.

Le nombre de fichiers à renommer est trop important ? Utilisez donc un logi­ciel spécialisé pour les renommer. Pour les photos, vous pouvez utiliser la version gratuite de PhotoFiltre1. Grâce à ce logiciel, vous pourrez également convertir à la volée vos photos dans un autre format.

Attention également à la longueur de vos noms de fichiers. En effet, au-delà de la lisibilité, la plupart des logiciels de sauvegarde bloqueront la copie si le nom de fichier est trop long.

Jetez à la corbeille

La loi de Douglas est implacable : « Dossiers et documents s’entassent jusqu’à remplir l’espace disponible pour le rangement. » Ne suivez pas systématique­ment votre instinct de conservation : supprimez les fichiers devenus inutiles. Votre disque dur en sera d’autant plus léger. En toute logique, moins vous avez de fichiers, plus il sera facile de vous y retrouver. Diminuer la masse d’infor­mations vous permettra de simplifier votre recherche.

Par où commencer ? Par les dossiers et fichiers les plus volumineux naturelle­ment ! Comment les reconnaître ? Vous pouvez par exemple regarder leurs propriétés en affichant les détails.

Toutefois, si votre disque dur contient de nombreux dossiers et fichiers, cette méthode sera longue. Comment faire dès lors ? Utilisez la visualisation de l’infor­mation. Téléchargez le logiciel SpaceMonger2. Il analysera votre disque dur. Puis, il affichera son contenu sous la forme de clusters en fonction de la taille de vos dossiers. En un coup d’œil, vous identifiez les fichiers volumineux présents sur votre disque. Vous pourrez directement les supprimer à partir de SpaceMonger.

Plus besoin de ranger !

SpaceMonger

Le temps du désordre est-il revenu ? Avec l’arrivée des moteurs de recherche desktop puissants, la corvée de ranger méticuleusement ses fichiers va peut-être bientôt disparaître. Ces logiciels indexent le contenu de votre ordinateur. Comme sur Internet, vous pouvez lancer une recherche à partir de mots-clés. Le résultat est bien souvent plus pertinent qu’avec la recherche Windows par exemple (cependant, la recherche avec Windows 7 est devenue très efficace aussi).

Gérez votre messagerie : de quoi je me mail ?

Arrivez-vous à suivre constamment le flot continu de vos mails ? Avec le temps, vous avez adopté certaines stratégies pour gérer votre boîte mail. Mais bien souvent, vous restez débordé. Découvrez de nouveaux conseils pour gérer au mieux vos mails au quotidien.

Réservée d’abord à certains privilégiés, la messagerie s’est peu à peu diffusée dans l’ensemble des organisations. Sa diffusion a bien souvent été anarchique à ses débuts. Certaines organisations ont d’ailleurs mis en place des chartes de bon usage de la messagerie. Ainsi, l’ORSE (Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises)1 a produit un projet de charte pour un bon usage des messageries électroniques dans un cadre professionnel.

Elle est le fruit de l’analyse d’un constat élaboré par des études scientifiques : « 56 % des personnes interrogées consacreraient plus de deux heures par jour à la gestion de leur boîte de réception. 38 % recevraient plus de cent e-mails par jour. Bien que 65 % des personnes interrogées disent vérifier leur messa­gerie toutes les heures, elles le font en réalité bien plus souvent : toutes les cinq minutes, soit plus de quarante fois par jour. "Consulter ses e-mails n’est plus un acte conscient et délibéré mais une sorte de compulsion dont [les personnes] sont à peine conscientes", explique un chercheur. Soixante-quatre secondes : c’est le temps que l’on met en moyenne pour reprendre le fil de sa pensée lorsqu’on est interrompu par l’arrivée d’un e-mail. Essayer de se rappeler ce que l’on faisait dans les minutes précédant l’arrivée de l’e-mail représente une perte de temps de huit heures et trente minutes par semaine ! 70 % des managers déclarent souffrir de surcharge informationnelle et 94 % pensent que la situation ne peut que se détériorer1. »

Cette charte propose seize recommandations pour mieux utiliser la messagerie :

  1. S’interroger sur la pertinence de l’envoi d’un message électronique.
  2. Éviter d’utiliser sa messagerie électronique à des fins extra-profession­nelles ou pour des motifs prohibés par la loi.
  3. Indiquer de manière explicite l’objet du message.
  4. S’obliger à une rigueur de forme dans la rédaction de l’e-mail.
  5. Ne pas abuser de l’envoi de pièces jointes.
  6. S’interroger pour savoir qui devront être les destinataires de l’e-mail.
  7. Utiliser avec modération la fonction « Copie » pour les destinataires de l’e-mail.
  8. S’interroger sur le moment le plus opportun d’envoi d’un e-mail.
  9. S’assurer que le destinataire a bien pris connaissance de l’e-mail.
  10. Gérer au mieux la réception des messages en cas d’absence prolongée.
  11. Travailler en mode hors connexion.
  12. Ne pas chercher à répondre immédiatement aux e-mails.
  13. Appréhender le niveau de complexité de la réponse qui devra être formulée.
  14. S’interroger avant de répondre à toute la liste de diffusion créée par l’expé­diteur.
  15. S’interroger pour savoir si une réponse par e-mail est l’outil le plus appro­prié pour répondre à son interlocuteur.

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Traiter le problème en amont Le téléphone pleure...

  • fax ;
  • téléphone ;
  • rencontre.

Certes, la plupart du temps, nous envoyons un e-mail pour obtenir une trace. De cette façon, nous nous sécurisons. Pourtant, bien souvent, un simple coup de téléphone suffit, non ? Lorsque la communication nécessite de nombreux échanges, une rencontre en face-à-face ou une conversation téléphonique est mieux adaptée. Parfois, la meilleure façon de bien organiser sa boîte mail, c’est tout simplement de ne pas envoyer systématiquement un e-mail !

Diminuez le nombre d’e-mails reçus

Le nombre d’e-mails reçus est proportionnel aux e-mails envoyés. Envoyez donc moins d’e-mails pour en recevoir moins !

Plus vous envoyez d’e-mails, plus vous en recevrez !

« Chaque e-mail génère en moyenne deux réponses. » N’abusez donc pas de ce média.1

Désabonnez-vous des newsletters et des listes de diffusion devenues inutiles. Si une liste de diffusion vous envoie trop de messages, votre boîte de réception risque de se retrouver rapidement encombrée. Certains e-mails importants se fondront dans la masse et passeront inaperçus... Si vous ne voulez pas vous désabonner, vous pouvez regrouper tous les e-mails d’une liste de diffusion dans un dossier spécifique via une règle de messages afin de les consulter quand vous aurez le temps.

Supprimez également toutes les notifications de vos réseaux sociaux Face-book, Twitter, etc.

Attention aux pièces jointes

Attention à ne pas abuser des pièces jointes. Des pièces jointes volumineuses peuvent :

  • ralentir la connexion Internet : bien que le débit du réseau des organisations augmente constamment, il a bien du mal à suivre le rythme ;
  • saturer la boîte mail de votre correspondant : en effet, la plupart de message­ries professionnelles limitent l’espace disponible pour chaque utilisateur. Votre contact risque de rapidement voir apparaître le fameux message « User over quota1 ».

La taille des pièces jointes acceptées dépend des messageries. À ce jour, la plupart des messageries n’acceptent pas les pièces jointes de plus de 5 Mo. En dessous de ce seuil, il convient tout de même de compresser les fichiers joints s’ils sont volumineux ou si vous souhaitez envoyer un dossier. Différents formats de compression existent : .zip, .gzip, .tar, .rar. Certains compressent plus que d’autres. Toutefois, à ce jour, le format .zip reste un standard.

Pour compresser, vous disposez de plusieurs possibilités. Vous pouvez utiliser :

  • un logiciel de compression – payant : Winzip2, Winrar3 ; – gratuit : 7zip4, Izarc5 ;
  • l’utilitaire de compression fourni en standard avec votre système d’exploitation ;
  • un service en ligne.

À ce jour, envoyer un dossier par e-mail n’est pas possible, vous devez au préa­lable le compresser.

Pour les pièces jointes trop volumineuses pour votre messagerie, plusieurs solutions s’offrent à vous :

– les services en ligne dédiés (exemple : YouSendIt6) ;

– les logiciels peer-to-peer (système d’échanges de fichiers entre utilisateurs, voir lexique) privatifs ;

– certaines messageries instantanées (exemple : Windows Messenger) ;

– les serveurs FTP (File Transfer Protocol, en français « protocole de transfert de fichiers », voir lexique).

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Attention également au format des pièces jointes. Certains formats permettent de modifier le document (exemple : Word). Pour créer des documents non modifiables, utilisez de préférence le format .pdf, même si ce dernier n’est pas infaillible. Pensez également à nommer correctement vos pièces jointes (voir page 71).

Avant d’envoyer un e-mail, interrogez-vous sur la pertinence de vos destina­taires directs. Lire un e-mail prend du temps. Si vous ne les submergez plus d’e-mails, vos contacts vous remercieront sans doute de la même façon ! Interrogez-vous également sur la pertinence des destinataires indirects. Mettez-les :

  • en copie simple, pour les informer via l’option Cc (« Copie carbone ») des messageries ;
  • en copie cachée via l’option Cci (Copie carbone invisible) pour certains contacts qui ne souhaitent pas que leur adresse mail soit communiquée par exemple. Naturellement, vous pouvez ajouter tous vos destinataires dans le champ Cci pour réaliser un mailing a minima.

Attention, si vous envoyez un e-mail à un trop grand nombre de contacts, le serveur de messagerie de votre correspondant risque de prendre votre message pour un spam.

Mieux réceptionner ses messages Vérifiez la bonne réception de votre message

Les messageries électroniques permettent d’activer une option « Accusé de réception ». Ils sont de deux types :

– accusé de réception : le destinataire a bien reçu le message ;

– accusé de lecture : le destinataire a ouvert le message.

Attention, certaines messageries permettent à votre destinataire de confirmer ou non l’envoi d’un accusé de réception. Certaines personnes utilisent égale­ment l’accusé de réception pour savoir si leur contact est bien devant son ordi­nateur. Une fois l’accusé de réception reçu, elles téléphonent aussitôt. Idéalement, il ne faut pas activer pas la demande d’accusé de réception pour l’ensemble de vos messages. Le destinataire se sentirait agacé. Si votre message nécessite une réponse, indiquez plutôt RSVP (« répondre s’il vous plaît ») dans l’objet.

Activez le gestionnaire d’absence

En cas d’absence prolongée, activez votre gestionnaire d’absence. Indiquez dans ce message les coordonnées de la personne à contacter en votre absence, ainsi que votre date de retour.

Consultez votre boîte mail avec parcimonie

La messagerie représente un formidable mangeur de temps. La plupart des employés conservent leur messagerie allumée constamment, de peur de manquer une information importante. De plus, selon Tom Stafford de l’univer­sité de Sheffield, l’addiction à la messagerie est identique à celle des machines à sous. Le caractère aléatoire du résultat (perte ou gain) engendre la dépen­dance aux jeux de hasard comme pour l’e-mail1.

Si votre métier le permet, ne consultez votre messagerie qu’une ou deux fois par jour (une fois le matin et une fois l’après-midi, par exemple). Si cela n’est vraiment pas possible pour vous, essayez tout de même de limiter les interrup­tions de votre messagerie pour cesser de travailler dans le « tout tout de suite » qui se révèle finalement contre-productif.

Consultez vos e-mails directement sur Internet

Pour consulter vos e-mails, vous disposez principalement de deux façons :

  1. le webmail ;

Définition de webmail

« Un webmail, anglicisme parfois traduit en courriel web ou messagerie web, est une interface web rendant possibles l’émission, la consultation et la manipulation de courriers électroniques directement sur le web depuis un navigateur, contrairement au client de messagerie qui permet ces opérations à partir d’un logiciel en local sur un ordinateur personnel. Les courrielleurs web reposent, en général, sur des protocoles d’accès à des serveurs de messagerié. »

  1. le client de messagerie (exemple : Microsoft Outlook).

L’intérêt du webmail est évident : vous accédez à votre messagerie, n’importe où, n’importe quand, avec une simple connexion Internet.

Client de messagerie et webmail peuvent se révéler complémentaires : durant les horaires de travail, vous pouvez retirer vos e-mails avec votre client de messagerie. En dehors, vous pouvez utiliser le webmail. Naturellement, par défaut, les e-mails retirés avec votre client de messagerie n’apparaîtront plus

Désactivez les alertes

Les alertes, sonores ou visuelles, de votre messagerie nuisent à votre producti­vité. Désactivez-les.

Mieux répondre aux e-mails Ne cédez pas au « tout tout de suite n

Ne répondez pas systématiquement à chaque e-mail du tac au tac. Certains e-mails nécessitent une certaine réflexion, de se documenter, ou d’interroger ses collègues ou son supérieur hiérarchique. Dans le cadre d’un conflit, vous pourriez regretter une réponse hâtive.

Interrogez-vous également sur le bon moment pour envoyer votre message : la séparation entre vie professionnelle et vie personnelle devient de plus en plus ténue. La plupart des outils permettent de travailler en mode sécurisé via Internet. Un employé peut par exemple consulter et répondre à ses e-mails un dimanche matin grâce au webmail. Envoyer un e-mail hors des horaires de bureau peut mettre la pression sur certains employés et entraîner une réponse dans l’urgence.

À vous aussi de résister à la pression de la hiérarchie : ne répondez pas systé­matiquement en dehors des horaires de travail. Faites valoir votre droit à la déconnexion ! De nombreux employés possèdent un véritable fil à la patte sous la forme d’un Blackberry1 par exemple. Attention enfin aux petits malins qui savent utiliser certaines fonctionnalités de leurs messageries : la plupart d’entre elles permettent d’envoyer des messages en différé, voire dans le futur !

Le délai de réponse à un e-mail

Le délai de réponse dépend de nombreux facteurs : charge de traitement du contenu de l’e-mail, disponibilité, etc. Toutefois, n’oubliez pas que votre interlo­cuteur s’attend à une réponse rapide. Il est bon de se donner tout de même un cadre temporel pour répondre à un e-mail. Vous pouvez vous inspirer de la charte Marianne1 qui s’applique dans de nombreuses administrations françaises. Elle propose de répondre à un e-mail dans les quarante-huit heures maximum.

Pour un e-mail professionnel, répondre dans les six à huit heures semble raisonnable. Naturellement, pour des e-mails au contenu complexe, vous ne pourrez pas forcément répondre sur le fond dans ce délai. Toutefois, vous pourrez accuser réception de l’e-mail auprès de l’expéditeur avant de répondre plus en détail.

Limitez la liste de diffusion pour votre réponse

Votre réponse ne nécessite pas forcément la même liste de diffusion que l’envoi. Prêtez-y attention avant d’envoyer votre réponse.

Organiser sa messagerie Triez vos e-mails

Face à l’avalanche d’e-mails reçus quotidiennement, organiser sa boîte mail devient de plus en plus difficile. Deux solutions sont envisageables.

La première, conseillée par les informaticiens, consiste à déplacer systémati­quement vos e-mails au sein de répertoires de votre ordinateur (dans l’arbores­cence Windows de votre PC par exemple). Les avantages ? Vous centralisez toute l’information (e-mails + fichiers), dans un seul et même dossier. De plus, dans le cadre d’une organisation, si vous placez vos dossiers sur un lecteur réseau, vous disposez de la sauvegarde normalement mise en place sur le serveur. Nota : déplacer vos e-mails vers un dossier se fait par un simple glisser/déposer avec votre souris.

La seconde est plus simple. Constituez une arborescence de fichiers au sein même de votre messagerie. Comme sur votre disque dur, vous pouvez, au choix, ranger vos e-mails dans des dossiers par année ou par projet. Les messages sont également sauvegardés si une sauvegarde automatique a été mise en place sur serveur. Par contre, les messages ne sont pas centralisés avec les dossiers.

Certains experts en gestion de contenu conseillent quant à eux de ne pas créer d’arborescence de dossiers au sein de votre messagerie et de vous reposer plutôt sur la puissance du moteur de recherche interne. Dans ce cas, vous pouvez créer en plus des deux dossiers « Actions » et « En attente » un troi­sième dossier nommé « Archives » dans lequel vous stockerez pêle-mêle tous vos messages traités. Avec cette méthode, votre boîte de réception sera conti­nuellement vide. Vous en ressentirez un bien-être certain. Attention toutefois de ne pas oublier de traiter les e-mails présents dans les deux dossiers « En attente » et « Actions ».

Transformer chaque e-mail en actions suivies dans un gestionnaire de tâches reste l’idéal (un gestionnaire de tâches peut être un carnet, un logiciel, etc. Voir chapitre 12). Chaque e-mail est relié à un projet. Le suivi est assuré et l’ensemble des tâches est centralisé. Toutefois, le nombre de tâches à gérer rendrait vite la gestion fastidieuse. Mieux vaut organiser le flux au travers des différents dossiers « Actions » et « En attente ». Pour se conformer stricto sensu à la méthode GTD, le système doit être revu chaque semaine. Toutefois, si vous envoyez et recevez de nombreux e-mails, nous vous conseillons de vérifier le dossier « Actions » quotidiennement.

Imposez-vous des règles

Chaque jour, votre boîte de réception devient de plus en plus volumineuse. Pour alléger votre boîte de réception, pensez à créer des règles de gestion pour vos messages.

Dans la plupart des logiciels de messagerie, vous pouvez, en effet, créer des règles pour répartir automatiquement les messages vers des dossiers spécifi­ques. Par exemple, redirigez automatiquement vos newsletters vers un dossier intitulé « Newsletter ». Vous pouvez également procéder ainsi avec l’adresse d’un interlocuteur en particulier : tous ses e-mails se rangeront automatique­ment dans un seul dossier qui lui sera consacré.

Jour après jour, votre boîte sera plus légère car elle fera elle-même en partie le tri entre vos différents interlocuteurs, entre ce qui est urgent et ce qui ne l’est pas.

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